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	<title>Commentaires sur : Zappe ton éducation</title>
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	<description>Petites chroniques désabusées d&#039;un pays en lente décomposition...</description>
	<lastBuildDate>Fri, 03 Sep 2010 11:29:30 +0000</lastBuildDate>
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		<title>Par : Cours d'anglais</title>
		<link>http://h16free.com/2009/11/22/996-zappe-ton-education/comment-page-1#comment-10578</link>
		<dc:creator>Cours d'anglais</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Feb 2010 16:24:07 +0000</pubDate>
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		<description>Très bon article. Incisif sans être insultant, il pousse à réfléchir. 

J&#039;ai envie de revenir sur le fait de confier l&#039;éducation des parents à l&#039;état. Si, dans la pratique, on peut voir que cela a surtout consisté à *abandonner* l&#039;idée d&#039;éduquer tout court, sur le principe, cela n&#039;a rien de mauvais. Les enfants d&#039;une famille sont les enfants de tous, au sens où la responsabilité de chacun face à un enfant qui va mal ne s&#039;arrête pas au seuil du domicile de celui-ci. On ne choisit pas ses parents et, confier l&#039;éducation à l&#039;état en plus des parents, c&#039;est essayer de rééquilibrer les chances pour un peu plus de justice.

Ensuite, comme le communisme en Russie, c&#039;est beau sur le papier, mais on ne peut pas dire que cela a fonctionné. 

Le problème est pourtant, à mon avis, assez simple : confier la responsabilité à tous, c&#039;est ne la confier à personne. 

Si tout parent peut être considéré comme constamment responsable de ses enfants, un système éducatif, par définition massif et donc anonyme, ne peut pas l&#039;être, ou du moins pas aussi précisément. Qui, dans le système éducatif, se tient responsable d&#039;un élève qui ne fait rien ou n&#039;importe quoi?

On récolte ce que l&#039;on sème et inculquer le sens des responsabilités, à voir non pas comme un sens moral pédant, mais comme une valeur permettant de faire ce que l&#039;on désire de sa vie, demande aujourd&#039;hui pas mal d&#039;efforts supplémentaires, faute d&#039;avoir été trop coulant. 

Alors, où est la solution dans ce genre de cas de figure? Oser parler, oser expliquer un point de vue (même s&#039;il devrait aller de soi), *faire comprendre*, qu&#039;il y a ce qui est acceptable et ce qui ne l&#039;est pas.

En somme, il convient de savoir poser, et faire respecter, des règles. Chose élémentaire présentée comme pédante alors qu&#039;il s&#039;agit juste de la base du respect. 

Tout élève peut comprendre la notion de respect. Commencer par là?</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Très bon article. Incisif sans être insultant, il pousse à réfléchir. </p>
<p>J&#8217;ai envie de revenir sur le fait de confier l&#8217;éducation des parents à l&#8217;état. Si, dans la pratique, on peut voir que cela a surtout consisté à *abandonner* l&#8217;idée d&#8217;éduquer tout court, sur le principe, cela n&#8217;a rien de mauvais. Les enfants d&#8217;une famille sont les enfants de tous, au sens où la responsabilité de chacun face à un enfant qui va mal ne s&#8217;arrête pas au seuil du domicile de celui-ci. On ne choisit pas ses parents et, confier l&#8217;éducation à l&#8217;état en plus des parents, c&#8217;est essayer de rééquilibrer les chances pour un peu plus de justice.</p>
<p>Ensuite, comme le communisme en Russie, c&#8217;est beau sur le papier, mais on ne peut pas dire que cela a fonctionné. </p>
<p>Le problème est pourtant, à mon avis, assez simple : confier la responsabilité à tous, c&#8217;est ne la confier à personne. </p>
<p>Si tout parent peut être considéré comme constamment responsable de ses enfants, un système éducatif, par définition massif et donc anonyme, ne peut pas l&#8217;être, ou du moins pas aussi précisément. Qui, dans le système éducatif, se tient responsable d&#8217;un élève qui ne fait rien ou n&#8217;importe quoi?</p>
<p>On récolte ce que l&#8217;on sème et inculquer le sens des responsabilités, à voir non pas comme un sens moral pédant, mais comme une valeur permettant de faire ce que l&#8217;on désire de sa vie, demande aujourd&#8217;hui pas mal d&#8217;efforts supplémentaires, faute d&#8217;avoir été trop coulant. </p>
<p>Alors, où est la solution dans ce genre de cas de figure? Oser parler, oser expliquer un point de vue (même s&#8217;il devrait aller de soi), *faire comprendre*, qu&#8217;il y a ce qui est acceptable et ce qui ne l&#8217;est pas.</p>
<p>En somme, il convient de savoir poser, et faire respecter, des règles. Chose élémentaire présentée comme pédante alors qu&#8217;il s&#8217;agit juste de la base du respect. </p>
<p>Tout élève peut comprendre la notion de respect. Commencer par là?</p>
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	<item>
		<title>Par : gnarf</title>
		<link>http://h16free.com/2009/11/22/996-zappe-ton-education/comment-page-1#comment-9145</link>
		<dc:creator>gnarf</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 Dec 2009 17:33:13 +0000</pubDate>
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		<description>&quot;lors qu’ils se curent le nez avec l’antenne de leur GSM&quot;

