Le niveau catastrophique des élèves reflète la faillite de la société française

Lorsque les premiers jeunes réfugiés ukrainiens arrivèrent en France au début du mois d’avril, ce fut une véritable surprise pour leurs petits camarades français qui les accueillirent dans leurs écoles : leur niveau en mathématiques était notoirement meilleur que le leur et certains professeurs de notre Édulcolration Nationale s’en ouvrirent abondamment dans la presse.

Eh oui : apparemment, en Ukraine, les élèves ne lambinaient pas trop sur les exercices simples de mathématiques et les opérations de base en arithmétique, y compris sur les nombres décimaux, sont très bien maîtrisés dès 12 ou 13 ans ce qui, chose surprenante, offre un fort contraste avec les élèves français.

Voilà qui est d’autant plus gênant qu’on nous a pourtant bien expliqué, depuis plusieurs années, que le niveau des élèves français ne baisse pas et que les résultats de la France (de plus en plus médiocres) dans les classements internationaux tiennent bien plus de subtilités statistiques voire de biais culturels que d’une réelle différence de niveau.

Pensez-donc ! Avec les fortunes qui sont investies chaque années dans le ministère chargé de l’instruction de nos enfants, il aurait été étonnant de ne pas parvenir à d’excellents résultats. Ou au moins, à une qualité équivalente à notre système de soins (que le monde entier nous envie, surtout ces derniers temps, n’est-ce pas).

Non, en réalité et comme l’expliquent d’autres notules journalistiques, le niveau des petits Ukrainiens n’a rien d’extraordinaire et si les élèves fraîchement arrivés surpassent leurs camarades français, c’est surtout parce qu’ils sont issus de classes favorisées, que l’Ukraine a culturellement toujours voulu conserver une élite mathématique et de toute façon, leur avance ne s’exprime que dans des portions étroites des chapitres mathématiques et – manque de bol – pas celle que les petits Français étudient. Voilà tout.

Mmhmbon certes mais néanmoins, il y a tout de même quelques autres signes qui tendent à montrer que le petit décalage observé n’est pas entièrement socio-culturel, comme on vient de le voir, mais pourrait être imputé à un petit glissement dans l’enseignement, glissement qui aurait poussé en mars dernier un groupe de grands patrons d’entreprises françaises à lancer un appel pour un retour des maths dans le tronc commun de l’enseignement en France. En avril, ce sont les écoles d’ingénieurs qui constataient la même chose : « le niveau a globalement baissé »

Depuis, outre l’étrange déclaration de l’actuel locataire de l’Élysée entendant corriger les erreurs à ce sujet d’un précédent gouvernement (celui-là même qu’il avait pourtant nommé), on apprend que le recrutement des professeurs de maths au niveau CAPES ne semble plus relever que de la simple formalité : en gros et comme l’explique cet article, il suffirait seulement de se pointer au concours… Quant aux enquêtes officielles internationales sur le niveau global de mathématiques, elles amènent à la même conclusion : là où, en 1995, 15% des élèves des classes de terminale scientifiques atteignaient le niveau « avancé » dans le score de l’enquête Timms, ils ne sont plus que 1% en 2015. Ce n’est pas très brillant.

Le souci de ce type de recrutement est qu’il provoque un cercle vicieux de baisse de niveau : on amoindrit le niveau de recrutement pour remplir les postes demandés, les professeurs ainsi recrutés incorporent des individus de plus en plus médiocres qui formeront, dans leurs classes, des élèves à leur tour de plus en plus mauvais qui formeront le vivier dans lequel seront formés les prochains professeurs. Itérez quelques dizaines d’années… La fin vous surprendra.

Pour les élèves arrivés en Terminale, il semble donc acquis que les maths ne le sont pas, ou rarement. Et le constat n’est pas tout neuf puisque ces colonnes font régulièrement l’écho des classements désastreux de la France, et des plaintes insistantes de différentes instances (institutions, profs ou employeurs, notamment) sur le défi qui s’offre à elles lorsqu’elles doivent former leurs nouveaux arrivants.

Du reste, on pourrait croire qu’au moins les Ukrainiens ne mettront pas la pilée aux élèves du cru en Français (normalement leur langue natale). Si la barrière de la langue est évidente pour les réfugiés, la question peut cependant se poser à long terme et sans la moindre ironie tant même la langue de Molière semble aussi poser des problèmes : là encore, on se rappelle de la mise en place, il y a quelques années et dans certaines universités (notamment en Droit), de cours de rattrapage pour les élèves fraîchement dotés du bac et dont le niveau de français écrit laissait plus que perplexe.

Là encore, la baisse continue d’être constatée avec cette belle constance qui permet de bien planifier à quelques années seulement le moment où l’on va croiser onctueusement l’axe des abscisses sous les dénégations gênées des politiciens et des journalistes qui, dans leur sabir indigeste, tenteront de couvrir le désastre avec un vocabulaire de plus en plus étroit et orthographié de façon créative.

Nous ne sommes pas encore au point où les articles du Figaro, de Libération ou du Monde seront écrits quasi-phonétiquement, mais en attendant, on découvre d’intéressants articulets où l’on tente de trouver des explications à cette baisse (ici, ce sera à cause des photocopies trop présentes et à une baisse de l’écriture manuscrite des élèves, là ce sont les réseaux sociaux), tout en cherchant bien évidemment quelques excuses sur le mode « oui mais bon, c’est difficile tout ça » tout en reconnaissant que jadis (au siècle dernier, soit dans les années 1990) le niveau orthographique était tout de même moins mauvais.

En réalité, tout le monde constate le même délitement et chacun s’emploie à trouver une solution aussi périphérique que possible au problème de fond : toute la société française, confite dans la facilité (de l’argent gratuit des autres, de la responsabilité des autres, du travail des autres), obèse dans ses institutions pléthoriques ventripotentes, se refuse chaque jour un peu plus à faire des efforts et à exiger de chacun sa part nécessaire de travail, sans arrondir les angles, sans mégoter, sans abaisser, amoindrir et lésiner. Après plus de 40 années de socialisme où l’effort a été officiellement honni, la paresse récompensée et le travail découragé, qu’on a foulé la morale, qu’on a moqué la grandeur, qu’on a ridiculisé la culture, l’illusion d’une société où chacun peut (et tente) de vivre au crochet de tout le monde persiste donc sans mal.

De renoncements en laxismes et d’arrangements en compromis de plus en plus mous, on en arrive à former des têtes vides sinon avec satisfaction, au moins avec indifférence, sans faire de vague.

Nous sommes tous, collectivement, arrivés au point où l’on récolte l’absence de colonne vertébrale de nos politiciens, de tout courage et de toute épine dorsale de chacun des rouages de nos institutions dont on a justement attendu qu’elles s’écrasent, partout, tout le temps avec insistance. Ces politiciens, ces institutions se sont, et nous nous sommes tous, d’élection en élection, aplatis progressivement devant les désirs et les lubies de chaque groupuscule, de chaque syndicat, de chaque parti politique ou médiatique au pouvoir à ce moment-là pour accepter, de façon de plus en plus veule et lâche, qu’il en soit ainsi, parce que les efforts pour revenir dans le bon chemin sont devenus trop grands, trop épuisants, trop taxant et pour tout dire impossible à faire comprendre aux générations qui arrivent.

La catastrophe orthographique, grammaticale et mathématique est encore incomplète. Mais soyez sûrs que d’obstinés sapeurs rempliront leur mission avec soin, tant il leur sera facile de renoncer, d’abandonner et de laisser tomber.

Ce pays est foutu.

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Commentaires328

  1. Le Gnôme

    Toujours se plaindre, je parie que les petits Ukrainiens sont nuls en changement de genre et en réchauffement climatique.

    1. Meslet

      Ma nièce a passé son bac  » littéraire  » l y a quelques années. Pas idiote je pense. Avait juste  » entendu parler  » de Céline et pouvait a peine me parler de Proust. Et faudrat pas se plaindre ?;)

  2. Higgins

    MT a traité de ce très grave problème en début de semaine : https://maximetandonnet.wordpress.com/2022/05/24/le-vrai-drame-de-leducation-nationale-dont-personne-ne-parle-en-ce-moment/
    Le constat est certes sans appel mais désormais, c’est la solution qui pose problème : comment et avec quoi reconstruire un système éducatif digne de ce nom ? Où va-t-on trouver les ressources humaines et financières pour infléchir la course à l’abîme ? Comment va-t-il être possible avec le ramassis de médiocres au pouvoir ou aspirant à l’être d’inscrire dans la durée un tel effort (a minima au moins vingt ans) ?

    1. Francis Lacan

      Je propose d’instituer de rétribuer tous les agents de la fonction publique en fonction de mesures indépendantes de leur performance.

      1. Ezope

        Ne vous emballez pas ..Comme le dit la conclusion « Ce pays est foutu ! » … il faut comprendre « Ce pays est vraiment foutu ! ». C’est fini. Il faut fermer la boutique et partir.

          1. MCA

            Encore une fois, pour que cette liberté s’exerce à bon escient il faut que les parents soient à niveau et on reboucle sur l’instruction des parents.

            Mauvais enseignement —> mauvaise instruction des parents—-> mauvaise (future) instruction des enfants; on n’en sort pas.

            1. durru

              Les chèques et la liberté de choix feront ce que le marché à toujours fait : sélectionner les meilleurs et envoyer aux oubliettes les mauvais.
              Cela prendra du temps, certes, mais il n’y a de toute façon pas de solution immédiate.
              Combien de parents vont s’entêter à envoyer leurs enfants dans des filières qui produisent des chômeurs garantis sur facture, mais avec des diplômes tout beaux ? Faut pas croire, l’absence d’instruction n’est pas équivalent de connerie congénitale.

              1. MCA

                « Faut pas croire, l’absence d’instruction n’est pas équivalent de connerie congénitale. »

                MDR

                You make my day… 😆

    2. MCA

      C’est triste à dire, mais c’est au parents à pallier les carences du système.

      C’est devenu le chacun pour soi.

      S’ils ne le font pas ou ne le peuvent pas et que l’enfant ne s’assume pas tout seul, il partira à la dérive.

      Et quand on constate le résultat actuel, bien souvent ils ne le font pas ou ne le peuvent pas; probablement car eux-mêmes étant issus de cette école à la dérive n’en ont pas les moyens.

      C’est une spirale qui attire inexorablement vers le bas.

      Maintenant la question à se poser est : est-ce voulu ou est-ce subi ?

      Major vous faites partie d’une époque où l’excellence était le but à atteindre, à présent c’est la médiocrité qui est la référence, mais une médiocrité « non dite » et tout l’art de la manipulation consiste à laisser croire au récipiendaire que l’obtention du diplôme est gage du savoir.

      1. Capella

        Comme pour tout le reste de cette société, le problème est collectif, mais la solution sera individuelle (et uniquement individuelle).
        Je ne vous raconte pas comment j’ai transpiré et me suis battue (contre le système) pour que mon fil et ma fille arrivent ingénieurs.
        Dicton : Chacun sa pompe, chacun son vélo !

        1. MCA

          @Capella 🙂

          En ce qui me concerne, j’ai refait l’école tous les soirs pendant des années sans faillir et le résultat a été au rendez-vous.

          Les parents sont le parachute ventral de l’enfant.

          Si ce parachute ne s’ouvre pas, l’enfant est perdu et c’est bien pour cela que je ne cesse de dire que les parents sont les premiers responsables de leurs enfants; de leur éducation mais également de leur instruction quand le système chargé d’assurer cette mission est défaillant.

          S’ils n’ont pas le niveau pour pallier les défaillances du système, ils doivent entreprendre tout ce qui est en leur pouvoir pour compenser.

          Je considère qu’être parents est un sacerdoce et m’est avis que pas mal de gens n’en sont pas cette conscience.

          1. Husskarl

            « les parents sont les premiers responsables de leurs enfants; de leur éducation mais également de leur instruction quand le système chargé d’assurer cette mission est défaillant. »

            Les parents sont les seuls responsables de leurs enfants et donc de tout le reste. Le système n’a pas de mission, il s’arroge une mission.

      2. Pheldge

        MCA ce n’est pas tant « une époque où l’excellence était le but à atteindre » qu’une époque où ceux qui le pouvaient n’étaient pas empêchés d’atteindre l’excellence. Parce que l’égalitarisme forcené a noyé l’excellence dans la bouillie de la médiocrité, et que nous avons désormais un magma d’élèves, égaux dans la médiocrité, d’où émergent parfois péniblement quelques uns …

        1. Higgins

          Il y a un texte, que je ne retrouve plus, où un enseignant démontre à ses élèves qu’en renonçant à une notation méritoire, on décourage ceux qui souhaitent travailler et que le niveau général s’affaisse. C’est assez connu. Si quelqu’un l’a et peut le mettre dans les commentaires, qu’il en soit remercié.

          1. Husskarl

            Un professeur d’économie dans un lycée annonce fièrement qu’il n’a jamais vu un seul de ses élèves échouer mais par contre, une année, c’est la classe entière qui a connu l’échec.

            Cette classe était entièrement convaincue que le socialisme est une idéologie qui marche et que personne n’y est ni pauvre ni riche, un système égalitaire parfait.

            Le professeur dit alors: »OK donc, nous allons mener une expérience du socialisme dans cette classe. A chaque contrôle, on fera la moyenne de toutes les notes et chacun recevra cette note. Ainsi personne ne ratera son contrôle et personne ne caracolera avec de très bonnes notes.

            Après le 1er contrôle, on fit la moyenne de la classe et tout le monde obtint un 13/20.

            Les élèves qui avaient travaillé dur n’étaient pas très heureux au contraire de ceux qui n’avaient rien fait et qui eux étaient ravis.A l’approche du 2ème contrôle, les élèves qui avaient peu travaillé en firent encore moins tandis que ceux qui s’étaient donné de la peine pour le 1er test décidèrent de lever le pied et de moins réviser.

            La moyenne de ce contrôle fut de 9/20! Personne n’était satisfait.

            Quand arriva le 3ème contrôle, la moyenne tomba à 5/20.

            Les notes ne remontèrent jamais alors que fusaient remarques acerbes, accusations et noms d’oiseaux dans une atmosphère épouvantable, où plus personne ne voulait faire quoi que ce soit si cela devait être au bénéfice de quelqu’un d’autre.

            A leur grande surprise, tous ratèrent leur examen final. Le professeur leur expliqua alors que le socialisme finit toujours mal car quand la récompense est importante, l’effort pour l’obtenir est tout aussi important tandis que si on confisque les récompenses, plus personne ne cherche ni n’essaie de réussir.

            Les choses sont aussi simples que cela.

            1. Yanka

              À propos de socialisme… Est-ce que l’Ukraine n’est pas un ancien pays très, très socialiste ? Comment expliquer que les enfants aient un tel niveau ? Ils devraient avoir des QI négatifs, non ? Moi pas comprendre !

              1. durru

                Je me permets de proposer une réponse, ayant vu un peu le système de l’intérieur.
                En réalité, l’instruction n’a pas été très politisée dans les pays communistes. Il y avait, bien sûr, la dose minimale de propagande, mais elle ne se faisait pas pendant les cours.
                D’ailleurs, voici la preuve par les mots : en Roumanie communiste, il y avait un ministère de l’enseignement, pas de l’éducation. Et ce n’est pas une question de nuance.
                Le mérite était une valeur majeure, même si, par exemple dans l’enseignement supérieur, l’origine « saine » était une condition incontournable pour l’obtention d’une bourse. Mais ça, c’est plutôt l’exception qui confirme la règle…

                Une possible (voire probable) explication est, à mon avis, l’obsession des dirigeants communistes (et de l’URSS plus spécialement) de montrer la supériorité du système communiste par rapport au capitalisme occidental.
                Et comme la mise en valeur des individus est le seul moyen d’avancer, ils ont laissé ouverte cette porte du savoir.
                Ce que les « intellectuels » de gauche occidentaux ont décidé de ne surtout pas copier, car « bourgeois ». Comprenne qui pourra…

        2. MCA

          @ ADP

          « l’excellence était le but à atteindre »

          Si si, je persiste !

          mais vu ton jeune âge, peut-être qu’à ton époque ce n’était déjà plus le cas… 😉

        3. durru

          Question de terminologie ?
          Dans une société basée sur le mérite, t’as intérêt à te bouger le c.l si tu veux pas finir à la rue. Et donc l’excellence était bien un but, que bien rares étaient ceux à vraiment atteindre in fine.
          Aujourd’hui, les élèves ayant des capacités préfèrent se cacher et faire semblant de ne rien savoir (comme tous les autres) pour ne pas se mettre en évidence et devenir le souffre-douleur de tous les imbéciles. La « médiocrité » est plutôt un doux euphémisme…

    3. Berdol

      Une seule solution, adoptée par les néerlandais : Le chèque scolaire et la concurrence jouera à plein, forçant les établissements à se reformer ou disparaitre.

