De l’or et du flan

Voilà, c’est bon : le monde politique français se remet gentiment de ses petites émotions présidentielles et nous prépare un beau quinquennat tout neuf avec de la République câline, moins bling-bling et plus flan-flan. Cependant, en attendant que le paradis sur terre soit officiellement proclamé, le résultat de l’élection ne change rien à la situation économique du pays, situation qui laisse penser que pour sauver son patrimoine, miser sur quelques valeurs sûres en cas de coup dur n’est pas une mauvaise idée…

J’en ai déjà parlé à quelques reprises sur ce blog (et récemment dans ce billet-ci), mais les récentes évolutions — non non, pas politique, mais bien économiques — m’incitent à penser que la tendance ne s’est toujours pas inversée.

Je pourrais ici noter quelques éléments assez précis sur la situation purement française, comme par exemple les inquiétantes augmentations du nombre de salaires impayés, augmentations logiques au vu de la contraction de l’économie qui montrent assez clairement que le changement, c’est parfois pour le meilleur, mais parfois aussi pour le pire.

Cependant, ce qui est vrai en France l’est aussi dans l’Europe et dans une bonne partie du monde occidental, dans les économies qu’on appelle encore pour le moment « émergées ». Et pour cela, il suffit de jeter un œil à cet indicateur assez intéressant produit par Citi, le Surprise Index, qui mesure en temps quasi-réel l’écart des prédictions économiques faites avec les chiffres constatés. Lorsque l’index est positif, cela veut dire que les indicateurs économiques observés font mieux que ce qui avait été prévu, et lorsque l’index est négatif, évidemment, cela veut dire le contraire.

Logiquement, dans un monde parfait dans lequel l’information circulerait librement, l’index serait relativement plat, oscillant autour du zéro, si l’on imagine que les indicateurs économiques seraient assez facilement prévisibles. En pratique, on peut tout de même s’attendre à des oscillations autour du zéro lorsque la situation est relativement stable. Pour le moment, sur le mois passé, on obtient les petits graphiques suivants :

Surprise index : Etats-Unis

L’index pour les États-Unis

Surprise index : G10

L’index pour le G10

Surprise index : Europe

L’index pour l’Europe

La conclusion semble évidente : c’est booming, la situation est franchement bonne ET en plus, elle s’améliore.

Quelque part, on comprendra ici que les souhaits de bonne chance de Sarkozy à son concurrent le soir du 6 mai ne sont pas purement rhétoriques. Le petit flan va en avoir besoin pour éviter de perdre tout son caramel dans les prochaines semaines, surtout que manifestement, la Chancelière allemande a clairement expliqué que pour la renégociation du pacte de stabilité, ce serait un Nein ferme et définitif fest und endgültig. La réalité, c’est maintenant, et elle n’est pas franchement sexy.

Et n’en déplaise à toute une frange de population baignée de la certitude qu’avec un nouveau président, le soleil, la chaleur, les fruits mûrs, le miel et le lait vont arriver en masse, cette réalité est connue d’un certain nombre de personnes qui ont compris depuis un moment qu’on ne pourrait rien attendre de bon de nos dirigeants. Ces personnes (des anonymes ou des personnes un peu connues des milieux financiers, des quidams sans grande fortune ou, au contraire, de riches investisseurs) se placent, toutes, calmement et discrètement, sur le marché en abandonnant progressivement les éléments les plus risqués (en monnaie, en bons du trésor, en actions d’entreprises bancaires, par exemple) pour s’installer durablement dans les métaux précieux.

Lingots d'orOn n’est dès lors pas surpris d’apprendre, au milieu des pignouferies de presses habituelles d’un journal subventionné comme Le Monde, que des types comme Larry Page (cofondateur de Google, un type pas complètement con, donc) envisagent sérieusement d’aller prospecter de l’or dans l’espace, ou encore que certains états américains ont rendu leur cours légal aux monnaies d’or et d’argent. Ce phénomène d’investissement dans l’or se traduit de façon parfaitement concrète par une augmentation importante de la détention de pièces et lingots physiques, au détriment des instruments financiers basés sur le métal précieux (ETF) encore appelé « or-papier », que de plus en plus considèrent comme à peine meilleurs que le papier-monnaie (dollars, euros) qu’on imprime actuellement à grand frais dans les banques centrales des pays occidentaux.

gold demand, may 2012

Le nouveau président, bien évidemment, n’est absolument pas au courant de cette tendance de fond, et n’en a cure : il a décroché la timbale, et comme beaucoup avant lui (à commencer par Sarkozy), une fois le pouvoir obtenu, il sera bien en peine de savoir quoi en faire.

Pourtant, tout indique qu’on va droit vers une situation désagréable : d’un côté, une déflation marquée lorsque les Français, tétanisés par l’ampleur de la crise, refuseront de consommer. Cela a déjà commencé, il n’y a pour le moment aucune raison que cela s’arrête. De l’autre, une dévaluation des monnaies, qui prendra probablement autant de temps qu’il le faudra pour que les masses de liquidités et les milliards de papiers pourris des banques redescendent dans l’économie courante (via les prêts aux entreprises, à la consommation, dans l’immobilier) ; pour le moment, cela se traduit déjà par un renchérissement des matières premières, d’autant accru des tensions avec l’Iran qui a, comme par hasard, accepté pour son pétrole le paiement direct en or.

On peut tortiller les faits comme on veut, on peut s’enfiler du flan à s’en péter la tuyauterie, la réalité ne changera pas : il n’y a que deux façons de sortir de la crise de la dette.

La première, c’est la fameuse rigueur et, conséquemment, le remboursement des dettes. Autrement dit : un budget équilibré, c’est maintenant. Et pas dans cinq ans, hein. Il est déjà trop tard pour ne pas se prendre les wagons de pognon gratuit imprimé les trois dernières années en pleine tête, mais il est encore temps de ne pas y ajouter quelques trains entiers.

La seconde, c’est l’avenue royale du politicien, à savoir la promesse non tenue, le papier sans collatéral ou le Flanby sans caramel : on imprime tout ce qu’on peut, on achète du temps avec des écritures comptables et on noie les créanciers dans des pipeaux en papier richement décoré. Evidemment, ça ne résout pas le problème. Ça l’aggrave, même, et il n’y a guère que les socialistes comme Hollande ou Krugman pour y croire encore.

Pas étonnant, lorsqu’on rappelle cette alternative, que certains voient déjà se profiler le retour à un étalon or pour sortir la société des décombres fumants de la politique keynésienne et redistributrice. Et si le retour à l’étalon-or n’est pas une panacée aux problèmes économiques qui secouent le monde actuellement (et loin s’en faut), il constituerait cependant une solution crédible et séduisante pour éviter la catastrophe monétaire qui nous pend au bout du museau.

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Commentaires132

  1. neuneu

    Je ne vois malheureusement qu’une option qui soit pérenne et qui ne mène pas a la violence et a la mort de dizaines de milliers de personnes.

    Le budget équilibré ET les A380 de monnaie pour lisser la décente inéluctable du niveau de vie à la fois sur la durée et sur l’ensemble de la population.

    1. Deres

      Le problème, c’est que les A380 pleins de billets servent en priorité à ne pas faire les réformes qui fâchent, à acheter les lobbys et à continuer à acheter des petits fours. C’est pour cela que les allemands veulent absolument le pacte fiscal, les réformes structurelles et l’indépendance de la BCE avant de commencer à penser à faire chauffer les rotatives.

  2. Bruxibru

    Un budget équilibré directement, ne semble pas être une solution. Un alcolo en phase terminale qui arrête l’antigel du jour au lendemain, se met à trembler et à voir des bêtes partout, il ne va pas gagner les 100 mètres aux jeux olympiques.

    La dynamique est tragique.

    1. Et tu préconises donc de diminuer les doses d’antigel ?
      Pas trop vite, alors. Il faut que le sevrage soit doux. En 10 ou 20 ans, l’affaire est réglée ?

