Le méchant racisme des bâtiments

Avec les fessées déculottées que les bourses se prennent en rafale actuellement, c’est vraiment la crise. Et que va-t-on faire pour s’en sortir ? Mais, c’est facile ! On va nettoyer nos bâtiments de toutes traces de passé colonial, pardi ! … Comment ça, aucun lien ?

Oh oui bon, je sais, la bourse vient de terminer l’une de ses plus mauvaises semaines dans son histoire (et encore, la semaine, au moment où vous lirez ce billet, n’est pas finie). Mais si on se focalise trop sur ces petites excitations passagères, on loupe le vrai sens de la vie.

Heureusement, il y a Rue89 qui rassemble sous un même site internet toute une bande de joyeux drilles gauchistes dans un paquet joliment packagé très facile à manipuler. Et lorsque notre bande se lâche, cela donne des articles rigolos, hauts en contrastes avec du gris foncé et du gris clair et de la couleur dans des tons pastels.

Dès le titre, le sujet est posé : « A Paris, faut-il retirer les fresques du temps des colonies ? »

Et il est vrai que c’est un débat qui devait être ouvert, comme doit être ouvert celui des voies de bus (« A Paris, faut-il retirer les voies de bus du temps de la colonisation bobo-écolo ? ») et, dans une plus large mesure, l’éternelle question « Peut-on rire de tout avec tout le monde ? »

Le Nègre joyeuxL’idée générale est la suivante : dans la Capitale française (mais, soyez-en sûr, on trouve ça ailleurs) des enseignes datant du XVIIIème siècle dépeignent des scènes faisant directement référence au passé colonial du pays.

Et tout ceci, mon bon monsieur, est terriblement choquant. Pensez donc : on trouve même, écrit en police sérifiée taille 80, doré à la feuille, le mot « nègre ».

Pire, il est même, selon l’enseigne, « joyeux » ce qui sous-entend qu’il est heureux de sa condition, pauvre être au cerveau lavé par les insurmontables tragédies que sa condition lui fait endurer.

Pour l’auteur de l’article, relayé par la frétillante rédaction de Rue89 en partie grâce aux subventions dans lesquelles elle s’ébroue joyeusement, ces enseignes, ces peintures et ces frontispices décorés font polémique, et, hardiment, il nous interpelle :

Une question se pose : ces enseignes, dans lesquelles esclaves noirs et maîtres blancs sont exhibés en pleine rue, ont-elles encore leur place ?

C’est vrai quoi $¤#* ! Des enseignes qui datent du 18ème ont-elles encore leur place ? Ne devrait-on pas recouvrir toutes ces cochoncetés mal pensantes d’un bon gros coup de pinceau noirde couleur ?

Poser la question, c’est, finalement, déjà y répondre, surtout lorsqu’on va immédiatement tendre son gros micro mou à une association totalement au hasard, par exemple le CRAN, pour connaître son avis forcément éclairé, citoyen, responsable et pas super festif sur ce genre de question. Sa patronne, Claudine Tisserand, nous livre ainsi la bonne réponse :

« Personnellement, je suis pour les enlever toutes. Mais la société civile doit dire ce qu’elle en pense. Il faut qu’il y ait un débat contradictoire sur la question. »

Voilà. Il faut qu’il y ait un débat, mais à la fin, bien sûr, on devra enlever tout ça, car c’est très moche.

Et d’ailleurs, même s’il existe des associations de défense du patrimoine, ce qu’elles peuvent bien dire est enrobé des précautions d’usage : si le président de l’association déclare « Vraiment, il y a plus grave en matière de défense de patrimoine. Cette polémique n’a aucun sens. Réécrit-on l’histoire ? Laissons donc nos enseignes dans les pierres. », ce n’est qu’une « remarque rapide », parce qu’il est « lassé par ce genre de questions ». Quelle honte !

C’est pourtant absolument évident qu’il s’agit à la fois de mauvais goût, d’incitation à la haine raciale, d’exhiber aux générations présentes un passé scandaleux et que tout ceci mériterait de retourner bien vite dans les oubliettes d’une Histoire dont les aspérités finissent par lasser un peu tout le monde, hein, scrogneugneu.

