Réchauffement climatique : la facture continue d’enfler

Pimprenelle est déçue. Elle avait pourtant assuré à Nicolas qu’elle allait négocier un accord sur le réchauffement climatique en béton armé et que tout le monde serait super content. Mais voilà : NKM, la ministre au nom de groupe de rap sans concession, ne ramène de Durban rien de bon dans sa besace. En fait, comme on va le voir, c’est même pire qu’avant.

Objectivement, l’écologie et les peurs millénaristes avec fin du monde sous des chaleurs tropicales, des inondations, des ouragans, des ours polaires qui font du pédalo dans le lac de Genève et la malaria pour petits et grands, ça eut payé, mais ça ne paye plus…

Il faut croire que tous ces thèmes qui fonctionnaient encore plutôt pas mal jusqu’en 2008 se sont heurtés, assez violemment, à la réalité économique, et que cette dernière ne laisse finalement aucune latitude aux utopies constructivistes citoyennes, décroissantes mais festives, aussi vert et joyeux soit le marketing qui les entoure.

On se souvient de la ferveur religieuse qui avait accompagné le sommet de Kyoto dans lequel pléthore de pays s’était relayée pour signer un accord selon lequel chacun s’engageait à réduire ses émissions de dioxyde de carbone dans des proportions plus ou moins amusantes mais avec toujours à l’esprit que ce soit le plus pénible et le plus culpabilisant possible.

C’était avant que, précisément, les pays réduisent effectivement leur production de dioxyde de carbone à la suite d’une crise carabinée. Eh oui : lorsqu’on ferme des usines, force est de constater qu’on arrive assez bien à remplir les objectifs annoncés, mais ça commence à faire grogner.

Jusqu’à présent, les ronchonnements étaient plutôt sourds et discrets. La crise, elle, n’a cessé de croître et dans des proportions qui laissent présager que tout ceci n’est qu’un début. Avec les derniers rebondissements européens, on pressent qu’il va y avoir un bon coup de décroissance violente pour tout le monde, avec pleurs, grincements de dents et facture carbone bien salée.

Et progressivement, les sommets se sont enchaînés avec de moins en moins de succès, ou pour le dire plus clairement, se sont soldés par des échecs et des flops retentissants. On se souviendra notamment de Copenhague, flop aussi rigolo que coûteux, où l’actualité avait gentiment carambolé les excitations écologiques par la révélation d’un paquet d’emails tous plus croustillants les uns que les autres (que je relatais ici).

On pourra aussi se remémorer les buffets copieusement garnis à Cancun où de pauvres malheureux touchés par le réchauffement climatique se goinfraient de repas plantureux payés avec vos impôts, pendant que dehors, on observait un record de fraîcheur à cet endroit et cette période de l’année.

Avec Durban, on franchit une nouvelle étape, modeste mais indéniable, dans le moquage de visage en cinémascope.

Comme je le disais, la crise a frappé durement un peu tout le monde et tous les pays évitent donc consciencieusement de se mettre un gros boulet écolo-boboïde au pied. Tous ? Pas tout à fait, et c’est d’ailleurs ce qui est une source de joies inépuisables pour les frétillants crétins qui nous gouvernent, puisque l’Europe, au moins, a décidé de continuer, à peu près seule, à s’imposer des restrictions, des taxes et des enquiquinements légaux pour éviter une catastrophe dont tout montre qu’elle n’aura pas lieu.

Oui. Vous avez bien lu et c’est confirmé par Pimprenelle, pas trop contente d’ailleurs de ne pas avoir réussi à embringuer plus de gogos dans ses lubies verdoyantes :

« L’Europe et quelques autres pays acceptent une deuxième période pour le protocole de Kyoto. On décidera ultérieurement pour savoir si cette période dure jusqu’en 2017 ou jusqu’en 2020. »

Ce qui peut se traduire par quelque chose comme : « Roh mais zut alors, tous les pays n’ont pas pu participer jusqu’au bout d’une négociation qui a duré plus de trente heures, et voilà on se retrouve comme des glands à signer un texte entre nous, et personne ne nous suit. »

Formidable. Heureusement, toute cette comédie pathétique se base sur le fait irréfutable que la température monte, que c’est à cause de l’homme et que le débat est clos.