Tres grosses narines...ca c&#039;est la coke.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>&laquo;&nbsp;lors qu’ils se curent le nez avec l’antenne de leur GSM&nbsp;&raquo;</p>
<p>Tres grosses narines&#8230;ca c&#8217;est la coke.</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : SOS Éducation</title>
		<link>http://h16free.com/2009/11/22/996-zappe-ton-education/comment-page-1#comment-9051</link>
		<dc:creator>SOS Éducation</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Dec 2009 11:42:46 +0000</pubDate>
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		<description>Merci pour ce témoignage, relayé &lt;a href=&quot;http://soseducation-leblog.com/2009/12/03/les-profs-ont-la-parole-2/&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Merci pour ce témoignage, relayé <a href="http://soseducation-leblog.com/2009/12/03/les-profs-ont-la-parole-2/">ici</a>.</p>
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	<item>
		<title>Par : h16</title>
		<link>http://h16free.com/2009/11/22/996-zappe-ton-education/comment-page-1#comment-8948</link>
		<dc:creator>h16</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Nov 2009 22:30:05 +0000</pubDate>
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		<description>M. Saint Marc, je transmettrai ceci à d&#039;autres confrères blogueurs (SOS Education notamment) et porterai votre témoignage en billet prochainement. Merci.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>M. Saint Marc, je transmettrai ceci à d&#8217;autres confrères blogueurs (SOS Education notamment) et porterai votre témoignage en billet prochainement. Merci.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Jean-paul SAINT-MARC</title>
		<link>http://h16free.com/2009/11/22/996-zappe-ton-education/comment-page-1#comment-8945</link>
		<dc:creator>Jean-paul SAINT-MARC</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Nov 2009 21:58:19 +0000</pubDate>
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		<description>Pas besoin d’anonymat !
Envoi effectué au ministre et à une partie des membres de son cabinet, à des députés, des sénateurs... Des médias ! Chut silence, ne les réveillez pas !

Jean-Paul SAINT-MARC
Ancien professeur au Lycée les Iris – Lormont		
Le 13 novembre 2009



Lettre ouverte à M. le Recteur de l&#039;académie de Bordeaux

Monsieur le Recteur, dans une lettre recommandée du 25 mai 2009, je vous demandais votre arbitrage dans un différend règlementaire m&#039;opposant au proviseur de mon lycée. N&#039;ayant pas eu l&#039;heur d&#039;une réponse, convient-il de conclure à l’absence d’arguments qui me soient opposables ? En effet, la nature du différend est telle qu’elle signifie une irrémédiable rupture du lien de confiance entre sa hiérarchie et le professeur, et réciproquement.

