Les insectes sont nos amis, il faut les aimer aussi

C’est grâce à l’un de mes lecteurs — que je remercie — que je suis tombé sur un de ces petits articles que la presse nationale fourgue discrètement le week-end. On y parle de coin-coins, de cot-cots, de meuh-meuhs, de petites bestioles plus ou moins charmantes, et, surtout, on y pose une question palpitante : quels droits pour ces créatures ?

Et il est vrai qu’en ces périodes de crise, où on sent nettement que le temps s’accélère, on ne prend pas assez le temps de se poser les vraies questions essentielles de la vie.

Heureusement, ce pays est merveilleux : il est rempli d’une foule d’individus qui, pas un instant, ne cèdent à la facilité de se poser, cinq minutes, et de se demander si ce qui a été fait jusqu’à présent est bon ou pas, et qui donc peuvent continuer à trottiner sans faiblir vers un horizon qu’eux seuls décident. Ce pays est génial puisqu’il a même enfanté, choyé et entretenu cette foule d’individus vibrants à l’idée d’étendre le domaine du droit vers des espaces jusqu’alors insoupçonnés.

C’est donc une enfilade de sémillants aventuriers du Droit Des Animaux que nous offre cet article qui a eu les grâces d’un grand quotidien national (et même un dossier de magazine !) nourri au bon grain des subventions étatiques. Les premiers paragraphes nous alertent ainsi sur les conditions lamentables dans lesquelles les poules pondeuses mènent à bien leur raison d’être : pendant leur courte existence, les pauvres volatiles vont pondre sans jamais pouvoir sortir de leur toute petite cage, format A4.

Mais ce n’est pas une fatalité ! Tous ensemble, nous pouvons sauver les cot-cots !

« 75 % des Français sont prêts à mettre le prix pour manger des œufs de bonne qualité, mais ils ne savent pas les reconnaître ! »

Si les Français n’étaient pas si bêtes et si près de leurs sous, ces poules pourraient gambader joyeusement et pondre en chantant. Rassurez-vous : il ne s’agit pas ici d’une campagne destinée exclusivement à améliorer le sort des gallinacées. Les associations qui luttent pour la reconnaissance des droits des animaux ont d’autres cibles, comme la fourrure, le gavage des oies, l’enfermement des cochons, des lapins et poulets, leurs conditions de transport en cage, ou l’abattage sans étourdissement.

Notez que, pour des raisons de politiquement correct et d’arrondissement des angles à la ponceuse de chantier, on ne parlera pas des égorgements rituels. Le gavage, oui. L’égorgement, non.

En attendant, les droits des animaux, c’est pas de la rigolade. C’est du sérieux, du précis, du documenté :

« Nous nous battons pour le droit des animaux : [Ainsi, les poules pondeuses] ont le droit de déployer leurs ailes, de marcher ou de se gratter. Or ces droits ne sont pas respectés. »

Voilà. Une poule, ça a ces droits-là :
1. déployer ses ailes,
2. marcher,
3. se gratter.

Caqueter, non. Mais se gratter, oui. C’est millimétré, quelque peu arbitraire et pour tout dire, pas très poétique, mais que voulez-vous, c’est ça, le droit : c’est un peu aride et il faut bien tout baliser sinon c’est la fête du slip, hein.

Et si le droit des animaux, c’est important, ce qui compte vraiment, c’est ce qui est dit dit dans cette courte phrase :

parmi les défenseurs des animaux, [il y a] ceux qui veulent proscrire la viande, et ceux qui souhaitent simplement bannir ce que l’exploitation animale a de scandaleux. Mais tous veulent éliminer la productivité, la rentabilité.

Méchante productivité ! Vilaine rentabilité !

Au passage, on se demande pourquoi manger des plantes, des fruits et des légumes est plus sympathique que des animaux : après tout, les fruits aussi ont des droits, non ? Il est terrible, le petit bruit de la carotte mâchée de bon matin...

Et comme par hasard, derrière nos activistes du droit des animaux à se gratter et à déployer leurs ailes, on retrouve une jolie brochette de personnes qui refusent la productivité et la rentabilité… Comme d’autres individus de certaines mouvances, bizarrement toujours dans la même tendance générale.

Sauf que cette rentabilité et cette productivité, ce sont elles qui ont permis de nourrir toujours plus de personnes dans le monde, en valeur absolue et en valeur relative.

Take a break : have a kitkatAttention ici, ne me faites pas dire ce que je ne dis ni ne souhaite pas : non, la productivité et la rentabilité ne justifient pas des traitements dégradants sur les animaux, domestiques ou non.

D’une part, on ne joue pas avec la nourriture. C’est comme ça. Notamment parce que ça la stresse et que les toxines produites sont mauvaises pour la santé.

Mais d’autre part et plus sérieusement, le respect minimum qu’on apporte aux animaux n’est pas dû à eux-mêmes pour eux-mêmes, mais d’abord à nous, pour nous-mêmes. Si l’homme doit respecter les animaux, c’est parce qu’il a acquis cette capacité de modéliser ce que l’autre pense et ressent, et qu’il est donc capable de modéliser les sensations (désagréables notamment) des animaux qu’il utilise. Ce n’est donc pas en vertu de droits qui sont conférés aux animaux (et qui leur impliquerait automatiquement des devoirs, chose ô combien ridicule), mais pour des raisons morales ou éthiques : on ne peut aspirer à faire des hommes meilleurs, plus sujets à l’empathie envers leurs semblables s’ils ne sont pas même capables de ressentir des émotions basiques pour des êtres basiques.