Froid en été, chaud en hiver, c'est que ça se dérègle encore plus !

Sauf que de plus en plus de scientifiques émettent des doutes, font des remarques de plus en plus en désaccord avec ces affirmations qui tiennent définitivement plus du dogme que du fait scientifique prouvé. Dernièrement, c’est un chimiste renommé, Istvan Marko, qui a lâché le morceau :

« Nous ne savons que peu de choses du climat terrestre, et les déclarations du GIEC sont utilisées dans un but politique. (…) De plus, affirmer que le taux de CO₂ augmente la température du globe est erroné. La hausse de température précède l’augmentation du taux de CO₂ (…) On est donc en droit, scientifiquement, de se demander si cela vaut la peine d’investir une telle quantité d’argent et de mettre en péril nos industries et nos sociétés, pour un résultat qu’on ne sait de toutes façons pas atteindre (…) Le mieux, pour la science, c’est qu’on nous laisse travailler sereinement, et sans parti-pris, à l’évolution de nos connaissances et qu’on arrête de nous faire croire que « le débat est clos » … »

Ici, on serait tenter de rajouter « Et toc, prends-toi ça dans les dents, Pimprenelle » , mais c’est un peu facile. Après tout, c’est une politicienne comme on en produit en France treize à la douzaine… Ce n’est pas comme si les hommes et femmes politiques, une fois parvenus au pouvoir, conservaient une once de jugeote ; on se rappellera que Cécile Duflot, DEA de Géographie en poche, n’hésite pas à placer le Japon dans l’hémisphère sud, par exemple. Que NKM balance des bêtises consternantes indignes d’une polytechnicienne ne doit donc pas surprendre.

Mais cependant, même en tenant compte de ce biais extraordinaire de nos politiciens à raconter et faire absolument n’importe quoi et abandonner totalement toute lucidité lorsqu’ils sont au pouvoir, on ne peut s’empêcher de se dire que ces conneries durbanesques, en ces temps de crise, ont un parfum d’absurde assez lamentable.

D’autant qu’on ne m’enlèvera pas de l’idée que tout ceci est une fumisterie honteuse puisqu’il s’agit de brûler des tonnes de kérosène pour envoyer des politiciens à Durban pour discuter sur « Comment brûler moins de kérosène », puis de les ramener en brûlant au moins autant de tonnes de kérosène.

Mais ce n’est rien à côté des décisions que prennent ces mêmes politiciens lorsqu’ils sont en roue libre, pas observés par le reste du peuple qui paye.

On découvre ainsi, comme propulsé à la sortie d’un train fantôme sous acide avec la musique trop fort et les fumigènes en mode turbo, qu’au milieu de tout ce bordel inouï, … l’Europe décide d’aider la Chine pour lutter contre le réchauffement climatique en lui filant 500 millions d’euros.

Je la refais en plus lent : la Chine, qui dispose de la réserve de cash en Euros et en Dollars la plus importante du monde, a obtenu un prêt d’un demi-milliard d’euros d’une Europe exsangue, en plein milieu d’une crise dont tout indique qu’elle peut être sa dernière.

Avec Durban et les déclarations lamentables de Pimprenelle, ceci est donc la blague la plus coûteuse de l’Histoire.

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Commentaires62

  1. Nicolas

    « «J’aimerais partager avec vous le fait que tous les projets ayant bénéficié de la première partie du prêt ont été efficaces en réduisant les émissions de dioxyde de carbone de trois millions de tonnes par an» »

    Putain ! 3 tonnes 500 millions d’Euros ?! Je vais leur vendre mon Co2 moi ! Ca m’a l’air super rentable !

  2. Guillaume

    C’est un peu comme le choix unique du CO2 pour taxer les voitures dans le cadre du bonus malus.

    Résultat : les villes françaises régulièrement épinglées à cause de la pollution aux particules fines. Cause : dieselisation du parc français record (c’est pas la cause unique, mais la principale). Mais on tourne toujours autour du pot : c’est la faute à la météo, etc…
    Exemple : http://www.20minutes.fr/ledirect/828184/pollution-particules-fines-ministere-ecologie-conseille-reduire-vitesse-vehicules

    Pour moi, le CO2 est le moins pire des polluants.

