Petit abrutissement matinal

Pas de doute, ils en veulent à ma mâchoire ! Je veux ici parler des joyeux lurons de la radio : ce matin, ce fut Europe 1 qui déclencha les hostilités entre la tartine à la confiture de tomate verte (fait maison) et le petit pain gravement nutellisé. En général, soit je n’écoute pas la radio, soit je mets de la musique, soit je m’esclaffe aux idioties entendues. Mais ce matin, rire franc, puis massif, puis … crampe de la mâchoire. Aïe.

Rappelez-vous : il y a quelques jours déjà, je manquais un sévère froissement des muscles manducateurs en découvrant que l’Etat Fraônçais – oh surprise ! – était en faillite virtuelle, et – plus grave – que l’information était immédiatement camouflée au milieu d’un délire comique de petites nouvelles badines et sans intérêt.

Ce matin, rebelote ! Pour des raisons évidentes de santé mentale, je m’astreins à ne plus lire la presse nationale tant le tissu d’abrutissement est maillé serré, ce qui m’épargne, en l’espèce, pas mal de coupures (de presse, évidemment) ou de foulure de poignet à la suite d’un proverbial geste auguste du chiffoneur. J’évite donc de lire Libération et me contente des petites galettes que sa rédaction dépose sur internet. Idem avec Le Monde, Le Figaro, ou leurs équivalents locaux.

Pour la radio, c’est le même topo : ne goûtant plus guère à Pravda-Info, ni Pravda-Culture ou Prava-Inter, je papillone au gré des émissions en changeant systématiquement dès que les pubs sont par exemple interrompues par des émissions politiques…

Ce matin, j’avais les deux mains prises (une par la tartine et l’autre par la cuillère qui plonge dans le pot de confiture, fière récompense du travailleur contribuable qui sait se satisfaire des petites choses simples que l’Etat ne nous a pas encore volées). Je n’ai donc pu tourner la petite molette qui me permet d’éviter la soupaille médiocre qu’on m’infligea alors.

Et j’ai du me cogner – coup sur coup et la mâchoire béante, donc – la chronique de l’économiste maison (de Tarlé) puis, tartine toujours pas finie – c’était une grosse tartine et j’avais déjà été scotché par la précédente chronique – par celle de Grossiord. Je tiens tout d’abord à noter que je n’ai rien contre ces deux aimables gratte-papier : produire une chronique par jour, ce n’est pas facile ; j’en sais quelque chose avec mon pénible billet tous les deux ou trois jours. En outre, ce n’est que de la radio et après tout, je ne suis pas sûr qu’ils aient profondément réfléchi aux choses qu’ils écrivent avant de les lire à leurs auditeurs, pour la plupart endormis, ou le nez plongé dans un café tiède et une tartine au beurre allégé d’une tristesse sans nom. ‘Faut bien gagner sa vie ma petite dame, et on ne gagne pas forcément, dans le monde impitoyable de la radio nationale, à dire des choses qui frappent. Surtout dès le matin.

Il n’empêche. Je fus médusé.

Rassurez-vous : j’ai fini ma tartine sans fausse-route, et j’ai pû aller travailler le coeur lourd et le ventre plein.

Mais en substance, il faut tout de même avouer que parfois, il y a quelques claques ou quelques commentaires cinglants, au moins, qui se perdent.

Prenons le chroniqueur économiste. Ce matin, il avait décidé de nous parler de Kyoto et de la sanction que promet Bruxelles au gouvernement Français tant son laxisme en matière de quotas de CO2 est flagrant. Jusque là, rien à dire, l’étalage de la confiture débute et se poursuit sans heurt. Arrive la fin du billet, et là, patatras, dérapage de cuillère :

« Pour éviter que ce marché de la pollution vire à la mascarade, Bruxelles va demander demain à Paris et à Berlin de fixer des quotas plus sévères, plus contraignants. Naturellement, c’est là que ça coince. Les lobby industriels se réveillent, avec (et c’est malheureux à dire), un argument assez convaincant. Car si les quotas sont trop sévères. Que va-t-il se passer ? Les industriels délocaliseront leurs activités les plus polluantes en Asie, où il n’y a aucun contrôle, et, donc, au final, pour la planète, ce sera encore pire. Donc, on le voit, il faut trouver un équilibre entre l’économie et l’écologie. »

