Ce peak oil qui n’en finit pas de ne pas arriver

Tant dans les commentaires de ce site qu’un peu partout sur différents blogs, on lit régulièrement que la fin de la société basée sur le pétrole est pour très bientôt, que la production pétrolière a atteint son maximum et en général, ces assertions sont immédiatement suivies d’une bordée d’arguments en faveur des énergies dites renouvelables, éco-compatibles et composées à 75% de bisous et de câlins sociétaux. La réalité, comme souvent, est assez éloignée de ces affirmations péremptoires.

L’idée générale que la quantité de pétrole disponible est finie est évidemment exacte. L’idée que plus on extrait de pétrole, moins il en reste est, elle aussi, parfaitement exacte. L’idée que la société humaine va brutalement manquer de pétrole est déjà nettement plus difficile à avaler, et que l’humanité va se retrouver à court d’énergie bon marché est, pour le coup, complètement à coté de la plaque.

Il faut savoir que les prédictions plus ou moins catastrophiques de fin de la société moderne liée à la disparition du pétrole ne datent pas d’hier : dès 1920, les enquêtes menées par le bureau américain de géologie estimaient les réserves pétrolières totales à 60 milliards de barils. Seulement voilà : depuis cette date, l’humanité a produit plus de 1000 milliards de barils et les réserves s’établissent actuellement à 1500 milliards.

Force est en effet de constater que les prédictions, parfaitement malthusiennes, de fin imminente d’une source d’énergie se sont régulièrement avérées très exagérées dans leurs conséquences, et particulièrement fausses dans leur timing.

D’une part, les recherches géologiques menées régulièrement partout sur le globe permettent de trouver des réserves encore largement vierges de toute exploitation.

D’autre part, les innovations ont régulièrement repoussé les limites de ce qui était considéré comme exploitable à des prix décents. Les catastrophistes font valoir justement le fait que puisqu’il est de plus en plus difficile d’aller chercher ce pétrole, c’est qu’il est de moins en moins rentable. En réalité, d’énormes économies d’échelle et d’exploitation sont réalisées par l’innovation technologique ; c’est bête à dire, mais une station de pompage pétrolier en pleine mer est quelque chose de parfaitement courant de nos jours mais inimaginable en 1930.

D’ailleurs, dès lors qu’on est prêt à accepter des coûts de production plus élevés, le rang de produits disponibles pour satisfaire les besoins énergétiques de l’Humanité s’élargit dans des proportions notables :

Oil and related Production cost curve

Si à 40$ le baril, on dispose couramment de 3000 milliards de barils, le fait de passer à 60$ le baril fait passer la quantité disponible à plus de 5000 milliards de barils, ce qui laisse le temps de voir venir. Or, les économies mondiales sont parfaitement capables d’encaisser une telle augmentation du prix : le prix du baril est actuellement supérieur à 100$, et a/ il est composé pour grande partie d’inflation du billet vert lié aux utilisations massives de la planche à billet, et b/ l’abominable société de consommation capitalistique occidentale qui pollue avec des grosses voitures … continue de fonctionner exactement comme lorsque le prix du baril était à 40$. Si ceci ne montre pas une excellente résilience du système, je ne sais pas ce que ça montre.

Encore une fois, le fait indubitable que la quantité de pétrole soit finie n’implique absolument rien sur la capacité de l’humanité à pouvoir s’en passer sans souci. Et surtout, les prédictions affolantes de fin du monde dans un désert énergétique total sont issues des mêmes personnes qui nous ont prédit, avec la même précision, la disparition des forêts sous les pluies acides, l’explosion des cancers de la peau suite au trou dans la couche d’ozone, des catastrophes climatiques à n’en plus finir suite au refroidissement global (dans les 70s) puis à cause du réchauffement général (dans les 90s), devenu commodément changement puis plus rien du tout à mesure que les statistiques s’accumulaient en leur défaveur. On retrouve les mêmes penchants, les mêmes prédictions extrêmes et le même goût pour des gens qui meurent par millions (dans un futur proche) avec les fabuleuses productions du Club de Rome :

« If all the policies instituted in 1975 in the previous figure are delayed until the year 2000, the equilibrium state is no longer sustainable. Population and industrial capital reach levels high enough to create food and resource shortages before the year 2000″ (Limits to Growth, p. 169).

Mais le plus étrange est que malgré ces échecs consécutifs, systématiques et permanents, il se trouve toujours autant de personnes à écouter non seulement leurs prévisions, mais aussi leurs propositions, qui, in fine, reviennent toujours à collectiviser l’énergie de la production à la consommation, à diminuer autant que possible l’utilisation de cette énergie et, conséquemment, à appauvrir tout le monde. Le tout est de présenter cet appauvrissement comme un petit mal nécessaire, imposé au travers d’un ordre mondial millimétré, par la peur atavique et bien humaine de manquer de nourriture et d’énergie.

La réalité est évidemment différente. De l’énergie, il y en a, plein. Mais son exploitation est consciencieusement limitée par ces gens qui pensent avant tout à leurs intérêts politiques avant celui de ceux qui n’ont rien et qui n’ont dès lors pas le luxe de se passer d’énergie. Par exemple, dans la vidéo suivante, on découvre que les Etats-Unis sont, sur le plan des ressources, auto-suffisants.

On comprend ici qu’en empêchant sciemment l’exploitation des ressources sur le territoire américain, toute un frange d’activistes écologistes, de conservateurs aux intérêts bien compris et autres peak-oilistes excités favorisent clairement l’utilisation des produits pétroliers venant, notamment, du Golfe Persique, ce qui conduit aux situations géopolitiques qu’on connaît. Devant ces chiffres, ces situations n’ont aucun besoin réel de perdurer.

D’ailleurs, une tendance de fond se développe à mesure que de nouvelles technologies rendent exploitables des ressources plus locales : le gaz de schistes mis en exploitation, le prix du gaz naturel s’effondre. Heureusement, en France, le président du pouvoir d’achat, les socialistes officiels et les cocos verts ont réaffirmé l’importance que les pauvres se réchauffent à prix d’or en refusant toute exploitation sur le sol national : lorsque les prochains SDF claqueront en plein hiver, pas un ne se rappellera qu’il y aurait pu avoir du gaz à 2$ par mega-BTU (et puis, s’il n’y a plus de pauvres, qui va encore voter pour ces clowns ?)

Non, l’énergie ne manque pas. Et si l’énergie pétrolière ou gazière n’est pas encore suffisante, il existe l’énergie nucléaire, encore plus abondante. Soit sous forme traditionnelle, soit sous forme moins conventionnelle (comme le Travelling Wave Reactor, ou les petits réacteurs lents de Gen4).

Thorium dans le monde

Et si cette forme d’énergie nucléaire ne satisfait pas encore, il y a encore l’utilisation du thorium, actuellement très sous-exploité malgré ses nombreuses qualités. Il est même envisagé dans l’alimentation énergétique de voitures, qui, ainsi équipées, pourraient fonctionner toute leur durée de vie (plusieurs centaines de milliers de km) sans jamais avoir besoin d’être rechargées.

La conclusion est sans appel : il n’y aura pas de pénurie d’énergie, ni de pétrole, ni de gaz, ni d’énergie nucléaire. Il y en a largement pour les besoins de toute l’humanité, même au niveau actuel de consommation des Américains, les plus énergivores. Et le seul obstacle à l’exploitation de ces énergies n’est pas technologique, technique, économique ou même environnemental. Il est exclusivement politique.

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Commentaires156

  1. Sanksion

    Aussi, on peut regarder l’évolution de l’intensité énergétique de nos processeurs, la courbe est très rassurante.
    C’est difficile pour pas mal de gens de voir comment la puissance de nos pentiums pourrait changer la donne dans les défis énergétiques, mais c’est le cas.

    Et il y a un livre très intéressant sur le sujet de l’énergie :

    THE BOTTOMLESS WELL The Twilight Of Fuel, The Virtue Of Waste, And Why We Will Never Run Out Of Energy by Peter Huber and Mark P. Mills.

    C’est un sujet où on doit admettre que même nos tops astro physiciens ne sont pas foutus de comprendre l’énergie (suffit de voir toutes les unités de mesure de l’énergie qu’on a inventé pour comprendre qu’il y a quelque chose qui nous échappe). Et seront encore moins foutus de comprendre l’énergie, les politiciens et comités d’expert de planification.
    Si un jour nous manquons d’énergie, il y a plus à parier que les pénuries proviendront de mauvaises politiques interventionnistes plutôt que le manque physique de ressources.

        1. Sanksion

          Le temps qu’on passe effectivement le peak oil, on utilisera d’autres ressources. Le pétrole n’a jamais été qu’une brève dans l’histoire de l’humanité.

        2. Le titre c’est « ce peak oil qui n’en finit pas DE NE PAS arriver ». L’article explique bien que peu importe, le peak oil n’est pas là (on a des énergies fossiles à ne plus savoir qu’en faire) et qu’on a largement assez pour voir venir.

    1. Sanksion

      C’est un objectif plutôt affiché des cartels de producteurs de restreindre la production, pour faire augmenter le prix. Puis comme l’Empire occidentale passe sa vie à bombarder les producteurs de pétrole, forcément les morts ont plus de mal à nous en vendre.

        1. tn

          Personne n’a attendu 2005.

          Je vous rappelle que depuis les années 70, les pays de l’OPEP se réunissent régulièrement pour définir les quotas de production en fonction du prix / baril souhaité…

      1. jmdesp

        En ajoutant le non-conventionnel aux hydrocarbures classiques, ce qui est l’argument de h16 : le non-conventionnel va remplacer les anciennes ressources.

        Ce que je trouve un peu court, le rendement du non-conventionnel est nettement moins bon, on brule beaucoup plus d’énergie pour produire 1l d’essence. Et j’ai quand même tendance à voir dans cette perte d’efficacité, une partie des difficultés récentes, l’énergie coûte plus cher, et ça fait quand même mal. Dans le budget japonais, le surcout des fossiles depuis l’arrêt des réacteurs nucléaire fait très, très mal. Et tant qu’on y est, l’import d’énergie fossile est une *grosse* partie du déficit de la Grèce, qui n’a aucune ressource de matière première. Aussi de l’Espagne, dont les éoliennes produisent quand ça leur chante, très souvent au milieu de la nuit, et non quand on en a besoin.

        Aussi ce chiffre ajoute aussi le biocarburant et là c’est beaucoup plus douteux, l’Ademe admet elle-même qu’on brule presque 1l de carburant pour produire 1l de biocarburant. En France, la CdComptes a chiffré qu’on a dépensé 3,5+0,7=4,2 G€ en 6 ans pour produire une quantité de biocarburants qui n’ont remplacé qu’environ 0,7 G€ de carburant classique, cette gabegie est peut-être la plus monumentale des 10 dernière années, mais personne n’en a parlé.

