France, 2018 : l’occupant intérieur met le turbo

En France, le travail, c’est la Santé, avec un S majuscule puisque lorsqu’on travaille trop, c’est bien la prison qui pend au nez de l’impétrant. On pourrait croire qu’ainsi, l’État entend préserver une douceur de vivre effectivement imposée à tous. Il n’en est rien.

Ici, on parle bien d’une lutte sans merci contre ceux qui ont l’impudence de sortir des clous disposés par la loi et surtout les administrations, ce véritable occupant intérieur dont j’ai déjà parlé dans de précédents billets.

Cette force d’occupation n’a pas de temps à perdre en considérations oiseuses sur l’utilité sociale du travail, sur les besoins fondamentaux de l’économie, du commerce ou même, plus humainement, des besoins de base des individus : elle s’en moque. Ce qui lui importe est que tout le monde rentre bien comme il faut dans les cases qu’elle a construites, sans la moindre exception et que le moindre écart, aussi moral soit-il, soit lourdement sanctionné.

J’en veux pour preuve quelques récentes affaires dont les réseaux sociaux et, parfois, les journaux se sont fait l’écho.

C’est ainsi qu’on apprend qu’un boulanger se retrouve sanctionné pour avoir osé travailler sept jours dans la semaine. L’arrêté de la DIRECCTE, l’administration préfectorale qui sait mieux que les habitants qu’elle administre ce qui est bon pour eux, qui sait mieux que le boulanger ce qui est bon pour lui, qui sait mieux que les commerces alentours ce qui est nécessaire de ce qui est futile, est en effet très clair : depuis 1920, il est formellement interdit aux boulangeries d’ouvrir sept jours sur sept. C’est ainsi. Et ce qui était vrai en 1920 doit l’être encore de nos jours, où les campagnes ne se dépeuplent pas, où les commerces de proximité ne ferment pas, où les petits commerçants ne sont pas déjà écrasés d’impôts, de taxes et de ponctions vexatoires.

Fascism : do you think it'll be this obvious ?Comme le rapporte l’article, ce boulanger poursuivi pour avoir osé fournir un service et du pain à ses clients n’est pas le premier à tomber dans l’escarcelle d’une administration en mal d’argent et d’exercice de son pouvoir de nuisance : en réalité, c’est récurrent et nombreux sont les commerces à se faire ainsi harponner sur des motifs tous aussi ridicules les uns que les autres. Ne comptez pas sur la hiérarchie de ces administrations pour lâcher du lest : si on est parvenu, avec rigueur, obstination et sens impeccable du devoir, à envoyer des millions de gens à une mort certaine, tabasser des commerçants à coup d’amendes ne posera aucun souci moral à la ribambelle de petits kapos qui clameront tous, comme un seul homme, ne faire que leur strict devoir.

D’une même façon aussi épiquement répugnante que la DIRECCTE, c’est au tour de l’URSSAF de démontrer encore une fois à quel point l’humanisme a totalement disparu de ces officines administratives sans âme et dont le but n’est plus qu’un incessant besoin d’écraser tout individualisme, toute différenciation, de préférence en suçant financièrement l’hôte et si possible jusqu’à ce que mort s’en suive.

Dans l’un de ces élans minables qui caractérisent les bureaucraties devenues folles mais continuent, bien au-delà de toute raison, d’appliquer vaille que vaille et à la lettre les règlements les plus ridicules, voilà qu’une URSSAF rigoureusement hontectomisée réclame plus de 80.000 euros à la communauté Emmaüs de Cambrai-Fontaine Notre-Dame dans le Nord.

URSSaf

Cette dernière est en effet accusée par l’URSSAF de salarier ses membres puisque la communauté ne se cache pas de verser un pécule de 340€ par mois à ses compagnons (soit 12€ par jour, l’équivalent des frais de repas) ; en vertu de quoi, l’association caritative qui vit essentiellement des dons se retrouve à devoir payer des cotisation sociales que l’organisme s’est empressé de calculer à hauteur de 82.059 euros ce qui ne manquera pas, si ce montant devait être effectivement déboursé, de mettre l’association en faillite.

Ici, la volonté de nuire ne fait absolument aucun doute et, comme d’habitude, l’occupant se retranche derrière l’application froide, stricte et parfaitement inhumaine de ses principes les plus délétères pour justifier son opération d’annihilation méthodique d’une opération charitable :

« On ne fait pas de différence en fonction des entreprises, c’est le principe de l’égalité de traitement. La question est, doit-on appliquer la loi dans certains cas et pas dans d’autres ? La réponse est non »

Car tout le monde sait que l’égalité stricte est d’autant plus nécessaire qu’elle permet d’éradiquer la charité (qui se passe de l’État). Tout le monde sait que ces cotisations, une fois perçues et la communauté Emmaüs définitivement fermée, apporteront un évident bénéfice à la collectivité, à commencer par celle des inspecteurs et des agents de l’URSSAF qui n’oublient jamais de se payer leur salaire, eux. Tout le monde sait aussi que cet égalitarisme de parasites gloutons ne dépend que de la volonté spécifique de ces organismes et de ces inspecteurs.

Ici, ceux qui pensent qu’il s’agit de cas malheureux, de petits grains de sable dans les machines huilées d’administrations efficaces et justes, se trompent lourdement ou font preuve d’une naïveté assez stupéfiante. Ce genre de cas est en réalité péniblement récurrent, comme en attestent mes nombreux autres billet sur le sujet.

Ceci montre d’ailleurs que, malgré les articles de presse, malgré les billets, malgré la publicité désastreuse que ces faits divers entraîne à l’encontre des officines administratives responsables, malgré l’outrage visible et la colère du peuple lorsqu’il en prend connaissance, malgré les protestations, tout continue pourtant comme si de rien n’était.

Ce n’est pas un hasard, ce n’est pas fortuit : l’occupant intérieur s’en fout complètement.

L’occupant intérieur n’est pas là pour le bénéfice du peuple. Il n’a jamais été là pour ça et s’enorgueillit même de faire son travail en dépit du peuple s’il le faut, jugeant que si la loi a été votée, si les décisions ont été prises, si la machine est en marche et si elle écrase au passage quelques individus, c’est parfaitement normal, calculé voire désirable : non seulement, cela prouve à tous qu’elle fait quelque chose (peu importe que ce soit néfaste), mais aussi cela démontre sa propre puissance et qu’il ne faut surtout pas la contrarier.

Auto-justifiant ainsi son existence et pouvant par la même occasion semer, en plus de la colère, un peu d’effroi dans le cœur facilement impressionnable du peuple qui paie pour ses exactions, l’occupant intérieur n’a que faire des gémissements et des cris de ceux qu’il exploite et persécute : ce n’est pas une erreur, c’est fait pour ! Ce n’est pas un bug, c’est une fonctionnalité !

Et donc non, ce genre de méfaits n’est pas un hasard : une force d’occupation ne peut absolument pas se permettre la moindre générosité ni le moindre arrangement amiable avec ceux qu’elle colonise. Non seulement, elle risquerait que ses largesses et ses petits compromis soient pris pour de la faiblesse ce qui reviendrait, à terme, à signer sa propre disparition mais en plus, dans le cas français, cela reviendrait à admettre une faille intellectuelle dans l’égalitarisme qui est, dans ce pays, la mesure de toutes choses.

Or, si une vérité est intangible en France, c’est bien que tout le monde doit cracher au bassinet, tout le monde doit se faire ponctionner, même et d’abord les plus faibles !

Oh, certes, certains politiciens, certains habiles bien en cour échappent aux ponctions et aux avanies des administrations, mais en réalité, c’est qu’ils font directement partie du système et doivent d’ailleurs y prêter régulièrement allégeance pour bénéficier de ces passes-droits. Mais pour les autres, les sans-dents et ceux qui ne sont rien, le couperet tombe toujours (et côté lame, bien sûr).

L’occupant intérieur continue donc ses méfaits. Le peuple râle, rouspète, pleure ? Tant mieux ! L’occupant intérieur s’en fout, il est là pour ça !

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Commentaires368

  1. Aristarkke

    Emmaus n’ a plus qu’à réclamer un paquet supplémentaire de subventions étatiques et para-étatiques pour payer le pizzo étatique…

  2. Le Gnôme

    Il est plus facile de piquer du pognon à quelqu’un qui ne peut pas se délocaliser. Il serait convenable que les mendiants soient taxés sur les aumônes qu’ils reçoivent. En échange, ils auraient droit à un gymnase chauffé l’hiver.

    1. albundy17

      « Il serait convenable que les mendiants soient taxés sur les aumônes qu’ils reçoivent. »

      Tout comme les laveurs de pare-brise propre

    2. Kazar

      C’est bien pour ça que Macron a transformé l’ISF en IFI : impossible de délocaliser des immeubles, l’immobilier, corne d’abondance pour le fisc !!

  3. Aristarkke

    L’URSSaf fait aussi progresser la connaissance. Tous ceux qui pensaient qu’Emmaüs était une oeuvre de bienfaisance, une ONG viennent d’apprendre qu’elle n’est qu’une vulgaire entreprise. Meme si faire des bénéfices n’est pas dans son objet social…
    Finalement la nouvelle loi qui va étendre l’obligation de mettre tout un tas de trucs dans l’objet social va être bien pratique pour les poursuites ultérieures.

    1. Lorelei

      C’est fait pour, avec toutes les pénalités qui iront bien: pas assez d’écologie?Amendes! pas assez de social?prison! (avec sursis bien sûr, on est pas des insensibles)

    2. gaetan ribault (@g_ribault)

      Cela me fait me souvenir d’une histoire URSSAF qui remonte à 35 ans. A l’époque mon entreprise donnait des chèques restaurant. Pour éviter des calculs idiots à la personne qui les distribuait, laquelle tenait le standard de l’entreprise(avant les lignes directes) , j’avais décidé que les absences de un ou deux jours ne seraient pas décomptées.
      Et bien l’URSSAF nous a redressé considérant qu’il s’agissait d’une rémunération indue. C’etait il y a 35 ans !! tout continue comme avant

  4. Aristarkke

    Comment, M. Emmaüs ??? Vous n’avez pas inscrit la réalisation de bénéfices dans l’objet social de votre oeuvre entreprise ???
    Cetroporible!!!
    Et paf, une pénalité pour vos apprendre que toute entreprise doit réaliser des bénéfices (sinon, moi, Etat, comment vivrai-je!) et que pour qu’ils soient licites à ponctionner, ils doivent figurer dans votre objet social…

    1. Calvin

      Donc, l’idée de la future loi est :
      – si tu fais des bénéfices, tu payes plus d’impôts,
      – si tu as des pertes, tu es en faute, tu payes moins d’impôts mais plus (+) d’amendes !
      Pile je gagne, face tu perds et TGCM…

    1. Onaneur de Moosh

      C’est URSS A la Française.

      Car le problème du socialisme c’est qu’il doit malgré tout être financé, et à défaut de revenu pétrolier à gâcher il faut bien « mobiliser le revenu net créé dans l’économie ».

  5. Infraniouzes

    Les parlementaires ne sont pas là pour défendre le citoyens et chambouler ce qui ne va pas. Ils sont là pour arpenter les allées du pouvoir, dès fois qu’une prestigieuse place serait disponible, et étudier avec zèle et avidité toutes les demandes de lobbyistes qui infestent les couloirs des assemblées. Les affaires sont les affaires, que diable, et les problèmes des boulangers ne sont pas leurs affaires.

  6. Aristarkke

    l’occupant se retranche derrière l’application froide, stricte et parfaitement inhumaine de ses principes les plus délétères pour justifier son opération d’annihilation méthodique d’une opération charitable

    Tant pis pour le point Godwin.
    Le IIIme Reich avait tout un système légal pour justifier l’injustifiable, condition sine qua non d’ailleurs, pour obtenir le consentement de toute une population de fonctionnaires et autres pour y travailler « sereinement ».

    Rappelons qu’Eichmann (mais comme tant d’autres) pour justifier sa conduite se retrancha derrière la simple obéissance aux ordres des instances supérieures et au fait qu’il n’avait à gérer que la circulation des trains de déportation sans avoir à se préoccuper de leur contenu.

    ET selon Soljenitsyne, dans l’Archipel du Goulag, se trouvèrent tout aussi impliqués des fonctionnaires « obéissant aux ordres », quels qu’ils fussent, avec un système pénal ad hoc

    1. Pythagore

      « l’application froide, stricte »
      Le meilleur exemple étant le PM qui n’a « aucune idée » de la valeur de ses biens et ne peut en faire déclaration, comme la loi l’y oblige. Enfin il a été lourdement sanctionné et a écopé d’un blâme.

    2. bibi

      On peut aussi rappeler le sors qui était réservé à ceux qui refusaient d’appliquer la loi sous le IIIme Reich ou en URSS.

      Et si en France nous n’avons pas encore atteint encore les méthodes expéditives de ces deux régimes phares du socialisme, le sors réservé aux employés de l’état et de ces officines qui aurait l’audace de faire montre d’un peu de sens critique dans l’application de la loi n’est guère enviable.
      Alors oui bien sur il reste la démission mais le système s’assure de garder ses affidés sous sa coupe en maintenant un chômage élevé et en leur faisant faire un travail dans lequel ils ne développent aucune compétence pouvant les rendre employables en dehors de son giron.

      1. Calvin

        La démission… Aha ahaaaaah ahaaaaaa !