Banania ya-bonAlors, puisqu’à force de récriminer et en expliquant bien à tout le monde l’abomination que pouvait représenter le passé, on a réussi à obtenir l’éradication complète et sereine de toute publicité dont le caractère raciste est absolument évident, puisqu’on est parvenu, rappelez-vous, à faire rentrer Banania dans le rang, on doit pouvoir ripoliner rapidement les façades injurieuses. Zou ! En avant les enfants, ne laissons pas faire cela !

Bon, il y a un petit souci : ces imbéciles de bâtiments racistes sont classés Monuments Historiques. Et quand on connaît la souplesse légendaire des architectes des Bâtiments de France, on comprend que les associations de Protection Des Bisounours Anonymes se heurtent à des murs méchants vilains d’incompréhension pas du tout vivrensemble.

On peut se demander, exactement, ce qui est le plus consternant dans tout ceci.

Est-ce le fait que des associations se sentent ainsi le droit de venir rouspéter contre le passé ? Rien qu’écrire cette phrase fait, logiquement, fondre un ou deux klaxibules chez tout homme normalement constitué : comment une association (qui, de surcroît, reçoit un monceau de pognon du contribuable) peut-elle s’arroger le droit de tempêter contre le passé ? Le ridicule de cette situation ne doit pas vous échapper. Ce serait comme si je fondais une association pour lutter contre les bunkers de Brest parce qu’ils démontrent par leur imposante nullité que la France a été envahie et colonisée par de méchants Teutons. Ou si une association franco-tchèque (ou franco-russe) demandait aussi vocalement que possible qu’on retire toute mention d’Austerlitz dans la capitale parce que le souvenir délicat de leur branlée napoléonienne leur retourne l’intérieur.

N’est-il pas aussi consternant qu’une rédaction d’un média se fende d’un article pour « ouvrir un débat » alors qu’on ne lui a rien demandé, d’une part, et d’autre part, que le projet de société véhiculé par ce genre de demande ne vise rien moins qu’à effacer une partie de notre histoire, moche ou héroïque ? Est-ce le rôle de Rue89 (ou de n’importe quel autre journal payé avec nos impôts, du reste) de se lancer dans une campagne de réflexion sur ce que devrait être … notre passé ?

On peut y voir, à bon droit, une prolongation logique et décontractée des lois mémorielles insupportables, ce musellement progressif (et parfaitement totalitaire, n’en déplaisent aux Beaux Penseurs) de la liberté d’expression au motif que certaines opinions sont dans le camp du Bien et peuvent être exprimées, et que d’autres, forcément dans le camp du Mal, choqueront les oreilles chastes et devront être tues. On veut bien de la liberté d’expression, on désire ardemment du journaliste engagé qui ne ménage pas sa plume pour étriller du Sarko, on veut une liberté de s’exprimer de la même façon que les autres, dans le spectre étroit des pensées pures et officiellement permises.

Mais voilà : non, il y a des gens que ce passé ne choque pas. Oui, certains ancêtres firent de bien tristes commerces. Oui, il y a eu des traîtres et des méchants dans nos passés et oui, nous devrons vivre en sachant que cela fût. Mieux : nous devrons vivre avec pour nous rappeler les errements de certains et ne pas les reproduire.

Et non, biffer le passé, ripoliner des murs esclavagistes, ce n’est pas œuvrer pour diminuer le racisme ou la xénophobie. C’est simplement tout faire pour monter d’un cran le degré de bêtise et d’assoupissement de la société, baisser d’un celui de la liberté d’expression, et de deux celui de la vérité historique.

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Commentaires76

  1. jabial

    … alors qu’au contraire il est essentiel de conserver une trace de la part sombre du passé pour éviter qu’il se reproduise. Je suis juif et j’ai une collection entière sur la culture antisémite. Je suis anticommuniste et j’ai la même sur la culture soviétique.

    Oublier le passé, c’est garantir qu’il se reproduise.