Dès lors, il est logique que les habitudes sociales, la morale du groupe, façonnent des interdits enseignés dès tout petit, et qui fonctionnent plutôt bien : l’écrasante majorité des humains ne passe pas son temps à massacrer du chaton pour le plaisir. Eh oui : joie de l’anthropomorphisme, les humains supportent assez bien les autres mammifères et s’accommodent bien de la plupart des volatiles. Notez cependant qu’il n’y a que très rarement des pétitions pour réclamer des droits pour les blattes, les mygales ou les moustiques.

C’est à ce propos qu’on voit tout le ridicule de demander des droits pour les animaux (ou les plantes). On se demande aussi comment des gens a priori sensés trouvent les moyens (temps, argent) et l’énergie pour s’occuper des petites bestioles que nous mangeons, et pas, par exemple, de leurs frères humains qui, eux, ont déjà des droits, et souffrent déjà de les voir violés.

Cette critique est d’ailleurs applicable à tant d’humanistes qui passent un temps considérable à combattre des excès plus ou moins gênants sur telle ou telle espèce animale, végétale ou minérale, telle ou telle catastrophe écologique avérée ou à venir moyennant un acte de foi, tout en oubliant dans la plus naïve indifférence les atrocités que leurs congénères subissent au jour le jour et qui méritent largement leur attention.

Et avec la crise qui déboule, on se demande vraiment si l’ordre des priorités de ces personnes n’est pas inadéquat. Mais bah, je suppose que la marche rigolote vers un progrès alternatif doit bien s’adapter à ces petites anicroches, non ?

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Commentaires89

  1. Pascale

    Votre excellent article révèle la manière dont la notion de droit est galvaudée dans notre société ou n’existeraient que des « droits » sans leur contrepartie « les devoirs ». De plus la dérive a laquelle nous assistons va provoquer a plus ou moins long terme l’apparition de droits du type « téléphone portable » ou « écran plasma »

  2. Olaf

    Le droit est conçu par les gouvernants, les législateurs dans le sens théorique de l’intérêt général de la société, concrétisant des us et coutumes établis (« jus ») ou imposant une façon de faire pour le plus grand bien de tous (« lex »). De fait, il cristallise des rapports de force pour éviter que cette force, cette violence ne se déploie dans l’anarchie.

    Il n’y a pas de « droit des animaux », le droit est une invention humaine. On n’a jamais vu un poulet opposer la force à son encageage ! Il n’y a qu’un « droit des défenseurs des animaux à ne pas être choqués, si ce n’est indignés ». Et si l’on entre sur ce terrain de la défense de l’intégrité des belles consciences, on n’a pas fini de pondre des lois stupides, à mesure que s’exprimeront les frustrations de chacun …

    Moi, moi, moi, je suis indigné par les cheveux dans la nuque, les mulets. INTERDICTION !
    Moi, moi, moi, je suis bouleversé par l’agonie des mignons petits rats à qui l’on fait manger du poison. INTERDICTION !
    Moi, moi, moi, je suis indigné par la connerie, fléau de l’humanité depuis la nuit des temps. INTERDICTION !

    1. Jesrad

      « Le droit est conçu par les gouvernants »

      FAUX. Vous confondez avec le positivisme juridique. Il y a bien des écoles du droit qui pensent différemment.

  3. Pascale

    Posséder un droit présuppose posséder une conscience capable de choisir. Et vois le dites très bien : notre devoir d’homo sapiens sapiens c’est de respecter la Vie (en général) non pas parce qu’elle a des droits, mais parce qu’elle est la Vie

  4. Olaf’

    Et pourtant, il n’y a pas besoin de sortir des règles de droit pour améliorer le sort des animaux. Je vous renvoie à l’exemple de Temple Grandin :
    http://en.wikipedia.org/wiki/Temple_Grandin

    (je conseille également le film qui retrace sa vie, où l’on voit deux choses, en dehors du problème de l’autisme : respect des animaux (des vaches en l’occurence) couplé à amélioration de la productivité)

      1. Aurélien

        Il y en a un si on ne se fixe pas de limite sur la productivité, parce que les animaux sont, eux, limités physiquement, métaboliquement. Respecter ces limites implique forcément un plafonnement de la productivité.

        1. gem

          Ouh que ça m’énerve cette débilité.
          C’est exactement le contraire.
          La productivité consiste à faire plus avec moins, et plus la productivité est grande, moins on a besoin de forcer, de se cogner aux limites pour atteindre le résultat. Et c’est ainsi qu’un conducteur de tracto-pelle peut avec son petit doigt remuer plus de terre que 100 coolies suant sang et eau. Idem bien sûr avec la production alimentaire.

          si le dénominateur est fixé .

        2. Théo31

          « expliquez moi comment on tire plus d’un poulet ou d’un cochon que ce que son corps peut donner. »

          Très simple : le pot belge. Comme les cyclistes.

        3. Pascale

          Je suppose que la productivité des abattages rituels doit être basse compte tenu des contraintes religieuses d’abattage. Et pourtant la qualité de la viande doit être déplorable, chargée d’hormones de stress et de souffrances des animaux.

        4. Epicier vénéneux

          On n’a jamais vu la production de viande augmenter sans amélioration des conditions vétérinaires, sanitaires et d’abattage.
          Aurélien, des animaux bien soignés et bien traités offrent un rendement bien supérieur à un troupeau galeux laissé pour compte dans un champ de cailloux.