        Je rappelle que les élections de maires FN lors des dernières municipales se sont soldées par la démission de zéro fonctionnaire.
        Pourtant s’tait la Bêteuh Immondeuh…

      2. albundy17

        « aucune compétence pouvant les rendre employables en dehors de son giron »

        Pourtant à les entendre, ils ont dû passer des concours trop trop dur.

        Quand à l’application de sanctions, mon cul, ils risquent au pire un placard, dont bon nombre doivent en rêver la nuit

        1. bibi

          Ils avaient des compétences pouvant les rendre employables quand ils ont eu leur concours mais après quelques années passées à ne rien faire d’utile il n’en ont plus une.

          Pour ce qui est du placard, il faut reconnaitre que le smartphone a rendu ce qui avant pouvant être une sanction extrêmement dure à vivre comme une promotion.

            1. MCA

              Je verrais plutôt le rôle du smartphone dans le sens inverse :

              retire d’un coup de baguette magique le smartphone (et facebook) du paysage et dans bon nombre de cas tu risques fort d’avoir une bonne illustration du vide intersidéral.

                1. MCA

                  Pas qu’eux,

                  Mais je veux surtout dire que le génie du smartphone est d’être bien souvent une prothèse dont le rôle est de combler un vide sous jacent.

              1. sam player

                @ MCA
                Oui les outils techno ont tendance à remettre les gens au même niveau (ou presque), quand ils n’ont pas été dotés correctement par la nature…

                1. albundy17

                  Je ne pense pas que c’était le sens donné par maison atlantique.

                  Remarque MCA, à chacun sa jambe de bois, plus jeune, la mère d’un pote, ne me voyant que plongé dans des bouquins, m’avait fait remarquer que la lecture est un refuge, ce à quoi je lui avait fait remarquer que le boulot aussi (elle devait faire facilement 80 -90 heures/ semaines, antiquaire)

                    1. albundy17

                      Nullement impertinent, je suis l’image même du facile à vivre dixit ma Peg. Certains diront que je suis malléable à souhait, mais comme je n’ai rien à me prouver, moi…

                      De plus la MILF en question avait tout a fait apprécié correctement ma réflexion spontanée.

                    2. MCA

                      @albundy17 20 mars 2018, 12 h 03 min

                      « je n’ai rien à me prouver, moi… »

                      Tu peux développer?…. :o))))

                    3. albundy17

                      « Tu peux développer ? »

                      En fait non, ds le domaine des gens nécessiteux de chier sur son prochain pour exister je ne suis pas la bonne personne, mais tu devrais pouvoir rapidement en trouve un, il y en a partout

                  1. Aristarkke

                    « me voyant que plongé dans des bouquins »
                    Tu aurais donc le cerveau usé à force du surchauffe ???
                    (position défendue par la mère de Marcel Pagnol dans La gloire de mon père
                    😛

                    1. albundy17

                      « Tu aurais donc le cerveau usé à force du surchauffe ??? »

                      non, en cause les gens qui savent tout, sur tout

                2. MCA

                  C’est oublier un peu vite que les « correctement dotés » s’en servent également mais certainement d’une manière différente, ce qui a pour conséquence d’accentuer encore un peu plus le différentiel.

                  1. sam player

                    @ MCA
                    Je ne pense pas et je prendrai 2 exemples :
                    – la machine à calculer
                    – les logiciels de calcul de structure
                    … et il y en a beaucoup d’autres…
                    En aucun cas ça ne peut accentuer le différentiel… sinon donne des exemples.

        2. Vodkaman

          Oui mais bon, il faut les comprendre….
          ils ne savent rien faire d’autre (valable aussi pour les ministres). Du coup, s’ils sont virés, ils n’auront d’autre choix que de rejoindre cette communauté et seront marqués du sceau de la honte et de l’opprobre pour au moins 13 générations.

          La solution est donc de mettre un terme à cette mascarade de pseudo réinsertion et de la taxer à donf pour ce qu’elle est, une véritable entreprise capitaliste turbo machin…

          Pensez donc, le WE dernier, le copain de mon fils (j’ai pas dis « petit », il n’a que 7 ans) s’est fait escroquer de l’achat de 6 majorettes d’occasions (je parle de voitures modèles réduits, pas des femmes d’un commentateur de ce blog) pour environ 2 € !!! cestrophorib’ !

          Ramené au salaire moyen d’un fonx, vous savez combien cela fait de majorettes?

  7. Aristarkke

    « L’occupant intérieur continue donc ses méfaits. Le peuple râle, rouspète, pleure ? Tant mieux ! L’occupant intérieur s’en fout, il est là pour ça ! »

    Tant que ça doure, comme disait Letizia ou Laetitia Halliday Bonaparte…

    En mai 1789, les Etats Généraux sont réunis pour juste des petits problèmes fiscaux et d’équilibre des comptes de la Nation…
    Bref, un truc très technique tout simple…
    On connaît la suite.

      1. Jacques Huse de Royaumont

        En deux siècle, on a eu le temps de réparer cette bêtise. On a juste changer les privilégiés, c’est tout.

    1. Calvin

      Système parasitique auto-alimenté.

      Les victimes n’ont pas conscience que trop de fonctionnaires, c’est moins de moyens pour rendre service, et, par contrecoup, les fonctionnaires réclament plus de postes.

      Le syndrome du cachet d’aspirine.

    2. bibi

      Trop de fonctionnaires oui, trop de personne vivant de l’argent de l’état oh que oui, trop d’élus c’est du n’importe quoi.

      Sur les 600 000 élus qui serraient soit disant un problème, il y en a plus de 200 000 qui sont des conseillers municipaux de commune de moins de 500 habitants, et comble de l’horreur ce sont des élus sans parti politique.
      Source : insee.fr/fr/statistiques/1908488

      Et ce n’est pas un hasard si l’état veut en finir avec ces méchants élus en forçant le regroupement des communes car pour lui l’intérêt c’est d’avoir des élus encartés qui seront ses affidés.

      En Europe seule la France a une population moyenne par commune inférieure à la Suisse, et en 2009 il est fait état que ce pays possédaient aux environs de 150 000 élus pour une population de 7.7Mhab soit donc plus d’élus par habitant qu’en France (4 fois moins d’élus pour une population 8 fois moindre) sans que pour autant cela ne pose un problème. Alors depuis bien sur il y a eu des fusions de communes mais je doute que cela aura fait passer la suisse derrière la France.

      Source : swissinfo.ch/fre/le-pays-aux-150-000-élus/7276104

      Et à ce jour je n’ai pas remarqué que la Suisse avec son nombre d’élu par habitant à la France s’en sorte aussi mal.

      De plus concernant le nombre de parlementaires nationaux en Europe : il n’y a que l’Allemagne, les Pays-Bas et l’Espagne ou un parlementaire représente une population plus importante qu’en France.

      Alors non définitivement non, le nombre d’élus n’est pas un problème dans ce pays mais c’est pratique de la faire croire, ça détourne l’attention de celui qui détient le pouvoir dans ce pays : l’ennemi de l’intérieur!

      1. albundy17

        « l’ennemi de l’intérieur! »

        Hummm…

        La mogette ??

        Si ce n’est le nombre d’élus, c’est donc l’enveloppe.

        Et concernant la suisse, faut y regarder à deux fois avant de le voir comme idyllique, s’il ne sont pas au stade avancé de la france, ils sont prompt a rattraper le retard

        1. bibi

          Vous pouvez diviser par 4 le nombre d’élus dans ce pays, le pouvoir sera toujours détenu par l’administration puisque les élus qui votent la loi en resteront issus.

          1. theo31

            Tout juste. La moitié des actions en lobbyisme émane de la fonction publique. Elle est juge et partie. Ce sont les mêmes qui te mettent les doigts dans le cul et le porte-monnaie.

      2. Aristarkke

        Tous les z-élus ne sont pas payés.
        C’est pourquoi leur nombre n’est pas le pire des problèmes.

        Les conseillers municipaux de base n’ont pas de rémunération prévue en dehors des petits fours, boissons et autres gâteries pour les plus chanceux ou les moins mal lotis…

        Mais ceux qui sont payés le sont, à la fois trop grassement, et beaucoup trop nombreux (§ le nombre de parlementaires pour le résultat réel)

  8. Le Gnôme

    J’apprends que les parlementaires qui passent l’arme à gauche ont droit à une indemnité d’obsèques.

    Les petits fours post inhumation sont ils compris dans ce défraiement ?

    1. albundy17

      Ce ne doit pas être leur genre de passer par la crémation, ils doivent vouloir une sépulture, si possible au panthéon, au pire, le père lachaise

      1. Le Gnôme

        Le cimetière du Montparnasse a aussi la cote. A gauche, il fut un temps où le Père Lachaise était couru pour être près du mur des Fédérés.

    2. Calvin

      Je serais d’accord pour leur payer les frais d’obsèques tout de suite après leurs élections,, accompagnés d’une balle chacun.
      Bon, ça fera 577 sièges vides dans un bel edifice, mais on ne s’en portera pas plus mal…

            1. MCA

              Ca me rappelle les petits dessins du Canard Enchaîné; on y voit les zozos se sauver à toutes jambes une valise à la main dont s’envolent les billets de banque.

              1. albundy17

                C’est plus d’actualité, maintenant c’est avec des porteurs de malle cabines, et eux ne se sauvent plus.

                J’attends avec gourmandise le prochain jugement du cahu

  9. Gosseyn

     »si on est parvenu, avec rigueur, obstination et sens impeccable du devoir, à envoyer des millions de gens à une mort certaine… »
    H16, vous avez glissé là, dans ce registre ciblant les aberrations administratives, quelque chose d’essentiel que l’on trouve assez exceptionnellement en ligne.
    Tout à fait ce qui devrait être dit et redit, afin que chacun puisse prendre conscience de la pure capacité de nuisance d’administrations, quelles qu’elles soient, et de l’absence de tout garde-fou contre leurs excès.

    1. Gerldam

      Bien que je sois loin d’être en admiration béate devant l’ami des ménagères de plus de 50 ans, le sympathique Jean Pierre Pernaud, je dois à l’honnêteté intellectuelle qui me caractrise de dire qu’il est bien le seul journaliste à se permettre, après avoir fait passer le « sujet », comme ils disent, un petit commentaire du genre « on espère bien que cette sottise sera vite réparée.
      C’est d’ailleurs assez souvent le cas, ce qui me conduit à la conclusion que si les individus râlent, ces suceurs de sang s’en foutent royalement, mais si « Jean Pierre » en parle dans le poste, il faut corriger, au moins, partiellement, le tir.

  10. sam player

    Perso, mais je vais me répéter, je trouve ça très bien que des contrôleurs contrôlent**, ce n’est pas eux le problème, ils ne font qu’appliquer la loi et si les lois ne changent pas c’est bien de la faute de ceux qui votent.
    S’ils choisissaient dans certains cas de relever l’infraction et dans d’autres non, on pourrait les accuser de partialité (tête du client toussa).
    Mais si là ça en émeut certains c’est bien, car si c’est une PME du domaine concurrentiel qui a ces soucis, tout le monde s’en branle…. et donc là ça peut faire bouger les choses : exonération des 20 premiers euros par jour comme j’ai lu chez EV il me semble.

    Je suis un peu étonné que le billet ait l’air de valider, l’air de rien hein, qu’en 1920 cette loi pouvait être utile… Elle était déjà moisie…

    (**) reste un problème : qui contrôle les contrôleurs ?

    1. « ce n’est pas eux le problème, ils ne font qu’appliquer la loi « 
      Appliquer mécaniquement une loi humaine (donc non mécanique) sans faire preuve de distance, de discernement, si si, c’est bien un problème aussi et il vient bien d’eux.

            1. sam player

              Et j’ai déjà exposé mes arguments précédemment :
              Dans la séparation des pouvoirs, le corps legislatif vote la loi, le contrôleur relève l’infraction, le juge juge (c’est là que l’on peut modérer l’application de la loi), et l’huissier vient récupérer les sous…
              Le problème ici vient du fait qu’une même main s’occupe du tout.

              1. sam player

                D’ailleurs pour ce qui est des boulangeries et pour étayer mon propos, ce sont des arrêtés préfectoraux (même pas une loi) qui obligent à une fermeture hebdomadaire… et certains départements ont déjà abrogé ces arrêtés… preuve s’il en est que la loi de 1920 n’est déjà plus en service…

              2. Même l’application de la loi a toujours été laissée en partie à l’appréciation du contrôleur (et heureusement). C’est pour ça que certains flics donnent un simple rappel à l’ordre ou ne font qu’une remarque plutôt qu’un PV. Et c’est pour leur absence de toute souplesse que ceux de l’URSSAF sont des cancrelats méprisables. Tout ceci serait-il trop subtil pour Sam ?

                1. sam player

                  Dans le type d’infraction que tu évoques dans ton article (boulangerie et Emmaüs), il s’agit d’infractions continues qu’un simple rappel à la loi ne peut régler.
                  D’ailleurs , si c’est allé jusqu’au tribunal c’est que la transaction n’a pas été acceptée. Trop subtil ?

                  Merci d’aborder le fond du problème.

                  Je suis quand même scotché que tu en appelles ici à fermer les yeux p’tain….

                  1. Non seulement j’en appelle à fermer les yeux (ce qui a permis de sauver pas mal de monde lorsque les trains allaient vers les camps) mais je suis pour la corruption de l’administration ; une administration incorruptible est insupportable lorsque la loi est débile. Je pensais que tu aurais compris, depuis le temps. L’application mécaniste de la loi, c’est bon pour les robots. Je sais que tu aimes faire croire en être un, mais pour les humains (normaux, donc), ce n’est pas une façon d’agir.