    1. simple citoyen

      Oui.
      Ce qui est profondément dérangeant dans de telles initiatives, c’est l’idée sous-jacente qu’un homme nouveau est possible, pour ne pas dire qu’il existe déjà et qu’il porte les habits éclatants des clowns tristes de rue89.
      Effacer notre histoire, notre cheminement (c’est encore plus vrai des socialistes qui s’efforcent par la réécriture de l’histoire de gommer les aventures de leur propre camp) c’est non seulement imaginer que nous sommes différents et infiniment meilleurs que nos ancêtres, mais prendre le risque conséquemment que nous ne saurions réitérer des erreurs ou des atrocités de même nature.
      Rien n’est plus faux.
      C’est également faire fi de l’importance du contexte, des croyances d’une époque, du « consensus » tel que relayé par les médias dominants. Toutes choses que nous voyons encore aujourd’hui resurgir. Il ne peut y avoir de totalitarisme de la pensée sans conséquence sur l’ordre social.
      Enfin, c’est supposer que tous les hommes sont forts, que les bonnes intentions amènent nécessairement de bonnes oeuvres. Las, non seulement l’Histoire nous enseigne que ce n’est pas le cas, mais que les meilleures intentions, lorsqu’elles sont dévoyées ou ne s’expriment que dans un cadre de référence unique, sont parfois les plus mortifères et qu’un homme libre et faible s’abstient quand un homme contraint et faible se joint.

    1. scaletrans

      Question: est-ce qu’à l’occasion de cette cérémonie on publiera les noms des armateurs du commerce du bois d’ébène ?

  2. julito

    Au passage, ces associations devraient demander la suppression de toutes les avenues Lénine de France, eu égard des crimes commis par ce monsieur. Ah tiens, non, personne ?

      1. JFDuroudier

        En prenant un euphémisme, il suffit de rajouter AF, au nom de la rue : URSSAF…., ce nom sera un peu plus français, n’est-ce-pas !

  3. Raoul

    Klaxibule… Greg inventant un mot nouveau (dans l’esprit d’Eloi me semble-t-il) lui a immédiatement conféré le genre masculin alors que la terminaison « bule » appelait bien évidemment le féminin. J’y vois une intolérable attitude machiste de l’auteur que vous vous empressez de prolonger complaisamment. Je vais de ce pas écrire un article pour qu’on ouvre un débat et que soit enfin corrigée cette honteuse tâche d’un passé patriarcal et désuet… vous aurez de mes nouvelles sur Rue89, petit chenapan!

    1. Philippe Sandron

      « la terminaison « bule » appelait bien évidemment le féminin »…
      Comme « vestibule », « préambule », « conciliabule »… ?

  4. scaletrans

    Quelqu’un a dit un jour : Sempé ne rit plus… Est-ce que h16 ne rit plus non plus ? Ce serait bien triste !

  5. Kuing Yamang

    Rue89, c’est ceux qui se goinfrent des subventions distribuées par le ministre de la culture et de la communication ?

  6. Flo

    Vous en voulez du lourd, du bien discriminatoire, du qui tâche, dans une commune qui devrait pouratnt être une vitrine du vivrensemble :

    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2011/09/23/01016-20110923ARTFIG00340–montreuil-des-collegiens-mis-en-fiches.php

    Les responsables de cette infamie vont évidemment devoir faire leur auto-critique (ça tombe bien les locaux de la cgt sont à proximité) comme dans les procès du temps du petit père du peuple.
    Bien sûr personne n’osera se demander pourquoi des membres de l’Ednat ont ressenti le besoin de s’échanger ce genre d’infos entre primaire et collège (c’est à dire concernant des enfants de 10 – 11 ans).

      1. Flo

        Oui. On se demande le rapport avce l’article. A part peut-être pour signifier inconsciemment qu’on marche sur la tête.

  7. raph

    Cher H16 cette fois ci vous n’avez pas complètement touché au fond du problème. Vous avez bien compris les conséquences mais pas l’une des causes qui pousse ces journalistes, le cran etc… à demander la suppression.

    C’est pour les blancs une culpabilité raciale. En nettoyant le racisme, ils se nettoient eux même, se purifient. Comme tous les mouvements de gauche c’est une démarche eschatologique. ici c’est de surcroît raciste. Dans la psychologie du blanc anti-raciste, l’autre blanc est le raciste et lui est le sauveur.

    Pour les noirs il s’agit d’un sentiment d’infériorité raciale. ils se sentent inférieur et voir une affiche qui leur rappelle leur émotions refoulée leur est insupportable.

    pour le mariage homoc ‘est d’ailleurs la même chose. les homos militants sentent leur relation comme inférieure à l’hétérosexualité. le mariage vaut reconnaissance officielle, tampon d’égalité.