    1. Pythéas

      C’est peu de le dire : le CO2 n’est PAS un polluant…
      En revanche, les particules fines, le dioxyde d’azote (NO2) et les pollutions à l’ozone trouvent directement leur origine dans la technologie diesel, allègrement subventionnée par l’UE, et plus encore par la France, qui taxe moins ce sous-produit pétrolier que l’essence, pour des raisons clientèlistes historiques…
      Résultat : on génère un énorme problème de santé publique immédiat(asthme, insuffisances respiratoires, et je tais les bronchiolites à répétition des petits franciliens – dont il serait interessant de comparer le nombre par rapport à des villes américaines où l’on roule à l’essence) pour échapper à un hypothétique problème climatique pas prévu avant 100ans (pas fous, les prophètes prédisent toujours les catastrophes quelques dizaines d’années après leur propre mort).

        1. gem

          A bin si. Les fines, on les voient seulement quand on a éliminer les grosses, mais elles sont là quand même. C’est vrai pour le bois mais aussi bien pour le diesel, d’ailleurs : les FAP ne font que capter les grosses, mais les fines étaient déjà là.
          Et les fines ne sont pas pire que les grosses, le bon vieux SMOG étaient bien plus dangereux que nos modernes émanation du diesel

        2. Pascale

          Ah, la la !!! Trop obsédée par l’actualité sérieuse que chaque Français devrait prendre au sérieux j’avais lu « partie fine » au lieu de « particules fines » !

        3. Yrreiht

          @ gem
          Les SMOG étaient produit par le charbon, riche en soufre et métaux diversement nocifs.
          Si les grosses particules sont éliminées par les petits cils des bronches qui ramènent tout dans la gorge et que l’on expulse finalement en se raclant la gorge. Les fines se coincent dans les alvéoles.

        4. gem

          @malbarré
          Certes. En principe. Sauf que les systèmes de nettoyage/filtrage biologiques ne sont pas plus parfaits que les systèmes artificiels : leur efficacité n’est pas de 100% même en bonne condition, ils s’usent (destruction des cils par le tabagisme, diverses autres agressions), tombent en panne (diverses affections qui réduisent temporairement l’efficacité), etc. ; résultat : les grosses sont un problème. Plus grave que celui des fines, à l’origine.
          Et surtout, encore une fois : si les fines posent maintenant un problème, c’est seulement parce qu’on a réduit l’importance des grosses, mais elles étaient déjà là « au bon vieux temps ».

    2. Nord

      Je plussoie, naturellement. Par contre j’aurais écrit « inique » au lieu de « unique » mais c’est sans doute parce que je suis un vilain canard ;-)

      PS: n’oubliez pas les mésotéliomes dans la liste des joyeusetés festives qui nous exploseront à la gu**** à cause des résidus de la combustion de cette infâmie nommée diesel.

    3. Before

      Je crois que pour le diésel, c’est plutôt l’inverse qui s’est produit : comme la France avait des constructeurs auto qui ont (été ?) poussé à la fabrication de diésel, fallait bien trouver un moyen de ne pas pénaliser ces moteurs.

      Ainsi, on engage un joli cercle vicieux; et on pollue de plus en plus en faisant croire l’inverse…

      1. Nord

        Je n’ai pas la preuve de ce que j’avance, mais je ne peux m’empêcher de penser que les coûts de R&D des motoristes ont sans doute motivé ceux-ci à convaincre et les gouvernants et les organisations écologistes que le diesel était le carburant de l’avenir. Indépendamment de ça, la résultante de la combustion de diesel produit, c’est vrai, moins de CO2 que les autres carburants (classiques) … et quand on pense à Kyoto …

        En Belgique, au début des années 2000, c’est une ministre écologiste qui a doublé les taxes sur le GPL (eh oui!) et l’essence tout en diminuant celles sur le diesel – faut le savoir!

        Mais bon: aucune preuve, juste du bon sens.