        Dans le rapport de la CdC on sent que ça fait très mal, mais personne ne comprend rien dans les flèches, entre les 3,5 G€ de suppléments que les consommateurs ont payé directement à la pompe, et les 0,7 G€ que l’état a encore ajouté en plus, pris sur le budget global donc payés par les impôts.

        1. « l’énergie coûte plus cher »
          Facialement oui. Mais corrigé de l’inflation, c’est déjà plus discutable.

          « Et tant qu’on y est, l’import d’énergie fossile est une *grosse* partie du déficit de la Grèce, qui n’a aucune ressource de matière première. »
          Hong-Kong ou Singapour ne sont pas de riches exploitations pétrolières et n’ont pas dettes.

          Ceci posé, la remarque sur les biocarburants est évidente : c’est une énorme bêtise de les fabriquer actuellement. Techno pas mûre, pas rentable, dangereuse même.

        2. jmdesp

          Oui, sur 30 ans, corrigé de l’inflation, malgré les augment récente, ça reste nettement inférieure à l’augmentation des salaires.
          Et on peut s’en sortir sans aucune ressource énergétique, mais la ressource intellectuelle a intérêt à sacrément compenser ce qui n’est pas le cas de la Grèce, sauf pour toutes les techniques pour ne pas payer d’impôts *mais* exiger un max de subvention.

          Sur les biocarburant, il faut lire le rapport de la cour des comptes, au minimum le communiqué de presse, il est quand même énorme : http://www.ccomptes.fr/fr/CC/Theme-294.html

          Je reprends les chiffres exacts du coût consommateur, que je citais de tête et un peu approximativement :
          0,94 Md€ (coût surconsommation à cause de l’efficacité moindre des carburant bio)
          + 1,83 Md€ (taxe TIC sur la surconso, ben oui, ils sont moins efficaces, mais hé, d’où tu sors, la taxe reste la même par litre donc augmente par km parcouru !!! + taxe TGAP sur les carburants conventionnels, pas assez verts, tu croyais t’en sortir en n’achetant aucun carburant bio, c’est bien cela, coco ?)
          + 0,82 (déficit qui reste à l’état, qui a touche les 1,83 précédent, mais verse 2,65 Md€ de défisc aux producteurs)
          = 3.59 Md€ de dépense totale

          La cour note que : « la filière biodiesel a bénéficié de soutiens dont le montant est supérieur à celui de ses investissements. » => no comment.

          Et même si on souscrit à la volonté d’économiser du carbone, il reste que : « la valorisation du carbone sur laquelle se fondent les pouvoirs publics dans les programmes de réduction des gaz à effet de serre se situe à 32€ par tonne de CO2 en 2010 et 56€ en 2020, le coût de la tonne de CO2 évitée s’élève, pour l’usage de bioéthanol, à environ 200€ et, pour celui du biodiésel, à près de 300€, selon les études disponibles »

          L’état s’inquiète-t-il ? Surement pas car la conclusion de la compte, c’est que la defisc va maintenant diminuer, mais le surcout pour les consommateurs restera le même, et donc dans les années qui viennent, ce programme va devenir une taxe rentable pour l’état. C’est ce qui compte, non ?
          Évidemment l’augmentation du carburant sera entièrement attribué à celle du baril, aucune responsabilité publique là dedans.

  2. Nemrod

    Quand j’avais 11 ans au CM2 mon instit nous assenait que les réserves de pétrole couvraient 20 ans.
    J’ai 44 ans et les même cloches redisent la même chose a ma fille de 11 ans.
    Ils finiront par avoir raison dans 200-300 ans et encore.
    De toute façon, toutes les sources d’énergie fossiles seront extraites et brûlées; pas besoin de se tordre l’esprit avec ça.
    Si ce n’est pas pas par nous,ce sera par d’autres.
    Parce que c’est efficace, rapide, pratique et à un prix compétitif.
    La seule chose qui ferait que du pétrole ou du gaz reste dans le sous sol serait l’avènement d’une source d’énergie vraiment concurrentielle.
    Point.

    1. eheime

      Comme le nucléaire …
      Si un jour on arrive à stocker correctement l’electricité (et un article de H16 semblait le montrer) plus personne ne voudra de petrole puant, bruyant, cher, peu autonome et enrichissant des mechants islamistes (meme si a mon avis cette derniere assertion est une idiotie de plus).

  3. BobbyBob

    « On comprend ici qu’en empêchant sciemment l’exploitation des ressources sur le territoire américain, [...] » => Peut être aussi que les USA anticipent d’en avoir encore sous le coude quand il y en aura moins de disponible ailleurs?

    Enfin ca serait supposer que des politiques anticipent un truc qui pourrait avoir lieu après la fin de leur mandat, c’est vrai que c’est une condition discutable.

    Par contre, je suis un peu déçu je dois dire, j’ai cru que vous alliez parler de Repsol et de sa filiale argentine YPF qui est en train de se faire nationaliser de force par des vilains communistes argentins qui ont osé refuser l’aide du super-FMI! :D

    1. Sanksion

      Comme quoi c’est dangereux d’investir dans les secteurs énergétiques, entre les bulles au crédit vert, les nationalisations des productions stratégiques, le monde est plein de méchants.

    2. Lucilio

      « …des vilains communistes argentins qui ont osé refuser l’aide du super-FMI! »

      Ils n’ont rien refusé du tout, les nationaux-socialistes argentins, ils sont juste interdits d’entrée sur les marchés financiers internationaux depuis leur default de 2001.

        1. Nicolas

          « Et il faut avouer que l’Argentine, c’est booming »

          Grand succès auprès de l’extrême gauche en ce moment, « plutôt pauvres qu’esclaves des banquiers ! »

        2. Chardon

          On ne peut prévoir où ils en seront dans 20 ans, mais force est de reconnaître qu’ils ont su se sortir de leur crise.

          Comme quoi, l’intervention musclée d’un état dans le domaine économique n’a pas, par nature, des effets pervers, et il convient sans doute d’être plus nuancé.

          Ce qui pourrait en avoir, des effets pervers, c’est l’immobilisme ou le sectarisme, empêchant toute adaptation.

          1. J’espère que tu plaisantes ou que tu es très mal informé.
            Tiens, lis : http://ferfal.blogspot.com/
            C’est tenu par un Argentin, un type qui parle d’un sujet qu’il connaît mieux que toi.

            On peut assez facilement prévoir où ils seront dans 20 ans : avec un tel régime et des socialistes, ils seront dans la grosse merde.

        3. eheime

          « avec un tel régime et des socialistes, ils seront dans la grosse merde »

          LOL

          Au moins c’est clair, net et sans appel :)

          Ce qui est magique c’est qu’après un echec total, sans exception, répétés de multiples fois, il y en encore pour croire au socialisme.

          Je trouve ça génial. Un peu comme un chien ramène le bâton, inlassablement…

        4. Théo31

          La dette de l’Argentine est une des plus risquées du monde avec celle de la Grèce, du Pakistan et du Venezuela, qui sont, comme c’est étrange, quatre pays socialistes.

          « il y en encore pour croire au socialisme »

          Pourtant, on savait dès 1921 en Russie que ça ne pouvait pas marcher.

        5. Chardon

          Lu, dans ton lien et d’autres ailleurs, les bémols.
          C’est pour cela que je parlais d’immobilisme, quand on prolonge une façon de faire qui a marché un temps.

          Dans leur sortie de crise, même fragile, tout ce qui a été entrepris est-il à effets pervers à venir ?

          Je ne connais vraiment pas assez le sujet pour disséquer très exactement le mauvais grain du bon dans les choix économiques , même si certains signes laissent entrevoir des lendemains difficiles.

          Ce qui est probable, c’est qu’une nécessaire adaptation n’attendra pas 20 ans.

          @eheime : le clébard est proprement incroyant et examine tous les bâtons qu’il veut sans discrimination.

          LOL !

          1. « des lendemains difficiles. »
            Ah enfin mais non, le socialisme => lendemains qui chantent, c’est connu.
            On attend une réalisation concrète, mais c’est l’idée qui compte, hein.

        6. jmdesp

          @Chardon : la première chose que le blog cité par h16 rappelle c’est que la première conséquence de la faillite de l’Argentine est que les gens ont perdus *toutes* leurs économies, et leurs retraites (mais surtout par capitalisation, ce qui est normal, il s’est passé la même chose en France dans les années 30, les retraités français ont tout perdu de leurs retraites par capitalisation, aucun système par capitalisation n’a jamais survécu assez longtemps pour payer la retraite d’une carrière complète)
          Donc célébrer la sortie de crise après avoir fait payé les citoyens comme cela, mouais.

  4. Ernest

    N’étant pas, à l’inverse de vous semble-t-il, un spécialiste de la question énergétique, je me permets de remettre ce lien vers le blog d’un vrai spécialiste, qui est bien loin de penser la même chose.

    http://www.avenir-sans-petrole.org/article-nouvelles-du-pic-petrolier-100044711.html

    Tout ce qu’il dit, toutes ses courbes (notamment la dernière), ne sont donc que les aberrations d’un illuminé assoiffé de subventions étatiques et aveuglé par la propagande réchauffiste?

    1. D’une part, l’article joue pas mal sur le conditionnel (ex : « Le pic aurait donc été dépassé en 2008 et non en 2006″ Aurait. Peut-être. Eventuellement. Selon truc et machin. « La production, tous carburants confondus, arrive sur un plateau et devrait commencer à décliner entre 2015 et 2020, en fonction des conditions économique mondiales. », s’il fait beau, moche, ceci, cela). Ça n’impressionne qu’un peu.

      D’autre part, reprenez l’article (le mien). Qu’est ce qui est faux dedans ? Les données chiffrées sont fausses ? Les sources comme le thorium, le nucléaire, n’existent pas ? Il n’y a pas plusieurs centaines d’années de charbon partout dans le monde ? Il n’y a pas de gaz de schiste ? L’inflation galopante n’est pas l’explication la plus sensée et logique de la montée des prix du baril, ou, au moins, n’explique pas la plus grosse partie de son augmentation ? Non ?

      1. Ernest

        Bon OK. Mais vu qu’il y a de bons scientifiques pour soutenir les deux thèses, l’incertitude l’emporte et impose l’usage du conditionnel.

        Heu. Le fait que le pétrole coule toujours n’est pas une thèse. Le fait que ça fait 30 ans qu’on nous prédit la fin du pétrole dans 20 ans, c’est pas un thèse non plus, c’est un fait. Les piles à combustible, le thorium, le nucléaire, le gaz de schiste, tout ça, c’est pas des thèses, c’est du concret.

        D’autre part, comme il est dit dans un commentaire précédent, « De toute façon, toutes les sources d’énergie fossiles seront extraites et brûlées; pas besoin de se tordre l’esprit avec ça. »
        Donc pic pétrolier dépassé ou non, on crame, plus ou moins vite, des ressources épuisables. Comme ST Exupéry l’a dit, « nous n’héritons pas de la terre de nos ancêtres, nous empruntons celle de nos enfants ». Dans l’incertitude de ce que seront les réserves et les techniques futures, il me semble préférable 1) d’utiliser le conditionnel et 2) d’essayer de ne pas dilapider les ressources épuisables, qu’elles se nomment pétrole ou thorium.