          1. Oui, mais la critique portait sur une simple question de logique : comme les animaux sont limités par nature, la productivité est limité par nature.

            « si on ne se fixe pas de limite sur la productivité » n’a aucun sens. « si on oublie la réalité physique et la définition du mot productivité, alors on peut faire des misères aux animaux ». Ou l’inverse. Ou des marmottes qui mettent de l’alu sur du chocolat.

        5. Aurélien

          Epicier, aucun doute sur ce point. Je dis simplement qu’il y a une limite biologique à ce qu’un animal (même dopé) peut produire dans des conditions qu’on peut considérer respectueuses.
          Si on veut aller au-delà des limites naturelles – comme par exemple couper la partie supérieure du bec d’un canard pour « encore mieux » le gaver – il me semble qu’on sort alors du « respect des bêtes » dont parlait H16 et qu’il y a à partir d’un tel seuil antagonisme entre productivité et respect.

        6. Olaf’

          C’est parce qu’Aurélien ne regarde qu’un seul animal à la fois. Mais dans l’exemple des vaches par exemple, il y avait des pertes car les animaux terrifiés se noyaient quand ils passaient dans un bain. Autant de pertes qui sont évitées en traitant bien chaque animal ==> augmentation de la productivité globale.

  5. Calvin

    Excellent article, que j’applaudis de mes deux… quatre mains (et oui, depuis Fukushima, la méga-catastrophe nucléaire détruisant tout et mutant tout).
    Cela rejoint les conclusions de l’ouvrage de Luc Fery, « le Nouvel Ordre Ecologique », sauf que ce dernier est bien plus méchant (une fois n’est pas coutume, H16 est battu !!) envers ces « humanistes » cachant des relents fascisants.

    Par contre, tu ne parles pas des aberrations qui voient des végétariens (humains) imposant à leur propre chat ou chien un régime non carné, démonstration ultime de la bêtise et de l’anthropomorphisme imposé aux autres (sûrement une branche bucolique du constructivisme).

    Mais j’aime énormément votre conclusion, qui, là, avec l’imminence du désastre économique dépasse la portée du livre du philosophe sus-nommé.

  6. Pere Collateur

    Je ne sais plus d’ou viens cette citation:

    « Ca n’est pas des méchants dont il faut avoir peur, mais plutôt des grotesques »

    Jusqu’à ce matin, je n’ai jamais été vraiment sur d’avoir compris le message caché derrière cette phrase.

    Avec cet article, je crois que je commence à me faire une idée…

  7. gem

    Ils peuvent penser ce qu’ils veulent et faire tout la propagande qu’il leur plait, c’est leur droit le plus strict. Tant qu’ils ne parlent pas de rendre ça obligatoire et contraignant …

    Manifestement l’Homme est de moins en moins vivant, de plus en plus hétérotrophe : la place des produits synthétique (y compris alimentaires) s’accroit de plus en plus et la place des produits biologiques (végétaux et animaux) se réduit. Si on continue comme ça, on finira purement hétérotrophes : manger et utiliser seulement du minéral transformé, du pur synthétique (probablement recyclé, en plus). C’est le progrès, sans doute…

    1. Pascale

      Pourquoi pas si c’est comestible et bon.

      Je me souviens avoir lu il y a peu de temps un roman de SF dont l’histoire se déroulait dans un lointain futur et dont le héros, pris de nausées à l’annonce que la viande qu’il venait de manger était de la vraie viande et non de la viande synthétique, profondément écœuré et choqué régurgitait son repas, .

      1. JG2433

        Dans la même veine que votre réponse postée plus haut, [septembre 20th, 2011, 11 h 48 min],

        voici le slogan professé à ses salariés par feu l’acteur Bernard Fresson, dans un téléfilm où il interprétait le rôle du patron d’usine produisant de la charcuterie industrielle :

        « Cochon heureux, pâté fameux ! » 🙂

      2. Before

        Peut-être une nouvelle de Arthur C.Clarke (un grand écrivain, qui au passage était végétarien et pensait qu’on résoudrait les problèmes de la faim en mangeant directement des végétaux, sans passer par la transformation par les bovins et ovins – je schématise- et j’arrête là ma digression), une nouvelle donc qui mettaient en scène un industriel présentant un nouvel aliment synthétique et qui scandalisait son auditoire en lui apprenant que le goût était celui de la viande.

        Après cette première étape, il terminait en se demandant comment expliquer le terme ‘anthropophage’….

    2. Calvin

      Je ne vois pas le souci.
      Ce n’est pas seulement le progrès : c’est comme ça depuis avant l’apparition de l’homme.

      D’un côté, tout est chimique, et même les aliments « bio » contiennent des minéraux.
      De l’autre, pourquoi cette peur de la transformation, du synthétique ?
      Il y a des aliments naturels pas sains. Il y a des aliments rares. Il y a surtout des aliments transformés : fumer un aliment, le saler avec du chlorure de sodium, le laisser pourrir avec des champignons, etc…
      Un aliment est une « photographie » à un instant T entre deux transformations. Celle-ci peut-être due à des microorganismes, des animaux, et, surtout à la base, des végétaux (à la base de très nombreux aliments).

      Et même au final, la cuisine consiste en un savant mélange entre des ingrédients divers, dont l’aspect final est très éloigné de l’aliment de base initial.