      En pratique, le sevrage, ça doit être immédiat. Eventuellement monitoré médicalement, mais certainement pas progressif.

      1. Bruxibru

        Le poids excessif de l’état pendant 40 ans ne fait pas qu’une situation de déficit structurel qu’il y aurait à traiter. La situation des compétences et des énergies disponibles des individus à été rongé par ces politiques.
        Il y a une armée de plantes hydroponique, incapable de vivre en pleine terre, d’arrêter de les arroser ne fera qu’anticiper un virage vers les extrêmes dur, néo nazie décomplexés, comme en Grèce.
        S’il y a une solution, et je doute qu’il y en ait, elle passerait par un numéro d’équilibriste qui marche sur sa corde. Dans le but effectivement de réadapter le bordel à bases plus saines, mais les racines ne poussent pas en 2 jours.
        Enfin, aujourd’hui l’équilibriste ne me semble pas prendre cette direction.

        1. Bruxibru

          Et au fond, en prenant en compte ce qui est dit de moins stupide des différents bords, la voie qui consisterait à augmenter la dette d’une façon ou une autre, mais pas pour construire une ligne tgv en spirale et en travers de toute l’europe, mais pour financer la refonte globale de la fiscalité, avec une baisse massive des punitions de la réussite (mise en place d’une flat tax, etc.. ), pour dans un deuxième temps, une fois une croissance plus saine retrouver, traiter le problème de la taille du mammouth.

          1. Tu sais, réduire la voilure, rapidement, en quelques semaines, c’est possible. Réduire de 10% les salaires de tous les fonctionnaires et des retraités qui sont à SMIC+10%, c’est possible aussi et ça fait un gros ballon d’oxygène pour l’Etat. Instaurer la flat tax, ici, maintenant, c’est rapide et ça aide énormément. Instaurer le salaire complet, c’est aussi 0 coût pour l’Etat, et un effet à court ou moyen terme rapide.

            Il y a plein de choses à faire sans même commencer à virer tout le monde et courir tout nu dans les couloirs de l’Elysée.

      2. channy

        « En pratique, le sevrage, ça doit être immédiat. Eventuellement monitoré médicalement, mais certainement pas progressif. »

        C’est la méthode qui fut appliquée aux pays d’Asie du sud-Est en 1998, et que l’occident refuse de s’appliquer, c’est très violent et le citoyen de base en prend plein la tronche..donc forcement il s’énerve, manifeste,sanctionne aux élections etc, un cauchemar pour les politocards carrieristes qui sont soudain sur des sièges éjectables.
        Mais quand je vois ou en sont les pays concernés aujourd’hui, on peut voir que l’austérité paye..toutefois dans tous les cas il faudra accepter de perdre un peu de nos acquis(un peu ne veut pas dire tout)

        1. Thomas

          Pas seulement la nouvelle zélande, le Canada, tout les pays ayant choisi de faire face à leur probleme ne l’ont pas fait en une décénie, mais plutot 1 ans ou 2…

    2. Stéphane

      « Pauvre bête, il faut que je te coupe la queue ; mais sois tranquille, pour t’épargner des souffrances, je ménagerai la transition et ne l’en couperai qu’un morceau tous les jours. »

      Phrase du Champenois, in Œuvres complètes de Frédéric Bastiat.

      1. Bruxibru

        je pense que vous n’avez saisi les enjeux, globalement d’éviter une tuerie aux proportions bibliques, ainsi que le passif, la situation morale de la population.
        Couper des jambes, des bras et des queues ne fera qu’accélérer la fatalité.
        Vous exposez les principes qui auraient du être ceux appliqués il y a 40ans.
        Oui mais voilà, il ne l’ont pas été.

        1. Théo31

          Quand vous avez une grosse grippe, vous devez prendre un remède de cheval pour commencer par faire tomber la fièvre, pas des doses qu’on augmente. L’économie c’est pareil. Pendant un moment, ça va être très dur pour tout le monde et ensuite la situation s’améliorera.

        2. channy

          Bruxibru en Asie du Sud Est, pour atténuer le choc sur la population, les gouvernements avaient lâché du lest en laissant les gens ouvrir des petits commerces dans la rue,sans les faire chier à longueur de temps et sans les massacrer de taxes festives,même les flics pourtant hyper corrompus dans cette partie du monde avaient révisé leurs tarifs ..
          « globalement d’éviter une tuerie aux proportions bibliques, ainsi que le passif, la situation morale de la population. »
          Les occidentaux n’ont pas ce genre de scrupules quand il s’agit de l’appliquer aux autres ..vous voulez dire que nous ne sommes pas pareil? que l’on mérite des traitements de faveurs?
          Oui ca va faire très mal pendant 5 ans mini, il faudra que l’état se serre la ceinture et la serre aux français, il faudra aussi de vrais projets pour relancer l’économie

    3. fifou

      je suis d’accord avec Bruxibru
      Il faut reduire les depenses de maniere drastique mais progressive passer de tout a rien va deregler completement l’economie et faire exploser le systeme

      Maintenant on peut aussi tout faire peter et esperer que ca reparte sain mais dans ces cas-la les extremes prosperent et c’est tres dangereux

      1. Pandora

        L’économie n’a jamais été réglée : elle est faite de hauts (expansion) et de bas (crise).
        C’est un thermomètre (forcément contestable mais à vous d’en inventer un nouveau) de l’évolution de la société. Ce n’est donc qu’un outil.

        Il ne s’agit pas de tout faire péter : il faut que nos politiques arrêtent de nier la réalité et de distribuer des avantages avec de l’argent qu’ils n’ont pas.
        L’État ne produit rien : les hommes politiques vivent de la spoliation des richesses produites par les autres.

    4. Deres

      Trop tard, c’est ce que préconisait le président sortant … faire des réformes structurel mais pas trop violemment pour ne pas déclencher de crise de manque. Mais la seule idée de se passer de la bouteille bien plus tard a créé une crise d’angoisse chez l’alcoolique …

    5. goufio

      Ce sont déjà les 81,1 milliards de déficits prévus dans le budget 2012 qu’il faut supprimer en faisant les économies dans les dépenses publiques, c’est assez simple en fait.

  3. NeverMore

    Pour justifier les illusions de l’Elu, encore et toujours les médias qui voient une inflexion du discours de Merkel.

    Je suis nul en Allemand, mais je comprends suffisamment pour avoir envie d’enregister ces journaleux, afin dans quelques temps de leur passer en boucle la démonstration de leur éclatante nullité ; car cette fois, je ne crois pas qu’ils essaient de nous bourrer le mou (1), mais plutôt qu’ils ne comprennent vraiment rien.

    Note 1 : sauf que, sans l’aide d’un mur, on n’arrête pas si facilemnt un camion fou.

    1. Bruxibru

      si vous courrez tout nu autour de l’Elysée à la vitesse de la lumière, vous pouvez vous sodomiser tout seul – Einstein
      :)

    2. Deres

      Les médias seront aux ordres pendant 100 jours environ. Comme cela mène pendant les vacances, FH est tranquille jusqu’à la rentrée. Après, d’habitude, certains commencent à critiquer mollement et se rendent compte qu’il ne se font pas maltraités. Alors, comme des enfants, ils essaient d’aller de plus en plus loin jusqu’à être presque dans l’opposition systématique.

      Malheureusement, je crains que FH ne soit pas aussi idiot que NS. Sa Valérie de garde a déjà commencé les menaces à l’égard de la presse qui ne serait pas obéissante. Il est donc fort possible qu’une partie au moins de la presse reste aux ordres par le biais du contrôle des journaux et de nominations bien choisis …

      A noter que face aux allemands, tout ce qui compte, c’est de sauver la face en obtenant des concessions d’ici juin. L’urgence du calendrier de FH consiste surtout à s’agiter beaucoup avant les législatives afin de s’assurer une large majorité.

