Ces 10 pratiques à cesser d’urgence pour amoindrir la catastrophe française

L’État français court à la catastrophe, et avec lui, le peuple français tout entier, tant la situation politique, économique et sociale du pays semble inextricable. Si l’on ne peut certainement pas revenir en arrière et s’offrir un nouveau départ, rien n’empêche cependant de regarder objectivement la situation, et d’évaluer les changements nécessaires pour amoindrir la catastrophe. C’est à ce petit exercice que je vous convie maintenant.

Et s’il l’on devait ne garder que les dix changements les plus saillants, ceux qui auraient un effet palpable rapide et indéniable, on obtiendrait probablement la liste suivante. Bien entendu, je laisse à mes lecteurs le soin d’amender cette liste par leurs propres choix, tout en leur rappelant que les changements les plus difficiles sont ceux qui les concernent eux-mêmes avant de toucher les autres.

Ce que l’État devrait suspendre au plus vite

1. Arrêter d’accroître la pression fiscale — Le gain marginal obtenu par l’augmentation des impôts est de plus en plus faible, voire négatif à mesure que la pression fiscale s’accroît (il devient alors plus coûteux de collecter l’impôt que ce qu’il rapporte). Cette pression fait fuir les riches, les entrepreneurs, les individus qui prennent des risques. L’enfer fiscal et l’insécurité juridique d’une imposition toujours changeante tuent des entreprises, des emplois, et indirectement, des chômeurs par le suicide ou la maladie.

my big fat greek debt2. Arrêter de faire de la dette — On n’achète pas le bonheur d’un peuple en le noyant sous les liquidité factices, et on ne gagne pas sa sympathie en obérant le développement des générations à venir. Et comme, conformément au point 1, on doit urgemment arrêter d’augmenter les impôts, cela signifie directement qu’il faut diminuer les dépenses, maintenant. Concrètement, cela veut dire arrêter de renouveler le personnel public, arrêter d’en augmenter les traitements, arrêter d’augmenter la superficie et les missions de l’État. Cela signifie aussi le recentrer sur ses missions régaliennes, couper les dépenses d’apparat, mettre fin aux prébendes et gabegies qui le minent.

3. Arrêter la distribution de bonbons — Il est plus que temps que l’État cesse de se montrer généreux avec l’argent qu’il n’a pas, qu’il arrête de distribuer des largesses (subventions, aides, privilèges, …) à tous les groupes de pression, d’opinion, d’associations diverses et variées qui pèsent sur la moindre décision politique un minimum courageuse.

royal : la crisitude

Ce que les politiciens devraient cesser

4. Arrêter de pourchasser le risque — Les politiciens français ne sont plus que des poules mouillées, des tribuns aux dents limées et aux griffes en caoutchouc, qui se positionnent systématiquement en intermédiaires indispensables entre un peuple qu’ils apeurent et un État qu’ils entendent contrôler afin de lui faire protéger tous ces électeurs effarouchés. En proposant de surprotéger tout le monde aux frais de tout le monde, ils sont parvenus en quelques décennies à créer une société d’enfants irresponsables et geignards.

5. Arrêter de cacher la douloureuse vérité au peuple — Ces politiciens, qui se plaignent du peu de crédit qu’on leur accorde, n’ont pas arrêté pour « protéger » le peuple de lui cacher la vérité d’une France en faillite. Il n’existe plus aucun politicien capable de l’élémentaire courage qui consiste à leur dire que leur avenir dépend avant tout d’eux-mêmes. Il n’existe plus aucun homme providentiel pour réveiller les Français et les ramener à la réalité ; on n’en trouve que pour les réenchanter, c’est-à-dire la dernière des choses dont ils ont besoin : plus tôt les gens arrêteront de fantasmer et de tout attendre de l’État, plus tôt le pays se relèvera, s’il le peut encore.

keep calm, we'll print more

6. Arrêter d’entretenir la jalousie — Les politicards français jouent un jeu dangereux en entretenant systématiquement la jalousie des uns contre les autres, des sans-grades contre les privilégiés, des riches contre les pauvres ou même des Français contre les Allemands, peu importe. « La jalousie est de toutes les maladies de l’esprit celle à qui le plus de choses servent d’aliment et le moins de choses de remède. » (Montaigne) Si, en politique, la jalousie mène au pouvoir ceux qui la créent et l’entretiennent, n’oubliez pas que ce pouvoir-là ne s’embarrasse jamais de compromis et de demi-mesures.

7. Arrêter de ressasser le passé — Il est fini, ce temps d’une gloire française d’un autre siècle, où les avis des politiciens adoubés par un systèmes construits par eux et pour eux étaient les seuls audibles. L’information se passe d’eux, et leur crin-crin sur les gloires du passé ne donnent aucune idée de leurs visions d’avenir. Occuper tant de temps pour le passé, c’est en consacrer d’autant moins pour l’avenir : il est plus que temps que nos politiciens arrêtent de triturer ce passé à coup de lois mémorielles, de tentatives de réparations consternantes ou de subversions de l’Histoire pour leurs seuls objectifs personnels.

Ce que nous tous devrions arrêter

8. Arrêter de vouloir faire porter les efforts sur les autres — Non, ce ne sont pas les autres qui doivent payer d’abord, ce ne sont pas les privilèges des autres qui doivent sauter en premier. Il faudra que chacun d’entre nous accepte un retour à la vraie égalité, celle d’une loi unique et simple, lisible par tous et pour tous. Fini les numerus clausus, fini les droits, les patentes, les exceptions, les passe-droits et autres exemptions. Fini les spécificités, les régimes de faveur, les immunités indéfendables.

9. Arrêter de croire qu’en France, demain sera mieux qu’aujourd’hui — On affronte bien plus facilement les adversités lorsqu’on les a comprises et acceptées que lorsqu’on refuse d’y faire face, ou, pire, qu’on refuse de les comprendre, par peur des remises en cause qu’elles impliquent. La situation économique est si médiocre qu’il faudra que cela aille moins bien avant d’aller mieux. Il ne s’agit pas d’abandonner tout espoir, mais plutôt de retrouver un minimum de lucidité, celle qui permet de se préparer au pire, de prendre ce qui vient et surtout d’espérer le meilleur ensuite.

10. Et surtout, arrêter de voter pour des gens qui mentent, pillent, et n’y comprennent rien à l’économie, à la politique, qui vendent une sécurité frelatée pour grignoter sur les libertés et n’offrent en final ni l’une ni l’autre. Chaque vote qui adoube un repris de justice (et ils sont nombreux, à grenouiller sous les ors de la République !), chaque vote qui pousse un démagogue plus près du pouvoir, chaque vote qui légitime un élu et refuse d’envoyer paître tout un système qui a pourtant cent fois prouvé qu’il ne porte aux nues que les pires escrocs, chaque vote ainsi ajouté ne fait qu’entretenir, allonger et aggraver la faillite en cours.

Bulletin de vote

Ces dix comportements sont, à mon avis, les fort mauvaises habitudes qui ont forgé les attitudes et le caractère de tant d’individus dans le pays, et qui l’ont amené, millimètre de compromission après millimètre d’abandon de principes, toujours plus près du gouffre dans lequel il vacille à présent.

Je l’ai mentionné une fois ou deux dans ces colonnes : ce pays est foutu. Par « ce pays », j’entends en réalité l’État français tel qu’on le connaît aujourd’hui. Le pays lui-même, c’est-à-dire le territoire et ses habitants, survivra sans aucun doute à la crise qui le secoue ; il en a vu d’autres, et des pires, sans doute. Mais si ce qu’on appelle encore la France doit survivre, il lui faudra cesser ces comportements ou la sanction sera sans appel.

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Commentaires257

  1. José

    Arrêter de croire à la grandeur de la France. Etre humble quand on va à l’étranger pour donner une meilleure image aux autres.

    1. Inco

      Il faut croire en la grandeur de la France. Ne pas oublier notre grandeur passé et savoir avancer bien que nous soyons en crise. Croire en la grandeur n’est en rien opposé au faite d’être humble.

      Un français de l’étranger.

      1. Tea Party

        Pas d’accord, notre plus grand mal est justement de se croire encore au siècle Louis le quatorzième, où effectivement nous rayonnons dans biens des domaines sur le monde, ce qui est loin, très loin d’être encore le cas !
        On peut aussi glorifier, notre révolution, mais la gauche s’en charge, s’en gargarise, à notre déprimant ; ‘’ Pays des droits de l’homme’’ justement uniquement de gauche, pour justifier leur dogme mortifère, sans parler que ne plus plier sous le joug du clergé, de la noblesse, pour le remplacer par celui des multiples fonctionnaires, assimilés, parasites de la société, associations anti-française, n’est pas très malin et revient exactement à la même chose.
        Notre pays est beau, mais quand on a bourlingué à travers le monde, on a vu des choses biens plus extraordinaires, sans parler d’un climat bien plus clément !
        Quant à la vie, dans cette socialie communiste, le gauche, et la fausse droite, pourrissent le peu qui reste.
        Un autre français de l’étranger, en maillot de bain, torse nu, comme chaque jour que dieu fait.

        1. La Coupe Est Pleine

          « notre plus grand mal est justement de se croire encore au siècle Louis le quatorzième, »

          => Bof ! Que se passait-il à l’époque ? Nous faisions les coqs parce que les voisins s’étaient subitement annihilés tous seuls.
          On était riche cousus d’or, au début de son règne. Mais qu’en a t on fait ?
          Des guerres stupides, contre les faibles on gagne sans peine, contre les puissants on se ruine !
          Puis où est passé le trésor national ?
          Dans un chateau (Versailles), qui n’était jamais assez grand.
          Dans des casernes, une flotte navale plus « tape à l’œil » qu’efficace.
          La preuve en est que tout au long du reigne du « Roi soleil » qui domine le commerce maritime ? (Et la production manufacturée en général)
          La Hollande !
          Pire nous étions les premiers fournisseurs de matière première du plat pays !

          Les analogies avec le seizième siècle, sont aujourd’hui nombreuses :
          – Le pays dépense sans compter dans des futilités. (Un milliard pour ne pas avoir de pub avant le film du soir de la TV publique … Est-ce primordial ?)
          – Il fait la guerre sur des cibles bien faibles, pour donner l’illusion d’une « force ».
          – Nous n’avons que trop peu de puissance industrielle, uniquement un « artisanat » de pointe.
          – On est encore et toujours un pilier agricole de l’Europe. (Mais on a perdu notre place de N° UN)
          – On fournit toujours autant nos voisins en matières premières, agricoles ou pas, et ils nous vendent toujours autant de produits finis.
          – On est tout aussi prétentieux, au point de se faire détester de nos voisins.

  2. Yrreiht

    h16, vous dites : « Le pays lui-même, c’est-à-dire le territoire et ses habitants, survivra sans aucun doute à la crise qui le secoue ; il en a vu d’autres, et des pires, sans doute. »

    Pas d’accord, mais alors pas du tout avec ça : le pays n’a jamais vu ça ni jamais imaginé qu’il puisse lui arriver cela, être en même temps empoisonné, abruti, remplacé, métissé, exilé, bétonné, nié, et j’en passe.

    Ensuite, n’oublions pas les lois en vigueurs encadrant étroitement notre liberté d’expression, il existe pas mal d’autres mesures chocs à prendre…

    1. … Le pays n’a jamais vu ça ? Vous idéalisez un peu les vagues tensions qui eurent lieu pendant la révolution, pendant les guerres vendéennes, les petites anicroches entre catholiques et protestants, les invasions maures jusqu’à Poitier, etc., je crois. Et vous noircissez un peu le tableau de ce qui se passe actuellement. Le problème courant est très avant tout économique. Les problèmes politiques et sociaux en découlent.

      1. Yrreiht

        Rien de ce que vous citez n’a mis en péril le peuple français. Il a beaucoup souffert, certainement, mais n’a jamais été menacé dans son essence même comme aujourd’hui.

        Encore une fois, pas du tout d’accord (et vous m’étonnez beaucoup car je vous ai déjà lu et vous étiez à l’époque d’accord avec moi), c’est exactement l’inverse, le problème est moral, et l’économie en découle.

        1. Là, vous mélangez l’élite (avec un problème moral catastrophique) avec le peuple (i.e. la masse considérable de gens qui vivent de leur travail et non de celui des autres). C’est pour cela que nous avons des points d’accords : l’élite actuelle est au plus mal et oui, elle va se faire laminer (tant mieux) comme rarement dans l’Histoire de France. Certes. Mais le peuple, lui, est une entité maintenant complètement détachée de ceux-là. C’est à cause de cet écart, d’ailleurs, qu’on peut distinguer le pays de l’Etat.

          1. Yrreiht

            Je vois. Mais je parlais bien de l’état moral du peuple. Nos élus sont encore bel et bien élus par le peuple.
            Vous parlez parfois avec des gens du peuple français ? Moi qui suis encore en France, oui, et pas toujours les mêmes. Ils ne veulent surtout pas de changement, juste un peu plus de richesse.

            1. « Nos élus sont encore bel et bien élus par le peuple. »
              Justement, non. Le nombre de votants dégringole. La « foi démocratique » s’est plus qu’effritée.