        Pourquoi ? Préférable pour qui ?

        Depuis que j’ai appris la quantité d’énergie absolument colossale contenue dans un litre de pétrole, je me dis que l’homme est en train de gâcher une source d’énergie absolument phénoménale avec ses moteurs à rendements minables, son business détaché de toute logique géographique, et ses loisirs dispendieux en essence (style plage aux bahamas ou ski à isola 2000). Mais vous ne devez pas penser pareil, bien sûr.

        Quand on connaît l’énergie KOLOSSAL représentée par 1g de matière, on se dit que bon en entendant d’avoir mieux, on va griller du pétrole. J’adore votre gradation de ce qui est gâcher et ce qui est bon. Ski à Isola 2000 : pas bon. Moteurs thermiques : pas bon. Heureusement, vous pouvez proposer mieux, et vous vous ferez des couilles en or. C’est beau, le capitalisme.

        1. gem

          Vous vous souvenez de la fable « l’avare et son fils » ?
          En fait vous proposez de ne surtout pas toucher au stock de pommes, mais de le garder en réserve pour nos enfants ; avec injonction pour eux de faire pareil à l’égard des enfants qu’ils auront, et ainsi de suite. Autant dire que vous proposez de les laisser pourrir et manger par les vers…
          Nous sommes prêts à faire les vers :-) Et on vous promet de ne pas vous forcer à profiter des pommes, si c’est votre souhait : libre à vous de ne surtout pas toucher un objet technique fabriqué avec du pétrole (un ordinateur par exemple )

  5. merci

    Moi pas fâché avec toi aujourd’hui…

    L’énergie à volonté n’a qu’un problème de politique… financière. Affirmatif.

    Signal aussi cet article démontrant que la science et l’imagination n’ont pas encore fait le tour de l’inépuisable… On finirait par en douter en écoutant l’Hollande-mania.

    http://www.objectifeco.com/economie/anticipations-tendances/article/vincent-benard-une-innovation-majeure-au-secours-des-energies-renouvelables

    1. scaletrans

      Là je crains que Vincent Bénard, je j’apprécie par ailleurs grandement en économie, semble s’être trompé… dans un domaine qui n’est pas le sien. Il n’y a rien de nouveau en termes de stockage de l’énergie parce qu’il n’y a pas de percée scientifique génératrice d’une percée technologique.

      1. merci

        “Il n’y a rien de nouveau en termes de stockage de l’énergie parce qu’il n’y a pas de percée scientifique génératrice d’une percée technologique.“

        J’ai un peu de mal avec cette phrase, pouvez-vous reformuler.

        La vidéo, de cet article, me paraît suffisamment claire.

        1. scaletrans

          Une présentation claire (et elle l’est) ne suffit pas à me convaincre car, si ce type d’accumulateur est effectivement nouveau grâce à quelques détails technologiques, il ne l’est pas quant à la science qui le sous-tend or, je suis persuadé qu’on cherche depuis assez longtemps un remède miracle pour faire un bond significatif dans la capacité spécifique des accumulateurs, sans y parvenir. J’espère me tromper.

        2. merci

          “quelques détails technologiques“

          Il n’y a jamais de détails dans une invention.

          C’est la formule dans le choix des éléments, à faible coût et abondants de surcroît, qui pourrait (conditionnel je vous l’accorde) se révéler judicieuse.

          La fée électricité n’a pas fini de nous surprendre et ce n’est pas pour rien que des groupes comme Total (par ex) investissent dans ces domaines.

          Si j’ai bien compris, les brevets sont déposés et l’aventure est en marche… (à suivre)

  6. Deres

    Tant que la production ne s’arrête pas brutalement, le système est capable de s’adapter en augmentant le prix de l’énergie et en changeant de source d’énergie. Le peak oil est surement en train de se produire, mais contrairement à son nom, ce n’est pas vraiment un pic. C’est une colline avec un sommet bien plat. La croissance de la demande énergétique est donc résolu par l’appel à de nouvelles énergies, particulièrement le gaz et le charbon. A noter que l’augmentation du prix rendra un jour rentable les aberrations actuelles que sont les éoliennes et les panneaux solaires. Cela ne viendra pas des fameuses améliorations techniques fantasmées depuis les premier choc pétrolier mais juste de l’augmentation progressive du prix. Ce sera alors une nouvelle ruée vers l’or sans besoin d’argent public … Quand c’est rentable, il n’y a aucun souci. Je prends pour exemple le Mexique où on trouve systématiquement sur le toit des maisons des chauffe-eau solaire rudimentaires: à ma connaissance il n’y a pas eu besoin de la moindre subventions pour réaliser cela dans un pays pourtant pétrolier.

      1. Batilus

        C’est vrai, mais le chauffe-eau solaire, ça ne marche pas au pétrole. Jusque là, ça « marche » grâce aux subventions dans nos pays du Nord ou par la contrainte dans certains pays du Sud (Israël par exemple).
        Personnellement, je préfère les douches chaudes, et j’aime bien en prendre le matin. Je compte donc sur l’Etat pour me pousser à changer mes habitudes de vie, puisque mon égoïsme est une plaie pour l’humanité toute entière, et que je suis responsable de la mort des éléphanteaux et des ours polaires, en plus de compromettre les générations futures.
        Décroissons ! Décroissons !

      2. Deres

        Les chauffe-eau solaire des pays du tiers monde ne sont pas vraiment high-tech … Ce sont généralement de simples bidons peints en noir. On sait faire nettement mieux.

        1. gem

          mieux ? pas sûr. rappelons qu’en ce domaine, le critère n°1 ce n’est pas la performance technique de récupération mesurée par le % d’énergie solaire récupérée par m² ou une température de sortie démentielle, c’est le prix par calorie récupérée avec une température finale raisonnable (et accessoirement la capacité à garder la chaleur toute la nuit pour la douche du matin). Un machin qui ne coute rien ou presque est toujours plus performant qu’un « super panneau » qui est surtout super cher (niche fiscale ou pas).

  7. Thirard

    Le prix du pétrole n’est pas le principal facteur à prendre en compte pour son exploitation. Le principal est combien il faut d’énergie pour aller chercher baril. S’il en faut 2 pour en récuperer 1, meme à 1000$ le baril, personne n’y va t pourtant il peut y en avoir un stock énorme !!

    1. A quoi servent les graphiques que je poste si personne ne les lit ?
      Et sinon, c’est idiot comme remarque : le prix, quand il n’est pas déformé par l’intervention de l’état, intègre tout ce qui fait qu’on n’arrive jamais à cette situation absurde (on s’arrête bien avant, au break even).

      1. gem

        En fait, comme souvent il y a confusion selon le sens qu’on donne à « récupérer » : on peut avoir besoin de cramer 2 litre pour en lancer 1 dans l’oléoduc (en fait on en a pompé 3, dont 2 sont consommés par le processus ) ; c’est un rendement à chier mais pour le producteur ça reste toujours rentable …

  8. Pandora

    Il y a des aventures beaucoup plus passionnantes que la fin programmée du pétrole.
    Une entreprise a lancé un projet de recherche pour essayer de synthétiser les produits issus du pétrole, nécessaires à notre énergie, sans passer par le stade pétrole.

    S’il aboutit, que d’économies d’énergie !! Et les tenants du déclinisme et de la fin du pétrole devront encore patienter quelques années…

    1. Guillaume

      Il ne reste plus qu’à modifier les lois de la thermodynamique, contraires à notre liberté. Maudits états qui votent ces lois!

      1. BN

        Vous vous trompez de cible. À l’inverse des étatistes, les libéraux acceptent sans mal les lois du monde, que ce soit les lois de la thermodynamique ou le droit naturel.
        Ce sont les policitiens et les états qui se prennent pour Dieu et voudraient modifier ces lois.

  9. Christophe75

    Mais oui, mais oui… allez donc expliquer aux 66 millions de thais par exemple qu’un baril à 200 USD, ma foi, c’est pas la mer à boire.

    Le baril est monté de 28 à 95$ en 10 ans. Où sont les catastrophes annoncées ? Mieux : la conso thaïlandaise de pétrole brut augmente sans cesse. Meeeeeeeeeeeeeerde.

    http://www.indexmundi.com/energy.aspx?country=th&product=oil&graph=consumption
    Pire : même quand il y a des inondations, la conso explose : http://www.mai.org.my/ver1/index.php?option=com_content&view=article&id=1309:thailands-fuel-consumption-soars-in-provinces-unaffected-by-floods&catid=34:asian&Itemid=163
    Vraiment zut zut zut pas de chance.

    Rappel : salaire minimum journalier Bangkok et sa région (capitale) : 300 THB (à la campagne, c’est moins).

    Pourquoi n’évoquez-vous pas la Somalie, où c’est pire ? Où la Suisse, où c’est nettement plus ? Et puis, si le prix du baril augmente, la Thaïlande y gagne même un peu (elle produit du gaz, non ?) Comment expliquez vous une augmentation de 28$ / baril (2000) à 95 (2011), soit un FOIS TROIS et la Thailande qui se porte bien (et même de mieux en mieux) ? Pourquoi un simple DOUBLEMENT (inférieur, hein, pour rappel : 2 < 3.39) serait plus problématique ?

    Prix d’un litre diesel (subventionné par le gvt) : 30 THB.
    L’essence « normale » est à 45 THB/L.
    Ceci pour vous donner une « échelle » qui manifestement vous fait défaut.
    En d’autres termes, il faut être très clair : le problème n’est pas le peak oil en soi, la fin du pétrole, mais son prix.
    A 200 USD ou 300, toute l’économie asiatique (chine, et asie du sud est) s’effondre.
    Je pèse mes mots.

    Oui oui, c’est ça, pesez, pesez. Nous, on vous regarde faire

    Toute leur « croissance » est basée sur le pétrole pas cher. Les transports s’appuient massivement sur les camions, les bus.
    Ce sont eux qui vont prendre en pleine poire le choc du prix.
    Nous à 1,50 euro on est relativement peinard… Parce que on est plus riches (pour le moment), et que 80 % du prix ce sont des taxes.
    En d’autres termes, on a un coussinet de sécurité. Que les émergents n’ont absolument pas.
    Et je ne parle même pas de la problématique agricole… Les paysans thais utilisent massivement du diesel (tracteurs) et des engrais, pesticides.
    Là aussi, nous on s’en sortira… Il suffira de payer moins de fonctionnaires, de construire moins de ronds points, de centres culturels festifs, d’acheter moins d’Ipad et d’Iphone et on pourra encaisser des fortes hausses de prix des denrées alimentaires.
    Mais que faites vous des centaines de millions de gueux, en chine, inde et tous les émergents ?
    Comme vous le dites notre système est résilient… mais les émergents sont au taquet sur cette problématique pétrolière.

    Et quel taquet, je vous dis que ça ! Le baril fait un X3 et, pan, la conso augmente de près de 50%. Vraiment, vos exemples sont bluffant.