  4. Calvin

    Triste et effrayant.
    Ce qui est le plus grave, c’est que le petit paquet de relance à coup d’euros virtuels feront illusion quelques mois, le temps qu’Hollande explique qu’il travaille bien, lui.
    Puis, quand il faudra passer à la caisse, il hurlera après les boucs-émissaires habituels.
    Malheureusement, nous aurons continué à nous enfoncer. Tragiquement.

    Ma plus grosse frayeur, c’est que je n’ai pas assez d’économies pour acheter de l’or, du vrai.

      1. vdf

        Il vaut mieux thésauriser du blé. Quand la population crévera de faim, on récupère de l’or et de l’argent à bon compte.

        1. Raynote

          Effectivement, les pièces d’argent sont plus accessibles que l’or et probablement plus faciles à revendre/troquer ensuite, quand le besoin s’en fera sentir.
          Mais il y a autre chose que tout le monde peut faire en prévision du pire et qui ne demande pas une grosse mise de fonds, c’est de stocker de la nourriture (un petit peu chaque semaine, en faisant les courses): principalement des conserves, mais aussi du riz qui se comporte plutôt bien dans la durée, à condition d’être stocké correctement. Et si le pire n’arrive pas, on consomme ce que l’on a acheté peu à peu. Mais en cas de coup dur, c’est bien de pouvoir continuer à se nourrir et nourrir sa famille.

        2. Calvin

          Je suis d’accord avec Raynote.
          J’ai prévu cela…
          Le pire, c’est que je m’aperçois que je vire de plus en plus vers le survivalisme. Et que ça me fait peur, surtout pour mes enfants…

        3. Paf

          vous avez vu le prix des proteines? moi je dirais stockez de la proteine.(poudre de soja, etc.)
          le survivalisme c’est rigolo mais bof…

        4. Raynote

          Une autre chose que peuvent faire les gens qui ont un jardin, même petit, c’est commencer à y faire pousser des légumes et des fruits plutôt que de la pelouse (qui, elle, n’est pas consommable!).

          En fait, l’idée générale des « preppers » (en d’autres termes: « ceux qui se préparent »), rien à voir avec les « survivalists » (qui s’entrainent, entre autre, à vivre par leur propres moyens en pleine nature), c’est d’acquérir un minimum d’indépendance et d’autonomie de façon à continuer à vivre relativement correctement si les conditions se détériorent gravement.
          Autonomie alimentaire, et énergétique (ça c’est plus difficile…) principalement. C’est un processus relativement long, et qui peut sans cesse être amélioré. Mais le peu qu’on peut avoir fait dans ce sens est toujours mieux que de n’avoir rien fait.
          Notre slogan, à nous les preppers: MIEUX VAUT UN AN TROP TÔT QU’UN JOUR TROP TARD!
          Être prêt, c’est un état d’esprit. Ça ne veut pas dire nager en plein délire mais considérer objectivement toutes les possibilités de « catastrophes » (mot pris au sens large) naturelles, économiques, sociétales, etc. Par exemple: est-ce que je risque de perdre mon boulot? est-ce que je vis dans une zone inondable (cf. Xynthia)? est-ce que, s’il y a une grève prolongée des chauffeurs routiers et que les linéaires des supermarchés se vident, j’ai assez de réserves pour tenir jusqu’au retour des choses à la normale? est-ce que si je prends la route en hiver (bon, ce n’est plus trop d’actualité, je sais) avec ma famille, j’ai un minimum d’équipement et de réserves dans ma voiture si jamais il y a une tempête de neige et que je suis coincé sur l’autoroute?
          Enfin, vous voyez le genre de questions qu’on peut se poser… Et ensuite, peu à peu, prendre les mesures qui font qu’on n’est plus complètement à la merci des services de l’ÉTAT qui n’est pas la solution à tous nos problèmes, comme vous le savez bien puisque vous venez sur ce blog :-)

    1. Deres

      Les promesse actuelles servent surtout à s’assurer la victoire au législatives. Genre bloquer le prix de l’essence jusqu’à deviné, suspens, roulement de tambour, fin juin, après les dites législatives !!! je le répète, FH est un génie du populisme et de la démagogie. C’est tellement gros que personne ne le souligne …

    2. Deres

      Les transactions sur l’or sont réglementés et font l’objet d’une taxation spécifique (8%). L’Etat sait donc que vous posséder de l’or. L’histoire se répète et les mesures confiscatoires sur l’or ou ses transactions ont été légions dans le passé. Si l’achat d’or physique devenait trop répandu et à la mode, l’Etat réagirait très probablement … Une hausse des taxes diminuerait d’autant la valeur. Il peut aussi confisqué le tout purement et simplement. Les arguments démagogiques contre un investissement improductifs pour les riches égoïstes sont d’une évidence déconcertante …

      Si vous acheter de l’or par d’autres circuits (si vous en connaissez sans risques, je suis preneur), vous vous mettez directement hors-la-loi et pouvez donc subir une confiscation pour rembourser la taxe de transaction non payé plus l’amende.

      1. Deres

        Donc a mon avis, sauf si vous le posséder en secret, donc plutôt des pièces non numérotés enterrés dans le jardin, vous êtes autant exposés à une fiscalité confiscatoire que de l’immobilier.

        Actuellement, il vaut mieux s’orienter vers les oeuvres d’art. C’est plus ou moins défiscalisé grâce à divers lobbys. Cela ne changera pas trop car Fabius est d’une famille de grand marchand d’art si je me rappelle bien. De plus tous les grands patrons acoquinés avec le pouvoir profite de cet avantage fiscal. ce n’est pas pour rien que la plupart ont des grandes collections. En plus, l’enrichissement en Asie conduit à une demande accrue de ces biens pour hommes frotunés. Il vaut donc mieux ne pas taper dans du franco-français si on veut bénéficier de la hausse. A noter bien entendu que c’est un marché difficilement accessible au commun des mortels …

      2. « si vous en connaissez sans risques, je suis preneur »
        Achetez-le par internet dans un autre pays, ou déplacez-vous.

        La confiscation, l’État a déjà tenté une fois en France. Ça s’est assez mal passé.

        1. rocardo

          On peut acheter de lor en espèces,jusqu’à 3000 euros,et anonymement,jusqu’à 15000 euros(le négociant vous fait 5 factures anonymes).
          L’Etat peut contrôler vos retraits en espèces,mais vous pouvez raconter ce que vous voulez sur leur utilsation et il n’y a aucuen preuve d’achat d’or.

  5. Tremendo

    Il ne faut pas seulement des budgets équilibrés pour stopper la course à l’endettement, mais des budgets en excédent pour rembourser la dette existante. C’est franchement pas gagné avec notre classe politique.
    D’autre part, le retour à l’étalon-or, c’est-à-dire arrimer l’euro sur l’or est effectivement un mieux par rapport à la solution actuelle et surtout par rapport à des monnaies nationales dévaluées, mais ce qui est encore mieux c’est l’abolition de la BCE et la liberté monétaire.

      1. Vicarious

        Oui, mais quand on voit l’anti-libéralisme viscéral des Français, doublé de leur inculture totale en économie/géopolitique, je me dis que ce n’est pas gagné…
        Peut-être que des réformes d’inspiration libérales passeront mieux si elles émanent des socialauds, sait-on jamais.
        Quoi qu’il en soit Flamby devra choisir, soit il devra faire cocu ses électeurs, soit devra faire cocu les marchés. Je ne sais pas quelle option est la pire, par contre je pense que si il se débrouille bien il peut se mettre à dos les deux. :)

        1. Pod

          Le double-cocufiage est un mal trop doux : je table plutôt sur une bonne et large poutre et un arrivage de vaseline trés retardé…

        2. Théo31

          Flanby fera pour la France ce qu’il a fait pour la Corrèze et la ville de Tulle : de la dette, de la dette, de la dette.

        3. eheime

          @Vicarious

          Ce qui prouve bien qu’on ne demande pas l’impossible au gouvernement.
          Juste dépenser ce qu’il a. Point barre.

        4. eheime

          @Vicarious

          En réalité, on peut rembourser la dette avec un budget en déficit léger. Car dans le roulement on s’endette moins qu’on ne rembourse.