Eh oui ma pov’dame, les méchants industriels font du chantage ! Et il va donc falloir, pour ces pauvres gouvernements, trouver un équilibre entre économie et écologie. Rien que cette expression m’agace prodigieusement : elle revient à dire, de façon à peine voilée, que l’économie, c’est cracra, ça pollue forcément, et que faire de l’écologie, c’est obligatoirement aller contre l’économie. Le simple fait que les voitures, par exemples, brûlent 4 fois moins d’essence et rejettent 10 fois moins de particules et de CO2 actuellement qu’il y a vingt ans, à un prix (en euros constants) globalement équivalent, devrait simplement rétablir cette réalité tangible : faire de l’écologie ne peut s’entreprendre que dans le cadre de l’économie. Une bonne économie produira une bonne écologie, et pas par désir, mais par obligation de résultat. Le long terme et la survie de l’espèce ne se satisfont pas d’une demi-mesure cauchemardée ou avancée comme bonne excuse par les thuriféraires de l’interventionnisme…

Ce qui est agaçant n’est d’ailleurs pas tant que cette vérité n’a pas été donnée par le chroniqueur ; non seulement, elle aura été omise (est-ce surprenant ?), mais elle aura été complètement retournée pour lui substituer la tarte à la crême altercomprenante du moment : si tu es écolo, tu ne peux que t’inscrire comme contre le marché, le diktat des producteurs-pollueurs, le GrRrand Kapital etc… Et si tu es industriel, tu ne peux que renâcler à l’idée de faire du propre !

A ce point là, ma tartine se languit de la confiture. A moitié recouverte, elle se chagrine pour un enduit complet. Et là, paf, le deuxième effet kiss-kool, celui qui empêche les bonnes idées de remonter et la tartine de se finir : la seconde chronique, une revue de presse, déboule. Un de ses sujets : le low cost.

On y apprend que les consommateurs, friands de coûts toujours plus bas (eh oui, c’est une nouvelle donne : avant, les cons dépensaient tant et mieux, maintenant, ils font attention !), ont provoqué le développement de compagnies dédiées, ou la chute de vieux modèles (dont Libération, obligée de se vautrer avec le capital triomphant, ou l’Huma, elle aussi en proie aux affres du marché capitalistique). Cette « low cost economy » comme il semble qu’on l’appelle à présent semble avoir fait l’objet d’études et une question se pose, au moins au chroniqueur : Qui sortira gagnant de ce match entre le consommateur et le salarié ?

C’est là qu’un petit « cruic ! » s’est fait entendre dans ma mâchoire.

Bastiat est mort inconnu dans ce pays, et on déplore ainsi chaque jour l’étendue des dégâts de son absence totale de notoriété. Poser une question comme celle-là, c’est, réellement, n’avoir qu’une moitié de cerveau en fonctionnement, et pas la bonne, en plus.

En effet, si le consommateur paye ses biens moins chers, que fait-il du surplus d’argent dégagé ? Si l’on s’en tient à ce qu’en disent le chroniqueur, les gens de Libé, ou les savantes études, nulle mention n’est faite de ce qu’il advient de ce pécule : le consommateur économe se constituerait peut-être un douillet matelas de devise, même pas mis en banque. Allez savoir.

En pratique, les économies réalisées permettront une augmentation d’autant du niveau de vie : on reportera les dépenses non faites d’un secteur à un autre. Au lieu d’acheter de la nourriture, celle-ci n’occupera plus qu’un petit pourcentage des dépenses, et on s’achètera des livres, une séance de cinéma, un ordinateur portable, des unités de téléphone mobile, de l’essence ou une voiture, une maison ou, pour un loyer plus onéreux, un plus grand appartement, etc…

La remarque du chroniqueur se porte alors sur les délocalisations : bah oui, mon bon môssieur, si on achète moins cher, on achète aussi moins Français, ou alors, le produit français n’est plus compétitif ! C’est la bérézina : les collants Trucs ou Machins vont être produits en Chine… Et je ne parle même pas des fers à chevaux : on ne trouve plus, à ce rythme délirant, de maréchal-ferrand correct dans ce putain de pays ! C’est scandaleux.