 Pour rappel des faits tels que je vous les ai détaillés : &quot;Le portable de l’élève a émis un son qui n’était pas dû à un appel et à l’oubli de couper le fonctionnement de celui-ci, mais à la manipulation de l’élève avec l’intention de troubler le cours. Le repérage a été instantané, l’élève faisant passer son portable « noir » d’une poche de son blouson « blanc » vers le dessous de la table. J’ai donc exigé la remise de l’appareil, saisi suite à plusieurs injonctions avec l’intention décrite ci-dessus. Les 20 minutes qui ont suivies ont été émaillées de remarques et d’interventions inappropriées au cours et un concert de sons curieux et de mots inintelligibles d’élèves ventriloques. La solidarité et le jeu ont des limites qui ont été largement dépassées ici. 
A la fin du cours, l’élève fautif est venu réclamer son portable avec le soutien de deux de ses camarades. Après plusieurs refus, après que l’élève responsable ait eu l’autorisation d’éteindre son portable, les élèves ont déclaré se rendre chez le proviseur, sûrs d’être écoutés. Sur le départ, l’élève perturbateur a laissé entendre qu’il y avait quelque chose de raciste, et devant un « pardon ? » fortement interrogatif, s’est rétracté !
Trente minutes plus tard, me rendant chez le proviseur, je n’ai pas été surpris de croiser les élèves qui en sortaient. Ils arboraient un sourire de victoire, puisque sans m’avoir consulté sur les faits, le proviseur avait décidé de ne pas sanctionner le perturbateur, au prétexte, je me permets de le rappeler, que tous les élèves s’opposant au professeur, ce dernier avait nécessairement tort.
En conséquence, surpris et décontenancé par la position de M. le proviseur, j’ai été réduit à attribuer une punition scolaire à l’élève initiateur du trouble, au motif de l’usage intempestif du téléphone, avec l’obligation de réaliser cette punition pour le 26 mai pour être accepté en cours.&quot;

Au-delà du conflit interne à un établissement, les faits et l&#039;attitude de l&#039;administration de l&#039;Éducation nationale qui en résulte ont de quoi soulever des questions et de susciter des remarques.

En dépassant l&#039;aspect de la juridiction administrative, il s&#039;agissait d&#039;une lettre d&#039;un professeur qui a été plus que déstabilisé et qui vous l&#039;a formulé ainsi : &quot; Je considère que la position de M. le proviseur contribue à me mettre en difficulté face à la classe. Mais pas uniquement cela, je suis aussi mis en danger tant sur le plan moral que physique. En effet, le professeur que je suis a dépassé l’âge l’autorisant à demander la retraite et sa résilience à l’effet du stress de tels évènements est amoindrie&quot;. Outre la forte amertume que suscite chez le professeur l&#039;insensibilité de sa hiérarchie, cette surdité n&#039;est pas sans rappeler les déclarations des plus hautes instances de l&#039;E.N., à chaque fois que survient  un évènement grave dans des établissements de telle ou telle académie. On feint alors l&#039;ignorance, on affirme qu&#039;aucune information n&#039;est remontée permettant de considérer que l&#039;établissement en question est autre chose qu&#039;un &quot;établissement tranquille&quot;, et on déclare que l&#039;évènement était imprévisible. L&#039;émotion qui semble alors toucher la classe responsable confine à l&#039;incongruité. 
Si par chance, l&#039;académie de Bordeaux a été épargnée jusqu&#039;à ce jour, bien des situations approchent chaque année le point de rupture…
Pour qui suit l&#039;actualité de l&#039;EN, force est de conclure que la surdité interne est un principe fondamental de gestion du système dont j’expose ici un des aspects. Pour revenir à l&#039;aspect juridique des suites que j&#039;aurais pu engager au tribunal administratif, outre que la procédure en est toujours aléatoire, ce que l&#039;administration sait, elle s&#039;inscrit généralement dans la discrétion recherchée et n&#039;a le plus souvent que peu de conséquences visibles ce dont l&#039;administration s&#039;accommode fort bien… Je n&#039;aborde même pas l&#039;obligation de réserve du fonctionnaire tant elle suppose en retour la considération de son administration qui est ici hors sujet ! 