  3. Jesrad

    Ils en sont encore à apprendre les décimales et les fractions… à 14 ans ? WTF, c’est ce que faisait mon fils cette année, ici en Irlande… à 9 ans. Ouch.

    1. Yanka

      En France, on commence par étudier le théorème d’Erdős-Szemerédi, parce qu’en début d’année, on tire au sort l’ordre des apprentissages, sinon c’est du fascisme !

    1. MCA

      Il est submergé par le flot inopiné de posts au point d’oublier de commenter.

      Espérons que ça ne l’a pas conduit aux urgences d’autant qu’en ce moment… c’est pas le moment…

    2. BXL

      @Flag. Shame on you! Ari est toujours le premier. Je suppose que le dallage auquel il a travaillé il y a quelques semaines présente quelques défauts auxquels il doit remédier… Ah, les contraintes du travail manuel, celui qui apporte les meilleures satisfactions!!

      1. Pheldge

        toutafé ! d’ailleurs, à l’heure où de nombreux ici, ouvrent l’œil, ou finissent leur café, le Papet, lui est déjà à pied d’oeuvre ! comme ils disent les djeun’s, Total Respect ! 🙂

      2. Aristarkke

        Simplement un ballon électrique à installer « complètement », c.a.d. avec support, tuyauteries hydrauliques et électriques à créer, ceci en urgence en remplacement d’un chauffe bains à gaz tombé en rade mardi pour lequel la mamie ne voulait plus remettre un euro de réparation.
        Chantier qui sera complètement achevé lundi matin mais laissé ce soir avec le ballon fonctionnel pour le week-end.
        Dans ce genre de situation, je commente néanmoins durant le casse-croûte, comme vous l’avez vu.

  4. Carpe diem

    Un ami qui bosse dans le milieu scolaire est outré de voir des classes entieres se balader 8j apres la rentrée….au zoo. Souvent une journée entiere est consacrée à glander avec les profs, sorties canoe, crapahutes diverses avec affretement de car et chauffeur. J ai bossé un peu dans ce milieu, le niveau des mômes est désastreux, on passe son temps à ne surtout pas les secouer, les pauvres choux, le signal fort envoyé est : pas de vague.

    1. Higgins

      Un de mes bons amis se retrouve, à 60 ans, professeur de technologie* (il n’y en a plus) en collège. L’année dernière, devant enseigner à ses élèves le système solaire (révolution et résolution des planètes), il a une idée simple. I fait sortit sa classe dans la cours et, à partir d’un arbre représentant le soleil, il a positionné ses élèves, ou une partie de ceux-ci, comme étant les planètes et leur demandant à son signa, de parcourir les orbites de ces dernières en tournant sur eux-mêmes en fonction d leur sens de rotation. 30 mn plus tard, tous ses élèves avaient compris. Réaction outrée de la majorité de ses collègues : qu’est-ce que tu as fait, tu n’as pas le droit, ce n’est pas prévu, etc,… Mon pote est écœuré devant l’absence de connaissance, voire le refus de connaître, des BaBa du monde économique de beaucoup de ses collègues.

      *la filière classique a été détruite par cette chère EdNat. Les profs de technologie sont donc rares. Il est dans le privé et il a connu des classes qui ont été six mois sans enseignant dans ce domaine.

      1. Ba

        Ce qui est outrant, c’est de continuer à croire et bien pire à enseigner sans trembler du museau, en 2022, le « système solaire » et toute cette merde.
        Alors qu’il est extrêmement facile d’apprendre la vérité : la terre est plate et immobile (en tout cas elle nous apparaît comme telle via tous nos sens et tout outil) et les étoiles sont des points lumineux dans le ciel (sur lesquels on peut zoomer) qui tournent dans le sens des aiguilles d’une montre autour de l’étoile polaire. Et les planètes elles sont des points lumineux qui suivent leur propre schéma géométrique autour de l’étoile polaire dans le même sens de rotation. Et le cycle est annuel et les étoiles sont exactement dans la même position chaque année au même jour.
        Enfin bref, il y a encore énormément à dire mais votre anecdote va bien dans le sens du billet : l’école est un lieu effroyable de stupidité et de mensonge.

          1. Roanna

            La question qui tue:
            Ba existe t-il ou est-ce un extra-terrestre qui verrait notre système solaire au travers de la courbure temps?

        1. Jusnaturaliste

          @ Ba

          Vous pouvez par vos propres sens vérifier que la terre est ronde, il suffit de regarder disparaître un bateau sur la ligne d’horizon de la mer. Si la terre était plate, le bateau resterait toujours visible, mais là il disparaît parce qu’il finit par descendre de niveau par rapport à vous et se retrouve donc masqué par la courbure de la terre.

          @ Minou

          Ba est très sérieux. Il y a tout un mouvement d’adeptes de la terre plate et des autres théories qu’il nous balance régulièrement.

          1. Minou

            En tant que pilote je ne suis pas sûre que la terre soit ronde. Quand je vole en ligne droite jamais je pousse sur le manche pour rester à la même altitude, si la terre est ronde je devrais immanquablement finir dans l’espace alors que là je n’ai jamais réussi à atteindre l’espace.
            Nous avons également parmi nous un ancien pilote qui je pense aura constaté la même chose il n’est pas devenu astronaute.
            C’est blague forcément….

        2. Grosminet

          « qui tournent dans le sens des aiguilles d’une montre autour de l’étoile polaire » quelle montre ? Celle qui tourne dans le faux sens ou celle qui tourne dans le vrai sens ?

          1. MCA

            « qui tournent dans le sens des aiguilles d’une montre »

            Je ne suis pas d’accord, jusqu’à présent personne ne l’a vu tourner 😉

      2. Jacques B.

        Excellent professeur, qui a su trouver la façon de faire comprendre les choses à ses élèves.
        Quant à ses collègues, no comment sinon que leur réaction indique que CPEF.

      3. theo31

        L’ednat est un repaire de crétins sans couilles. Ils ont tellement la trouille de se faire saquer par les inspecteurs qu’ils appliquent les programmes et les directives sans réfléchir un instant. Ils préfèrent leur minable petite carrière à la progression de leurs élèves.

      4. laurent a LA

        Ah tiens rigolo comme experience. Par contre je ne suis pas sur qu’il ait respecte les echelles de distance entre les planetes. Si l’on respecte les echelles on se sent envahi d’un grand frisson de solitude vulnerable.
        J’ai essaye dans le passe de faire une maquette du systeme solaire a l’echelle sur un terrain de foot.
        Le soleil etait un cercle de 1m de diametre.
        La trouille de ma vie ou presque.

    2. Scipion

      C’est pas une mauvaise chose en soi. On ne retient rien en restant 8h par jour en classe. Il faut faire comme en UK ou au Japon. Mais on a l’idée saugrenue, en France, de doubler les heures.

    1. Ryan

      Il y a déjà des écoles privées mais elles doivent suivre le programme de l’éducation nationale alors…

      De plus, avoir en face un si mauvais concurrent n’incite pas à se dépasser, il suffit d’assurer le minimum et voilà!

      1. Aristarkke

        Il y a des écoles privées, hors cadre Ednat, type Cours Hattmayer ou École Alsacienne qui enseignent ce qu’elles veulent mais de la façon classique pour des programmes devenus classiques. Aucune subvention d’où des coûts de scolarité qui rebutent sauf les gens aisés et les polytocards professionnels…
        Vous n’esperiez tout de même pas que « l’élite » soit obligée de se contenter du brouet éducationnel standard de la Ripoublique !

          1. Pierre 82

            Et c’est des gens pareils qui prétendent apprendre des trucs à nos (petits-)enfants?
            Effectivement, le pays est foutu.
            Qui parlait de dissonance cognitive, hier?

    2. Ryan

      Il faudrait des écoles privées réellement libres: de leurs programmes, de la sélection des élèves, des tarifs,…

      Tout ceci heurte la religion républicaine et ne se fera pas sans lutter. Les oppositions viendraient de l’État et des ses sbires, des syndicats enseignants mais aussi (soyons réaliste, on est en France.) de beaucoup de parents.

      La culture de l’excellence et du travail autrement dit l’élitisme et le mérite ne sont plus cultivés (en France) depuis longtemps. CPEF.

        1. Ryan

          Quel est le niveau (Littérature, Maths, Physique,…) par rapport à l’école publique? Avez-vous des sources svp?

          La direction prise par telle ou telle école peut ne pas vous plaire. C’est ça le libéralisme et les Britanniques s’y connaissent dans ça…

          1. Higgins

            Du fait de l’extrême gravité de cette crise, je ne crois pas que la solution réside dans une simple opposition public-privé. Ce dernier s’est fait avoir avec l’annonce de 80% d’une classe d’âge au bac. Lorsque j’ai passé ce dernier dans un lycée privé qui regroupait toutes les classes sociales (le privé dans l’ouest de la France), les résultats flirtaient avec les 80% alors que la moyenne nationale stagnait autour de 50% (il faudrait vérifier ce chiffre que je cite de mémoire). Indépendamment des histoires de croyance (je n’ai jamais vécu dans une aussi bonne ambiance de tolérance), il y avait une réelle plus-value à mettre son rejeton dans de tels établissements pour les résultats probables et une forme de rigueur dans l’encadrement. Actuellement, le privé se ramasse plus souvent les déchets du public, tous les choupinous décrochant in fine le précieux sésame à peu de chose près. Les programmes étant ce qu’ils sont, difficile d’échapper à la médiocrité de l’EdNat. Il y a, et c’est heureux, encore des établissements qui tire leur épingle du jeu mais pour combien de temps encore ? Les parents hésitent donc à payer pour une excellence qui s’est raréfiée.

            1. Ryan

              oui, c’est ce que je disais plus haut. Pas d’émulation par la concurrence et programme imposé.

              Ceci dit, il ne faut pas s’arrêter au BAC et au pourcentage de reçus. Beaucoup d’écoles d’excellence font préparer l’examen en parallèle de leur propre programme d’enseignement. Ces établissements ont intégré que le BAC n’était pas une fin, juste un point d’étape.

    3. baretous

      ma fille a privé d’école ses 2 gosses en faisant les cours à domicile par correspondance.Malgré qu’elle soit elle et son mari en télétravail ce n’est pas évident mais ça marche, les inspections se font sans problèmes. Mais ils peuvent le faire notamment financièrement. Imaginez le fossé qui se creuse entre gosses suivant le niveau de vie.. »Ils » vont vouloir casser le thermomètre..

      Mon autre fils, manager en informatique, est obligé de reprendre les mails partant de son équipe pour corriger les innombrables fautes de langue française . « le petit négre » écrit et parlé est en train de devenir une réalité.

      je précise que nous n’avons pas fait, mon épouse et moi, d’études supérieures.

      1. Husskarl

        Durant une inspection, l’inspecteur était atterré que nous puissions utiliser une ancienne méthode pour apprendre à lire et écrire.

        « Il y a plein de nouvelles méthodes, donc elles sont forcément mieux puisque nouvelles » résume la pensée des gens de l’EdNat…
        Le résultat ? Bah ! Qui s’y intéresse ?

        Bon, énoncer les classement internationaux remet les pendules à l’heure ou énoncer les anciens niveaux de bac. Les vieux de la vieille de l’EdNat sont bien obligés de reconnaitre que le bac qu’ils ont passé (il y a quelques décennies) était d’une autre difficulté.

      2. Léo C

        C’est tout à votre honneur.

        Lorsque je constate la différence de niveau de maths entre mon époque en classe de seconde et celle que je découvrais, il y a dix ans, par l’entremise des enfants d’une amie, je suis atterré.

        Je me souviens que j’y étudiais l’algèbre linéaire, les espaces vectoriels, entre autres.
        Quant aux équations du second degré, c’est une vaste farce.

        Lorsque j’avais évoqué cela avec un professeur lors de l’entrée en seconde de mon aîné, il y eut un silence.

        Je suis, malgré les capacités de mes fils, de les reprendre sur certains points.

        Petit rappel:
        https://www.bvoltaire.fr/cqfd-comme-on-dit-en-mathematiques/

        Ce pays est une honte. Dire que certains pensent encore que nous sommes un phare socio-culturel me déglingue.

      3. Yanka

        « le petit négre »

        La personne de couleur de taille réduite, on dit !

        Vous me copierez cent fois : « On ne doit pas dire « nègre » (ni « macaque »), car c’est pas gentil et des bougnoules pourraient se sentir visés.

        Signature des parents 1 & 2, tout ça.

    4. Jacques B.

      Le chèque instruction, comme indiqué plus haut par un commentateur, avec effectivement liberté pédagogique totale, le contrôle se faisant à la fin du cursus (et encore, le meilleur contrôle est celui fait par les employeurs et la vie économique en général).
      Cela conduirait immanquablement à une privatisation de fait de l’EdNat et à une hausse considérable du niveau d’enseignement.

  5. Dr Slump

    Excellent article, sur un sujet qui rejoint à 100% mes obsessions autistiques sur la linguistique, la sémantique (et la dissonance cognitive).
    Et je m’en désolais une fois de plus hier, passant devant la devanture d’un négociant en vin, je vois écris sur sa belle enseigne :  » à cheval sur la qualitée « … mais manifestement pas sur la grammaire 🙄
    Ces barbarismes atterrants sont devenus si courants, qu’à ce rythme ils deviendront la norme.

    Faut-il le rappeler, quand la langue n’est pas maîtrisée, le vocabulaire pauvre, alors la capacité à comprendre et exprimer le monde s’appauvrit, et on ne sait plus dire que dire des bla-bla qui sont le propre des bar-bares.

    1. durru

      C’est surtout que, lorsqu’on arrive plus à se faire comprendre (ni à comprendre) par la communication verbale, on passe au stade suivant.
      Pas étonnant qu’on constate une explosion de violence gratuite dans ce pays.

    2. Higgins

      « Mal nommer les choses, c’est ajouter du malheur au monde! » Albert Camus et « La perversion de la cité commence par celle des mots! » Platon.

          1. MCA

            Dis donc,

            sa Patronitude fait l’effort de nous sortir un billet chaque jour et toi pendant ce temps tu regardes ailleurs? 😆

            1. Aristarkke

              Il y a belle lurette qu’il n’y a plus de billet quotidien ici. Qu’as tu fumé récemment pour planer pareillement ?

    3. Husskarl

      Je le vois avec des stagiaires. Ils n’ont pas de vocabulaire et peinent à articuler des raisonnements, du coup, ils ne comprennent pas grand chose. Mais ils répètent très bien. L’état sera heureux.

      1. Rick Enbacker

        Prolifération de « du coup », « en vrai », « en fait », « je vais juste », « genre » pour compenser le vocabulaire indigent :
        https:// twitter.com/NicMatyjasik/status/1515629707756285953

        1. Pheldge

          chez nous, il y a le « tu es d’accord avec moi ?  » qui est très courant, et révèle un manque de confiance et un besoin maladif d’être rassuré …

    4. Mandataire

      « Les frontières de mon langage sont les frontières de mon monde. Les limites de mon langage signifient les limites de mon propre monde ».
      Ludwig WITTENGSTEIN

    5. Navigateur

      Idem en mathématiques… D’une certaine manière, on peut appréhender les mathématiques comme une « langue ». Elles ont leur syntaxe propre, leur vocabulaire, leur grammaire, leur orthographe voire leur humour et une certaine forme de poésie… Elles servent à décrire, à modéliser, à comprendre (cum prendere) le réel. A exprimer des concepts et des idées que les mots seuls sont incapables de saisir et de transmettre. Avec des limites… notamment en économie où la sur-mathématisation masque le caractère profondément humain de la discipline qui est plus proche in fine de la psychologie que des modèles complexes optimisés à grands coups de Lagrangiens, Laplaciens et séries diverses et variées.

      En informatique, idem. Les machines ont une tolérance zéro pour les erreurs de syntaxe ou d’orthographe. Quand je vois un informaticien incapable d’écrire deux lignes en français, sa langue maternelle, sans commettre une bourde orthographique de taille, je frémis à l’idée de le voir gérer un réseau de serveurs sous Linux en ligne de commande. Là, une minuscule au lieu d’une majuscule, un point oublié ou une virgule de trop et la catastrophe n’est pas loin. Il en va de même pour tous les langages quels qu’ils soient.