Ici, les vieux poncifs ressortent : la mondialisation, les délocalisations, les produits étrangers qui viennent ronger notre travail et miner nos belles entreprises. Et ici encore, ce qui est agaçant, c’est l’absence totale de mise en perspective. C’est l’absence d’un constat salvateur : la France produit maintenant plus dans le service que dans l’industriel, et cela depuis plusieurs années déjà. C’est l’absence aussi de cette vérité pourtant évidente : si ça coûte moins cher, on va pouvoir se consacrer à autre chose.

J’ai fini, malgré tout, par manger ma tartine correctement recouverte de confiture.

Mais il me reste tout de même cette impression qu’avec aussi peu de relai, le bon sens, les valeurs normales et, que diable, l’optimisme même ne risquent pas de revenir en France de sitôt.

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Commentaires36

  1. pingproteine

    c’est surtout qu’avec de tellles valeurs tu vas rapidement te prendre des pierres si tu ressembles de pres ou de loin a un ‘riche’.
    fais bien attention mon petit H16, la France est devenue une usine a facho plus efficace que l’allemagne des annees 30, et ils sont exactement l’inverse de ce a quoi on s’attendait.
    on attend avec impatience le next step: les medias sont censes montrer des politiques tenir des discours outrancieusement haineux contre une ou l’autre fraction du peuple.
    j’imagine que ca devrait arriver bientot, comme par exemple en 2007 :)

    salaud de riche !

    ping

  2. Exu

    Très juste Jesrad. Rien de tel qu’un bouc émissaire pour catalyser les frustrations de ceux qui n’assument pas leur destin. Pour certains ce fut les Juifs (à cause de l’argent? tiens tiens…) et pour d’autre ce sera les "riches". La différence qu’il y a entre le socialisme et le national-socialisme est celle qui sépare le cheveux du poil.

  3. Jesrad

    Pas seulement ça, mais depuis le jour où Engels a parlé de génocide dans le Neue Rheinische Zietung (le journal de Marx) dans le numéro de Janvier-Février 1849, tous ceux qui ont commis un génocide, SANS EXCEPTION, se sont réclamés du socialisme. Tous. Le génocide de gens, triés par un quelconque critère, fait partie du socialisme, c’est dans sa nature.

  4. JiCé

    "La différence qu’il y a entre le socialisme et le national-socialisme est celle qui sépare le cheveux du poil."

    Affligeant…

    PS : Inutile de me ressortir le couplet du stalinisme qui aura fait autant (si pas plus) de mal que le nazisme. Une dictature (nazie, communiste, baasiste, …) reste une dictature et engendre son lot d’ignominies aussi condamnables les unes que les autres.
    Un peu plus de discernement, merci…

  5. JiCé

    @H16 : Je rebondis sur l’interventionnisme (c’est un TOC chez moi, désolé)… ;o)

    Les moteurs qui consomment moins et qui polluent moins, je suis désolé, mais ça, C’EST de l’interventionnisme :
    - la (non-regrettée) vignette auto taxant les véhicules de grosse cylindrée (donc consommant plus) et incitant les constructeurs au downsizing, c’est l’état ;
    - les normes EURO-4 limitant le nombre de particules rejetées au kilomètre, c’est une directive européenne (donc l’état).

    Aux EU, de telles normes n’existent pas au niveau fédéral et la cylindrée (mais aussi la taille) des véhicules américains n’a rien à voir avec celle des véhicules européens ou asiatiques d’ailleurs.

    Bien sûr le progrès technologique explique aussi, en partie, la baisse de la consommation et la baisse des rejets polluants. Mais c’est loin d’être la seule cause.

  6. Pof

    @Jice:

    "PS : Inutile de me ressortir le couplet du stalinisme qui aura fait autant (si pas plus) de mal que le nazisme."

    effectivement, c’est inutile puisque c’est la meme chose.
    nazi= national SOCIALISTE

    Pof

  7. @JiCé : les moteurs qui polluent moins ne sont pas de l’interventionnisme. Du tout. Les constructeurs sont dans la position suivante : les prix du pétrole augmentent (et ne risquent pas de diminuer). La consommation est un poste de dépense importante pour les foyers. Le principal des déplacements se fait en ville. Tout constructeur qui proposera un modèle qui coûte moins en carburant emportera des marchés sur les autres, toutes choses égales par ailleurs.