Pour revenir aux faits et à la position prise par le chef d&#039;établissement, alors que le règlement intérieur indique une interdiction formelle du portable en cours, il y a là une démonstration faite aux élèves que les règles énoncées peuvent être contournées. Quand on sait que pour se targuer d&#039;être un modèle l&#039;E.N. rajoute le qualificatif &quot;citoyenne&quot; à éducation, là on aboutit à la tartufferie la plus schizophrène…

Comme je l’ai précisé, &quot;les élèves ont déclaré se rendre chez le proviseur, sûrs d’être écoutés&quot; révèle qu’il s’agit d’un fonctionnement devenu coutumier, et se trouve là l&#039;expression stricto-sensu des décrets de juillet 2000 sur le règlement intérieur des &quot;Établissements Publics Locaux d&#039;Enseignement&quot;. D&#039;un esprit déjà suspicieux à l&#039;encontre des enseignants et personnels de l&#039;E.N. desquels il faut protéger l&#039;élève, le zèle particulier du clientélisme désormais installé (et subrepticement introduit dans la notion de mérite) au sein de l&#039;E.N., en fait des employés qui doivent complaire à des &quot;clients&quot; ! Là aussi, on n&#039;est pas à une contradiction près quand les instances de l&#039;E.N. déplorent le consumérisme des familles ! 

Reste à l&#039;E.N., à sa hiérarchie et aux divers ministres de l&#039;E.N. d&#039;assumer véritablement leurs responsabilités, ce dont ils s&#039;exonèrent en permanence… Autant ceux-ci se gargarisent des apports de l&#039;éducation au fonctionnement de la société et à l&#039;intégration de la jeunesse, ce qui me paraît de moins en moins juste, autant ils se taisent lorsque des évènements liés à l&#039;anti-éducation dispensée au sein de l&#039;École viennent faire l&#039;objet de la rubrique des faits divers et délits. Depuis la rentrée, par deux fois au moins, Sud-ouest s&#039;est fait l&#039;écho d&#039;un délit de fuite lors d&#039;un contrôle policier de deux roues… En effet, à l&#039;École on apprend que l&#039;on peut passer outre le règlement, qu&#039;il suffit de se récriminer, de s&#039;organiser en clan pour imposer &quot;sa&quot; loi, pourquoi cela n’en serait-il pas de même dans la &quot;vraie&quot; vie ? Le premier et ses suites relatés dans SO les 8/9 et 10 septembre ont eu lieu à Lormont. Commune aux quartiers sensibles, cela aurait pu dégénérer sans le sang-froid des policiers… Le second dans SO du 29 octobre, encore un délit de fuite, ici d&#039;un jeune majeur à Pessac. Après une course poursuite, il a été touché par la voiture de police, mais sans gravité… Ouf ! Enfin, là on ne voit pas l&#039;E.N. revendiquer sa &quot;réussite&quot; comme elle le fait à chaque étalage d&#039;éducation &quot;citoyenne&quot; et bien-pensante pourvoyant au spectacle lénifiant et mystificateur qu&#039;il convient d&#039;exposer à l&#039;opinion publique…

Le tableau n&#039;est pas complet si on ne rappelle pas le contexte de l&#039;orientation sociale donnée au fonctionnement de l&#039;E.N. Désormais la référence est l&#039;élève en difficultés, celui à qui on n&#039;a de cesse de dire qu&#039;il est victime de la société, lui appliquant une pédagogie de commisération le plaquant ainsi dos à ses origines sociales, quitte même à entrainer dans le déclassement une partie des catégories ayant bénéficié par le passé de l’ascenseur social républicain… Comment peut-on alors penser qu&#039;il ait encore envie de s&#039;intégrer dans la société ? En fait les seuls gagnants, comme d&#039;habitude, sont ceux qui affichent le &quot;beau rôle&quot; qui conforte l&#039;indigent dans sa situation.

Quel est le bilan de cette politique assénée à l&#039;enseignement public (dans l&#039;académie pour le moins) ? Il est des évaluations difficiles à contester malgré les résultats aux examens largement &quot;dopés&quot;, des comparaisons faites sur des calculs tenant compte des catégories sociales et déterminés par le M.E.N. lui-même… Ainsi en Gironde, le classement de l&#039;Express en 2008 de 38 lycées, 27 publics et 11 privés, voit dans les 10 premiers seulement 4 établissements publics alors qu&#039;ils sont les plus nombreux… Les deux lycées les plus prestigieux de Bordeaux se retrouvent 10ème (Eiffel) et 14ème (Montaigne). Le sens de cette lecture se retrouve chez &quot;L&#039;Étudiant&quot; et d’autres médias, autrement dit elle est générale. En quelques années, le public, à qui on impose des règles de fonctionnement aberrantes, a chuté face au privé de façon dramatique…

Monsieur le Recteur, on prétend actuellement rechercher plus d&#039;efficacité dans la fonction publique… En réalité, cette politique appliquée à l&#039;E.N. n&#039;a d&#039;autre finalité que de développer des apparences. Elle montre qu&#039;elle n&#039;a cure, outre de sa réelle efficacité sur le plan social, des personnels qu&#039;elle expose à toutes les vicissitudes même s&#039;ils en subissent de forts préjudices. En somme, tenter de répondre à mon courrier aurait été reconnaître les défaillances d’un système dans lequel vous assumez des fonctions importantes.