    Tout ça est une maladie, un gros problème psychologique.

  8. Calvin

    Autre remarque.
    Je parie que les mêmes qui pestent aujourd’hui contre les vestiges (souillures) du passé colonial sont les premiers à se foutre de l’Eglise, qui, en sont temps, avait fait rajouter des feuilles de vigne sur les parties médianes des nus de certains édifices (voire les briser…), ou demander à des peintres de la Renaissance de masquer ces mêmes endroits.

    [Tiens, pour rigoler, il paraît (ou plutôt pas) que la Venus de Milo avait des tatouages blasphématoires gravés sur ses bras, et qu’un bigot zélé les a bousillé pour ne pas choquer les Croyants…]

    A vrai dire, je pense que les drilles gauchistes pointés du doigt par H16 sont les bigots inquisiteurs de notre époque…

  9. Jacky Sossial

    J’ai l’impression que les gens comme ceux du CRAN, Rokhaya Diallo avec ses « y’a bon award » ou ceux qui veulent faire interdire Tintin au Congo n’assument pas leur passé de colonisé, ils refusent le fait qu’ils aient pu *réellement* être comme ça, alors que l’Occident, au fond, assume plutôt bien son passé peu glorieux…

  10. infraniouzes

    Vous aurez noté que l’auteur de l’article de Rue89 rapporté par H16 est un. . . étudiant ! Ce n’est donc pas un journaliste. Et ce site d’infos (?) se dédouane d’avance au cas où des gens mal-pensants auraient le culot de lui chercher des poux dans la tête.
    « Vous n’y pensez pas ? Nous des journalistes bien parisiens adhérer à ces thèses révisionnistes ? Mais où va-t-on ? »

    Droit dans le mur ! chers ami . . .

  11. Théo31

    Ces enculeurs de mouches n’ont que ça à faire de leurs tristes journées, mais c’est avec notre argent et pour notre bien. Le socialisme, c’est le sida mental de notre époque.

  12. Le Gnome

    Pff, il va falloir dynamiter la Maison Carrée à Nimes, ainsi que le pont du Gard qui ont peut être été construit par des esclaves.

    Rien n’est plus sot de juger les mentalités d’hier avec les préjugés d’aujourd’hui.

    1. Flo

      Une comédie est sortie il y a quelques mois (« Case départ » je crois) qui tentait justement de transposer ces questions aux Antilles au moment de la révolution juste avnat la première abolition de l’esclavage.
      Je ne l’ai pas vu, mais les extraits et les interviews des deux acteurs / auteurs pour la promo du film (sur le ton : « on a voulu mettre en évidence les préjugés et discriminations d’aujurd’hui dans un contexte historique particulier etc etc…) m’ont suggérer la réflexion suivante : « Mais que démontrent-ils d’autre que les extraordinaires (et bienvenus) progrès réalisés sur ces questions en 200 ans même si la situation est loin d’être parfaite? »

    2. BN

      Je suis d’accord qu’il ne sert à rien de juger le passé, mais « préjugé » ne me parait pas très adapté pour parler de l’opposition à l’esclavage.

      1. Flo

        « mais « préjugé » ne me parait pas très adapté pour parler de l’opposition à l’esclavage. »

        Bien entendu. J’avais écouté les interviews d’une oreille pas complètement attentive, mais leur discours était il me semble bien plus orienté vers les problèmes de racisme et plus encore de « discriminations » d’aujourd’hui, plutôt que sur l’esclavage colonial de l’époque.

        1. BN

          Oui, je parlais de « Rien n’est plus sot de juger les mentalités d’hier avec les préjugés d’aujourd’hui. » de Le Gnome.

      2. Le Gnome

        La vérité d’aujourd’hui n’est pas celle d’hier et peut être de demain. C’est une bonne chose que l’esclavage soit banni de nos sociétés, mais en sera t’il de même dans deux ou trois cents ans ? Et le commentateur usera du mot préjugé comme je l’ai employé. Les sociétés changent, les mentalités aussi, et qualifient de préjugés ce que leurs prédécesseurs tenaient pour intangible.

  13. simin

    « Mieux : nous devrons vivre avec pour nous rappeler les errements de certains et ne pas les reproduire.