              Le constat que vous faites sur le « surtout pas de changement », je le fais aussi, rassurez-vous. Mais ça, c’est normal : personne ne veut faire naturellement des efforts, si on lui en laisse l’occasion. Et tout le monde veut plus de richesse personnelle. C’est une évidence. Mais ça ne change rien de ce que j’ai dit : virez l’état et les politiciens fantoches, virez la possibilité d’aller piocher dans la poche des autres, et les gens normaux arrêteront de placer cette option dans leur liste de comportements par défaut.

          2. Josselin

            Vu le nombre de gens qui croient encore aux élites de gauche (sans compter celles de droite), j’ai du mal à voir où le peuple est complètement détaché de ces dernières.

            A mon avis (et il n’engage que moi), le peuple est foutu et les élites s’en sortiront très bien.

          3. Nocte

            Une partie des Français croient, parce que les politiques les réenchantent et masquent la réalité en désignant les cibles qui sont bien souvent celles qui permettraient de quitter le marasme.

            Points 5, 6, 8 notamment.

        2. Nemrod

          Une fois n’est pas coutume, je pencherais plutôt vers Yrreiht en ce sens que mon impression est que le peuple français n’existe tout simplement plus.
          Des populations vivent sur le territoire, point.
          Il n’y a plus rien qui les soude.
          Le point de non retour a été dépassé sous Chirac.
          Ce sera le Liban sans le soleil.

          1. Je ne partage pas cette vision. La France n’est pas Paris. L’écrasante majorité des Français vivent dans des villes moyennes, loin du parisianisme. Il y a encore beaucoup d’endroits calmes en France. Même pendant la Révolution, tout le pays n’était pas à feu et à sang.

          2. Nemrod

            Paris est simplement ( légèrement) en avance sur le phénomène global.
            Je vis dans un département « calme » et parcourt les zones tranquilles dont tu parles.
            Outre qu’elles sont en voie de disparition, il y règne le même climat délétère.
            Je persiste et signe, la France n’a plus d’identité nationale; le peuple français n’existe plus.
            Il est trop tard et le mouvement centrifuge va tous les jours un peu plus isoler les communautés qui résident en France.
            C’est inexorable et il convient de s’y préparer.

          3. HeHaut

            Là, je vous trouve vraiment optimiste h16 et rejoins l’argument:
            la France n’est plus une Nation dans le contexte actuel.

            Elle en porte pitieusement le nom France de son histoire, mais c’est tout.

            Elle n’est plus maître de son destin.

            Il lui reste quelques bons joyeaux qui seront vite bradés à la première occasion.

            Sa langue et ses auteurs ne font plus recette.

            Les idées et la créativité sont inexistantes. Elle a perdu sa classe.

            Son Armée et sa force de frappe ne sont plus adapté aux enjeux.

            Elle n’a plus aucune grandeur d’esprit.

            Sa diplomatie est illisible.

            Sa fourberie dépasse l’entendement.

            Elle a de moins en moins de partenaires.

            Elle n’a plus la foi.

            Elle devient laide.

            Elle devient vielle.

            Elle ne sait plus sourire.

            Elle n’a rien compris au changement.

            Elle ne sait pas s’adapter.

            Elle n’a plus de souffle.

            Elle refuse les évidences.

            Elle cultive le malheur.

            Aucun politique digne de son nom.

            Elle ne sait même plus cuisiner.

            La France est devenue une succursale, pour mafieux en tout genre.

            Elle ne sait même plus faire du vin.

            Et elle ne sait même plus le boire.

            Elle ne sait pas recevoir et elle peut plus donner.

            Il ne lui reste que des dettes.

            Ses fromages n’ont plus la cote.

            Et son pain ne croustille plus.

            Voilà la France d’aujourd’hui, juste une image de carte postale, avec quelques somptueux décors naturels, systématiquement redessiné par des bureaucrates en délires.

            La France est une petite menteuse voleuse.

            La seule dignité qui lui reste c’est la prostitution pour rendre des comptes à ses macros et autres biens pensants autoproclamés.

            Alors oui, h16 vos pistes sont le prolongement de votre constat, mais comme si souvent relevé, les actions menées sont précisément l’opposé
            de ce raisonnement.

            Donc, La France est foutue, et pour un boooon et loooong moment.

          4. Jojo

            Mais bordel, c’est quoi cette histoire de peuple français qui n’existerait plus ? Qu’est-ce qui vous amène à dire une telle chose ? Je veux des faits ! Essayez de me faire comprendre les gars, parce que là vraiment je bloque !

      2. gem

        Je comprends Yrreiht, dans le sens où le pays n’a jamais été soumis à une armée de 5 millions d’occupants qui lui pompe les 2/3 de ce qu’il produit (1000 milliards de prélèvement sur 1500 milliards PIB marchand, en déduisant le faux PIB des dépenses publiques), et utilise ce pactole (en plus de son propre usage, bien sûr) comme carotte et bâton pour contrôler tout ce que le peuple fait et dit publiquement, en attendant de contrôler tout ce qu’il pense. Si on examine froidement, objectivement, les choses, les occupants communistes de la RDA étaient-ils plus exigeant et plus inhumains ?

        1. YP

          Sauf que pour nous, il n’y aura pas de frère de l’ouest pour payer l’addition et nous remettre sur nos pieds. On va suivre la trajectoire de l’ex-URSS – avec un bémol : même lorsqu’ils n’étaient plus payés, les cheminots continuaient de faire rouler les trains et il n’y avait en définitive que relativement peu de coupures électriques, de gaz ou d’eau (les gens continuaient à travailler – parce qu’il n’avaient rien d’autre à faire…)

          Je vous laisse imaginer ce qu’il va en être en France, avec à toute la clique revendicatrice qu’on se trimballe. Ca ne sera pas bisou, le peuple n’ayant pas l’habitude de faire des queues pour un malheureux litre de lait, qui aura été vendu à son arrivée au comptoir.

          Je pense que les temps à venir seront interessants à suivre.

      1. gem

        Pas sûr. Hors évidemment le cas des juifs. En 40-44 si tu faisait pas chier les occupants, ils ne t’emmerdaient pas non plus, et les allemands ne pompait « que » 1/3 du PIB alors que l’effort de guerre aurait couté au moins autant. C’était déjà l’État français qui faisait le plus chier (les juifs bien sûr), mais il fait encore plus chier aujourd’hui (tout le monde, ce qu’une certaine façon est plus juste, mais pas vraiment une consolation)

      2. Lord Jordan C. Black-Mohr

        Il y a eu la grande guerre, qui a beaucoup plus éprouvé le pays. Cela dit, dans les deux cas, la population n’était pas aussi anesthésiée, abêtie et inculte qu’aujourd’hui. Maintenant, l’instruction et l’éducation sont sabotées dès le plus jeune âge afin que les troupeaux de crétins illettrés prennent le buletin qu’on leur mettra dans la main, ou appuient sur le bon coin de leur IPad puisqu’ils seront inévitablement connectés en permanence à la sphère virtuelle berçant leurs cerveaux atrophiés d’illusions, pour désigner leur nouveau dictateur, le même ou le pote du précédent. Je suis donc d’accord avec Josselin sur le point précis que les prétendues élites s’en sortiront magistralement grâce à leur capacité de traitrise et d’ignominie, alors que l’écrasante majorité grouillante à l’imbécilité atrocement dense et opaque sera livrée à la misère, sous psychotropes, of course.

        Bref: Arrêtons la bisounourserie éducative et ré-instruisons les gens pour qu’ils puissent enfin, tout seuls, se tirer les doigts du cul et prendre les rennes de leurs vies. Cela s’approche de la proposition n°8, d’ailleurs. On n’est jamais mieux servi que par soi même! ;)

          1. François-Frédéric M.

            Oui… Sans aucun doute !

            Et ce n’est pas du tout une vision nostalgique de la France qui me fait dire ça. Les gens étaient aussi abrutis que maintenant.

            La seule différences était que les moins abrutis prospéraient et, en quelque sorte, donnaient le ton. Aujourd’hui, c’est exactement le contraire. Ce sont les plus abrutis, les derniers des derniers, qui sont aux postes à responsabilités (c.f. nos chers gouvernants et, surtout, nos cadres supérieurs, nos hauts fonctionnaires…) grâce à un système de cooptation favorisant l’appartenance clanique plutôt que le mérite.

            Non, ce n’était pas mieux avant… Mais le népotisme n’entrainait dans la chute que les corps malades. Aujourd’hui, les corps malades sont soignés avec le sang des corps encore sains. Il suffit de voir les subventions à la presse pour s’en convaincre.

            Quant à la ruralité comme critère d’éveil intellectuel (ou pas), j’ai un peu de mal à vous suivre… Au début du XXème siècle, le taux d’illettrisme n’était pas franchement plus mauvais que celui que nous connaissons actuellement (entre 10 et 20% selon les critères) alors que l’orthographe était bien meilleure. Et pour ce qui est de l’éveil au sens très large, je n’ai pas souvenir d’une époque où la population rurale était plus abrutie que celle des villes (pour 1 membre de l’élite en ville… combien d’idiots ?).

          2. JS

            Mon propos n’était pas d’opposer rurale et citadine, il n’y aurait rien de plus stupide.

            C’était juste un constat de ce qu’était la France « d’alors », à mon sens par ex. un conflit comme 14-18 serait difficilement imaginable aujourd’hui. Les masses me semblent bcq moins manipulables.

          3. Lord Jordan C. Black-Mohr

            Les soldats étaient de tous milieux et provenaient de partout en france, colonies comprises. Donc citadins et ruraux se côtoyaient au front, dans la même misère et la même souffrance. Malgré des pertes et des dégâts jamais connus jus’qu’alors, la Nation que fut la France a su se relever et reconstruire grâce à la volonté de tous. Donc pas d’opposition citadins/ruraux.

        1. channy

          @François-Frédéric M.
          « Ce sont les plus abrutis, les derniers des derniers, qui sont aux postes à responsabilités  »
          mon cher francois on vous dira que vous êtes un jaloux , un aigri etc mais vous êtes 100% dans le vrai..
          Les beaufs sont aux postes clés..et pire quand vous les traitez de beaufs ,vous passez pour un grand méchant intolérant, un arrogant, un pretentieux..
          Maintenant les beaufs revendiquent le droit d’être beauf et qu’on les respectent en tant que tel..on arrive au joyeux bordel que nous vivons actuellement
          Mon Dieu , ramenez nous Coluche qui savaient tant faire fermer leurs gueules aux journaleux incontinents verbaux, aux beauf de toutes sortes

    2. YP

      Je serais beaucoup plus modéré que toi : Il y aura juste une guerre civile.

      Le seul bémol que j’apporterai dans la phrase de notre hôte, c’est « mais tout le monde ne survivra pas ». Les guerres ne sont pas éternelles et l’extrémité ouest de la plaine de Russie, qui s’appelle la « France » ne disparaîtra pas dans l’océan ; Etant donné qu’il s’agit de terres fertiles sous des climats exceptionnels, qui dispose d’une superbe situation géostratégique, ce pays sera toujours occupé et exploité par des hommes et des femmes.

      1. Lord Jordan C. Black-Mohr

        En effet, tous ne survivront pas. Et il est clair que ce qui constitue aujourd’hui notre culture -ou ce qu’il en reste- et notre patrimoine sera probablement anéanti, et le type de population peut-être bien différent. Mais effectivement, en raison des conditions présentes sur le territoire, des humains y vivront toujours, c’est un fait, et ce d’où qu’ils viennent.

        1. YP

          Sauf invasion de talibans, la culture française restera. J’ai du mal à qualifier de « culture » ce que le pays à produit ces 40 dernières années ; Qui se souviens d’éléments culturels de la période entre la division de l’empire romain (en 395) et la montée en puissance de l’Empire carolingien (à partir de 717) ?

          1. Le Gnôme

            Saint Augustin, Cassiodore, Boèce, Isidore de Séville, Bède le vénérable, Grégoire le grand, Grégoire de Tours. Il y a quand même quelques bricoles intéressantes dans cette période.

          2. YP

            Je disais juste qu’il y avait des périodes plus riches et je pensais plus particulièrement à l’histoire de ce pays (des noms que vous citez, seul Grégoire de Tours « concerne » la France)

            Il faut dire que la période était bien plus propice aux faits d’armes qu’aux arts ;-)

          3. Le Gnôme

            Vous avez dit la fin de l’empire romain et Charlemagne. Et puis la France à cette époque…

            Mais je ne vais pas chipoter, ils sont rares, il est vrai, mais ils valent bien un troupeau de pipeausophes d’aujourd’hui, et même un gros troupeau.

          4. JS

            On peut également objecter que l’histoire et le temps n’ont gardé que les meilleurs. Je suis certains qu’il y avait largement autant d’intellectuels et dirigeants bidons à n’importe quelles époques historiques.

            Et même pour un seul de ces « grands personnages historiques » on ne retient souvent qu’une infime partie de le vie, faits ou
            production.

