Cryptomonnaie : le Libra sera libre comme les démocraties populaires sont démocratiques et populaires…

Ah, tiens, finalement, les cryptomonnaies, ce n’est pas si pourri que ça ! Regardez, même Facebook se lance dans l’aventure ! Avec l’arrivée d’un tel poids lourd dans l’espace des cryptomonnaies, pas de doute, cette invention financière majeure vient de faire un grand bond en avant… Mais avant de crier victoire, assiste-t-on réellement à la naissance d’une nouvelle cryptomonnaie ?

Pour le moment, c’est l’agitation sur la toile.

Du côté des médias traditionnels, c’est même la bousculade de petits articles pour détailler la nouvelle : pour les uns, Facebook veut bousculer les monnaies, pour d’autres, l’arrivée d’un tel géant doit même faire peur aux États.

Bref, on en parle un peu partout, les médias trépignent et c’est pour eux l’occasion de revenir à la fois sur le concept des monnaies et de s’interroger sur la place de cette technologie si vieille et pourtant si indispensable dans notre économie. La vulgarisation aidant, le lecteur le plus chanceux comprendra que la proposition de Facebook est essentiellement une nouvelle forme de coupons adossés à un groupe d’entreprises partenaires, à l’instar des « miles » aériennes ou d’autres jetons proposés par des chaînes ou des alliances commerciales.

Plus concrètement cependant, ceux qui voudront éplucher les caractéristiques du nouveau joujou de Zuckerberg pourront aller voir le joli site de la cryptomonnaie Libra, aux couleurs moyennement vitaminées de Facebook. On y notera les déclarations de principes, onctueuses comme un onguent sophistiqué, dans lesquelles on découvre que le but est d’offrir un moyen simple à des centaines de millions, que dis-je, des milliards d’individus de disposer d’avoirs numériques, de manipuler de la monnaie, et de faire des opérations bancaires.

Car si de moins en moins d’êtres humains meurent de faim, beaucoup trop sont encore exclus de l’accès aux services des banques et, plus prosaïquement, de la possibilité de recevoir ou d’échanger de la valeur de façon rapide, simple, efficace et sans danger. Avec un téléphone portable, une connexion au réseau et une cryptomonnaie qui fonctionne, « bancariser » ces personnes devient possible et le Libra de Facebook entend jouer ce rôle.

Cependant, une fois passées les présentations trendy et les jolies photos de banques d’image, les vidéos inspirantes à la musique neutre produite au kilomètre, l’épluchage du « whitepaper » technique refroidit quelque peu l’enthousiasme que cette initiative pouvait avoir déclenché.

En termes de caractéristiques techniques, il s’agit d’une chaîne de blocs dont les principes se rapprochent un peu d’Ethereum plus que de Bitcoin, avec un système de paiement de la transaction intégré, un consensus basé apparemment sur une preuve d’enjeu plutôt qu’une preuve de travail même si, comme Ethereum, les détails sur l’implémentation de cette preuve d’enjeu restent flous.

Pour fonctionner, Libra disposera d’un langage de script, permettant de faire fonctionner les transactions (et par la suite de mettre en place des contrats automatisés, à l’instar d’Ethereum là encore). Le langage, « Move », n’est pas détaillé et personne n’a idée ni de ses capacités, ni de sa solidité, ni des caractéristiques importantes (à commencer par sa vérification formelle).

Faisant fi des mécanismes de consensus déjà explorés par les cryptomonnaies existantes, Libra propose un nouveau mécanisme tolérant aux fautes byzantines, construit sur l’algorithme « HotStuff » produit par une chercheuse israélienne, Dahlia Malkhi. Si on peut admettre que, sur le papier, l’algorithme en question est plein de promesse en termes de performances et de facilité d’implémentation, force est de constater qu’on n’a pour le moment aucun recul sur sa résistance et sa capacité de monter en charge.

À ces éléments qui laissent penser que les personnes embauchées par Facebook pour créer une nouvelle cryptomonnaie ne sont pas complètement à côté de la plaque, on doit cependant ajouter quelques points qui laissent plus que perplexes sur l’avenir de cette aventure.

La lecture des documents fournis par la firme de Zuckerberg ne donne en effet qu’assez peu d’indications sur la nature publique des informations de transactions qui seront disponibles. Si, on le comprend, une centaine de grandes firmes participeront à la validation des transactions et à leur écriture dans le « grand livre général », on peine à voir où ce grand livre sera lisible, sachant que cette caractéristique – une publication au su et au vu de tous – est la base essentielle pour garantir la validité de ces transactions…

De la même façon, s’il est clairement indiqué que le protocole autorise chaque utilisateur à conserver un pseudonyme et plusieurs adresses pour effectuer des transactions sur la chaîne, on comprend malgré tout que les transactions, elles, seront hautement traçables, à l’instar de Bitcoin mais avec votre compte Facebook au bout. Question anonymat et fongibilité, ce n’est vraiment pas ça.

La Libra Fundation, qui se charge d’accueillir les premiers fondateurs, ces sociétés aptes à payer le ticket d’entrée de 10.000.000 de dollars pour participer, peut a priori refuser n’importe qui. Dès lors, il est naïf de penser que les 100 premiers participants de cette blockchains seront neutres. Leurs intérêts ne recouperont peut-être d’ailleurs pas celui des consommateurs…

Afin de contrebalancer la volatilité frénétique des cryptomonnaies, Libra propose un jeton adossé à un panier de monnaies. Ces monnaies – fiat, émises par des États – étant toutes inflationnistes, on peut donc garantir que le libra sera lui-même inflationniste et intrinsèquement manipulable par les États, ainsi que, par ricochet, soumis aux règles qu’ils mettent en place à commencer par les contraintes parfois exorbitantes que le dollar impose. À ce titre, si le dollar fait partie du panier, le libra ne sera donc pas accessible aux Iraniens, par exemple…

En somme, cette monnaie sera donc centralisée, censurable sur un claquement de doigt étatique, inflationniste et reposant intégralement sur les marges de manœuvre laissées par des États. On peut donc ainsi garantir qu’il y aura des KYC et des AML, ce qui fera voler par la fenêtre les belles présentations précédentes expliquant vouloir offrir cette monnaie à ces milliards d’individus non bancarisés : comment être reconnu de façon crédible et passer ces filtres alors que, dans beaucoup de pays, l’acte de naissance, la carte d’identité ou les moyens d’identification ou de gestion de propriété privée (comme le cadastre par exemple) sont au mieux naissants, au pire inexistants ou complètement sujets à corruption ?