          C’est pour cela que la limite de 3% fixée par Maastricht était assez raisonnable meme si un 2% eut été preferable à mon sens. Rappelons que dans l’esprit de Maastricht cette limite de 3% était une limite absolue, la normale étant le un budget à l’équilibre …
          D’où également la limite de 60% du PIB qui semblait bien suffisant et qui aurait parfaitement suffit à faire face à la crise avec des Etats non endettés, le temps de faire les réformes nécessaires dans le calme et la réflexion.

        5. eheime

          @ gem

          Sauf erreur de ma part, il y a bien le service de la dette, c’est à dire les remboursements arrivant à échéances, car ils représentent bien une charge.

          Dans le lien que j’ai fournis il y a pour 93,1 Mrds de « Remboursements et dégrèvements »

          Il y a donc bien des remboursements effectués. S’ils sont supérieurs aux nouveaux emprunts , il y a desendettement me semble t-il.

          Ou alors expliquez moi mon erreur.

          Je ne parle pas du bilan ni de la dette totale, bien sûr.

        6. gem

          l’erreur c’est que « Remboursements et dégrèvements » c’est un compte fiscal : les « niches », les non-valeurs quand le fisc prétend que tu lui doit 30 briques mais consent généreusement à ne t’en réclamer que 5 ou même rien du tout (parce qu’il s’est trompé), les remboursement de TVA, les réductions sur la taxe d’habitation, etc.
          Dans le budget tu trouvera la « charge de la dette » (les intérêts versé page 4 de http://www.budget.gouv.fr/files/import/plf2012/chiffres_cles.pdf ), pas les emprunts ni leur remboursement à l’échéance ; pour les voir il faudra consulter le compte général de l’état :
          http://www.performance-publique.budget.gouv.fr/fileadmin/medias/documents/ressources/Comptes/2010/Compte_General.pdf
          tableau des flux de trésorerie FLUX DE TRÉSORERIE LIÉS AUX OPÉRATIONS D’INVESTISSEMENT (II) page 13 du doc = page 15 du pdf)
          Et comme tu peux le voir on est pas du tout dans les 90 G€ : en 2010 192 G€ d’emprunt nouveaux pour 110 G€ remboursés ; pour 2013 prévoir au moins 100 G€ de plus dans les deux cases (200 à rembourser, 300 à trouver) …

      1. eheime

        @ tous

        Il faut une monnaie officielle.
        Car pour payer l’Etat (les impots – meme dans un état très libéral il en faut pour payer l’armée, la police, la justice) il faut bien s’entendre sur un medium de paiement.

        Il n’existe pas de monnaie universelle. Meme l’or est tacitement une monnaie contractuelle car elle emporte la confiance a peu pres partout. Mais des hommes isolés du monde ne l’accepteraient pas forcement comme monnaie.

        Donc il faut une monnaie officielle.
        Si cette monnaie n’est pas controlée par l’Etat, elle serait donc controlée par des interets privés … qui pourraient escroquer l’Etat.

        Il est donc normal a mon sens que l’Etat s’arroge le controle de la monnaie qu’il accepte.

        Ce n’est pas non plus un probleme de concurrence. Vous avez le droit de créer votre monnaie (le SEL par exemple : http://fr.wikipedia.org/wiki/Syst%C3%A8me_d%27%C3%A9change_local).

        Le probleme est l’article R642-3 du code pénal français :
        Le non-respect des prescriptions du cours légal, c’est-à-dire le fait de refuser des pièces de monnaie ou des billets de banque ayant cours légal pour leur valeur nominale, est sanctionné pénalement.

        Concretement, ca veut dire que la loi vous empeche de refuser de vous faire enc… si vous estimez que l’euro (ou le franc ou autre) ne vaut rien. Ce qui devrait pourtant etre votre droit le plus stricte.

        Voilà la vraie injustice (*) !!!

        (*) les fonctionnaires payés en monnaie d’Etat, acceptent la monnaie d’Etat en acceptant le contrat de travail. Là il n’y a pas d’injustice. Ils peuvent à tout moment cesser le contrat qui les lie à leur employeur. Idem pour les co-contractants avec l’Etat.

        1. Thomas

          Des hommes isolés du monde n’acceperait pas forcément non plus un pappier avec écrit « 100 » comme monnaie^^.

          Bien vu c’est un probleme de ne pas pouvoir refuser la monnaie nationale.
          Pour le SEL; sur le lien donné :
          En France, les transactions réalisées dans le cadre du SEL ne sont exonérées de TVA et d’impôts que dans la mesure où il s’agit d’une activité non répétitive et ponctuelle, type « coup de main » et n’entrant pas dans le cadre d’une profession.

          En 1998, le procès en appel de trois adhérents du SEL Pyrénéen a abouti à leur relaxe. En septembre 1996, dans un petit village de l’Ariège, deux adhérents du SEL ont aidé un troisième à réparer son toit. Après dénonciation d’un voisin et enquête de la gendarmerie, les trois adhérents ont été poursuivis pour travail clandestin et utilisation de travailleurs clandestins, condamnés par le Tribunal de Foix le 06/01/1998 puis relaxés en appel à Toulouse le 17/09/1998 car les conditions caractérisant un travail clandestin n’étaient pas réunies.

          Mais, toujours en France, si dans le cadre d’un SEL on se livre à une activité répétitive ou entrant dans le cadre de son métier, on se doit de le déclarer aux organismes concernés.

          Donc non l’état n’aime pas du tout la concurence.

        2. Pandora

          La monnaie est un moyen d’échange qui devrait être librement consenti par les échangeurs et non imposé par l’État.

          Dans l’histoire, l’or et l’argent ont été les deux monnaies dominantes : ce n’est pas un hasard. Ces deux biens ont été librement choisi car leur poids représentait une certaine quantité de marchandise. Elles étaient convertibles et cela leur donnait une certaine valeur.

          Mais quand les États-Unis ont décidé de rendre leur monnaie inconvertible en 1971, la valeur de cette monnaie ne reposait alors plus que sur la confiance qu’on avait en cette monnaie. Sur du vent, quoi.

          Une monnaie ne doit pas « emporter la confiance », elle doit la susciter et c’est librement que les individus accordent leur confiance à une monnaie plutôt qu’à une autre.

        3. eheime

          @ Thomas

          « on se doit de le déclarer aux organismes concernés.
          Donc non l’état n’aime pas du tout la concurence. »

          Si je puis me permettre, je crois que vous confondez monnaie et taxation. Il peut y avoir plusieurs monnaie concurrente et une taxation (SEL + Euro + 1 taxe). Il peut y avoir plusieurs taxe et une monnaie (impot féderal/national + impot du Land/Etat/Region + 1 monnaie). Les uns peuvent memes exiter sans les autres. Ce sont des problemes différents.

        4. eheime

          @ Pandora

          Oui je suis d’accord. Mais c’est justement pour contrecarrer ce biais naturel qu’existe l’obligation légale. C’est pour ça que je parlait « d’injustice » (en fait de spoliation potentielle dans mon esprit).

          Attention, je ne suis pas historien, mais l’affirmation selon laquelle « l’or et l’argent ont été les deux monnaies dominantes » serait à vérifier. Il y a beaucoup d’exemples de civilisations où ça n’était pas le cas.

  6. CynAcidIronic

    « les Français, tétanisés par l’ampleur de la crise, refuseront de consommer. »

    j’aimerais bien la voir celle la, les français désobéir à leurs maitres et refuser de consommer… et pourquoi pas réfléchir et penser pendant qu’on y est… soyons fou!

    Ben justement, regardez les demandes de crédit souscrits pour l’immo. Surprise : ça baisse.

    1. CynAcidIronic

      ça baisse certes mais c’est le mot refuser qui me laisse perplexe parce que partout ou je vais les gens veulent plus de fric pour consommer plus de merdes divers et (a)variés. (j’ai même un fou dans la famille qui vient de demander et de se voir accorder un prêt sur 20ans pour une maison… comme si son emploi et son salaire étaient assuré jusque cette époque lointaine.)

      bref ca baisse par contrainte pas par volonté/refus amha.