          5. YP

            JS > Je me suis peut être avancé un peu vite, effectivement. Il y a aussi un phénomène qui veut que l’on connaisse davantage les périodes les plus récentes que celles plus lointaines : On parle toujours de Jeanne d’Arc, de laquelle on connait tous quelques faits, mais on ne retiens de Charles Martel que sa victoire contre les arabes (et pourtant, il s’agit presque d’un détail dans une vie bien remplie…)

          6. Lord Jordan C. Black-Mohr

            Effectivement, niveau culture, depuis 40 ans on fait fort dans le grand n’importe quoi. Peut-être pas autant que nos amis d’outre-Rhin vénérant la sodomie des diptères en matière d' »art ». Beurk. Mais mon propos était que si guerre il y a, civile ou non, avec la puissance destructrice dont l’homme a su se doter, on a de quoi tout démonter (terme poli pour dire bouziller sauvagement) de façon sûre et durable. Et avec l’imbécilité populaire et l’ilettrisme, même si les oeuvres demeurent dans des livres, peu nombreux seront ceux qui pourront encore en profiter. Et quand je dis que tous ne survivront pas, je ne suis pas sûr de tenir longtemps moi-même. Restons lucide.

    3. max

      Vous oubliez l’épidémie de peste noire en 1347 qui a liquidé près de la moitié de la population, les 2 guerres mondiales font pale figure à côté. Le bouc émissaire étant les Juifs à l’époque, déjà.

      1. gem

        oui, mais à l’époque le pouvoir, le seul , le vrai : celui du pape, jouait son rôle et protégeait les juifs. Aujourd’hui c’est le pouvoir qui désigne les boucs émissaires et attise les dissensions.

      2. YP

        On oublie beaucoup de choses, comme le fait que des régions françaises entières ont été dévastées à de multiples reprises au cours de la longue histoire de cette contrée.

        De tous temps, partout dans le monde les sociétés humaines s’anéantissent :

        Effondrement économique -> Effondrement politique -> Effondrement social.

        La bonne nouvelle, c’est qu’à chaque fois, ça repart :)
        La mauvaise, c’est que les périodes de chaos peuvent être très longues et très désagréables…

        1. Eric

          Étant alsacien, je pense toujours au génocide quasi-réussi par le général Turenne, ordonné par notre cher roi de l’époque empressé de savourer la possession d’un nouveau territoire et cela peu importe s’il n’y eut plus d’autochtone à utiliser comme paysans ou futur soldat!
          Comme certains et d’ailleurs H16 le mentionne plusieurs fois, il s’agit de relativiser la crise actuelle et de ne pas tomber dans le « J’vous assure m’sieur, cette crise-la elle va nous anéantir, la culture fraoncaise va disparaitre et les p’tits chatons nous mangeront tout cru »… D’autre part, nous les européens, nous avons l’histoire comme référence qui nous indique que l’on a plus ou moins réussi à « ressusciter » à plusieurs occasions sur les deux derniers millénaires. A contrario, les USA ne peuvent que se fier qu’aux deux derniers siècles pour aller de l’avant et s’améliorer, et pourtant ils y arrivent beaucoup mieux que nous!
          A être entouré de gens pessimistes, grincheux en France et même jusqu’au site visionnaire et infiniment optimiste de H16, on va voir tous les pays en voie de développement nous dépasser économiquement, politiquement et socialement, et puis nous faire la morale avec du très gros sel chauffé.
          Comme je l’ai indiqué dans le paragraphe précédent, il y a une chose qui uni tous les français (pro-H16 ou anti-H16), et c’est bien ce pessimisme. Pour ma part, vivant aux USA actuellement, je vois la vie de moins en moins en noir, et ceci même pour la France.

          1. YP

            Je confirme que nous sommes le peuple le plus pessimiste que j’ai eu l’occasion de voir et que le fait de sortir du pessimisme francais fait un bien fou.

            Mais je vois mal les francais se sortir les doigts du cul (personne n’aime de se prendre en main après avoir farfouillé son arrière train…)

          2. max

            Pessimistes et tétanisés d’immobilisme conservateur, des italiens de mauvaise humeur avalant trop de psychotropes qui creusent la sécu, c’est comme ça aussi que je vois les français du loin de mon expatriation.

      3. Peste et coryza

        Normal : ils contrôlaient la banque, et faisaient de l’usure (43.6% à Strasbourg !). Inacceptable pour le chrétien de base.

  3. Biglou

    Il nous reste plus qu’à attendre que tout se casse la gueule avant de bâtir quelquechose de neuf. J’ai du mal à croire que des gens réalistes et motivés puissent être choisis avant que tout ne tourne au vinaigre.

  4. Djaybee

    Très bon texte comme toujours mais je crains que ce ne soit, une fois de plus, qu’un vœu pieux… Qui pour mener « le grand soir »? qui pour être l’homme providentiel (ou la femme d’ailleurs…) qui saura gouverner pour le bien de la France? A gauche et à droite ce ne sont que luttes intestines pour des bribes de pouvoir… Désabusé je suis et le changement ce n’est pas maintenant!

    1. Oh, la question n’est pas de savoir qui peut mener le grand soir, mais de simplement lister ce qui peut être fait pour amoindrir les problèmes. Ne rien faire est une option. Simplement, elle confirmera ce que j’ai toujours dit : CPEF.

    2. YP

      En admettant qu’on trouve notre sauveur. Qu’il fasse a peu près l’unanimité et qu’il ait un programme qui puisse réellement sortir le pays de l’ornière. Ce gars est élu. Hautement improbable, mais admettons…

      IL NE CHANGERA RIEN !

      Car la c’est par la caste des hauts fonctionnaires que tous les ordres doivent passer. Et ces gens-là n’accepterons jamais de recevoir des ordres de quelqu’un qui n’est pas du sérail et accepterons encore moins d’aller contre leurs intérêts.

      C’est plié d’avance !

      1. Black Mamba

        Perso, je suis pas un politicien, même je suis inculte en la matière, je n’ai rien à gagner être dans la politique car je gagne bien ma vie et ce que j’ai me suffit.
        Je serais prête à diriger ce pays avec l’aide d’homme et de femme qui auraient un peu de bon sens et du savoir faire mais c’est une chasse gardée et personne ne ferait confiance à un inconnu.
        Il faut des hommes et des femmes qui n’ont pas été souillé par le systême

        1. YP

          Ce que je veux dire, c’est que vous n’aurez pas de relais pour vos réformes.

          Je l’ai vu à plusieurs reprises en tant qu’observateur privilégié, à une échelle plus limitée : un gars arrive dans une organisation, a ses idées (bonnes ou mauvaises.) Bref, il commence à agitter les bras… Et il NE se passe *RIEN*. NADA ! KEUDAL !

          Le phénomène qui s’est produit est que les baronies de l’étage en dessous sont entrées en résistance. Et il n’y a rien qui puisse casser ce phénomène, a moins de foutre ces gens dehors et d’avoir des gens pour les remplacer sous la main (= des gens formés au poste qui savent ce qu’ils ont a faire.)

          Désolé de vous casser l’espoir que quelqu’un puisse redresser le pays, ou que cela puisse se passer de façon pacifique : Mais je suis réaliste – tant que ce noeud gordien n’est pas tranché, aucun espoir n’est permis.

          1. YP

            C’est pour ça que je dis que ce pays est condamné à aller jusqu’au fond de la fosse à purin. Il remontera ensuite, mais en attendant il n’y a aucun espoir de redressement : il faut le laisser se purger de sa maladie parasitaire. Le processus s’annonce long et pénible…

          2. DoM P

            Il reste tout de même une solution :
            Trancher dans le lard.
            Ministère de la culture ? Supprimé
            De l’éducation ? Supprimé
            De la jeunesse et des sports ? Supprimé
            De l’industrie ? Supprimé
            etc.
            En 6 mois c’est torché.
            Peuvent bien faire grève, on s’en fout. On ruine les syndicats au passage, méthode Thatcher.

            Avec le fric économisé, on refournit un peu les ministères de l’intérieur, de la défense, et de la justice.

            Le reste, on le rend aux gens, moyennant quelques menues concessions destinées à acheter les bonnes volontés.

            C’est faisable. Il faut juste une paire de couilles et un cerveau.

          3. YP

            DoM P > Mais si on devait voir débarquer Thatcher, ça ne se passerai pas pacifiquement du tout.

            Déjà chez les anglais, qui sont un peu plus consensuels que les français, rien que les syndicats des mineurs ont réussis a foutre un bordel du diable et pendant un moment – ça à failli couter la place à Thatcher.

            Imaginez maintenant la France, avec son réservoir de syndicalistes, communistes, même trotskystes (non mais sans blague, même en Russie il n’ont plus de trotskystes), ses entreprises publiques… Ca en ferait du monde dans la rue… Sans compter l’opinion qui est quand même vachement à gauche ! Un tel gouvernement ne tiendrait que quelque jours.

    3. JS

      Arretez d’attendre l’homme providentiel ! C’est exactement cela qui fait que la France en est ou elle est aujourd’hui..

      De plus c’est completement anti-liberal comme etat d’esprit.

      1. Djaybee

        Soit… et donc? on laisse ceux en place et on attend? c’est plus libéral en effet et la France étant un pays ultra-libéral (si si, c’est une sénatrice socialiste qui le dit!) on est sûr d’y trouver notre compte!

  5. silent bob

    Absolument d’accord avec chacun des points, j’en rajouterai un autre. Il faudrait que les français apprennent la mobilité, qu’elle soit géographique, qu’elle soit professionnelle, peu importe. Dans ce pays une fois qu’on est rangé dans une case, il ne faut plus sortir de la case. Il y a du travail en France, mais un bac+5 habitant à Lille n’acceptera pas d’aller travailler en tant que serveur à Saint Etienne par exemple. Même s’il est jeune, sans enfant et femme. Dans le même temps, à cause du code du travail délirant, les entreprises sont très frileuses pour embaucher et ne prennent plus aucun risque. Les personnes ayant envie de changer de secteur d’activité ne peuvent jamais le faire sauf coup de bol.
    Ce qui tue aussi la France c’est le fait qu’elle se sclérose petit à petit, rien ne doit bouger, l’immobilisme est plus important que tout. L’ouverture d’esprit de beaucoup de français est inexistante, pour accepter le changement, il faut être ouvert d’esprit, pas certain que ce soit le cas de beaucoup de français…

    1. Serge Cheminade

      sitent bob « 8. Arrêter de vouloir faire porter les efforts sur les autres ». Il faut en tenir compte.
      « Absolument d’accord avec chacun des points, j’en rajouterai un autre. Il faudrait que les français apprennent la mobilité, qu’elle soit géographique, qu’elle soit professionnelle, peu importe. »

      Les français font ce qu’ils veulent et ils assument.

      Les politiques veulent favoriser depuis longtemps la mobilité géographique. Moi je ne veux pas né en 1960 j’ai passé la plupart du temps dans la ville où je suis né : Libourne.

      Quant à la mobilité professionnelle je l’ai faite mais je respecte la liberté de tous.

      Par contre, en tant qu’entrepreneur et conseiller en pouvoir d’achat je déplore le manque de liberté. C’est pour plus de liberté que nous devons nous battre.

      1. « Les politiques veulent favoriser depuis longtemps la mobilité géographique »
        Franchement non.
        Les politiques veulent favoriser l’immobilier et les gens propriétaires. Bien plus facile à taxer. D’ailleurs, les « gens du voyage » sont une plaie vis-à-vis de l’État.

        1. Peste et coryza

          @hastable

          Là, tu te plantes grave.

          Les gens du voyage (des nomades donc) sont une plaie pour l’état car ils sont insoumis, ne déclarent rien, communautaires, volent tout ce qu’ils peuvent et savent cogner dur.

          La mobilité géographique (des sédentaires) est encouragée pour briser les liens traditionnels et la famille, et ainsi affaiblir les individus et les soumettre à la puissance de l’état.

          Ce qui fait la force du sédentaire, c’est son enracinement et la propriété privée. Alors que la mobilité et la capacité à exploiter tout ce qu’il trouve est la force du nomade, qui lui est viscéralement opposé à la propriété privée.

          1. La mobilité encouragée ? Allons. On peut regarder rapidement les sommes engouffrées pour faire en sorte que les gens deviennent proprios et payent bien toutes les taxes possibles, et les sommes favorisant leur mobilité. Il doit y avoir un rapport de 1000 à 1. Même l’infrastructure des routes, des trains et des télécoms est fait précisément pour que les marchandises se déplacent et que les hommes le fassent le moins possible. Du reste, c’est parfaitement logique économiquement. Le nomadisme est, économiquement, ruineux (ce sera moins voire plus du tout vrai dans quelques années mais on en est encore loin).

            En matière militaire, tout le monde vous confirmera qu’il vaut mieux avoir des cibles immobiles que mobiles. L’Etat (et son principal pourvoyeur, le fisc) a donc un intérêt capital à immobiliser les assujettis. Pourquoi croyez-vous qu’il a fallu tant de temps pour que les capitaux puissent se déplacer, que les hommes puissent aller d’un pays à l’autre (sans passeport en Europe) ?

            Sérieusement, 10.000 d’histoires prouvent une chose très claire : l’état/le pouvoir/les puissants abhorrent les groupes mobiles.

          2. JS

            Desole mais vous avez tout faux.