        1. eheime

          Les constructeurs francais, relativement en avance sur cette techno, ont fait du lobbying pour qu’elle soit favorisée plus. C’était une forme de protectionisme indirect.

        2. Nicolas B.

          Oui et non… Au départ le diesel est un sous produit du raffinage pétrolier et a priori qui étaient rejetés dans les rivières en cas de surplus il y a quelques années (dixit un de mes profs en mécanique en prépa). Je pense donc que c pas un mal qu’il soit brûlé aujourd’hui… Et je plussoie : les fines sont devenus un problème car on les voit aujourd’hui grâce aux progrès de détection et à la disparition des grosses!

  3. kelevra

    ce n est pas 500 millions mais 1 milliard, en effet 500 millions ont deja ete verse en 2007.
    les brides nous prennent pour des cons, et franchement ils ont pas tort.

  4. Marco33

    Bonjour h16,

    Si l’essentiel de votre post, classique mais tellement vrai et bien écrit, me faisait sourire (vous allez l’art de me faire rire jaune!!!) et bien rire avec le lien sur la vidéo avec la khmer verte, j’avoue que votre info sur le prêt de la BEI à la Chine pour développer les énergies renouvelables, m’a effacé le sourire ironique que j’arborais.
    J’avoue un désir de lynchage devant ce qui n’est plus de la bêtise, mais de la connerie criminelle à l’état brut.

    Il existe l’IgNobel pour les recherches les plus saugrenues, voir débiles.
    On devrait inventer un titre (le trophée du principe de Peter?) d’urgence et l’attribuer chaque année.
    Ceci comme catharsis, mais gageons qu’il y aura foule comme candidats pouvant être nominés!!!

  5. Pascale

    J’ai été étonnée par les médias (mais pas trop quand même quand on connaît l’orientation de ceux-ci) sur leur traitement de l’info Durban depuis quelques semaines. Pour tous les journalistes il est parfaitement établi maintenant que le climat se réchauffe et que c’est de la faute des hommes. Il n’y a pas l’ombre d’un questionnement, d’une remise en question de cette théorie qui est alors présentée comme un dogme irréfutable.

    Tellement irréfutable qu’absolument aucun partisan de la théorie inverse (le non-réchauffement climatique en général et par l’homme en particulier) n’a été interviewé sur le sujet. Enfin ,e je n’en ai vu aucun sur les médias que je visionne sur mon smartphone.

    Étonnée aussi (mais pas trop quand même) par le nombre de femmes participant à Durban. D’habitude, dans les sommets, on ne voit que des costumes sombres masculins. Avec un ou deux tailleurs féminins qui se battent en duel. Ici on avait au bas mot deux tiers de femmes : la sensibilité féminine sans doute.

    Ça me rappelle un article que j’avais lu sur quelque site boboïforme, fortement fréquenté par des femmes, article qui expliquait que l’Humanité passait dans une nouvelle ère : celle de la cueillette après avoir pratiqué l’ère de la chasse…

  6. Pascale

    «  » »on se rappellera que Cécile Duflot, DEA de Géographie en poche, n’hésite pas à placer le Japon dans l’hémisphère sud, par exemple. Que NKM balance des bêtises consternantes indignes d’une polytechnicienne ne doit donc pas surprendre. » » »

    Je crois surtout que ça démontre une fois de plus le naufrage de notre éducation.

    1. something

      L’exactitude c’est un truc de réac, comme l’orthographe. C pa grav qe jecris mal pasqe tou le mde a compri comme meme. On s’en fout que le Japon soit dans l’hémisphère nord ou sud parce que tout le monde sait de quoi je parle.

    2. eheime

      Ca démontre que pour faire de la politique, il vaut mieux connaitre Monsieur Truc ou Madame Machin, savoir parler et sourire, que de savoir de quoi on parle .. (vrai dans beaucoup de métiers ceci dit, mais au moins le client n’est pas obligé de vous revoir quand vous avez mal fait votre travail)

    1. JG2433

      J’aurais, quant à moi, plutôt fait allusion à un procès de Moscou* post-soviétique… Malheureusement, celui-ci n’a jamais eu lieu, ni en cette ville ni ailleurs, et n’a guère de chance de se tenir un jour. :-(

      * j’insiste : ne pas corréler évidemment aux trois procès de Moscou (on ne peut plus réels, eux, et de triste mémoire) des années 1936, 1937 et 1938.