    Bref, le peak oil est un vrai drame : mais… pas pour nous.
    Cyniquement, ça me convient ; les émergents vont payer pour le mal qu’ils ont fait à nos propres économies. Et ce sera pas beau à voir.
    Mais à plus long terme, tout le monde sera perdant.

    J’adore votre scepticisme libéral, mais là sur la problématique du pétrole, une telle légèreté est surprenante.
    Dernier point : au sujet des USA. Vous avez tord. Les pseudo gesticulations et conflits entre ceux qui veulent « driller » et ceux qui ne veulent pas… sont un gigantesque potemkine. C’est pour amuser la galerie.
    Pendant qu’ils font semblant de se chamailleur (aidés par de vraies légions d’idiots utiles)… ils ne consomment pas leurs propres ressources… mais celles des autres !
    En d’autres termes, ce n’est pas une preuve de faiblesse, mais au contraire une très maligne politique de long terme.
    Mieux vaut consommer immédiatement le pétrole de ces crétins de moyen orientaux… en leur refilant au passage des billets verts que l’on imprime soi même, et garder au chaud son propre pétrole, son charbon etc. !
    Double whammy, comme ils disent. Un coup de génie.

    Bref. Du hors-sujet, du non confirmé par la réalité, du complot, des petites envolées lyriques, et … Pfuuut. Rien. Comme d’hab, hein , Christophe75. Gros rigolo ! Allez. Au revoir.

    1. Ernest

      Il n’est quand même pas mauvais de souligner que tous les pays ne sont pas égaux devant la montée du prix du pétrole. En Europe le transport est quasiment gratuit ;

      Ah alala, Ernest, on avait dit que tu devrais faire un effort. En Europe, le transport n’est pas du tout gratuit. Il est payé par tout le monde, fort cher. Et fait même des déficits pour certains d’entre eux (SNCF, anyone ?)

      quelle est la part du prix du pétrole dans une tomate produite en espagne et consommée en france? Assez faible sans doute. En revanche dans des pays où la main d’oeuvre est très peu payée, mais où l’essence coûte le même prix que chez nous, une bonne partie du prix de la tomate qui fait 500km avant d’arriver dans l’assiette va dans la poche de Total.

      sauf que les PVD concernés ont bien plus intérêt à produire à ce moment localement, ce qu’ils font. Sinon, les méchants capitalistes ne peuvent pas écouler leur production.

      Les produits de première nécessité voient mécaniquement leurs prix augmenter presque dans les mêmes proportions que l’essence, ce qui n’est pas le cas chez nous (où le concept même de produit de première nécessité est quasiment oublié).

      Oui et non et c’est plus complexe que ça. Le petit graphique sur la Thaïlande en dit finalement long : même à coût élevé, il est rentable de faire venir et consommer du pétrole, puisque le pays s’enrichit et sort de la pauvret, en trottinant.

      D’autre part, ce qui peut être supporté par certains pays asiatiques dynamiques économiquement comme la Thaïlande, ne peut pas l’être par des pays (africains) majoritairement ruraux qui subissent de plein fouet les variations des différents cours internationaux. Sans compter l’inflation…

      Là encore, ne mélenchon mélangeons pas tout. Les problèmes africains ont beaucoup, beaucoup, beaucoup à voir avec l’absence d’état de droit, le socialisme galopant et la corruption quasi-totale des systèmes étatiques quand ils existent.

      1. Ernest

        Mais si le transport est gratuit enfin! Tout le monde a une bagnole, les autoroutes sont embouteillées (de gens seuls dans leur caisse!!!), l’hiver les montagnes sont pleines de voitures, y’a la queue aux stations, les TGV sont pleins, les avions aussi… Me faites pas marrer, on est hyper riches, et la part du budget essence d’un foyer moyen reste faible bien qu’en augmentation! (Pour la plupart bien sûr ; je n’oublie pas qu’il y a des gens vraiment pauvres en Europe)

        Bon. On est riche ou pauvre alors ? Décidez-vous ! Et puis, vous savez, certains pays dont le revenu par habitant est faible ont accès à du pétrole pas cher du tout. Donc ça ne veut rien dire, hein. Comme le fait remarquer un autre commentaire, le litron d’essence, c’est d’abord de l’impôt. Conclusion : non, le pétrole n’est pas cher, si, les transports le sont. Un embouteillage, c’est un coût faramineux pour la société toute entière.

        Les PVD ne produisent pas tout localement, y compris les PPN. L’huile ou le sucre sont souvent importés, tout comme le savon. Madagascar produit un excellent riz, qu’ils vendent cher sur le marché mondial (au profit de quelques mecs qui tiennent les bonnes ficelles, pas à celui de ceux qui sont les pieds dans la boue), pour en racheter davantage au Pakistan, dégueulasse et plein de conservateurs.

        Et donc ? Peak Rice ?

        Quant aux produits non-PPN, ils sont massivement importés de Chine, d’Inde, des émirats, d’Egypte, d’Afrique du Sud…
        Beaucoup de transport dans tout ça, et des variations des cours mondiaux, absolument pas contrôlés par ces pays qui ne font que les subir.

        Comme tout le monde.

        Pour finir sur les problèmes africains, vous avez bien sûr raison sur l’absence d’état de droit et la corruption, problèmes n°1.

        Ben voilà.

        1. Epicier vénéneux

          Peak Rice ?

          H16, vous avez un talent que je vous jalouse: celui de démontrer, en deux mots et avec humour, que des paragraphes entiers n’ont pas de sens.

      2. Javayim

        « Les problèmes africains ont beaucoup, beaucoup, beaucoup à voir avec l’absence d’état de droit »

        Ben alors faut de l’état ou faut pas de l’état..

        1. « état de droit » et Etat, ce n’est pas pareil. Le mot état ici est à prendre dans le sens « situation stable », « respect de la situation de droit » :)

    2. jmdesp

      Le graph de conso de pétrole montre surtout l’absence d’augmentation depuis 2006.
      Le plat précédent, c’était la crise asiatique à partir de 96, cette crise il n’y a en réalité que 3 pays qui l’avait pris de plein fouet mettant des années à s’en remettre, et la Thailande est l’un de des 3 (et 1 qui pourtant bien touché, a récupéré presque tout de suite, la Corée du Sud).

      1. Le graphe de conso est à mettre en parallèle avec les prix du baril en face, qui détruit complètement l’argument du troll : le prix du baril a fait x3.4, et la conso a augmenté ou marqué un bête plat entre 2006 et 2009 – et réaugmenté ensuite, d’ailleurs – alors qu’on nous annonce la pire des abominations si le prix fait un x2. Même pas mal.

  10. Susu

    @Thirard : la définition des « réserves » est la quantité de pétrole exploitable aux conditions économiques et techniques présentes.

    @h16 :  » A quoi servent …? » Parce qu’une remarque farfelue est plus drôle que des chiffres réels.

    Pour préciser les chiffres de votre graphique, les coûts techniques actuels moyens(exploration + développement + production + abandon) sont de l’ordre de 22$/bbls (ils étaient de l’ordre de 10$ jusqu’au début des années 2000).

    Et pour répondre à la question où va la différence entre le coût technique et le prix du barril? la réponse est dans la poche de l’état producteur et un tout petit peu dans celle de la compagnie pétrolière.

    Ensuite dans nos pays socialistes bisounours, l’état consommateur refait la culbute suivante.

    Donc ne jamais oublier, que le pétrole est autant une source d’impôts que d’énergie.

    1. andré

      je confirme , en tant que reservoir engineer, votre remarque sur les « réserves ».
      mais ce n’est pas la place ici pour faire un cours sur le pétrole, H16 dit des choses assez pertinentes sur le sujet.

      simplement, j’ajouterai qu’à l’heure actuelle, un gisement dit « épuisé » contient encore entre 60 et 70% d’huile, question de prix et de technique d’exploitation.

  11. pi31416

    Au Vénézuéla, paradis sur Terre grâce au camarade Chavez, vous faites le plein de votre grosse Hummer pour moins de deux dollars US, MOINS CHER que ça coûte à extraire et à raffiner. Comme quoi là où règne le socialisme bolivarien rojo rojito la pénurie pétrolière ne passe pas.

    Or, qui, en France, se réclame du camarade Chavez?

    Les camarades Soral et Mélanchon (et la camaradette Autain, mais attention à la pédophilie, car elle est jeunette, la camaradette).

    Donc, votez Soral ou Mélenchon et demain vous aurez le coco gratis.

      1. Deres

        Dans un blog, j’ai vu un commentaire d’un joyeux socialiste expliquant que quand même les objectifs du communisme étaient nobles et louables et qu’il n’y avait aucune raison qu’il mène nécessairement au totalitarisme malgré l’ensemble des exmples connus. Il précisait ensuite que la fin justifiait les moyens … sans même réaliser qu’il donnait lui même l’explication du lien systématique entre communisme et totalitarisme gràace à cette pente très glissante.

        Pour moi, la grande force du libéralisme, c’est justement de dire que la liberté est l’objectif essentiel et que la fin ne justifie pas des moyens allant à l’encontre des libertés individuelles. Après, la plus grande efficacité économique est une cerise sur la gâteau d’une vie de liberté.

  12. BA

    Mercredi 18 avril 2012 :

    Espagne : le secteur bancaire a besoin de 350 milliards d’euros pour être assaini et pour ne pas s’effondrer.

    El sector financiero necesita 350.000 millones de euros para sanearse y no colapsar.

    http://www.elconfidencial.com/vivienda/2012/04/17/el-sector-financiero-necesita-350000-millones-de-euros-para-sanearse-y-no-colapsar-96327/

    En ce moment, sous nos yeux :

    Effondrement de la Bourse de Madrid.

    Effondrement des Bourses européennes.

  13. gem

    GTL et CTL ce sont les carburant liquides à base de respectivement gaz et charbon ; ça marche déjà très fort notamment parce que ça produit de façon très pure exactement le carburant dont on a besoin (et pas un cocktail approximatif dépendant du type de pétrole entrant dans l’unité de raffinage )
    MENA c’est « Middle East and North African »
    Je ne connaissais pas EOR, il s’avère que c’est « Enhanced Oil Recovery » (exemple http://www.enhanceenergy.com/ qui fait du CO2 EOR : injection de CO2 pour faire remonter du pétrole)

    Travelling Wave Reactor : le sodium fondu c’est trop galère, (c’est ça, et rien d’autre, qui a provoqué les difficultés de Super Phénix, qui sur le plan strictement nucléaire marchait tip-top ; la politique a fait le reste)

    1. Je pense que la politique est le seul responsable du fiasco. Sur le plan technique, de nos jours, on sait faire. (Accessoirement, il n’y a pas que des twr à base de sodium, me semble-t-il)

      1. gem

        Évidemment que la politique est responsable du fiasco, mais si Superphénix n’avait pas eu ses problèmes techniques (sur le sodium, et seulement le sodium), les verts n’auraient pas eu sa peau.
        Le sodium fondu c’est vraiment une horreur technique, et ça le restera toujours ; vouloir faire fonctionner un réacteur nucléaire avec ça c’est aussi malin que de vouloir refroidir ton ordinateur avec un watercooling à la nitroglycérine : le pire n’est pas sur, mais tu mets quand même toutes les chances de ton coté pour que ça foire avec un max d’emmerdes :-)

        Mais en fait on s’en fout : le fond de ton article c’est plutôt qu’on aura toujours une solution, non ? Et ça, ça reste vrai ; par exemple gen4 fait fonctionner ses machines au plomb-bismuth, autrement plus facile à gérer et plus sûr puisqu’il fait écran aux rayonnements.