                    1. Val

                      @H16 bravo ! J’ai au le bonheur d’être élevée par un père qui nous disait deux choses : « il faut vivre dangereusement » et « les lois débiles sont faites pour être transgressées » ces règles sont souvent douloureuses à mettre en pratique mais permettent de vivre la tête haute et la conscience légère.

                    1. bibi

                      Ou alors que vous êtes Dieu, et comme il a un sacré sens de l’humour (cf l’ornithorynque), il est capable de descendre sur terre pour se payer la tête de House!

                    2. MCA

                      @Val 19 mars 2018, 18 h 19 min

                      « les lois débiles sont faites pour être transgressées »

                      Bonne remarque, je la ressortirai au prochain qui m’arrête.

                      Connaître la loi est un métier, et comme elle change tous les jours,une remise à jour quotidienne s’impose…on peut rêver!

                      Seules les lois de bon sens peuvent être appliquées instinctivement avec un savoir juridique minimal.

                      J’en viens parfois à me demander même si ce fatras de lois incompréhensibles et contradictoires n’a pas pour but premier de nous rendre tous coupables de quelque chose sans le savoir?

                    3. Aristarkke

                      J’en viens parfois à me demander même si ce fatras de lois incompréhensibles et contradictoires n’a pas pour but premier de nous rendre tous coupables de quelque chose sans le savoir?
                      En ce qui concerne la fiscalité grançaise, c’est un des buts recherchés que la position du contribuable ne soit jamais complètement claire et fondée pour que le fisc ait des portes d’entrée en conflit <i<ad nutum

                    4. bibi

                      Ce qu’il y a de bien c’est que l’état en matière fiscale peut vous condamner pour abus de droit quand vous utiliser trop bien la loi, mais vous vous ne pouvez jamais faire valoir l’abus de lois quand vous n’êtes pas soit-disant en règle.

                  1. MCA

                    @bibi 20 mars 2018, 14 h 23 min

                    Oui, ça m’a toujours choqué cette notion « d’abus de droit »

                    Autrement dit on a des droits à condition de ne pas les faire valoir ou alors à minima.
                    Dans l’autre sens, bien évidemment cette notion ne s’applique pas.

                    Quand on est cartésien, on a des droits ou pas; et bien là on a des droits mais tout compte fait pas tant que ça.

                    Assez curieusement, il n’y a jamais d’abus de devoirs.

                    1. bibi

                      L’abus de droit est une notion parfaitement normale qui permet d’arbitrer l’utilisation des droits.
                      A est propriétaire d’un terrain enclavé par celui de B.
                      En empêchant A d’accéder à son terrain, alors B abuse de son droit de propriété, par conséquent A possède un droit de passage sur la propriété de B afin de pouvoir jouir de sa propriété.

                      Le problème c’est que l’état puisse servir de se principe essentiel du droit en matière fiscale contre ses administrés!

                    2. albundy17

                      « Dans l’autre sens, bien évidemment cette notion ne s’applique pas. »

                      comme le droit de gérer correctement les budgets du pognon gratuit des autres, t’imagine le nombre de prisons qu’il faudrait construire ?

                    3. MCA

                      @bibi 20 mars 2018, 17 h 38 min

                      Oui effectivement, le cas de terrain enclavé le justifie, mais ce n’est pas dans ce sens que je critique la notion d’abus de droit, ce cas relève simplement du bon sens.

                      Cette notion est utilisée contre les montages financiers qui sont légaux mais complexes et contre lesquels l’état ne peut plus rien faire s’il s’en tient à l’application stricte de ce qu’il a lui même élaboré.

                      (d’où au passage le gros doute sur la compétence des élus chargés d’élaborer les lois… que nul n’est censé ignorer… bien sûr!).

                      Alors, empêtré dans ses propres contradictions et refusant à tout prix de perdre la face il brandit l’arme absolue de l’abus de droit, se livrant lui-même à l’abus, et dans ce sens là comme par hasard, cette notion n’existe plus.

                      C’est toujours l’administré qui fait l’abus.

                      J’ai vécu exactement la même chose avec la notion d’abus de priorité sur la route.

                      J’arrive à un croisement en forme de T et deux voitures arrivent en même temps: priorité à droite pour tout le monde et donc personne ne passe.

                      En pareil cas ça se joue à l’amiable et je laisse passer les voitures sans problème, mais d’autres arrivent en flux nourrit et le manège continue.

                      Au bout d’un certain temps j’avance doucement le nez de la voiture pour forcer un peu la situation et comme dans les films américains, une voiture de flics surgit, s’arrête à mon niveau et l’intellectuel de service me vocifère par la portière que je me livrais à un abus de priorité.

                      Comme de bien entendu, il s’est bien gardé de lever son C de son siège pour régler la circulation.

                      Et bien évidemment, le fait que tous les véhicules me refusent la priorité à droite en parfaite contradiction avec le code de la route ne le dérangeait absolument pas.

                      Autrement dit, la loi c’est moi qui la fait et tu la fermes!

                      Et il aurait pu me coller un PV, c’est encore lui qui aurait eu raison.

                      Ca…. ça me dérange profondément…

                1. Pheldge

                  Non, je te flatte un peu, bicauze que tu te ramasses une patronale fessée cul nul, et que tu vas nous faire un gros chagrin de caprice ! C’est de la bonté gratuite, n’oublie pas que je suis un catholique drôlement pratiquant, en plus que c’est le Carême, tout ça 😉

                    1. sam player

                      « Perso je n’ai pas encore d’avis mais mon cerveau genre 2 est d’accord avec Sam… »

                      Wah je l’avais loupée celle-là… j’étais sous la douche certainement… si nos cerveaux sont d’accord… j’suis d’accord aussi… Je donnerai mon avis après :mrgreen:

                  1. Aristarkke

                    N’ en rajoute pas sur ce pauvre Sam qui voit Monseigneur relever l’ infraction, ordonner la punition et l’ exécuter alors qu’il aimerait probablement que ce soit le tribunal des lecteurs d’H16 qui soit saisi du litige.,,

                    1. sam player

                      Je vous comprends, vous n’êtes pas trop habitués à penser par vous-mêmes …
                      « Euh… ce que j’en penses, atta, je vais voir ce que le patron en dit « 

                    2. BDC

                      Tribunal des lecteurs… Perso je n’ai pas encore d’avis mais mon cerveau genre 2 est d’accord avec Sam : « selon que vous soyez puissant ou misérable… » , tact et mesure toussa, la loi doit être la même pour tous, sinon les décisions deviennent arbitraires, avec indulgences, corruption, etc. Il vaut mieux faire apparaître les incohérences et écrémer les lois débiles. Malheureusement en Grance au lieu de supprimer des lois on en rajoute, ce qui ne fait qu’aggraver la tâche d’interprétation et rendre les décisions injustes.

                    3. albundy17

                      « la loi doit être la même pour tous,  »

                      C’est vrai qu’il est anormal que sous prétexte de jupette et gros nichons les femmes se fassent moins verbaliser par la marée chaussée

                  2. Aristarkke

                    Pis, cul nul, ce n’est guère chrétien! Il nous a déjà parlé de sa descendance issue du teflonnage soigné de la selle biplace de sa moto.
                    C’est un coup à le faire douter et de la méthode et du résultat…

                    1. sam player

                      Ma descendance n’est pas issue de mes péripéties à moto… Quand à me reproduire, nan j’ai fait ma part…
                      Y a quoi mardi en quinze ?

                    2. Aristarkke

                      Mardi en quinze, ce sera le lendemain du lundi de Pâques. Fin du Carême, toussa
                      L’ ADP , en pleine transe de charité, va redevenir lui-même… alors que là, il est tout gentil, spécialement avec toi, Sam…

        1. bibi

          Bah Si.
          C’est même la que se situe la frontière entre un état totalitaire et un état de droit.
          Dans un état totalitaire on applique la loi et rien que la loi.
          Dans un état de droit on applique la loi et l’esprit de la loi.
          Et je doute fortement que le législateur ait eu souvent a l’esprit en votant une loi l’application que certains en font.
          Mais voila en France ce qui s’applique c’est le droit de l’état et quand l’administration vous tombe dessus tout est fait que pour vous ne puissiez faire valoir vos droits.

          1. sam player

            Voir ci-dessus : le problème vient du fait que c’est le contrôleur qui juge, alors qu’il ne devrait que relever l’infraction.
            C’est quand même pas compliqué à comprendre.

            1. bibi

              C’est vrai que cela changerait fondamentalement les choses dans notre beau pays, si après avoir relevé une infraction, cela soit un juge administratif qui devait décider de la sanction.

              1. sam player

                L’ajustice administrative c’est encore un problème de séparation des pouvoirs et une spécificité frôncaise…
                Ça c’est le fond du problème.

                1. Non, c’est toi qui en a fait un problème de séparation des pouvoirs. Ici, la loi est débile et les robots qui l’appliquent sont inhumains. Le fait de séparer les pouvoirs de ceux qui font la loi de ceux qui l’appliquent et ceux qui la jugent ne changerait rien en l’espèce.

                  1. sam player

                    « Ici, la loi est débile…. »
                    Ça c’est le fond du problème dans les 2 cas.
                    Et des décisions débiles par rapport à des lois débiles, c’est ce qui fera bouger les lignes, contrairement au fait de se mettre des oeillères en demandant une mansuétude des contrôleurs dans certains cas, ce qui devient arbitraire : condamné à Paris mais pas à Marseille.
                    Oui je me place dans un idéal, d’où certainement le fait que tu me traites de robot… mais si on ne se place pas dans un idéal, c’est plus la peine de faire des articles : les loi sont débiles, les juges sont débiles, l’administration est débile…

                    1. « Ça c’est le fond du problème dans les 2 cas. »
                      Ce qui t’échappe complètement est qu’une loi est écrite par des hommes pour des hommes. Dès lors qu’elle est appliquée par des robots, même une loi équilibrée aboutit à des débilités précisément parce qu’une loi ne peut pas couvrir tous les cas. C’est exactement pour ça que, dans le pénal, on fait appel à des juges et à des jurés humains.

                      Pour des raisons libérales, le principe de faire payer des cotisations est débile et dans un monde idéal (celui où tu te places tout seul comme un grand), cette loi n’existerait tout simplement pas. Pas de loi débile, pas de problème avec les robots. Maintenant, dans le monde réel des humains, il est garanti sur facture qu’au moment de la rédaction de cette loi, personne n’avait envisagé qu’un jour, elle servirait à faire cracher Emmaüs.

                      Pour des raisons libérales, le principe de limiter le temps de travail ou les jours d’ouverture est débile et dans un monde idéal (celui où tu te places tout seul comme un grand), cette loi n’existerait tout simplement pas. Pas de loi débile, pas de problème avec les robots. Maintenant, dans le monde réel des humains, il est garanti sur facture qu’au moment de la rédaction de cette loi, personne n’avait envisagé qu’un jour, elle servirait à faire cracher un boulanger.

                      La loi humaine est faite pour être comprise et appliquée par des humains, avec latitude et humanisme, sinon c’est n’importe quoi et la peine de mort pour avoir coupé une ligne blanche. Et ceci est indépendant de la séparation des pouvoirs, et indépendant du fait que la loi soit à proscrire en premier lieu.

                      Montesquieu a écrit un petit opuscule à ce sujet, « de l’esprit des lois ». C’est de ceci qu’il s’agit ici, pas de la séparation des pouvoirs, pas de la pertinence de ces lois en elles-mêmes.

                    2. douar

                      « condamné à Paris mais pas à Marseille »
                      j’ai entendu ce matin sur FranceCu, le futur problème du délis de harcèlement qui va être coton à appliquer car, que l’on soit à Paris ou Marseille, les rapports hommes/femmes dans les rues sont quelquepeu différents. A Marseille, les filles s’en amuseraient presque (témoignages de marseillaises à l’appui).
                      Un futur fail en vue.

                    3. Val

                      @sam voici mon point : le contrôleur a son appréciation de la loi dans son domaine de responsabilité , cela suit le saint principe de subsidiarité cher à pas mal de monde (dont moi) c’est un principe tres libéral de liberté et de responsabilité . Refuser cette responsabilité est refuser d’exercer sa liberté , c’est se défausser de sa responsabilité : par très libéral comme posture ….

                    4. sam player

                      « …une loi ne peut pas couvrir tous les cas… »

                      Et pourtant c’est ce qui est essayé de jour en jour, et soutenu par certains ici (j’ai des noms) pour protéger leur pré carré.
                      Pas étonnant que très souvent, lors de son application, on se prend un retour de kick… ce qui va conduire à rayer 2 mots et en rajouter 5… jusqu’au prochain flop.
                      Ca ne date pas d’aujourd’hui.
                      —————-
                      Relevé dans un décret de 1929 :
                      « Dans les ·établissements n’occupant qu’un ouvrier travaillant sans l’assistance d’un patron et faisant normalement quatre fournées au maximum, lorsque, par suite de circonstances exceptionnelles, il n’aura pas été possible d’achever la dernière ,fournée dans les limites fixées il l’article 2, la ,durée du travail de l’ouvrier ‘pourra être prolongée d’une heure au maximum.
                      Une prolongation d’égale durée pourra être autorisée par l’inspecteur du travail, dans les mêmes circonstances, pour les établissements qui seraient reconnus par lui, après consultation des organisations patronales et ouvrières, comme occupant seulement deux hommes, y compris, le cas échéant, le patron, et faisant normalement sept fournées au maximum.
                      La fournée visée ci-dessus comporte 54 pains de deux kilogrammes ou leur équivalence en pains de fantaisie, soit 80 pains de 700 grammes ou 120 pains de 300 grammes. »

                    5. sam player

                      @ Val
                      A fond pour la subsidiarité bien sûr, mais pas avec de l’arbitraire et ta vie remise entre les mains d’une seule personne qui va te dire ce que tu dois faire, comment le faire, t’infliger l’amende et venir se servir.