  7. eheime

    « D’autant qu’on ne m’enlèvera pas de l’idée que tout ceci est une fumisterie honteuse [..]
    Mais ce n’est rien à côté des décisions que prennent ces mêmes politiciens lorsqu’ils sont en roue libre, pas observés par le reste du peuple qui paye.  »

    > quelques exemples pour illustrer vos propos :

    1. Paris ne communique pas sur la pollution. C’est étonnant n’est-ce pas ? Figurez-vous que les voies à bus et autres vélos écolo ont créé des bouchons monstres qui font que Paris n’a pas vu sa pollution baisser.
    Probleme : il y a bien eu une baisse de traffic (de 5%) et les voitures polluent moins .. Ca la fout mal avouez le !
    Le maire n’aurait rien fait , la pollution aurait probablement baissée, ou en tout état de cause, la pollution aurait été exactement la même sauf que 10 millions de parisiens n’auraient pas eu le plaisir de se faire donner la lecon et de rentrer plus tard chez eux. ..

    2. Quand vous vendez ou louez un appart, on vous fait remplir/lire un « bidule » sur la performance energétique.
    C’est plein de couleurs, c’est très joli, mais c’est surtout complètement fantaisiste et tout le monde s’en fiche bien. Allez-vous renoncer à louer un appart parce qu’il est classé « D » en terme d’isolation ?? QUand on sait la difficulté à louer un placard à balais dans Paris, je vous garantie que ce « bidule » n’est meme pas lu.
    Mais surtout : songez aux tonnes de paperasse générées par ces idioties ! Qui dit paperasse dit arbres coupés (à l’autre bout de la terre évidemment), pétrole pour les couper, pétrole pour les acheminer, électricité pour les broyer et en faire de la pate, petrole pour acheminer feuilles. Plus le mec qui se déplace pour faire le controle …
    Encore une grande idée que seul un bon technocrate français est capable de mettre au point !

  8. Joblagadluch

    Allez, parce que j’aime bien chercher la petite Bête à H16. En quoi Mr Marko est-il un spécialiste du climat? Déjà un chimiste, c’est pas un climatologue. Ensuite, qu’est-ce qu’il étudie donc ce bon monsieur qu’il a fait des grandes écoles donc qu’il est effectivement possiblement crédible? « Le professeur Markó a comme principaux intérêts de recherche le développement de synthèses totales, courtes, efficaces et stéréocontrolées de produits naturels. Il est également impliqué dans le développement de nouvelles méthodologies telles que la mise au point de nouveaux réactifs organométalliques, la polycyclisation anionique, le développement de nouvelles réactions électrochimiques ainsi que de réactions écologiques[1]. » Dixit Wikipédia. Donc à moins qu’il contrôle le climat en stéreo (et pas pour écouter du NKM visiblement!) il ‘nest peut être pas forcément le mieux placé pour en parler. Bref, tout cela pour dire qu’il a peut être raison le gugus (avec beaucoup de respect pour le parcours brillant du gugus), mais que je ne vois pas en quoi se position se diffère du dogme du GIEC. C’est son avis, rien ne le prouve. Donc qu’il retourne travailler et qu’il vienne parler (comme le GIEC!) une fois qu’ils auront des bases scientifiques solides! :)

    1. Heu. C’est un magnifique adhominem, ou un argument d’autorité, au mieux. Donc sans intérêt.

      J’attends donc un élément factuel qui te permet de dire que Marko dit faux.

      1. Joblagadluch

        Je serais curieux de comprendre comment la citation de Marko, qui fait force d’argument dans cet article échappe lui à la classification d’argument d’autorité dont est assorti mon explication? Car il existe de nombreuses théories (j’aurais pu ici utiliser le mot « dogme ») qui appuient ou contredisent la théorie du réchauffement climatique. A priori, et en l’état actuel de mes connaissances, certes limitées, il n’existe aucun consensus sur la question. Donc, ma question était la suivante: En quoi la position du professeur Marko est-elle plus juste que d’autres? Quel élément factuel vient appuyer ses dires? Ce n’est à priori pas sa spécialité (bien que je ne doute pas qu’un homme de son érudition s’intéresse à plein de chose). Il n’a pas apporté, que je sache d’étude ou de faits pour étayer son discours?