      2. Deres

        Le sodium fondu brûle spontanément au contact de l’air et explose au contact de l’eau. C’est donc une très mauvaise idée d’en manipuler des milliers de tonnes à la fois (5000 pour super-phénix), en mouvement dans des canalisations. Le fluide étant en plus en contact avec le combustible, il faut savoir de plus qu’il est contaminé. Phénix et Super-phénix étaient arrêtés au moindre soupçon de fuite. Les disponibilités étaient très loin de celles des réacteurs classiques. Il y a eu des accidents dont une petite fuite de 20 tonnes de sodium en 1987 menant à 3 ans et demi d’arrêt.

        D’un pur point de vue technique, je pense que ce n’est pas une idée très saine. Déjà que c’est souvent difficile de faire des choses qui semblent simples …

        1. Deres

          En particulier, il faut souligner le fait que le sodium fondu ne sert que dans la partie primaire du réacteur. Les turbines sont conventionnelles avec de la vapeur d’eau sous pression. Il y a donc à un endroit nécessairement un échangeur de chaleur où se croisent le sodium et l’eau en grande quantité. Sachant que c’est déjà la partie la plus fragile des réacteurs conventionnelles avec de nombreux problèmes de fuites et de rupture de canalisation, on comprend vite l’hérésie du truc au niveau sécurité.

        2. jmdesp

          Les disponibilité étaient faibles parcequ’on est passé d’un coup de 300 MW à 1,2 GW, sans aucune nécessité réelle, pour se faire plaisir techniquement, et avec une prudence extrême. L’arrêt de 3 ans n’avait aucune justification technique, c’était purement administratif + lutte politique autour du fait de signer le décret de réouverture.
          Et avant l’arrêt définitif, le réacteur a tourné une année entière sans aucun souci technique.

          Bref à la fin on avait un truc qui marchait aussi bien que n’importe quelle autre centrale, et les ingénieurs avaient suffisamment confiance pour installer toute leur famille, femme et enfants, à 2 km du réacteur.

          L’échange circuit primaire/secondaire est surveillé comme le lait sur le feu dans n’importe quelle techno de réacteur, car c’est à chaque fois *lui* qui doit garantir que la radioactivité du cœur ne s’échappe pas dans l’environnement.

          La plus grosse différence de ces twr, avec un réacteur classique était qu’en cas de perte du refroidissement et de l’alimentation électrique, type Fukushima, ils se refroidissent tout seul par conduction et convection thermique naturelle dans le sodium => pas d’ébullition, pas de surpression risquant l’éclatement de la cuve, une augmentation certe de la température, mais qui reste très en-dessous des seuils de sécurité

    2. Ernest

      Un professeur de physique (pas un poète) est mort parce qu’il pensait qu’on jouait aux apprentis sorciers avec Superphénix, à l’époque…

    3. Susu

      GTL marche « très fort » chez le propriétaire du Paris St Germain, car le Qatar a beaucoup de gaz qui est vendu beaucoup moins cher que le pétrole (à pouvoir énergétique égal)

      Le CTL n’est que le procédé Fischer Tropsch développé par les allemands pendant la deuxième guerre mondiale et perfectionné par les Sud Africains lors de l’apartheid.

      Les deux procédés sont toujours très chers et ne laissent pas beaucoup de marge à l’état producteur. Et leur bilan CO2 est franchement très mauvais :)

      1. gem

        Le bilan CO2 est mauvais si tu pense que c’est mauvais d’en injecter dans l’atmosphère. Ou il est excellent au contraire bon si tu penses que le CO2 est un excellent engrais naturel gratuit, bon pour la température du globe et la lutte contre la prochaine glaciation. Ou neutre si tu constate que tout ça c’est peanuts dans le grand mega-cycle naturel.

        En pratique, historiquement, le raisonnement « écolo » a été le suivant :
        1) ce que fait l’homme est MAL (par définition)
        2) or l’Homme fait du feu et fait augmenter le CO2 dans l’air.
        3) Donc le CO2 est mauvais.
        Na.

        Si la combustion avait consommé du CO2 ? No problem pour le catastrophiste millénariste : on nous aurait fait le coup du péché originel dans l’autre sens, comme on l’a fait avec l’ozone : sa disparition aurait été dramatique (nourriture des plantes, donc le consommer = détruire les plantes, la biosphère, la planète, le soleil, la galaxie, l’univers … repent toi pauvre pécheur) et il aurait fallu instaurer des quotas de consommation, des interdits, des taxes etc. Tout pareil en fait, mais pour la raison inverse. hop :-)

  14. Thomas

    Great article
    J’en profite pour adresser deux critiques à l’égard d’argument malthusiens de toute sorte. On peut voir ca ici (la partie sur la monnaie est pas horrible)
    http://www.chrismartenson.com/crashcourse

    Deux bétises:
    1) la population
    « Si la population continue à augmenter a x%, on pèsera plus lourd que la terre très bientôt cétroporible ! » Ah le taux d’augmentation ralentie et sera bientot négatif..

    2) « Le peak oil vous comprenez pas car vous n’avez aucune idée de la manière dont marche la fonction exponentielle » (l’idée se base sur cette vidéo http://www.youtube.com/watch?v=F-QA2rkpBSY)
    « the growth in any doubling time is greater than the total of all preceeding growth »
    En gros nos besoins pourrait exploser sans que vous le voyez venir.
    Bah non, ca oublie le côté technologique ainsi que le fait qu’un prix plus elevé permet à des ressources jusque là non rentable d’être exploité (comme expliqué dans l’article)

    Thomas le méchant cornuscopian.

    1. andré

      7 milliards d’humains réunis avec 1m2 chacun, cela occupe la surface d’environ la moitié d’un département français! ce qui relativise assez la terreur de « surpoids » évoquée par votre note.

      1. Epicier vénéneux

        Il y avait encore plus trivial pour botter le c.l de cette ânerie: en elle-même, la masse de la Terre est finie et pour ainsi dire quasi constante, aux météorites et rayonnements captés près.

  15. Shnaffy

    Aujourd’hui on parle de dérèglement climatique, mais c’est pour pas dire dérégulation! Ah salaud de temps libéral, il tue des vieux l’été et des sdf l’hiver !! Il faut faire quelque chose, vite melenchon sauve la France !!!

  16. BA

    Mercredi 18 avril 2012 :

    Espagne : le secteur bancaire a besoin de 350 milliards d’euros pour être assaini et pour ne pas s’effondrer.

    http://www.elconfidencial.com/vivienda/2012/04/17/el-sector-financiero-necesita-350000-millones-de-euros-para-sanearse-y-no-colapsar-96327/

    L’Italie annonce une aggravation de la récession en 2012.

    Dans un communiqué publié à l’issue d’un conseil des ministres, le gouvernement italien a annoncé une révision à la baisse de ses prévisions de Produit intérieur brut (PIB) pour 2012, prévoyant une contraction de – 1,2 %, contre une baisse de – 0,4 % lors de la dernière prévision officielle datant de décembre.

    Cette annonce intervient alors que l’Espagne et l’Italie se trouvent particulièrement sous pression sur les marchés ces derniers jours, et alors que le FMI a annoncé mardi une contraction du PIB italien de – 1,9 % pour 2012, et de – 0,3 % pour 2013.

    Bourse de Francfort : – 1,01 %.
    Bourse de Paris : – 1,59 %.
    Bourse de Milan : – 2,42 %.
    Bourse de Madrid : – 3,99 %.

  17. Pascale

    Et pendant ce temps là, la consommation de carburant baisse en France … chose absolument inimaginable il y a quelques années. Ce qui prouve également, que l’Humanité est capable de s’adapter à toutes sortes de situations en matière de consommation d’énergie.

    1. Guillaume

      +1

      Avant, si vous parliez covoiturage, vous passiez pour un doux dingue écolo.

      Aujourd’hui, vous passez pour un pragmatique. Si l’on utilise l’energie en limitant les gaspillages, on a encore de NOMBREUSES années de conso devant nous :)

      1. Epicier vénéneux

        Ne vous y trompez pas: si le prix du baril redescend à $40, les « covoitureurs » repasseront pour des tâcherons.

        1. Crucol

          non,non, car notre bienveillant président saura réguler tout ça, en augmentant la TIPP/TVA/nouvelle taxe de façon progressive… donc le baril ne redescendra pas, car il ne DOIT pas…

        2. Théo31

          Avec une TIPP fixe et une TVA variable avec les coûts de production, le prix ne baissera jamais même avec un effondrement du prix du brut.

          « repasseront pour des tâcherons »

          Mais c’est déjà le cas : une assurance est vivement conseillée pour faire du covoiturage.

  18. labolisbiotifool

    Y’ a des chercheurs, Russes en particulier, qui mettent en avant le pétrole abiotique : les théories sur l’ origine
    du pétrole sont partiellement fausses et on suppose que les gisements se régénerent naturellement …
    pour ceux qui connaissent pas, Gougueul est ton ami :)

  19. Théo31

    Si plus de pétrole, comment feront ces gros enculés d’escrologistes pour aller à Cancun faire la fête et faire sentir leur haine des pauvres qui veulent avoir leur niveau de vie et foutre en l’air toutes leurs théories sur le très méchant capitalisme ?

    1. Crucol

      L’article d’H16 mettant en avant la capacité d’innovation de l’être humain pour surmonter un obstacle, m’est avis qu’ils trouveront une solution (ou plutôt utiliseront la solution trouvée par un libéral et le critiqueront de l’avoir inventé)…

  20. yoananda

    Ce post est ridicule pour qui connaît un peu le sujet du pétrole ! Ridicule et dangereux, on se croirait chez les bisounours, ou bien dans la propagande de l’AIE.

    La meute qui hurle sur ce blog va me tomber dessus mais il y a quand même quelques petit trucs a savoir !

    1/ le prix du pétrole on s’en fiche. C’est l’EROEI qui compte. L’EROEI ne cesse de baisser, ca signifie qu’il faut de plus en plus de pétrole pour seulement exploiter le pétrole. Vous connaissez quand même la loi des rendements décroissants non ?

    Tu contestes donc le graphique fournit dans le billet. Sources, graphique concurrent, etc… ? Rien. Pour le moment, c’est donc du vent.