      Ma fille de 12 ans finit son cycle primaire en Belgique. Je suis effaré de constater la différence d’enseignement qu’elle reçoit par rapport à celle que j’ai reçue. Nous avons 44 ans d’écart… Mon grand père me disait qu’en fin de cycle primaire, les élèves savaient écrire sans faute et calculer sans faire d’erreur. En géographie (ça n’existe plus, on dit « éveil » maintenant) il pouvait décrire le littoral du Danemark à Gibraltar en citant toutes les embouchures des fleuves. Pas certain que ma fille sache la différence qu’il y a entre une rivière et un fleuve.

      Elle s’en sort par ailleurs très bien, ses notes oscillant entre 95 et 100 %… Elle s’ennuie donc un peu, étudie juste ce qu’il faut, et conséquemment n’a pas développé de méthode de travail ou de sens de l’effort. En cause : la trop grande simplicité de ce qui est enseigné, le manque de défis intellectuels dont il est idiot de penser qu’ils n’adviennent que dans l’enseignement supérieur. L’expérience m’a démontré le contraire, c’est dans l’enfance voire la prime enfance que doit s’effectuer ce travail. Les études universitaires étant essentiellement axée sur la restitution et donc la mémoire, il n’est pas rare de rencontrer des titulaires de « bachelor », « master » voire de « Philosophy » degrees (puisque tout est à présent anglicisé) dont on peut parfois raisonnablement se poser la question de leur capacité cognitive réelle. Je constate fréquemment un manque flagrant de créativité et d’imagination parmi les multi diplômés.

      C’est dans « Terre des Hommes » de Saint-Exupéry, un beau compagnon de voyage, que l’on trouve cette pensée : « Si on les instruit bien, on ne les cultive plus. Il se forme une piètre opinion sur la culture, celui qui croit qu’elle repose sur la mémoire des formules. Un mauvais élève de cours de Spéciales en sait plus long sur la nature et sur les lois, que Descartes et Pascal. Est-il capable des mêmes démarches de l’esprit ? ». Tout est là…

      Il n’y a plus de jardiniers pour les hommes… Et ce n’est pas seulement Mozart qu’on assassine.

      1. Yanka

        « Ma fille de 12 ans finit son cycle primaire en Belgique. »

        Je me suis occupé de l’accueil extrascolaire (ex-garderie) et parfois des enfants demandent au gentil monsieur de les aider à faire leurs devoirs. Je dis bien que je ne donne pas les réponses, mais que j’explique dix fois s’il le faut, je démontre, je démonte, je remonte, jusqu’à ce que le bidule entre bien. Alas, poor Yorick, élèves de deuxième primaire infichus de comprendre 4 x 3, même quand je fais des petits paquets de 3 crayons ; et alors il ne faut pas que je me lance dans des complexités du genre : 3 x 4 = 4 x 3. Eux pas comprendre, trois énormes rides au front ! Ils ne sont pas forcément bêtes, ils sont dissipés, ça ne les intéresse pas. Et que dire des profs toujours sur les nerfs (des femmes, bien sûr), qui font comprendre que pour comprendre, hé ben, y a qu’à comprendre et pis que c’est comme ça ! Nervosisme, sottise, manque de motivation, pédagogie ploum-ploumesque sur fond de réfugiés et de drapeaux arc-en-ciel ! Pour moi, c’est foutu !

  6. Pierre

    Bonjour, Au Quebec une professeur d’une ecole technique m’a explique que :
    une partie de la rémunération des professeurs, ainsi que d’autres avantages tel le choix des matières ou horaires, dépendent de la reussite des élèves.
    Et ces écoles publiques recoivent une part de financement privé, et en plus doivent trouver des entreprises pour les stages, rémunérés car les entreprises attendent des stagiaires un réel travail. Ces stages d’ailleurs débouchent souvent sur un emploi stable.
    Les élèves ont aussi le droit de critiquer par écrit le professeur, soit pour un fait personnel, ou pour tout ou partie de la prestation du professeur. Celui-ci doit alors répondre, et en l’absence d’amélioration, le débat sera porté devant une assemblée de conciliation, direction, autres professeurs, entreprises partenaires, élèves.
    Les entreprises partenaires participent bien sûr au choix des matières et du niveau exigé.
    L’objectif est l’amélioration constante du niveau, mesuré à l’aune de l’insertion professionnelle, ou de l’entrée dans les écoles réputées, de la plus grande quantité d’eleves.
    Et bien sûr le choix de l’ecole par l’eleve ne dépend pas du territoire, mais de la reussite aux tests écrits et oraux. Et les écoles fournissent un nombre de places égale aux stages disponibles.
    Nous avons un contrat à 4 partenaires, administration, privé, professeurs et élèves.

  7. Hari Seldon

    Chez un client la semaine dernière.
    Stagiaire au département comptabilité, 3ème année, environ 21 ans.
    La comptable de la boîte et lui en pleine discussion, j’ai – réellement – cru à une caméra cachée pour me piéger. Mais non.

    « Les boîtes contiennent 10 unités, et une boîte coûte 1.49€, tu dois juste encoder le prix de l’unité. »

    * Silence radio pendant une dizaine de secondes *
    * Prend sa calculette *

    « Tu n’as quand même pas besoin de ta calculatrice pour faire ce calcul ? »

    * Silence radio pendant une dizaine de secondes *
    « Je ne sais pas faire ce calcul de tête. Je crois que je ne suis pas fait pour la compta ».

    « Tu es fait pour quoi alors ?? »

    « J’aimerais bien travailler à la mairie »

    Certifié 100% véridique.

      1. Meslet

        Dans mon bled 13000 habitants, 350 employés communaux..et il y a la communauté de communes en plus qui en emploie en plus…

    1. breizh

      C’est pire qu’un problème de calcul : a priori, il ne sait même pas se représenter la question. Donc, il n’a même pas l’utilité de la calculette.

  8. Douar

    Mon jeune fiston, ingénieur avec spe IA, est prof de physique vacataire pour s’occuper et voir si ça lui plait (« beau métier » selon lui, parce qu’il y a des sales métiers ?).
    Au bout de 3 mois, sentiments mitigés. Le salaire est médiocre par rapport à ce qu’il peut avoir ailleurs, mais coder à longueur de journée ne l’emballe pas, mais surtout, un niveau souvent proche du lamentable.
    Les élèves en 3ème sont souvent incapables de comprendre les énoncés des questions.
    Je ne pense pas qu’il poursuive son expérience, du moins en France.

  9. Husskarl

    On trouve certaines statistiques intéressantes aux USA sur une bonne solution:

    Academic Performance of Homeschooled Students

    Homeschooled students perform much better than their counterparts in formal institutional schooling.

    – Homeschooled students tend to perform above average on their ACTs and SATs.
    In these standard achievement tests, the homeschooled students average between 15% and 30% more points than the students attending public schools, notwithstanding the parents’ income and education.
    – Homeschooled students average 72 points more than the nationwide mean performance in SATs.
    – The average performance of homeschoolers is 22.8 out of 36 points compared to the national average of 21.
    – Homeschoolers have an average graduation rate of 67% compared to the 57.5% graduation rate for students from public schools.

    https://www.thinkimpact.com/homeschooling-statistics/

    https://www.nheri.org/research-facts-on-homeschooling/

    1. Pierre 82

      J’en ai déjà parlé avec mes enfants, qui sont en couple, et comptent prochainement commencer à se reproduire.
      Voilà pour moi et mon épouse une perspective qui nous remplirait de joie pour le jour où on sera retraité: enseigner à nos petits-enfant, sans aller jusqu’à faire 100% école à la maison, mais en tous cas de participer régulièrement à remonter leur niveau.
      Mes filles, déjà, savent qu’avec le niveau d’absentéisme aussi épouvantable chez les profs que chez les élèves, un ou deux jours d’absence hebdomadaire pour le remplacer par des cours à domicile par moi et ma femme passera très largement sous les radars de l’inspection.
      Idée à creuser, je tiens quand même à rester utile pour ma descendance avant d’être gaga.
      École à la maison clandestinement, en quelque sorte. En plus, ça imprimera dans leur cerveau que l’état est notre ennemi dont il faut se défier.

      1. Husskarl

        L’explication simple, ce sont les taxes. Faites bosser un enfant sur sujet un peu pénible mais qu’il sait faire. Ensuite lui expliquer que tu lui doit 5€. Il est tout content. Puis lui annoncer que l’état va lui prendre 3 ou 4€. Avec toute la justesse qu’ils ont, ils sauront le qualifier de ce qu’il est: un voleur.

  10. Théa

    Premier commentaire ici, je suis le blog depuis un moment ! Merci h16 pour vos superbes articles !

    Je n’ai pas encore d’enfants mais franchement, le niveau scolaire me fait vraiment peur. Je sais que c’est aux parents de pallier aux lacunes de l’école mais là, le déficit est abyssal quand même…

    Un phénomène que j’ai également constaté chez mes commerçants habituels (boulangerie etc…) : ils ont des tout jeunes apprentis… Qui ne comprennent rien à ce que vous leur dites, c’est vraiment grave… Et je ne parle même pas du niveau d’orthographe sur le net.

    Comme meme ses honteu !

    1. Ryan

      Bienvenue! Je constate une hausse de fréquentation. H16: pouvez-vous confirmer svp? Il doit y avoir beaucoup plus de personnes qui ne font que lire…

  11. Nemrod

    Tout va bien.
    La France est un Paradis et le français un râleur permanent et surtout manque de reconnaissance envers ses élites .
    Point.
    C’est l’antienne de base du bon macronard…on me l’a encore répété hier.
    En attendant l’effondrement du pays Potemkine, je cultive mon jardin et travaille juste ce qu’il faut…pour moi.
    Pour mon bled et le pays c’est autre chose…mais je suis pragmatique et n’aime pas la spoliation.
    Logique de pays socialiste.

      1. Nemrod

        Oui on me l’a envoyé, bien vu Major.
        En attendant le déclin des soins est dramatique chez moi.
        En 3 jours : décès d’un homme de 73 ans qui n’a pu obtenir un RV avant fin Août pour une suspicion de myélome…le déclin de l’état général et la faiblesse douloureuse a fait le reste…chute mortel dans son escalier.
        Ce matin une brave dame qui traîne depuis 6 mois avec un goître thyroîdien malin…métastastique aux poumons à cause du délai d’intervention…6 mois…quelle surprise !
        Une troisième…37 ans qui a un diabète insipide…c’est rare et y pas de place…on connait la chanson …elle a pris 20 kg et boit 15 litres d’eau par jour en attendant les calendes grecques ou une prise en charge…c’est la même chose
        Bon le premier se plaindra plus et la deuxième et la troisième vivent dans un Paradis…puisqu’on vous le dit.

        1. Jacques B.

          L’espérance de vie en France a stagné sous le premier mandat de macron, cf https://www.insee.fr/fr/statistiques/6037739?sommaire=6036447 que ce soit pour les hommes ou les femmes,
          et cela, pour la première fois depuis… depuis très longtemps, en fait, puisque l’espérance de vie augmentait depuis des siècles.

          Mon petit doigt me dit que son second mandat pourrait carrément se traduire par une baisse de l’espérance de vie… mais bien sûr, ce sera lafôtapoutine ou aux antivax si ce n’est pas à l’industrie pétrolière.

          1. Higgins

            La démographie est une science passionnante et implacable. Les diminutions d’espérance de vie, l’augmentation de la mortalité infantile et la baisse de la fécondité (même camouflée par des apports extérieurs) sont rarement porteurs de lendemains qui chantent.

        2. René-Pierre Alié

          Actuellement en rééducation après une prothèse totale du genou.
          Un médicament mal supporté. Perte de sang notable dans les selles.
          Je stoppe ce médoc, fin du problème. Veut avertir le médecin de la clinique pour l’informer et mesures à prendre. Je n’ai eu sa visite qu’une semaine après, et en le coinçant dans le couloir. Me dit n’avoir jamais été informé, alors que j’ai parlé de ce problème à qui voulait m’entendre.
          Concernant la rééducation, le chirurgien insistait sur certaines choses à faire. J’en fait part à la kiné. Résultat néant. Elle préfère ses méthodes (d’ailleurs fort bonnes, mais incomplètes).
          Ordonnance pour un echo-doppler, à réaliser à opération + 7. Je réalise que personne n’a pris de rendez-vous, malgré ma demande. Finalement, c’est moi qui en obtient un, après de laborieux coups de téléphone.
          Le système de santé donne l’impression que l’on va l’améliorer (sa santé) malgré le système plutôt que grâce à lui.
          Je ne vous parle pas du pont de l’Ascencion. Quatre jours sans kiné, tous font le pont.
          Contraste entre la haute technicité d’une prothèse du genou, , et l’espèce de désorganisation de l’intendance. À l’image de beaucoup d’entres choses en France.

          1. Nemrod

            Oui c’est ça.
            Un côté fusée interplanétaire high tech mais les rats on rongé les fils et personne a fait le plein de combustible.
            Quand au pilote il est en rtt.

          2. Nemrod

            Eliquis sûrement…qui s’est substitué aux héparines de bas poids moléculaire mais cause souvent ce genre de problèmes.
            Mais moins cher.

            1. Ryan

              l’Eliquis est un comprimé par voie orale, les HBPM sont des injectables (geste quotidien plus invasif, nécessité d’une infirmière, NFS) Bref…moins de contraintes pour le patient. C’est quand même à prendre en compte.

          3. Jacques B.

            Le 4 octobre 1957, l’Union soviétique lançait la sonde Spoutnik 1 : c’était le premier objet de confection humaine à échapper à l’attraction terrestre.

            À la même époque, les citoyens de l’URSS vivaient ceci : https:/ /static.wixstatic.com/media/1aaedf_57e9f87c5daa4ea78b51834bb8e7ac22~mv2.jpg/v1/fill/w_1000,h_638,al_c,q_90,usm_0.66_1.00_0.01/1aaedf_57e9f87c5daa4ea78b51834bb8e7ac22~mv2.jpg

            L’économiste Jacques Lesourne parlait de la France comme « d’une Union soviétique qui aurait réussi »… il oubliait de poser la question : « oui, mais jusqu’à quand ?' »

  12. Claire Curaba

    Sachant que ce même Etat fait la chasse aux écoles hors contrat pour être sûr de ne pas se faire dépasser (ce qui est facile vu le niveau dont il est responsable)…

    1. Gerldam

      En fait, au point de nullité où nous sommes rendus, il n’y a plus que les grands-parents qui puissent aider corectement les jeunes. Surtout s’ils ont fait latin et grec dans leur jeunesse, ce qui leur donne une excellente maîtrise de la langue française. Si, de surcroît, ils ont une bonne culture scientifique, ils peuvent allègrement remplacer n’importe quel prof de moins de 30 ans.
      Cerise sur le gâteau, les grands-parents ont du temps.

  13. ValM

    Je pourrais en écrire des pages, sur ce problème, puisque j’en ai l’expérience en tant que maman mais aussi en tant que prof (reconversion après 20 ans dans l’industrie, j’ai tenu 4 ans)….
    Le système actuel ne privilégie pas l’effort, quand j’étais prof, le leitmotiv, c’était la bienveillance (dans le sens « ces pauvres enfants, ce ne sont plus les mêmes qu’avant, c’est à nous de nous adapter ») et j’ai vu des profs idéologisées qui se mettaient en 4 pour que les élèves aient des bonnes notes, excusaient tous les comportements, minimisaient tous les mauvais résultats… certains conseils de classe étaient à vomir… La direction poussait à ce qu’on donne toujours plus « d’encouragements », de « compliments », de « félicitations » alors que, clairement, certains ne les méritaient pas…

    On était quelques uns à dire qu’on mentait aux élèves, on leur faisait croire qu’ils pouvaient réussir sans effort.