    Si l’interventionnisme expliquait le principal des efforts faits sur les moteurs, je me demande pourquoi on n’a pas observé les mêmes effets sur tous les autres pans de l’activité économique qui pollue. Après tout, c’est lourdement taxé. En outre, les efforts de motorisation ont été aussi reportés sur les véhicules professionnels, qui n’ont pas du tout les mêmes taxes à subir (lobbying oblige). Quant à la comparaison Europe / USA pour la taille des voitures, la simple différence de taille des agglomérations, des distances parcourues et de mode de vie suffit à l’expliquer sans passer par l’interventionnisme.

    De façon générale, toutes les industries chimiques, tous les procédés polluants subissent la même pression à la baisse d’impact sur l’environnement, pour des raisons d’image, pour des raisons de marketing, et surtout, bien avant tout ça, pour des raisons économiques : il est plus sensé économiquement de ne pas polluer que le contraire.

  8. JiCé

    @Pof : Ne joue pas sur les mots. A ce régime là, tu cautionnes Le Pen qui prétend que son parti est le parti des ouvriers. Qui est assez bête pour y croire ?

    Trouves-tu des références à l’idéologie marxiste (donc socialiste) dans l’idéologie nazie ? Pour rappel, le nazisme prône l’extermination totale des juifs, des tziganes, des homosexuels, des trisomiques… Marx étant juif lui aussi, on peut douter qu’il l’ait prôné aussi. Qui peut croire que le national-socialisme soit le socialisme ou même une variante du socialisme ?

    Le stalinisme, tout comme le nazisme, n’est qu’une forme dictatoriale ni meilleure ni pire et sont toutes deux fermement condamnables (et unanimement condamnées).

    Comparer le socialisme et le national-socialisme me semble tout à fait hors de propos, c’est même un raccourci dangereux.

    Le socialisme est criticable de façon beaucoup plus intelligente.

  9. PingouinProteine

    Jice: "Affligeant"

    @Jesrad: Jesrad, vous etes affligeant.
    l’affliction que vous provoquez provient de plusieurs directions:

    -la limite desesperement basse de vos capacites.
    ce que vous dites est si bete, si negligeable, si petit.
    "socialiste", "national socialiste" ! comment pouvez vous rapprocher Arlem Desir et Adolf Hitler? Mechant ! l’utilisation du mot ‘socialiste’ est tres differente dans les deux expressions! comment osez vous? les socialistes sont des gentils professeurs et chercheurs et assistantes sociales! les nationaux-socialistes sont des gros chauves racistes avec des moustaches qui sentent la biere!!
    quelle inculture!

    -la tristesse de constater que vous n’exprimez pas de point de vue moral.
    la lutte du Bien contre le Mal ne vous touche pas.peut etre meme vous etes dans le camp du Mal, a en juger par vos opinions politiques.Vous devez etre bien haineux et malheureux au quotidien.

    -la tristesse de penser a la haine que vous vouez a l’Etat.Si un peu d’Etat est mauvais car trop liberal, et trop d’Etat mauvais aussi car dictatorial, alors c’est que le dosage doit etre plus precis, plus pointu, il est mal effectue par des gens qui n’y croient pas,ou qui sont mal eduques.des jean-foutre en somme.
    ce serait plus facile si tout le monde y mettait du sien, bande d’egoistes.

    -c’est ca la derniere chose, Jesrad: vous n’etes pas eduque aux idees de gauche.
    voyez vous, il y a stupide, de droite, normal, intelligent et au plu haut : de gauche.L’Intelligence Supreme, la Culture.
    etre de gauche n’est pas un etat intermediaire.c’est un nirvana qu’on atteind une fois l’illumination realisee, une fois que la comprehension de l’univers dans son amour et sa compassion vous est livree tout entiere.
    les merveilles collectivistes vous sont inaccessibles car vous etes trop vil.

    Quelqu’un qui a perdu la foi en l’Etat n’est pas quelqu’un qui a compris quelque chose.C’est quelqu’un qui a ABANDONNE la lutte, qui a arrete de penser apres le stade "gagner de l’argent" et qui refuse de participer a la Grande Quete Humaine Pour Plus De Solidarite Sociale Festive et Citoyenne Obligatoire Volontaire et Ecologique.

    Affligeant, donc.
    :)
    PingProt

  10. JiCé

    @H16 :
    "il est plus sensé économiquement de ne pas polluer que le contraire."