                  2. Aristarkke

                    Surtout que les URSSaf sont parfaitement capables et ne s’en privent guère de faire des applications borderline des textes, « à la tête du client » dès qu’elles imaginent pouvoir faire raquer en plus.
                    [Personnellement, j’en sais quelque chose]

                    1. theo31

                      J’abonde avec le papet : tant que le flouze coule à flôts l’uRSSAF sait très bien oublier le règlement.

                      On l’a vu avec la taxe sur les dividendes : les fonctionnaires qui avaient le devoir de désobéir sont quand même allés la collecter.

                2. bibi

                  Le fond du problème c’est que l’administration écrit la loi, l’administration vote la loi, l’administration applique la loi, et l’administration dit le droit de l’administration.

              2. albundy17

                ouais bibi , ça serait trop cool.

                Wait ! c’est ce qu’il se fait quand ça se rebiffe ! y a toujours des cochons payeurs devant les salopards étatiques, la loi est pourries ? ben commence par payer dixit sam

                Par contre, des Wiesler, on risque pas d’en rencontrer, tu m’étonne que les lois de merde resteront pérennes.

                Sam, adepte du « vous inquiétez pas, c’est la police française »

                Z’ont bien appliqué les lois, les capos de la république

                1. bibi

                  Ce n’est pas forcément la loi qui est complètement pourrie, mais l’application qui en est faite, et je suis sur que ceux qui écrivent les lois qui vont être enregistrées par le parlement, tachent leur slip ou mouillent leur culotte, quand ils se rendent compte que certains appliquent la loi bien au-delà de toutes leurs espérances les plus folles.

            2. Dr Slump

              @sam
              Quand bien même la loi permet au contrôleur de juger, le contrôleur peut toujours fermer les yeux, et passer son chemin, en sachant que la stricte application de la loi conduirait à produire une injustice. Ton argument pointe un vice de fonctionnement tout à fait pertinent, mais quelque que soit sa pertinence, cela n’empêche pas que l’inspectrice peut toujours appliquer aveuglément le règlement.
              Donc: irrecevable.

              1. sam player

                « … la stricte application de la loi conduirait à produire une injustice… »
                Perso, je trouve que l’injustice c’est plutôt que certains auraient le droit de payer de la main à la main et pas d’autres, et tout ça selon le choix du contrôleur.
                Mais bon, je dois avoir un sens un peu spécial de ce qu’est la justice.

                1. Dr Slump

                  « certains auraient le droit de payer de la main à la main et pas d’autres »
                  Je vais même plus loin: ce devrait être un droit fondamental pour tout le monde et sans justification à donner.

              2. Pythagore

                La loi semble claire sur le sujet. Le problème semble être l’apport de la preuve des frais. L’inspectrice peut accepter ou non un règlement forfaitaire des frais de déjeuner. Il y a donc bien place pour une interprétation de la loi.
                .
                Curieusement il semble possible de rembourser un déplacement de façon forfaitaire (sans présentation de facture) alors que pour un simple déjeuner, il faut une facture.
                .
                associatheque.fr/fr/guides/benevolat/fiscalite/remboursement-frais.html
                .
                « Il est en général déconseillé à une association de rembourser les frais des bénévoles au forfait[…]. Si l’association décide, exceptionnellement, de recourir à la méthode forfaitaire, elle devra conserver les éléments permettant de reconstituer avec une précision suffisante les frais exposés. Mais il existera toujours le risque que l’Urssaf procède à la requalification de ce remboursement en salaires, surtout s’il apparaît que le montant fixé pour le forfait semble anormalement élevé. »
                En l’occurrence, cela ne semble pas être le cas.

            3. bibi

              Au détour d’un article de Capital on apprend que ce n’est pas le premier redressement que subit une communauté Emmaüs pour les mêmes raisons.
              Et que tout cela vient du fait que l’état a trouvé utile de créer le statut d’Organisme d’Accueil Communautaire et d’Activité Solidaire(OACAS) que devait obligatoirement choisir ce type de communauté pour être placé sous son indispensable contrôle, car on ne saurait tolérer que des gens sans fois ni lois (et ne payant pas suffisamment leur du) dispenser une aide à l’insertion plus efficace que celles dispensées par les hommes de l’état pour bien moins cher.

              capital.fr/votre-carriere/emmaus-donne-un-petit-pecule-a-ses-compagnons-lurssaf-lui-reclame-plus-de-80-000-euros-1277906

      1. Pythagore

        L’application mécanique de la loi semble juste et un concept séduisant. Toutefois, cela sous entend que la loi considère la somme des situations individuelles. Or c’est exactement ce que font les socialistes. Ils prétendent prévoir chaque situation individuelle et l’inscrire dans la loi ce qui mène à des codes de plus en plus épais et complexes.
        Et comme cela ne suffit jamais, car chaque jour des cas individuels nouveaux se présentent comme le boulanger d’un petit village touristique, les couches s’empilent.
        Ce jeu de chat et de souris nous mènent à la ruine comme on le constate.
        Un code simplifié permettrait une justice plus rapide quitte à laisser plus de place a l’appel ou impliquer des jurés.

    2. Jacques Huse de Royaumont

      « Une loi injuste n’est pas une loi, nul n’est tenu de s’y soumettre » (St Augustin). Et cela commence par ceux qui doivent la faire appliquée. Bien sûr, cela demande du discernement et du courage. Plus le pouvoir est tyrannique, moins il supporte que ses injonctions soient contestées, plus cette attitude de critique responsable est difficile, mais elle est aussi d’autant plus nécessaire.
      Sous l’ancien régime, les lois étaient féroces, mais appliquées de manière élastique (cf flagrants délits sur les champs Élysées, un simple sergent prend sur lui, sans s’en cacher à sa hiérarchie, de ne pas poursuivre les prévenus mais de se contenter d’une admonestation et parfois de quelques heures au poste). C’est la révolution française qui a inventé l’obéissance aveugle en même temps que le totalitarisme.
      « C’est la loi », ne constitue pas une excuse valable en toutes circonstances, les exactions des kapo restent des exactions, même si elles sont demandées par la loi, et ceux qui les commettent sont coupables, à titre individuel.

      1. bibi

        Vous tombez dans l’excès inverse en faisant de ceux qui exécutent des lois iniques des coupables d’offices.

        Combien sous l’occupation ont appliqué des lois iniques de manières discrétionnaires pensant sincèrement ou même sachant pertinemment que si ils n’appliquaient pas ses lois de temps à autres, alors celui qui le ferait de manière zélée?

        Mais même sans remonter à l’occupation, en 1981 après l’abolition de la peine de mort fallait-il juger les bourreaux pour meurtres, et tous les officiers du ministère public qui ont requis la peine capitale pour complicité de meurtre, et pourquoi pas aussi VGE lui aussi pour complicité de meurtre pour ne pas avoir commué les peines de mort en prisons à vie?

        1. Aristarkke

          « Vous tombez dans l’excès inverse en faisant de ceux qui exécutent des lois iniques des coupables d’offices. »
          Non, Bibi.
          JHR mentionne que la « Loi à respecter coûte que coûte » n’est pas un argument valable à tous les coups pour être exempté de sa culpabilité personnelle.

          1. bibi

            « les exactions des kapo restent des exactions, même si elles sont demandées par la loi, et ceux qui les commettent sont coupables, à titre individuel. »
            Bien sur qu’appliquer la loi ne fait pas de vous un innocent pas plus que d’appliquer des lois iniques ne fait de vous un coupable.

            Sinon lors du grand soir Libéral on va pendre les fonctionnaires des impôts avec les tripes des employés de l’URSSAF!

            1. Citoyen

               » …pendre les fonctionnaires des impôts avec les tripes des employés de l’URSSAF! »
              En voila une idée qu’elle est bonne !!
              J’achète !

  11. Malicorne

    La goule étatique est affamée. Elle veut à tout prix que votre pognon sorte de votre bas de laine, elle s’y emploie CSG, assurance-vie, taxes diverses et avariées, lois sur le contrôle des retraits bancaires, peut-être suppression de la monnaie papier, un texte serait prêt qui rendrait de plus en plus difficile la transmission de l’héritage, nivellement vers le bas dans tous les domaines, et si c’était cela le Grand Dessin, tous au même niveau, l’étranger qui arrive chez nous sans rien, et nos enfants qui n’auront plus rien à la naissance ? qu’à peine dans votre poche votre argent file sans escale dans la gueule du monstre ? l’égalité dès le départ ? mais qui continuera de payer aides et assistances diverses pour les néo arrivants ? Plus de racines, plus de traditions, plus rien, enfin, en attendant pire !

    1. Kazar

      Par « néo arrivants », vous voulez dire les colonisateurs, tous ces clandestins bac+6 qui parlent couramment notre langue et n’ont aucun mal à trouver un emploi pour financer les retraites ? 😉

      1. albundy17

        « et n’ont aucun mal à trouver un emploi  »

        Ben à ce sujet, si la conne de législation ne leur interdisait pas de bosser, ça en ferait sans doute quelques uns de moins relatés ds les faits divers…

        1. Calvin

          +2

          Le tri doit se faire par la motivation, la volonté et le désir de s’en sortir.
          Pas par des règles compliquées, des quotas arbitraires et des a priori legers.

            1. sam player

              Sauf que ce n’est pas le marché au sens propre : il est biaisé par l’intervention de l’état (employabilité, aides)

              1. bibi

                Le Marché non biaisé par l’état ça n’existe pas, et oui ceux qui veulent s’en sortir par leur travail vont là ou le marché (biaisé par l’état) leur est le plus favorable, et ceux qui aspirent à vivre de l’argent des autres vont là ou le marché (biaisé par l’état) leur est le plus favorable.

            2. Calvin

              Oui, bibi. Le marché.
              Dont la définition calviniste est : endroit caractérisé par la motivation, la volonté et le désir de s’en sortir.

        2. Aristarkke

          « si la conne de législation ne leur interdisait pas de bosser »
          Aux plus belles heures de la « jungle de Calais », il y avait des petits commerces opérationnels…
          Pis d’autres négociants en matériels divers…

        1. Aristarkke

          L’auteur officiel de cette tirade rapportée, Yann Moix Mhoax a reçu le Bobard d’Or 2018 à l’unanimité du jury, du public, etc…

          1. Jacques Huse de Royaumont

            Obtenu de haute lutte, la concurrence était rude. (Jouzel, Macron, l’AFP, etc… constituaient de redoutables prétendants)

  12. panchovilla

    dans le même genre il y a l’interdiction de faire du bénévolat dans les associations qui ont un paiement au guichet. texte fait uniquement pour emmerder le puy du faou, mais qui va retomber sur tous les petits clubs de sport ou théâtres amateurs….tout ça pour aider les zintermittents du spectak, éternels alliés du fascisme (pas de gauche, puisque le fascisme EST un gauchisme)

    1. Jacques Huse de Royaumont

      Cette loi sur l’encadrement du bénévolat est vraiment indispensable : elle permet effectivement de dézinguer le Puy du fou, cet endroit immonde où on parle de la France et de son Histoire. Si encore cela n’intéressait personne, ce serait supportable, mais le vulgus pecus a le mauvais goût d’apprécier, il y trouve ses racines et les raisons d’en être fier.
      Intolérable.
      En plus, les bénévoles sont autant de gens qui prennent des initiatives non planifiées par l’état, dont certaines, en plus, fonctionnent bien. C’est subversif, c’est intolérable. Imaginez que certains se rendent compte qu’on peut vivre sans la tutelle de l’Etat pour chaque geste du quotidien, vous vous rendez compte de la catastrophe ? La toute-puissance bienfaisante de l’Etat pourrait ne plus être perçue à sa juste valeur. Nameho, et puis quoi, encore ?

              1. Aristarkke

                Pas concerné par des ennuis de prostate mais cela va peut-être venir ??? Mes grands-pères et mon père sont morts avec la leur (>75 ans). Donc j’ai le moral.

    2. Gosseyn

      Que le Puy du Fou limite un certain temps le nombre de spectacles programmés au nombre maximum de spectacles autorisés pour les bénévoles (quelque chose comme 18 sur antérieurement 80 environ par an).
      Ils verront combien de temps les intermittents de la contrainte subventionnée tiendront ! Quoi de mieux que de faire rétablir la normalité par ses adversaires ?

  13. sam player

    Bon, là où je marre c’est que ce sont ces mêmes boulangeries qui font appel aux préfectures et aux tribunaux administratifs pour faire condamner les terminaux de cuisson qui n’ont plus le droit de s’appeler boulangerie ou pour faire fermer une journée par semaine le rayon boulangerie des grandes surfaces et je dis : bien fait pour leur gueule !

    1. Aristarkke

      Il est parfaitement normal de chercher à empêcher les geais de se parer des plumes du paon.
      Si par boulangerie, on entend un local dans lequel un titulaire de CAP fabrique son pain sur place à partir de farine, sel, eau, levure et chaleur d’ un four, ce n’est pas la même prestation que dans un terminal de cuisson où un titulaire d’une expérience professionnelle de simple pratique, enfourne des patons fabriqués dans des ateliers industriels…

        1. Aristarkke

          Il a déjà été discuté amplement ici des restaurants avec leur label « fait maison » pour distinguer ceux qui « cuisinent » de ceux qui réchauffent des préparations industrielles toutes faites prêtes à être réchauffées…

            1. bibi

              Normal vu que beaucoup de restaurant font les deux.