    Et non, biffer le passé, ripoliner des murs esclavagistes, ce n’est pas œuvrer pour diminuer le racisme ou la xénophobie »

    Fichtre! A quoi sont, aujourd’hui, réduits les libéraux : préciser, au détour d’une phrase, d’un paragraphe qu’ils ne sont pas, (non plus!), de vilains extrémistes de droite car plus personne ne sait ce qu’un libéral est avant tout conscient et soucieux du respect des principes de droit (vie-liberté-propriété!).

    Pour ça aussi, y a de quoi péter qques klaxibules…

  14. mimi60

    la dernière en date: le philosophe sénile Michel Serres a penché son arthrite sur les albums d’Astérix. Conclusion : les aventures du petit moustachu à tresses révèlent du méchant racisme, du nationalisme primaire, du froncement de sourcils xénophobe (qui nous rappelle les heures les plus sombres…), non contents d’effacer l’histoire et nos racines, l’antiracisme primaire veut aussi salir nos rêves d’enfants.
    Vous avez raison h16, ce pays est bel et bien foutu!

  15. Li Po

    Quand tu arrives à Biarritz, par l’autoroute, l’aéroport ou la gare, tu es obligé de passer par le quartier de La Négresse, où le viaduc de la négresse surplombe la gare de la négresse et le rond-point de la négresse . Il n’y a apparemment pas de membres du CRAN ici .
    Notons que le nom du quartier vient de l’impératrice Eugénie, que les gens surnommaient la négresse, et qui est arrivé à Biarritz par ce quartier . Je vais de ce pas proposer de débaptiser ce quartier, honte de la côte Basque . Heureusement, ici pas de place Lénine ….

    1. Théo31

      Ca va à Toulouse, on a une avenue de l’URSS, une rue Robespierre et le Chemin de Lanusse qui traverse le quartier des Trois Cocus. L’histoire ne nous dit pas qui sont ces trois personnes qui ont porté des cornes 😀

      1. Li Po

        à Gimont aussi il y a un Lanusse, c’est assez répandu dans le coin . D’ailleurs, pour les élus, tant qu’il y aura des Lanusse, la vie continuera tranquillement !

  16. Aurélien

    Hors sujet:

    Le budget des primaires PS gonfle… ça promet en cas de victoire: http://www.lexpress.fr/actualite/politique/la-primaire-ps-coutera-deux-fois-plus-cher-que-prevu_1033459.html

    Ces braves gens qui veulent les clés du camion avaient zappé – entre autres – qu’ils faudrait faire un peu de promo… pour un montant > 50% du budget initial.

    Pour rappel celui qui a lancé les primaires et donc fort probablement visé le budget de départ, c’est Arnaud « Don quiche hot » Montebourg, qui est justement candidat. Tu m’étonnes qu’il veuille mettre sa banque sous tutelle…

  17. style

    http://www.leparisien.fr/election-presidentielle-2012/un-stylo-magique-tres-tres-cher-23-09-2011-1621292.php
    des primaires sans triche, ça n’a pas de prix. Le PS a donc décidé de mettre le paquet pour éviter que le moindre doute ne vienne entacher la désignation du candidat socialiste pour 2012.
    L’arme secrète? Un stylo antifraude d’une quinzaine de centimètres à l’apparence anodine.
    Créé par Kayentis, une PME innovante installée en Essonne, ce stylo est en réalité équipé d’une minuscule caméra qui se déclenche lorsque la bille entre en contact avec le papier.

    Vous avez vu ça le ps,viens se faire une petite folie de 300000 € avec nos sous de contribuable.

    1. Théo31

      « Un stylo antifraude d’une quinzaine de centimètres à l’apparence anodine »

      DSK, on t’a raconnu, même que c’est toi qui fournit l’encre blanche. 😀

  18. nana

    Il y a un truc que tous ces gens n’ont pas intégré,c’est qu’un descendant d’esclave N’EST PAS un esclave, qu’un enfant de déporté N’EST PAS un déporté,qu’un enfant issu des anciennes colonies N’EST PAS un colonisé etc, etc …Et la même chose de l’autre côté pour les descendants des esclavagistes, des « déporteurs » ou des colons.
    Et pour reprendre les propos pleins de bon sens de Jean Sévilla, cessons de juger le passé avec les règles d’aujourd’hui.
    En agissant comme ils le font, ils maintiennent les « noirs » dans leur statut d’esclaves, de victimes, les empêchant d’être des hommes libres aujourd’hui.