    Tu simplifies à outrance les choses ! Si c’était plus sensé, les gens n’utiliseraient que les transports en commun, couperaient l’eau du robinet en se lavant les dents, utiliseraient des lessives moins polluantes, utiliseraient des produits non toxiques pour eux (je te renvoie à l’étude vigitox menée par greenpeace, dont les résultats sont effrayants), s’équiperaient en panneaux solaires qui sont à moyen terme plus rentables que payer son électricité à EDF, et tant d’autres exemples…
    Est-ce le cas ? Non. Pourtant, les gens sont plutôt sensés, dans la moyenne, non ?

    Il n’y a pas qu’une réponse économique, je persiste.

    Pour revenir aux EU et véhicules, bien sûr que leurs tailles sont adaptées aux infrastructures mais pas seulement. Dans ce cas, on ne trouverait aucun 4×4 en ville en France. Je ne crois pas que cela soit le cas…

    Oui, les facteurs économiques rentrent en compte pour les constructeurs : si tous les constructeurs se sont mis au diesel à injection directe, ce n’est pas par philanthropie envers "les conducteurs qui paient cher de l’essence". C’est parce qu’il y a un marché. Mais c’est aussi grâce (ou à cause, et peu importe au final si tout le monde y gagne) de l’interventionnisme étatique et/ou européen !

    Même remarque concernant les industries chimiques : bien sûr que la publicité anti-pollution pousse à environnementaliser les procédés, heureusement. Mais crois-tu qu’un boycott de produit par les consommateurs, parce que nuisible à l’environnement, est réalisable ? Crois-tu par exemple que le boycott de Total (en Bretagne) suite à la marée noire de l’Erika a réellement coûté quelque chose à cette société ?

    Allons, allons…

  11. Pof

    @JC:

    je ne joue pas sur le mots, je m’appuie sur des definitions.
    C’est tout de meme pas moi qui fait varier la signification du mot socialiste avec ce qu’on met autour.

    "Trouves-tu des références à l’idéologie marxiste (donc socialiste) dans l’idéologie nazie ?

    points communs: interventionnisme.
    base ideologique.echelle enorme ( l’idee d’Etat-Nation )
    population ponctionnee de ses ressources.
    ca marche aussi avec les democraties.
    car la democratie est un socialisme.
    tu vois moi j’utilise un mot dont la definition ne change pas au cours de la phrase.

    "Pour rappel, le nazisme prône l’extermination totale des juifs, des tziganes, des homosexuels, des trisomiques… "

    interventionnismes.
    Il en pronait beaucoup d’autres, moins extremes.
    comme le communisme.comme la democratie.
    comme les Etats religieux.

    "Marx étant juif lui aussi, on peut douter qu’il l’ait prôné aussi. Qui peut croire que le national-socialisme soit le socialisme ou même une variante du socialisme ?"

    interventionnisme.
    on preleve la ressource dans la poulation et on ne la redistribue pas ou mal.
    la bonne vieille recette.

    Jesus Christ etait liberal, pas socialiste.Si tu veux defendre la veuve, le pauvre et l’orphelin, prends TES responsabilites.
    pas celles des autres.

    Pof

  12. JiCé

    @Pof
    "Jesus Christ etait liberal, pas socialiste."
    Et qu’est-ce qu’on s’en tape ???? Il est candidat aux présidentielles peut-être ???
    Et le Vatican qui insiste pour que soit inscrit dans la constitution européenne le caractère chrétien (pour ne pas dire catholique) de l’Europe, c’est pas de l’interventionnisme peut-être ????

    Les raccourcis que tu emploies me font froid dans le dos. Et là, ce n’est plus une question de libéralisme ou de socialisme…

    @PingouinProteine
    Reprends des protéines… ;o)

  13. Wali

    @ JiCé:

    Le programme des nazis était très proche des idées socialistes et communistes.

    Si h16 me le permet, je te renverrai vers un de mes billets, qui souligne de nombreuses mesures gauchistes proposées par le NSDAP: porteentrouverte.canalblo…

    Si tu souhaites lire le programme entier, dirige-toi vers: http://www.grande-guerre.org/Doc...