              Combien de petite brasseries pour étoffer leur carte utilisent des préparations industrielles mais ont à la carte 1 ou 2 plats fait maison et un plat du jour fait maison?

              Sans déconner, qu’est-ce que vous voulez que ça me fasse quand je prends un plat + dessert à 8€ que la mousse au chocolat soit achetée chez métro vu qu’elle est bonne.

              1. Pheldge

                Mon pauvre bibi, mais la mousse au chocolat de chez Métro, c’est horrible, y’a rien que des produits chimiques qui vont te tuer mortellement à mort ! Vite, une loi, une administration pour garantir la mousse au chocolat bio, avec des oeufs bios, du chocolat bio, de la crème bio, et du bio, bio !

                1. albundy17

                  En même temps, faire une mousse maison sans gélifiants et conservateurs, c’est pas trop horrible à réaliser, et en fait c’est meilleur gustativement, même sans bio dedans.

                  ça te demande une petite heure, évidement tu fais pas ça tout les jours, moi c’est cool, j’ai appris à mes enfants à le faire, du coup j’en ai régulièrement, comme d’autres douceurs, mais il y a de l’industriel ds le frigo, bon et pratique.

                  Je dois sans doute consacrer entre 10 et 15 heures semaine à préparer les repas + les temps ds les marchés, je ne regrette pas, les plats sont vides et on m’en réclame.

                  Et ces satanés gamins dont les goûts n’ont pas été changé par l’offre proposée depuis la naissance mangent absolument tout ce qui se présente, au minimum par curiosité,m’enfin il parait que ça ne s’éduque pas 🙄

        2. Dr Slump

          Non, ce problème vient de la concurrence faite aux artisans par des industries qui vendent des produits estampillés mensongèrement « artisanat ».
          C’est pour cette raison que nombre de boulangers précisent sur leur devanture « artisan boulanger », pour bien marquer qu’ils pétrissent leur pain sur place, à la différence de distributeurs (genre la Mie Câline) qui vendent des baguettes surgelées cuites au fil de la journée. Dans ce dernier cas, on ne peut pas parler de boulangerie, et encore moins d’artisanat.
          Le problème avait été reporté à la chambre des métiers et de l’artisanat, et concernait tous les métiers d’artisanat, dont les boulangers font partie. Pour le coup je trouve que ça se justifie de faire la différence.

          1. Pythagore

            Qu’est ce qui empêche les boulangers de créer un ordre des boulangers et un label « pain pétrie et fabriqué sur place » plutôt que d’en appeler à la puissance de l’état ?
            Qu’est ce qui distingue un pain artisanal d’un pain industriel ???
            L’un est pétri mécaniquement dans une cuve de 30 litres l’autre dans une cuve de 300 litres ?

            1. Dr Slump

              Bonne question, et précisément: c’est pour cela qu’un statut d’artisan a été créé, dont les boulangers font partie.

            2. Pheldge

              Et pour les pâtisseries, il n’y a guère de différence, ça fait bien longtemps que les boulangers-pâtissiers utilisent les mêmes préparations pour les crèmes, les mousses, que les « industriels » …

              1. Dr Slump

                C’est un fait que la différence tend à devenir mince, du fait de la pénétration des produits industriels chez les petits artisans… et je pense que c’est une raison de plus pour justifie de différencier les deux: non seulement à l’intention des industriels, mais aussi à l’intention des artisans.

                1. Pheldge

                  la différence tient de plus en plus dans la quantité de produits (crèmes, garnitures …), qui sera légèrement supérieure chez « l’artisan », un peu plus « élitiste » que la grande surface qui fait un produit bon marché, facile à écouler.

                  Trouve moi des artisans qui préparent eux-mêmes leur crème pâtissière, avec les oeufs, la farine etc… qui font eux-mêmes leurs meringues et macarons, que je te paye des nèfles ! Il y a bien longtemps que tu ne trouves plus de coquilles d’oeuf dans les poubelles des pâtisseries !

                  1. bibi

                    On ne trouve plus de coquilles d’œufs chez les pâtissiers parce que les œufs ils se vendent en bidon soit entier, soit que les jaunes, soit que les blancs.
                    Sinon oui je connais un pâtissier qui fait tout lui même.

                    1. Dr Slump

                      En tetra-brik. Et les crèmes pâtissières, les crèmes caramel, en poudre, par sac de 20 kilo. Faut être un professionnel pour reconnaître la différence au goût.

                      Mais bon différencier un bon sdf d’un mauvais sdf, c’est plus dur, ils se ressemblent tous. C’est p’t’être pour ça que l’urssaf colle des redressements sans discriminer?

                2. sam player

                  « …c’est une raison de plus pour justifie de différencier les deux… »
                  Et faut une loi pour ça ?
                  Les gens sont incapables de faire la différence par eux-mêmes ?

                  1. Dr Slump

                    Je te jure sam, je te fais goûter des produits standards, industriels et artisanaux en aveugle, genre crème caramel, Paris-Brest, pâtisserie Opéra, tu ne pourras pas déterminer de façon infaillible leur procédé de fabrication. Il faut être professionnel pour les différencier avec un taux de réussite significatif. Ce qui confirme en effet la qualité que peuvent atteindre les produits industriels, mais là n’est pas la question.

                    1. sam player

                      Mais Dr je suis convaincu que je n’arriverai pas à faire la différence sur certains produits et que même dans pas mal de cas je préférerai p-e le produit industriel…
                      Mais j’ai du mal à voir où pourrait être le problème ?
                      En gros, tu ne veux pas qu’on puisse acheter un produit marqué « fait main » alors qu’il a été fait par une machine ? Je comprends mais perso je m’en fous, je n’achète pas un produit en fonction de la façon dont il a été fait, par qui, etc… j’achète un produit car j’en ai besoin ou qu’il me plaît… c’est tout… et donc je ne risque pas d’avoir été induit en erreur par ces allégations… j’aurais même plutôt tendance à éviter les produits qui se parent de telles déclarations : équitable, bio, responsable, écoconscient….

                    2. sam player

                      @ Val
                      « Bref le goût comme le reste, ça s’éduque. »
                      Ah bah elle est pas mal celle-là !
                      Ils ont le choix entre deux, ils te disent qu’ils préfèrent l’un et toi tu veux les éduquer pour préférer l’autre. Là je suis mort de rire, tu devrais entrer au gouverne-ment !

                    3. Dr Slump

                      @sam
                      Dans le principe, oui d’accord avec tout ce que tu dis, mais alors je dois mieux expliquer ma pensée à ce sujet.

                      C’est justement parce que des industries savent créer des pâtisseries à la qualité standard que le péquin moyen ne saurait pas différencier d’une pâtisserie artisanale, et que je n’ai par ailleurs aucune honte à acheter parfois, que je pense qu’il faut préserver la notion de qualité artisanale, qui est incomparablement supérieure quand on sait la distinguer. Et pour que le consommateur moyen ait une chance de la distinguer, il devrait je pense en être au moins informé. Et je dis ça non pas juste concernant la boulange, mais concernant tout l’artisanat, qui est idéalement la fabrication de produits en pièce unique ou en très petites séries.

                      Le goût (dans le sens de « avoir du goût », pas seulement sur le plan gustatif hein) est aussi, en effet, une question d’éducation. Avoir du goût, ce n’est pas imposer un style ou un standard qui prévaudrait sur tous les autres. Je vais tenter une description: ce serait plutôt de savoir reconnaître des qualités supérieures dans une production, une création, une oeuvre, supérieures à la banalité de produits standards de masse.

                      La solution de créer un label ou un statut à la sauce étatique n’est pas une solution miracle, loin de là, mais ça mérite d’être étudié. Ce qui se fait au Japon est exemplaire à ce sujet, mais c’est aussi qu’il y a une culture propice à cette reconnaissance de l’artisanat. L’état ne peut pas légiférer pour toutes les subtilités de tous les arts concernés, du macramé (blague) au vitrail, mais pourquoi cela marche là-bas? Pourquoi l’artisanat est-il autant dévoyé et mal considéré dans ce foutu pays? Je crois que bien la réponse est dans la question…

                  2. Val

                    @sam « Les gens sont incapables de faire la différence par eux-mêmes ? » : oui. Petite anecdote : au fin fond d’un pays de l’est où je vivais , Carrefour est arrivé et a fait une dégustation de croissants : à gauche au beurre, à droite à la margarine. 80 % des gens ne faisaient aucune différence, les 20 % qui la faisaient préféraient la margarine. Bref le goût comme le reste, ça s’éduque.
                    Autre anecdote : une cousine (par alliance) gauchiste après avoir cassé trois verres Saint Louis coup sur coup en essayant de les essuyer : « ces verres c’est de la m***de » la dessus on lui a retiré le torchon des mains parce que ça commençait à faire cher

                    1. albundy17

                      « après avoir cassé trois verres Saint Louis coup sur coup en essayant de les essuyer : « ces verres c’est de la m***de  »

                      lol ^^

                      Sinon, parle pas de goût aux sam, il va te faire un laïus que t’y connais rien

                    2. sam player

                      Al, le goût c’est comme la beauté, c’est subjectif… et heureusement sinon on boufferait tous la même chose et on serait marié avec la même femme… p’tain ce qu’elle ramasserait à longueur de journée !

                    3. albundy17

                      « Al, le goût c’est comme la beauté, c’est subjectif… »

                      Et le subjectif, ça se change, ça s’éduque.

                      J’imagine que tu as les même goûts depuis la naissance.

                      Mais tu es le seul a ne pas apprendre.

                    4. sam player

                      P’tain Al, ça c’est de l’éducation de compét’… « le subjectif ça s’éduque » je la garde celle-là !
                      Apprendre aux gens ce qui est beau… je suis mort de rire… Najat reviens !
                      Bon, pour les moches, comme on dit, il restera l’alcool !

                    5. albundy17

                      « Apprendre aux gens ce qui est beau…  »

                      Ben oui mon pauvre, c’est le seul but de ta pub qui rends libre.

                      « Bon, pour les moches, comme on dit, il restera l’alcool ! »

                      pas besoin, y’ a des gens qui aiment les gros tas, et d’autres qui n’ont pas le choix vu qu’ils sont soit dans la même situation, soit avec un caractère trop merdique.

                      j’imagine que tes critères de beauté féminine ne sont que le résultat de ce qui t’as été inculqué par ton environnement prépubère quand tu te la secouait, mais que t’es resté dessus, donc.

                      Visiter une galerie d’art avec un érudit ne t’as jamais effleuré l’esprit, ou tu es a ce point obtus ?

                      Réponds pas, ça fait longtemps que j’ai la réponse

                    6. Val

                      @sam « puisque c’est toi qui a décidé ce qui est bon » je ne décide de rien , je sais pour certaines choses discerner ce qui a plus de valeur . D’autres par choix ou bien par manque de savoir ne savent pas cela dans certains domaines . Ni toi ni moi ne sommes des experts en tout (même si tu le prétends 😉 ) ne saurons juger de la qualité de telle ou telle chose , personne n’est omniscient c’est tout . Et ce n’est pas parce que toi ou moi ne saurons apprécier la valeur de qqchose, que cette valeur est nulle. C’est juste que nous serons incompétents dans le domaine en question ou bien n’y attachons pas d’importance. J’ai l’impression due tu mélanges allégrement deux choses : la valeur intrinsèque d’une chose (ie son prix de marché) et la valeur que qqn est pres à payer pour une chose . Ces deux choses sont tout à fait différentes. Dire que qqn ne connait pas la valeur de marché d’une chose est dire que cette personne n’a pas cette connaissance, dire que cette personne n’est pas prête à payer le prix de cette chose est une question de choix (goût et couleur) et cela ne se discute pas.
                      Je ne vois vraiment pas où je veux forcer qui que ce soit à faire quoi que ce soit ……

                  3. Val

                    @Sam ne me fais pas dire ce que je ne dis pas . Le goût est fortement corrélé par l’éducation que l’on a reçue et à l’environnement dans lequel on a baigné. C’est un constat, pas un appel à qui que ce soit pour changer la donne. Tu me dis les gens sont capables, je te réponds : en bien non, pas toujours.

                    1. sam player

                      « Tu me dis les gens sont capables, je te réponds : en bien non, pas toujours. »
                      Bah, oui, puisque c’est toi qui a décidé ce qui est bon…
                      Quand je dis « capables », c’est en fonction de leur goût ou de leur besoin à eux et de leur ressenti de la qualité POUR EUX, et non en fonction de ce que toi tu as décidé comme étant bon.
                      C’est de l’auto-détermination.
                      J’ai l’impression d’avoir atterri sur une autre planète : vous vous rendez compte de votre niveau de bêtise sur ce sujet ?
                      Pour moi, votre position est pire que de l’intolérance : non seulement vous ne prenez pas en compte leur choix, mais en plus vous voulez les éduquer pour qu’ils valident les vôtres puis se les approprient.
                      Que l’on fasse découvrir à quelqu’un un goût nouveau ou différent, c’est ce que l’on fait tous les jours quand on s’invite les uns les autres : on propose et l’invité dispose (genre atelier du goût)… mais si en final ton invité n’apprécie pas ton plat… tu penses vraiment qu’il n’a aucune éducation ?