      Autre chose. Prenons les insectes, largement consommés dans certains pays. En Occident, ça « passe » difficilement. Or, c’est un gisement de protéines immense. Je ne crois pas que je mangerai directement des sauterelles, par exemple. Mais dans quelques années, l’industrie agroalimentaire intègrera cette source, tout en transformant la base, et, là , j’en consommerai.

      L’enjeu de l’agroalimentaire, c’est : « est-ce sain ? » (sinon, je transforme), « est-ce capable de nourrir le plus de monde ? » (sinon, j’augmente les rendements), et, enfin, éventuellement, « est-ce bon ? » (cerise sur le gâteau, mon produit sera mieux vendu que les autres ou j’en tirerai un bon prix : label, AOC, affinage).

      1. Marco33

        Il suffit de savoir comment et avec quoi sont fabriqués les « surimis » par exemple.
        Produit en très forte progression en France.

    3. Crucol

      qu’est-ce qu’un produit biologique? un produit synthétique?

      le Whisky c’est synthétique, la bière aussi, l’héroïne consommé par les rédacteurs des articles commenté par H16 aussi.

      une omelette est un produit artificiel (qui signifie produit par l’intervention humaine, http://fr.wikipedia.org/wiki/Artificiel )

      arrêtons-les produits synthétiques et artificiels et revenons à la viande crue!!

      Crucol

  8. hank rearden

    Il n’existe de droit pour soi que concomitamment au devoir que l’on a de garantir ce même droit à l’autre. Sans quoi, ce droit que l’on s’arrogerait serait simplement un privilège.

    L’animal n’est pas capable de cette réciprocité. Il n’a donc aucun droit.

  9. Kuing Yamang

    Les humains sont des animaux, je ne vois pas pourquoi ils auraient plus de droits ou plutôt plus de privilèges que les autres animaux.
    J’ai dit !

    1. hank rearden

      Parce qu’ils sont capables de les penser… Les concepts élaborés c’est un truc très humain

      Pour les tinois, je sais pas 🙂

      1. Kuing Yamang

        Donc un enfant de 6 mois qui a peu de conscience et n’est pas capable de les penser n’a pas autant de droits qu’un adulte ?
        Quid d’un adulte incapable de les penser non plus ? Pas autant de droits que quelqu’un arrivant à penser des concepts élaborés ?

        1. Tatatastop.

          Un homme a des droits spécifiques par nature. Et son enfant est un homme à part entière, et a donc tous les droits, par nature. Et si les hommes ont des droits, c’est parce qu’ils sont capables de les exprimer et d’en comprendre la portée et les devoirs attachés. C’est tout.

        2. fifou

          Evidemment qu’un enfant de 6 mois ne doit pas avoir autant de droits qu’un adulte, pas plus qu’un enfant de 10 ans d’ailleurs. Jusqu’a que les enfants aient une conscience leur permettant de prendre des decisions, leurs choix doivent etre guides par un adulte.

          Par contre le choix des adultes conscients ne devrait pas etre guide par les gouvernements et le lobbies qu’ils soient rouges, verts ou marrons

        3. Kuing Yamang

          h16: « Un homme a des droits spécifiques par nature. »

          Pourquoi ?

          « Et si les hommes ont des droits, c’est parce qu’ils sont capables de les exprimer » et d’en comprendre la portée et les devoirs attachés. »

          Pas tous.

          « LES hommes… » ça me fait penser à Martine quand elle dit « Les Français ont compris que… blabla.. » ^^
          Les Martines biaisent en généralisant. De plus, avec les Martines, l’individu s’efface devant le groupe.

          1. K, tu te fourvoies. C’est la base du droit naturel. Ces questions ont été déjà débattues il y a tant de fois et si longtemps que le sujet ne m’intéresse plus. Je te laisse fouiller les entrailles des forums qui vont bien pour trouver les réponses à tes questions.

            A tous : le droit est une construction humaine, pas mathématique, et n’a rien à voir avec la conscience, le degré d’intelligence et autres pignolages intellectuels. Et les animaux n’en ont pas parce qu’ils ne sont pas humains (i.e. pas issus de deux parents humains) et incapables de devoirs. C’est tout.

        4. fifou

          D’ailleurs la nouvelle marotte de nos regimes totalitaires est d’augmenter le « droit des enfants » et de reduire le droit des parents a les elever pour se creer un bon petit cheptel de moutontribuables

          Comme d’habitude, on commence par un motif louable ‘les enfants battus, la sante des enfants…’ et petit a petit on rajoute un petit truc a gauche a droite (la pillule du lendemain donnee a l’ecole sans prevenir les parents, cenouslesgentils…)

          Couple a une reduction du niveau de l’education (il ne faut pas qu’ils soient trop intelligents hein?) ca va faire une bonne armee de boeufs dociles et nourries aux mamelles de l’Etat…

          De toutes facons leurs enfants a eux ne vont pas a l’ecole avec nos enfants a nous donc eux ne vont pas etre formates comme ca

        5. Kuing Yamang

          filou: « Jusqu’a que les enfants aient une conscience leur permettant de prendre des decisions, leurs choix doivent etre guides par un adulte. »

          Le niveau de conscience dépend du degré d’encéphalisation (dans le règne animal dont l’humain fait partie), du développement du cerveau (lors de l’ontogenèse) et enfin du vécu (acquis).
          Dire ce que tu dis pourrait sous-entendre que les individus ayant un faible niveau de conscience (peu importe leur âge) pourrait avoir moins de droits que les autres. ^^