En réalité, on comprend surtout que pour Facebook, cette nouvelle aventure est l’occasion de mesurer son impact réel puisque, la fondation Libra l’explique directement, l’un des buts est de développer un véritable « standard d’identité » :

« An additional goal of the (Libra) association is to develop and promote an open identity standard. We believe that decentralized and portable digital identity is a prerequisite to financial inclusion and competition. »

Un monde où la monnaie, devenue globale, est à la merci des États qui n’auront aucun mal à tordre le bras de toutes les sociétés privées acoquinées dans cette fondation, où les identités de tous et de chacun sont connues et traquées efficacement, et où absolument tous les actes marchands sont potentiellement disséqués par des entreprises qui ont fait fort de mettre le « Big data » et l’Intelligence Artificielle à leur service, voilà qui vend du rêve, non ?

On peut cependant raisonnablement parier sur une réussite (au moins à court terme) de cette nouveauté : c’est nouveau, c’est facile d’emploi, cela donne quelques opportunités supplémentaires d’échanger (de l’argent ici) avec des connaissances, des amis, etc, et ça utilise la puissance du réseau social Facebook, autant d’ingrédients qui garantissent que la masse foncera allègrement vers les promesses dorées portées par Libra…

Avant de clore ce billet, il serait dommage de ne pas noter la réaction immédiate, quasi compulsive et réflexive des autorités françaises, avec Tracfin en tête (dont le directeur, paniqué, croit encore qu’il va falloir réguler cette cryptomonnaie), rapidement suivi de notre Bruno Le Maire national, égal à lui-même c’est-à-dire à pas grand chose de valable.

Entendant que Facebook allait lancer sa propre monnaie, ne comprenant ni la technologie sous-jacente, ni même le concept de monnaie en général, notre Minustre de l’Économie En Déroute s’est donc fendu d’une remarque, parfaitement idiote comme il se doit :

« Que Facebook créé un instrument de transaction, pourquoi pas. En revanche, que ça devienne une monnaie souveraine, il ne peut pas en être question »

Autrement dit, Bruno a fermé ses petits poings et déclaré qu’il entendait fixer des limites à Facebook. Ce qui revient à croire qu’il a son mot à dire ; c’est déjà comique au niveau de l’Euro, c’est hilarant pour une cryptomonnaie en général, c’est juste consternant concernant ce projet en particulier. Évidemment, si le panier de monnaies comprend des dollars, le dernier mot appartiendra de toute façon au pouvoir fédéral américain qui se fera un plaisir de passer sur le corps frêle du petit Bruno, dont les petits couinements n’attireront aucune pitié.

Le Libra est annoncé pour débuter en 2020. Il reste donc encore plusieurs mois pour collecter des informations sur ce que veut être cette nouvelle cryptomonnaie. Mais tout indique que, derrière les buts sucrés présentés à grands renforts d’images colorées, se cache un mécanisme redoutable pour étendre encore un peu plus la domination des États sur les individus.

Du reste, ce sera un excellent test : si ces derniers laissent Facebook continuer, s’ils poussent même à la roue, vous pouvez être certains que ce ne sera pas pour votre plus grand bien. S’ils s’y opposent, s’ils paniquent et ruent dans les brancards, alors peut-être sera-t-il temps de s’y intéresser.

Restons prudents.

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Vous aussi, foutez les banquiers centraux dehors, terrorisez l’État et les banques en utilisant les cryptomonnaies, en les promouvant et pourquoi pas, en faisant un don avec !
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Commentaires167

  1. Aristarkke

    Une monnaie privée, cryptée de surcroît, quelle horreur!!!
    Mais BLM a déjà prévenu : pas question que cela aille concurrencer la belle et bonne monnaie imprimable ad nutum. Concurrence no pasara !

  2. Pere Collateur

    « Du reste, ce sera un excellent test : si ces derniers laissent Facebook continuer, s’ils poussent même à la roue, vous pouvez être certains que ce ne sera pas pour votre plus grand bien. S’ils s’y opposent, s’ils paniquent et ruent dans les brancards, alors peut-être sera-t-il temps de s’y intéresser. »

    La technique de la boussole qui montre le Sud 🙂 🙂 🙂

    Très bonne approche de nos jours soit dit en passant ^^

    1. Popeye

      Le « vidjuridik » est un inconvénient, certes. Ce qui est réellement intolérable en revanche, c’est le « mankaganié »

  3. Aristarkke

    De moins en moins d’êtres humains meurent de faim mais la moitié de ceux qui survivent ainsi a de moins en moins les moyens de payer les tampons périodiques qui lui sont mensuellement nécessaires. Est ce que MZ va livrer ce combat de pouvoir les payer avec sa monnaie???

  4. Dr Slump

    En résumé Facebook lance une anti-crypto.
    Et donc comme prévu les états veulent décrédibiliser les cryptos, puis ils veulent les contrôler, et quand ils échoueront à le faire, ils entreprendront de les interdire.