            Les Etats, a toutes epoques et en tous lieux, ont TOUJOURS chercher a sendentariser les populations pour pouvoir les controler.

          3. Peste et coryza

            Je vais essayer d’être plus clair.

            Ce qui est encouragé n’est pas la mobilité au sens nomadisme, mais la mobilité de la main d’œuvre.
            Dans le but d’atomiser les groupes sociaux, tout en les gardant à la botte de l’état puisque nous avons un mode de vie sédentaire.

            La mobilité géographique telle que comprise par les gouvernements et les grands patrons, c’est la mobilité de sédentaires selon les besoins. Pas la mobilité selon le bon vouloir de ceux qui se déplacent : trop de risque que les gens ne reconnaissent plus que des autorités locales.
            Ce qui est à terme mortifère pour un sédentaire, car contraire à la nature du sédentaire : s’enraciner, faire fructifier ses propriétés (champs, atelier, entreprises), ne bouger qu’en cas de force majeure ou pour aller chercher des marchés (aka : envoyer un commercial).

            1. « la mobilité de la main d’œuvre »
              Ménon. Même pas.
              Regarde : combien de gens télétravaillent vraiment ? Pourtant, si ça, c’est pas de la mobilité ! Et pourtant, même avec les technos actuelles, c’est très lent à pénétrer. Les gens n’aiment pas trop la mobilité, et l’état ne les pousse pas.

              Un sédentaire, je le répète, c’est facile à taxer. Très facile. Précisément parce qu’il est proprio. L’état aime le proprio. Il aime le sédentaire.

        2. bob razovski

          Je plussoie.

          Quelle galère que de déménager quelque part pour y suivre un emploi qui lui aussi bouge.

          L’état n’a jamais favorisé la mobilité, de part l’instabilité qu’il génère.

          D’une manière générale, j’ai tendance à penser qu’un état acceptable serait un garant de stabilité pour permettre à ses habitants d’être, eux, instables (entendez par là mobiles, prenant des risques, pas débiles profonds ;) ). Mais dans le cas présent, l’état est totalement instable et c’est à nous de ne plus bouger du tout, plus de mobilité, plus de risques, plus d’investissement pour ramener un peu de stabilité à ce château de cartes.

          1. max

            Déménager quand on est propriétaire depuis peu avec un crédit est assez dissuasif, soit vendre avec des frais de notaire partis en fumée ou louer ce qui entraine un impôt sur revenus fonciers.

        3. johnny_rotten

          Est-ce qu’il est démontré que le citoyen propriétaire qui reste assez longtemps au même endroit tend à devenir un électeur docile ?.
          Ce qui mettrait en lumière la duplicité des politiciens lorsqu’ils veulent, à tout prix, vouloir favoriser l’accès à la propriété.

          1. « le citoyen propriétaire qui reste assez longtemps au même endroit tend à devenir un électeur docile ? »
            Tant qu’il a le ventre plein, oui. Perdre sa baraque est une menace très efficace pour éviter les rebellions.

  6. Serge Cheminade

    Je mettrais 9/10 car je suis d’accord sur 9 mais pas sur 10 :
    Je ne suis pas d’accord avec
    « Arrêter de croire qu’en France, demain sera mieux qu’aujourd’hui »
    Car alors à quoi servent les entreprises qui travaillent tous les jours pour faire en sorte que demain soit mieux que hier ? (En tant que technicien bureau études et méthodes cela a été mon travail quotidien pendant plusieurs années)

    Aujourd’hui entrepreneur à temps complet depuis 2002 ma dernière action pour préparer l’avenir : « je lance le Front pour la liberté »
    http://www.orvinfait.fr/front_pour_la_liberte.html

  7. Nocte

    Amen et merci.

    Je n’ai rien à ajouter en ce jour où l’INSEE annonce – enfin (au sens où elle cesse de mentir) – que nous sommes entrés en récession, et pour que l’INSEE annonce cela, c’est qu’il est désormais impossible de camoufler, dissimuler cet état de fait.

    Une ombre vient de s’éteindre dans la Caverne France, j’en suis heureux, mais à la lecture des commentaires des articles qui en parlent, la lucidité manque gravement à mes compatriotes. Qui de la Droite, qui de la Gauche pour désigner le responsable, sans comprendre que l’Etat divise pour mieux régner.

    Voila, c’est décrit, et tellement bien décrit dans cet article, que je vais arrêter là.

    Encore, une fois, merci H16.

    1. Aristarque

      Si l’ Insee ne peut plus le cacher et donc l’ avoue, contraint et forcé, il reste vraisemblable que le taux annoncé reste néanmoins bidonné pour ne pas désespérer Normal 1er et ses électeurs. Ce sera, une fois encore, la faute à Sarkozy, à n’ en pas douter…

  8. Black Mamba

    H16, je suis d’accord avec vous, mais est-ce que vos billets sont -ils reliers sur la sphère politique.
    Ils ont l’air totalement perdu,.
    Ils manquent de courage c’est sûr mais si personne ne les enseigne pas ou les renseigne … On peut toujours essayer de notre côté seul mais si ils continuent à nous matraquer à l’aveuglette croyant bien faire , nous sommes foutus

    1. Black Mamba

      Il faudrait que vous écriviez une lettre ouverte à tous les ministères car je suis sûr que même les fonctionnaires ne savent pas que nous sommes dans une mauvaise posture, ils sont bercés dans des illusions

  9. Nemrod

    h16, vous êtes ce qui m’est arrivé de mieux depuis longtemps.
    Ne rougissez pas, c’est vrai.
    Se sentir moins seul, c’est déjà beaucoup dans un tel marasme.
    Ce texte est absolument génial et doit être diffusé le plus possible.
    Je viens de le donner à mon unique employé.
    En plus, c’est pratique, la prochaine fois qu’un repas de famille dérape, je le distribue gracieusement et pourrais tranquilou siroter mon bourgogne.

    Merci.

  10. infraniouzes

    Magnifique ! On dirait un programme pour une contre-campagne électorale… Mais demander ça aux socialistes (et aux politiciens en général) c’est comme demander à un alcoolique d’arrêter de boire pour pouvoir économiser l’argent du ménage et envoyer ses enfants en colonie. Mission quasiment impossible. C’est comme demander au maire de Paris de gérer honnêtement les 35 000 logements (ou plus) que possède la capitale et de les attribuer uniquement en fonction de critères économique et sociaux. Ne rêvons pas. On a entendu maintes fois le slogan : « sortons les sortants ! » Résultat; néant.
    Mais si vous créez un mouvement politique je suis tout disposé à examiner sérieusement l question.

  11. Lib

    Une mesure radicale qui reprend plusieurs de tes points :

    1. Supprimer toutes les subventions, aides, crédits d’impôts etc… Toutes, sans exception. L’économie budgétaire s’élève à X.

    2. Classer tous les impôts en ordre croissant des montants collectés. Supprimer celui qui collecte le moins, puis le suivant et ainsi de suite jusqu’à arriver à X.

    3. Fermer les administrations en charge de la collecte de ces impôts et la distribution de ces subventions.

    1. simine

      Sur la pression fiscale, j’écoutais lundi, sur BFM Business, Jacques Généreux (conseiller économique du parti de gauche, ahem!) qui, soit dit en passant, se targuait, d’etre l’auteur d’un best-seller (paie ta modestie!), dire qu’il avait réussi à démontrer que la théorie de la courbe de Laffer était fausse ==> je n’ai fichtrement rien pigé du semblant d’explication qu’il prétendait donner à ce sujet…

      Bref, un autre gros remueur de caca.

      1. Grosben

        A sa décharge, en France on est très fort pour pousser la courbe de Laffer dans ses derniers retranchements. Mais cela ne devrait pas durer, je connais bon nombre de personne qui ont décidé de moins travailler devant le matraquage fiscal et qui, nouveauté, le font vraiment. Mon voisin tourneur-fraiseur vient de se prendre 2 semaines de vacances sur un coup de tête, tant pis si (le sous-traitant d’) Airbus devra attendre !

      2. Aristarque

        Le gros probleme de la courbe de Laffer est que, mis à part ses deux premières propositions : un taux d’ impôt nul engendre zéro produit fiscal et un taux d’ impôt à 100% n’ engendre lui aussi zéro produit fiscal parce que tout le monde sr croise alors les bras, elle n’ est pas traçable autrement que par importante approximation puisque la fiscalité est toujours à base d’ impôts directs et d’ autres indirects qui compliquent furieusement les calculs. S’ il est admis communément que sa phase la plus rentable est au alentours d’ un taux global de 35%, ce n’ est pas établi et, en conséquence, tous ceux qui la contestent, trouvent quantité d’arguments pour cela, jusqu’à nier qu’ à 100% de taxation, il n’y ait plus de matière taxable qui se crée. Ce Généreux, comme K. Berger, est un pilier chargé d’ apporter une caution scientifique aux élucubrations scientifiques du PS, ce qu’il fait en raison de son appétence pour la bonne soupe qui en est le prix. En Urss, il y avait aussi des wagons d’ économistes distingués qui expliquaient en long et en large la supériorité conceptuelle et matérielle du communisme, y compris dans ses variantes castristes, maoïstes ou titistes, sur l’ infâme capitalisme dégénèré et sanguinaire, etc… On sait, depuis bientôt 25ans, lequel des protagonistes s’ est effondré bruyamment, certes au grand dam de ses thuriféraires…

  12. Baichette

    En doux optimiste que je suis, j’ai transmis le lien vers votre billet à la présidence de la république. Peut-être quelqu’un saura cliquer et aura des idées pour la suite.
    J’ai demandé une réponse par courrier… Je doute obtenir quelque chose. On verra!

    1. Lord Jordan C. Black-Mohr

      J’espère que vous disposez d’un ou plusieurs avocats très doués, d’une planque inexpugnable, ou d’une combinaison Kevlar pare-balles complète de bonne qualité, ils ne font pas toujours dans la dentelle. Mais je salue votre tentative!

  13. aristarque

    Complètement d’accord avec toi, H16, sauf seulement en partie pour ton point 9 que je pense trop négatif mais surtout incomplet en rédaction.
    Toutes les générations du passé qui nous ont précédé, ont œuvré pour que le futur soit meilleur, même si le gain a longtemps été de faible importance à chaque étape. Nous profitons aujourd’hui d’un luxe inouï de commodités et avantages qu’on n’imaginait pas possible il y a seulement 150 ans. Mais tous ces avantages ne nous ont pas été donnés par pur miracle mais à cause du travail de ces générations passées dans cet intervalle. Actuellement, nos fameuses élites, à éjecter complètement de leurs trônes, tant elles en sont indignes par leurs pensées que par leurs comportements, n’ attendent plus que toute évolution ne se fasse que par pur miracle.
    Nulles mais cependant conscientes de cette inaptitude, elles désirent ardemment que rien ne puisse leur faire de l’ombre et s’ emploient donc méthodiquement à cela en bloquant le pays, ses créateurs, ses entrepreneurs et en entretenant dans l’ esprit du peuple, un défaitisme face à la concurrence, au futur, aux difficultés quotidiennes qui n’ a finalement comme précédent que la période du gouvernement de Vichy. Ah, comme il serait doux d’ être totalement protégés de la difficulté de vivre mais bien sûr, en ne cédant rien quant au confort de vie devant sans cesse s’ aligner sur l’ évolution générale positive. Bref, ces élites veulent faire croire qu’il est possible de vivre sans efforts, sans semer ni même récolter. Nous sommes en pleine trahison des clercs selon Benda.
    Ton point 9 devrait donc mentionner que le futur ne s’ améliore pas par hasard mais parce qu’ on y oeuvre activement et que le peuple français pourrait parfaitement y contribuer pour peu qu’il se secoue de ces idéologies socialistes dont les tristes résultats sont étalés depuis des décennies sous les yeux de tous.

    1. gem

      +1
      Je suis convaincu que le futur sera radieux, et surtout en France, pourvu qu’on arrêtent de taper sur les gens qui produisent, innovent, inventent, commercent, et s’enrichissent.

      1. YP

        Je suis d’accord avec vous : peu de pays disposent des atouts français. Mais cela supposerait que toute une caste (non élue) qui tient les vraies manettes du pays renoncent à sa rente…

        1. pi31416

          « peu de pays disposent des atouts français »

          Voilà qui me rappelle ce que Lee Kwan Yew avait dit au premier ministre australien de l’époque (je crois qu’il s’agissait de Robert James Hawke, mais je ne suis pas sûr): « étant donné tous ses atouts, je ne puis voir qu’un brillant avenir pour votre pays; mais vous pourriez suivre une autre voie. »

        2. pi31416

          « peu de pays disposent des atouts français »

          Voilà qui me rappelle ce que Lee Kwan Yew avait dit au premier ministre australien de l’époque (je crois qu’il s’agissait de Robert James Hawke, mais je ne suis pas sûr): « étant donné tous ses atouts, je ne puis prédire qu’un brillant avenir pour votre pays; mais vous pourriez suivre une autre voie. »

  14. gem

    Malheureux !
    Il ne faut jamais dire ce qu’il ne faut pas faire à un enfant ou à un politicien, parce que c’est le plus sûr moyen pour qu’il le fasse.
    Il faut toujours leur dire quoi faire, c’est comme ça que les enfants apprennent.
    Les politiciens n’apprennent jamais, mais ils sont de nature anxieuse, irresponsable et servile, du coup ils font volontiers ce qu’on leur dit de faire : ça les rassure, ça les dédouane, et c’est plus simple pour eux.