        6. Crucol

          Soit, l’homme n’a pas de droit.

          il en résulte donc que deux hommes n’ont pas plus de droit, puisqu’aucun n’en ayant, la somme des deux reste nulle.

          par récurrence, on peut aisément montrer que tout regroupement d’homme n’a pas plus de droit.

          qui donc a des droits? l’Etat? c’est un regroupement d’homme, je rappelle… la Société? Idem…La Terre? les animaux? aucun ne les expriment

          Si personne, ni rien n’a de droit, cette notion est inutile. le droit n’existe pas.

          or quelque chose d’inexistant peut avoir n’importe quelle propriété. (http://fr.wikipedia.org/wiki/Ensemble_vide)
          donc quelque soit un élément du droit , il peut me concerner. je peux avoir un droit, puisque ça n’existe pas…

          on aboutit à l’opposé de l’hypothèse. c’est absurde.

          l’homme a donc des droits, qui résulte du fait qu’il parvient à les défendre comme je viens de le faire.

          Crucol

        7. fifou

          Kuing Yamang
          il me semble tres sain de donner moins de droits a des individus ayant un faible niveau de conscience (par example une personne deficiente mentale).
          Example: si ton enfant a 30 ans et la consience d’un enfant de 5 ans, c’est a toi de decider si certaines decisions le concernant doivent etre pris par toi par exemple

          Il peut y avoir des abus certes, mais ce serait infiniment moins risque si la seule personne autorisee a abuser de sa position est le parent qui, en generalite, recherche le bien de sa progeniture (c’est quand le transfert de ces droits part a l’Etat ou a la ‘Conscience Collective’ que ca merde)

          Encore une fois, des annees de regime totalitaires, sous couvert de nous proteger d’abus annecdotiques, ont generalise la perte de droits fondamentaux des humains a decider des choses pour eux-memes et les leurs

        8. Kuing Yamang

          h16: « A tous : le droit est une construction humaine, pas mathématique »

          C’est ça le problème, si ce n’est pas mathématique donc logique, c’est forcément un truc bancal.

        9. Kuing Yamang

          h16: « Un truc bancal qui fonctionne sur les 5000 dernières années, je prends. »

          h16, tu as des animaux ? Je ne parle pas d’animaux sauvages style des morpions, hein, mais des animaux domestiques (un seul suffira) pour que nous construisions ensemble une expérience de pensée à laquelle je vais réfléchir dès maintenant pour voir ce que tu répondras.

          1. Construis ton expérience. Puisqu’elle est de pensée, peu importe que j’en aie un ou non. Imagine-moi un chat, et appelle-le Schrödinger.

      2. Théo31

        « un étranger est un humain: pourquoi n’a-t-il pas alors les mêmes droits qu’un Fraônçais en Fraônce ? »

        Parce qu’entre les deux il y a cette abomination qu’est l’Etat.

      3. Martin Lothar

        Tiens, à propos de Schrödinger (et de la queue de son chat) c’est sans doute hors sujet (quoi queue du susdit chat ?) mais je vous recommande à tous la lecture d’un des plus grand bouquin intelligent jamais écrit : Qu’est-ce que la vie ? de Schrödinger (un physicien causant de biologie — et de plein d’autres choses humaines et animales qui vous foutront sur le cul) Après, vous pourrez lire le Hasard et la Nécessité de Monot (ça sera un peu fade après Schrödinger, je sais) Enfin, vous lirez tous les économistes de mes deux (série Bibliothèque rose) ou Attali, Minc voire BHL si vous êtes un masochiste pur et dur.
        Bastiat et H16 vous empêcheront de vous suicider, dans tous les cas.
        Je vous aurai prévenus !

    2. Kuing Yamang

      Crucol: ça veut donc dire que les animaux ont des droits pusique certains (certains humains) arrivent à les concevoir et les défendre.
      Note que je me fiche des « droits » des animaux, mais je ne vois pas pour quelles raisons ils en auraient moins (ou plus) que les humains.
      Au passage, je ne suis pas plus choqué quand un humain se « donne le droit » de manger un poulet que quand un requin se « donne le droit » de manger un humain.. c’est la nature, c’est tout, ce qui démontre que l’humain (un animal évolué cérébralement) fait partie intégrante de cette nature.

      1. hank rearden

        ça veut donc dire que les animaux ont des droits pusique certains (certains humains) arrivent à les concevoir et les défendre.

        Non, parce les animaux sont incapables de réciprocité vis à vis des hommes, de garantir un droit aux humains. Certains humains qui parlent des « droits des animaux » sont prêts à leur accorder des privilèges, ce qu’ils appellent des droits mais qui son,t en réalité bel et bien des privilèges.

        Les droits des enfants et des incapables sont naturellement altérés d’où les concepts de mineurs et de tutelle. Mais à la différence des animaux, les uns vont acquérir cette potentialité, les autres nous montrent ce que nous pouvons, nous mêmes ou nos proches devenir un jour, empathie qui suffit à leur garantir des droits altérés mais suffisants.

        1. Kuing Yamang

          hank: « Non, parce les animaux sont incapables de réciprocité vis à vis des hommes,  »

          Pourquoi cette notion de symétrie et de réciprocité ? Si l’on doit pouvoir concevoir ses propres droits pour en avoir, ceux qui n’ont pas de notion de droits (des autres), voire carrément pas d’empathie, devraient dans ce cas ne pas avoir de droits. hinhinhin..
          Il faut plutôt raisonner en matière de devoirs: on a des devoirs envers les autres éventuellement (respect de leur liberté) mais s’octroyer des droits de façon autoritaire me fait sourire..
          Au fait, un étranger est un humain: pourquoi n’a-t-il pas alors les mêmes droits qu’un Fraônçais en Fraônce ? heinnng ?