    1. The-Black-Doll

      Ces journalistes sont tout de même bien drôles à faire la trogne dès qu’on évoque « le retour au franc » voire même « la sortie de l’euro »

    2. eheime

      François Lenglet dit des trucs vrais.
      Mais le « transfert du Nord vers le Sud » n’est absolument pas une necessité.
      La seule nécessité c’est que le Sud tienne son budget et n’endette (surrendette) pas le secteur privé en payant pour les banques.
      Les marchés doivent payer pour leurs erreurs de jugement.
      Les banques qui ne recouvrent pas leurs créances doivent couler. Les actionnaires des banques devaient faire attention. Les preteurs en obligations devaient faire attention. Seuls les (petits) déposants doivent etre garantis par l’Etat à hauteur de la garantie légale donnée par l’Etat.
      C’est tellement simple que c’est évidemment la seule solution qui ne sera pas adoptée.

  7. Shnaffy

    Si les gens se ruent sur l’or physique, comment ils achètent leur pain?
    La vraie question c’est au niveau des «plastic money» si on refuse l’or papier, ça revient a refuser les cartes de crédit ?

    1. channy

      Méthode Cambodgienne utilisée durant le règne de Pol pot,ou l’argent n’avait été aboli:
      Fabrique du pain et on te paiera en or,diamants, rubis…c’est même toi qui fixera le cour de l’or

  8. jmdesp

    Pour critiquer Krugman, c’est mieux de comprendre en quoi consiste ce qu’il recommande :
    – créer de la dette
    – *mais* *pour* avoir de l’inflation
    – *mais* *pour* diminuer le niveau des salaires réels là où c’est nécessaire
    – et donc rééquilibrer la compétitivité des pays en déséquilibre sur ce point

    Dans un monde internationalisé, juste la déflation des salaires permet déjà de rétablir la balance des échanges à un niveau qui correspond à l’efficacité de l’économie.
    Mais diminuer le niveau des salaires réels permet aussi :
    – d’augmenter le taux de marge des entreprises
    – donc leur donner envie d’investir

    Je n’interprète rien, lisez Krugman, vous verrez qu’il dit cela mot pour mot :
    http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/01/30/paul-krugman-l-inflation-n-est-pas-le-probleme-c-est-la-solution_1636446_3234.html
    « Pour restaurer la compétitivité en Europe, il faudrait que, disons d’ici les cinq prochaines années, les salaires baissent, dans les pays européens moins compétitifs, de 20 % par rapport à l’Allemagne. Avec un peu d’inflation, cet ajustement est plus facile à réaliser »

    Mais dans cette logique, l’euro est un problème parce que l’inflation va s’appliquer globalement alors qu’il faudrait qu’elle soit spécifique à chaque pays.
    D’où mezzo-voce, la conclusion de sortir de l’euro pour faire marcher cela.

    A mon sens, les dégâts provoqués par une sortie de l’euro font que ce n’est pas la bonne solution. Une inflation à 5% (soit celle de l’Angleterre l’année dernière) pendant quelques années, la vis serrée sur les salaires dans les pays qui ne sont pas assez compétitif, et par contre laisser les salaires monter en Allemagne, donnerait le même résultat avec moins de conséquences négatives. Par contre il faut que ce soit en créant de la monnaie pour aussi alléger la dette sans aller aux extrême que provoque une sortie de la monnaie commune (soit le dette reste libellé en euro, ce qui est catastrophique pour le pays, soit elle est redénominé de force, ce qui ferme l’accès aux marchés) ou un défaut sec.

    1. Stop. Krugman est un kéynésien (il le dit lui-même) et un socialiste (il le dit lui-même).
      Trouvez-moi un pays qui a fait du keynésianisme et qui s’en est sorti, et on en reparle.
      Trouvez-moi un socialiste qui propose des mesures économiques cohérentes et bénéfiques sur le long terme, et on en reparle. Le reste, c’est juste à côté de la plaque.

      Accessoirement, le lien que je propose est sur l’article en anglais, mal traduit par le blog que vous citez.

      SI L’INFLATION ETAIT UNE VRAIE SOLUTION, CA SE SAURAIT.

      L’inflation, c’est une spoliation des épargnants et de ceux qui bossent, qui travaillent et créent de la richesse.
      C’est *exactement* ce dont on n’a surtout pas besoin actuellement.

      1. Bruxibru

        Keynes a souvent été très mal interprété.
        Keynes était un libéraliste, plutôt pro-rigueur, il se démarquait par rapport à d’autres (Hayek et Mises en particulier) sur le role contre-cyclique que peuvent avoir les états pendant les crises.
        Je ne suis pas Keynesien pour deux sous (même pas un en fait), mais je constate juste que le message de Keynes aura été compris et appliqué à l’envers : les états ont fait du pro-cyclique pendant les expansions, et se trouvent obligés à faire de la rigueur pendant les crises. Accuser Keynes ne me semble pas être très pertinent, c’est la compréhension de Keynes qui est en cause, Keynes à laissé une porte ouverte à un role de l’état, la bête s’y est engouffrée.
        Les points qui réunissaient Keynes et Hayek, et ils sont nombreux, ont été tout simplement ignorés, et ce, sur longtemps.

        1. Paf

          « Les points qui réunissaient Keynes et Hayek, et ils sont nombreux, ont été tout simplement ignorés »

          ca alors, quelle surprise!

        2. Bon, d’une part, libéraliste n’existe pas. Et d’autre part, Keynes n’était probablement pas très keynésien. En revanche, ceux qui ont suivi et qui prétendent s’en être inspirés (à commencer par Krugman) sont largement keynésien. Accessoirement, Keynes n’était lui même pas tellement convaincu de ce qu’il racontait (et n’a d’ailleurs jamais reçu de prix en économie).

        3. eheime

          @Bruxilu

          Tout à fait !
          Enfin quelqu’un qui comprend.
          Les socialistes font une mauvaise lecture de Keynes.
          L’interventionnisme de Keynes était un « remède » à des situations anormales (comme la crise de 1929) et non une politique à poursuivre indefiniment comme le préconisent les socialistes.

          Keynes était effectivement un libéral.

          Après on peut discuter de la pertinence de son « remede ».

          Certains estiment que le New Deal a été la bonne réponse. D’autres estiment que c’est la guerre qui a remis les compteurs à zéro et par conséquent à remis l’économie sur pieds.

          Je n’ai pas d’avis tranché la dessus.
          Mais Keynes avaient raison sur un point : en cas de crise tres grave, certains meurent de faim (je ne parle pas de ne plus pouvoir s’acheter un ecran plat ou une voiture à crédit, mais de vraie necessité). Et dans ce cas, il peut etre intelligent d’intervenir. Non pas pour empecher les reformes, mais pour les etaler dans le temps de façon a éviter des drames humains.

        4. eheime

          Je crois d’ailleurs que dans le cas de la Grece on est tout à fait dans ce schéma.

          En refusant l’Euro, la Grèce est en train de refuser une main tendue qui la force à faire des réformes saines en échanges d’un étalement de ces réformes dans le temps (grace à des « prêts » qu’on peut analyser en subventions).

          Elle choisit elle-même la voie la plus dure et va faire ses réformes – qui se feront quoi qu’il arrive – dans la douleur.

    2. Théo31

      « Les gens sur twitter peuvent bien en rire, mais là je parle sérieusement, on aurait vu une forte augmentation des dépenses et donc de la croissance économique si le séisme avait fait plus de dégâts.»

      Paul Krugman, abruti fini certifié qui devrait aller en vacances au Zimbabwé pour expliquer à la population que yabon l’inflation.

    3. Deres

      Tout est dit. Il faudrait que cette inflation ne soit pas compensé par des hausse de salaires dans les pays à problème. Une fois que le danger immédiat sera écarté, les réformes difficiles seront repoussés et l’inflation restera.