En conclusion, nous sommes sur la &quot;bonne&quot; voie, celle d&#039;un objectif de 10% à 20% de la population instruite nécessaire pour assurer le fonctionnement de la société que l’on installe. Quant au reste, dont l’acculturation programmée le prive des savoirs permettant de comprendre et de participer à la gestion le monde, il sera cantonné au &quot;tittytainment&quot;, ce qu&#039;explique si bien Jean-Claude Michéa dans &quot;L&#039;enseignement de l&#039;ignorance et ses conditions modernes&quot;…


Veillez agréer, Monsieur le Recteur, mes respectueuses salutations.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Pas besoin d’anonymat !<br />
Envoi effectué au ministre et à une partie des membres de son cabinet, à des députés, des sénateurs&#8230; Des médias ! Chut silence, ne les réveillez pas !</p>
<p>Jean-Paul SAINT-MARC<br />
Ancien professeur au Lycée les Iris – Lormont<br />
Le 13 novembre 2009</p>
<p>Lettre ouverte à M. le Recteur de l&#8217;académie de Bordeaux</p>
<p>Monsieur le Recteur, dans une lettre recommandée du 25 mai 2009, je vous demandais votre arbitrage dans un différend règlementaire m&#8217;opposant au proviseur de mon lycée. N&#8217;ayant pas eu l&#8217;heur d&#8217;une réponse, convient-il de conclure à l’absence d’arguments qui me soient opposables ? En effet, la nature du différend est telle qu’elle signifie une irrémédiable rupture du lien de confiance entre sa hiérarchie et le professeur, et réciproquement.</p>
<p> Pour rappel des faits tels que je vous les ai détaillés : &laquo;&nbsp;Le portable de l’élève a émis un son qui n’était pas dû à un appel et à l’oubli de couper le fonctionnement de celui-ci, mais à la manipulation de l’élève avec l’intention de troubler le cours. Le repérage a été instantané, l’élève faisant passer son portable « noir » d’une poche de son blouson « blanc » vers le dessous de la table. J’ai donc exigé la remise de l’appareil, saisi suite à plusieurs injonctions avec l’intention décrite ci-dessus. Les 20 minutes qui ont suivies ont été émaillées de remarques et d’interventions inappropriées au cours et un concert de sons curieux et de mots inintelligibles d’élèves ventriloques. La solidarité et le jeu ont des limites qui ont été largement dépassées ici.<br />
A la fin du cours, l’élève fautif est venu réclamer son portable avec le soutien de deux de ses camarades. Après plusieurs refus, après que l’élève responsable ait eu l’autorisation d’éteindre son portable, les élèves ont déclaré se rendre chez le proviseur, sûrs d’être écoutés. Sur le départ, l’élève perturbateur a laissé entendre qu’il y avait quelque chose de raciste, et devant un « pardon ? » fortement interrogatif, s’est rétracté !<br />
Trente minutes plus tard, me rendant chez le proviseur, je n’ai pas été surpris de croiser les élèves qui en sortaient. Ils arboraient un sourire de victoire, puisque sans m’avoir consulté sur les faits, le proviseur avait décidé de ne pas sanctionner le perturbateur, au prétexte, je me permets de le rappeler, que tous les élèves s’opposant au professeur, ce dernier avait nécessairement tort.<br />
En conséquence, surpris et décontenancé par la position de M. le proviseur, j’ai été réduit à attribuer une punition scolaire à l’élève initiateur du trouble, au motif de l’usage intempestif du téléphone, avec l’obligation de réaliser cette punition pour le 26 mai pour être accepté en cours.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Au-delà du conflit interne à un établissement, les faits et l&#8217;attitude de l&#8217;administration de l&#8217;Éducation nationale qui en résulte ont de quoi soulever des questions et de susciter des remarques.</p>
<p>En dépassant l&#8217;aspect de la juridiction administrative, il s&#8217;agissait d&#8217;une lettre d&#8217;un professeur qui a été plus que déstabilisé et qui vous l&#8217;a formulé ainsi : &nbsp;&raquo; Je considère que la position de M. le proviseur contribue à me mettre en difficulté face à la classe. Mais pas uniquement cela, je suis aussi mis en danger tant sur le plan moral que physique. En effet, le professeur que je suis a dépassé l’âge l’autorisant à demander la retraite et sa résilience à l’effet du stress de tels évènements est amoindrie&nbsp;&raquo;. Outre la forte amertume que suscite chez le professeur l&#8217;insensibilité de sa hiérarchie, cette surdité n&#8217;est pas sans rappeler les déclarations des plus hautes instances de l&#8217;E.N., à chaque fois que survient  un évènement grave dans des établissements de telle ou telle académie. On feint alors l&#8217;ignorance, on affirme qu&#8217;aucune information n&#8217;est remontée permettant de considérer que l&#8217;établissement en question est autre chose qu&#8217;un &laquo;&nbsp;établissement tranquille&nbsp;&raquo;, et on déclare que l&#8217;évènement était imprévisible. L&#8217;émotion qui semble alors toucher la classe responsable confine à l&#8217;incongruité.<br />