    1. Pheldge

      plait-il, mon bon ? 😉
      hier, je postait un commentaire HS sur un sondage des lecteurs du Figaro. Ca fait un moment que je disais que les cryptos, resteront confidentielles, réservées aux geeks et aux trafiquants de tout poils, à moins que les GAFA s’en mêlent.
      Et voila que Facebook se lance et pour l’instant le rejet est grand !
      J’ai noté que Visa et Mastercard sont de la partie …
      Et je repose la question : qui a besoin de l’anonymat des transactions ? actuellement avec les banques il n’y en a pas, reste le cash, mais pour la majorité des utilisateurs, son usage devient marginal …
      Wait and see …

      En tout cas, merci à h16, pour m’avoir fait découvrir et expliqué les cryptos. Ma fortune cachée s’élève aujourd’hui à 1.3 XMR que le fisc n’aura pas ! 😉

          1. MCA

            Relis donc tes écrits avant de me tailler un costume de délateur :
            « Ma fortune cachée s’élève aujourd’hui à 1.3 XMR que le fisc n’aura pas ! »

            C’est toi en personne qui indique (maladroitement je souligne) au fisc que tu as l’intention (ce qui est déjà condamnable en soi) de le priver de grassouillettes recettes potentielles.

            M’est avis que s’il lit ces lignes, ton compte est bon, enfin…ton compte…

            Merci de nous faire parvenir l’adresse où on doit t’envoyer les oranges.

          2. Pheldge

            Oui je me suis trahi maladroitement, mais tu as insisté sur ce détail qui aurait pu échapper à la sagacité des agents du fisc qui hantent les blogs ! Collabo ! 😉

            1. Agent_Smith #634b-6

              #Objet : Avis de vérification de comptabilité

              Monsieur Pheldge (si tel est votre nom),
              L’examen de vos déclarations s’inscrit dans le cadre normal du système déclaratif. L’administration a pour mission de s’assurer de la régularité de celles-ci qui sont présumées exacts et sincères (mais pas trop).

              Ce contrôle est garant du respect du principe d’égalité devant l’impôt.

              Il se déroule dans le respect des principes d’impartialité, de neutralité, et de brutalité ; dans un esprit de dialogue transparent, constructif et contradictoire, conformément à la charte des droits et surtout obligations du contribuables vérifié (millésime février 2017), au premier rang desquelles figure l’obligation de l’ouverture de vos sphincters.

              Celle-ci peut être consultée sur le site http://www.impots.gouv.fr sous la rubrique : A savoir > Les engagements de la DGFIP > Circonférence anale > Vaseline ou vous être adressée au format illustré sur simple demande.

              Dans ce cadre, conformément aux dispositions des articles L.13 et L.47, et le cas échéant L.16D (comme doigt), du livre des procédures fiscales et afin de procéder à la vérification :

              – de l’ensemble de vos déclarations fiscales, opérations phynancières douteuses à base de cryptomonnaies et portant sur la période 01/01/2016 au 31/12/2018.

              je me présenterai chez vous demain matin à 05h30

              […]

              Je vous prie d’agréer, Monsieur Pheldge (si tel est votre nom), l’asurance de ma considération distinguée.

              L’inspecteur des Phynances Publiques
              Agent_Smith #634b-6

      1. kekoresin

        Sacrément couillu le Pheldge! Le Monero a été introduit aux environs de 10€ le bout, ce qui fait un investissement de 13 millions! T’es passé par la case Euromillion avant ou t’as vendu des gosses en bas âge pour les pièces détachées destinées aux milliardaires?

      2. goufio

        Si ce phénomène de « jetons électroniques » prenait une quelconque ampleur et diminuait d’une manière ou d’une autre, avérée ou avancée, l’assiette fiscale dans laquelle l’état aime à se repaître, y trouvant comme indiqué ci-dessus un « mankaganié », il aura tôt fait en « Grance » de remplir le « vidjuridik »

  5. Gerldam

    Le mieux est encore de n’avoir ni compte Fessebouc, ni compte Piailleur et d’éparpiller ses -maigres -ressources dans trois ou quatre monnaies autres que l’euro, ce Frankenstein financier (TM C. Gave)

    1. Aelil

      Tant que c’est de la monnaie fiat c’est sensiblement les mêmes soucis, avec un peu de crypto ou des anciennes monnaies (sucre, sel, blé, or, argent…) ça se contourne.

  6. RV

    Se réjouiront et sauteront dessus, les mêmes qui pensent que le paiement sans contact avec leur CB « c’est vraiment trop suppaaayyyyr, on n’a plus besoin de cash ».
    Ce con de BLM n’a pas pu s’empêcher de la ramener avant d’avoir compris quoi que ce soit… Comme d’hab.

    1. Aristarkke

      Jusqu’au jour où ils ne pourront plus payer leur pain parce qu’ils ont explosé leur découvert de deux euros…

    2. MadeInCH

      Je me réjouis (ou pas!) du moment ou des gens se verront bloqué l’usage de leur argent parce que leur tweet est considéré comme déplaisant.

  7. Aristarkke

    Dans l’illustration insérée dans le texte, la caméra de surveillance camouflée dans le F de cette firme, est criante de vérité.

  8. Aristarkke

    Peut être que BLM couine pour faire l’opposant de façon à rendre le Libra délectable??? Pour mieux coincer les impétrants après.
    Il y a des nuls qui excellent dès lors qu’ils peuvent nuire…

      1. Pheldge

        c’est quasiment le « rasoir d’Hanlon » : « Never attribute to malice that which is adequately explained by stupidity. »
        je trouve que ça fait plus classieux, le pauvre Madelin s’étant un peu fourvoyé depuis … 😉

      1. MCA

        Un visionnaire cet ADP,

        Je crois me souvenir qu’il le voyait en possible président de la république.

        L’histoire ne dit pas si c’était après avoir taquiné la bouteille de Charette.