      L’euro aurait fonctionné correctement si les promesses passés avaient été tenues. Faire des nouvelles promesses me semble donc illusoire.

  9. NeverMore

    Je voudrais lancer une pétition pour l’exclusion, de la sphère des médias, des journalistes et experts qui nous ont démontré hier doctement qu’une sortie de l’Euro et un retour au Franc étaient impossibles et qui aujourd’hui nous préparent à cette éventualité, tout aussi doctement.

    1. Calvin

      Pfff, pourquoi cette fixette ?

      Je voudrais lancer une pétition pour l’exclusion, de la sphère des médias, des journalistes et experts.

      Voilà !

      Note : par experts, j’entends ceux qu’on nous a passé à chaque « une ».

      1. Pandora

        Les journalistes ne sont que des conteurs d’histoires alors pourquoi les boycotter ? Il suffit de changer de programme de divertissement…

    2. eheime

      @ NeverMore

      Dans tous les cas vous aurez un retour à la réalité, c’est à dire une baisse de salaire et une baisse du train de vie de l’Etat. Alors autant prendre le taureau par les cornes au lieu de faire croire (et de vous percoider) que le simple changement de monnaie va vous créer des richesses à partir de rien …

      Expliquez nous ce que le retour au franc va changer …
      On vous écoute !

      1. NeverMore

        @eheime
        Apprenez d’abord à lire, où avez vous trouvé que je préconisais un retour au Franc ? on vous écoute !
        Je n’ai rien à expliquer car je ne défends aucune thèse. je constate simplement le retournement de veste.

  10. Yrreiht

    Mais enfin h16, pourquoi ne mentionnez-vous même pas la troisième solution, évidente et la meilleure selon moi, la banqueroute ?

    Hop toutes les dettes sont effacées, tant pis pour les créanciers ils l’ont dans le, et ensuite on peut redémarrer sur des bases saines.

    Solution bien connue de tous ceux qui se servent d’un ordinateur quand ça coince un bon petit « reset » et ça repart.

    1. MXI

      De mémoire, le premier placement des Francais est l’assurance vie. Une part énorme de ces fonds est… dans la dette Fr.

      Hop, une ptite faillite. Hop, tous ceux qui ont épargné pour leur retraite l’ont dans l’os. Y’a effectivement pas mieux. C’est tellement plus agréable de spolier les épargnants plutot que de diminuer ses dépenses (superflues pour la plupart)

          1. Oui oui. Je note juste que la tendance pluridécennale de collecte a changé : les Français qui mettaient des noisettes de côté en mettent moins.
            Soit c’est parce qu’ils se sont dit : chouette, champagne et petits fours pour tout le monde les amis. Dans ce cas, on explique mal la morosité ambiante.
            Soit c’est parce qu’ils ont besoin de thune (et en mettent donc conséquemment moins de côté).

      1. eheime

        @ MXI

        Les assurances-vie sont des placements. Il appartient aux investisseurs de s’assurer de la solvabilité de leurs débiteurs (et de prendre les garanties nécessaires).

        En tous cas il fallait exiger une rémunération correcte en contrepartie de ce risque.

        Maintenant je suis d’accord que l’Etat a faussé le jeu, mais on en est pas une intervention étatique injustifiée près …

    2. fifou

      @Yrreiht: un beau calcul a la Poutou….

      Actuellement sur 120 milliards de deficit annuel il y a 60 milliards de remboursement des interets de l’emprunt.
      Hop on sodomise tout les mechants preteurs et on annule l’emprunt- 60 milliards de gagnes

      On les trouve ou les 60 milliards qui manquent pour boucler l’annee? chez un creancier sourd?

      Comme on dit, on n’ecrase pas 2 fois les testicules d’un aveugle…

      1. gem

        Pire encore.
        Les 1000 milliards (à la louche) et les intérêts de cette somme, que tu viens de piquer aux préteurs français, ils ne pourront pas les dépenser eux-même. Donc tu t’assoit sur toutes les recettes fiscale correspondante, c’est à dire la moitié à la louche (taux de prélèvement moyen tout compris, entre la TVA, les charges et l’IR des travailleurs, etc.)

        Donc en fait le fisc perd
        * la moitié de 60 milliards
        * la moitié du capital qui aurait été dépensé ; disons 5% du capital total pour fixer les idées, sur la base d’un renouvellement sur 20 ans du capital d’assurance-vie : 50 milliards

        Bilan des courses : tu viens de perdre 55 milliards de recettes. C’est donc 115 milliards qu’il faudrait que tu emprunte pour boucler ce foutu budget…

        Et je ne vous parle pas des effet sur le chômage etc. Tout compte fait vous pouvez pariez que non seulement le budget n’est pas amélioré, mais il est même aggravé.

        Vous comprenez maintenant pourquoi le Budget refuse catégoriquement la banqueroute, alors que plus socialiste y’a pas ? C’est parce qu’il sait que loin d’être une solution ça compliquerait mortellement son travail.

  11. NEV

    Excusez moi mais quand vous dites
    « d’un côté, une déflation marquée lorsque les Français, tétanisés par l’ampleur de la crise, refuseront de consommer. Cela a déjà commencé, il n’y a pour le moment aucune raison que cela s’arrête. De l’autre, une dévaluation des monnaies, »

    Une dévaluation des monnaies se traduit bien par une inflation n’est-ce pas?
    Vous dites que la déflation a commencé? Dans quels pays? Nous subissons une forte inflation pour le moment il me semble?

    1. L’inflation est pour le moment « modérée » (plus forte que prévue, mais pas à 3% par mois, hein). La déflation est ici surtout une baisse de consommation et une baisse des crédits. Il y a plusieurs phénomènes en jeu et pas tous de la même importance :
      – il y a moins de crédits distribués (moins de nouveaux crédits émis, déflation).
      – il y a plus de crédits remboursés (destruction de monnaie scripturale).
      – il y a moins de confiance dans la monnaie papier (augmentation de l’or en conséquence, donc inflation).

      Pour le moment, je dirai que la destruction de monnaie et la baisse importante des émissions de crédit compense largement la création monétaire, d’où une inflation modérée. Cependant, lorsque les Français auront fini de rembourser et ne pourront plus faire autrement que reprendre la consommation, là, l’inflation va rattraper le retard.

      Est-ce plus clair ?

      1. NEV

        Je pense comprendre, mais alors finalement la politique de Mario se tient, il suffit de fermer les robinets lorsque la consommation reprend et on modèrera l’inflation non?
        Ou alors vous allez me dire qu’à ce moment là, les banques en manque de liquidités ne supporteraient pas une fermeture des robinets?
        Avec des taux aussi bas et peu de confiance en la monnaie, pourquoi les gens remboursent leurs crédits au lieu d’en souscrire? N’est-ce pas justement le moment d’emprunter des euros si « l’inflation va rattraper le retard »?

        1. LMAE

          le problème c’est que la masse d’argent imprimé n’est pas détruite dans le processus. Donc c’est quand les effets contraires s’annulent que l’inflation se déclenche.
          Elle va pas être modérée vu les tombereaux de pognons imprimés en continu aussi bien par la BCE que par la Fed.

          Et ne parlons pas du Japon.

        2. Mario, s’il a trouvé comment juguler l’inflation et restaurer la confiance dans la monnaie papier, il faudra qu’il explique bien comment il fait. Parce que jusqu’à présent, ceux qui ont essayé le petit jeu de l’impression monnaie, ils ont tous finis par se planter.

      2. eheime

        @ H16

        C’est à ce moment qu’il faudra juger la BCE.
        Soit elle remonte les taux fortement et, mieux, en profite pour augmenter les réserves obligatoires, et là je dirai bravo.
        Soit elle ne fait rien et il se créera de nouvelles bulles et/ou de l’inflation.

        1. eheime

          @ LMAE

          L’inflation est déjà là …
          Immobilier, nourriture, pétrole …
          Vous êtes aveugle ??