        1. La citation ne fait pas office d’argumentation elle fait office de citation qui renvoie à l’article dans lequel le chercheur émet une opinion argumentée. Pour cela, il faut aller lire l’interview et, pourquoi pas, poser des questions à ce chercheur.

        2. DoM P

          On peut tout de même noter qu’effectivement, l’augmentation des températures précède celle du CO2, et non l’inverse. Ceci est un fait, pas une opinion.
          C’est vérifiable, vérifié, et non contesté.
          C’est juste que les tenants du RCG anthropique « oublient » de le mentionner.

    2. JG2433

      « En quoi Mr Marko est-il un spécialiste du climat? Déjà un chimiste, c’est pas un climatologue. »

      Monsieur Jean Jouzel, Vice-Président du Giec, qui n’arrête pas de nous bassiner avec le réchauffement (sous-entendu d’origine humaine) est… chimiste de formation ! Warrfff !

        1. Cécile

          Ingénieur ferroviaire, ah oui. Mais lui, c’est pas pareil. Il est du bon côté, il peut être ce qu’il veut, il sera toujours révéré pour sa science climatique.

        2. Théo31

          Un jour, pendant un oral de géographie physique, un prof a demandé à une étudiante le métier qu’elle voulait faire. Elle lui répondit : météorologue. Le prof lui a répondu qu’elle n’avait rien à faire en géographie et que la météorologie, c’était essentiellement de la physique de l’atmosphère.

    3. ph11

      « En quoi Mr Marko est-il un spécialiste du climat? Déjà un chimiste, c’est pas un climatologue. »

      La pseudoscience climatique concerne divers domaine très variés, que ce soit la géologie, météorologie, chimie, dynamique des fluides, astronomie, océanologie, etc.
      Le but originel du GIEC était de rassembler ces divers spécialisations pour traiter du climat.
      Si chaque spécialisation concernée par le soi disant RC ne peut plus critiquer la mission sur laquelle il participe, c’est qu’on a là une grosse merde.

      L’écologie politique est une aberration. Comment fait le peuple pour contrôler si les politiques sont bien menées vu qu’il est impossible pour le citoyen lambda de mesurer lui-même le climat et que le climat a peu d’influence sur la vie de tous les jours, contrairement à l’économie ?

  9. Raoul

    commentaire à effacer
    « pléthore de pays s’étaient relayés »
    A priori, vous avez choisi d’accorder avec « pléthore » mais dans ce genre de constructions, c’est l’exigence sémantique qui justifie l’accord et « se relayer » exige deux protagoniste au moins…
    A l’inverse, dans « une pléthore de partis condamne le libéralisme sans rien en savoir » le singulier souligne la belle unanimité des crétins…

  10. MXI

    Je ne sais pas si je suis le seul, mais le lien vers : « dans des proportions qui laissent présager que tout ceci n’est qu’un début » ne semble pas fonctionner.

      1. MXI

        C’est vilain… quand j’ai vu le titre de la page en lien (bla bla – 12/12 – bla bla) j’ai cru à un deuxième billet bonus – cadeau de Noël – un lu, un offert…

        Et au final, rien. Pub mensongère.

        La déception est rude.

  11. Before

    P’tet que le coup des 500 miyons de brouzoufs prêtés à la Chine, c’est pour qu’elle puisse les refourguer en loucedé aux pays européens, puisque la BCE ne peut pas prêter en direct (à moins que j’ai raté un épisode, j’ai du mal à suivre tous ces sommets, et pourtant je fais de la montagne…).

    Aut’ chose : le Climategate 2.0, j’en ai pas vu / entendu beaucoup d’échos (euphémisme) même dans la blogosphère libérale.
    Et ça sort au moment de Durban … On peut facilement trouver le moment opportun : alors, y a-t-il vraiment matière à polémique dans cette seconde livraison de mails ?