      1. Jacky Sossial

        Ce sont les mêmes qui bousillent l’instruction sous prétexte d’égalité. En gros puisque les enfants d’immigrés sont moins intelligents on va concocter des programmes plus light… Mais ça c’est pas raciste ménon voyons….

  19. Manassas

    « Pensez donc : on trouve même, écrit en police sérifiée taille 80, doré à la feuille, le mot « nègre ». »

    Il y aurait même des gens (et des caps) avec ce patronyme digne des heures les plus sombres de notre histoire… Dans la logique de Rue 89, il faudrait un changement de nom.
    Ou l’ostracisme volontaire de la personne la plus médiatique portant ce nom.

    Et pour revenir à ces fresques coloniales, des sommes pharaoniques ont été dépensées pour en restaurer certaines et maintenant il faudrait passer le rouleau à peinture dessus ? J’aimerais bien savoir ce qu’en auraient pensé Mazerolles, Clairin, Luminais, Langée et Lucas qui ont peint l’allégorie du commerce international au XIXème (aux relents très certainement nauséabonds selon l’homo boboïdus festivus) sous la coupole de la Bourse de Commerce de cette joyeuse idée.

  20. fifou

    Et pourquoi c’est bobo ou gaucho de trouver choquant qu’un gateau puisse s’appeler ‘tete de negre’ en France en 2011?

      1. fifou

        KY: la reponse classique… et pourquoi les diplomates se plaignent pas qu’un gateau s’appelle le diplomate? appelons un chat un chat non?

        C’est vrai ca, les negres, youpins, melons et autres faces de citron? d’ou ils pensent que la societe evolue? que le racourcissement des distances encourage l’acceptation des differences et fait soudain paraitre que ce qui etait anormal (les couples mixtes, des noirs qui prennent les bus de blancs…) est maintenant normal?

        1. Glam

          certains liberaux argumentent que ‘c’est normal une petite insulte par-ci par-la’.Cet argument sert generalement a defendre la liberte d’insulter les sales pédés (plutot que les vilains ratons, les libs etant plus volontier homophobes qu’ouvertement racistes), rarement a defendre l’insulte envers les cachets d’aspirine et autres ‘sales céfran’ qui reste inacceptable: pour certain la difference entre decence vocabulaire et novlangue est difficile a voir.
          En L’occurence Kouing fait de la mauvaise foi et fait semblant de ne pas comprendre.

          Il y eut un temps ou le ‘negre’ etait un objet d’exotisme, d’ou le nom des gateaux, ca n’est plus le cas.L’erreur est de confondre une evolution legitime de la societe avec du totalitarisme bobo; tout comme le bobo confond le fait d’utiliser le mot ‘retard’ entre amis eduques, et celui de l’utiliser pour interpeler votre petit frere attarde en famille entre prolos bourrus.

        2. Kuing Yamang

          On devrait rebaptiser le Niger et le Nigeria car tout comme le mot « nègre », ça vient de l’infââââme racine latine « niger ».
          Je propose un grenelle sur la racine latine « niger », avec une commission, un rapport et une commission pour évaluer le rapport et enfin une loi ! viiite une loi ! il n’y a que ça de vrai. Puis des associations subventionnées pour vérifier que cette loi est respectée et que cette racine a bien été effacée des manuels scolaires.
          Mais en attendant, un moratoire s’impose, ce serait plus prudent, avec boycotte des pâtisseries têtes de nègre.

        3. fifou

          @glam, excellent point. juste une generalite que j’eviterais. ‘les liberaux’… On peut souhaiter vivre dans une societe d’harmonie des races et etre liberal comme moi.