    J’ai même eu une prise de bec avec le principal adjoint stagiaire qui s’est invité à ma table pendant que je déjeunais et qui m’a pris la tête sur le thème « faut pas casser le rêve des élèves, s’ils veulent être ingénieurs et médecins, il faut les aider »… On n’avait clairement pas la même vision des choses : un gamin qui ne sait pas écrire, qui ne comprend rien en classe et qui, en plus se permet de perturber le cours, je ne vois pas comment il peut devenir avocat ou chirurgien, sauf à truquer les résultats…

    Et que dire des élèves qui n’en branlent pas une ? On leur écrit 4 phrases au tableau à recopier et c’est la levée de boucliers en 3e : « non mais c’est trop long madame, on a la flemme, vous pouvez pas nous donner une photocopie ? » ou alors des copies blanches rendues à la pelle dès la 5e (même écrire le nom sur la copie semblait impossible pour eux : il fallait que je me batte pour qu’ils l’écrivent), et tous ces élèves qui viennent sans rien dans leur sac… Alors Ok, je n’étais pas dans le meilleur des collèges, il y avait un public « difficile » (comme on dit de nos jours…) mais quand même !! J’ai eu des élèves en 6e qui étaient très bons, et j’en ai retrouvé certains en 3e qui étaient devenus de vrais mollusques, parce que bon, les bons élèves comprennent rapidement dès la 5e comment ça fonctionne (en 6e, on a plutôt droit à « madame, vous croyez que je vais redoubler ? » ah, la bonne blague !), un élève qui a quasiment 20 de moyenne (oui, parce que vu la baisse de niveau, les très bons élèves peuvent facilement avoir 20 de moyenne) et qui voit que l’élève à 2 moyenne qui l’a fait chier toute l’année en cours (et sûrement en dehors) passe aussi et qu’il va ENCORE devoir se le coltiner en 4e, il ne voit plus trop l’intérêt de passer ses soirées à bosser (parce que le problème, c’est que comme les profs n’avancent pas dans leur programme en classe avec tous ces mollusques, ont la fâcheuse habitude de tenter de rattraper le retard en inondant les élèves de devoirs, ce qui est totalement ridicule)… J’aurais de belles perles à expliquer, tant au niveau des savoirs que du comportement en classe…

    Ça me rappelle un élève que j’ai eu en 5e (la pire classe de 5e du collège cette année-là, la prof principale en a pleuré en fin d’année au conseil de classe) : il avait fait le tour du monde avec ses parents et avait suivi les cours du CNED; puis ils étaient rentrés et il s’était retrouvé dans ce collège. C’était un gamin hyper bienveillant et positif en début d’année, il savait tout un tas de choses, il avait un super niveau d’anglais, il s’intéressait à tout un tas de choses et avait rencontré des gens riches, des pauvres (en Inde, en Chine…), un gamin vraiment sympa… Je l’ai vu se flétrir durant l’année et se refermer sur lui-même comme une moule. A la fin de l’année, j’ai appris qu’il partait et retournait faire l’école à la maison. J’en ai discuté avec lui 5 minutes et il a eu cette phrase qui m’a marqué : « au collège, ya trop de violence, et on n’arrive pas à apprendre, je préfère travailler tout seul avec le CNED. »

    De mon expérience de maman, j’en ressors quoi (en connaissant la « chose » de l’intérieur) ? J’ai 3 filles et la dernière à 12 ans d’écart avec la première… Je peux donc facilement comparer ce qui est fait en classe à 10 ans d’écart et c’est totalement catastrophique :

    – en primaire, mes 2 filles aînées faisaient encore quelques rédactions (même si ça ne cassait pas des briques) ; ma dernière fille n’en a pas fait une seule, ce qui est un handicap en collège car elle est tombée sur une prof d’histoire-géo qui croit que les 6e sont des étudiants de fac : elle leur fait des évaluations avec analyse d’images ou de textes mais sans avoir JAMAIS travaillé ce genre d’exercice en classe. Elle met des points rouge à tout va pour l’orthographe, la compétence « je sais écrire » (je n’aborderais pas mon opinion sur les compétences, mon message risquerait de tripler de longueur) et pense que ma fille « n’apprend » pas son cours alors qu’il ne s’agit pas, ici, d’un problème d’histoire-géo… Résultat: pendants les grandes vacances, je vais lui faire faire de la rédaction. Côté grammaire, de moins en moins de points sont abordés en primaire : on tourne en rond sur le présent simple, un peu d’imparfait, et on aborde le passé simple à l’arrache en fin de cm2. J’ai découvert que la voix passive arrivait plutôt en 5e (prof d’anglais, j’ai été effarée en classe de 3e que quasiment aucun élève ne connaissait la voix passive en français). En maths, on ne demande plus aux élèves de connaître par coeur les tables de multiplication (enfin, on leur d’apprendre, mais il n’y a pas d’évaluation pour vérifier si c’est acquis ou non)… On traîne sur l’addition et la multiplication simple jusqu’en CM2, où tout d’un coup, on fait la division, les fractions, les décimaux…. En primaire, il n’y a quasiment plus d’histoire-géo et c’est tout décousu : on passe des hommes préhistoriques, aux moyen-âge, puis à François premier (les 3 seuls trucs que ma dernière a vu) et en géo, elle aurait dû apprendre la géo de la France, mais elle a vu vite fait le noms des départements, puis on a eu droit aux « réseaux de communication » et aux problèmes climatiques.

    – en collège, elle est en train d’apprendre la flemme. Elle a été diagnostiquée Haut Potentiel (en soi, je m’en fiche, mais c’est surtout pour expliquer qu’elle comprend vite et qu’elle n’est pas dans le moule, elle n’a pas les mêmes centres d’intérêt que les autres élèves) : elle s’ennuie en classe, pour certaines matières, ça va trop doucement, la notation par points de couleur ne lui parle pas (à part les « rouge » qui sont, je trouve plus traumatisants qu’une note en dessous de la moyenne) et surtout, elle a perdu le goût de faire des efforts (couplé avec l’entrée dans l’adolescence, ça va être pénible)… J’essaie de garder l’étincelle de curiosité qu’elle avait, de lui faire garder le goût de l’effort, mais franchement, après une journée entière à glandouiller, puis se retrouver avec des tonnes de devoirs à faire entre 18h et 20h, je ne vois pas comment je peux influer sur tout ça… Sans compter qu’elle se fait harceler, justement parce qu’elle n’est pas comme les autres (pas de téléphone, pas de jeux vidéos, elle s’intéresse à la nature, aux petites bêtes, et elle se fait emmerder du matin au soir par les autres élèves de sa classe… Pas plus tard que cette semaine, elle s’est fait traiter de « conne » et de « pauvre » parce qu’elle n’a pas de téléphone)

    Bref, ma dernière fille, qui a pourtant des capacités, est partie pour avoir un moins bon niveau que ses 2 grandes soeurs, et en tant que parent, je me sens désemparée (et en tant qu’ex-prof, je suis en colère contre cette institution qui sape sciemment l’instruction des enfants… C’est pas pour rien si je suis partie, même si je suis dans la mouise maintenant pour trouver un job…)

    Désolé pour la longueur…

    1. ValM

      Et désolé pour les fautes, j’ai été prise par l’émotion, fallait que ça sorte et mes doigts ont eu du mal à suivre ma pensée parfois…

              1. Aristarkke

                En attendant, le Papet est encore capable de repérer tes fautes d’écriture mais a la mansuétude de laisser passer, eu égard au vieillard en devenir, îlien perdu chez les sauvages des mers du Sud !

                1. Higgins

                  On ne va quand même pas rappeler les devoirs de la France vis-à-vis des autres civilisations comme l’a fait Jules Ferry en son temps.

                  1. Aristarkke

                    La Gôche n’y fait plus guère référence à cette icône depuis qu’ont été mis en lumière ses écrits colonialistes des plus accentués, parfaitement en phase à son époque, pourtant…

                  1. Aristarkke

                    Ce commentaire à la suite duquel j’ai posté mon commentaire, était honorablement correct. Pour une fois… 😈

    2. Higgins

      Merci pour ce témoignage éloquent. Lorsque ma dernière fille était en cinquième, son professeur principal, une jeune enseignante, m’avait confié que la classe en question était extraordinaire et qu’elle la comparaît à une écurie de course. Elle était obligé de les tenir les rênes courtes et les résultats de l’ensemble de la classe faisait plaisir à voir, le tout dans une ambiance sympathique pleine d’émulation. Je précise que c’était dans un collège privé (le public me donne des boutons). Las, le rectorat s’est mis dans l’affaire et l’année suivante, ce groupe a été explosé sur ordre comminatoire de sa part, aucune tête ne devant dépasser. Ça n’a pas eu de conséquences directes sur les élèves mais ça donne une idée de la malafaisance idéologique à l’œuvre. Le CNED peut être une solution mais tous les parents n’ont pas une fibre pédagogique développée. Déjà, faire grandir ses enfants avec de la télé choisie et mesurée (via les DVD ou des chaînes thématiques), sans console de jeu et dans un environnement plein de livres et de revues est déjà un atout. Après, il faut de la constance et un peu de chance.

      1. ValM

        Malheureusement, le CNED, ça sera fini, avec la guerre que Macron a lancé contre l’instruction à domicile… Je suis des parents en « homeschooling » et c’est la catastrophe annoncée pour la rentrée prochaine :
        les inspecteurs s’acharnent sur les parents en faisant des réflexions du type « toutes façons, dans 2 ans, il n’y aura plus d’instruction à domicile » et tous les parents qui remplissent la demande (avant le 31 mai) et qui choisissent la raison 4 (pour raison spécifique à l’enfant) sont en train d’être refusés.
        Une association a fait une enquête auprès des rectorats de France (anonymement) et il semblerait que cette raison soit tellement floue et aussi parce qu’ils n’ont reçu aucune consigne claire, que c’est un peu selon l’humeur du fonctionnaire qui reçoit la demande….

        Je me gardais le CNED comme porte de sortie pour ma petite dernière, mais aujourd’hui, je n’ai même plus cette option : c’est « école, marche ou crève »

        1. Aleph

          C’est le vieux fantasme terrifiant de l’enfant assimilé à une propriété de l’Etat et non libre sous la responsabilité des parents, qui remonte au moins à Sparte, avec des résurgences à la Révolution avec Lepelletier de Saint-Fargeau, et encore énoncé explicitement par des Ministres comme Vincent Peillon il n’y a pas longtemps. L’enfant vu comme électeur captif en devenir et aussi comme germe de l’homme nouveau qui porte le système radieux – et le parent, gêneur par définition. Ce n’est pas « seulement » un problème de concurrence. Et surtout pas une question de lutte contre le séparatisme et les madrasas, qu’on peut fermer pour plein d’autres motifs.

          1. P&C

            Sauf qu’à Sparte le projet n’était pas de faire des gosses des ignares glandeurs…

            (et encore, l’agogée ne concernait que les garçons. Les filles restaient avec leur famille jusqu’au mariage, et avaient même le droit de recevoir une éducation, ce qui était le seul point progressiste de cette société foncièrement élitiste et réactionnaire).

            Quitte à ce que l’état s’occupe des gosses, qu’il en fasse des Léonidas plutôt que des wokes.

        2. Agathe63

          j’apprécie vos articles , H16 , même si je ne les commente jamais . Alors pour une fois … nous sommes des parents ( heureux ! ) qui instruisons notre fille de 11 ans en famille . Nous prenons nos responsabilités même si c’est un choix qu’il faut assumer et expliquer souvent , justifier toujours . Nous ne sommes jamais les bons parents !!! « gêneurs par définition » a minima , merci Aleph , voire suspects , terroristes , séparatistes ! Je veux juste que ma fille parle, écrive, lise et compte .. en français correct.
          @ ValM Tournez votre regard du côté du sud ouest de la France ; un mouvement de désobéissance civile est entrain d’émerger relatif au nouveau régime d’autorisation auquel nous sommes désormais soumis .

                1. Agathe63

                  Complètement d’accord avec vous ,Jusnaturaliste , nous ne représentons pas grand chose ! On va peut être nous obliger à re scolariser nos enfants dans des classes sans profs, nous mettre en prison et nous faire payer des amendes ! Qu’à cela ne tienne .. quand ma fille , lors du contrôle pédagogique , est capable de regarder les inspecteurs , droit dans les yeux et leur expliquer qu’elle ne retournera pas au collège car elle a envie de travailler, d’apprendre et que c’est tout simplement impossible dans sa classe et dans son collège .. je vous laisse imaginer de quel côté se situe la gêne et la force que cela nous donne … ces mêmes inspecteurs obligés de reconnaitre un très bon niveau d’instruction !
                  C’est un peu l’ironie du sort , l’Académie de Versailles recrute pendant 4 jours ses enseignants via un job dating .. cela fait sourire ( jaune ) .

                  1. Jusnaturaliste

                    Félicitations pour votre détermination!

                    Pour ma part, j’essayerais peut-être d’abord d’utiliser les exceptions de la loi, faire recours au droit européen, voir de déménager, plutôt que de risquer la prison et que l’on m’enlève mes enfants.

                    Et sinon, je pense que bien soutenu par ses parents, on peut aussi s’en sortir dans l’école publique.

                    1. Agathe63

                      Merci Jusnaturaliste!
                      déjà en instruction en famille , nous avons une autorisation « de plein droit » de continuer pendant 2 ans , puisque le contrôle est favorable . Le problème se pose pour les nouveaux , ceux qui débutent à la rentrée prochaine , les assos et les fédérations de parents qui militent pour la liberté d’instruction sont mobilisées et nous avec ..on fait cause commune et on soutient les copains ! Toutes les ficelles seront utilisées , ça va juste être long, chronophage, énergivore ..
                      Il y a aussi des profs et des instits qui travaillent en conscience .. qui accueillent en maternelle des enfants qui n’ont jamais joué avec des dés ou tenu un crayon ( c’est du vécu !) alors , on fait ce qu’on peut avec ce que l’on a !

              1. Pierre 82

                Excellente initiative.
                Mes enfants sont grands, et je n’ai pas encore de petits-enfants, mais d’ici quelques années, je serai sans doute retraité, et je compte bien, à la demande de mes propres enfants, participer à leur instruction, avec mon épouse.
                On a pensé que si c’est interdit, il suffira de les inxcrire dans un établissement, et de ne les présenter qu’un minimum de temps. Officiellement, ils seront malades. De toutes manières, les inspections d’académie sont tellement débordées qu’ils n’ont pas le temps de s’occuper des problèmes d’assiduité des élèves.
                Pour l’instant, c’est une simple idée en l’air, qu’il faudra travailler, affiner et adapter suivant la manière dont tout cela évolue.
                En tous les cas, bravo à vous pour cet excellent état d’esprit.

                1. Jusnaturaliste

                  C’est ce qu’a fait l’acteur Alexandre Astier: enfants inscrits dans une école, mais toujours malades, pour pouvoir faire l’école à la maison…

                  Une autre option est d’investir dans la musique, dans le sport intensif ou de devenir itinérant.

                  1. Agathe63

                    Si on se bat pour des causes qui nous semblent justes , on peut perdre, mais si l’on ne se bat pas .. c’est perdu d’avance . Des parents vont choisir l’itinérance , la désobéissance civile et d’autres l’illégalité , on pousse des gens normaux dans des retranchements invraisemblables … Sachez qu’on est là , Pierre 82 , à défendre ce droit d’instruire en famille , pour qu’un jour vous puissiez avoir le bonheur de partager cela avec des petits enfants, si vous en avez envie ! Laissez moi simplement vous dire que nos enfants sont les meilleurs ambassadeurs de l’ief , au delà du niveau scolaire , ce sont des enfants ouverts d’esprit , qui communiquent aisément avec les adultes ( on me demande souvent si ma fille est « surdouée » ) . Elle adapte le discours selon ses interlocuteurs , elle n’a pas peur d’exposer un point de vue et d’argumenter , parler de ses lectures et des émissions choisies qu’elle regarde ( ce en quoi le collège a été une expérience douloureuse .. ah oui, elle n’a pas de téléphone portable non plus ! et évite soigneusement les « du coup-genre- en fait  » …) .. bref une gamine normale de 11 ans à qui l’on consacre du temps .
                    @Jusnaturaliste , ces élections nous donnent des boutons .. tant qu’il y a de la vie , on se battra pour nos gosses .

                    1. Jusnaturaliste

                      @ Agathe63

                      Je peux en dire autant des enfants que je connais qui font l’instruction à domicile, à part un seul cas d’une famille où cela ressemblait plutôt au tiers monde.

                      Hélas oui, on en est maintenant au stade de devoir se battre pour des libertés fondamentales, c’est consternant et la fin d’une époque.

      2. Berdol

        2 enfants : Pas de télé sauf le jeudi et sous surveillance et à petite dose. Pas d’ordinateur avant 13 ans, pas de jeux vidéos sinon le jeudi et à petites doses, des livres autant qu’ils en voulaient, des conversations normales, sans censure et sans bêtifier. Les résultats scolaires excellents, idem les résultats universitaires. Problème : Ils ne se sentent pas dans la norme et nous disent que notre famille et notre univers sont anormaux… Ils en rient, mais sentent bien que la norme est catastrophiquement différente. C’est la même chose sur le plan philosophique et moral…

        1. Jusnaturaliste

          Un bon truc pour qu’ils ne soient pas trop largués, c’est de les laisser regarder quelques dessins animés actuels, mais sans le son. Les images suffisent pour comprendre l’histoire, et c’est surtout le son qui abrutit.