    2/ au cas ou vous ne l’auriez pas remarqué, le pic pétrole est déjà passé par 2 fois avec des conséquences a chaque fois plus terribles : en 1979, pic du pétrole onshore, et pic du pétrole iranien. Depuis, comme par hasard, on est rentré dans l’ère du surendettement … ca fait 30 ans qu’on vit a crédit …
    2ème pic pétrolier le conventionnel tout court cette fois en 2005, et juste après, crise des subprimes et crise de la dette … boum. Mais on va dire que c’est la faute a pas de chance.

    On mélange tout et n’importe quoi. Les dettes, c’est très majoritairement lié à un monopole de la monnaie, fiat de surcroît, un système de banque centrale lamentable, et des politiques socialistes. Quant au « et juste après », il y a un décalage de 3 ans entre les deux événements, c’est donc un juste après flou, commode et finalement ridicule.

    3/ au cas ou vous ne l’auriez pas remarqué, prix du pétrole en hausse, gens qui meurent de faim … bon peut être depuis votre tour d’ivoire, vous n’avez pas remarqué, mais les révoltes arabes ont quand même un peu marqué l’histoire.

    Putain. Ca sert à quoi que je réponde à des trolls qui me sortent cet argument avec petits graphiques, sources et tout le tremblement si vous ne lisez pas ? Les révoltes arabes sont très majoritairement dues à des prix en hausse liés, notamment, à l’utilisation de biocarburants et des conséquences non du prix du baril en hausse mais des coûts d’endettement qui explosent suite, notamment, aux gels bancaires et problèmes financiers. Je rappelle que le prix du baril est directement dépendant de la planche à billet, les détenteurs de pétrole n’aimant pas se faire payer en monnaie de singe.

    4/ vous oubliez que le pétrole cache plusieurs coûts, et qu’il n’y a pas que le prix a la pompe qui compte. Il y a le cout de sécurisation, soit grosso modo, probablement au moins la moitié du budget militaire de la planète qui y passe. Même si vous le payez sous forme d’impôt, ca compte. Ensuite, il y a le coût des externalités, c’est à dire, la pollution, l’environnement dégradé. On a failli disloquer le gulf stream avec deepwater, mais tout le monde s’en fou, allons y pour les gaz de schiste qui vont dévaster des territoires entiers, et réduire les réserves d’eau qui reste.

    blablabla. « On a failli disloquer le gulf stream avec deepwater » touche du doigt le monumental de l’argument. Bisous.

    5/ le gaz de schiste, renseignez vous (sur mon blog notamment) c’est une bulle d’investissement, qui va sûrement claquer d’ici 1 an ou 2 et qui va clouer le bec a pas mal de cigales.

    ah et c’est pour ça que le Canada et les US envisagent d’exporter du Gaz à 2$ BTU ? Zut de bulle qui produit un truc scandaleusement rentable ! Du reste, imaginer que Total, Shell, BP et les autres se lancent, *sans subventions*, *contre l’avis des gouvernements et des populations*, dans ce genre de défis parce que ce serait une bulle, c’est vraiment se foutre du monde et renverser ses propres arguments sur la rationalité méchante de ces acteurs. Pour de simples questions de cohérence, cet argument ne vaut pas un pet de chat.

    6/ du pétrole, il y en a a l’infini. Il y en a pour des millions d’années de carburant sur vénus !!! ca ne veut pas dire qu’on sait aller le chercher de manière rentable. Vous confondez ressources et réserves.

    Oh. Mon dieu. Mais, mais, mais là encore il y a un graphique intéressant dont vous ne voulez pas tenir compte. Zut de zut.

    7/ tout les « pickistes » ne prônent pas les énergies « vertes », ou le contrôle centralisé de la « pauvreté » … bien au contraire. Pour ma part, je prône au contraire une énergie locale, la réduction du gaspillage, la gestion intelligente de l’énergie a la manière d’un Jeremy Riffkin.

    Production locale (énergie locale ne veut rien dire), c’est un classique, et ça peut marcher très bien. Mais voilà … Qui s’y oppose ? L’état (contrôle centralisé). Que propose-t-il à la place ? Energies vertes.

    8/ des solutions il y en a plein.Mais aucune n’est prête pour aujourd’hui, ni pour demain. Il va y avoir 1 ou 2 générations qui vont en baver avant qu’on ne parvienne a faire marcher un réacteur au thorium. Il faut cesser de lire naïvement les brochures des industriels/chercheurs qui viennent quémander des crédits pour leurs expérimentations

    Les réacteurs au thorium ont déjà fonctionné, très bien. Ca marche déjà. Donc là encore, l’argument ne vaut rien.

    9/ les civilisations s’effondrent. Elles ne trouvent pas toujours a temps les solutions ou la volonté de se reformer. Les exemples sont légions. Y compris en Europe. Cela n’a rien de nouveau, ni de dramatique, a l’échelle de l’histoire. Mais à l’échelle d’une ou 2 ou 3 générations, c’est une autre paire de manches. A la différence que notre civilisation est globale, et que beaucoup de monde peuvent en subir les conséquences.

    Vous oubliez de dire « pourquoi » elles s’effondrent. C’est bête, c’est le plus important.

    10/ le pétrole, on en consommes de moins en moins. Le pic de consommation est passé en occident. Le pétrole en surplus (alors que les exportations diminue) va vers la Chindia. Le pic pétrolier est passé pour nous. Et ho hasard de calendrier, crise de la dette …

    Ce qui veut dire que j’ai donc raison. Merci.

    11/ donc, la catastrophe n’est pas certaine, mais elle est possible et probable. En effet, l’intensité énergétique s’améliore c’est un fait. Les réserves exploitables augmentent, c’est un fait. Mais beaucoup d’autres facteurs entrent en jeu. Tout le monde n’est pas logé a la même enseigne sur cette planète. Dans 50 ans, quand un poignée d’ultra riche rouleront en voitures hybrides et les autres en vélo ou en poney, les ultra riches pourront toujours dire « quel pic pétrolier ??? » …

    Pures affirmations. On peut parler Père Noël et petits fours, aussi.

    en attendant, on a aussi dépassé le pic de consommation d’électricité …

    Mondieukc’estcon.

    ok, ca n’empêchera personne de faire mumuse avec son iPad qui consomme de moins en moins, mais peut-être un jour il vont réaliser qu’il faut aussi s’éclairer, qu’il n’ont pas un iPad, mais des puces dans tout leurs appareils ménager et que tout ca consomme … et qu’il va falloir faire des choix … comme l’Angleterre qui décide de ne plus éclairer ses rues la nuit.

    Vraiment, c’est à se demander sur quelle planète vous vivez tous sur ce blog.

    Maintenant, allez y, insultez moi pour ne pas hurler avec la meute, puisque c’est la réaction standard du neuneu vexé sur le net !

    Y’a même pas besoin. Il suffit de vous lire pour comprendre que vous n’avez aucun recul, pas pris le temps d’analyser ce qui est dit et un gros paquet de parti-pris. Donc bof.

      1. Comme pour T° et CO2, notre intervenant hystérique inverse la corrélation, mélange cause et effet, confond corrélation et causation. Augmentation de T°, puis augmentation du CO2. Crise économique puis augmentation des prix du baril (inflation galopante), baisse de conso et de production (logique, c’est la crise). La causalité à 4 ans d’écart pour du pétrole (4 ans entre le puits et la pompe !!), c’est juste n’importe quoi.

      2. Guillaume

        Peak-> Prix qui augmentent vite à cause de la faible elasticité du prix -> Augmentation de tous les prix -> Dette/impression de billets/bulles-> Crise -> Baisse du pétrole aussi rapide que la montée à cause de la même elasticité-> Reprise économique-> Hausse de la conso…

        1. Sauf que le peak mentionné serait en 2005 (ou même avant). 3 ou 4 ans avant d’observer les effets, alors qu’un conflit au M.O. entraîne des répercussions dans les heures qui suivent, c’est absurde.

    1. Thomas

      J’adore la fin

      « Maintenant, allez y, insultez moi pour ne pas hurler avec la meute, puisque c’est la réaction standard du neuneu vexé sur le net ! »

      Donc en gros tu insultes un peu des gens (tour d’ivoire, neuneu etc), puis si ceux ci ne disent pas merci et te réponde sur le même ton tu seras conforté dans ta croyance qu’ils font vraiment partie d’une meute de méchant sur le net. Imparable. Mais à se demander l’utilité première du post.

      D’autres auront plus de temps pour te répondre (peak pétrolier et crise des subprimes et de la dette dans un lien de cause à effet ca à le mérite d’être, original) néanmoins je reprends un seul points :

      Dans 50 ans, quand un poignée d’ultra riche rouleront en voitures hybrides et les autres en vélo ou en poney, les ultra riches pourront toujours dire « quel pic pétrolier ??? »

      Ces toujours le problème avec le catastrophisme,les prévisions sont toujours suffisamment loin dans le temps pour que les gens faisant ces prédictions soient tranquille (exemple, le club de Rome et la fin du monde dans les années 90/2000, ou l’ONU avec les zones inondables)

      L’autre problème est que les prédictions malthusiennes n’ont pas marché une seule fois en 200 ans. Alors, oui ça n’invalide pas la chose, black swan toussa, mais ça devrait quand même pousser à un peu de retenu…

      Fais une prédiction un peu plus proche que 50 ans (voir que 10) qu’on puisse prendre des pari.

      1. Roland

        Sauf que… Le rapport Meadows d’il y a 40 ans, commandé par le Club de Rome, vient d’être intégralement confirmé :
        http://www.smithsonianmag.com/science-nature/Looking-Back-on-the-Limits-of-Growth.html

        Il ne prévoyait pas « la fin du monde » pour les années 1990-2000, d’ailleurs.


        Ah oui, les prédictions réajustées pour coller à ce qui a été constaté, c’est assez efficace. D’après les (authentiques) prédictions 1972 de ce Club de Clowns, les réserves de pétroles auraient dû être épuisées à -50 milliards de barils en 1990 (oui oui, -50). En 1990, les réserves estimées étaient de 900 milliards de barils. Pour le moment, les malthusiens ont toujours eu tort. http://www.causeur.fr/malthus-fais-moi-peur,8979 Enfin, pour situer un peu (contexte) le rapport de 91 notait ceci : « « Nous cherchons un nouvel ennemi pour nous unir et nous pensons que … la menace du réchauffement climatique devrait faire l’affaire » » Ça en dit long sur l’agenda des clubistes.

      2. yoananda

        Au cas ou tu n’aurais pas remarqué, j’ai fait une prédiction pour 2008, je pense que c’est suffisamment proche dans le futur ça non ?

        Ah, les prédictions dans le passé, le meilleur moyen d’avoir raison.

        pic pétrolier ==> émeutes de la faim.

        Non. a/ il faudrait que ce soit un pic pétrolier de production, b/ d’autres raisons expliquent mieux ça que ce fichu bidule, comme les bioéthanols, la crise monétaire initiée par celle des subprimes directement liée au monopole monétaire fiat, qui provoque un renchérissement des matières premières, etc…

        pourquoi vouloir une prédiction a 50 ans, on alors que le « merdier » est déjà la en train de se dérouler sous nos yeux.