          1. MCA

            Si-si, ça m’avait choqué à l’époque, je m’en souviens très bien.

            Par contre retrouver le post dans cet océan de commentaires…

            1. sam player

              @ MCA

              « Par contre retrouver le post dans cet océan de commentaires… »

              Si, en fait c’est assez facile, il te suffit de te rappeler une expression utilisée ou simplement 2 mots qui se suivent et d’utiliser site:h16free.com etc…
              Et si tu te rappelles qu’il l’a dit, et que donc ça t’a marqué, ça ne devrait pas être compliqué surtout que tu dis « je m’en souviens très bien »

              1. MCA

                Bonne idée, je vais clouer le bec à cet oiseau exotique de malheur :o))))

                Pour le moment je suis dans le tgv, mais dès que je récupère mon ordinateur, je m’atèle a la tâche.

          2. Pheldge

            Je maintiens, tu te trompes, tu dois confondre avec quelqu’un d’autre. L’âge sans doute… à la retraite, avec le manque d’activité, le cerveau , ou plutôt ce qui en reste s’est bien ramolli 😉 😉 😉

  9. cherea

    Bonjour H16,
    plein de réflexions.
    Pas décentralisée, pas anonymisée, le code de libra est-il en open-source et donc puis-je forker libra? Par commodités d’usage, tu l’appelles crypto, mais ce n’est pas une crypto-monnaie à proprement parler.
    Les validateurs sont choisis par Facebook, c’est clairement du crony capitalism.
    Comme je dis, ce n’est pas parce qu’on met du coca dans une bouteille de champagne, que le soda devient du vin pétillant, malgré les bulles, et malgré le flacon.
    Je pense que l’initiative de FB est une réponse au Gram de Telegram qui lui aussi arrive en 2020 et qui protège bien plus l’utilisateur.
    Après, confier ses données financières à Facebook, je pense que c’est vraiment irresponsable…d’un point de vue personnel.
    Comme tu l’as bien dit, que va-t-il se passer si je veux acheter un tapis à un marchand du bazar d’Ispahan…

      1. cherea

        Y aller, j’imagine. L’idée que j’évoque là est plutôt la suivante, je vois un beau tapis d’un marchand d’Ispahan ou Teheran si vous voulez sur Instagram, est-ce que je peux faire une transaction en ligne avec le libra? Le libra est-il vraiment libre?

      2. Baichette

        Oui on peut aller à Ispahan. J’y étais le mois dernier. Les gens sont merveilleusement accueillants et amicaux. Et que les femmes sont belles en Iran, elles utilisent leur voile comme un accessoire de beauté….
        La principale contrainte sur place est que les CB du reste du monde ne fonctionnent pas. Donc prévoir du cash. Le cours dans les bureaux de change des aéroports, gares est bien plus avantageux que le cours officiel. 3 fois plus de rials. 160€=26,5 millions de rials.
        Des photos et des détails dans plusieurs articles de mon blog. http://www.baichette.com

        1. Jacques Huse de Royaumont

          L’Iran semble un pays complexe sur lequel il est difficile d’avoir un avis trop tranché. c’est une vieille nation et le fond persan semble prêt à resurgir et à prendre le dessus sur le fondamentalisme chiite. Entre nationalisme, islamisme et ouverture sur le monde, où est l’Iran ?

  10. pabizou

    Ce qui me gêne avec FB, c’est surtout sa facilité à s’aplatir devant les états… Confier des données sensible à ce genre de pitre, faut être maso

    1. Pheldge

      apparemment, la cible ce sont « les non-bancarisés » … Et pour la confidentialité des transactions via le système bancaire, tu repasseras !

  11. D.

    Signalons deux threads Twitter intéressants, à propos de Libra :
    — l’avis de Saifedean Ammous, auteur de « L’étalon Bitcoin », qui recoupe assez largement celui du taulier : https://twitter.com/saifedean/status/1140958788159254528
    — celui de Ryan Taylor (Dash Core Group), fin connaisseur du secteur des paiements, qui prédit que Libra finira comme MCX, c’est-à-dire par un abandon du projet par ses partenaires hétéroclites, qui ne sont là pour l’instant que pour se contrôler les uns les autres. Comment ça, vous ne connaissez pas MCX ?… Allez voir : https://twitter.com/RTaylor05/status/1140998048631287808

    1. Makalioka

      Sûr, et si je puis me le permettre, tant que le mode de réaction du sus-nommé déclenche en nous le sourire, il n’y a pas, de mon point de vue, vraiment le feu au lac!
      J’ai tout autant basculé 500cc de liquide frais et mordoré, moi, le zig un tantinet ascétique.

  12. cherea

    Hello h16,

    comme je disais, libra c’est le terme anglais en astrologie pour Balance…étant astrosceptique, je le prends au premier sens du terme, une balance, un mouchard…
    C’est aussi un livre de don de lillo que je recommande…

  13. jackvandereden

    Bonjour h16.
    Quelle est la monnaie la plus anonyme actuellement ? J’ai entendu parler de Zcash et de Monero qui seraient aptes à remplir ce rôle. Des informations plus poussées sur la sécurité de ces deux monnaies ?