  15. scaletrans

    Superbe article, si plein de sens commun.
    Un peu HS, mais ça vient d’arriver:
    Un de mes amis, qui vit d’expédients depuis de longues années, vient d’apprendre par la bande que le fisc a procédé à la vente mobilière d’un bien pour lequel il avait des acquéreurs à plusieurs fois le prix. Mais le pire, c’est que cette vente mobilière a été décidée parce que le fisc a inventé à cette personne des revenus qu’il n’a jamais eu (« j’aurai votre peau! » clamait en partant un inspecteur enragé (ils sont d’ailleurs choisis et entraînés pour) après n’avoir, et pour cause, rien trouvé. C’est comme le RCA: retournement de la charge de la preuve, comme prouver l’inexistence de quelque chose qui n’existe pas ? Réponse des fonctionnaires en charge: « notre procédure est parfaite ». Or le dossier fourmille d’irrégularités, faux témoignages et faux en écriture. Comment voulez-vous que certains n’aient pas des envies de meurtre face à de tels fonctionnaires coupables de tels dénis de justice ? A noter, que l’ami en question a vu sa santé gravement compromise à cause du stress qu’il subit depuis des années de la part de ces canailles en beaux costumes. Je suis profondément révolté.

    1. aristarque

      Peut-être se dit-il qu’ un peuple qui a une telle histoire ne peut pas complètement abdiquer du premier (là, c’est comme si c’était fait) au dernier des Français.

      1. Nocte

        C’est ce que je me dis… quand j’ai des bouffées d’optimisme (rares)… Pourtant que reste-t-il du peuple français ? que reste-t-il de son histoire, quand l’identité française n’est plus une question de valeurs mais d’origine ? Quand sur le Figaro, on me répond que la liberté c’est du vent ? je reviens sur Terre, et je me dis qu’il est plus que temps soit de partir, soit de s’armer et d’attendre le moment où, pour (sur)vivre, il faudra presser la détente.

          1. Jeanpierre

            Et abandonner mon pays à ces c***ards? J’ai toujours été trop émotif et j’ai des réactions parfois un peu vieillottes : je pense que mon attachement à cette terre en fait partie. J’ai pensé à partir. J’y pense encore. Mais l’idée de laisser ces aigrefins continuer leur travail nauséabond m’indispose.

          2. YP

            Jeanpierre > Le problème est que vous ne vous battez pas contre une caste de 100 000, un million ou même 10 millions de personnes… Vous vous battez contre la majorité du peuple francais !

            Le truc, c’est que le système en place est voulu par la majorité des électeurs.

            Vous prenez la population française,
            – vous retranchez les jeunes qui ne sont pas en age de voter et qui par définition sont tributaires de leurs parents pour leur niveau de vie.
            – vous retranchez les retraités,
            – vous retranchez la pluspart des chomeurs et des gens qui dépendent des dispositifs sociaux (RSA…)
            – vous retranchez les fonctionnaires qui touchent leur émoluments de l’état
            – vous retranchez ceux qui palpent d’une manière ou d’une autre leur revenus de l’état (entreprises publiques genre EDF, SNCF ect…)

            Ce qui reste, c’est la base sociale du libéralisme (libéralisme au sens français). Et la dedans, tout le monde n’est pas libéral – et c’est bien normal.

            En conclusion « plus de la moitié des gens touchent plus de la moitié de leur revenus de l’état ». Est ce que vous avez déjà vu des électeurs voter contre leur intérêts ? Non… L’electeur, aussi bête soit-il, sait de quel côté la tartine est beurée !

            1. C’est heureusement un peu plus compliqué que ça ; la sociologie / l’étude des foules a montré qu’il suffit d’environ 10% de personnes convaincues d’une idée pour que celle-ci prenne masse et entraîne tout le reste.

          3. YP

            #16 > « il suffit d’environ 10% de personnes convaincues d’une idée »

            10% de personnes convaincues des bienfaits de la liberté… Ca va pas être simple !

            Surtout si l’on considère que beaucoup de gens se font la malle actuellement. Et les gens qui se font la malle en ce moment font justement parti du viver des « convaincus ».

  16. Deres

    Lister des réformes souhaitables ne sert à rien. Plein de personnes ont de bonnes idées dans ce pays. ce n’est pas cela le problème de la France. le problème est que le pouvoir n’est en réalité plus possédé ni par le peuple ni par les élus qui le représente. Le pouvoir réel est détenu par les corps intermédiaires qui n’en font qu’à leur tête. Ils sont donc libres d’agir pour leurs intérêts propres ou pour les idéologies qui leur tiennent à cœur sans aucune limite.

    En effet, quand un gouvernement propose une loi, il doit d’abord faire face aux réactions et déclarations des syndicats et journalistes. Ensuite, des élus locaux doivent se prononcer dans les 2 assemblées. cela peut prendre du temps. Parfois les lois sont vidés de leur contenu en sortie ou même face aux résistances, elles ne vont même pas jusqu’au bout du processus. Ensuite, les hauts fonctionnaires des ministères doivent rédiger les décrets d’application. Certaines lois ne franchissent jamais cette étape. Pour d’autres, les conditions deviennent alors tellement complexes que la loi devient inapplicables. Ensuite, les administrations et agents publiques doivent appliquer les dits décrets. Elles peuvent alors faire la grève du zèle, déclarer que c’est inapplicable car trop compliqué, … Il est aussi possible par simple circulaire de donner des instructions rendant certaines lois inapplicables par simple volonté de l’administration (on l’a vu avec Taubira à la justice). Pour donner un exemple, la journée de carence des fonctionnaires a été aboli alors que la grande majorité des administrations ne l’avait pas encore mis en place. Certaines fraudes aux allocations, par exemple concernant la polygamie, sont volontairement ignorés par les agents car ils considèrent que leur travail est de donner de l’argent pas de le refuser. Les policiers n’arrêtent plus les étrangers mineurs clandestins car cela fait trop de paperasses alors qu’ils sont rapidement libérés par les juges et disparaissent immédiatement …

    Dans un tel cadre, il est quasiment impossible de faire la moindre réforme allant à l’encontre de la volonté des corps intermédiaires. Réfléchir aux réformes nécessaires est inutile. Ce qui est important est de savoir comment faire aboutir des réformes. Pour moi, le seul mécanisme possible est le référendum. De Gaulle a justement institué ce mécanisme pour permettre un dialogue direct entre le peuple et le Président afin de forcer tous les blocages intermédiaires pouvant exister. Un homme providentiel pour nous sauver n’a donc pas besoin de super-pouvoir. Il suffirait qu’un président courageux réforme à coup de référendum. je note également que le gouvernement a plein d’outils permettant de passer en force (ordonnance, 49-3, …).

    Les moyens de réformer rapidement existe donc dans ce pays grâce à la clairvoyance du fondateur de la Vème république qui avait bien identifié les blocages de la précédente. Sarkozy était donc l’ennemi juré des corps intermédiaires car, n’en faisant pas parti, il avait les moyens de faire les réformes promises en étant Président. Il n’en a pas eu le courage. Hollande, qui était en réalité le candidat de ces corps intermédiaires (haut fonctionnaire, énarque, députés, président de région, …) ne chercehra jamais à passer outre leur volonté. Il faut donc espérer pour 2017.

    1. YP

      Pour la partie référendum, avec un peuple acquis au socialisme et prompt à suivre le premier menteur qui passe et lui promet de voler « X »(*) pour mettre dans sa poche à lui… Je demande à voir les résultats des référendums…

      (*) les riches, les patrons, les trop grands, les trop gros consommateurs d’internet, de sucre ou de mazout…

      1. JS

        Ce que vous decrivez est le propre de n’importe quel parti politique en France, ca n’est pas un comportement strcitement Socialiste.

        1. YP

          En france on a le choix :

          – le parti des socialistes assumés de gauche,
          – le parti des socialistes hésitants du centre,
          – le parti des socialistes inassumés de droite,
          – le parti des socialistes nationalistes,
          – le parti des socialistes extrêmes anti capitalistes,
          – le parti des socialistes extrêmes mais pas pareil que ceux du dessus

          Le socialisme consiste à redistribuer de façon arbitraire l’argent pris dans la poche des autres. En se servant au passage, faut pas déconner, hein ! Dans un contexte démocratique, il consiste à redistribuer l’argent à ses clientèles – en en prenant un peu au passage, faut pas déconner, hein !

    2. Taisson

      Magnifique billet de H16 comme (presque) toujours.
      @ Deres : Ce que vous dites est vrai en théorie, les institutions pourraient permettre la plupart des réformes indispensable sans faire une révolution. Mais le travail de destruction de tout ce qui fait qu’un peuple à un sentiment d’existence est pratiquement terminé et sans laisser la moindre possibilité d’ y remédier. En clair, ce pays est devenu une simple zone administrative limitée géographiquement! Les notions de patrie et de fierté nationale sont totalement ringardisées voire punissables..
      Bien sur, il existe des régions ou tout ceci semble encore exister, mais en voix c’est infiniment minoritaire. La population est majoritairement atteinte d’un état d’esprit difficile à définir, que je désigne comme « France de canal + »… Cette France là ne donne aucun espoir pour 2017!
      Voici, avec les données d’aujourd’hui, mes prévisions pour 2017: Marine 30%, Moije 25%, « Droite » diverses divisées et battues au premier tour avec environ 35% des voix sur deux candidats (ou plus..).
      Au deuxième tour, réélection triomphale du candidat de gauche !!
      (Quel qu’il soit) Ils pourraient présenter une chèvre qu’elle serai élue grâce au « pacte républicain »…
      Un changement de mentalité doit précéder les changement économiques pour que ça marche. Et, et il suppose une prise de conscience majoritaire impossible quand tous les moyens de communication sont verrouillés par la clique politico administrative au pouvoir.
      C’est donc bien le « pays » qui est foutu.

      1. Deres

        Oui, rien ne peut changer actuellement, du moins dans le bon sens. Ce que je me tue à dire est que prêcher le libéralisme est inutile et ainsi que réfléchir à une société idéale et intelligente. Ce qu’il faut c’est réfléchir à ce qu’il faut faire pour rendre le pays à nouveau réformable. Le quoi importe peu quand le comment n’est pas défini. Les corps intermédiaires ne dirigent pas le pays directement et pourtant ils arrivent à l’orienter dans la direction qu’ils veulent. La masse silencieuse arrive parfois à se faire entendre.

        On a bien vu avec l’épisode des « Pigeons » que face à une organisation constituée, il était possible d’avoir une influence … La réaction contre le mariage pour tous a quand même eu un influence : le pouvoir a repoussé à plus tard un certain nombre de demande d’autres lobbys de peur des réactions du peuple. Il faut se battre avec les mêmes armes que les forces qui plombent notre pays.

        Sinon, autant quitter le pays, demander une autre nationalité, oublier le français et couper tous les ponts car on considère que c’est définitivement foutu pour le restant de ses jours, voir pour ses enfants et petits enfants.

      2. babarabobo

         » Ils pourraient présenter une chèvre qu’elle serai élue grâce au « pacte républicain »… »

        Je voterais pour elle avec d’autant plus de joie que je suis certains qu’elle ferrait moins de dégât que n’importe quel autre candidat actuel…

    3. Deres

      C’est amusant le pessimisme, mais à un moment, il faut se retrousser les manches et proposer quelque chose !
      Même H16, dont le CPEF est la signature propose des actions pour redresser la barre.
      Un politiciens qui proposerait des référendums débiles se décrédibiliserait complètement. cela ne peut être utilisé que pour de GRANDES réformes de fond du pays, des orientations majeures.

        1. Deres

          Justement, le problème n’est pas le contenu exacte des référendums, mais comment obliger un président à les faire … Il est inutile sur le contenu idéale d’un référendum car dans les conditions actuelles, il n’y en aura jamais un !

          1. deres

            S’appuyer sur une partie des corps intermédiaires pour arriver à les empêcher de nuire, c’est pas gagné …

            Cependant, cela signifie qu’un partie ayant 20% de députés et sénateurs est capable de lancer des référendums en indépendance du gouvernement. Il faut aussi de nombreux millions d’électeurs ce qui n’est pas anodin au niveau logistique …

            Je constate au passage que comme par hasard, c’est une loi permettant peut être de réformer le sytème, mais qu’elle s’est « perdu dans le tuyau » en 2008. C’est bien pratique de pouvoir oublier des lois en cours de route …

  17. carpe diem

    Magnifique billet, je vais transmettre à ceux qui ont pleuré de joie à l’élection de Toutmou 1er. Ce qui rejoint vos propositions : il faudrait aussi arrêter cette manie bobo-socialiste de vouloir tordre les mots pour cacher les réalités ou (et) faire passer des idées ou des lois bien gauchiasses, le genre ‘mariage pour tous », « avancer en âge », « sans papier » etc… une société qui n’a plus le courage de faire face à ces mots (maux) est une société malade. La culture de l’excuse est aussi dévastatrice que l’aplaventrisme devant les minorités, elle ne sert qu’à attiser la haine de l’autre et va sûrement inciter les électeurs à se tourner vers l’extrême droite. Après cela , tout le cortège de pleureuses de droite ou de gauche viendra gémir sur ces méchants français qui votent facho. Et pour finir mon petit inventaire , arrêter d’humilier le français dit « de souche » avec des insultes telles que « France qui sent le moisi », « France d’en bas (mon préféré) », un peuple humilié devient très très méchant…

    1. gem

      +1.
      Et si il faut n’en garder que 10, ça peut remplacer la proposition 3, qui au fond n’est qu’un développement de la 2.