    1. Nicias

      Oui c’est un risque, mais s’ils les dépensent, in fine, cela se traduira en exportations européennes et donc c’est une sorte de plan Marshall. L’aberration ce n’est pas de prêter 500 millions à la Chine, puisque c’est exactement ce qu’elle fait de son coté, mais c’est d’aller quémander des milliards pour renflouer la Grèce ou l’EFSF et ainsi l’aider à ne pas dépenser ses € et sous-évaluer le Yuan.
      Si la chine dépensait la part en € de ses réserves de change, cela ferait un plan de relance d’au moins 600milliards d’€.

  12. tarentulas

    bonjour cher h16, très bon billet comme d’hab. Puis-je interpeller vos neurones : dans la série « l’état s’en mêle, fuyons! », il faudrait aussi parler de la pseudo taxe incitative des ordures ménagères, pustule parmi tant d’autres sur le nez du Grenelle de l’environnement? Elle va être mise en service dans ma commune et vous savez quoi? aucune concertation, des tarifs multipliés par 2 voire par 3 pour 1 ramassage par mois! Bien entendu ce sont les plus pauvres qui subissent l’augmentation de plein fouet, les plus aisés vont même faire des économies. C’est génial, mais ce n’est pas tout, même le personnel de la communauté de communes avoue qu’il va brûler discrètement ses ordures….
    Il est pas beau mon gâchis? Hein il est pas beau? Moi aussi je veux un masque à gaz, ils font les mêmes pour fille taille xl?

    1. douar

      tiens donc, chez moi également; il y a même un collectif qui s’est monté, et des discussions houleuses avec les maires et les communautés de communes. Les élus parlent de non respect de la démocratie quand les usagers se révoltent. Et quand on fait exploser les factures en affirmant le contraire auparavant, c’est quoi selon eux?

      1. Guillaume

        Il n’y a qu’a déposer les ordures dans leur jardin.

        C’est comme la nouvelle lubie : peser les ordures. Résultat prévisible : décharges sauvages qui vont se multiplier.

        Pour ceux qui pensaient que le Grenelle de l’environnement servait à autre chose que de dispenser de nouvelles TAXES se lèvent!

        1. JG2433

          « décharges sauvages qui vont se multiplier »

          C’est une hypothèse que j’avais exposée sur un forum ayant abordé ce sujet.
          Il m’avait été répondu grosso modo ceci :
          Au début, ce sera plus ou moins le cas. Mais ça ne dure pas.
          Je suis loin d’être convaincu…

      2. Before

        A propos des décharges sauvages, il y a en une petite près de chez moi, qui est régulièrement nettoyée par les services municipaux et non moins régulièrement remplies par de sombres imbéciles.
        Et cela depuis des années, alors, non, je ne crois pas que ce genre de comportement s’estompe.

        A noter au passage que les déchargeurs sauvages sont probablement des professionnels (nombreux gravats) qui doivent si je ne m’abuse, payer pour pouvoir utiliser la déchetterie municipale qui se trouve à moins d’un km de là … Cause à effet ?

        1. Guillaume

          Même pas besoin d’aller à pétaouchnok. Il suffira de poser la poubelle en dehors de son bac, pour qu’elle ne soit pas ramassée ni pesée, jusqu’à ce qu’une bonne ame charitable s’en charge. Ce qui va arriver inévitablement dans tous les endroits ou les poubelles sont réunies (collectifs, lotissements…)

  13. vabo

    100% d’accord sur l’analyse du comportement déviant politicien.
    Beaucoup plus réservé quand au scepticisme climatique affiché.
    le web regorge de critiques des environementalistes.
    Restons pragmatiques.
    la vraie problématique soulevée est-elle la mort des ours polaires ou comment va t’on alimenter nos usines? nos voitures?, nos hopitaux? sans prendre en compte un jour ou l’autre des limites physiques élémentaires à une croissance infinie de tout?
    http://www.manicore.com/ est très objectif et NON PARTISAN (juste un peu pro-nucléaire, mais avec des arguments.)
    Cordialement,
    vabo