  14. Citoyen

     » Cryptomonnaie : le Libra sera libre comme les démocraties populaires sont démocratiques et populaires…  »
    Je ne sais pas où il en est de son projet, mais Maduro voulait créer la sienne de Crypto ! … c’est dire …
    Zuckerberg, qui arrive après la bataille, fait figure de sous-marque …

    1. cherea

      Le problème fondamental du petro, le nom de la crypto de Maduro, il me semble a été de dire cette monnaie sera adossée à notre production et nos réserves de pétrole, le souci est que personne n’avait accès aux réserves vénézueliennes et qu’il fallait faire confiance au ministère du pétrole venezuelien sur leurs chiffres, autant dire que c’était mort avant d’arriver cette histoire…
      Oui pour anonymat, zcash et monero sont bons, maintenant la question est comment vous y accédez, si vous passez par un exchange, il y aura KYC/AML à un moment ou à un autre…

      1. Citoyen

        Cela dit, Zuckerberg a un avantage certain sur Maduro.
        Vu le nombre de gogos, de benêts, de neuneus, qui fournissent, sans la moindre retenue, des informations très personnelles à FesseBouc …, d’entrée de jeu, Zuckerberg peut compter sur une clientèle de plusieurs centaines de millions d’abrutis, prêts à avaler n’importe quelle couleuvre …
        Un avantage indéniable sur Maduro …

        1. Makalioka

          Un avantage indéniable, oui, c’est hautement probable;
          Cela dit, pour revenir au sujet d’aujourd’hui, compte tenu du mode opératoire de Facebook, bien disséqué par le patron dans cet article, me concernant, je ne poserai pas une piécette sur «ce machin », et je garderai à distance un œil dessus, par simple curiosité intellectuelle, rien de plus.

  15. Laurie

    Premier sujet JT sur le sujet (France 2) : Libra, quels sont les risques ? Je ne pense pas que ca fait allusion aux risques positifs. Pas étonnant compte tenu de ce sondage dont les resultats pour France ne m’etonnent pas

    https://wellcome.ac.uk/sites/default/files/wellcome-global-monitor-2018.pdf

    Out of the 144 countries included in the Wellcome
    Global Monitor, France is the only country where
    more than half of the population (55%) say they think
    science and technology will decrease the number of
    jobs in their area over the next five years.

    1. kekoresin

      Ben ouais, télé Moscou dans toute sa splendeur. Autre sujet, le bien être au travail avec des patrons qui paient des vacances et des massages à leurs esclaves rémunérés. Interview de tous le monde il est content, suivie d’un commentaire du journaliste/présentateur lacunaire « Mais il ne faut pas être dupe! Les entreprises font ça pour accroître la productivité et réduire l’absentéisme… » – Rendre les gens heureux est en soit un crime dans ce pays. D’ailleurs l’état attrape au passage son du sur tous ces avantages en natures, une manière de tempérer l’euphorie de tous ces naïfs sur-exploités par ces saloperies de capitalistes tricolores, sombres sbires de la mondialisation sauvage (traduire non directement taxable par Berkcy). la France sera le dernier pays communiste sur terre!

      1. Jacques Huse de Royaumont

        Il ne faut effectivement pas être dupe, c’est essentiellement un élément de communication, aussi utile que cautère sur jambe de bois.
        La réalité est une réduction des effectifs avec augmentation de la charge globale, sans investissement qui rendrait la chose possible. Ajouter à ça des enveloppes d’augmentation équivalant à un paquet de fraise tagada par service, le flex office, la multiplication des tâches administratives, une réorganisation des services tous les 3 matins et un discours du top management qui tient en un mot : YAKA.

        Alors les ateliers sophrologie et les salles de luminothérapie, c’est sans moi.

        1. kekoresin

          Le reportage parlait notamment d’un patron qui a payé un séjour de 10 jours en Laponie à tous ses employés. Ce que tu évoques existe certainement mais on peut également trouver des boites qui payent correctement avec un management satisfaisant. En tout cas, selon mon expérience, les boites qui payent en fraises tagada et qui réorganisent leurs services tous les 4 matins ne font pas long feu!

          En ce qui concerne les augmentations, la France est un bel exemple à ne pas suivre. Les charges sociales sont basses pour les salaires bas, ce qui devrait être l’inverse. Et puis, aucun retour en arrière n’est possible, ce qui veut dire que si l’entreprise dans une bonne passe relève les salaires, elle est coincée si le marché se tend. La solution c’est le licenciement économique ou des départs négociés très punitifs en terme de coût et de conditions de réembauche. L’état français encourage donc les salaires bas et une flexibilité proche du bâton de sucette!

          Sinon pour la sophro-lumino-gogo je suis bien d’accord mais un petit massage par deux hôtesses thaï en petite tenue je ne dis pas non, ça c’est de l’avantage en nature!

  16. Theo31

    Une monnaie américaine créée par un dirigeant ayant nom juif, le guignol en charge des finances du Frankistan aurait il les couilles avec Poutine.

  17. kekoresin

    Je crois que les atermoiements de Bruno (que)Dalles sont de loin les plus marrants. Une compétition de niaiserie est donc entamée entre les deux Bruno!

    TRACFIN invoque tous les poncifs propres à effrayer les petits français maintenus dans une épaisse couche ouatée étatique: pédophilie, drogue, armes non homologuées, terrorisme, blanchiment, volatilité extrême, risque de vol de coordonnées bancaires (en dehors de celui consenti envers l’état irréprochable du Bisounoursland)…

    Feindre la peur pour mieux serrer la laisse cloutée autour des chiots édentés de la RF est le sport préféré des barons et vassaux de la poubelle des démocrassie!

    1. Dr Slump

      Comme Pepe le Pew, Bruno Le Mairde se croit irrésistible, mais en fait il pue et il fait fuir tout le monde. Bruno Le Mairde!

    2. Citoyen

      Et, pour conséquence de TRACFIN, les banques, à leur insu (ou pas), sont devenues des suppôts de l’état … Donc, plus dignes de confiance (en supposant qu’elles l’étaient antérieurement) …

      1. Calvin

        Soyons honnêtes, les banques, avant, étaient dignes de confiance, pas philanthropes, bien sûr, les taux les avantageaient, mais c’était une relation d’échange librement consentie.
        Aujourd’hui, il faut un compte pour que l’Etat surveille notre… pardon… « son » argent…

        1. Citoyen

          Justement, s’il considère que c’est « son » argent … Autant ne pas lui en laisser la disponibilité ….
          Pour ce qui est de « l’avant », les banques étaient malgré tout partie liée avec la BdF, qui était … l’état …

          1. Jacques Huse de Royaumont

            La BdF était privée jusqu’en 1945. elle représentait la plus grosse capitalisation de la bourse de Paris pendant la seconde moitié du 19ème siècle.