                    2. sam player

                       » …je sais pour certaines choses discerner ce qui a plus de valeur. »
                      Là, je ne me demande même pas de quelle valeur tu parles, ce n’est pas la valeur de marché : t’es juste entrain de parler d’une valeur subjective, tu parles de toi par rapport à toi

                      « D’autres par choix ou bien par manque de savoir ne savent pas cela dans certains domaines. »
                      Tu peux faire découvrir des goûts (comme ton exemple de Carrouf avec les croissants), mais une fois que le verdict est tombé (le client a choisi le croissant à la margarine), ton boulot est fini ! Circulez, y a rien à voir.

                      « Ni toi ni moi ne sommes des experts en tout (même si tu le prétends ) ne saurons juger de la qualité de telle ou telle chose… »
                      Je suppose qu’on parle toujours là de produits alimentaires.
                      La qualité, tout comme le goût, est une notion subjective, et ce sans même parler de prix qui est aussi une des composantes de la qualité.
                      La qualité est l’aptitude d’un produit à satisfaire un besoin : nous n’avons pas tous les mêmes besoins, nous avons donc une perception différente de la qualité.
                      De plus, la qualité se juge à l’utilisation d’un produit : on peut s’en remettre pour partie aux évaluations par les autres : c’est ce que je fais quand je commande sur Amazon en décortiquant les avis des clients, vu que les photos et les caractéristiques d’un produit ne vont m’informer que sur une partie des critères de qualité qui sont importants pour moi.

                      « Et ce n’est pas parce que toi ou moi ne saurons apprécier la valeur de qqchose, que cette valeur est nulle. C’est juste que nous serons incompétents dans le domaine en question ou bien n’y attachons pas d’importance. »
                      J’ai jamais dit ça… bien au contraire : comme dit plus haut, je mettrai de la tête de veau à la carte de mon resto, même si je n’aime pas ça.

                      « J’ai l’impression due tu mélanges allégrement deux choses : la valeur intrinsèque d’une chose (ie son prix de marché) et la valeur que qqn est pres à payer pour une chose. »

                      What ? Valeur intrinsèque = valeur de marché ? C’est nouveau ça !
                      Je ne connais que la valeur d’usage et la valeur d’échange.

                      « Ces deux choses sont tout à fait différentes. Dire que qqn ne connait pas la valeur de marché d’une chose est dire que cette personne n’a pas cette connaissance, dire que cette personne n’est pas prête à payer le prix de cette chose est une question de choix (goût et couleur) et cela ne se discute pas.
                      Je ne vois vraiment pas où je veux forcer qui que ce soit à faire quoi que ce soit …… »

                      Bah, ton raisonnement ça me rappelle celui de Marx & Co selon lesquels la valeur d’une chose dépend du travail qui y a été mis (nomenclature) et j’ai l’impression (l’impression hein) que ça deviendrait un critère de qualité mais universel… Je n’ai rien contre cette idée, car comme dit plus haut, chacun ses critères de qualité… mais de là, tout comme le Dr, à vouloir en faire un critère universel… hum…

                    3. Pythagore

                      @Sam, oui le goût s’éduque, il ne s’agit pas d’éduquer à ce qui est bon ou mauvais, car effectivement c’est subjectif, mais d’éduquer au sucré, au salé, au doux, à l’amer,… à discerner les différents goût comme l’œnologue se forme pour reconnaître les caractéristiques d’un vin. Un palais éduqué sait alors mieux reconnaître les composantes d’un produit. Ce qui n’empêche pas de trouver un produit industriel bon.
                      Je partage aussi le point de vue que les goût est fortement influencé par les goûts avec lesquelles, on a grandi. Les industrielles de l’agro varient d’ailleurs les recettes suivant les pays d’exportation.

                  4. Pheldge

                    après plus de 40 ans de prise en charge étatique, je pense qu’il y en a peu qui veulent faire la différence eux-mêmes, et encore moins qui veulent et peuvent !

                    1. Pheldge

                      @ Pythagore 11 h 17 : et que dire que les enseignants qui ont lancé des « ateliers du goût », ces grands incompris …

                    2. albundy17

                      « ces grands incompris … »

                      Vu ce que je lis, ce ne sont que des précurseurs, je crois qu’une loi est à l’étude (suede) pour légaliser la zoophilie, mais t’auras froid

            3. sam player

              « Qu’est ce qui empêche les boulangers de créer un ordre des boulangers et un label « pain pétrie et fabriqué sur place » plutôt que d’en appeler à la puissance de l’état ? »
              +1
              D’autre part : artisan, ça signifie quoi ? Travailler à l’ancienne ?
              Me rappelle du tollé des plombiers lorsqu’ont commencé à apparaître les systèmes alternatifs au cuivre pour les conduites, solutions venant du monde industriel…

              1. Dr Slump

                Des industries qui vendent des produits de série sous l’appellation « artisanat », c’est utiliser de manière impropre un label officieux, pour ne pas dire mensonger. Les moyens d’une asso de petits artisans contre la puissance d’un grand groupe sont dérisoires, et ça me paraît assez compréhensible d’en appeler alors à la loi, il me semble.

                1. sam player

                  Mouais, ça représente quoi comme CA ce que tu pointes Dr ?
                  0.05% du PIB ?
                  Et comme tu dis, c’est un label officieux : s’il y a vraiment une qualité spécifique à défendre, et comme dit Pythagore, il est très facile de créer un label plutôt qu’en appeler à la loi ou à s’accaparer un mot du dictionnaire…

                  1. Dr Slump

                    Ce n’est pas une question de CA, mais de principe, du point de vue idéal que tu défendais plus haut pour un autre sujet.

                    Sinon, ce n’est plus officieux, l’artisanat est reconnu, mais le péquin moyen n’est pas foutu de différencier une céramique artisanale d’une poterie merde in China vendue pour produit d’artisanat dans les salons ou les allées des centres commerciaux. Les artisans font ce qu’il peuvent face à des crétins qui passent devant leur fabrication unique en disant « ah, c’est cher cette merde! ».

                    Je concède que pour la boulangerie la différence est réduite à pas grand chose, que l’artisanat est devenu un terme un peu fourre-tout, raison de plus pour défendre une conception de l’artisanat « traditionnelle », ou en tout cas liée à des critères raisonnablement identifiables. Je respecte de ce point de vue ce qu’on observe au Japon dans ce domaine, où l’artisanat reste une possible voie d’évolution professionnelle et personnelle, et où des artisans peuvent être élevés au rang de « trésor national ».

                    1. Aristarkke

                      « l’artisanat est devenu un terme un peu fourre-tout, »
                      Les chauffeurs de taxi sont des « artisans »…

                2. albundy17

                  « et ça me paraît assez compréhensible d’en appeler alors à la loi, il me semble. »

                  non, a chaque fois qu’il y a une loi nouvelle, elle encule le petit, pour preuve toutes ces merdes de réglementations m’obligeant a perdre une semaine par produit que je pose depuis des années, plus payer la formation plus l’abonnement annuel certifiant que j’ai bien cotisé, une belle enculade au profit des groupes.

                  1. Aristarkke

                    Ces certificats à produire à la tonne sont fait exprès pour décramponner les artisans et favoriser les grands groupes en reconversion type Engie ou EDF qui rachètent toutes les PME de chauffage (au moins en IDF) pour se diversifier et s’assurer de la rente mensuelle.
                    Dernière trouvaille d’Engie en RP : te proposer une sorte de leasing pour ta chaudière individuelle gaz où, contre une mensualité de l’ordre de 60 €/mois, tu as la chaudière installée, entretenue, dépannée, etc…
                    Comment veux-tu lutter avec pareille offre au milieu de gens désargentés de plus en plus à qui tu demandes 2.000€ à sortir d’un coup ???
                    Je suis complètement déglingué de constater le nombre de gens qui commencent à avoir un problème avec un chantier > 750 €. Je dais bien que je ne suis pas dans la plus belle des banlieues mais tout de même. Les apparts sont à du 2.500/3.000€ le m2 et trouver un pavillon de 100m2 +100/200m2 de jardin à moins de 450.000€ relève de mission impossible…

                    1. Dr Slump

                      Voilà. Et ainsi atteindre une taille critique permettant à ladite société de devenir « two big two fail ». Stratégie française.

                    2. Lorelei

                      Ce n’est pas seulement en IDF pour les rachats de Pme de chauffage. Et le contrat maintenant, c’est d’abord tu paies et puis on verra quand on vient pour faire l’entretien. Ca fait 2 demi-journées que je les attends pour qu’on me dise: suite à un problème, on ne viendra pas.

                    3. albundy17

                       » leasing pour ta chaudière individuelle gaz où, contre une mensualité de l’ordre de 60 €/mois, tu as la chaudière installée, entretenue, dépannée, etc… »

                      Oui, ça devient assez difficile avec tout ces oursins ds les poches et ces offres tout à fait alléchantes.

                      60 euros par mois, ça te fait la chaudière à 8640 roros (12 ans), tu peux les concurrencer même avec une petite Atlantic qui te ferait gagner ss doute 2 ou 3 ans avant une panne en visant le long terme, l’emmerdant c’est la paperasse, et ton age ^^.

                      Faut remettre les prix en perspective.

                      L’autre jour un gars me demande un CE 300 litres, je lui dis c’est 1.000, il me fait des gros yeux, je m’en amuse et lui dis que contrairement à son téléphone, celui ci fera bien 12-15 ans d’eau chaude ^^

                      Du coup il m’a aussi offert l’apéro

                    4. albundy17

                      « Ce n’est pas seulement en IDF pour les rachats de Pme de chauffage. »

                      Quel coin Lorelei ?

                      Par chez moi ce sont les fournisseurs, tous racheté par sein goblin, sauf un, mon principal fournisseur, j’aime bien avoir des gens compétant et qui ne se font pas virer ou muter tout les 4 matins

                    5. sam player

                      Mon frère est confronté tous les jours à ces entreprises qui vendent des chaudières à crédit, dans les prix que tu donnes.
                      Néanmoins, il a plus de 700 contrats d’entretien de chaudières : la soluce ? Il a juste mis en place des astreintes pour dépanner H24 et a un stock important de pièces détachées, même pour des chaudières de 15-20 ans (don d’organes).
                      Même la secrétaire est formée pour discriminer le type de pannes avant d’envoyer quelqu’un.
                      Il n’y a pas de fatalité, il faut s’organiser face aux grands groupes.

                    6. albundy17

                      700 contrats d’entretien, ça couvre pas les salaires de 2 employés au salaire médian / 35 heures, après il y a tout le reste à payer, ton frère se ratrappe sur autre chose, surtout qu’il doit avoir du personnel mieux payé vu les compétences et horaires que tu nous décris, sans doute les changements de chaudières, encore que sur les gaz on gagne pas vraiment sa vie

                    7. sam player

                      Oui Al, il ne fait pas que ça : il y a aussi les dépannages hors contrat, de l’industrie (usines, concessions auto) et pas mal de neuf, dont du neuf issu de contrats d’entretien car les contrats d’entretien ce n’est pas dépannage à vie.
                      Les employés sont polyvalents : je leur ai fait une formation en électricité et automatismes il y a peu.
                      Mais le contrat d’entretien avec l’assurance d’une entreprise pérenne et celle d’être dépanné H24, ça sécurise le client.
                      Il ne se « rattrape pas », il est un des plus cher de la région, mais a une réputation de travail bien fait (c’est de famille !) et dans le dépannage il est super bon même à distance (comme moi !) : ça met en confiance le client pour des travaux neufs.

            4. Pythagore

              @ Pheldge 21 mars 2018, 16 h 20 « et que dire que les enseignants qui ont lancé des « ateliers du goût », ces grands incompris … »
              Grâce aux ateliers du goût j’ai pu découvrir la différence entre les côtelettes de mouton halal et les pas halal, un monde de différence en terme de goût !
              Nan en fait, j’ai la chance d’avoir une maman qui aime la cuisine et excellente cuisinière, sauf pour les gateaux où je la bats à plate couture.

                1. Pheldge

                  non, je faisais allusion à l’instit pédophile, dont je laisse deviner ce qu’il faisait goûter, en aveugle, aux enfants … C’était de l’humour acide ! en espérant ne blesser personne.

                  1. Pythagore

                    Aaaahhhh 🙂 désolé de ne pas avoir perçu ce trait d’humour, là où j’habite, je ne reçois pas France Pervers TV, suis très peu au courant des infos et encore moins des faits divers, si ce n’est les sujets évoqués par Monseigneur.

    2. Aristarkke

      Tu avais une « maison de qualité » nommée du nom d’un apôtre qui a bien du retirer « boulangerie » de l’ enseigne vu que son produit était tout sauf le résultat de méthodes artisanales…
      De plus, avec plusieurs centaines de points de vente, cela ne le faisait pas…

          1. bibi

            Ca dépend si vous vous référez à la définition du mot boulangerie que l’on trouve dans le dictionnaire, ou à ce qui est autorisé à s’appeler boulangerie par les hommes de l’état.

              1. sam player

                Si une activité peut se définir elle-même comme artisanale (artisan boulanger), c’est bien pour se différencier d’une activité exercée d’une autre manière, sinon c’est pléonasmique.
                Artisan, toi qui est qualifié ainsi, ça veut dire quoi ?
                Travailler sans électricité avec des outils à main, à l’ancienne ? 😀

                  1. sam player

                    Fabrication unique : bof, bof, l’artisan boulanger travaille plutôt à la chaîne et a copié les méthodes industrielles : façonneuse, diviseuse etc…
                    Même les styles « Artisans Réunis » proposent des maisons standards dans lesquelles on peut certes faire des adaptations mais ça reste standard… et ce sera peut-être un artisan plombier chauffagiste qui fera les sanitaires, chauffage etc…
                    La maison est-elle alors industrielle ou artisanale ?