          On paie actuellement en inflation ce que nos gouvernements on dépensé en promesses non-financées (plutôt que de le faire en déflation pour remettre les choses à l’état initial, comme certains le préconisent ici).

  12. Pod

    Tout le « pognon gratuit imprimé les trois dernières années » sera-t-il le Tchernobyl du turbosocialisme ? L’ultime épisode par la ruine fiduciaire d’états s’écroulant sous leur propre dette : finalement, la curée keynésienne passera par l’imprimante…

    1. Stéphane

      Exactement.

      Pour l’instant, j’observe un rien amusé les dépêches annonçant la baisse de l’Euro contre le dollar à chaque mauvaise nouvelle – et Dieu sait qu’elles s’enchaînent en ce moment. Mais pourtant, selon le dogme keynésien, on devrait se réjouir que l’euro s’effondre! On devient plus compétitifs de minute en minute! On va exporter comme des lions! Yeaaah! :D

        1. eheime

          bah ouais …

          Ce qu’il oublient de dire, c’est que l’essence va couter 2 fois plus cher, que l’iPhone va tripler et que la VolksWagen vaudra deux Renault (si on suppose que l’Allemagne ne se laisse pas torpiller avec nos folies)

  13. gnarf

    Interessant cet indice. L’an dernier au mois de mai il etait a -100.
    La Grece va sortir de l’Euro, ca c’est plie. On va donc voir ce que ca donne. A vue de nez 2 ans de crise profonde, en parallele avec un retablissement de competitivite.
    Apres dans plusieurs annees ce sera peut-etre le tour de l’Espagne et de l’Italie.
    A court terme, l’euro va descendre par rapport aux autres monnaies avec consentement de l’Allemagne…la BCE aura dans ses missions le maintien de la competitivite europeenne.
    Hollande va etre force de reformer certains trucs et de serrer le budget, et ce sera d’autant plus facile qu’il aura les syndicats de son cote.

    J’arrive toujours pas a croire a l’effondrement. Des chocs brutaux oui, mais l’effondrement? L’inflation galopante non plus. Les mesures prises aux USA et en Europe ne sont pas tout a fait de la creation monetaire.

    1. « dans plusieurs annees »
      ??
      Quelques semaines ou mois, au plus.
      Pour l’effondrement, je n’y crois pas des masses. Mais on peut être surpris.

      1. gnarf

        Plusieurs annees a cause de ce scenario:
        la Grece sort, et se casse la figure facon Argentine. Ca presuade Espagne et Italie de redoubler d’efforts pour rester.
        Mais 2 ans apres Espagne et Italie sont toujours au bord de la tombe, et la Grece commence a recuperer. Et la sortie d’autres pays redevient envisageable…

    2. gem

      A force de tout peindre en noir on oublie que
      * les français à qui il n’est pas interdit de bosser le font vraiment
      * les administrations sont riches, très riches ; certes de moins en moins (à force de taper dans les bijoux de familles, forcément …) mais encore pas mal
      * il n’est pas exclut que total finisse par obtenir le droit de faire cracher aux « schistes » le fameux gaz ; il y aura forcément des élus locaux pour dire oui à la taxe pro (et au financement électoral) que peut représenter un nouveau lacq. Et s’il faut choisir entre 1) faire cracher le gaz et 2) réformer méchamment, c’est à dire entre mécontenter 5000 pastèques militantes et 5 millions de vrais rouges + 25 millions de veaux… qui prend les paris ?

  14. fifou

    En attendant le cours du lingot baisse pas mal, l’Italie, l’Espagne et la France doivent vendre a tour de bras pour boucler les fins de mois difficiles…

    Quand il n’y en aura plus et qu’ilfaudra emprunter a 15% ca va faire mal… Et il faudra surveiller ses plombages en or…

    1. gnarf

      Je ne crois pas une hausse de l’or non plus. Une hausse moderee peut-etre, mais pas la flambee.

      L’indice de surprise negatif sous-entend que les marches sont surpris des annonces negatives. Mais le cours de l’or qui stagne semble dire que les marches ont deja assimile toutes les mauvaises nouvelles.
      On est dans le flou total quoi, a un niveau tel que l’intuition est aussi valable qu’un deluge de statistiques. On cherche a prevoir le marche, qui est lui-meme une prevision. Jeu de dupes.

      1. fifou

        je ne sais pas trop quoi penser, je me tiens a la theorie que le seul effet qui stabilise la montee de l’or en ce moment c’est les ventes massives ‘sous le manteau’ pas les differents etats europeens (et peut-etre US) pour ne pas avoir a emprunter trop sur les marches ce qui affolerait les agences de notation
        Decembre/ Janvier/ Fevrier, les baisses arrivaient en fin de mois puis ca remontait doucement, depuis les baisses commencent de plus en plus tot dans le mois…
        Depuis que l’Espagne a eu du mal a lever des fonds, la baisse s’est marquee. Pas une chute severe, mais une baisse/ absence de hausse notable

  15. Monoi

    J’ai du mal a comprendre pourquoi la sortie de l’euro serait une catastrophe.

    L’euro est une des raisons premieres des problemes actuels, qui avaient d’ailleurs ete predit par nombre de personnes qui n’en voulaient pas.

    En sortir n’est probablement pas simple, mais pas insurmontable non plus. Ce qui a ete fait peut etre defait.

    1. gnarf

      Oui tres bonne question. D’ailleurs sur les blogs et articles que j’ai pu lire, il semble que personne n’ait la connaissance technique ou la volonte d’expliquer.
      C’est du meme ordre que la perception du quantitative easing. Equivalent a la planche a billets pour les uns, pas pour les autres…c’est pas evident.
      Je me demande quel % des conseillers economiques des gouvernants a une idee claire de ce qui se passerait en cas de sortie de l’Euro.

        1. Théo31

          La fin de l’euro signifie la fin du pouvoir des politocards et des technocrates. L’euro et des taux très bas permettaient d’acheter des clientèles électorales. Désormais, ce ne sera plus possible.

    2. Pandora

      L’Euro n’est pas le problème. C’est un instrument d’échange bien commode lorsqu’on se déplace en Europe.
      Si le sujet des monnaies vous intéresse : http://www.scribd.com/doc/11452701/Murray-Rothbard-Etat-quastu-fait-de-notre-monnaie.

      La sortie de l’Euro signifie pour la France qu’elle devra rembourser ses dettes (une paille : 1600 milliards) en monnaie forcément plus faible que l’Euro. Autant dire qu’elle ne remboursera pas.
      Et là le problème, c’est de trouver des prêteurs qui ne voudront plus de la dette française ou qui lui feront payer très cher (avec des intérêts très élevés).

      1. Pascale

        Sauf qu’une sortie de l’euro rendrait possible une dévaluation de la monnaie nationale et permettrait d’ajuster les différentiels de productivité entre les pays

        1. Vicarious

          La dévaluation n’est que la conséquence, le problème de fond reste la sociale-démocrassie et toute la politique économique inepte qui va avec.
          La France (comprendre les jean-foutres qui nous gouvernent) s’imaginait pouvoir éviter l’humiliation de nouvelles dévaluations en s’arrimant à l’Euro, visiblement c’est raté car à vue de nez il faudrait une dévaluation de 20% par rapport à l’Euro pour que la France se remette en selle. On a la monnaie qu’on mérite.

    3. eheime

      « L’euro est une des raisons premieres des problemes actuels »

      C’est tout à fait inexact.
      Quelle que soit la monnaie, en dépensant plus que ce que vous ne produisez, vous aurez toujours, inévitablement une situation de blocage en fin de comptes. Avec l’Euro ça arrivera juste un peu moins vite.
      Mais en définitive soit votre monnaie se dévalue (donc vous travaillez plus pour gagner pareil), soit vous reduisez vos couts (donc vous baissez votre niveau de vie pour un travail identique), ce qui à l’echelle d’un pays revient exactement au meme.