          1. sam player

            Oui j’aime bien ce style d’expression, genre : pour ne rien vous cacher, pour être franc etc… ce qui présuppose que ce n’est pas le cas général de celui qui parle 🙂

            1. Dr Slump

              Et c’est le cas de tout le monde en général. A moins d’être un mufle doublé d’un psychotape! Va dire à tes collègues, bah tu refoules du bec, bah t’es pas belle, bah tu fais chier, et pi tu travailles comme un sagouin… hihihi!

              1. sam player

                Dr, ce que tu dis, ça serait des réflexions gratuites et non, tout le monde ne fait pas ça, ça n’a aucun intérêt pour soi-même.

                Sinon, oui il faut mentir de temps en temps quand on y a intérêt. Mais dire juste avant de parler « attention, là je vais dire la vérité » Oops… ça revient par défaut le reste du temps à dire « attention je vais raconter des craques »

              2. bibi

                Ce n’est jamais être un mufle que de dire des faits, être un mufle c’est justement ne pas dire à une personne qui pu du bec qu’elle refoule du goulot, faire sembler d’écouter quelqu’un qui vous fait chier, et le pire de tout c’est évidemment de ne pas dire franchement à quelqu’un que ce qu’il a fait c’est ni fait ni à faire.
                Dire à une femme qu’elle est moche, quand elle ne le sait pas c’est certainement le plus grand service que vous pouvez lui rendre, mais pour ne pas être un mufle il ne faut lui dire qu’après lui avoir mis un bon coup de trique.

                1. Dr Slump

                  Voilà. Mais les gens assertifs, qui savent exprimer des désaccords ou des critiques de façon constructive, et qui n’écrase pas le respect et la sensibilité d’autrui ne sont pas si courants. C’est pour ça que je dis qu’au final, tout le monde ment, ou en majorité, parce que c’est plus facile que de dire honnêtement ET respectueusement ce que l’on pense réellement.

  18. apjbdm

    Bonjour à tous ! Youpi !

    J’admire votre persévérance à sonder des sujets aussi… virtuel.
    Chapeau bas. Mr H16

    Ceci dit je ne suis pas d’accord du tout avec votre conclusion concernant « la domination des États sur les individus. » qui s’accroîtrait scandaleusement via les mécanismes que vous décrivez.

    Je dirai qu’à la base les Etats ne sont pas propriétaire de leur monnaie, pas plus que Bitcoin n’appartiendra jamais à un Etat, même pas les US.

    On a détruit des pays entier pour s’accaparer la monnaie, des guerres, des révolutions on été déclenché uniquement pour cela.

    Par conséquent l’Etat restera là où la banque le lui dira. Car le rapport de force historique s’est inversé.

    L’existence même d’une monnaie virtuelle fondée sur du néant dont l’initiative est totalement privée démontre que l’Etat n’a même pas son mot à dire. A plus forte raison quand cette monnaie autorise le développement exponentiel des transactions obscures pour ne pas dire illicites. (drogues, armes, organes,…)
    C’est un non sens.

    A moins que l’Etat ne fasse de la sous-traitance… C’est possible, mais ce sera toujours pour le compte du marché, pour le « Biznesse ».

    1. Husskarl

      La banque contrôle l’état qui pour sa part pond des réglementations qui emmerdent les banques. C’est pas très logique.

    2. pabizou

      Il est tout à fait certain que les trafics en tous genres ont attendu les cryptos pour proliférer, et que les états sont des gestionnaires irreprochables des monnaies, vous êtes toujours comme ça ou c’est l’effet du soleil?

    3. Aristarkke

      Les monnaies sont bien antérieures aux Etats.
      Cela reste une question de confiance entre les Parties d’une transaction que cet intermédiaire soit capable de satisfaire leur appréciation de valeurs. l’État oblige à utiliser la monnaie qu’il a choisi de promouvoir mais il reste possible d’utiliser d’autres moyens, souvent moins pratiques.

    4. kekoresin

      La valeur des monnaies fiat est également virtuelle. Un état est comptable de la valeur de sa monnaie selon que sa politique inspire ou non les autres acteurs économiques. Pour ce qui est des cryptos, cela dépend de la confiance des individus qui n’ont que peu de prise sur le taux de change des monnaies fiat.

      Pour les états qui font du business entre eux, nul doute que les petits arrangements entre amis existent. L’état français n’a aucun mal à faire des affaires avec les émirats mais lorsqu’un individu lambda commence à vouloir faire la même chose, il sera en ligne de mire des suppôts de TRACFIN. La mafia étatique ne supporte que très mal la concurrence!

    5. sam player

      apjbdm, merci pour ce grand moment de rigolade avec « Je dirai qu’à la base les Etats ne sont pas propriétaire de leur monnaie,… », vu qu’ils font ce qu’ils veulent avec… Banque centrale ca te dit quelque chose?

      On continue la rigolade avec « …pas plus que Bitcoin n’appartiendra jamais à un Etat, même pas les US. » tautologie… l’eau ça mouille… et les 2 affirmations dans la même phrase c’est censé valider l’une grâce à l’autre ?

      1. Waren

        On pourrait encore affirmer que Bitcoin appartient à la Chine, étant donné que la plupart des grosses fermes de minage sont là-bas.