                    1. albundy17

                      La frontière est difficile à trancher, de mon point de vue une maison reste de fabrication artisanale, bien qu’une partie des domaines devient de plus en plus industrielle.(les préfabs)

                      Le jour ou elle seront fabriquées par imprimante 3D, restera encore l’électricien et le tuyauteur, mais comme ça risque de se standardiser, ils deviendront poseurs.

                      Perso j’ai eu quelques chantiers en lotissements ou également blocs d’appartements, cette sensation d’aller à l’usine m’y a fait renoncer

                1. Dr Slump

                  Dans pas si longtemps, les pièces fabriquées chez soi en impression 3D seront considérées comme de l’artisanat. Tout fout le camp… ou pas!

                    1. sam player

                      Ah oki… merci BDC, je me retiendrai pas, je te mettrai ta video préférée hi hi
                      C’est quand même bizarre, à notre époque de promouvoir une activité d’indépendant dans un monde connecté et collaboratif… et ensuite venir se plaindre que des grands groupes viennent vous tailler des croupières dans votre domaine d’activité…
                      Ça m’interpelle…

                    2. Aristarkke

                      Sam, prends ton doigt et reprends mes textes en suivant avec.
                      Je me plains surtout que l’État flingue les artisans en collant sans cesse de nouvelles obligations plus ou moins bidons sur leur dos, avec un coût exorbitant en réel direct et indirect pour « vérifier » leurs capacités alors même qu’ils ont déjà dû le montrer pour s’installer, via les chambres des métiers.
                      Al ne dit pas autre chose, d’ ailleurs…

                    3. sam player

                      J’ai parfaitement compris Harry… mais justement, dans une telle situation hors de ton contrôle, il faut s’adapter… et continuer seul dans son coin à faire les choses « à la main » n’est pas la solution, il semble.

                    4. Aristarkke

                      Mais je m’adapte. J’ai laissé tomber les chaudières à condensation (le coût d’adaptation aux nouvelles règles est trop cher pour ce qui me reste comme carrière), les climatiseurs (là, c’était de l’ epsilon dans le CA) et je continue dans la plomberie sur mesure et les solutions qui évitent de juste conserver les boutons de porte et reconstruire l’ immeuble autour comme le préconisent allègrement ces monstres…

                    5. sam player

                      @ Harry 22 h 18
                      Bof bof réduire la voilure c’est s’adapter quand on est dans le gros temps comme dirait le marin RPS… là j’ai plutôt l’impression d’une fin de vie… pro… (ouf), je comprends.
                      L’handicap de ceux qui travaillent seul, c’est de travailler seul, et par là je ne parle pas d’embaucher : on peut partager des compétences sans devoir se les attacher ad vitam.
                      Le risque, en n’ayant pas en rayon ces compétences, c’est que le client s’en remette à qqun d’autre ponctuellement… et qu’il y reste.
                      Je n’ai pas dit qu’il faut savoir tout faire… mais il faut pouvoir tout faire, dans son domaine d’activité bien sûr.

                    6. Aristarkke

                      @SP, 7H58
                      J’ai pourtant cru comprendre que toi, aussi, tu travailles en solo, dans ton aide à la vente d’automédons…
                      Sinon, le fait de laisser tomber quelques activités par refus de financement de stages et autres dépenses provient bien de ma fin de vie professionnelle qui empêchera ce type de dépenses de me profiter réellement. C’est aussi un problème de marché local. La condensation passe par des chaudières ventouses alors que je ne pose quasiment que des chaudières cheminées ou VMC…
                      Je ne le choisis pas. Il se trouve qu’ici, c’est l’ équipement chauffage dominant.
                      Le fioul est très anecdotique, uniquement pour de grands pavillons où le proprio a peur du gaz (cela devient rare), où, plutôt, il continue avec sa vieille chaudière sol en profitant à l’ occasion de faire le plein avec sa cuve…
                      Le ratio pour mon activité devait être de l’ ordre de 1 ventouse pour 15 d’ autres types…
                      Ce n’est pas avec un pareil ratio que je vais rentabiliser les 2/2.500 € de la certification.
                      Quant à Engie, ce qui l’ intéresse, c’est le compte client qui crachera deux fois le coût réel de la bécane sur douze ans. Surtout qu’il touchera la bécane à un prix usine plutôt que grossiste…
                      Parce qu’en parallèle de la pub client (au rythme entretenu de deux plis bien remplis par an), j’ai aussi droit à mon adresse pro à de la retape pour assurer des poses de matériels « secs » chez ses clients. Je sens que je vais m’y intéresser.
                      Sinon, t’inquiète, j’ai d’ autres projets, automobiles, cette fois car je ne me sens pas du tout « retraité en devenir » dans ma tête!!! 😛
                      Peut-être que le corps vieillissant imposera sa loi mais tant que cela n’ est pas arrivé…

                    7. sam player

                      Harry, je ne travaille pas seul… je ne fais pas de clim par exemple, mais j’ai un client frigoriste, un carrossier aussi…
                      Je leur apporte du boulot et ils m’en apportent vu qu’ils ont le même raisonnement que moi, y a même pas besoin de contrat pour ça.
                      Une demande client non satisfaite, c’est un client qui se perd dans l’hyperespace… mais pas pour tout le monde…
                      Comme déjà dit, je loue mes outils, mais j’en loue aussi : avoir tous les outils de diag auto ce serait un gâchis financier (ça se rapproche d’ailleurs de tes formations).

                    8. Aristarkke

                      @ Sam 10 H 15.
                      Moi aussi, à cette aune, je ne travaille pas toujours seul.
                      Quand je montais des climatiseurs, je faisais appel à un autre artisan pour la mise en route because le coût du matériel si tu n’as qu’une activité accessoire…

                    9. Aristarkke

                      @ Sam 10 H 15
                      Le coût du matériel de diagnostic???
                      J’ai acheté chez A….n un petit lecteur OBD ( 20 € env) qui permet de sortir les codes défaut des voitures bourrées d’électronique post prise OBD, avec l’aide de ton smartphone moyennant une appli (avec mon Lumia antique de 2013, donc c’est du fastoche, n’est-il pas) et ce zinzin m’a sorti les codes défaut mettant en cause la pédale d’accélérateur dans la cause du voyant moteur s’allumant aléatoirement sur une Astra 1.6 L essence de 2003 qui traînait sur LBC, négociée à – 1/3 du prix demandé initialement

                    10. sam player

                      @ Harry
                      C’est légèrement plus complexe qu’un simple lecteur ODB : paramétrage d’injecteurs, de pompe à injection, ABS, calculateur, anti-démarrage, etc…
                      Et bien souvent il n’y a pas de défaut, simplement des défauts fugitifs ont été enregistrés et il faut un oscillo 4 canaux avec mémoire pour enregistrer les paramètres de démarrage… puis se palucher toutes les données dans un tableur…

                    11. albundy17

                       » je ne travaille pas toujours seul. »

                      C’est évident, qui le pourrait, faut pas avoir inventé l’eau tiède pour le savoir, y a des coups de bourre, ou du lourd.

                    12. albundy17

                      « @ Harry
                      C’est légèrement plus complexe qu’un simple lecteur ODB : paramétrage d’injecteurs, de pompe à injection, ABS, calculateur, anti-démarrage, etc…
                      Et bien souvent il n’y a pas de défaut, simplement des défauts fugitifs ont été enregistrés et il faut un oscillo 4 canaux avec mémoire pour enregistrer les paramètres de démarrage… puis se palucher toutes les données dans un tableur… »

                      C’est marrant que tu parles de litanie quand c’est un autre qui cause.

                      Le vieux ari a trouvé sa soluce pour 20 euros, et moi, un odb sur alibaba a 5 euros m’a donné les infos pour corriger un pb de capteur.

                      Je vais attendre pour le tableur

                  1. Aristarkke

                    Quand aux monstres para-étatiques qui mangent les PME, c’est le résultat de leur capacité financière et aussi la conséquence de la difficulté pour un patron de PME qui a envie de prendre sa retraite, de céder son affaire à un ou deux M€… Entre un groupe qui fera un virement en cinq sec et un investisseur qui doit commencer à voir sa banque, etc… le choix est vite fait…
                    J’ai vécu cela deux fois de l’intérieur dans des PME de gestion immobilière. Et lors de la première cession en 97, nous étions prêts à quatre cadres à reprendre cette société possédée par un promoteur de moyenne envergure qui avait réussi à survivre au premier krach immobilier de 92/93 mais qui s’etiolait à cause de programmes immobiliers achevés mais partiellement vendus et de ses terrains en portefeuille avec des crédits in fine en cours. Et quand je t’aurai dit que le banquier était le Crédit Lyonnais…

                    1. sam player

                      Ta litanie, ça me fait penser aux agriculteurs qui sont pieds et poings liés avec les centrales d’achat.
                      Si un investisseur lambda a des difficultés à obtenir un prêt pour racheter une affaire, c’est peut-être parce que sa valorisation ne saute pas aux yeux du banquier… et c’est certainement la réalité.
                      Le problème n’est pas la difficulté du prêt… (ça c’est la conséquence), le problème c’est la valorisation et le rendement de l’investissement : 5% c’est même pas la peine…

                    2. sam player

                      La valorisation, ça me fait penser à un truc : je force mes clients à me mettre une évaluation, y en a même à qui j’ai écrit que, sans évaluation, je ne continuerai pas à travailler avec eux… j’étais chez un de ceux-là cet aprem justement… 😀
                      Et plus j’ai de bonnes évaluations, plus j’augmente mes prix… hi hi

      1. Aristarkke

        Surtout que ce groupe est une branche d’une société minotière du Nord qui a décidé de capter davantage de plus-value de la chaîne production/commercialisation. Pas du tout de la boulangerie au départ…

        1. Opale

          Pas tout à fait. Francis Holder, le P-DG actuel de ladite société, est petit fils de boulanger. Il a effectivement amené sa société à faire des choix industriels pour porter sa marque loin et fort jusqu’à l’international (quel libéral pourrait lui dénigrer son succès ? 🙂 ) mais nous avons bien des boulangers, à la base.
          Je précise utilement (étant dans le domaine) qu’il suffit qu’une seule pâte ne soit pas fabriquée sur place (comme du pain sans sel, sans gluten, bio etc.) pour que l’appellation ‘boulangerie’ soit non autorisée. On peut faire tout le reste manuellement, ça reste impossible à transcrire.
          Donc l’appellation boulangerie (ou pas) n’est même plus pertinente, vu que même aux artisans, il leur arrive d’acheter du cru surgelé pour avoir une gamme supplémentaire compliquée à mettre en œuvre, mais pas assez rentable à fabriquer de A à Z.

          1. bibi

            De toute façon le problème et depuis longtemps c’est que s’appeler boulangerie n’est pas un gage de qualité.
            Donc on peut empêcher les gens de s’appeler comme bon leur semble, ça ne change rien le client ira acheter ou bon lui semble et cela d’autant plus que dans le cas présent il lui suffit de 1€ pour tester un nouveau fabricant de pain.

            1. Opale

              Effectivement, cela ne veut plus rien dire, dans les deux sens d’ailleurs. Un artisan qui garde ses croissants sur deux voire trois jours, ses sandwiches fait maison mais trop chers à jeter, peut-il s’appeler boulanger ? (situation réelle dans une boulangerie azuréenne…) Un terminal de cuisson qui cuit des baguettes usine et vend des éclairs congelés peut-il s’appeler boulanger ?
              Le client fait la différence avec son palais, son bon sens et son portefeuille, comme vous le soulignez.

            2. Dr Slump

              +1
              D’autant qu’il n’est pas rare que les produits de boulangerie-pâtisserie fabriqués industriellement soient bien meilleurs que les trucs infâmes que tu vas trouver chez des artisans.
              Qu’est-ce que vous voulez: tout fout le camp!

              1. sam player

                « tout fout le camp » : je crois surtout que les méthodes de fabrication évoluent et c’est l’industrie qui permet avec des process précis et détaillés de reproduire exactement une même qualité… sans surprise.
                …et dans le cas des équipements de pouvoir fournir des pièces détachées se montant en lieu et place des pièces d’origine, contrairement à une époque où il fallait faire appel à un artisan local pour ajuster la pièce

                1. Dr Slump

                  Bah oui c’est bien pour ça que je dis que tout fous le camp… les artisans ne peuvent même plus nous fournir de la merde aléatoire! :mrgreen:

                    1. Pheldge

                      y’en a même, des z-artisans plombiers, qui se font un devoir de saloper la prestation systématiquement ==> fidélité dans l’arnaque 😉

                2. Aristarkke

                  « de pouvoir fournir des pièces détachées se montant en lieu et place des pièces d’origine,  »
                  Là, tu es en pleine ré-écriture de l’histoire.
                  C’est un combat des toutes premières heures de l’automobile dès qu’elle a commencé à atteindre le stade de petite production industrielle à quelques dizaines de véhicules par an à assurer. On est là bien avant WW I…

            3. albundy17

              « s’appeler boulangerie n’est pas un gage de qualité. »

              J’avais une très bonne boulangerie, rachetée, 2 mois plus tard baguettes de merde, économie sur la farine ou un autre ingrédient ? Je vais maintenant à une dizaine de kms,

                  1. MCA

                    Hahaha,…Cheray?