    Quant à l’écologie:

    "Tu simplifies à outrance les choses ! Si c’était plus sensé, les gens n’utiliseraient que les transports en commun, couperaient l’eau du robinet en se lavant les dents, utiliseraient des lessives moins polluantes"

    Tu veux m’obliger à prendre ces transports en commun puants?
    Tu veux faire une loi qui m’impose de couper l’eau quand je me brosse les dents?
    Tu veux choisir mon produit vaisselle à ma place?
    Qui es-tu, petit dictateur, pour te permettre de tels agissements?

  14. Pof

    "Les raccourcis que tu emploies me font froid dans le dos. Et là, ce n’est plus une question de libéralisme ou de socialisme…"

    ahhh on y vient
    de fil en aiguille je deviens un type dont les idees font froid dans le dos.

    je suis en train d’essayer d’expliquer que tous les sytemes sont mauvais, et specialement ceux qui te prennent ton argent et decident a ta place et toi tu…
    tu sous entend que j’aurais des idees qui font froid dans le dos, comme si je m’autorisais a penser des choses mechantes, egoistes, xenophobes…
    come un facho camoufle!

    je suis un fachoo camoufle !!
    busted !

  15. JiCé

    @Wali
    A tes 3 questions, je te réponds "non, non et re-non".

    Néanmoins, il est économiquement et écologiquement plus sensé de le faire. Pourtant, tu ne le fais pas (je te rassure, moi non plus). Moralité : l’écologie n’est pas UNIQUEMENT envisageable d’un point de vue économique. Et la logique économique n’implique pas la logique économique. Point final.

    @Jésus-Christ
    C’est pas toi qui t’était retiré définitivement de la vie politique ?
    :o)

  16. JiCé

    @pof
    "je suis en train d’essayer d’expliquer que tous les sytemes sont mauvais"
    Non, tu utilises des raccourcis pour expliquer que TOUS les systèmes sont nazis.

    Et ça, au risque de me répéter et de contrarier, ça me fait froid dans le dos.

  17. Un Idiot

    regle N01:

    L’Etat AIME et AIDE les gens.
    penser le contraire c’est se laisser aller a etre un SALE FACHOOOOOO !!!!

    il n’y a pas de droite, d’extremes , de centre, tout cela n’existe pas.

    Il n’y a que la gauche, et un tas de sales FACHOS autour!!!!

    fachoooooooooooos!!!!!

  18. un autre idiot

    Règle N°2

    Si je suis pas d’accord avec les autres idiots du blog, c’est que je suis de gauche.

    Faites gaffe, les cocos sont de retour !

  19. @Wali : merci pour les liens :)

    @Gaël : oui, il y a un banc qui vient de passer. J’hésite à nettoyer, c’est assez drôle à lire.

    @JiCé : je ne rentrerai même pas dans le débat socialisme/nazisme/fachisme. Force est factuellement de constater que tous les collectivismes aussi pétris de moraline soient-ils ont aboutis aux pires exactions. En conséquence, proposer un collectivisme de plus (via l’état) – même enrobé d’écologisme gentil – pour résoudre un problème est, de base, suspect.

    Concernant la réponse économique, vous semblez occulter l’aspect « temps » de toute réponse économique. Pour faire court, s’équiper de cellules photovoltaïque n’est pour le moment pas rentable bien qu’idoine écologiquement. Il en va de même pour tout : la réponse économique et écologiquement sensible ne peut que s’inscrire dans le temps. Encore une fois, si l’Etat, par une taxe, par une règlementation, pouvaient régler un problème, en France, nous serions les rois du monde. Si, pour régler des problèmes écologiques (dont la plupart sont bien plus fantasmés que réels), il suffisait que l’Etat s’en mêle et invente une taxe, encore une fois, la France serait un paradis verdoyant.

    Ici (en commentaire), je me sens à l’étroit pour vous répondre. Je vous encourage donc à lire mes précédents billets sur les sujets écologistes et à vous faire une opinon éclairée. Pour parfaire votre étude, vous aurez aussi à coeur de vous rendre sur des sites bien conçus (et scientifiquements solides) comme celui-ci, celui-là, ou encore ce dernier. Pour compléter, je vous encourage à lire la production de Björn Lomborg (L’écolo sceptique), qui a le mauvais goût de dire précisément ce que je dis, à savoir que sur le long terme, l’interventionnisme étatique, notamment en matière écologique, fait plus de mal que de bien, et que le marché et le GrRrand Kapital sont finalement les mieux placés pour résoudre ces problèmes.