    3. Dr Slump

      Un témoignage aussi consternant, c’en est presque effrayant. Je suppose que ce n’est quand même comme ça dans tous les établissements, et qu’il y en a quand même qui ont toujours un niveau acceptable… non ?

      1. ValM

        J’ai un collègue qui a passé le CAPES en même temps que (reconversion pour lui aussi) et qui est TZR (= intérimaire certifié : c’est quand tu as le concours mais que l’EN n’a pas été fichu de te trouver un poste alors qu’il y a pénurie de profs).. En 4 ans, il a fait tout un tas de remplacements et on a à peu près les mêmes histoires… Il suffit d’aller lire des témoignages sur les groupes de profs sur facebook pour se rendre compte que je n’étais pas la seule à vivre les mêmes choses…
        Voici par exemple le screenshot d’un témoigage édifiant (en pro, en plus, l’élève est sensé être motivé pour ce métier), et des comme ça, j’en ai lu des tonnes… Il y a des établissements moins pires, mais comme l’État tient absolument à avoir des classes hétérogènes (cf le commentaire d’Higgins plus haut), il est très difficile d’avoir des classes où on peut réellement travailler. Il suffit d’un seul perturbateur pour foutre une classe en l’air (parce que s’il n’est pas puni, il aura alors des « suiveurs » et là, on peut faire une croix sur ce qu’on avait prévu de faire) :
        https://ibb.co/WK0RNB2

        1. Jacques B.

          La vache… (je parle de l’élève de CAP cuisine)
          À ce point-là, ce n’est même plus de la lâcheté de la part des profs qui décernent le CAP à la saleté en question : c’est du suicide. Parce qu’à céder comme ça aux violents, un jour ils se feront démonter physiquement par une de ces petites raclures. Quant aux parents de la saleté en question… comment cela peut-il ne pas se finir en tartes sur la tronche ?
          C’est du délire.
          Conclusion : cuisinez vous-même, mettez le moins possible les pieds dans un restaurant si vous tenez à votre vie.
          CPEVF.

      2. ValM

        Ma réponse n’est pas passée (sûrement parce que je partageais une image)… Elle arrivera peut-être plus tard.
        Ce que je disais peu ou prou dans cette réponse perdue sur le net, c’est ça :

        Ce genre de témoignages est très répandu dans la communauté de profs, on s’y sent moins seuls parce qu’on vit quasiment tous les même chose. Dans mon message qui n’est pas passé, je partageais le témoignage d’une prof en section pro, et j’expliquais que mon collègue TZR en 4 ans, a vu plusieurs établissements et nos histoires se recoupent.
        Il y a certainement des établissements moins pires, mais comme le fait remarquer Higgins plus haut, le rectorat ne cherche pas forcément de bonnes conditions d’enseignement, ce qu’ils veulent, c’est de l’hétérogénéité et il suffit d’un élève perturbateur pour saccager une classe…

      1. Pheldge

        tu recommences ? tu devrais avoir honte, insatiable satyre, d’attirer ainsi dans tes filets, d’innocentes créatures sans défenses ! 😉

    4. Nemrod

      Merci pour le témoignage qui recoupe mon ressenti de parent.
      Le pire c’est que ça continu même en supérieur.
      Ma cadette a arrêté ses études et je dois avouer que j’en suis soulagé.

      1. ValM

        Ma fille aînée est allée à la fac pour une licence pro et j’ai été choquée du niveau de ses camarades (elle aussi)… Elle avait fait auparavant un BTS ESF en MFR assez exigeant (beaucoup de matières complexes, beaucoup de stages) et elle a halluciné devant le manque de maturité et de connaissances des autres en licence. Elle a dû faire un rapport en groupe avec 2 autres jeunes filles, et je les ai aidées en leur expliquant ce qu’était une problématique, des hypothèses,… j’ai relu le truc et il y avait des paragraphes entiers écrits par ses comparses qui ne voulaient absolument rien dire…

        Bizarrement, toutes celles qui n’ont pas eu de mention à la fin de cette licence pro (théoriquement, on ne fait pas de master après une licence pro), ont décidé de continuer vers un master (ou un mastère en boite privée… notez la subtilité du « e » à la fin qui indique que ce n’est pas un diplôme reconnu de type LMD)

        1. Mitch

          Finalement il faut positiver. Ce pays produit tant de nuls (avec les CERPA c’est même une de ses spécialités) que les quelques uns qui sont bons et se sortent les doigts feront des etudes brillantes.

          Après leurs études, il faudra qu’ils partent pour valoriser leur diplome, ne surtout pas mettre les doigts dans l’engrenage de ce pays communiste pour ne pas avoir subventioner toute leur vie les même boulets qui les ont fait chier profs et élèves pendant leur scolarité.

          1. Adolfo Ramirez Jr

            Bof… j’ai un diplôme d’ingénieur, je parle au moins 2 langues étrangères couramment, j’essaye d’écrire un français d’assez bon aloi… mais ça fait 10 ans que mon CV ne donne rien. Quand les élèves sont nuls, les entreprises n’embauchent plus.

            1. Higgins

              Pardon mais la formulation utilisée est maladroite. Quel est le pb ? Une recherche qui n’aboutit pas en dépit d’un bon CV ?

              Ceci dit, il semble bien que les entreprises rencontrent quelques difficultés : https:/ /www.actu-juridique.fr/breves/travail/le-nombre-demplois-vacants-augmente-de-8-au-1er-trimestre-2022/

              1. Dr Slump

                Les entreprises ont du mal à recruter, mais quels profils ont-ils du mal à trouver ?
                Probablement pas des ingénieurs. Ne serait-ce pas plutôt pour tous ces métiers dont personne ne veut ? Ouvrier, serveur, plongeur, aide-soignant… même les « migrants » n’en veulent pas !

                1. Nemrod

                  « Métiers dont personne ne veut »… »ouvrier… »
                  C’est à dire les métiers qui sont à la base de la société, des métiers utiles.
                  Par contre les bullshits jobs dont personne ne comprend le sens, y compris parfois ceux qui les font, trouvent preneur et sont beaucoup mieux payés.
                  Comment voulez vous que ce pays ne soit pas foutu.
                  L’effondrement est en cours, seul le rythme est imprévisible.

                2. Husskarl

                  Ils ont du mal à recruter de tout. Je les croise souvent ces dirigeants qui pleurent parce qu’ils n’arrivent pas à recruter. Je leur demande si ils n’ont pas songé à augmenté le salaire offert. La réponse est toujours offusquée et négative. Ils sont donc idiots et méritent ce qui leur arrive.
                  Je pose ensuite la question : et vous perdez combien d’argent en n’ayant pas les effectifs ?
                  Regard gêné, changement de sujet, bafouilles…

                  C’est la même chose depuis des années.

                  1. durru

                    Le vrai souci, c’est la difficulté à se séparer d’un employé une fois le CDI acté. Avec un bon salaire en plus, c’est la catastrophe assurée en cas de mauvais choix, surtout pour une TPE/PME.
                    Le délitement de la société va en fait bien plus loin, la disparition de la responsabilité individuelle a généré aussi une perte de confiance (entre autres)

                    1. Higgins

                      Je crois bien que c’est là une des raisons du problème sinon, comment expliquer que de nombreux artisans refusent d’avoir des compagnons. Ceux que je fais travailler sont littéralement vaccinés (en bien plus efficace que le truc qu’on veut nous inoculer)..

                    2. Mitch

                      J’ai 2 anecdotes qui me semblent assez bien résumer la situation:

                      Anecdote #1: J’ai fais poser une baie vitrée dans mon ex. garage reconverti en studio. Après 2 mois de relance l’artisant se pointe finalement. Il est accompagné de sa femme.

                      Moi: Difficile d’avoir un slot

                      Lui: mon carnet de commande est plein pour les 6 prochains mois. Je refuse des clients

                      Moi: Pourquoi ne pas vous faire aider?

                      Lui: Je me fais aider de ma femme lorsqu’il y a des charges lourdes à porter. J’ai essayé à 5 reprises d’embaucher un gars mais ça c’est mal fini les 5 fois

                      Moi: Ah bon! pourquoi?

                      Lui: le premier ne se levait pas le matin. Le second était très désagréable avec les clients. Le second a abandonné après 3 semaines car il trouvait que c’était trop dur, le quatrième ne savait rien faire de ses 10 doigts et le cinquième était un condensé des quatre autres. A présent les salariés c’est fini. Et sans compter que ce n’est financièrement pas intéressant après que l’état m’ai pillé.

                      ============================

                      Anecdote #2: Problème avec la fosse septique. J’appelle le vidangeur (dont je suis un de ses vieux clients) que je n’arrive pas à avoir en direct. Sa femme me dit qu’il n’a plus de rendez-vous. Devant mon insistance elle me dit d’appeler le soir après 8.00. Finalement j’arrive à l’avoir et le gars me dit qu’il peut passer le lendemain. Quand il arrive le jour d’après:

                      Moi: Difficile de vous avoir. Et j’avais cru comprendre que vous n’aviez plus de rendez-vous. J’ai été agréablement surpris que vous ayez un slot le lendemain de mon appel

                      Lui: Pas du tout, J’ai plein de slots mais je finis mes journée à 2 heures tous les après-midi et je ne prend plus que mes clients ‘historiques’. Ma femme a pour instruction de refuser tous les nouveaux clients.

                      Moi: Ah bon! Pourquoi?

                      Lui: Mon comptable m’a appelé hier. Je ne referais pas la même connerie que l’an dernier ou j’avais beaucoup travaillé et au final quasi tout donné aux impôts. Je limite à présent mon activité. On marche sur la tête dans ce pays

                      Voila. C’est quasi mot pour mot ce que les artisans m’ont répondu.

                    3. Jacques B.

                      @ Mitch : pas étonné du tout par tes deux anecdotes. CPEF, vraiment, aussi parce que l’EdNat a fabriqué des crétins, des fainéants et des gens sans aucun savoir-vivre (et que très souvent les parents ont laissé faire).

                      PS : en français on ne dit pas ‘slot’ (j’ai dû regarder sur le traducteur le sens de ce mot), mais plutôt ‘créneau horaire’, enfin je crois que c’est ce que tu voulais dire 😉

                    4. Husskarl

                      Pour le cas que j’évoque, ils passent par un CDD ou de l’intérim en premier lieu.

                  2. Dr Slump

                    Pour leur défense, il faut considérer la lourdeur des charges sociales & patronales, cela plafonne le niveau de salaire qu’ils peuvent se permettre de payer à des débutants, considérant en plus le risque qu’ils prennent de recruter des bras cassés qu’ils ne pourront pas virer, une fois fini leur période d’essai. C’est classique: deux mois de zèle avant de passer en mode branleur.

                    Presque partout où j’ai bossé, et je te prie de croire que j’en ai vu des établissements divers et variés, j’ai été frappé du fort ressentiment que les ouvriers nourrissent envers leur patron. Parfois pour des raisons légitimes, les patrons n’étant pas des gens parfaits, mais tout le temps, tout le temps à cause de leur manque de reconnaissance. Les raisons sont multiples, mais de mon point de vue, leur méconnaissance des entraves que l’état impose à l’entreprise est essentielle. Tous ces ouvriers avalent tout rond la couleuvre des « charges patronales payées par le patron ».

                    Evidemment, ces commentaires ne concernent pas les grands groupes, les grosses structures qui ont les moyens d’esquiver les entraves étatiques.

                    1. Yanka

                      « Pour leur défense… »

                      Il est vrai que payer 500 euros/mois un ouvrier qui doit être sur le chantier à partir de 6 h et jusqu’à 19 h 30, en semaine et le week-end, en plus d’activités connexes comme nourrir les quatre chiens mordants du patron (ils ne mangent que des enfants frais du jour de la maternelle)…

                  3. P&C

                    Virer quelqu’un en CDI, c’est facile. La preuve par moi et 5 de mes collègues : harcèlement, ambiance pourrie, dépressions.
                    Un accord « silence contre pognon » et c’est réglé.

                    1. Dr Slump

                      On n’a pas la même notion de la facilité. Pour moi, facile, c’est : tu es viré sur-le-champs, et sur-le-champs tu quittes l’entreprise, après être passé à la compta prendre ton chèque. Ca c’est la facilité.
                      Devoir en passer par harcèlement et compagnie est tout le contraire de la facilité: c’est compliqué, en plus d’être dur à vivre.

                    2. durru

                      @P&C
                      PTDR et compagnie !
                      Les experts ès tirage au flanc sont EUX qui vont mettre une ambiance pourrie et pousser les autres à la dépression. Quant au harcèlement, vas-y, essaie… Ils ont le cuir plus épais que l’éléphant.
                      Toi tu parles de virer des éléments utiles à la société (mais qui dérangent quelques huiles), le sujet réel étant celui des nuisibles, des inutiles. Et là, les mécanismes de défense (y compris l’aide des associations lucratives sans but, en l’absence d’un syndicat) sont innombrables et le pauvre (au sens propre comme figuré) petit patron se trouve assez vite démuni.
                      Et les collègues en danger de perte d’emploi (car la boîte peut couler) redoublent d’efforts pour sauver la barque, malgré le nuisible. Résultat des courses : le seul à ne pas être vraiment affecté c’est lui. Jusqu’à ce qu’il rencontre quelqu’un de son niveau (question cuir épais, au moins). Je t’assure, c’est pas facile, et encore moins rapide.

    5. Barbe

      Merci pour ce témoignage. Avec toute la bonne volonté du monde, l individu ne peut pas tout, surtout si l administration se fait le relais zelé des politiques. On ne compte plus le nombre de réformes de l école, plus que celles de la constitution… Il y a une volonté politique de détruire notre pays.

    6. Yves

      Madame, lancez votre fille dans une activité extra scolaire artistique / sportive / culturelle (musique etc) où elle pourra le faire à fond jusqu’à la compétition. Ça peut partiellement compenser les lacunes de l’EN. Bien sûr les possibilités dependent de votre environnement de vie, c’est probablement plus facile à atteindre en zone urbaine.

      1. Jusnaturaliste

        @ Yves

        Très bonne idée.

        Et même hors de la ville, on peut apprendre aujourd’hui à jouer d’un instrument simplement avec Internet.

        Pour ma part, j’ai bâclé mes devoirs pour travailler mon jeu de guitare, et je n’ai aucun regret. J’ai aujourd’hui le plaisir d’être un bon guitariste, alors que ces devoirs n’auraient strictement rien apporté à ma vie actuelle.

  14. Theo31

    Vous êtes de mauvaise foi. Une bite en règle de trois peut devenir ministre de l’économie.

    Bruno, c’est le nhectare plus ultra de l’intelligentsia française.

  15. LBM

    On peut certes expliquer la baisse de niveau scolaire, comme vous le faites, le niveau de confort des français qui pousse à la paresse intellectuelle. Pourtant de nombreux pays ont des niveau de confort comparables voir supérieurs à la France et à ma connaissance nous sommes le seul pays confronté à cette chute brutale du niveau des élèves. La cause doit donc se situer ailleurs.
    Étant ne sur un autre continent j’ai une idée de la cause précise de cet effondrement, mais je conçois qu’il ne soit pas politiquement correct d’en parler.

    1. C’est évidemment un autre aspect qui n’est pas à négliger, mais en réalité, il est directement lié au premier : en n’exigeant de personne (pas même des nouveaux arrivés) ni de s’intégrer, ni de faire des efforts pour apprendre, on dévalue le travail de tous les autres. C’est un autre cercle vicieux de plus.

      1. René-Pierre Alié

        Oui, mais creusons davantage. Notre civilisation est celle du pardon, de l’excuse, de la douceur, de la bienveillance, qui toujours tire vers le bas, en place d’une morale de l’exigence, qui fabrique des hommes et non les maintient en enfance. Une civilisation où domine le féminin explique le totalitarisme mou, le goût du confort, que le « care » de Martine Aubry a assez bien résumé.