      2. Calvin

        Nous n’avons de Droits que si nous pouvons avoir un avocat pour les défendre.

        Mais, je te le concède, certains avocats sont des requins !
        (^^)

    3. Kuing Yamang

      Alors voilà: Schrödinger, toi et un méchant (disons Olivier Besancenot) êtes poursuivis par un ours polaire affamé qui n’a pas mangé depuis plusieurs mois.
      Schrödinger et Olivier courent plus vite que toi, ils sont devant toi et l’ours blanc qui bave d’appétit se rapproche.
      Tu disposes d’une petite carabine à plomb qui suffit à neutraliser la course de Schrödinger et d’Olivier mais qui n’aura aucun effet sur l’ours (à part l’énerver). Si tu tires sur l’un des deux devant toi (Schrödinger ou Olivier), il sera arrêté dans sa course et l’ours le mangera, tu pourras donc lui échapper ainsi que celui sur qui tu n’as pas tiré, si tu ne tires pas, tu es bouffé et l’ours polaire est repu, Schrödinger et olivier ont la vie sauve.

      Tu tires ou pas ? si oui sur lequel ? Schrödinger ou Olivier ?

      1. gem

        Bah il est pas drôle ton dilemme : même sans ours, on tire sur olivier, il le mérite largement. La présence de l’ours ne change rien bien sûr.

      2. Je ne vois pas ce que tu veux prouver avec un exemple aussi bidon. Quelle que soit la cible que je choisis, je n’aurais aucun mal à le plaider. Et je le redis, c’est tellement artificiel que je ne vois pas comment tu vas pouvoir en tirer une conclusion valide.

        1. Kuing Yamang

          Ce n’est pas artificiel ou pas, la question ne se pose pas, c’est une expérience de pensée. Je veux juste voir de quelle façon tu appliques les « droits spécifiques par nature d’un homme » dont tu parlais plus haut et si tu trouves cette notion fondée. Donc en gros, savoir 1) si tu tires ou pas et si oui 2) sur qui.
          D’après ce que tu disais, la seule chose que tu ne peux pas faire est de tirer sur Olivier mais tu peux ne tirer sur personne ou alors tirer sur Schrödinger.
          Par contre moi, je me fous des droits d’Olivier et je le descends.

          1. Tu mélanges tout et ton exemple ne prouve rien, comme je l’ai dit.
            Ce que je fais ou pas ne change rien à la nature de l’homme, ni à la notion de droit qui lui est attaché.
            Si je bute Olivier, ça ne change rien au fait que c’est un meurtre (moral ou non, c’est un autre problème).

        2. Kuing Yamang

          Donc puisque tu justifies des droits spécifiques à l’homme du fait de sa nature (et donc que tu les respectes car tu les justifies), dans l’idéal tu butes ton chat ou tu meurs.
          C’est bancal ces droaâts spécifiques à l’hoôômme du fait de sa naâature.

        3. gem

          non, c’est juste que ton expérience de pensée n’est pas bonne, c’est grosso modo un dilemme du genre « mourir dans l’honneur de respecter les droits d’autrui ou vivre en les violant », ce qui est à la fois extrême et inutile pour apprécier la valeur de ces droits : on peut tout a fait estimer que c’est mal de tuer les gens, et les tuer quand même quand notre propre survie est en jeu, après il faudra vivre avec la réalité d’avoir fait le mal, c’est tout.

      3. Kuing Yamang

        gem: ce qui est bancal est que la plupart des gens conçoivent des droits pour l’homme de cette façon mais n’appliqueraient rien de tout ça dans leur cas précis et choisiraient de buter Olivier plutôt que Schrödinger, c’est à dire « fais c’que j’dis mais pas c’que j’fais », je ne te parle pas de mourir car je pense également que tout le monde tirerait plut^ot que de se faire bouffer.

        1. Peu importe. Que les gens soient imparfait ne change rien : ton Olivier reste un sujet de droit, alors que Schrödie n’est qu’un objet de droit. C’est tout. Et ton expérience de pensée ne permet pas de conclure quoi que ce soit d’autre.

  10. Salpetre

    Assez bon article pour une fois ici.
    Je doute quand même que bon nombre de commentateurs aient déjà mis les pieds dans une ferme de poulets industriels ou un élevage de cochons en batteries, et par conséquence n’aient absolument aucunes idées de ce qu’ils sont susceptible de manger au quotidien.

    Le problème des droits des animaux n’est qu’une conséquence débile d’un choix sociétal débile. Des lois protègent déjà les animaux contre la maltraitance, il suffirait peut être de les appliquer ?

    1. Calvin

      Assez d’accord avec toi… pour une fois !!! (^^)

      En revanche, je fais partie de ceux qui ont visité une batterie de poules (une connaissance, l’été dernier).
      Or, quand je lui demandais ce que mangeaient ses poules, sous-entendu bio ou pas, l’éleveur me disait qu’il ne donnait pas des aliments provenant de la filière bio.
      Mais, une des constatations de l’éleveur était que les oeufs étaient meilleurs si les poules étaient en semi-liberté et nourris en non-bio plutôt qu’en batterie gavées d’aliments bio.
      Je précise : je ne rejette pas le bio. Celui qui, par choix ou par idéologie, préfère ce mode, a le droit de s’y approvisionner ou pas.
      Je respecte l’idée qu’un label bio existe.

