Le dilemme des Trans

Parfois, on traîne sur Internet, et au détour d’un lien, on tombe sur un article qui laisse, après lecture, un sentiment diffus d’incompréhension, un mélange de consternation et de désarroi, avec la quasi-certitude que ce qu’on vient de lire s’inscrit soit dans une vaste entreprise cohérente visant à saper les fondements de la logique, soit dans un large projet d’art contemporain pour faire entrevoir la folie ou donner une vue directe et plongeante sur l’absurdité chimiquement pure…

C’est à la suite d’un post de mon confrère des Kiwis, le Chafouin que je suis tombé sur un palpitant article du Monde, ce phare moderne de la journalitude pensive assumée.

Il s’agit d’un vibrant appel des « trans » à plus de respect. Par « trans », je veux bien sûr dire « trans-sexuels », et pas « transporteurs maritimes ». Et la lecture de cet appel m’a donc laissé plus que perplexe. On notera d’ailleurs que l’aspect sexuel de la trans-ition n’y est jamais évoqué directement ; on y parle de « changement de genre » ou d’ »identité de genre ». C’est, quelque part, très pudique pour un texte qui parle d’un sujet aussi … sexué. Si l’on ajoute que l’appel est signé du paraphe prestigieux du premier secrétaire du PS, dont on a encore du mal à déterminer le genre, justement, l’ensemble offre globalement au lecteur un véritable abîme de perplexité dans lequel je suis tombé.

En effet, si l’on ne peut pas écarter d’un revers de la manche les difficultés dont sont effectivement victimes les personnes qui ont choisi, comme elles l’écrivent, une identité de genre alternative, on est en droit de se poser des questions sur les demandes formulées, notamment la partie médicale. Effectivement, il y a quelque chose d’assez incohérent à ne pas vouloir se déclarer malade mais à réclamer un accès facilité à des soins pour changer de sexe.

Il y a quelque chose de bizarre à vouloir vivre une autre identité de genre tout en réclamant un traitement non différencié des autres personnes : un homme qui s’habille en femme, comment doit-on, en moyenne, le traiter ? Comme un homme, au risque de froisser son identité de genre refoulée ? Comme une femme, au risque encore plus évident de nier certains attributs physiques pas toujours escamotables ? … Dilemme à la pause pipi, dans des toilettes honteusement discriminantes !

Réclamer un traitement standard quand on fait tout, finalement, pour ne pas l’être, c’est risquer le dérapage, les complications.

Et puis, soyons clairs : si les « trans » souffrent (ce que je leur accorde sans peine), ils et elles ne sont pas seuls dans ce cas.


Certains ont plus de problèmes que d’autres…

Prenez, par exemple, … les contribuables !

Partout dans le monde, les personnes qui vivent leur fiscalité en dehors des normes en vigueur sont confrontées aux violences, abus, viols, tortures et crimes de haine aussi bien dans leur vie privée que dans la sphère publique. Cette année a déjà été marquée par des poursuites, des harcèlements et la mort de prisonniers dans des enfers fiscaux. Les contribuables, eux aussi, sont victimes de crimes de haine, de préjugés et de discriminations, bien qu’ils soient souvent quantité négligeable aux yeux de la société, des gouvernements et des Etats.

De par le monde, les droits humains fondamentaux des gens qui veulent fuir la sodomie fiscale sont ignorés ou bafoués, que ce soit à cause des préjugés, de l’ignorance, de la peur ou de la haine ; exclusion sociale, pauvreté, santé précaire, absence de perspectives professionnelles, telles sont les conséquences des discriminations auxquelles font face ces personnes.

Loin de protéger les citoyens et citoyennes qui veulent conserver le fruit de leur travail, les Etats et les institutions renforcent les contrôles fiscaux par les politiques réactionnaires qu’ils mènent : bien trop souvent, les lois et les pratiques sociales obligent ces personnes à vivre avec une attitude qu’elles ressentent comme fausse, qui les oblige à accepter la ponction au motif qu’elle serait citoyenne, alors que tous et chacun ressentent en eux la profonde injustice qu’ils subissent. Dans la plupart des pays, le moindre acte visant à fuir le fisc peut amener des sanctions légales, exposer aux maltraitances et conduire à l’exclusion sociale.