        Rappel : Thaïlande en 10 ans = consommation de pétrole qui n’a pas arrêté d’augmenter, prix du baril sur la période x3.4 . C’est quoi, le merdier en question ?

        Et même plus loin, puisque le merdier a « subtilement » commencé il y a 30 ans, et qu’il a été caché sous le tapis (de la dette).

        Le merdier de dette n’est pas vrai pour tous les pays. Certains s’en sortent admirablement bien. Conclusion ? Bullshit.

        Donc, les prédictions suivants, sont pour dans moins de 10 ans, comme le font la plupart des armées de la planètes (pentagone, Allemagne, Angleterre) qui prévoient de graves troubles sociaux a cause du manque de pétrole. Lisez de rapport de l’armée allemande, très instructif a ce sujet.

        Argument dilatoire. N’importe quelle armée peut prévoir des troubles si on vient à manquer de pétrole, d’électricité, d’eau potable, de farine. Vous confondez plan de sauvegarde & BCP / DRP avec des prédictions divinatoires que les armées ont autre chose à faire que pondre.

        Après, je pourrais rétorquer que la veille que les chars allemands arrivent à paris pendant la WWII, les parisiens étaient encore à prendre leur cafés comme si de rien n’était et se moquaient des « catastrophistes » aussi … c’est bonnet blanc et blanc bonnets.

        Et vous vous planteriez, la drôle de guerre fut rapide mais pas à ce point.

        Mon propos n’est pas de faire des prédictions comme un prophète, juste de dire « hé ho, faut arrêter le délire bisounours la »

        C’est donc un délire bisounours de noter que même avec des prix qui ont monté, la production n’a pas dégringolé, que même avec la crise, le pétrole est toujours là ? C’est un délire bisounours de noter, simplement, que l’humanité dispose déjà des ressources pour s’en sortir, et de noter que le seul frein n’est pas technologique mais purement politique ? Qu’est-ce qui est faux, là dedans ? Quel élément factuel est faux ? Y’a pu pétrole ? Y’a pu charbon ? Y’a pu nucléaire ? Y’a pu gaz de schiste ? Le gaz n’est pas à 2USD sur le territoire américain ? Il n’y a pénurie de pétrole QUE dans les paradis collectivistes ? Alors ? Qu’est-ce qui est faux ?

        car l’article initial est caricatural. Je ne dis pas « la civilisation va s’effondrer, c’est sur », mais je dis « l’inverse est loin d’être sur », pour pondérer un peu les propos naïfs de l’article, biberonné aux infos « lissées et merveilleuses » des annonces politiques et institutionnelles qui sont la pour rassurer le bon peuple, pas pour lui dire la vérité.

        Je ne prévois rien, que ce soit clair. Mais prévoir que « tout va allé bien pendant 50 ans », c’EST une prévision … n’inversons pas les rôles.

        Blablabla, ce n’est pas ce qui a été dit, bel homme de paille. Contentez-vous de réfuter l’argument avec des faits solides, et on en reparlera. Pour le moment, vous n’avez que vitupéré en braillant que vous n’étiez pas bisounours et que j’étais un suppôt de l’AIEA ou de l’OPEP, mais vous n’avez convaincu *personne* et vous vous êtes ridiculisé.

  21. yoananda

    Allez dire au cyano bactéries qu’il n’y a pas de pic pétrolier, ca les fera bien rire.
    La question est : comment s’y adapter ? ou pas …
    et la question subsidiaire : combien de temps de préparation préliminaire nous faut-il ? dans la mesure ou si on avait trouvé mieux que le pétrole on l’utiliserait déjà …

    tic tac, tic tac …

    1. Vous prenez le truc à l’envers et n’arrivez qu’aux conclusions que certains construisent pour vous faire gober un peu de catastrophisme à la graisse de hérisson. Ça marche, d’ailleurs.

    2. Crucol

      Bonjour,

      Vous dites:
      « La question est : comment s’y adapter ? ou pas … »

      Je vous propose que vous y travailliez et prépariez cette adaptation. Le jour, où nous en aurons besoin, vous pourrez:
      1/ vous foutre de notre gueule
      2/ nous faire payer très cher pour que nous puissions nous adapter

      En attendant, je vous propose que les politiciens et écologistes arrêtent de nous ennuyer et de nous mettre des bâtons dans les roues.Bref:
      « Don’t tread on me! »

      Bien à vous,

      Crucol

  22. Talleyrand

    Un phénomène passe relativement inaperçu ou ne fait pas suffisamment débat à mon avis, c’est le rôle des ONG comme Greenpeace. Il s’octroie des pouvoirs régaliens, il usurpe lesdits pouvoirs en invoquant le « bien » luttant contre ce qu’il considère le « mal ».
    Le dernier en date est l’évaluation de l’énergie « mauvaise » utilisée par les cloud (Cf. article du temps – Genève). Cette secte avait déjà fait parler d’elle avec le thon rouge. Dans un documentaire hallucinant, elle abordait un chalutier sétois pour vérifier sa cargaison ! Ce n’était en fait qu’un acte de piraterie. À partir de quelle autorité agit-elle en toute impunité ?

  23. Benoît Thévard

    Bonjour,
    @ l’auteur et à certains lecteurs: votre analyse est intéressante, mais elle mélange allègrement les notions de réserves et de capacité de production. Disposer de réserves ou de ressources n’implique pas une capacité technique à le produire suffisamment rapidement pour alimenter la demande mondiale qui ne cesse de croître. Le problème n’est donc pas de savoir quand les réserves seront vides, mais plutôt à quelle moment la courbe de production s’inversera, provoquant une rupture entre l’offre et la demande.
    A ce moment là, c’est la spéculation qui prend le relai et ce moment est bien avant la « fin physique » du pétrole.
    Ensuite, vous oubliez le fait que le consommation d’énergie implique une consommation de toutes les autres ressources, elles-aussi en quantité limitées !
    Vous pouvez nier la réalité des limites physiques de notre planète, mais cela n’améliore pas votre crédibilité scientifique. Lorsque les stocks d’une matière sont limités, la courbe de sa production commence à 0, elle augmente jusqu’à un maximum, puis elle décroit vers le 0. C’est une évidence mathématique.
    Alors vous devez considérer que le phosphate, le cuivre, le nickel, le zinc etc… vont également passer leur pic dans les années qui viennent et que la biodiversité est en train de s’effondrer. Vous auriez l’air malin avec votre énergie illimité mais tout le reste inaccessible et un gruyère planétaire.
    Par ailleurs, vous ne parlez pas de l’EROI (taux de retour sur investissement énergétique) qui était de 100 eu début de l’exploitation pétrolière (100 barils récupérés pour 1 baril investi), qui est aujourd’hui à 17 en moyenne sur l’ensemble des production de gaz et de pétrole, et qui tombe entre 1 et 8 pour les hydrocarbures non conventionnels. Il y a une limite physique à l’acceptabilité économique, environnementale et sociétale, de cet EROI (3 à 5 minimum). Même si nous sommes capables techniquement d’aller chercher certaines ressources, nous approchons de ce seuil très rapidement.
    Reste le problème des investissements nécessaires pour aller chercher ces hydrocarbures difficiles d’accès (8 à 15 milliards pour 1 plateforme off-shore), le rythme de développement de ces initiatives avec les difficultés géopolitiques, d’insécurité, de risques environnementaux, d’assurances etc…
    Le problème est donc de comparer le rythme de développement des ces gisements avec le taux de déclin des gisements conventionnels actuellement exploités. Et j’ai le regret de vous annoncer que le compte n’y est pas. Malgré l’augmentation de la production de tous ces autres carburants, il ne sera pas possible de compenser le déclin de 3 à 5% / an du pétrole conventionnel.
    Ne soyez donc pas aussi sur de vous !

    1. Pénible.

      « Vous pouvez nier la réalité des limites physiques de notre planète »
      L’article explique plusieurs fois que oui, les quantités sont finies. Bref, vous n’avez pas lu.
      Je n’ai pas envie de me battre avec des gens qui caquètent trois fois les mêmes trucs.

    2. gem

      Benoit, je vous conseille d’aller jouer un peu ; ça vous apprendrait des choses. si, je suis sérieux.
      Ce genre de jeu ou vous partez avec un stock de ressources minable et où il s’agit arriver le plus vite possible à la corne d’abondance qui crache des ressources illimitées (en général il y a aussi des ennemis qui veulent vous mettre des bâtons dans les roues mais c’est optionnel pour ce qui nous occupe, et en pratique leur effet peut simplement ce voir comme une consommation obligatoire de plus en plus grande pour se défendre d’eux).
      La stratégie qui consiste à économiser à mort par le rendement optimal ne marche pas : on passe trop de temps dans les premiers niveau techniques qui sont aussi les moins efficaces, on végète, et on finit par se faire rattraper par la consommation obligatoire (les ennemis). Il faut au contraire investir à mort sans avoir peur de cramer le stock vite, très vite et même avec un gaspillage monstrueux, pour passer le relais aux systèmes de production.
      L’Histoire confirme : par exemple la sidérurgie du XVIII a cramé du bois à une vitesse démentielle et parfaitement non renouvelable (quelques décennies tout au plus), qui commençait à faire peur mais elle a permis de mettre en place les moyens technique d’exploiter les mines de charbon, qui elle-même nous ont permis d’accéder aux moyens technique d’exploiter pétrole gaz et atome, à partir desquels on a appris à faire du solaire et d’autre forme de nucléaire, et ainsi de suite.

      EROI : il est d’à peine plus de 1 pour pour les biocarburants et on en fait quand même. Donc la limite pratique est bien de 1+epsilon, et pas de 3 à 5 (chiffre sorti d’on ne sait quel chapeau). « epsilon », c’est la quantité nécessaire pour justifier les investissements et ça dépend du taux d’actualisation retenu, mais 10 % est un ordre de grandeur raisonnable (même si ça fait un rendement à chier …)
      La notion de « pic » n’a aucun sens appliquée aux métaux (cuivre, nickel, zinc etc. ) ; outre qu’ils sont très abondant (d’où leur bas prix ), on les retrouve dans les déchets où leur proportion est supérieur à celui des meilleurs minerai, ce qui veut dire qu’il faut moins d’énergie (on en revient toujorus là ) pour les en extraire c’est à dire recycler. Énergie infinie = recyclage infini.

    3. Crucol

      Bonjour,

      Admettons que vous ayez raison et qu’H16 soit dans le faux. Comme nous sommes des tenants de St Thomas, je vous propose que vous cherchiez (et trouviez) une solution à ce problème que nous refusons de voir. Quand nous finirons par voir la vérité, vous pourrez nous proposer cette solution moyennant un bon prix, pour vous rémunérer de votre effort.

      je crois, mon cher, vous permettez que je vous appelle « mon cher », que vous tenez là un bon business plan!