Si par chance, l&#8217;académie de Bordeaux a été épargnée jusqu&#8217;à ce jour, bien des situations approchent chaque année le point de rupture…<br />
Pour qui suit l&#8217;actualité de l&#8217;EN, force est de conclure que la surdité interne est un principe fondamental de gestion du système dont j’expose ici un des aspects. Pour revenir à l&#8217;aspect juridique des suites que j&#8217;aurais pu engager au tribunal administratif, outre que la procédure en est toujours aléatoire, ce que l&#8217;administration sait, elle s&#8217;inscrit généralement dans la discrétion recherchée et n&#8217;a le plus souvent que peu de conséquences visibles ce dont l&#8217;administration s&#8217;accommode fort bien… Je n&#8217;aborde même pas l&#8217;obligation de réserve du fonctionnaire tant elle suppose en retour la considération de son administration qui est ici hors sujet ! </p>
<p>Pour revenir aux faits et à la position prise par le chef d&#8217;établissement, alors que le règlement intérieur indique une interdiction formelle du portable en cours, il y a là une démonstration faite aux élèves que les règles énoncées peuvent être contournées. Quand on sait que pour se targuer d&#8217;être un modèle l&#8217;E.N. rajoute le qualificatif &laquo;&nbsp;citoyenne&nbsp;&raquo; à éducation, là on aboutit à la tartufferie la plus schizophrène…</p>
<p>Comme je l’ai précisé, &laquo;&nbsp;les élèves ont déclaré se rendre chez le proviseur, sûrs d’être écoutés&nbsp;&raquo; révèle qu’il s’agit d’un fonctionnement devenu coutumier, et se trouve là l&#8217;expression stricto-sensu des décrets de juillet 2000 sur le règlement intérieur des &laquo;&nbsp;Établissements Publics Locaux d&#8217;Enseignement&nbsp;&raquo;. D&#8217;un esprit déjà suspicieux à l&#8217;encontre des enseignants et personnels de l&#8217;E.N. desquels il faut protéger l&#8217;élève, le zèle particulier du clientélisme désormais installé (et subrepticement introduit dans la notion de mérite) au sein de l&#8217;E.N., en fait des employés qui doivent complaire à des &laquo;&nbsp;clients&nbsp;&raquo; ! Là aussi, on n&#8217;est pas à une contradiction près quand les instances de l&#8217;E.N. déplorent le consumérisme des familles ! </p>
<p>Reste à l&#8217;E.N., à sa hiérarchie et aux divers ministres de l&#8217;E.N. d&#8217;assumer véritablement leurs responsabilités, ce dont ils s&#8217;exonèrent en permanence… Autant ceux-ci se gargarisent des apports de l&#8217;éducation au fonctionnement de la société et à l&#8217;intégration de la jeunesse, ce qui me paraît de moins en moins juste, autant ils se taisent lorsque des évènements liés à l&#8217;anti-éducation dispensée au sein de l&#8217;École viennent faire l&#8217;objet de la rubrique des faits divers et délits. Depuis la rentrée, par deux fois au moins, Sud-ouest s&#8217;est fait l&#8217;écho d&#8217;un délit de fuite lors d&#8217;un contrôle policier de deux roues… En effet, à l&#8217;École on apprend que l&#8217;on peut passer outre le règlement, qu&#8217;il suffit de se récriminer, de s&#8217;organiser en clan pour imposer &laquo;&nbsp;sa&nbsp;&raquo; loi, pourquoi cela n’en serait-il pas de même dans la &laquo;&nbsp;vraie&nbsp;&raquo; vie ? Le premier et ses suites relatés dans SO les 8/9 et 10 septembre ont eu lieu à Lormont. Commune aux quartiers sensibles, cela aurait pu dégénérer sans le sang-froid des policiers… Le second dans SO du 29 octobre, encore un délit de fuite, ici d&#8217;un jeune majeur à Pessac. Après une course poursuite, il a été touché par la voiture de police, mais sans gravité… Ouf ! Enfin, là on ne voit pas l&#8217;E.N. revendiquer sa &laquo;&nbsp;réussite&nbsp;&raquo; comme elle le fait à chaque étalage d&#8217;éducation &laquo;&nbsp;citoyenne&nbsp;&raquo; et bien-pensante pourvoyant au spectacle lénifiant et mystificateur qu&#8217;il convient d&#8217;exposer à l&#8217;opinion publique…</p>
<p>Le tableau n&#8217;est pas complet si on ne rappelle pas le contexte de l&#8217;orientation sociale donnée au fonctionnement de l&#8217;E.N. Désormais la référence est l&#8217;élève en difficultés, celui à qui on n&#8217;a de cesse de dire qu&#8217;il est victime de la société, lui appliquant une pédagogie de commisération le plaquant ainsi dos à ses origines sociales, quitte même à entrainer dans le déclassement une partie des catégories ayant bénéficié par le passé de l’ascenseur social républicain… Comment peut-on alors penser qu&#8217;il ait encore envie de s&#8217;intégrer dans la société ? En fait les seuls gagnants, comme d&#8217;habitude, sont ceux qui affichent le &laquo;&nbsp;beau rôle&nbsp;&raquo; qui conforte l&#8217;indigent dans sa situation.</p>