        1. Berdol

          Mais tout ce délire bisounours se terminera à coup de bite dans le cul et de coup de trique : L’homme est un loup pour l’homme disait l’autre. L’école et le savoir sont les bases de la civilisation. Plus d’école, plus de valorisation des savoirs et la civilisation s’effondre : Cf la chute de l’empire romain : Les savoirs ont disparu et il a fallu atteindre le XVIeme siècle pour le renouveau des savoirs, qui a commencé par une renaissance, un retour aux savoirs d’origine, pour ce que les moines avaient pu sauver et déchiffrer. Ce qui nous guette, c’est cela. Les barbares sont dans nos murs et le limes a déjà été franchi par la foule

  16. nimellov

    Le ministre de l’éducation russe supprime le  »Bologna process » (fer de lance de l’éducation européenne), les résultats constatés sont trop médiocres et insuffisants. On peut dire ce que l’on veut sur l’URSS, mais le systéme éducatif était très performant. La purge ne fait que commencer…

  17. Blondin

    Le pire dans tout ça est que les élèves ne demandent qu’à apprendre.
    Ma femme est institutrice. Elle est extrêmement exigeante avec ses élèves, les fait bosser à un gros rythme.
    Résultat ; les élèves l’adorent et les parents la demandent pour leurs rejetons.
    Bon elle a 20 ans d’expérience, dit « oui-oui » aux officiels et ensuite fait ce qu’elle veut.
    Les semi-débiles de l’EN ne veulent pas comprendre que les élèves (en tout cas à l’école, au collège les mauvais habitudes arrivent vite) veulent apprendre et ne respectent que les profs qui les tirent vers le haut,

    1. Ben

      La fabrique du crétin de Brighelli expliquait bien ça. Plus tu challenges l’élève et plus il en redemande (le cerveau des gosses absorbe des quantités d’infirmations phénoménales)…comme expliqué par H16, malheureusement il faut des enseignants qui maîtrisent le sujet et qui ont eu eux mêmes à batailler et à résoudre des problèmes complexes….il y a en a de moins en moins chaque année de ces profs d’où la difficulté à inverser la tendance. Mon neveu de 8ans s’emmerde grave….je le sent découragé…déjà.

    2. Dr Slump

      « Elle est extrêmement exigeante avec ses élèves »

      Question de langue: est-elle vraiment « extrêmement » exigeante ? c’est à dire exigeante à un niveau réellement extrême ?
      Ou ne serait-elle pas tout simplement exigeante, ce qui la distinguerait déjà beaucoup de la moyenne ?
      Pardon, mais ça m’énerve tous ces superlatifs et ces adverbes utilisés à tout propos: ça contribue à faire disparaître le sens des mots, en plus d’abaisser constamment la tolérance à la normalité. Si tout est présenté comme « extrême », alors tout ce qui est en-dessous de ce seuil devient insignifiant, inexistant, et plus aucune nuance, aucune subtilité, aucun détail n’est possible. On reste constamment à un niveau super-extra-méga-ultra, et à ce rythme on termine clairement la course dans le mur.
      « extrêmement »… signe des temps hystériques que nous vivons, sous tension permanente, la crise, tout le temps, les extrêmes, tout le temps. Pas étonnant que ça fasse décrocher tous ces jeunes gens de leurs études: qui voudrait rejoindre cette course démente?

    3. Husskarl

      J’ai connu ça en Espagnol, en deux ans, la classe est devenu réellement à l’aise, en parlant couramment la langue, puis, ce fut une autre prof qui vendait du gauchisme, en deux ans, les élèves sont retombés au niveau 0.

  18. toto17

    Le problème est loin d’être nouveau.
    Au milieu des années 90, mon pote agrégé de maths me disait qu’il voyait la baisse du niveau d’année en année pour les étudiants de BTS.

    C’est moi-même qui ait appris à mon gamin à lire au CP.
    Après 3 semaines, j’avais constaté qu’il n’y avait aucun progrès de fait. Aucun !
    Alarmé, j’ai vite acheté une vieille méthode d’apprentissage de lecture (be & a : ba !) et ça l’a fait rapidement ensuite…

    Je confirme qu’en histoire-géo, tout l’enseignement est complétement décousu. Une cata…
    Volonté de déconstruire ?

    Mon gamin me dit que les thèmes servant de support à l’apprentissage de l’Anglais sont toujours les mêmes d’année en année: l’anti-racisme, les inégalités homme/femme, etc.
    Ca tourne en boucle.
    Environ 60/70% des gamins se laissent porter par l’idéologie qui leur est imposés,
    30 à 40% sont critiques à très critiques.

    Le lycée : grosse augmentation du niveau en sciences en terminal, d’un coup, par rapport aux années précédentes. Incompréhensible…

    1. ValM

      Ah mais quand j’étais prof stagiaire (en anglais donc), j’ai entendu cette phrase édifiante qui m’a choquée :
      « vous n’êtes pas là pour leur enseigner l’anglais, vous êtes là pour en faire des citoyens en langue anglaise »… Je confirme : les programmes de langues ne sont qu’un ramassis de thèmes idéologiques, totalement éloignés des besoins pratiquo-pratiques dans ces langues… De la masturbation de cerveau en langue anglaise plutôt que des trucs utiles pour savoir parler (avec des injonctions du type « on ne fait pas de grammaire, la grammaire c’est mal, on fait de la « PRL », Pratique Raisonnée de la Langue, où les élèves doivent deviner une règle de grammaire tous seuls)

      Pour le niveau qui baisse, il semblerait que ce soit lié au sommet de Lisbonne qui mentionne qu’à long terme, il ne faudrait que 10% de cadres et 90% de travailleurs/consommateurs, cf JP Brighelli, ses livres, ou sur youtube :

      https:/ /youtu.be/ybJ43OZwvZE

      https:/ /youtu.be/qjAneuGjEFo

  19. Jacques B.

    Notre hôte est sans doute un peu fatigué : 10ème paragraphe, le français en tant que langue prend une minuscule. (pourtant il le sait, puisque l’autre jour il en a fait la remarque)

    Pour le reste, rien à dire : CPEF, sauf improbable sursaut.

  20. Jean-Maurice

    Je pense qu’on crée volontairement des ignares qui ne seront bon qu’à montrer un QR code pour toutes leurs activités. Pas de capacité d’analyse et de synthèse, juste capables de répéter ce qu’ils ont entendu sur TF1 ou autre.
    Plus besoin de compter puisque bientôt tout sera dématérialisé.
    Plus besoin de savoir écrire, il suffit de dicter sur son téléphone.
    Etc.
    Les seuls qui vont s’en sortir c’est ceux qui ont la volonté de s’occuper de leurs gamins le soir et surtout, malheureusement, ceux qui ont les moyens de payer soit du privé soit des cours supplémentaires.
    Je trouve obscène que des instituts de cours du soir puissent se vendre en disant que grâce à eux la moyenne va augmenter. Donc si on ne peut pas raquer on reste mauvais.

    1. Husskarl

      « Je trouve obscène que des instituts de cours du soir puissent se vendre en disant que grâce à eux la moyenne va augmenter. Donc si on ne peut pas raquer on reste mauvais. »

      Ils font de la thune en disant la vérité, je ne vois pas le souci.

      1. Jean-Maurice

        Ca témoigne de l’indigence du système public. C’est ca qui est regrettable, après oui ils sont sur un créneau qui rapporte, pourquoi pas. Mais c’est quand même avec vos impôts puisque c’est déclaré comme aide à domicile ou autre, et donc subventionné. Ca aussi c’est regrettable.

  21. Oreliane

    Cela fait des lustres que l’instruction publique (ou enseignement public) a été remplacée par l’éducation nationale et qui dit éducation dit « éduquer ». Il ne s’agit plus d’apprendre, d’enseigner, d’instruire mais de formater des esprits, de les faire rentrer dans des cases, de les catégoriser.
    Ma fille, née fin mars 92, est entrée à la maternelle en septembre 94 à 2 ans et 5 mois ; elle était « propre » condition sine qua non.
    En avril/mai 97, la directrice me convoque et m’informe d’emblée que ma fille ne pourra intégrer le CP car elle est trop jeune. « Mais elle a le niveau » « Oui mais elle est trop jeune », « Pourtant, elle a le niveau », « Mais elle est trop jeune » dialogue ubuesque.
    D’autant plus ubuesque qu’une ATSEM (comme on les appelle) m’interpelle quelques jours après :
    Elle : Mais L. sait lire
    Moi : Ben oui
    E : Non mais elle sait vraiment lire !
    M : Ben oui…
    E : Je croyais qu’elle racontait des histoires à ses camarades mais elle lisait réellement l’histoire, elle sait lire… à 5 ans !
    M : Oui, où est le problème ?

    Le problème était que je n’avais aucune qualification, que je n’étais pas habilitée, que je n’étais pas formée pour. J’avais appris à lire à ma fille et ce qui me semblait normal, logique et ordinaire, a été vu comme une « concurrence déloyale ».
    C’est là où le terme « éducation nationale » prend tout son sens !

    1. Gerldam

      Effectivement où est le problème? J’ai su lire à 4 ans et ma soeur plus jeune qui ne voulait pas rester en reste de son grand-frère, a su lire dès 3 ans. Alors, quand on s’ébahit d’un gosse qui lit à 5 ans, je me marre…

      1. Oreliane

        Surtout quand on lit ce genre d’article :
        https://www.lefigaro.fr/actualite-france/en-france-5-des-jeunes-de-16-ans-sont-illettres-20220527?origine=VWT16001#Echobox=1653673595

        5% d’illettrés à 16 ans.
        « Selon l’historien, pour parvenir à diminuer ces «irréductibles 5%», il est indispensable de comprendre que l’illettrisme est aussi le fait «d’une origine sociale, d’une culture, d’un rapport à l’écrit et d’une aisance à l’oral». »
        Et l’origine ethnique ? Parce que ces 5% ne sont peut-être que d’appellation française : né en France, élevé en France, nourri en France.

        Je travaille dans une association qui s’occupe des enfants, tentant de pallier les manques des uns et des autres. La semaine dernière, un père portugais est venu réclamer ; son fils est suivi en orthophonie dans le privé (c’est remboursé), mais les résultats se font attendre, il veut un suivi dans l’établissement, son fils ne parle pas français alors que lui est certes hésitant mais compréhensible.

        Je ne devrais pas m’en mêler, je suis personnel administratif, et pourtant je lui pose LA question : « Vous lui parlez en quelle langue à la maison ? » Ma collègue secrétaire médicale a dégainé les fusils de ses yeux, je sens la fureur sortir de ses narines.

        Et tranquillou, le père reconnaît qu’à la maison ils ne parlent que portugais…

        Euh, si tu vis en France, tu parles français, non ?

        Ou du moins tu fais l’effort !

        Mais c’est moi qui suis raciste en imposant une intégration. Et après ça s’étonne de mauvais résultats scolaires…

        1. theo31

          Beaucoup de Portugais ont la même mentalité que les blédards algériens. Ils refusent de payer le médecin à son juste prix mais acceptent de s’endetter sur 25 ans pour se payer une maison ici ou au bled. Ils ne voient aucun souci à vivre à Lisbonne et se faire payer des médocs par la sécu.

        2. Mitch

          Si le père parle un Français hésitant, c’est pas sur qu’il aide beaucoup son fils en lui parlant Français à la maison (et c’est pas sur qu’il en soit même capable). Un enfant devient parfaitement bilingue, ou trilingue en moins d’un an en ne parlant pas la (les) même langue(s) à la maison Je sais de quoi je parle. Parfois à la maison il y en a même plusieurs langues qui cohabitent – oui je sais, en France c’est ce que vous appelez des ‘poissons volants’ mais il faut bien garder à l’esprit 70% de la population mondiale parle au moins 2 langues. Le problème est une fois de plus culturel (un de plus).

          1. durru

            Oui, je confirme, mais pour ça il faudrait que le gosse soit vraiment en contact avec le français à l’école, qu’il soit obligé d’y recourir. La victimisation permanente qui occupe nos ponx dernièrement ne va pas dans ce sens. Et si le gosse a dans sa classe d’autres copains qui parlent la même langue à la maison, c’est mort de chez mort…

            1. Mitch

              C’est clair que si le gosse ne parle pas Français à l’école, c’est mort de chez mort … et le recours à l’ortophonie n’y changera rien. As the saying goes: practice makes perfect (c’est en forgeant … etc etc)

              1. Oreliane

                Le gosse parle français à l’école, l’orthophoniste corrige sa prononciation mais la famille parle portugais à la maison.

                1. durru

                  Si personne ne corrige sa prononciation à l’école, lorsqu’il est censé parler français, c’est que, de fait, il n’y parle pas. C’est pas le premier gosse à rentrer en contact avec une langue étrangère, y’avait pas d’orthophoniste à chaque coin de rue.
                  Je subodore un profond désintérêt pour son sort de la part du personnel enseignant.
                  Et les parents italiens obligeaient leurs enfants à parler français pour deux raisons : d’une, pour qu’ils ne subissent pas les discriminations auxquelles ils avaient été confrontés, et de deux, pour améliorer eux-mêmes leur français. Faut dire aussi qu’ils venaient pas du bled, pour la plupart. Ça aide…

                  1. Oreliane

                    Ok, puisque vous savez mieux que ce que j’ai entendu de la part du père, je m’incline.
                    Soit dit en passant le Portugal, ce n’est pas le bled…

                    1. durru

                      Ça dépend beaucoup de quel coin du Portugal on parle… Ceux qui viennent du Maroc ou d’Algérie ne viennent pas tous du bled non plus.
                      Je ne contredis rien de ce que vous avez raconté, j’essaie de comprendre. Le père n’est pas à l’école, pour voir comment son gosse est traité…

                  2. Higgins

                    Je viens de prendre connaissance de votre échange très intéressant. Effectivement, cet enfant connaît un vrai problème. Difficile d’en établir la raison profonde mais je ne crois pas que la principale cause de ce naufrage soit le père (même si le fait qu’il parle portugais a ses enfants à la maison ne doit pas aider). Si c’était vraiment le cas, les immigrés portugais des années 70 n’auraient jamais pu s’intégrer aussi rapidement. Le Portugal étant un pays avec des racines chrétiennes, le poids culturel n’est pas identique à celui pesant sur des personnes venant de contrées profondément islamisées. La piste suggèrée par Durru me semble pertinente : un profond désintérêt pour le sort de cet enfant de la part du personnel enseignant. Maintenant, constat juste ou pas, comment fait-on pour sortir de cette situation par le haut ?

          2. Oreliane

            Ah ben vaut mieux qu’il parle portugais et ne rien comprendre quand il est en classe ! Expliquez-moi alors pourquoi les Italiens arrivés en France dans les années 30 interdisaient à leurs enfants de parler italien.

            1. Mitch

              Je ne sais pas si c’est mieux ou pire. Je constate juste d’après vos dires (je cite : « lui est certes hésitant mais compréhensible ») que les parents ne sont peut être pas capable de lui parler Français. Pas sur qu’une langue parlée de façon hésitante avec un vocabulaire limité aide vraiment l’enfant. Juste mon avis.

              S’il parle Français à l’école, à priori il ne devrait pas avoir besoin des parents. Là c’est plus qu’un avis, c’est du vécu.

              Les petits Ukrainiens donneront des leçons de Français aux Français dans 1 an (et je doute qu’ils parlent Français à la maison).

              1. Oreliane

                Vous êtes de très mauvaise foi !
                On parle français 7h à l’école mais portugais 8h à la maison. Qu’est-ce qui prime ?

                Et je n’évoquerai pas les fois où sortant de leur rééducation orthophonique, les gamins sont récupérés par leur mère voilée souvent voire très voilée qui leur parle en arabe. Et j’ai mes soignants qui sont désespérés de cette situation.

                Votre vécu est une chose, le mien en est une autre. Je le vois tous les jours et ce n’est pas un poisson volant, comme vous dites qui va me faire la leçon.

                1. durru

                  @Oreliane
                  Il n’est pas question de mauvaise foi, au contraire, il s’agit d’expérience. Je confirme, étant dans une position relativement similaire, qu’il a tout à fait raison.
                  Même pas besoin de 7h/ jour de français à l’école, quatre peuvent suffire largement, si l’enfant est vraiment exposé à la langue.
                  L’aider, l’encourager, ne pas le brimer, c’est important, mais lui parler français à la maison (et mal, de surcroît) n’est pas une nécessité.
                  Peut-être que le gosse a fait un blocage, il doit voir l’acquisition du français comme un risque majeur. Pour son appartenance à la famille, pour sa famille dans la communauté, je ne sais pas, mais ça me semble, avec l’absence de soutien à l’école, une piste largement plus viable que le manque d’aide à la maison.

                2. Pierre 82

                  Oréliane, si je peux donner mon avis, il me semble que (par expérience personnelle), c’est avec des copains « locaux » que les gamins qui parlent une autre langue arrivent à progresser de manière spectaculaire, plutôt qu’avec les profs.