  20. …….

    Il y a vraiment besoin d’interventionnisme pour gérer les problèmes écologiques, car il y a un déficit de responsabilité qui ne permet pas aux mécanismes habituels de jouer. Car le libéralisme, c’est la liberté ET la responsabilité. Dans le cas du réchauffement climatique, le producteur n’assume pas le préjudice subit. Le même problème apparaît pour la surpêche: personne n’est propriétaire des poissons, donc le marché n’assure pas la gestion optimal de la ressource.

    L’interventionnisme aussi maladroit qu’il soit, est ici nécessaire. D’ailleurs Lomborg ne le nie pas: "un régime d’échanges mondiaux [...] assorti de limitations des émissions serait un premier pas vers l’obtention du meilleur résultat."p518.

  21. Jesrad

    C’est vraiment navrant de voir une telle ignorance de ce qu’est le socialisme chez des gens qui, apparemment, se réclament de ce mouvement.

    Les marxistes arrivent au pouvoir en Russie, ils:
    - nationalisent tout
    - volent les riches
    - instaurent le travail obligatoire
    - créent des camps de prisonniers
    - envahissent leurs voisins

    Les Nazis arrivent au pouvoir en Allemagne, ils:
    - nationalisent tout
    - volent les riches
    - instaurent le travail obligatoire
    - créent des camps de prisonniers
    - envahissent leurs voisins

    Pour moi, Le Pen est socialiste, tendance nationaliste et raciste. Sa "préférence nationale", vous croyez qu’il va la financer comment ? Que son protectionnisme forcené, c’est peut-être pas de l’interventionnisme économique ?

    Et pour ceux qui auraient encore la comprenette lymphatique, voici une petite citation digne de n’importe quel militant altermondialiste:
    "Nous sommes socialistes, nous sommes opposés au système capitaliste d’aujourd’hui d’exploitation des économiquement faibles, avec ses salaires inéquitables, avec son évaluation absurde de l’être humain suivant sa richesse et sa propriété plutôt que sa responsabilité et sa performance, et nous sommes tous déterminés à détruire ce système à n’importe quel prix."
    Adolf Hitler, discours du Permier Mai, 1927.

    Allez, un dernier lien pour enfoncer le clou: users.skynet.be/maitredum…

  22. @… : vous parlez de marché pour la (sur)pêche. Mais je vous signale que la mer n’appartient à personne. Le problème est déjà là. On tombe ici dans la tragédie des « commons ». Rien de nouveau sous le soleil. La solution existe, mais les premiers à en pâtir seraient … les états qui n’ont donc aucun intérêt à la voir appliquée (ex de la forêt amazonienne : dès lors qu’elle appartient à quelqu’un en propre et non à l’état, bizarremment, son exploitation n’est plus du tout chaotique).
    Et tant qu’à citer Lomborg, il faudrait voir à ne pas oublier celle-ci (Skeptical Environmentalist, p351, désolé c’est en anglais) : « The regulation has been right in the extent that it represented a reasonable prioritization and not because it was founded on a general worry. » En substance, si la loi revient à règlementer quelque chose que le marché aurait de toute façon imposé, ça marche. Ben oui. D’ailleurs, une loi qui empêcherait les gens de voler en battant des bras serait appliquée et suivie à 100%.

    En gros, si on demande au marché, il imposera naturellement des sanctions aux pollueurs, le temps aidant. Si vous imposez les mêmes via l’état, vous obtenez le même résultat, avec en plus les coûts de structure, les gabegies, les détournements de procédures, les corruptions. Bravo.

  23. JiCé

    @Jesrad : Pour clôre la discussion,
    1) Je ne me réclame d’aucun mouvement.
    2) Les marxistes arrivent au pouvoir en Russie et imposent une dictature. Les nazis arrivent au pouvoir en Allemagne et imposent une dictature. Ne cherchons pas midi à quatorze heures.
    3) Ce qui est navrant, au risque de me répéter encore et encore, ce sont les poncifs que vous utilisez et les raccourcis dangereux que vous faîtes.

  24. laurett

    Personnellement j’aimerais beaucoup que Jicé nous explique en quoi dire que le socialisme mène à la dictature et que le nazisme est une forme de socialisme est un "racourci" dangereux.