                    MDR,

                    Le marché couvert… c’est là où je vais faire mon marché pratiquement tous les jours…

                    La vendeuse d’huitres est charmante aussi…:o)))

                    Et la boulangère du marché couvert de Saint Pierre tout autant…:o))))

                    Et les commerçants sont super sympa et me tutoient pratiquement tous.

                    C’est une autre vie par rapport à Paris…

                    1. Pheldge

                      donnez vous rendez-vous : « je porterai un arrosoir ! et moi je tiendrai un jambon, vous me reconnaîtrez facilement … » in « les Bidochons » 😉

                    2. albundy17

                      « La vendeuse d’huitres est charmante aussi…:o))) »

                      La moule est fraîche ?

                      Pour la baguette, question d’organisation, je trouve un client ds le coin ou sur la route, faut bien que quelqu’un me la paye, la baguette ^^

                      Pheldge causait de vous porter l’arrosoir, pensez a son arthrose, et contentez vous du resto du même nom, St Palais, c’est pas mauvais, mais la vue est splendide.

          1. Aristarkke

            Je suis à 80 m au dessus du niveau officiel de la mer en RP Sud à 30 km du périph’ (porte d’Italie)…
            Il y avait de la neige ce matin mais bien davantage à Thiais qui est pourtant à seulement 10 km du même endroit du périph…
            Température actuelle de +2°C à seulement deux jours du printemps officiel…

        1. albundy17

          J’ai bravé la pluie et le froid, cause un paysan sans chauffage, celui ci m’a dit ne plus avoir vu de flocon pareil depuis 1989

  14. Nemrod

    Ce qui est sidérant, c’est le degré d’acceptation et de zèle atteint par la majorité de ces pauvre types.

    Comment faire appliquer une réglementation absurde et injuste sans se renier ou perdre toute estime de soi ?
    Mystère.

    J’y suis confronté dans mon boulot…je laisse pisser quand c’est inique ou trop con, au risque d’être emmerdé par des fonc chargé de vérifier mon application des lois, d’ailleurs.
    Et moi je risque gros…peuvent fermer ma boite ces larves.

    Mais le flic planqué a St Aignan des noyers Mercredi qui prend au panneau d’agglo ( zone 50 de 150 mètres avec 3 maisons en ruine) au bout de 10 km de ligne droite ou on donne pas un coup de volant, il risque quoi s’il vous gaule après 100 mètres au lieu de 1 ?

    Le mec de la DGCRF venu contrôler chez moi les affichages au litre et kilo sur des produits complexes incomparables selon ces critères…il risque quoi de laisser pisser ?

    Leur paie, leur avancement, les miettes qu’on leur laisse comme prix de leur veulerie.

    Vous avez raison H16, ils ne méritent que notre mépris…pour l’instant.
    Quand nous n’aurons vraiment plus rien à perdre…on verra.

    1. theo31

      En plus ils ont de solides références : René Bousquet, Maurice Papon, socialistes notoires.

      C’est une caractéristique des Etats totalitaires de recruter en masse des merdes humaines pour en faire des nervis dociles et obéissants.

      1. bibi

        Maurice Papon socialiste c’est vite dit, c’est le dernier ministre du budget à avoir laissé un budget de l’état à l’équilibre.
        C’est bien parce qu’il n’était pas socialiste que la justice du pays des droits de l’homme a décidé de le poursuivre 50 après les faits pour un crime n’existant pas au moment des faits, et cela alors même qu’à la libération son rôle à la préfecture de la Gironde ainsi que son rôle dans la résistance était parfaitement connu ce qui lui évitera l’épuration.

          1. bibi

            Quand à 20 ans on a été socialiste on le reste pour toujours?
            Gageons que si il était resté dans le camp du bien jamais il n’aurait été inquiété.

  15. Val

    Nous sommes vraiment tombés bien bas. Quand j’étais étudiante, je donnais des cours de Maths et d’anglais en pagaille pour arrondir les fins de mois. Il ne serait venu à personne de déclarer cette activité, les lois devaient déjà exister mais tout le monde aurait trouvé ridicule de sanctionner ce travail d’appoint non déclaré.

    1. albundy17

       » ridicule de sanctionner ce travail d’appoint non déclaré. »

      On est a deux doigts de fiscaliser l’argent de poche des gamins

      1. Val

        @al oula chhhhhht tu vas leur donner des idées … et puis faire travailler des zenfants tu n’as pas honte !!! je vais te dénoncer ̶a̶u̶ ̶P̶M̶U̶ à la PMI

        1. Jacques Huse de Royaumont

          Je crois qu’ils y ont déjà pensé… Les donations et autres cadeaux des grands-parents vers leur petits-enfants sont encadrés par la loi et plafonnés. Dès que le cash sera interdit et toute transaction tracée, aussi minime soit-elle, je parie que ces cadeaux seront taxés (dans le cadre d’une juste redistribution vers les pov’ malheureux qui n’ont pas de grands-parents aussi généreux, pour l’égalité et le droit à la solidarité entre générations et pour sauver la planète).

        1. Pheldge

          tout à fait ! elle économise de l’argent, celui des cotisations sociales qu’elle ne paie pas ! ne te laisse pas honteusement exploiter, petit 😉

    2. sam player

      Travail étudiant : jusqu’à il y a peu (10 ans environ), il y avait une exonération il me semble, je n’ai jamais porté ces sommes dans ma déclaration… ça a changé ?

      1. sam player

        Ou si je les ai portées, c’était juste pour info tant que ça ne dépassait pas un certain plafond… (2 smics mensuels de mémoire)

  16. Aristarkke

    « Ce qui est sidérant, c’est le degré d’acceptation et de zèle atteint par la majorité de ces pauvre types. »

    Il y a aussi bêtement de la jalousie envers ceux qui paraissent avoir la possibilité d’avoir une meilleure situation que ces exécutants de bas niveau.
    C’est parfois (très) perceptible dans les centres des impôts ou les trésoreries fiscales…

    1. albundy17

      « C’est parfois (très) perceptible dans les centres des impôts ou les trésoreries fiscales… »

      Oui, c’est même parfois hallucinant, j’ai la belle doche qu’est allé demandé un étalement pour son foncier (l’année suivant son veuvage), l’aigrie en face lui a dit niet, et qu’elle n’avait qu’avoir une maison plus petite

  17. kaleidoskop

    Et pendant ce temps là, à quelques jours du printemps, la France grelotte sous la neige et la glace. Le plan grand froid est réactivé en Ile de France. Il doit bien rigoler le Claude Allègre des théories climatiques foireuses de ces connards de « réchauffistes » !

  18. Pheldge

    HS : « Dans un entretien aux « Échos », Anne Hidalgo annonce vouloir une étude sur la gratuité des transports en commun d’ici aux élections municipales de 2020 »

    lepoint.fr/societe/paris-les-transports-en-commun-bientot-gratuits-pour-tous-19-03-2018-2203874_23.php#

    1. sam player

      M’est avis que c’est pour avoir des financements pour boucher le trou creusé par ailleurs : dans le global elle espère que ça ne se verra pas (idem JO etc…)

      1. Aristarkke

        Hypothèse qui tient la route. C’est aussi pour avoir qq chose d’ alléchant à annoncer pour la campagne des municipales où son bilan ne sera guère élogieux et où il va y avoir pléthore de victimes de leurs amis et de leurs affectueuses pressions…

        1. Pheldge

          en lançant un pavé comme ça, dans la mare, si les médias jouent son jeu, ça focalise le débat la dessus, et permet « à peu de frais », de faire passer le bilan à la trappe !
          Et, ventuellement de faire passer aux parisiens, l’anus, au Ribi ™ lisse* …

          *le Ribi™ lisse est plus doux que le râpeux 😉

      2. Aristarkke

        En fait, clientélisme éhonté: Hidalgo veut la gratuité au seul bénéfice des Panaméens sans les sauvages de l’Outperiph…
        Pécresse (c’est la Région IDF qui gère les transports, y compris « dans » Paris) a fait savoir qu’ elle n’avait rien contre mais que la gratuité a un coût qui serait de l’ ordre d’un Md€/an à acquitter par Parix exclusivement, en toute bonne logique…

  19. sam player

    Lecteur, toi aussi… cherche les points Godwin dans ces commentaires et gagne une baguette de pain (artisanale la baguette hein !)

    1. bibi

      Notre justice ne cessera jamais de m’étonner.
      Elle ouvre un dossier en 2013 et pif paf pouf une garde en vue en 2018 48h avant une journée de grève nationale.
      Coïncidence surement.

      1. albundy17

        ça me parait un peu gros comme rapprochement, m’enfin pourquoi pas.

        Sinon je pense que c’est plutôt en rapprochement du fond libyen « gelé » qui a disparu en belgique, ça a dû réveiller un vieux juge qui s’ennuyait

      2. Pythagore

        MDR, enquête sur les comptes de campagnes de 2007. Gageons qu’en 2028 les juges enquêteront sur les comptes de campagne de Micron, dont la transparence rappelle plus le bitume que le diamant.

          1. Le Gnôme

            Comme l’affaire Fillon qui a commencée comme un météore et qui a repris le cous lent de la justice française. Il sera mort lors du verdict.

            1. albundy17

              l’affaire fillon, tu veux parler qu’il ne sait pas s’acheter un costard ?

              Normal que d’autres s’en occupent de les lui tailler.

              une histoire a pas 100.00 euros, ridicule, comme lui

            2. Jacques Huse de Royaumont

              Dans le cas de Fillon,le juge communiquait les infos à la presse avant d’en informer les parties prenantes. Le secret de l’instruction ne semble pas avoir été scrupuleusement respecté. Tout le monde le sait, il y a sans doute de quoi envoyer tout le dossier à la poubelle. Ça n’a pas d’importance, il s’agissait juste de lui faire perdre une élection. Mais pour que la manipulation ne soit pas trop voyante, il faut laisser du temps au temps (comme qui dirait) et laisser tout cela tomber petit à petit dans l’oubli.
              Dans 10 ou 15 ans, le vice de forme sera constaté, mais ça ne fera qu’un entrefilet en page 8 dans les journaux.

              1. Gosseyn

                D’une façon plus générale :
                Article L 141-3 du Code de l’organisation judiciaire :
                 »Les juges peuvent être pris à partie dans les cas suivants :
                1° S’il y a dol, fraude, concussion ou faute lourde, commis soit dans le cours de l’instruction, soit lors des jugements ;
                2° S’il y a déni de justice.
                Il y a déni de justice lorsque les juges refusent de répondre aux requêtes ou négligent de juger les affaires en état et en tour d’être jugées.
                (…) »
                L’article 4 du Code civil dispose que :
                 »Le juge qui refusera de juger, sous prétexte du silence, de l’obscurité ou de l’insuffisance de la loi, pourra être poursuivi comme coupable de déni de justice. »
                Ça, c’est la loi. Mais au vu des pratiques françaises, il est plus difficile d’appliquer la loi à l’encontre d’un juge failli que de trouver une licorne fluo !

                1. Theo31

                  Le juge qui a instruit l’affaire d’Outreau est toujours en place.

                  Si les juges étaient élus, ils auraient des comptes à rendre et ne pourraient pas se comporter en commissaires politiques.

                  45 ans devraient être l’âge minimum requis et pour faire plaisir a Bibi, la fonction devrait être interdite aux femmes.

                  1. albundy17

                    Et le juge qui s’occupe de sarko l’a laisser aller recharger les batteries dans son pavillon entre deux jours de garde à vue, pas à dire, un nom, ça aide.

                    J’espère que le plateau repas tour d’argent a bien été commandé pour ce midi

                  2. Aristarkke

                    « 45 ans devraiT être l’âge minimum requis »
                    On trouverait un paquet d’impétrants qui, débutant certaines affaires politiques à cet âge, ne les verraient pas terminées à leur départ en retraite…

        1. Aristarkke

          Nécessaire pour éviter à Talonnette 1er de (res)sentir un destin national du type Méremptoire avec la mairie de Lille : Mille fois hélas! Personne de mes connaissances n’ a les épaules suffisamment larges pour y aller! Je suis donc condamnée à devoir me sacrifier une nouvelle fois et aller au charbon…

            1. Aristarkke

              Avec une bannière de libéral pour récupérer 30voix (les membres de ta liste + ta parentèle) dans un bourg de 5.200 habitants???

      1. albundy17

        Ou qu’il va sortir un livre « aymar m’as tuée (et mon chien pissé sur la cuisse) »

        J’ai toujours une petite pensée pour l’orphelin du piton quand se passe qqchose avec l’agité de l’épaule

            1. albundy17

              lol, je l’avais raté: sarko interrogé par un journaleux à la télé lui demandant s’il avait croqué du liquide, en toute réponse c’est que le journaleux est payé par un service public, avec son petit sourire

            2. Aristarkke

              Talonnette 1ere croit toujours qu’il pourra refaire surface et il n’est pas le seul. Gouverner, c’est prévoir… surtout quand on veut que cela dourre…

      1. Pheldge

        Bon, bin je vais pouvoir aller faire installer MS Office, Adode, et autres Autocad chez mes parents et amis, puis les dénoncer, pour toucher la prime, cool, non ? 😉

    1. MCA

      1 sur 3 de piraté?… et ils ne font pas faillite avec un tel taux?

      Est-ce à dire qu’ils se font un max de gras avec les 2 sur 3 achetés?

      Bon, cela dit, le piratage Cépasbien!

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