      1. gnarf

        L’euro a permis a des pays comme la Grece d’emprunter au meme taux que l’Allemagne. Sans l’euro, ces pays n’auraient pas pu s’endetter autant sans voir les taux grimper.
        En plus, l’euro empeche que les monnaies de ces pays s’ajustent automatiquement (a la baisse) a leur pietre sante economique, ce qui empeche que ces pays s’en sortent.

        Donc oui, l’euro est une des raisons des problemes actuels. C’est un piege…un cheque en blanc qui encourage les politiques a s’endetter ad nauseam, et un blocage qui empeche l’economie marchande de s’en sortir.

        1. gnarf

          La Pologne, pays en assez bonne sante economique, qui aligne depuis 2007 les records d’europe de croissance, a toujours emprunte a 6% ou plus, ce qui force une attitude responsable des politiques: on emprunte avec parcimonie.

          Avoir laisse a la Grece la possibilite d’emprunter a 1.5 ou 2% etait une grosse grosse betise.

        2. eheime

          Imaginons que la Grece eut un gvt responsable, meme si je vous l’accorde, je m’en rend compte avec le temps, c’est une hypothèse un peu théorique.
          Il aurait utilisé le cout de l’argent faible pour substituer la dette « chère » à de la dette à bas cout. Les economies réalisées permettaient de faciliter le desendettement, SANS FAIRE LE MOINDRE EFFORT ! C’est exactement ce que fait la Suisse qui se désendette en ce moment au frais des investisseurs craintifs. Imaginez maintenant un gvt qui tienne son budget et rende les comptes transparents et ils auraient meme pu se permettre d’avoir des budgets positifs.

          Pour empecher le surrendettement privé (en Espagne par exemple car c’est moins vrai en Grèce), il suffisait de fixer une limite à l’endettement selon les ressources comme les fameux 33% en France (pour une fois, je crois que c’est quelque chose qui a bien fonctionné chez nous), associé à la garantie absolue donnée aux banques que l’Etat ne garantirait pas le moindre centime des privés en faillite grace à un droit de la faillite personnelle affuté style droit allemand et les banques auraient été assez regardantes, je vous l’assure.

          L’euro est une arme forte. Mais c’est sûr que si on retourne l’arme contre soi, ça fait bobo. C’est donc un problème de maturité politique et non un problème de systeme de monnaie.

    4. gem

      L’euro c’est juste un étalon, une jauge. Ce n’est pas une problème et en sortir n’est pas une solution.
      Par contre casser la jauge c’est une bonne couverture pour siphonner le réservoir ni vu ni connu. Et en fait tous ceux qui veulent sortir de l’euro se propose de dévaluer, c’est à dire d’amputer les salaires d’un bon 20 % …adieu pouvoir d’achat, adieu importations high tech, adieu caviar et bonjour patates (pas pour tout le monde bien sûr :-) )

  16. BA

    Mardi 8 mai 2012 :

    Marchés européens : plombés par l’instabilité politique en Grèce.

    Les Bourses européennes ont fini en nette baisse mardi, les investisseurs s’inquiétant de la situation en zone euro face au blocage politique en Grèce, après la victoire aux législatives des opposants à l’austérité.

    Deux jours après les élections, la Grèce semble ne pas être en mesure de forger une coalition gouvernementale qui puisse garantir l’application du plan d’austérité, nécessaire à la poursuite de l’aide financière internationale.

    « Le risque est celui d’un défaut de la Grèce sur l’une de ses prochaines échéances, avec un degré de probabilité élevé, mais aussi le début des démarches nécessaires pour organiser la sortie de la Grèce de la zone euro », préviennent les stratégistes du Crédit Mutuel-CIC.

    Le président de l’agence de notation Fitch a évoqué ouvertement « une sortie de la Grèce de la zone euro, qui ne signifierait pas la fin de la devise européenne » selon lui, dans une interview au Spiegel Online.

    La Bourse de Paris a plongé de 2,78%, le CAC 40 terminant à 3124,80 points dans un volume d’échanges assez faible, mardi étant un jour férié en France.

    L’indice vedette de la Bourse de Milan, le FTSE Mib, a perdu 2,37%, à 13 937 points.

    L’indice Dax de la Bourse de Francfort a perdu 1,90% à 6444,74 points.

    A la Bourse de Londres, le FTSE-100 a reculé de 1,78% à 5554,55 points.

    La Bourse d’Athènes a lâché 3,62%, clôturant à 620,54 points, au plus bas en 20 ans, tandis que l’indice des valeurs bancaires poursuivait sa dégringolade à – 9,56%.

    (Dépêche AFP)

  17. Talleyrand

    Tirage du 15 mai
    Contre la rigueur, continuer à s’endetter pour la relance de la croissance ! Voilà la divine solution, euh ! comédie.
    Auncun bonimenteur politichien ne nous a annoncé que le divin endettement salvateur serait orienté vers des investissements productifs, de du flan, donc
    Les auditeurs désillusionnés savent bien que l’endettement futur et incontournable sert à boucler les fins de mois, à perfusionner les grands malades, à arroser les copains réunis en oligarchies.
    Les idiots utiles au pied du despote aveuglé attendent le jackpot du keyno-socialisme, le principe des promesses est bien connu.

  18. breizh06

    Ne pas rembourser la dette ?
    Les auditeurs de Jean-Marc Daniel sur BFM, savent que dans l’histoire de France cela se termine toujours de la même façon: les créanciers montent une armée et viennent piller le pays délinquant.
    D’ici à voir des mercenaires chinois payés par le Qatar sur les Champs-Élysées …

  19. BA

    Mercredi 9 mai 2012 :

    Merkel appelle chacun à s’en tenir au pacte budgétaire décidé.

    « Tous les pays ayant signé le pacte budgétaire doivent respecter cet accord », a déclaré mercredi la chancelière allemande Angela Merkel lors d’une conférence de presse à Berlin.

    « Chacun doit s’en tenir à ce que nous avons décidé. Vingt-cinq pays ont signé le pacte budgétaire », a déclaré Mme Merkel, qui a félicité la Grèce, le Portugal et la Slovénie pour avoir déjà ratifié ce traité de discipline budgétaire. Elle a rappelé que l’Irlande devait se prononcer par référendum fin mai.

    « La croissance et des finances solides ne sont pas contradictoires. Des budgets solides sont la condition nécessaire mais pas suffisante de la croissance », a-t-elle dit, répétant un point de vue déjà exprimé ces dernières semaines.

    Le président français élu, le socialiste François Hollande, réclame une renégociation du traité de discipline budgétaire signé par 25 pays européens à l’initiative notamment de l’Allemagne, pour y ajouter des mesures de croissance.

    Il doit rencontrer Angela Merkel à Berlin le 16 mai, au lendemain de sa prise de fonctions à l’Elysée.

    Les deux dirigeants s’opposent sur la politique économique en Europe, face à la crise. Mme Merkel est prête à discuter de mesures de croissance, mais a refusé jusqu’ici toute renégociation du traité.

    « Le pacte budgétaire n’est pas négociable », avait déjà martelé lundi la chancelière conservatrice.

    (Dépêche AFP)

  20. Phil

    La « ruée vers l’or » spatiale, concernant le projet de Diamandis, c’est une métaphore. Il s’agit d’exploiter des minerais rares mais personne n’a parlé d’or.

  21. goufio

    Pour cette deuxième solution que vous pourriez appeler acheter du temps, c’est déjà fait. Maintenant il faut arrêter le carnage de l’émission monétaire, car ça va être terrible et les populations ne seront plus tenables. Car toute cette monnaie ex nihilo arrivera dans une augmentation des prix sidérante avec une absence d’augmentation possible des salaires. Ce ne serait pas une déflation mais une stagflation inusitée.

  22. goufio

    Réponse à h16 a répondu:
    mai 8th, 2012, 13 h 27 min

    Moi, président, j’ai dit EXCELLENT. Mais moi Flamby peut pas faire car sait pas comment le dire aux autres. Pour l’instant, laissez-moi prendre un peu de carrure et je vous ferai une politique comme vous n’en avez jamais rêvé à droite.

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