      Par contre, je considère que ce ne doit pas être imposé.

  11. Seb

    Ouauaouwww Un article qui était au demeurant plutôt anodin déchaîne les passions! Beaucoup de commentaires. On voit la lassitude des lecteurs d´articles sur la crise économique…

    Je suis issu du monde rural et j´ai tué des centaines d´animaux (volailles, lapins, moutons, chèvres,…) pour manger. Franchement, donner la mort n´est vraiment pas agréable, pour ne pas dire douloureux. Personne n´est cruel avec un animal pour le plaisir. Ceux qui le sont ne forment qu´une minorité d´individus.
    Le jour oú la viande synthétique existera et aura le goût d´un bon steack, j´achète! J´adorerais éviter la mort d´animaux. Mais en attendant, c´est ce qui se fait dans notre monde des possible pour se nourrir. Et j´ai pas l´intention de renoncer à un steack.
    Les écolos devraient militer pour la recherche sur la viande synthétique :o)

      1. Tremendo

        « La fondation néerlandaise In Vitro Meat a accepté de financer leurs recherches. La ligne de défense des pros-viande synthétique n’est en rien gastronomique. Cette dernière permettrait :

        •la réduction de la quantité de bétail,
        •la réduction des surfaces de pâturage,
        •la réduction des émissions de gaz à effet de serre,
        •un meilleur rendement en termes de production de viande,
        •d’éviter des maladies du type vache folle ou infection à la salmonelle puisque tout est fait en laboratoire,
        •de diminuer la souffrance animale. »

        Bref plein d’arguments pour satisfaire les écolos.. mais non, ils sont toujours pas contents, apparemment l’animal continuerait à être chosifié …un vrai crime contre l’humanité en sorte…
        Bon moi j’attendrai les premiers tests sur les organismes et de savoir si c’est bon avant d’en manger.

        1. Kuing Yamang

          « •la réduction de la quantité de bétail,
          •la réduction des surfaces de pâturage,
          •la réduction des émissions de gaz à effet de serre, »

          C’est marrant car le plus grand cheptel bovin au monde est en Inde où ils ne mangent pas cette viande:

          http://hist-geo.spip.ac-rouen.fr/IMG/png/BOVINS.png

          « L’Inde possède un cheptel de bovins (vaches et buffles) qui la place au premier rang mondial (482 millions de têtes, plus grand cheptel laitier au monde).  »

          ici: http://www.mfe.org/index.php/Portails-Pays/Inde/Presentation-du-pays/Economie

        2. Calvin

          Je « réponds » à Kuing Yamang.
          Le plus grand cheptel bovin au monde rapporté l’hectare est sans doute en Corse.
          Mais il « paraîtrait » que les animaux soient comptés plusieurs fois ! On me murmure que ce serait un problème de subventions, de PAC ou de je ne sais quoi…

    1. Tremendo

      « Les écolos devraient militer pour la recherche sur la viande synthétique »
      Très bon! Encore un paradoxe de l’écologie, il y en a un paquet.
      Bon moi je suis clairement contre le droit des animaux, c’est une fumisterie pour toutes les raisons évoquées dans l’article qui m’a bien fait rire d’ailleurs.

      En revanche, je m’attarde sur l’empathie qu’H16 mentionne à juste titre, supposons plusieurs personnes en train de maltraiter un chat qui n’appartient à personne, mettons un chat sauvage (qui n’appartient donc à personne), quelque chose de foncièrement dégueulasse, un cas de figure assez fréquent auquel j’ai assisté d’ailleurs, doit-on trainer en justice quelqu’un qui casse la gueule à ces personnes pour sauver le chat? Ma réponse spontanée est non, même si une lecture du Droit invite au contraire, j’ai envie de dire que le Droit devrait réserver des exceptions dans ces cas-là et être plus flexible.
      Bien évidemment, si les petits cons en question sont mineurs ou incapables de se défendre face à un majeur, l’usage de la violence serait disproportionnée et injustifiée etc etc. Mais s’ils sont majeurs?…

      1. Kuing Yamang

        Tremendo: « « Les écolos devraient militer pour la recherche sur la viande synthétique »
        Très bon! »

        Excellent même. Le top serait qu’on leur propose le choix entre de la bonne viande d’animal et de la viande synthétique mais faite à base de pétrole 😉