  18. jiminito

    H16 en mode professeur. Le ton général est plus calme et posé que d habitude pour favoriser le partage je pense. Alors je partage ;)

    1. gnarf

      Oui de temps en temps ca ne peut faire que du bien aux idees liberales. Du pamphlet pour le public deja convaincu on passe a la pedagogie pour un tres large public.

  19. Inco

    Une simple question que je me pose parfois moi-même.
    Qu’avez vous fait, ou plutôt, qu’avons nous fait pour la France, pour changer la trajectoire?
    Nous débattons, nous parlons, nous nous plaignons, mais concrètement, que faisons nous? Nous changeons le système? nous créons des solutions? de l’emploi? S’il fallait agir, physiquement, que serions nous prêt à perdre pour retrouver notre pays?
    Je ne parle pas de partie politique, je parle de nos actions quotidiennes ou s’il le faut d’une action compromettante.

    Cela n’est en rien pour faire la morale, mais parfois, il faut se poser la question. Que sommes nous prêt à faire.

    1. Moi, je me suis cassé, j’ai fait un blog, un livre, participé à la création et à la rédaction de Contrepoints.
      On ne fait pas le bonheur des gens malgré eux.

      1. Nocte

        « On ne fait pas le bonheur des gens malgré eux. »

        +1

        Et un Etat ne peut faire le bonheur des gens.

        Il faudrait que les gens se souviennent que c’est à eux de construire leur vie, leur bonheur, et que la DDHC de 1789 contient l’essentiel pour y arriver.

      2. Deres

        Et je vous en remercie !

        Effectivement, je me demande aussi parfois ce que je pourrais faire pour changer les choses … Poster des commentaires dans les blogs et faire du prosélytisme autour de soi atteint vite ses limites.

        Il faudrait écrire un « Manuel de combat du libéralisme en France ». Celui-ci chercherait à proposer une méthode utilisable par tous afin de propager la bonne parole dans ce pays et peut être un jour arriver à le faire repartir dans le bon sens. Comme je l’ai écrit dans plusieurs post, je pense que c’est possible car en fait la Vème république donne des pouvoirs au président et au gouvernement permettant de passer outre la résistance des corps intermédiaire, via les référendums, les ordonnances, le 49-3, … (merci à de Gaulle pour sa clairvoyance). Une personne de bonne volonté accédant aux postes clés sera donc capable de redresser le pays. Reste à établir une stratégie cohérente et réaliste pour 2017 …

        1. YP

          Pour votre manuel : bannir le terme « libéralisme », qui a une connotation trop négative dans ce pays.

          D’ailleurs, quand les américains parlent de libéralisme, il est amusant de constater qu’ils font référence à l’idéologie que Gave appelle la social-démocratie.

          1. Deres

            « Manuel de combat de la réforme » alors.
            Vous avez raison : avancer masqué est une des premières leçon du livre. A mon avis, se cacher derrière les meilleurs intentions altruiste du monde comme le font les socialistes avides de l’argent des autres serait surement une deuxième leçon. Un association pour la protection des petits chatons affamés serait peut être une bonne plateforme d’infiltration !

        2. Aristarque

          Il faudra un peu plus d’ une personne pour accéder aux postes-clés, en bonne logique. Le jour où le Général est revenu aux affaires, il n’ était quand même pas seul mais il « bénéficiait » surtout d’ un gigantesque ras-le-bol devant la guerre d’Algérie, l’ incapacité gouvernementale de la 4me république et la « démission » de toute la ploutocratie socialiste de l’ époque… Or de 46 à 58, les tentatives du Général de revenir au pouvoir par les urnes n’ ont pas eu de succès et il a fallu que la France rencontre le mur en 58, par exemple celui de la dette qu’ elle souscrivait auprès des États-Unis à l’ époque ou celui de la guerre pour enfin y arriver. La présence d’un tel homme n’ est pas detectable actuellement puisque ce blog nous montre continuellement que ce sui se pare de l’ étiquette « opposition » a en réalité un programme conceptuel et gouvernemental furieusement voisin de celui de Normal 1er, mis à part quelques variantes sur des détails de 2me ou 3me ordre, au mieux. Perso, je n’ attends de changement possible que lorsque la catastrophe aura eu lieu et qu’ enfin tous les socialistes qui constituent ce peuple n’oseront plus se montrer pendant quelques années et laisseront possibles la mise en oeuvre d’ autre politique. Rappelons que la France se distingue dans les pays développés par la permanence électorale d’ une extrême-gauche à 10/13% que la protestation électorale ne peut entièrement justifier quand cette même extrême gauche plafonne péniblement à 4 ou 5% les meilleures années. Et que propose cette extrême gauche : de remettre en oeuvre un communisme constructiviste, peu importe que ce système ait systématiquement fait faillite sur tous les plans, sauf dans sa capacité à la création systématique d’ efficaces goulags…
          Voilà ce qui fait rêver une partie de la France : une nomenklatura privilégiée qui vit douillettement au niveau de ce qui se fait de mieux dans le monde (même en Corée du Nord, c’est constatable) au détriment d’ une population d’Ilotes, à peine supérieure aux animaux qui présentent l’ avantage pour un tel régime de ne pas être capables, de par la nature, à pouvoir l’ ouvrir contre ses Maîtres.
          Les années qui viennent vont donc être très « sport » quand les rêvasseries vont ce se révéler n’ être que des rêvasseries chimériques. Peut-on croire, par exemple, sauf à être encarté depuis des décennies au Ps ou à gauche que Normal 1er puisse tenir encore 4ans à ce rythme, lui qui en est déjà réduit au dernier carré des grognards qui voteraient pour une chèvre à bandana PS? Par les institutions, oui mais par légitimité entrainant l’ obéissance ? En 220 ans, cinq républiques, deux empires, trois monarchies rétablies et mises à bas : à sa place, je me méfierais et je pense qu’il le fait déjà à voir les forces de sécurité mobilisées des qu’ il met un pied hors du bunker élyséen…

  20. Vincent

    Bien d’accord avec tout, et surtout à ne pas confondre peuple et état.
    Bravo pour le refus de vote, c’est un point important, une étape peut-être vers autre chose (bottom-up).

  21. estienne

    Une 11ème bonne pratique pour relancer le système : rétablir le suffrage censitaire. Seuls les contributeurs nets aux affaires publiques ont le droit de vote. Le pays doit être dirigé par les hommes libres et non pas par des démagogues élus par leurs assistés.

    1. YP

      Oui, mais voir des télétubbies se retrouver enfermé dans une sorte de Mordor post-socialiste, ça peut être amusant à regarder (de loin.)

  22. Lapin78

    Bonjour à tous,

    Lecteur quotidien des billets d’H16 depuis bien longtemps déjà, j’interviens pour la première fois. Il se trouve qu’un chef d’entreprise autodidacte partage très exactement le point de vu d’H16 sur ces différents points et qu’il lance un mouvement politique, pour l’instant une association, qui commence à prendre de l’ampleur.

    Je mets le liens vers ce mouvement, libéral, et vers son programme car je pense qu’au point où nous en sommes, il convient de faire parler d’une telle initiative autant que possible : http://entreprendrepourlafrance.fr/

    Des idées intéressantes, notamment la participation collaborative.

  23. Stephane

    Ce qui est foutu, c’ est l’ état français. La France elle s’ en relèvera, à condition qu’ elle accepte ce qui se passe autour d’ elle, et ne plus se penser comme le nombril. Ce qui serait bien, c’ est d’ éviter un épisode genre révolution…ouais ce serait pas mal, j’ ai un petit garçon de 5 ans et je lui souhaite autre chose qu’ une révolution de merde à la française. Et là je suis plutôt pessimiste, et fort lucide.

  24. hussardbleu

    Personne n’a dit « wishful thinking » ? bon, je m’y lance… Je tiens que cette liste est irréaliste, fondée sur l’espoir fou que nos concitoyens – et nos politichiens – sont gens rationnels et de bonne foi : l’expérience de chaque jour prouve que cela est faux…

    Ton testament, H16 ? une bouteille à la mer que nos rares descendants cavernicoles – ceux des isolats ethniques – liront peut-être dans un siècle ou deux, en pensant qu’Avant, il y eut quelques bons esprits…

    1. Nemrod

      Salut hussardbleu.
      Et oui, nous sommes beaucoup plus pessimistes ( réalistes ?) que hashtable.
      Il pense qu’hors Paris et les grandes villes subsiste la France profonde et éternelle.
      Nous savons hélas tous les deux qu’il n’en est rien.

      1. Jeanpierre

        Ah, la France Eternelle… l’idée me sourit mais une partie de moi même s’est toujours demandé : éternelle? au nom de quoi?

    1. La manne est tarie, oui. Vous ne croyez pas si bien dire.
      Aujourd’hui, Hollande vient pleurnicher à Bruxelles. Officiellement, c’est pour argumenter sur les 2 ans gagnés en « austérité » (ici : rires francs). Officieusement, c’est pour prévenir qu’il n’y a plus un rond dans les caisses.
      La France ne doit plus être très loin de la cessation de paiement.

      1. YP

        Tant qu’ils peuvent chier de la dette, la musique continue de jouer.

        Par contre il convient de prendre ses dispositions, car la mafia étatique se sentant prise à la gorge ne va pas tarder à montrer son vrai visage. Et voir le vrai visage du socialisme, ce n’est jamais drôle.

        1. doh

          Pas plus tard que ce midi un collègue disait que puisque la France bénéficie de taux faible sur ses emprunts, il faut en profiter et continuer la dette. Gros facepalm dans ma tête.

          1. gem

            En soit c’est pas idiot : le problème ce n’est pas tant la dette, que ce qu’on fait avec le pognon récolté. C’est la différence entre emprunter pour se construire un toit (qui à terme vaudra plus que ce qu’il aura couter) et emprunter pour faire la fête… comme fait notre état.

          2. YP

            gem > Le problème, c’est qu’on ne peux plus raisonner comme s’il n’y avait pas de dettes. Quand on est endetté à ce point, il est plus que temps de se poser des questions.

            Et si la dettes investie n’est pas forcément mauvaise, mais quand on en est à payer les dépenses courantes avec de la dette, c’est qu’il y a un gros, gros problème qui va nous péter au nez si on ne se réforme pas rapidement.

          3. Deres

            @gem
            Ton raisonnement immobilier est aussi biaisé que celui du gouvernement. Si tu considère que l(immobilier prend de la valeur avec le temps, oui, c’est un bon investissement. Mais en réalité, ce n’est pas systématique …

            L’Etat lui considère que la dette n’est pas dangereuse car le PIB grossit éternellement. On constate avec la crise que ce n’est malheureusement pas vrai … Et c’est en plus un cercle vicieux car une dette obèse traduit des ponctions importantes sur le pays et un détournement de l’argent des investissements productifs : le tout menant à une baisse de la croissance …

          4. gem

            @YP on est d’accord et tu dis (autrement) la même chose que moi
            @deres : ne te méprends pas, je ne préconise pas de faire de la spéculation immobilière, je dis juste que ce qui compte ce n’est pas la dette (financière) c’est le niveau du patrimoine que tu peux mettre en face (celui qui a une liquidité suffisante, hein, on ne parle pas du Louvre et de son contenu ou des ronds-points). Tant que tu trouves des gens qui te prêtent à un taux réel négatif, chaque euro emprunté c’est un euro qui rapporte, alors pourquoi se priver ? Tout dépend, encore une fois, de ce que tu vas faire avec cet euro emprunté : payer des électeurs ou réduire les charges sur les producteurs, par exemple, ce n’est pas du tout la même chose

      2. Aristarque

        Tu dois être dans le vrai. Je suis monté à Lille ce mercredi après midi par la N17 que longe l’A1 à faible distance la plupart du temps. Si je n’ai croisé la maréchaussée plantée au bord de route que pour du contrôle papier et une seule fois, en revanche le wikango a mentionné au moins six alertes « danger, i.e. radar mobile » sur l’ autoroute quand il est en mode panoramique. Soit probablement quatre signalements réels sur environ 150kms… Yabon les Pv…

    2. Deres

      Notre situation est pire que le Titanic. En France, le navire coule, mais la capitaine et son équipage sont déjà dans les canots et utilisent des mégaphones pour rassurer les passagers qui sont encore à bord …

  25. Stephane

    Si l’ on parle de la France comme d’ une nation, une culture et une identité nationale, je pense qu’ elle existe encore bel et bien. Il suffit de suivre l’ actualité sportive par exemple, nous perdons toujours comme des héros. C’ est bien typiquement franchouillard ça.
    Enfin c’ est le pays le plus indiscipliné et schizophrène du monde, on le reconnait très bien à ça et loin de Paris. « On paye trop d’ impôts!!! »…. »Ah la sécu c’ est plus comme avant »… »la taxe des poubelles a encore augmenté je ne trie plus merde!!! ».