          @KY: pour votre culture Niger et Nigeria tirent leur nom du fleuve niger, lui meme venant d’un mot touareg qui signifie ‘fleuve’, il se raconte que l’une des origines possibles du mot negre serait ce meme mot touareg mais ca n’a rien a voir
          Votre diatribe est tres drole (enfin bon comme vous la sortez a tout bout de champs ca devient moins drole avec le temps) mais largement a cote de la plaque vu que je ne me demande pas pourquoi le mot negre existe encore et peut etre prononce, mais declare que oui ca me choque qu’une patisserie s’appelle tete de negre. Je n’essayerais pas de vous convaincre, vous me semblez sourd
          Maintenant ma question etait simplement: pourquoi faut-il etre gaucho ou bobo pour etre choque par ca? juste pour vous sortir un peu des cliches pavloviens caca-fleur fleur

    1. Pascale

      Personnellement je fais de la résistance et je refuse d’appeler ces gâteaux par un autre non que « tête de nègre ». J’ai un petit faible pour eux, j’en achète souvent et la pâtissière comprend très bien ce que je lui demande.

      1. fifou

        Et qu’est-ce qui vous excite dans ce comportement? le sentiment de briser un interdit ou le petit sentiment de superiorite de vous dire qu’a defaut d’autres succes au moins vous n’etes pas un bougnoule

        1. Je dirai « Ça effarouche les cons ». Voir du racisme dans le nom d’un gâteau dont la recette remonte à des décennies, c’est totalement ridicule.

        2. fifou

          Ca effarouche mon fils de 6 ans a qui j’ai explique d’ou vient le nom, mais a 6 ans on est con…

          Je ne vois pas le rapport entre une recette qui remonte a des decennies (j’aurais pense plus) et le nom d’un gateau qui, comme l’a intelligemment souligne glam, etait signe d’exotisme a une epoque differente de la notre

          Le principe de l’evolution d’une societe c’est de reflechir en permanence et de se demander si certaines choses ne doivent pas evoluer avec le temps. Par exemple interdire l’acces a un bus a un noir aux USA aujourd’hui ca n’est pas totalement ridicule, meme si ca a ete fait pendant des decennies

          Le racisme je le vois plus dans les reflexes immediat de ceux qui montent tout de suite au creneau pour la defense des droits de l’homme a appeler un gateau tete de negre

          Et ca reste a cote de la plaque par rapport a ma question d’origine

          1. Ce que tu dis est ridicule parce que le nom existe, a une histoire, mais n’est plus chargé de racisme. D’ailleurs, je ne vois pas comment un gâteau peut être raciste, comment un type qui en achète un peut l’être a priori, ou comment le pâtissier qui l’a confectionné pourrait être un petit facho.

            Ca s’appelle « tête de nègre » parce que c’est noir, c’est au chocolat, point. A présent, tu veux changer son nom ? Ok, go, vas-y, on te regarde. Tu vas être tout seul à t’agiter pour l’appeler autrement et personne ne comprendra ce que tu veux.

            Tu parles de l’évolution de la société : quand cette évolution va dans ton sens, tout va bien. Mais quand la société a décidé que, bon, pour ce gâteau, pour cette enseigne ou ce mur, ça n’évoluerai pas, alors là, cette évolution ne t’es pas favorable, et donc zut on va la remettre en question. De surcroît, ce genre de combats est parfaitement microscopique. C’est probablement pour ça, d’ailleurs, que la société s’en fout.

            Quant à mettre en parallèle la ségrégation raciale et le combat pour le nom équitable/non discriminant de petits gâteaux, on continue sur la même ligne de ridicule.

        3. fifou

          Allez, un dernier commentaire et j’arrette, je ne voudrais pas troller,respect de l’hote prime
          Encore une fois tu pars bille en tete mais vise a cote
          Je ne vois pas ou j’ai dit que le gateau, le patissier ou ceux qui le mangent son racistes?
          Je te conseille de lire a tete reposee et sans prejuges le commentaire plein de bon sens de glam, je n’ai rien a y ajouter

      2. Kuing Yamang

        fifou: « Et pourquoi c’est bobo ou gaucho de trouver choquant qu’un gateau puisse s’appeler ‘tete de negre’ en France en 2011? »

        Peut-être tout simplement parce que beaucoup ont remarqué que les gens d’origine africaine à peau foncée eux-mêmes n’étaient pas choqués alors que la plupart des bobos ou gauchos l’étaient à leur place.

  21. Pascale

    Il y a une chose que ces assoces comme le Cran et consort ne comprennent pas, c’est que le respect n’est pas du par l’autre à coup de lois, de règlements ou de procès mais doit être suscité par soi-même. Il ne me viendrait jamais à l’idée, d’exiger par la contrainte le respect d’une autre personne : question de dignité.