Dans d’autres pays, la reconnaissance légale de l’optimisation fiscale est conditionnée à la politisation ou à d’autres interventions de corruption majeures. Les personnes qui ne peuvent ou ne veulent se soumettre à ces traitements dégradants ne peuvent obtenir la reconnaissance de leur optimisation fiscale, et sont « démasquées » dès qu’elles traversent une frontière, sollicitent un emploi ou un logement, ou achètent un téléphone portable. Par ailleurs, la classification sociale générale en vigueur les considère encore comme mentalement « dérangées », socialement égoïstes, inaptes à se faire tondre. Cette vision archaïque n’est pas seulement fausse et insultante, elle justifie, voire renforce, les discriminations et stigmatisations. Pire : elles donnent un blanc-seing aux gouvernements qui peuvent alors accroître les ponctions et continuer à encourager les corruptions ou les politisations mafieuses de la société.

PLUS DES « MALADES »

Pourtant, des progrès législatifs significatifs ont été réalisés par des pays de cultures très différentes du fait de politiques publiques courageuses. Des avancées sont donc possibles. Partout dans le monde, des contribuables se mobilisent pour réclamer leurs droits humains et leur liberté. Elles déclarent qu’elles n’acceptent plus d’être stigmatisées comme « malades » ou bafouées dans leur humanité sur la base de leur salaire ou de leurs revenus. C’est pourquoi nous demandons :

- A l’OMS de ne plus considérer ceux qui pratiquent l’évasion fiscale comme atteints de troubles mentaux, et de promouvoir l’accès à des pays fiscalement responsables.

- Aux organes des Nations unies pour les droits de l’homme d’enquêter sur les abus dont sont victimes les contribuables, et de prendre les mesures nécessaires pour les combattre.

- Aux Etats du monde de prendre toutes les mesures nécessaires, dans le respect des principes de propriété et de responsabilité, pour que les petits et les gros contribuables puissent bénéficier d’une prise en charge fiscale s’ils le souhaitent, pour qu’ils puissent vivre leur vie sociale, familiale et professionnelle sans être exposées aux discriminations, préjugés ou violences socialistes; pour qu’ils soient protégés par la police et par la justice des agressions physiques, morales ou financières dont ils sont la cible en permanence.

Nous en appelons à l’ONU, à l’OMS et aux Etats du monde pour qu’ils adoptent ces mesures, refusent tout collectivisme, toute spoliation, et fassent respecter le droit des citoyens qui entendent vivre pleinement l’expression de leur liberté, leur propriété et leur responsabilité.

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Commentaires7

  1. amechan

    en effet, en ce moment on se préoccupe plus facilement des minorités visibles, comme il faut le dire en novlangue, que de la masse. Sans aucun doute, pour divertir le public et éviter ainsi de parler de ce qui fâche (Hadopi, la crise, le chômage etc.)

    au passage, un truc savoureux sur 9000 milliards de dollars qui se sont évaporés comme de par hasard, chez la FED :

    http://www.denissto.eu/node/101

  2. Higgins

    Prochaine étape: un nouveau "pacs" à destination des zoophiles et de leur animal préféré.

    Excellent billet surtout la partie consacrée aux moutontribuables!!!

  3. Higgins

    Merci Harald

    "…la promotion de la capote est vue comme « serophobe »…": j’avoue ne pas être capable de l’imaginer!!!

  4. Harald

    Si j’ai bien tout compris, ça se passe en province, chez les ch’tis. Je n’ose pas imaginer ce que cela peut donner sur la capitale où l’argent de la mairie coule à flots pour tout ce qui ressemble de près ou de loin à un khmer rose ou arc en ciel. Des combats de titan(e)s.

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