    1. JS

      Tout a fait, il faut partir a l’etranger pour s’en rendre compte.

      D’ailleur nombre de « chances pour la Fr » se sentent soudainement tres Fr le jour ou ils mettent un pied a l’etranger..

  26. camaro432

    Comme d hab, excellent billet. Cela doit etre trop évident pour nos enarques … pas assez réfléchi, trop simple pour etre intelligent ! Mais comment faire parvenir ce bon sens a nos charmants politiciens ? Moi, je suis pour que H16 prenne la direction de la France… il n y a que ca comme choix.

  27. Cap2006

    excellente liste de bonnes pratiques à nous appliquer à nous même….

    cela ne semble pas le cas dans beaucoup de réactions …. jalousie à tous les étages, rejet sur les autres, attente d’un guide suprème…. oubli de notre propre responsabilité individuelle et collective dans les 40 dernières années à vivre ensemble au dessus de nos moyens.

    Je partage cette liste bien volontiers… et les utopies ont pour destin de devenir réalité… peut être…

    Et je partage l’optimisme… crise morale, crise de société… pas plus ni moins qu’à bien d’autre moment… ce qui fait la différence, c’est le bruit !!!
    c’est l’impatience !!! c’est aussi l’accélération….

    il y a toujours eu des élites corrompues, fraudeuses et excessives…. cela se savait moins… je prends plutot cela comme un progrès
    il y a toujours eu des problèmes de compétitivité… on devaluait… c’est impossible aujourd’hui, et je prends plutot cela comme un progrès…
    il y a toujours des castes, des querelles de clocher… cela ne s’améliore pas… mais que pouvons nous devant l’égocentrisme de notre société… rien ne nous empeche d’être courtois au quotidien, galant avec ces dames, polis avec tout le monde… et la vie serait plus belle… gratuitement…sans aucun effort… même dans un metro bondé…

    La liste de h16 se résume en : « arretons de pleurer, et prenons nous en main » …

  28. Nocte

    Je viens de relire l’article.

    Son ton est neutre, pas la moindre de trace de cet humour décapant qui caractérise une bonne part des billets d’H16 (pourtant, l’humour est là, au sein des images d’illustrations)

    Le style est posé, accessible pour une personne qui n’a pas l’habitude de ce blog

    Ici, point d’appel à Bastiat, ou d’autres penseurs du libéralisme… juste une citation de Montaigne (qui rappelle que oui, des gens sages, il y a en eu en France)

    Ici, le libéralisme n’est pas nommé, pourtant, chacune des propositions puise dans l’essence du libéralisme.

    Les acteurs sont nommés et ils renvoient à une autre trinité qui a vu la fin de la monarchie en France (Citoyens/Politiciens/Etat ou Tiers Etat/Clergé/Noblesse)

    Vœu pieux, article chargé d’espoir ou au contraire, texte déconnecté de la réalité ? et si après tout, on le prenait pour ce qu’il est ? un texte superbe rédigé à l’encre du libéralisme et qui rappelle que tous les acteurs ont à prendre leur responsabilité si nous voulons – à défaut d’éviter l’iceberg – réduire les dégâts de l’impact ?

    Ensuite, j’ai relu la plupart des commentaires, et je me suis aperçu que cet article divise parmi les commentateurs réguliers et je me suis dit, qu’effectivement, au sein des rangs libéraux, l’état a sapé le moral d’une part d’entre nous (je m’inclus dedans), le venin a fait son effet : il divise, il anesthésie, et nous avons l’impression qu’il n’y a pas d’échappatoire. Et sur ce constat, je me demande si l’État n’a pas gagné.

    1. YP

      Saper le moral ? Non. Simplement, j’en ai marre de voir des anti libéraux autour de moi, de me fritter avec des gens qui ont abandonné la moindre trace de bon sens – j’en ai marre.

      Il faut bien comprendre que les gens qui tiennent à leur libertés sont une minorité – 10% en comptant large. J’ai une maison et des terrains ici – on pourrait dire que je suis enraciné et certains disent que j’ai plus a perdre à partir que de rester.

      Mais pourtant, je vais me reconstruire une vie ailleurs, parce que je me suis aperçu que je ne suis pas en phase avec ce que veulent les habitants de ce pays : Ils sont majoritaires et ils sont prêt à compromettre leur liberté pour des promesses faites par des traitres. Cela dit, si c’est ce qu’ils veulent – grand bien leur fasse…

      Je ne vois pas pourquoi je lierai mon destin à des gens dont l’objectif est l’opposé du mien.

      1. carpe diem

        vous savez, il y a beaucoup plus de gens qui sont d’accord avec vous que vous le pensez. Moi même, si je n’avais pas un peu d’âge et quelques attaches familiales, je quitterais volontiers mon pays car il me fait de plus en plus honte. Oui, je ne me sens plus en phase avec la bêtise ambiante, le panurgisme des français me révolte, personne ne dit rien, personne ne proteste. La preuve, en France on peut voir un ancien ministre corrompu parader le rictus aux lèvres sur un marché sans que personne ne lève le petit doigt. Les français ont ce qu’ils méritent! Quand je vois le déclin de ce pays même sur quelques dizaines d’année, j’ai la rage…

        1. Nemrod

          Je pense que les gens ont tout simplement peur.
          Ceux qui profitent du système ( ou qui le croient) s’en foutent.
          Les cocus sont souvent exposés aux représailles.
          Pas plus loin que dans les post, il est répondu à quelqu’un que c’est dangereux de transmettre l’article de h16 à la présidence sous peine de contrôle fiscal…avec tout l’arbitraire que cela suppose.
          Oui, l’arbitraire !

          Lentement mais surement, nous adoptons les attitudes des habitants des régimes totalitaires.

          1. YP

            Je ne suis pas convaicu que les gens aient peur. En tout cas pas du pouvoir. Par contre, peur du pédonazisme – ça oui.

            Mais beaucoup sont juste convaicus que c’est pire ailleurs. Que la France est le meilleur pays du monde (ce que je confirme d’un point de vue géographique) : Une remarque qui revient toujours c’est « mais tu sais que les allemands ont même l’expression leben wie gott im Frankreich. »

            En fait, la force de l’état francais, c’est que les francais ne connaissent rien des conditions de vie en dehors de leur hexagone : Nous avons été programmés pour refuser l’idée qu’il est seulement possible de vivre ailleurs.

          2. Théo31

            La France, c’est comme dans le film Le village : un peuple de cons arriérés qui vit dans le mensonge et qui découvre, après une histoire qui tourne mal, qu’il s’est fait enculer pendant des décennies par ses chefs assoiffés de pouvoir. La seule différence, c’est la fin de l’histoire.

  29. vivalatina

    arrêter de voter pour ces politiciens, cela n’est pas simple, ils sont déjà fiers lorsqu’ils ont 53% de la moitié des votants.
    Comment faire pour écarter du pouvoir une classe politique entièrement compromise et surtout incompétente. Il faudrait que des entrepreneurs ou petits industriels sans étiquette politique se présentent, des gars qui savent gérer des comptes, qui ont une vision économique et savent créer des emplois non subventionnés.

    1. Lapin78

      Très exactement l’objet de ma contribution précédente concernant le mouvement en création « entreprendre pour la France ». Il faut l’aider je pense parce que c’est très courageux vu le panier de crabes qu’il va devoir attaquer ! Respect en tous cas.

  30. Simong

    Un de vos meilleurs billets, H16 . Tout y est, le fond et la forme et l’étonnant est qu’il vaut autant par lui-même que par le niveau des commentaires qu’il a suscité. En particulier la « dispute » entre ce qui est foutu du pays ou du peuple. Je pencherais pour ma part pour renvoyer peuple et politiciens dos à dos. Ceux-là pour leur clientélisme viscéral et inhibant tout autre aptitude et ceux-ci (le peuple) pour un nivellement au plus bas associé à un panurgisme accepté sans parler du communautarisme accepté lui aussi quand il n’est pas favorisé.
    Débarrassons nous des lois imbéciles comme le « principe de précaution», ou des lois tout aussi inhibantes qui nous interdisent de connaître qui vit sur le sol français au prétexte de non-discrimination ou de non stigmatisation. Lois boomerang que nous avons consenties pour protéger et qui se retournent contre ceux-là même qui les ont proposées.

    1. Jeanpierre

      J’aime bien les proverbes. C’est un peu court parfois mais la plupart du temps, ils montrent le nord. Pour savoir qui de l’élite ou du peuple est à l’origine du problème, un proverbe dit qu’on a les gouvernants que l’on mérite. Quand je regardes le comportement de mes concitoyens qui préfèrent un escroc au pouvoir en se disant qu’au moins il ne se fera pas avoir, je me dis qu’on a vraiment les gouvernants qu’on mérite. Qui des politiques ou du peuple sont les plus pourris? ma réponse : les deux, mon capitaine!

  31. Popeye

    Il y a un préalable à tout ça : expliquer calmement à nos partenaires de l’Union Européenne que pour notre propre survie, nous nous voyons contraints de ne plus reconnaître la supériorité des avis des différentes Cours de Justice Européennes. Que nous pourrons donc à ce titre appliquer la préférence nationale, la préférence européenne si la situation le permet, et seulement si la situation l’autorise également pas de discrimination liée à la nationalité pour l’attribution des prestations sociales.
    En gros, reprendre notre souveraineté sur ce point-là pour commencer. Ce qui permettrait de couper la chaîne qui nous lie à un sacré boulet et nous redonnera un peu de liberté d’action.

      1. Popeye

        Je vois cette récupération de la souveraineté en préalable au point 3 (arrêter de distribuer des bonbons) à tout le moins en limiter les bénéficiaires, voire à créer un effet « pompe refoulante » vers le tiers-monde pour y renvoyer les polygames maliens (selon l’exemple mentionné dans un commentaire plus haut)
        Donc en quoi, ou pourquoi, cette annonce que nous reprendrons notre souveraineté n’aurait aucun impact pratique?

        1. Arrêter la distribution et « reprendre sa souveraineté », ce n’est pas la même chose. Et l’idée que les états auraient abdiqué une partie de leur souveraineté à l’Europe est juste grotesque : c’est un bobard pratique pour les politiciens du crus afin de faire passer l’excuse « C’est pas moi c’est Bruxelles », mais c’est faux en pratique. Les principaux piliers de la souveraineté d’un état (fiscalité et armée/police) sont toujours absolument étanches à Bruxelles. Quant au reste, chaque micro-directive que la Commission pousse est le résultat d’un long compromis européen provenant de chaque état, où c’est le moins disant qui l’emporte.

          Le discours bien spécifique du « Célafotaleurop » ou « Notsouverainté a été rognée par Bruxelles », c’est du flan pour faire croire aux gogos qu’en abandonnant l’Euro et l’Europe, ça résoudrait les problèmes. En fait, ça les transformerait, mais ils ne disparaîtraient pas du tout.

          1. Black Mamba

            D’accord, la dessus, les personnes qui travaillent en France ont le droit de s’assurer en théorie où ils le veulent en Europe, or URSSAF fait la sourde oreille. On a beau leur montrer toutes les lois Européennes, montrées qu’on est réglo nous sommes assuré en Angleterre, et bien l’URSSAF pisse sur ces lois.
            L’Europe c’est quand ça leur arrange

          2. Popeye

            Merci de cet éclairage, bien complété par l’illustration de Black Mamba ci-dessous. On retombe dans ce cas dans le cas des corps « intermédiaires » qui font écran au bien commun parce que devenu autonome.

  32. Fll

    H16 est chiant qq part … depuis que j’ai découvert son site, j’ai aussi découvert que j’étais plutôt à tendance libérale et donc je ne cesse d’essayer de comprendre ce que sont les libéraux.
    De ce fait, obligé de faire un tour sur libéraux.org qui me renvoi naturellement sur wikiberal, avec le détail qui tue ! quel libéral êtes vous ?
    Vaste question, pour un povmec comme moi qui découvre qu’il est libéral que depuis quelques mois.
    voici les propositions faites :
    un libéral classique ?
    un libertarien anarcho-capitaliste ?
    un libertarien minarchiste ?
    un libéral de gauche ?
    un libéral conservateur ?
    Après lecture des différentes définitions, je m’aperçois que je serais plutôt entre minarchiste et conservateur …
    Hors dans les propos, j’ai plutôt l’impression que le site dit que c’est contradictoire (pas explicite, mais plutôt implicite a la lecture)
    Donc, même si tout ceci est hors sujet du jour, je peux en déduire deux première choses:
    Merci H16, même si vous compliquez légèrement ma réflexion depuis quelques mois :)
    La deuxième, putain, c’est compliqué aussi chez les libéraux … y’a pas moyen de simplifier le bignou ? ;)
    PS: j’ai déjà écrit « Amen » plus haut pour le texte du jour :) mais je le redis quand même. ;)

    1. Nocte

      Je suis dans un cas similaire, ça ne fait que quelques mois.