    1. Manicore ? Been there, seen that. Par exemple, sur le pic pétrolier, il ne tient pas compte de la régulation étatique. C’est ballot, c’est LE paramètre le plus important.
      Tiens, exemple :
      http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=CG2Fey55DCk

      Si on veut trouver du pétrole, du charbon, on peut, sans aucun problème. Et le nucléaire aussi.
      L’Humanité ne manque absolument pas d’énergie pour les 500 ans à venir.
      De bon sens et de gens compétents, en revanche …

      1. Guillaume

        Je ne suis pas d’accord. L’energie est avant tout un problème de DEBIT. On peut trouver du pétrole du charbon, mais de manière de moins en moins concentrée, et de plus cher, et surtout, de plus en plus long à extraire! … energétiquement. Le PO est un fait. Cela dit, le PO ne signifiera pas la fin du monde :)

        1. Le peak-oil est « à prix donné » et n’est donc absolument pas simple à calculer. Qu’il existe pour un prix donné, c’est évident. Mais il n’en reste pas moins vrai que si l’on retire les contraintes purement étatiques d’exploitation, les prix des ressources disponibles diminuent énormément, repoussant de façon très importante le peak oil calculable.

          Dit plus synthétiquement : l’Humanité ne manque absolument pas de ressources énergétiques.

    2. vabo

      ok pour la régulation étatique, pour le prix il y a surtout la spéculation, >90% des échanges sur le marché…
      100% d’accord qu’une manipulation est orchestrée.
      Seulement voilà, on ne découvre plus autant de nouvelles réserves qu’on extrait de pétrole, ce depuis qq décénies. Les exportateurs nets deviennent peu à peu importateurs, le pétrole le plus simple à extirper, le moins cher à transformer, celui du golfe, semble passer son pic de hubert. Les données sur les réserves prouvées sont fausses.
      Il doit pourtant rester sous terre encore bien la moitié de ce qu’on a extrait! Il en sortira toujours dans 500 ans, mais désormais un peu moins chaque année, alors qu’on en demande toujours plus. La différence se compense de plus en plus difficilement avec du pétrole bien plus cher à exploiter (deep water, sables bitumineux, éventuels gaz de schiste, hypotétique BIOfuel…)
      Ce qu’il faut bien garder à l’esprit selon moi, c’est que même la plus audacieuse stratégie financière repose toujours sur des lois physiques élémentaires. il y aura toujours du pétrole, mais pour les décennies à venir, on va être obligé de diminuer plus ou moins violemment notre conso, soit par les quotas de production, soit par les coûts d’extraction, soit par les guerres, soit par un subtil mécanisme imaginé par nos géniaux hommes politiques & financiers.
      Le faire de façon ordonnée, c’est garder les commandes, attendre que ça se passe c’est prendre le risque que ce soit violent… C’est ça le message sur manicore.
      Le niveau de pipotage de nos dirigeant est aussi lié à notre degré d’incompréhension/de rigidité face à ce mécanisme.
      Le pic pétrolier peut être retardé par la régu étatique, il n’en reste pas moins une réalité physique, qui a déjà eu lieu pour le pétrole des US, de la mer du Nord, sans doute a lieu dans le golfe, et aura lieu pour les gissements qui vont suivre.
      Mais sans parler du coût, ni du gaspillage énorme de l’énergie à l’heure actuelle, cela semble évident qu’on ne va pas voir en occident notre conso d’énergie doubler dans 10 ou 20 ans, pour faire quoi de plus? Et si ce n’est pas aujourd’hui, à partir de quand arrêter de considérer l’économie comme un circuit ouvert, jusqu’à quand pourront nous considérer les externalités, comme la pollution, comme étant négligeables? S’il faut changer de cap, autant le faire quand il reste encore un tout petit peu de marge de manoeuvre, car on en a aujourd’hui.

      1.  » le pétrole le plus simple à extirper, le moins cher à transformer, celui du golfe,  »
        Tututut. Il y a des pétroles assez simples à récupérer ailleurs, mais les normes environnementales interdisent leur exploitation.

        Pour ce qui est de la conso, je vous fais le pari qu’à 10 ans, elle aura augmenté. L’humanité n’aura jamais à souffrir du pic-huile.

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