                  Au Luxembourg, il y a également énormément de Portugais, et le problème venait chaque fois que dans une école, il y en avait un nombre critique (trop nombreux). Certains enfants, sans doute un peu moins sociables, ne parlaient qu’à d’autres enfants portugais, et ça leur suffisait. Du coup, l’enseignement du prof ne suffira jamais à ce qu’il puisse apprendre vraiment la langue, et ces enfants restaient souvent à problèmes toute leur scolarité.
                  C’est entre eux qu’ils apprennent, beaucoup plus qu’avec le prof.

              2. durru

                Voilà, il suffit qu’il soit encouragé à parler français à l’école. Perso, je doute que ce soit le cas. Autrement, le gosse a des vrais problèmes et il devrait avoir du mal également en portugais.
                Jeter la faute sur les autres n’a jamais aidé personne et les socialos en sont les plus grands spécialistes…

                1. Oreliane

                  Le gamin en question a un frère plus âgé et une soeur plus jeune qui parlent parfaitement français. Le souci est que le père a un français hésitant et parle en portugais à ses gosses par facilité. De ce fait, le pauvre gamin n’a pas ou peu de références en français. L’école ne peut pas tout non plus.

                  1. durru

                    Si le frère et la sœur parlent français, pourquoi diable jetez vous le blâme sur le père ? Il communique plus avec sa fratrie… Sauf si tout le monde ne parle que portugais à la maison.
                    Mais alors, lui il n’a aucun problème en portugais ? Juste en français ? C’est quand même bizarre cette histoire…
                    En tout cas, vu le contexte, je vois mal pourquoi s’acharner sur le père…

                    1. Oreliane

                      Qu’est-ce que vous ne comprenez pas dans : Le souci est que le père a un français hésitant et parle en portugais à ses gosses par facilité.

                      Il ne parle qu’en portugais à ses enfants à la maison.

                      Je ne vois qu’un pauvre gamin, perdu entre deux langues, cherchant sa place entre deux mondes.

                    2. durru

                      Et vous, vous vous expliquez comment le fait que son frère et sa sœur, soumis au même régime à la maison, ne soient pas confrontés au même problème ?
                      Pour moi, c’est un signe fort que le vrai problème est ailleurs.

          3. Pierre 82

            Quand on habitait au Luxembourg, on a vu ce que signifie pour un gamin parler plusieurs langues. En plus, dans ce pays, il y a plusieurs niveaux de langues: les enfants parlaient le luxembourgeois (dialecte mosellan, donc germanique) avec leurs copains, le français à la maison, et cerise sur le gâteau, dès le CP, ils apprennent à lire et à écrire en allemand exclusivement.
            Pour la plupart des gamins, ça se passe naturellement, mais par contre, chacun doit rester dans son domaine linguistique: chaque fois qu’on essayait de parler en luxo avec eux, c’était un refus:  » on ne comprend rien de ce que vous dites ».
            Quand on avait des copains des enfants à la maison, et qu’on leur parlait en luxo, notre fils nous disait qu’il était gêné de montrer qu’il avait des parents qui ne savaient pas parler. On en a discuté avec les instits, et d’autres parents, et apparemment, c’est parfaitement normal: les parents doivent parler leur propre langue à leurs enfants, sinon ça les perturbe. Il paraît même que dans le cas de bilingues parfaits, il est préférable pour les enfants en bas âge de ne parler qu’une seule langue, sinon ça les perturbe un peu. Par contre, aucun problème si la mère lui parle dans sa langue, et que la nounou en utilise une autre.

            1. Mitch

              Il y a aussi le cas ou les enfants répondent dans une autre langue aux parents. Ca arrive en général au moment ou la langue de l’école (ou plus exactement la langue des copains) qui, dans bien des cas, devient relativement vite (quelques années) la langue qui prime.

              Par exemple, mon fiston ne me répond quasi jamais en Anglais et pourtant c’est la langue que je lui parle lorsque nous sommes ensemble (en présence de sa mère c’est le Français qui prime). Donc même à la maison il y a tout un ‘code’ qui a en plus évolué au fil du temps (et évoluera sans doute encore).

              1. Pierre 82

                J’ai un copain français qui habite en Angleterre depuis 30 ans, et on parle le français à la maison. A partir de l’adolescence des enfants, les parents ont exigé que la langue de la famille soit exclusivement le français, et qu’on ne parlait anglais que quand il y avait des invités. S’ils ne l’avaient pas fait, comme les parents sont parfaitement bilingues, les enfants n’auraient pas continué à parler le français, et auraient sans doute fini par oublier.

  22. Mangouste

    Il y a tout de même un peu moins de 100 000 élèves scolarisés hors contrats en France qui échappent à la bêtise de l’éducation nationale. Il est d’ailleurs possible que ce quinquennat soit celui de l’interdiction pure et simple de ces écoles. Je sais de source sûre que c’est une obsession dans la tête de certaines têtes pensantes du ministère de l’éducation nationale. D’abord, supprimer un groupe témoin gênant qui s’en sort bien en terme de résultat et d’insertion professionnelle et sociale, avec des moyens dérisoires en comparaison des écoles subventionnées permettra d’éviter des comparaisons douteuses. Mais sans même parler du niveau, l’objectif premier est de s’assurer que les petites têtes blondes (ou moins blondes) reçoivent bien les « valeurs de la République » dans leur cerveau (autrement dit les toutes dernières niaiseries wokes à la mode).
    Précisons que « hors contrats » ne signifient pas « hors la loi ». Ces écoles peuvent être inspectés et l’EN ne s’en prive pas….
    Comme l’indique la Fondation pour l’École qui joue un rôle moteur dans ce domaine :
    « -Elles sont soumises à des inspections plus complètes et approfondies que les autres écoles.
    -Elles sont tenues à une obligation de résultats, dans la mesure où leurs effectifs et leur équilibre financier dépendent directement de la satisfaction des familles. »

    Pour plus d’infos : https://www.fondationpourlecole.org
    Et une cartographie des écoles hors-contrats : https://www.ecoles-libres.fr/carte/

    1. Pierre 82

      S’ils pensent vraiment ça, alors ils sont foutus.
      De la même manière que tous les systèmes dictatoriaux ont été obligés, à un moment, de faire taire les gens, ils n’y parviennent jamais. Ils reste chaque fois un pourcentage trop important (disons entre 10 et 20%) de gens qui ne se soumettent jamais. En URSS, la plupart de cet important pourcentage ont soit été massacré, soit ont pris la fuite. Le communisme n’a pu se développer que parce qu’il ne restait plus suffisamment de dissidents.
      La grosse différence avec maintenant, et amha, c’est ça qu’il n’ont pas encore compris, c’est qu’ils n’ont pas encore commencé à nous massacrer, et que d’autre part, il n’y a plus de pays libre où se réfugier.

      1. Mitch

        Ce qui me fait peur Pierre, c’est que je ne suis pas sur qu’il y ai même 5% de dissidents (en tous les cas sur ce sujet). Et comme sur d’autres sujets le ‘bon’ citoyen s’arrogera le droit d’imposer à son voisin ce qu’il convient de faire. Quant à la Pravda, elle assurera le SAV.

  23. theo31

    « La transformation de l’instruction publique en éducation nationale est la plus fasciste de mes réformes. »

    Benito M.

    1. P&C

      Beaucoup de gens se moquent de l’Italie, mais pourtant ce pays a souvent été à la pointe, et a diffusé dans le monde ses innovations.

  24. LeSUBVERSIF

    Ce n’est pas une faillite! C’est voulu ..et ça ne se limite pas qu’au math et au Français…ça fait partie du stratagème …il faut que l’éducation soit la plus pauvre de telle sorte que le petit Français quand il deviendra grand comprenne rien aux enjeux économique, scientifique, geostrategique que sais-je..enfin bref …dénoué de tout sens critique arrive ce qui devait arrivé aujourd’hui . le mougeon.se fait piquer sans broncher tout en braillant que Poutine est un sanguinaire mangeur d’enfants. C’est un tantinet résumé je le conçois mais l’idée est là.

    1. Raoulos

      Le vieux mougeon boomer apeuré élevé au grain ponzi sécu/retraite va finir par manquer
      La fabrique à sa relève tourne à bloc.
      Pourtant, à ce niveau d’inculture, de connerie, d’auto culpabilité, et de corruption, plus vraiment besoin de pousser quoi que ce soi pour que le travail de sape continue un effet boule de neige déjà largement passé son point de non retour.

      La seule espèce qui va se tarir à la fin c’est le con qui pédale sous les crachats et coups de fouets pour tracter cet abominable paquebot de mongoles

  25. Higgins

    HS mais il semble que ça bouge aux USA : https:/ /www.actuintel.com/2022/05/25/exclusif-plus-de-500-militaires-poursuivent-le-gouvernement-pour-avoir-rendu-obligatoire-un-vaccin-qui-na-pas-ete-approuve-par-la-fda-et-qui-naurait-pas-du-etre-administre/

  26. Mitch

    Un pote Anglais me disait il y a une 15ène de jours qu’il était positivement impressionné par l’enseignement Français. Un peu surpris, je lui demande ce qui lui permet de dire ça. Il m’explique alors que son fils est au lycée Français de Londres 🙂 Je trouve que c’est un très bon résumé en fait.

    Il y a encore des établissements ‘vitrines’ (de moins en moins) qui fonctionnent bien car les élèves y sont issu de milieux éduqués, et … tout le reste. Un système qui est devenu binaire avec 5% d’élèves bons, voire très bons, concentrés aux même endroits, et la ‘Plèbe’ qui se trimballe. Inutile de dire que l’ascensceur social est mort et que ce n’est pas un gage de stabilité future.

    Autrement quand j’ai intégré l’enseignement Français juste avant le BAC, en provenance de ‘the southernmost country on the African continent’, j’admets ne pas avoir particulièrement été impressionné. Sans doute aussi car j’été dans un lycée moyen aussi. Même en Français je faisais parti des meilleurs (c’est dire), le niveau de Math n’était pas terrible et surtout on se trainait pour que les boulets tentent de comprendre, boulets qui n’en avaient rien à fout**.

    En Langue, je n’en parle même pas : c’était apocalyptique. Parlant 4 langues dont 3 de façon courante (rien d’exceptionnel de là où je venais) j’étais un phénomène de cirque.

    1. Higgins

      Les lycées français à l’étranger, ceux qui dépendent du Mamouth, sont les cache-misères de ce dernier avec quelques établissements en métropole. Il faut bien vendre le pays.

      1. Mitch

        C’est ça. Les quelques vitrines et … le reste.

        Que pensez-vous des lycés militaires Major?,c’est mieux ou c’est à l’image du reste?

        Vu de l’exterieur j’ai l’impression que c’est nettement mieux : discipline, élèves sélectionnés, classe réduite, on vire les boulets, … des recettes simples mais toujours efficaces

        1. Pheldge

          les lycées militaires c’est kif-kif les séminaires, pour y entrer, faut être motivé, voire passer des tests, ça en écrème donc un certain nombre …

          1. Higgins

            Ben oui, il n’y a rien d’anormal. Il y a de cela plus de trente ans, la différence était nettement moindre en terme scolaire. Par contre, ceux qui avaient fait un lycée militaire possédaient les codes. Le transfert monde civil-monde militaire était violent à l’époque.

          2. Higgins

            A la clé, pour les armées, il faut avoir des gens capables de piloter un Rafale, de diriger un sous-marin, de créer un réseau de transmission sécurisé dans la campagne, etc,… Il vaut mieux écrémer.

          3. Pheldge

            Major, je remarquais juste que la sélection permet de … sélectionner efficacement, et ne garder que les plus motivés, ce que l’EdNat a abandonné depuis un demi siècle, à coups de renoncements successifs. Mon commentaire précédent était une réponse à Mitch.

  27. Murps

    Enseignant en sciences au lycée je confirme.
    Je confirme même à un point qui vous surprendra et le Covid a le dos large.
    Il n’y a pratiquement plus de sélection pour l’entrée en seconde en sortie de collège. Les conseils de classe valident les demandes des familles sans sourciller. Idem pour le passage en classe de première d’ailleurs. Les seuls élèves qui se réorientent le font de leur propre chef.
    Une fois l’admission en classe de première validée les élèves choisissent la spécialité qu’ils veulent : physique/chimie, maths… Avec 6 h par semaine.

    Résultat :
    J’ai cette année en terminale des élèves perdus devant une simple équation du premier degré et incapables de passer d’une unité à une autre. Ils ont vaguement entendu parler des vecteurs. Ils ignorent exactement ce qu’est un cosinus, mélangent les « plus » et les « multiplié » dés qu’une expression littérale contient plus de trois lettres et demandent ce que signifie 3.2E-5 sur la calculatrice qu’ils possèdent depuis la seconde.
    Certains, illettrés, ne comprennent pas le sens des questions qui comportent plus de deux phrases. D’autres ont des Plan d’Aide Personnalisés expliquant qu’ils ont des difficultés de mémorisation, d’apprentissage et exigent qu’ont monte leurs notes…
    Impossible dans ces conditions d’attaquer correctement la notion de pH et les joyeusetés du logarithme ou même de trianguler un problème de diffraction. Ne parlons pas du calcul différentiel et intégral indispensable en mécanique du point.

    Les parents hurlent devant les notes catastrophiques (3/20 de moyenne…) alors qu’ils avaient été prévenus les années précédentes. Ils crient à l’escroquerie. Ils ont raison, jamais ces élèves n’auraient dû être admis en terminale scientifique…

    Accrochez-vous au pinceau car je retire l’échelle :
    j’ai plusieurs élèves de seconde incapables d’effectuer une soustraction de tête, mais pas n’importe laquelle : cinquante moins dix ou encore vingt deux moins douze !!!!
    Ce sont des problèmes de dyscalculie lourds qui devraient relever de sections spécialisées et non du lycée général.

    Cerise sur le gâteau, il ne s’agit pas d’un dysfonctionnement de notre système éducatif. Le personnel de Direction et les corps d’Inspection soutiennent indirectement cette politique.
    A présent c’est comme cela que cela marche : égalitarisme forcené, tout le monde doit avoir son bachot, pas de sélection bourgeoise et discriminatoire.

    La République est en Marche mais je ne sais où elle va…

    1. Hari Seldon

      Je suis juré – enfin, j’étais, j’ai renoncé – pour des BAC+3 en informatique. Même constat. La plupart ne sait pas calculer, beaucoup ne savent pas s’exprimer, certains ne sont à mon avis pas capables de penser.

      La dernière fois que j’y suis allé, j’ai entendu une conversation entre un des enseignants et un haut gradé (peut-être le directeur). De ce que j’en ai compris, les subsides sont versés en fonction du nombre d’élèves, donc un (très) bas niveau avec un (très) haut taux de réussite attire plus de monde : le bruit se répand.

        1. Jacques B.

          Vers la barbarie, qui est l’état naturel de l’humanité avant que l’on apprenne à lire, à écrire, à penser, et quand plus personne n’est responsable de rien, surtout pas de ses propres actes.

        2. Mitch

          Les meilleurs vont décrocher des diplômes qu’ils pourront moneyer ailleurs. Les autres … Mettez vos enfants aux langues de façon intensive (en ne comptant bien évidemment pas sur l’EdNat) afin qu’ils puissent se tirer au plus vite.

          Autrement phénomène intéressant que j’ai vu apparaitre il y a quelques années de part chez moi (lycée international avec enseignement bilingue). Il n’y a pas si longtemps les meilleurs filaient en prépa avec pour objectif une Ecole de commerce (type HEC ou ESSEC ou une Ecole d’Ingé de groupe A.

          A présent ces gars là se tirent direct à Stanford, UCLA, MIT, Harvard, … aux US ou Oxford, Cambridge, Imperial College au UK. Il n’y a pas photo. Beaucoup vont aussi y faire Médecine. Il est bien evident que l’immense majorité de ces gars ne reviendront pas en grance pour y faire de la ‘redistribution’.

    2. Aristarkke

      « Ils ignorent exactement ce qu’est un cosinus, »
      Aucun n’est donc vraiment savant…
      (Je sais, cela ne dit rien pour les moins de cent ans…)

    3. Higgins

      Ça me rappelle un dialogue surréaliste pour un redoublement en quatrième. La gamine se traînait péniblement avec une moyenne entre quatre et six et sa mère, qui m’avait fait de la peine, essayait de plaider la cause de son rejeton. La fille aurait bien aimé faire vétérinaire, elle aimait tant les animaux !!!