<p>Quel est le bilan de cette politique assénée à l&#8217;enseignement public (dans l&#8217;académie pour le moins) ? Il est des évaluations difficiles à contester malgré les résultats aux examens largement &laquo;&nbsp;dopés&nbsp;&raquo;, des comparaisons faites sur des calculs tenant compte des catégories sociales et déterminés par le M.E.N. lui-même… Ainsi en Gironde, le classement de l&#8217;Express en 2008 de 38 lycées, 27 publics et 11 privés, voit dans les 10 premiers seulement 4 établissements publics alors qu&#8217;ils sont les plus nombreux… Les deux lycées les plus prestigieux de Bordeaux se retrouvent 10ème (Eiffel) et 14ème (Montaigne). Le sens de cette lecture se retrouve chez &laquo;&nbsp;L&#8217;Étudiant&nbsp;&raquo; et d’autres médias, autrement dit elle est générale. En quelques années, le public, à qui on impose des règles de fonctionnement aberrantes, a chuté face au privé de façon dramatique…</p>
<p>Monsieur le Recteur, on prétend actuellement rechercher plus d&#8217;efficacité dans la fonction publique… En réalité, cette politique appliquée à l&#8217;E.N. n&#8217;a d&#8217;autre finalité que de développer des apparences. Elle montre qu&#8217;elle n&#8217;a cure, outre de sa réelle efficacité sur le plan social, des personnels qu&#8217;elle expose à toutes les vicissitudes même s&#8217;ils en subissent de forts préjudices. En somme, tenter de répondre à mon courrier aurait été reconnaître les défaillances d’un système dans lequel vous assumez des fonctions importantes.</p>
<p>En conclusion, nous sommes sur la &laquo;&nbsp;bonne&nbsp;&raquo; voie, celle d&#8217;un objectif de 10% à 20% de la population instruite nécessaire pour assurer le fonctionnement de la société que l’on installe. Quant au reste, dont l’acculturation programmée le prive des savoirs permettant de comprendre et de participer à la gestion le monde, il sera cantonné au &laquo;&nbsp;tittytainment&nbsp;&raquo;, ce qu&#8217;explique si bien Jean-Claude Michéa dans &laquo;&nbsp;L&#8217;enseignement de l&#8217;ignorance et ses conditions modernes&nbsp;&raquo;…</p>
<p>Veillez agréer, Monsieur le Recteur, mes respectueuses salutations.</p>
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		<title>Par : h16</title>
		<link>http://h16free.com/2009/11/22/996-zappe-ton-education/comment-page-1#comment-8874</link>
		<dc:creator>h16</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Nov 2009 18:23:43 +0000</pubDate>
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		<description>Je poste ici le lien sur la lettre des lycéens, in extenso. Pathétique : http://bit.ly/8Oq8RD</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Je poste ici le lien sur la lettre des lycéens, in extenso. Pathétique : <a href="http://bit.ly/8Oq8RD">http://bit.ly/8Oq8RD</a></p>
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		<title>Par : SOS Education</title>
		<link>http://h16free.com/2009/11/22/996-zappe-ton-education/comment-page-1#comment-8869</link>
		<dc:creator>SOS Education</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Nov 2009 17:31:34 +0000</pubDate>
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		<description>J&#039;en suis convaincu, comme explicité chez vous en commentaire.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>J&#8217;en suis convaincu, comme explicité chez vous en commentaire.</p>
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	<item>
		<title>Par : cjacomino</title>
		<link>http://h16free.com/2009/11/22/996-zappe-ton-education/comment-page-1#comment-8866</link>
		<dc:creator>cjacomino</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Nov 2009 16:17:33 +0000</pubDate>
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		<description>@ SOS éducation - Ah, merci, j&#039;y vais ajouter mon lien contestataire, mais avec toujours l&#039;idée qu&#039;il s&#039;en faudrait de peu pour que nous nous entendions...</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>@ SOS éducation &#8211; Ah, merci, j&#8217;y vais ajouter mon lien contestataire, mais avec toujours l&#8217;idée qu&#8217;il s&#8217;en faudrait de peu pour que nous nous entendions&#8230;</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : SOS Education</title>
		<link>http://h16free.com/2009/11/22/996-zappe-ton-education/comment-page-1#comment-8864</link>
		<dc:creator>SOS Education</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Nov 2009 15:58:27 +0000</pubDate>
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		<description>&lt;b&gt;@ Cjacomino&lt;/b&gt;