      Bon courage,

      Crucol

  24. Guillaume

    J’aime bien le biodiesel et le bioethanol dans ce graphique. Il n’y a pas « energie » plus dépendante du pétrole et des subeventions. D’ailleurs, quand les subeventions se coupent, ces « energies » disparaissent. Ce qui est logique : sans pétrole, le bioethanol ou biodiesel ne sont que de l’energie solaire recue avec une très faible efficacité.

    Le problème du peak oil est surtout un problème de thermodynamique et de DEBIT.

    Après je pense que l’initiative individuelle est à même de relever le défi (contrairement aux états dont le premier reflexe va être de rationner les carburants pour une partie de la population).

  25. Franck Boizard

    Content de voir que vous êtes en forme. Content qu’un commentateur évoque The bottomless well dont j’ai conseillé la lecture.

    Content de voir que le naufrage avec les salopards socialistes à la barre se déroule exactement comme nous, infâmes libéraux mangeurs d’enfants, le prévoyons depuis des années.

    1. Guillaume

      On peut être libéral et penser que le PO se produit actuellement. On peut même penser que c’est une opportunité.
      Après, nous ne pouvons pas être d’accird sur tout :)

  26. Luc

    En tout cas c’est bien que le débat existe. Et j’adore les bisous! Mais des deux côtés je me demande si on est pas dans une manipulation « argumentum as sequitur » de brouillage des relations des causes aux effets.Si l’on prend juste un scalaire (par exemple les ressources de pétrole), on va aboutir en fonction du prix de celui-ci, de la richesse et du nombre des acheteurs, du coût d’exploitation, à x équations non linéaires avec une bonne dizaine de coefficients. Même si c’était un polynôme, avec le même nombre de coefficients, on lui pourrait lui faire fitter un éléphant avec la trompe et la queue. Ensuite, si on prend en compte les valeurs économiques, l’influence des autres énergies, puis la psychologie et les mouvements des foules, le système devient chaotique et doté d’attracteurs et/ou de singularités. Utiliser ces prédictions, ces bilans carbone et ces modèles financiers simplifiés revient à essayer d’anticiper les pensées d’un blogger à partir de son taux de sucre dans le sang, et on pourra en discuter 1000 ans. C’est de la météo.
    Le système complexe n’est compréhensible que par l’expérimentation, ce qui est difficile dans le cas d’une planète peuplée, même si certains trouvent sans doute cela tentant. Mais cacher notre ignorance par des calculs ampoulés, n’est certainement pas la solution. La solution est politique et philosophique, elle est dans le choix de ce que nous voulons devenir, des chancres consommateurs ou des intelligences frugales, si nous voulons manger beaucoup de nouilles ou très peu de nectar, vivre longtemps malades ou peu en bonne santé . Et pour cette réflexion, il n’est nul besoin de convoquer les mathématiques financières, et surement pas des modèles aussi simples.Gros bisous et méfiance curieuse envers les évidences mathématiques;-)

  27. Vince

    « L’idée que la société humaine va brutalement manquer de pétrole est déjà nettement plus difficile à avaler »

    Euh, et si vous balanciez le graph des nouvelles découvertes majeures de pétrole ? Qu’est-ce que ça donne ? Et c’est quoi le pourcentage de la production offshore par rapport à la prod totale ?
    Ce qui est bizarre quand on vous écoute, c’est qu’on a l’impression que vous disposez d’informations secrètes dont aucun spécialiste sérieux de la question énergétique ne dispose. (Mais peut-être s’agit-il d’un mystérieux complot ?)

     » et que l’humanité va se retrouver à court d’énergie bon marché est, pour le coup, complètement à coté de la plaque. »

    Vous voulez dire que remplacer le gaz et le pétrole par des centrales au thorium ne coûtera pas cher ? Ca c’est très amusant… Très Bisounours, pour reprendre vos mots.

      1. Vince

        Ah, ok. C’est sûrement parce que je ne suis pas très malin que j’ai prévu le crash de 2008/2009 avant l’heure… Merci à toi de me montrer le chemin menant à la Vérité…

    1. Crucol

      Bonjour,

      si vous permettez que je vous cites, vous dites:

      « » et que l’humanité va se retrouver à court d’énergie bon marché est, pour le coup, complètement à coté de la plaque. »
      Vous voulez dire que remplacer le gaz et le pétrole par des centrales au thorium ne coûtera pas cher ? Ca c’est très amusant… Très Bisounours, pour reprendre vos mots. »

      et

      « Ah, ok. C’est sûrement parce que je ne suis pas très malin que j’ai prévu le crash de 2008/2009 avant l’heure… Merci à toi de me montrer le chemin menant à la Vérité… »

      J’en conclus que vous êtes talentueux et que vous avez déjà une idée business derrière, non?

  28. Susu

    @Vince
    Je n’ai pas de graphe à te donner facilement, mais toutes les majors pétrolières ont un taux de renouvellement de leurs réserves >1 ie ils trouvent plus chaque année qu’ils n’ont produit dans l’année….

    Sinon tape dans Google « découvertes pre salt » et tu découvriras beaucoup de découvertes majeures de ces dernières années. De même renseigne toi sur les découvertes majeures de gaz entre Israel et Chypre qui feront d’Israel un exportateur net d’énergie!

    Et pour mémoire, les gaz de schistes aux USA qui en quelques années ont transformé ce pays d’imporateur net en exportateur. Et les USA payent leur gaz le quart du prix des européens.

    Nous en France bien sur on s’interdit de d’explorer les gaz de schistes et même de forer au large de Marseille (consensus Sarko Hollande Eva !!!)

    Pourcentage offhore/onshore : je ne vois pas le rapport avec le sujet. Les océans couvrant beaucoup plus de superficie que les terres immergées, il est normal que les bassins sédimentaires sous les océans soient plus nombreux que sous les terres.

    1. Vince

      @ Susu

      1. Le gaz ne remplace pas le pétrole.
      2. Israel c’est rien du tout sur le marché mondial, ni maintenant ni demain.
      3. L’offshore est extrêmement coûteux et extrêmement risqué. BREF l’énergie bon marché, c’est terminé.

      1. Crucol

        « 3. L’offshore est extrêmement coûteux et extrêmement risqué. BREF l’énergie bon marché, c’est terminé. »

        Un pari sur l’évolution du rapport prix pétrole#or?

      2. Susu

        @ Vince

        1. Je n’ai jamais dit que le gaz remplace le pétrole, mais j’aurais pu dire qu’il s’y substitue de plus en plus (chauffage, génération électrique, transports terrestres)

        2. Israel n’est rien sur le marché mondial aujourd’hui. Quant il commencera à exporter son GNL il deviendra un acteur du marché du gaz liquéfié, chose que tu ne sembles pas avoir prévue en 2008.

        3. Je crois que tu n’as strictement aucune notion des coûts comparés offshore vs onshore. Pour ton info, l’onshore facile c’est un peu soit du passé, soit un peu cher because protection anti mines…

        Quant à ton « extrèmement risqué », merci de comparer le nombres de décès dus à l’offshore pétrolier vs mines de charbon ou accidents domestiques en France.
        Probablement tu vas me rétorquer oiseaux mazoutés, baleines rendues sourdes par la sismique et autres joyeusetés: bon je sais cetroporrible, mais à part les photos chocs c’est assez négligeable et en constante diminution depuis des décennies. Oui même les gros cons de pétroliers ont appris à devenir propres.

        Pour terminer sur « l’énergie bon marché, c’est terminé » merci de regarder les prix actualisés (de l’essence par exemple) vs pouvoir d’achat depuis disons 1973, et on en reparlera.

        1. gem

          oh oui oh oui, un pari !
          mais attention, hein, faut être précis
          * quel est le pari, exactement ? Vince parie sur une hausse : de combien ? H16 pari sur … quoi ? maintient ? baisse ?
          * quel index pour le pétrole ?
          * quel index pour l’or ?
          * quelle(s) date(s) ?
          * quel enjeu ?

  29. Silex

    Bonjour H16, je vous suis régulièrement et suis souvent d’accord avec votre point de vue.
    Je suis un « pti’ jeune » mais j’ai bien conscience que depuis les années 70 (certains me corrigeront peut-être) on refourgue « peak oil ».

    Cependant un point dans votre billet me semble très discutable. C’est le cas du gaz de schiste. Il me semble que c’est une matière dont l’extraction détruit totalement l’environnement dans lequel il est exploité. Pas besoin d’énumérer les faits, je pense que tout le monde sait de quoi je veux parler.
    Étant donné cela je vois mal comment cette source d’énergie peut-être exploité. Cependant je suis ouvert à tout argument à ce sujet ! D’ailleurs j’espère, dans ce flot de commentaires, je pourrais avoir une réponse, même courte, de votre part sur ce point :)

    Concernant le nucléaire je suis totalement et farouchement pour. Je pense cependant que la sécurité (dans tous les sens du terme) est un réel problème. De Fukushima aux petits « incidents », allez savoir ce que cache ce mot dans la bouche des hommes d’états, jusqu’à l’intrusion de militants de « green peace » il y a indubitablement quelque chose à tirer de tout cela. La technologie est une réponse qui me semble assez logique dans notre système.
    Malheureusement, comme toujours, les politiques font du grand n’importe quoi à ce sujet à des fins électoralistes. Résultat on préfère supprimer la technologie, mais pourquoi ne pas simplement l’améliorer, la perfectionner. (un petit parallèle sur les politiques et votre article sur l’eau).

    En attendant votre prochaine article :)

      1. Susu

        @ Silex

        Les articles sur le sujet de Wikipedia sont bien faits (même ceux en français).

        Pour ton information la fracturation hydraulique est utilisée dans les forages depuis la fin des années 1940.

        Les forages horizontaux depuis le début des années 1980.

        Dans le domaine pétrolier (comme dans les autres) la technologie (moyens de calcul, matériaux aux propriétés améliorées, capteurs résistant aux hautes pressions et températures)a permis de faire d’énormes progrès dans les domaines de la sismique, du forage et de la modélisation des réservoirs.

        Ensuite un homme a eu l’idée de tester ce qui était considéré comme « impossible » par la majorité de ses collègues. Faire produire de façon économique des roches très peu poreuses.
        Et il a réussi…

        La désinformation sur les gaz de schistes est absolument délirante et bien évidemment, le pays en flèche sur la phobie c’est la France. Goebbels aurait été fier du film Gasland.

        Pour terminer, la géothermie profonde (très verte) utilise légalement en France la fracturation hydraulique, dorénavant interdite aux pétroliers!
        CPEF

    1. « C’est le cas du gaz de schiste. Il me semble que c’est une matière dont l’extraction détruit totalement l’environnement dans lequel il est exploité. Pas besoin d’énumérer les faits,  »
      Ben justement. Renseignez-vous, c’est beaucoup, beaucoup moins clair qu’il n’y paraît, et la destruction de l’environnement dont vous parlez très très largement fantasmée.
      Et merci de *ne pas* me ressortir les arguments de Gasland.

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