  25. JiCé

    @H16 :
    Je suis sur le "wikiberal" en train de lire certains articles (très instructifs), notamment celui concernant le libéralisme économique (http://www.liberaux.org/wiki/ind...

    Je suis arrêté sur la phrase suivante :
    "Le Libéralisme économique n’existe donc pas en tant que doctrine distincte, mais traduit seulement deux convictions des économistes à condition qu’ils soient compétents :
    - un énoncé normatif emprunté à la philosophie : il est bon de créer et mauvais de détruire ;
    - un énoncé descriptif issu de la science économique proprement dite, en ce qu’elle se rapporte à sa raison d’être : la violence est pure destruction, de sorte que la violence ne peut servir la création que dans la mesure où elle s’oppose à une autre violence qui est, elle, destructrice."

    Je ne comprends pas bien. N’y-a-t-il pas contradiction de l’énoncé normatif dans l’énoncé descriptif ? La violence s’opposant à une autre violence (fut-elle destructrice) n’est-elle pas par essence, comme le dit l’énoncé normatif, destructrice elle-même ?

  26. NL

    Le regardais, hier, l’emmission Ushuaia de Nicolas Hulot. Qui nous a offert, soit dit en passant, des images magnifiques.
    Je me disait : "pourquoi ce mec, qui à l’air de vraiment aimer la nature, va-t-il se corrompre en politique".
    En effet (et c’est ce que je tentais d’expliquer à mon amie), ce mec ferait mieux d’utiliser sa notoriété pour rassembler des fonds et tenter d’acheter (ou d’obtenir l’exploitation de) ces lieux si magnifiques qu’il nous montrait.
    Et je l’entendais dire "ces lieux uniques au monde, sont protégé par l’Etat afin de les préserver"
    Nan mais on se demande pourquoi l’écologie, CA NE MARCHE PAS aujourd’hui ! Mais c’est pourtant simple ! L’ecologie et la préservation de la nature passent par la propriété privé. C’est justement, comme nous le disait H16, pour cela que la mer est pillée ; car elle n’appartient à personne.
    J’achète un territoire et je fais de l’écologie chez moi (je n’accepte que des entreprises "vertes", je plante des arbres, je mets une taxe sur les prouts. Je fais de l’écologisme à outrance, je suis chez moi !) ! Je ne fais pas de l’écologie en mettant des amendes à ceux qui ne ferme pas leur robinet quand ils se lavent les dents…
    Voilà, c’était juste une petite réflexion. J’attends vos commentaires.

    NL

    PS : @Jicé : m’interressant depuis relativement peu de temps au libéralisme je ne me considére pas encore très érudit en la matière. Mais je peux te donner un conseil : LIT, lit tout ce que tu peux (et des choses interressante de préférence) ! Lit Bastiat, lit Rand, lit Tocqueville, lit Aron… Car malheureusement tu passes ici aux yeux de tous comme quelqu’un qui est figé dans la pensée unique si fait tant de mal à notre pays.

  27. @JiCé : la seule violence utile, c’est celle qui est utilisée de façon légitime (violence légitime) ; il s’agit du droit d’auto-défense (défense de sa liberté, de sa propriété). Le libéralisme n’est pas basé sur un pacifisme béat inapplicable, ni sur l’anomie. L’état est pour le moment détenteur de la violence légale; reste à prouver qu’elle est légitime quand c’est l’Etat. Nous retomberons inévitablement sur le problème de la démocratie…

    Si vous êtes bien dans une démarche de compréhension, de documentation sur le libéralisme, je vous propose d’aller sur le forum des libéraux (www.liberaux.org).

  28. Bertrand Monvoisin

    Le Stalinisme n’a jamais existé en tant que système, il est une légende inventée pour tenté de dédouaner le socialisme réel. Le système concentrationnaire, la police politique, la chasse aux opposants, la déportation, les réquisitions forcées, les exécutions sommaires, la privation de toutes libertés individuelles, le bourrage de crâne, existaient dans L’URSS avant la prise du pouvoir par Djougatchvilli (connu sous le pseudonyme de Staline) et continuait d’exister après sa mort. Il n’y a pas eu de changement de nature juste une changement de degrès dans la nature dictatorial du régime. Même sous le "gentil" Gorbatchev il y avait en URSS de déportés, des dissidents dans les asiles psychiatriques et des assignés à résidence.

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