        1. Sosthène

          C’est difficile d’avoir des informations précises sur la répartition géographique des mineurs, mais il est très probable qu’ils soient beaucoup moins concentrés en Chine qu’il y a 2 ans. Il y a aussi une activité de minage non négligeable en Islande, au Canada, en Russie…
          Et de toute façon même si 100% des mineurs étaient en Chine, cela ne signifierait pas que Bitcoin appartient à la Chine. Ce serait certes une menace car cela rendrait possible certaines attaques et constituerait un single point of failure, mais les mineurs ne sont pas maître du consensus sur Bitcoin. In fine, on parle de monnaie P2P car les règles du jeu sont choisies et appliquées par chacun des participants, même non-mineurs. Bon c’est un peu compliqué à expliquer comme ça mais « majorité des mineurs dans un pays != Bitcoin appartient à ce pays »

    6. « On a détruit des pays entier pour s’accaparer la monnaie »
      Ah non ça jamais.
      Des pays ont été détruits pour s’accaparer leurs richesses, oui. Leur monnaie, jamais. C’est à ce point con que je ne comprends pas qu’on puisse même imaginer qu’il fut un cas dans l’Histoire (« regardez ces ennemis : ils ont une meilleur monnaie que nous, venez, on va la leur piquer et la mettre à profit chez nous ! »).

      Tout le reste est une démonstration d’une fort mauvaise compréhension de la monnaie.

      1. Calvin

        Pourtant, c’est historique, Cléopâtre avait déclaré à ses proches :
        « Ces romains nous ont envahi à cause de monnaie. Ah, s’il eût été différent, la une du Monde en aurait été changé. »

        Je cite de mémoire, hein !

      2. Aelil

        Je vois passer à propos de la monnaie certains commentaires qui me laissent perplexe (je pense à celui de zelectron bien plus haut « Il n’y a jamais eu, il n’y a pas et il n’y aura jamais de monnaie qui vaille » ), du coup je vais poser la question la plus stupide qui me vienne à l’esprit:
        « C’est quoi une monnaie ? »
        Parce que je crois me souvenir que ça doit avoir trois caractèristiques comme être faciement transportable, avoir une valeur reconnue par les deux (et même plus) parties, et enfin se conserver.
        Par conséquent les premières monnaies ont été directement des biens (on a utilisé le sel ou des métaux pour l’Europe, parfois des coquillages ailleurs) ce qui donne à moitié (mais à moitié seulement) raison à apjbdm (parler de « richesses » comme le fait h16 est dans les faits bien plus exact car c’est l’or et non la pièce d’or, j’entend par là sa valeur faciale, qui interesse le pillard).
        On peut noter que dans les pays ayant des soucis avec leur monnaie fiat (#Venezuela) la population tend à en revenir à ces anciennes monnaies. La encore ça donne en partie raison à apjbdm quant au fait que le pouvoir de l’Etat sur la monnaie est « limité », pour ne pas me faire dire ce que je n’ai pas dit, l’Etat a toute lattitude à imprimer sa monnaie fiat et a donc un grand contrôle sur celle-ci, mais aucun (en tout cas bien moins car ça se limite à mettre des batons dans les roues) sur les nombreuses autres qui existent (et lorsqu’on utilise les aliments comme monnaie il devient difficile de les interdire).

        1. Le souci est quand on confond richesse et monnaie, on aboutit aux âneries keynésiennes qu’on lit partout (et qu’on lit sous apjbdm).

        2. Jacques Huse de Royaumont

          « C’est quoi une monnaie ? » : question fondamentale à laquelle il est paradoxalement difficile de répondre de manière satisfaisante.
          Selon les approches classiques, la monnaie est un instrument :
          – d’étalonnage de valeurs
          – de réserve de valeurs
          – d’échange de valeurs

          Rien ne dit si c’est un objet matériel ou non, ayant une valeur intrinsèque ou non, étant attribut du souverain ou non, etc…

          1. Citoyen

            « C’est quoi une monnaie ? »
            Pour faire plus simple, on peut dire que c’est juste un outil qui permet d’échanger plus facilement, que sans …

          2. Patatrac

            @Jacques Huse 15h21.
            Il n’en est pas tout à fait ainsi: Von Mises dès 1912 (Theorie des Geldes & der Umlaufsmittel / Théorie de la monnaie et des moyens de paiement) avait produit un travail majeur, estimant que la monnaie pouvait être traitée comme tout autre bien, mais sa fonction principale est de faciliter les échanges. Toute autre fonction étant subordonnée à la première. Il poursuivait ainsi une branche du travail de Carl Menger, son aîné. Mises précise aussi que seul l’étalon-or (à l’époque) permet de donner un caractère stable (i.e. « peu inflationiste », il faut faire gaffe à l’inflation…) et une valeur intrinsèque à la monnaie. Dernier point: LvM insiste sur l’origine spontanée et non étatique de la monnaie.

    7. Dr Slump

      Pour commencer, les cryptos ne sont pas des monnaies « virtuelles », ce sont des monnaies numériques. Et bien réelles.

      Comme quoi vous êtes bien un rebelle en peau de lapin, pour vous laisser avoir par les effets de langage de nos lumières politico-médiatiques.

        1. Calvin

          Le Dollar est vert, l’Euro est marron, la Couronne est dorée, le Bolivar est violé, la Livrée rouge et le Bitcoin is thé New Black.

        2. Pythagore

          Euh pis’qu’y en a qui voient pas la dfférence, je veux bien échanger mes billets de monopoly contre des bitcoins, disons une centaine.

        3. Dr Slump

          L’argent n’a pas d’odeur, quel qu’il soit, et pas de couleur non plus. C’est comme l’air en fait, mais bien réel et indispensable.

    8. goufio

      Vous écrivez : »On a détruit des pays entier pour s’accaparer la monnaie, des guerres, des révolutions on été déclenché uniquement pour cela. »
      pourriez-vous me citer quelques guerres pour s’approprier la monnaie ?