      1. P&C

        J’ai eu la même avec un gamin rendu débile par le chichon.
        Les parents voulaient que le gamin fasse des études, malgré un cerveau complétement cramé.

        Le pire que j’ai entendu, c’est 8 ans, cocaïnomane.

        « J’ai cette année en terminale des élèves perdus devant une simple équation du premier degré et incapables de passer d’une unité à une autre. Ils ont vaguement entendu parler des vecteurs. Ils ignorent exactement ce qu’est un cosinus, mélangent les « plus » et les « multiplié » dés qu’une expression littérale contient plus de trois lettres et demandent ce que signifie 3.2E-5 sur la calculatrice qu’ils possèdent depuis la seconde. »

        Je ne te crois pas. J’étais une quiche absolue en maths (2 au bac ! ok j’avais rien branlé… ), et pourtant je savais faire tout ce que tu décris plus haut sans problèmes (c’étaient les logarithmes népériens, les dérivés et primitives, intégrales, espaces vectoriels, stats (l’horrible variance !), probas, et calculs matriciels qui me terrifiaient).
        Les exposants, passer d’une unité à une autre… je faisais faire ça comme exo de début d’année aux élèves de seconde.

        Le bouquin « les statistiques pour statophobes, rédigé par quelqu’un qui n’y comprenait rien pour ceux qui n’y entravent que pouic » est un must : il m’a réconcilié avec les maths…

          1. P&C

            j’ai fait bac STL : suffisait de blinder à mort le bloc biobio (biochimie biologie microbiologie, théorie et TPs ) pour l’avoir.
            J’ai aussi récolté pas mal de points en histoire, français, et chimie (pas physique : la prof était chiante, l’élec m’emmerdait au possible).

            1. Husskarl

              Déjà en train d’ajuster la moyenne pour ne pas trop bosser et valider le bloc, en mode études sup avant l’heure 🙂

          1. Higgins

            Forcément, à la question combien font deux plus deux, il a répondu quatre alors que nous savons tous que c’est cinq !!! Mais nous, nous sommes passés par l’ancien système !!!

            1. Roanna

              Mais bon sang en y réfléchissant c’est vrai en plus. Il suffit de l’affirmer haut et fort avec conviction.

              Prenez un groupe de 10 personnes dont 9 sont de mèche et posez une question.
              Lorsque les 9 premiers répondent la même chose, fausse, avec conviction le 10ème qui ne sera pas dans la combine va répondre la même idiotie.

                1. Roanna

                  Autre expérience que j’ai lue qq part.

                  Dans le plafond d’une cage à singe on a accroché de la nourriture, fruits, bananes…
                  On fait entrer un groupe de singes qui se précipite immédiatement vers le haut pour se servir sauf q’arrivés en haut ils se prennent des décharges électriques et des jets d’eau.
                  Au bout d’un moment ils restent en bas et regardent avec amertume vers le haut.

                  On rajoute d’autres singes qui n’ont pas connu la séquence précédente à l’équipe en place.
                  Immédiatement les nouveaux arrivés se précipitent vers le haut, c’est là qu’intervient la première équipe qui se met à tabasser les nouveaux et à les empêcher de monter. Au bout d’un moment les nouveaux restent en bas sans broncher.

                  On sort la 1ére équipe de la cage, il ne reste plus que la 2ème et on introduit une nouvelle équipe ignorante.
                  Dès que ceux ci montent ils subissent le déferlement de ceux qui n’ont jamais éte électrocutés et douchés.

    1. Arthur H

      Orange:
      – Actionnaires institutionnels : 64,3 %
      – État français (dont Bpifrance) : 23 %
      – Actionnaires individuels : 5 %
      – Salariés : 4,64 %
      – Auto-détention : 0,4 %

      Actionnaires institutionnels (pour info):
      Les investisseurs institutionnels sont des organismes collecteurs d’épargne dont les engagements et/ou les actifs sont régis par un texte législatif

      Donc, Orange créé des services pseudo services publiques avec les fonds d’organismes collecteurs d’épargne dont les engagements et/ou les actifs sont régis par un texte législatif…

      Le communisme en l’an 2022.

      Les lecteurs, et le chef, apprécieront; je l’espère.

  28. Mitch

    Quand on voit les nullards absolus au pouvoir, on peut aussi se dire que le lycéen Lambda qui se trimballe avec son huit de moyenne est un génie.

    1. Adolfo Ramirez Jr

      Le lycéen manque de travail, d’assurance, de réseaux et d’appuis. Mais clairement, il peut-être au niveau d’un ministre.

  29. Francis Lacan

    Je voudrais faire la remarque que l’analogie du bateau qui s’abaisse à l’horizon n’est pas très satisfaisante en physique mathématique. Tout d’abord, on peut simplement objecter qu’un simple gradient de température, comme c’est le cas lorsqu’on observe des mirages dans les déserts, suffirait à rétablir le navire au niveau de l’horizon, et même l’envoyer vers le ciel. Plus généralement l’observation ne permet pas de déduction simple, car il faut inévitablement faire une hypothèse sur la façon dont les interactions physiques sont structurées (hypothèse, pour le cas du mirage, sur la façon dont la lumière se propage). Les développements de la géométrie différentielle nous ont appris à nous méfier de notre façon ‘intuitivement euclidienne’ de percevoir le monde, et de la même façon qu’il existe un débat sur le fait que l’univers soit probablement plat (ici évidemment en référence à la courbure de l’espace temps), il ne me semble pas plus idiot de s’interroger sur les conséquences qu’il y aurait à conférer une structure plate à notre planète dans une géométrie idoine. Dans le chapitre 5 de ‘La Science et l’hypothèse’, le grand Poincaré s’amuse à décrire une terre où des lois physiques non homogènes la feraient paraître infinie à ses habitants. C’est bien plus compliqué de la rendre plate, mais probablement pas impossible.

    1. Jusnaturaliste

      @ Francis Lacan

      Merci pour votre remarque, mais je ne vois pas en quoi elle invaliderait l’expérience proposée:

      si le bateau restait tout le temps visible, on ne pourrait donc même pas conclure à une terre plate, car on pourrait être confronté au phénomène du mirage, mais dès lors que le bateau disparaît et qu’il ne réapparait jamais, ce qui arrive quand même dans la plupart des cas, vous ne pouvez plus invoquer un mirage, qui est en général ponctuel du fait que la luminosité varie, et qui a plutôt tendance à faire apparaître des choses qu’à en faire disparaître.

      Après, la science ne peut arriver à aucune certitude, elle repose obligatoirement sur des postulats philosophiques, et sans même évoquer le moindre complot, on pourrait effectivement imaginer une réalité toute autre que celle que nous percevons. Mais dans ce cas, on entre dans un débat philosophique, ce qui permet de confronter différentes propositions et de rejeter celles qui sont les plus incohérentes, c’est-à-dire celles qui n’apportent que peu d’explications pertinentes aux objections que l’on pourrait formuler.

      1. Pheldge

        pardonnez moi, mais le bateau ne peut disparaître, car non seulement la Terre est plate, mais elle est finie, il y a donc un moment où le bateau arrive au bout de la mer. il suffit donc d’avoir des jumelles assez puissantes pour pouvoir zoomer comme Ba le suggère pour regarder les étoiles. C’est pourtant d’une telle évidence …

  30. Jusnaturaliste

    Cela fait depuis le XIXème que Frédéric Bastiat déplorait que les enfants perdaient dix années de leur vie dans « l’école romaine ». C’est-à-dire une école qui forme les enfants à devenir des soldats qui obéissent et font ce qu’on leur dit sans réfléchir, qui se battent pour l’Etat et laissent le travail productif aux esclaves.

    Aujourd’hui, on est passé de 10 à 20 ans de formation. Le but de l’école publique est d’abord de la garderie, puis d’inculquer la propagande étatique aux enfants, accessoirement, on leur transmet quelques connaissances de base et un diplôme qui leur permet d’espérer d’intégrer le système.

    L’instruction en famille était la meilleure alternative, l’alternative naturelle qui veut que normalement une mère allaite son enfant les premières années de sa vie et donc a reçu la noble charge naturelle de le nourrir, de l’enseigner et de le socialiser; contrairement au mensonge répété à longueur de temps, l’école publique ne socialise personne, je pense même qu’elle finit par rendre misanthrope.

    Dans les pays germaniques, c’est le troisième Reich qui a interdit l’instruction en famille, qui est toujours valide aujourd’hui, même jusque dans les cantons suisses. En France, c’est l’extrême centre qui a pris cette décision, appuyée par la majorité présidentielle et validée par les contrepouvoirs détenus par les LR et les PS.

    Pour ceux qui peuvent encore y arriver, je les invite d’abord à viser l’instruction en famille, puis l’école privée, et si l’école publique est malgré tout inévitable, il ne faut pas laisser les enfants gérer cela seuls, mais les aider aux devoirs, ne serait-ce que pour contrebalancer l’influence idéologique néfaste de l’école publique et leur permettre de les finir le plus rapidement possible, leur demander de raconter leur journée, les défendre face au système, leur éviter tout ce qui est facultatif, afin qu’ils aient plus de temps pour apprendre des choses plus utiles dans un meilleur cadre.

    1. Higgins

      Bien que ça remonte maintenant à près de vingt ans, l’école maternelle nous a, lorsque nous y étions confrontés, bluffé. Les enfants ont réellement progressé et en bien. Peut-être avons-nous eu la chance de bénéficier des derniers soubresauts d’un système à l’agonie. L’apprentissage de la lecture et de certains autres fondamentaux s’est passé sans aucune difficulté et ce pour les quatre enfants. Je serai très probablement beaucoup moins laudateur maintenant.

      1. Jusnaturaliste

        Après, il y a toujours des cas où cela se passe bien, et je pense que si des gens du système se font réélire, c’est bien parce que le système convient à beaucoup.

        Mais quand je compare dans mes connaissances ceux qui font l’école à la maison et ceux qui font l’école publique, la vie des premiers me fait bien plus envie que la vie des seconds: pas de stress, bonne ambiance, apprentissage solide, bonne relation entre parents et enfants et dans la fratrie… Je ne suis pas étonné que les politiciens cherchent aujourd’hui à détruire cela.

  31. Appo

    J’ai 2 enfants étudiants, l’une en médecine, l’autre en informatique. Les 2 ont eu leur bac S Spé maths avec mention TB et surtout … sans rien faire !
    Le résultat, pour les 2, ça a été un démarrage épouvantable en fac, car il fallait travailler, l’une en PACES puis l’autre en Prépa, ils ont découvert qu’il fallait travailler pour acquérir le savoir. Certes, ils avaient des facilités qui leur ont permis ce glandage que nous n’avons jamais pu leur reprocher, au vu des résultats, mais ils sont en colère, très amers vis à vis du lycée, du collège (Période où ils se sont glorieusement ennuyés). Ils expriment le fait qu’on ne leur a jamais appris à travailler, à avoir de la méthode. Ils ont vu les hécatombes autour d’eux en post-bac des gens qui découvraient que non, ils n’avaient pas le niveau ni les capacités, ou l’envie de se donner les moyens, pour les études supérieures. Après des moments difficiles, les 2 ont rebondi, nous avons aidé, soutenu, donné des méthodes de travail, mais le nivellement par le bas catastrophique a failli gâcher l’avenir de mes enfants.

    1. Cerf d

      C’est pas nouveau. Il y a 25 ans je passais mon bac, S spé maths, mention Bien et pareil en n’en foutant pas une rame et bien entendu en n’ayant aucune méthode de travail.
      Du coup arrivé en prépa j’ai galéré pendant 2 ans. J’avais suffisamment de facilités pour intégrer une école en 3/2 mais des condisciples ayant moins de facilités et ayant dû mettre en place des méthodes de travail avant le bac ont mieux réussi que moi.

  32. Murps

    « Ils ont vu les hécatombes autour d’eux en post-bac des gens qui découvraient que non, ils n’avaient pas le niveau ni les capacités, ou l’envie de se donner les moyens, pour les études supérieures. »

    Beaucoup de lycéens de filière générale ne sont pas faits pour le travail intellectuel.
    Les parents s’en foutent. Ils exigent le bac pour leurs mômes donc on le donne.
    On achète la paix sociale et la baisse de niveau n’est pas un objectif, c’est un moyen.
    Les bacheliers de cette année seront mauvais, très mauvais. Pire que l’année dernière. Et attendez de voir les deux prochaines promos.

    1. Yanka

      « Beaucoup de lycéens de filière générale ne sont pas faits pour le travail intellectuel. »

      Et parmi ceux qui sont faits pour le travail intellectuel, beaucoup détestent les maths, n’y comprennent rien, parce qu’ils sont constitués autrement et que l’enseignement n’en tient pas compte (les littéraires, les artistes). Approche rationnelle vs approche intuitive ; ceux qui vont de 1 à 10 en passant par deux, trois, etc., et ceux qui vont à 10 directement et font le chemin inverse pour expliquer comment ils ont fait. Si t’es pas bon en maths, si tu n’y comprends que dalle (les profs de maths sont fréquemment des sadiques psychorigides), tu es découragé à 15 ans si tu n’as pas derrière toi un soutien particulier (genre le papy). Ensuite il y a les questions de discipline et de tempérament. Les petits poussins du premier rang, encore appelés fayots, réussissent toujours très bien, puis il se font piquer une fois, deux fois, trois fois, quatre fois, et votent Macron, parce que Macron, ça c’est un vrai chef ! Là-dessus, ils agitent des petits drapeaux jaune et bleu en soutien des Nazis tatoués… Des gens bien, propres et parfumés !

      1. Pierre 82

        Je ne te permets pas, Yanka.
        On a toujours dit que « j’apprenais bien à l’école », j’étais plutôt fort en maths, même franchement assez bon, j’avais de très bonne notes, j’aimais écouter et j’étais souvent au premier rang pour être moins distrait, et pourtant, je n’ai jamais été fayot (j’étais plutôt à collectionner les heures de colles, surtout arrivé au lycée), encore moins me faire piquer ou voter Macron…

  33. LCH

    Bof qd je vois le niveau d un apprenti que nous avions pris avecmon pere en commerce

    Pour qu il est son BTS Commerce nous lui avions mis un challenge
    Pour son apprentissage il avait un Tel portable fourni et forfait paye par la societe
    Toujours pour son apprentissage une voiture de service en binome pour visite client
    Frais de repas via NdF

    Si il arrive a avoir son BTS Commerce avec nous pour les 2 Ans
    Il garde l avantage du portable
    une tablette ou Ordi Portable pour avoir acces aux stocks de la Ste et renseigner le client rapidement s il le souhaite
    Salaire Fixe plus prime Vente plus prime benf Ste de fin d annee
    Une voiture de fonction avec Carte Total pour peage et essence pris par la Ste
    Affilier Cadre / Etam

    Bin une memoire de poisson rouge
    Tu lui dis un truc le Lundi le Mercredi il a fait un Reset a la Schwab
    N arrive pas a calculer de tete une remise de 20 pourc sur un produit valant 100 n en palons pas sur 150 euros lol
    N arrive pas juste a faire une regle de 3

    En tourner il ne captais rien a des demanes clients simples de chez simples
    A accrocher la voiture
    N as pas compris lefonctionnement d un VRP affilie Cadre

    Un Jour il a demande combien je vais etre payer en CDI ??

    Ben cela depends moi avant de rejoindre mon pere je tournais a 14 mois voir 15 de Salaire et j etais pas itinerant
    Apres lui avoir expliquer le systeme des comm vente et avec un calcul
    Ben tu peuxtourner a 2000 net een tout frais payer

    La reponse a ete OK

    Miracle il aa compris !!!

    Ben non 1 mois il repose la question

    Ouf heureusement il a demissione

    Depuis avec mon pere un apprenti vente
    C est NIET

    on se tapes dees heures de fous quoi que j ai le temps de lire le H16 de temps en temps

    La Ste est a la vente pour que mon pere arrete definitivement 67 ans

    Je reste mais en salarie ou juste en tres minoritaire

    CPEF
    Quand je vois les taxes sur divid

    Je vais en faire un max pour en payer le moins

    1. P&C

      Mon oncle et sa boite de plomberie c’est pareil.
      Il a arrêté de prendre des apprentis à l’IMT depuis des années : que des branques et des racailles.
      Devant les clients particuliers, c’était déjà problématique… mais en BtoB c’est une catastrophe.

      Il ne recrute comme apprenti que des gosses qui lui sont recommandés par ses amis.

  34. Jopari

    Et devant de tels résultats, l’important était d’attenter à la liberté d’instruction (IEF sous autorisation et possibilité de fermeture administrative des écoles privées hors contrat)

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