    Toutes ces obligations aux quelles nous sommes soumis et qui nous empêchent de vivre naturellement (c’est à dire sous l’emprise de notre seul sur-moi construit depuis des siècles par notre culture) ont exactement l’effet inverse à celui recherché. Car elles nous donnent le sentiment que notre liberté se réduit, que nous sommes irresponsables et incapables de d’accompagner l’évolution des mentalités autrement que par la force.

    P.S. pourquoi aussi ne pas demander que tous les crucifix soient supprimés au motif que Jésus était Juif, ou bien un mâle et que cette image donne une image dégradante des Juifs et des mâles ?

    1. Jacky Sossial

      Vous avez raison. Pour être respecté il faut être respectable, et le meilleur moyen d’y parvenir, selon moi, est d’être respectueux. Mais bon, moi je suis un rêveur.
      Pour les crucifix, soyez juste un peu patiente. Une de ces assoces demande déjà de changer le drapeau suisse (voir fdesouche).

  22. Grouik-Grouik

    C’est bien joli cet article de rue89, mais du coup je m’interroge : Pascal Nègre va-t-il devoir changer de nom ?

  23. Pascale

    Tout cela pour faire régner dans notre société un esprit Bisounours dans laquelle il ne faut jamais parler de ce qui fâche (ou a fâché) et ne parler que de bons sentiments vertueux, en particulier de l’antiracisme. C’est un peu la méthode Coué.

    Ça me fait penser à Louis XIV qui était obsédé par le fait qu’il ne voulait pas voir de choses laides et qui faisaient tendre des tentures qui le séparaient de la laideur (la misère) quand il se rendait dans un endroit. Le mettre en présence de la laideur était (quasiment) un crime de lèse majesté.

    1. scaletrans

      Pascale, Je voudrais bien savoir d’où vous tenez ça (Louis XIV)
      Pour le fil: il y a aussi le « nègre en chemise » (délicieux) et le cèpe « tête de nègre » (l’un des meilleurs).

      1. Pascale

        Je l’ai lu il y a pas mal de temps et je ne me souviens plus où. Mais ce n’est pas le problème, car véridique ou pas, cette légende ramène bien à la vision bisounours de la société.

  24. Martin Lothar

    Je ne sais pourquoi, mais ces bafferies de fresques coloniales et de têtes de nègre me font penser à l’orchestre jouant du Haydn aux derniers moments secs du Titanic… (Capitaine, c’est un scandale, on a mis de la glace dans mon ultime scotch !) CPEF

  25. estienne

    Les blancs de droite sont substantiellement méchants.
    Les blancs de gauche, eux, sont gentils, gentils comme les noirs, comme les pauvres, comme tous les malheureux du monde. Les blancsdegauche sont sauvés parce qu’ils adorent systématiquement tout ce qui n’est pas blanc.

  26. JFDuroudier

    Tous ces gauchistes au travers de leurs délires essaient de cacher leur vrai visage, leur vrai histoire, celle pour reprendre les mots de Jean-François REVEL : « que la xénophobie, le racisme et l’antisémitisme naissent toujours à gauche ». C’est quoi la « gauche » aujourd’hui en France, une somme d’idiots utiles dont les dirigeants oeuvrent à cacher ou travestir l’histoire pour la remodeler en fonction de leur intérêt, par le mensonge…si propre au communisme. Alors ils iront chercher tous les arguments, comme ces noms de gâteaux « tête de nègre » ou autres noms d’échoppes…pour édulcorer leur vrai histoire. Il faut toujours rappeler les faits pour ces gens là, ils n’aiment pas les écouter. Le mot esclave vient de l’arabe et signifie « ex-slave » personne qui était fait prisonnier par les ottomans dans l’est de l’Europe et emmener au pays des vainqueurs. Il faut aussi rappeler les noms de ceux qui ont oeuvrés pour la suppression de l’esclavagisme…les tocqueville, Schoelcher.., ils sont où, nos éminents descendants de 1793… dans cette histoire…peut-être à chercher une autre façon d’intervenir comme en vendée. Dont les lois n’ont toujours pas été abolies. Je leur propose une idée de slogan : il faut s’élever pour comprendre, chiche…

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