  12. simple citoyen

    Derrière ces activistes, on retrouve toute la mouvance des tenants du New World Order, dont les socialistes sont bien évidemment les complices, persuadés qu’il faut et dire aux masses ce qui est bon pour elles, et changer les-dites masses afin qu’elles soient optimalement réceptives aux propositions impératives qui lui sont imposées.
    Si vous voulez vraiment vous faire peur allez jeter un oeil sur le site du pwccc (People’s world etccc…: http://pwccc.wordpress.com/programa/ )
    Je vous recommande en particulier de lire le nom des groupes de travail ainsi que quelques articles comme http://pwccc.wordpress.com/2010/02/07/mother-earth-rights/#more-602 ou http://pwccc.wordpress.com/programa/ sur le projet de déclaration des droits de la Nature.
    Ou encore: http://therightsofnature.org/founding-meeting/
    On notera au passage avec amusement comment est présenté le travail de Stiglitz sur le PIB du bonheur pour notre beau pays.
    Tout cela est formidablement orchestré et bien que les propositions paraissent inimaginables, elles sont reprises petit à petit par l’UNFCCC et sous l’égide de l’Agenda 21.
    H a déjà commis quelques billets sur le sujet. Vous pouvez aussi allez lire des articles assez amusants comme celui-ci: http://biggovernment.com/jmsimpson/2011/01/17/agenda-21-part-i-a-global-economic-disaster-in-the-making/#more-212168
    SI tout ça ne vous a pas encore convaincus, lisez donc la charte « in the making » comme on dit: http://www.earthcharterinaction.org/invent/images/uploads/EChRio+20PolicOptionPeerReviewversion%20August%202011.pdf
    mise au point par the Earth Charter International (http://www.earthcharterinaction.org/content/)

      1. simple citoyen

        C’est vrai Nord, mais avec ce type d’activisme téléguidé, le nombre semble ne plus avoir d’importance au départ si la gestion d’opportunité par l’élite mondialisée pour avancer son agenda rend intéressante l’initiative.
        On la récupère, on l’étoffe, la promeut etc…
        Car sur la forme c’est bien comme ça que des agendas comme le 21 ont vu le jour, et ces émanations en sont comme des avant-gardes destinées à tester la recevabilité du public pour la suite.
        On est systématiquement sur un schema d’engagement hors vote démocratique, ce qui nécessite ces campagnes « d’opinion » pour valider l’apparence d’une « réponse à une demande du terrain et des peuples ».
        Tu remarqueras par exemple cette délicieuse utilisation des « aînés » comme référent moral pour court-circuiter le débat.

  13. Zeripper

    Je m’interroge tout particulièrement sur une des phrases de l’article d’origine : « 75 % des Français sont prêts à mettre le prix pour manger des œufs de bonne qualité, mais ils ne savent pas les reconnaître  »

    Là, j’ai du mal…

    A croire que l’auteur a procédé à un sondage, que 25% des interrogés ont répondu que non, ils n’ont pas envie de payer leurs oeufs plus cher, mais heureusement, le sondeur au nez fin a repéré le canon pointé sur la tempe de la personne, et peut donc savoir à sa place que si, en fait, elle est bien favorable à l’augmentation du prix des œufs, mais qu’elle ne sait pas le reconnaitre…

    Ou alors pas de sondage, il leur suffit, comme savent si bien le faire nos politiciens lors qu’ils parlent « des français » (qui veulent si, qui veulent ça, etc…), de sortir des statistiques de leur fondement….

    1. Zeripper

      Bon, bien sûr, ce n’est qu’après avoir posté mon commentaire que je m’aperçois que j’a mal lu la phrase…. « Les » reconnaitre, pas « le » reconnaitre… -_-

  14. riri

    Sur le fonds, qu’on débatte du droit des animaux où qui de la poule ou de l’oeuf était avant, n’est pas critiquable en soi si tel est notre bon plaisir.

    En revanche, refiler plusieurs millions d ‘euros de subventions publiques aux associations de défense des animaux, c’est déjà moins rigolo et pour tout dire plus du tout notre bon plaisir (surtout avec l’usage qu’elles en font).

  15. Alex6

    Dans le meme genre, j’ai regarde un reportage sur les baleines/dauphins ou la clique de chercheurs cherchait desesperement a prouver que ces bestioles ont une conscience comme les humains. Bien entendu, il leurs fallait encore quelques annees (5…) afin de pouvoir donner leur conclusion finale… 5 annees de rallonge budgetaire je suppose.
    Il est interessant de voir comment une partie de la population des pays modernes cherchent a relativiser la specificite de l’homme en tentant de lui nier toute originalite par rapport au reste des animaux.

    La seule solution aux produits animaliers de faible qualite, c’est de laisser les gens s’enrichir. Toute personne normalement constituee preferera bien se nourrir et donc acheter des produits de qualite, synonyme de bon traitement des animaux plutot que de la daube. Bon pour cela il faudrait reduire un peu l’influence de l’etat et entre autres couper les subventions aux debiles qui cherchent a donner des droits aux animaux. C’est pas gagne…

  16. Marco33

    Croyez-vous que nos poules, cochons et vaches n’ont pas évolués par sélection depuis quelques milliers d’années? Et si la sélection par croisement atteint ses limites, la recherche (pharmaceutique et génétique) permet bien des choses…
    Qui sait, on produira bientôt de la viande seule sans l’animal, grâce à la génétique. On arrivera à se passer d’abattre des animaux pour se nourrir, rêve de nos écolos qui ….heu….mince! Ils sont contre la recherche sur les modifications génétiques, principe de précaution à la noix oblige!

  17. tableau

    Les insectes que nous pensons si minuscules, inutiles nous procurent des merveilles étonnant et des solutions à nos besoins quotidiens, l’homme ne se soucie pas que petits soient-ils, peuvent leur sauver un jour. Ce ne sont pas tjrs les animaux en voie de disparition qu’il faut protéger. Nous pensons que c’est bien d’établir une loi pour leur protection, créer un endroit où ils peuvent se développer et être protégés en même temps.
    Et pour répondre à Marco33, on arrive actuellement à produire de la viande sans animal grâce aux viandes synthétiques de cheval ; par exemple dans les nouilles instantanées qui sont très répandues dans les pays asiatiques et du tiers monde.

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