      Avant, je voyais trouble, de par mon orientation capitaliste et mon aversion pour le socialisme, je me plaçais plutôt à droite. Pourtant, les discours et les actes, tant du centre que de la droite, me posaient problème et j’en finis par cesser de voter : inutile, ils n’ont pas de courage pour faire les réformes nécessaires à l’Etat. J’estimais qu’il fallait réduire sa taille, et ainsi, cela permettrait de cesser de tabasser de taxes, entreprises et contribuables; je trouvais aussi qu’il était contre-productif de dénoncer les riches parce qu’ils sont riches, je trouvais débile de hurler au monopole d’une entreprise privée, et d’accepter celui d’un état sur le transport, la protection santé, etc…; je trouvais saugrenu beaucoup de choses, mais j’avais l’impression d’être seul et j’en suis arrivé à une conclusion, aussi stupide soit-elle : ça doit être toi le problème.
      Et puis… et puis, je suis tombé sur ce blog, j’ai ri aux larmes sur certains billets, j’ai suivi les liens vers les autres blogs/sites, et j’ai compris que le problème n’était pas moi et que je n’étais pas seul mais surtout que j’étais libéral.

      Cette prise de conscience me colle-t-elle dans la catégorie des cons parce que le réveil est tardif ? ou alors, si d’autres consciences peuvent faire de même, s’éveiller ou se réveiller, peut-on faire avancer nos idées ?

      Je n’ai pas de réponse, simplement, je me dis que si finalement, j’ai découvert que j’étais libéral, d’autres le peuvent aussi.

  33. raimverd

    Ainsi h16 tu t’attendris. Tu donnes des conseils aux élites gouvernantes pour qu’elles puissent faire durer encore un peu leur plaisir.

    Ce pays est foutu.

    Ce n’est pas une menace, un prévision, une prédiction. C’est un fait.
    L’Etat Nation Providence est au taquet. Il est en déliquescence et il ne sortira pas par le haut. Ce peut être encore long et désagréable.
    Des institutions anciennes avec un vice de construction au départ, mais sacralisées, vont au bout de leur évolution. Il faut du temps. Elles n’ont pas toutes le même âge. L’Education, nationale gratuite et obligatoire, 150 ans, la Sécu, solidaire, tiers payant, 70 ans, la redistribution, la démocratie « illimitée », l’Etat stratège, l’Etat « organisateur » de la société, quelques siècles, … Les mots, les slogans qui accompagnent, qui justifient, changent. Les problèmes demeurent, s’amplifient et vont à leur terme.

    L’humanité est en marche à nouveau. Elle est accueillie à bras ouverts dans les pays occidentaux. Les ethnies, les cultures vont se déplacer. En France, Africains et Asiatiques vont déplacer les Espagnols, les Italiens, les Catalans et leurs descendants bien représentés. Les tribus vont recommencer à s’empiler à l’extrémité de la péninsule eurasiatique. Il en est ainsi dans tout le monde occidental à quelques minuscules exceptions près. La Suède, la Finlande?
    Même les USA, toi qui les observe, tu sais que l’Etat providence y est en en retard, y est en montée et que l’avenir y est en gros aux Latinos.

    Ce fut, c’est, tout de même, une magnifique réussite que celle des Etats occidentaux. On admire le vol des rapaces. On oublie qu’ils tournent, virevoltent la faim au ventre. On oublie que ce fut en gros le sort de l’humanité pendant pratiquement des millions d’années. Aujourd’hui la famine n’est plus un problème sauf pour cause de bêtise guerrière et encore très circonscrite ; l’obésité augmente, c’est un indicateur irréfutable.

    Que seront demain les nouvelles cultures? qui seront les nouvelles élites?
    Bien malin qui pourrait le dire.
    Pas moi en tout cas. Si j’étais malin j’écrirais autre chose. Mais quoi? Je ne sais car je ne suis pas malin.

    Quoiqu’il en soit h16 continue vigoureusement car il est bon que les nouvelles populations puissent trouver des références de ce qui a permis une telle réussite.

  34. Villon89

    Tant que les politiques seront plus préoccupés par leur réélection et les avantages qui vont avec…Le problème, c’est la démocratie !
    Aucune chance d’être élu en disant la vérité ! La royauté c’était pas si mal !

    1. Philippe

      D’accord quelque part avec Villon89, la france est encore un pays calme et riche et quand les retraites et indemnités chomage ne seront plus payées alors nous rejoindrons la Grece.
      Quel personnalité providentielle saura faire disparaître nos députés et sénateurs et instaurer une démocratie plus directe ?

  35. Duff

    Hum pas mal de réactions aujourd’hui!

    Très bon billet et je trouve qu’il permet de planter le décors avant de faire des propositions concrètes comme celles de Pierre Chappaz il y a quelques semaines. Pour rappel:

    http://libertarien.overblog.com/-que-serait-un-programme-thatcher-pour-la-france

    Vous vous souvenez de Terra Nova le think tank qui expliquait aux socialistes comment se faire élire, quelle clientèle amadouer mais pas ce qu’une fois au pouvoir ils devaient faire? J’en parle au passé non pas pour railler la mort de son ex-président, paix à son âme, mais plus pour souligner la vacuité des idées socialistes qui avaient eu tout le temps de se préparer du temps ou ils étaient dans l’opposition et avaient toutes les infos avec Didier Migaud… Ce qui n’a pas empêché nos chers socialistes de commencer par commander un audit pour vérifier que le Sarkozy avait été un vilain président dépensier…

    Accrochez-vous, Charles de Consigny a déniché plus fort comme think tank! Celui là, il fait des propositions et le moins que l’on puisse dire c’est qu’ils ont certainement commencé par lire le blog d’H16 en ne s’appuyant que sur ce qui été dénoncé avec humour :

    http://www.lepoint.fr/invites-du-point/charles-consigny/consigny-la-gauche-folle-15-05-2013-1667022_1449.php

    Magique non?

    Je viens de lâcher un pet du à ma consommation excessive d’un doux breuvage houblonné désormais taxé comme il se doit. Outre la puissance comique de la scène, je jubile, l’horrible CO2 que je viens d’émettre et qui va certainement tuer une pâquerette du jardin adjacent, échappe encore à toute fiscalité.

  36. Whack/A/Kitty

    Quel article magistral ! Franchement, dépouillé de sarcasme et métaphore qui renverse tout sur son passage, ce ton vous va extrêmement bien aussi.

    A titre personnel, je ferai deux suggestions : 1. avoir confiance sur le long terme (révolution NBIC) et 2. initier des micro-institutions à l’échelle locale (en France par notre culture nous imaginons immédiatement des changements top-down mais dans l’état d’usure de ce genre de politique nous aboutissons à une impasse. L’issue se trouve à mon avis dans l’action bottom-up.)

    1. Duff

      Je ne voudrais pas tempérer votre optimisme mais comme il est souvent question de la révolution NBIC sur BFM Business au détours des propos d’Alain Madelin, je me permets juste de rappeler ses propos sensés sur la question : Pour que cette révolution ait lieu, il faut du capital et des cerveaux. Pour le moment en France on fait tout pour faire fuir les cerveaux et décourager l’investissement. Bien que nous disposons d’atouts indiscutables pour prendre le train en marche, pour le moment notre fiscalité et le climat général risquent fort de nous exclure de cette révolution.

      Sur le second point, en pratique j’y crois modérément : Il faudrait un virage à 180 degrés de nos coutumes actuelles et en plus je crois plus à un univers connecté avec des institutions assurant des prises de décisions plutôt horizontales qu’actuellement horizontales. Je n’argumente pas plus, j’exprime ici une intuition qui peut être rapidement balayée au rythme accéléré où vont les choses.

      Cdlt

    2. Peste et coryza

      De toute façon , les gens finissent toujours par se choisir des chefs.

      Si l’état faillit, ce sont des potentats locaux, de tous types (barons locaux, mafieux, militaires, chefs religieux, etc…) qui prendront le relais.

      1. aristarque

        Disons plutôt qu’ il y a des aspirants chefs qui se font choisir par des gens, quitte à les aider à choisir au passage pour qu’ils ne se trompent pas! :)

  37. Duff

    « plutôt horizontales qu’actuellement horizontales »

    il fallait lire « plutôt horizontales qu’actuellement verticales ». Mon clavier est écolo-responsable, solidaire et équitable autant que je suis parfois trop socialiste pour me relire.

    Toutes mes confusses.

  38. Martin-Lothar

    S’il est typique franchouillard de râler, persiffler ad patres et autres et de tout critiquer tous azimuts avec raison, arguments, foi, bile, équations, jalousie, revanche, humour (ou pas), le vrai humanisme exigera toujours des propositions pour s’en sortir ou du moins, pour conseiller le port d’un casque ou indiquer la sortie de secours.
    Et c’est ainsi que fit H16 en 10 points de soutien, sinon de suture et en plus, avec le « bene-dictus » de Monsieur de Montaigne. La classe ! Quel luxe !
    Bon ça marchera ou pas ; ça ira ou non, mais il faut bien essayer ; et c’est un bel essai à transformer par qui de pouvoir et de bonne volonté ?
    Une question de survie quoi.
    Au cas où…
    Et c’est pratique enfin, alors, que demande le peuple hein ?
    On t’aime Hashtable ; reste avec nous.
    Bien à vous.

  39. Vodkaman

    Et si on coupait une phalange à chaque politicien qui se prend à mettre ses petits doigts gourds et boudinés dans ce qui nous reste de liberté ?
    Outre le coté didactique (quand on ne sait pas, on ne touche pas) et dissuasif, cela éviterait la corruption (moins facile de compter les billets sous la table avec des doigts en moins) et limiterait les vocations aux seuls vraiment motivés.

    Si cela ne résouts pas le problème des réformes à mener, cela limiterait sans conteste l’inflation législative et limiterait la casse.

    Le comité chargé de juger de la pertinence d’une loi serait choisi parmi les lecteurs de ce blog…

  40. La Coupe Est Pleine

    Pour une fois, vous avez poussé votre réflexion, pour donner une force de proposition.
    C’est vrai que votre programme de politique générale est tentant !
    Mais comment en arriver à ça ?
    Le point « 10 », demande d’arrêter de voter ….. bien que je partage entièrement votre analyse de la caste politique actuelle. Il sera donc difficile de faire accepter le programme s’il n’y a personne pour le porter !

    Par contre je ne partage pas votre point de vue ce pays n’est pas ruiné !
    Un on ne dépense toujours pas 100 % du PIB actuel.
    Deux, quand on est capable de littéralement jeter des milliards, dans des mesures idiotes du genre le soutient à la TV publique, ou financer une presse que personne ne lit. Financer des syndicats par le biais d’ONG bidons (l’opération « abeille en ville » qui finance l’UNAF …) …. La liste est bien longue !
    Non, un pays « en ruine » ne dispose pas d’autant de marges de manœuvre !
    Des changements drastiques sont nécessaires, mais il y a encore des possibilités.
    Par contre lorsque vous dites qu’il faut accepter soit-même de faire des sacrifices. Je le pense aussi !
    Etant agriculteur, je veux bien que l’on arrête de me verser des subventions, si en contre partie on me laisse quitter le pachyderme MSA. Qui me coûte deux fois les aides PAC perçues, pour des prestations minables puisque seulement 12% de mes cotisations alimentent réellement la couverture sociale/vieillesse/maladie.
    Si l’on arrete de me coller des contraintes toutes aussi idiotes, qui ne servent qu’à « occuper » des contrôleurs.

    Cela ne concerne que mon corps de métier : l’agriculture. Mais cette logique serait utilement applicable partout ailleurs.

    Mais ce n’est que mon humble avis ….

    1. Aloux

      C’est vrai que la France a une résilience réellement surprenante, dans le sens où en dépit d’un gaspillage effréné, d’une corruption honteuse et d’une administration qui n’a plus grand chose à envier à l’URSS, le pays tient encore debout tant bien que mal, et beaucoup de gens aussi bien à l’intérieur qu’à l’étranger sont toujours persuadés que c’est un grand pays, puissant, riche et libre. Et c’est peut-être ce qui devrait nous inciter à l’optimisme : quand on voit que le pays n’est pas encore à terre et reste en piste (même si il ne court plus) alors que les socialistes l’ont couvert de chaînes et de boulets, ont disposé des pièges à ours partout sur la piste et attendent un peu plus loin embusqués dans un buisson avec des fusils de chasse, on se dit qu’une fois débarrassé de tout ça ce pays pourrait en surprendre certain…

      Par contre même dans un scénario très optimiste on coupera pas à une période où ça ira nettement moins bien.

      1. YP

        J’ai pas mal voyagé. A l’étranger et en France, en long, en large et en travers : Beaucoup de gens ne se rendent pas compte des atouts que possède ce pays.

        Le problème de la France, c’est une grosse partie des français.

    2. La Coupe Est Pleine

      *Les prestations rendues par la MSA sont bonnes. Mais leur coût est rédhibitoire. D’ailleurs leurs relevés sont clairs, 12% des sommes demandées alimentent réellement les caisses de prévoyance.

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