&lt;blockquote&gt;Je ne vois pas où, sur le site de SOS Education, on puisse ajouter des commentaires.&lt;/blockquote&gt;

Allez plutôt sur le &lt;a href=&quot;http://soseducation-leblog.com/2009/11/24/les-droits-de-l%E2%80%99homme-valent-ils-aussi%E2%80%A6-pour-les-professeurs/&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;blog&lt;/a&gt;.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p><b>@ Cjacomino</b></p>
<blockquote><p>Je ne vois pas où, sur le site de SOS Education, on puisse ajouter des commentaires.</p></blockquote>
<p>Allez plutôt sur le <a href="http://soseducation-leblog.com/2009/11/24/les-droits-de-l%E2%80%99homme-valent-ils-aussi%E2%80%A6-pour-les-professeurs/">blog</a>.</p>
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		<title>Par : SOS Education</title>
		<link>http://h16free.com/2009/11/22/996-zappe-ton-education/comment-page-1#comment-8862</link>
		<dc:creator>SOS Education</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Nov 2009 15:55:31 +0000</pubDate>
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		<description>La lettre des élèves de Terminale STG du lycée Jean-Lurçat (Paris 13e) à leur professeur d&#039;anglais, Claudine Lespagnol, à lire &lt;a href=&quot;http://q.liberation.fr/pdf/20091125/18636_.pdf&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>La lettre des élèves de Terminale STG du lycée Jean-Lurçat (Paris 13e) à leur professeur d&#8217;anglais, Claudine Lespagnol, à lire <a href="http://q.liberation.fr/pdf/20091125/18636_.pdf">ici</a>.</p>
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