  19. Alan

    Tu peux expliquer ce que tu entends par vérification formelle de Move ? Il ne me semble pas que les langages de programmation les plus courants soient vérifiés formellement, à supposer que ça est un sens.

      1. Alan

        OK merci. Tezos utilise OCaml comme langage de programmation. Il semblerait que c’est plus simple de vérifier formellement un programme écrit dans un langage fonctionnel comme OCaml (https://www.tezos.org.sg/is-ocaml-really-easier-to-formally-verify/). Ça ressemble quand même plus à un argument marketing qu’autre chose quand on sait déjà le peu de programmes vérifiés formellement dans l’industrie (les avions, métros et c’est à peu près tout).

        1. OCaml pour Tezos Core lui-même, mais Michelson est aussi construit pour être vérifié/vérifiable formellement. Et dans le cadre de scripts pour le monétaire, compte-tenu des énormes soucis qu’a rencontré Ethereum justement à cause de leur langage bancal, ce n’est pas qu’un argument marketing.

    1. Makalioka

      Bin, « Libra », cela sonne bien, comme une ligne relativement sobre de Chantelle ou de Simone (Pérèle), le nom d’un caisse (ex: FIAT), voire, pourquoi pas, le blaze d’une bière exotique, ou, plus approprié selon mézigue, celui d’un cercle libertarien.
      Et dire qu’un petit cercle de gus s’est tortillé les connexions neuronales pendant un moment, afin d’arriver à ce résultat (l’appellation « Libra »), ce afin de tenter de « recueillir une unanimité » populaire et internationale.
      Et quant à la création d’une crypto. Pampers, Durex, Manix, Kanterbrau, Mutzig and Co., enfin, tout ce que nous voulons, encore quelques années de patience…, lol.

  20. Creation Rebel

    Libra fût le nom d’ une gamme de couches pour incontinent(e)s
    Avec deux milliards de comptes, même 10% de cobayes, c’ est intéressant.
    Tout Senior qui part accélère la mise en place du piège…

  21. goufio

    Une monnaie LIBRA adossée à trois autres (dollar, euro et livre sterling) ne peut pas, dès le départ, avoir sa propre valeur intrinsèque, curieux !
    Une monnaie doit remplir trois fonctions : moyen d’échange (comment LIBRA va permettre les échanges ?), moyen de mesure (s’il faut se référer aux cours des trois monnaies pour valoriser un bien tangible ou non cela va être compliqué, car les monnaies sont volatiles entre elles) et enfin un moyen de réserve (dès lors il suffirait de capitaliser son épargne dans les trois autres monnaies sous-jacentes mais la proportion retenue par Facebook sera t’elle pertinente selon son lieu de résidence ?)
    La liquidité sera t-elle acquise par tout temps ?
    Elle doit de surcroît faire l’adhésion entre les offreurs et demandeurs de biens et services.
    Vaste programme comme disait un certain général.
    Si l’émergence d’un tel moyen s’avérait, les états aux monnaies internationales laisseraient-ils faire ? Jusqu’où ?
    Voilà quelques réflexions qui me taraudent depuis l’avènement de ces « jetons électroniques » que je n’ai pas pu encore nommés « crypto… »

    1. RV

      C’est bien ce que je me dis… Je n’arrive pas à comprendre en quoi c’est une crypto, plutôt un machin, comme disait un certain général.
      Une crypto parce que les transactions seraient enregistrée sous forme de blockchain ?
      La crise de panique de notre p’tit con de minustre est d’autant plus débile. Cette tanche n’a rien compris au film.

  22. Dr Slump

    J’apprends qu’un génie va déposer un projet pour créer un monopole d’état de production et vente légale de cannabis.
    Ils sont capables de le vendre plus cher que les trafiquants ces cons ^^
    En tout cas si ça se fait je sens qu’on va bien rigoler!

    1. MCA

      C’est bon, comme ça ils vont enfin pouvoir revendre officiellement la camelote saisie par les douanes au lieu de la détruire, c’est tout bénéf.

  23. Nestorius

    « S’ils s’y opposent, s’ils paniquent et ruent dans les brancards, alors peut-être sera-t-il temps de s’y intéresser. »
    Exactement et alors justement à cet égard le président de Crédit Mutuel (s’il vous plaît), est furax et appelle textuellement les États à s’y opposer. Serait-ce donc qu’il est déjà temps de s’y intéresser ?

    http://www.lefigaro.fr/flash-eco/le-president-du-credit-mutuel-appelle-les-etats-a-s-opposer-a-la-cryptomonnaie-facebook-20190620

    1. Ah ah non non. Ce ne sont pas les déclarations et les petits mouvements de menton qu’il faut regarder, ce sont les *actions concrètes*.

      Pour le moment, rien.

  24. Val

    Petit anecdote véridique: j’ai un pote ds la banque depuis toujours laggard comme jamais mais cela n’a en rien freiné sa carrière -nous sommes en France, hein – . En France l’innovation tolérée consiste à créer une nouvelle taxe . Il ne comprenait rien à bitcoin quand son petit dernier de 15 ans gagnait le gros lot avec. ll y a un an je lui disais que je verrais bien un GAFA lancer une monnaie numérique . Il me disait « ben pourquoi » ? . Je le vois samedi , je vais encore m’en payer une bonne tranche. Heureusement il a de l’humour .

  25. Dede

    Je n’ai pas encore lu le white paper mais quand je vois que des le deuxieme pagraphe de l’introduction, ils emploient le mot “holistically”, je m’attends a une montagne de bouse par la suite!

    Cela faisait au moins un an que ne n’avais plus entendu quelqu’un oser l’utilisation du mot “holistique” et ses derives, tellement ca crie “BS”!

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