Des lendemains qui sifflotent moyen

Sentez-vous ce petit parfum de révolution qui flotte dans l’air ? Ne voyez-vous pas cette petite graine de folie, plantée dans le sol rendu fertile par toute cette pourriture amassée sur tant d’années, et qui ne demande qu’à fleurir en un mouvement mondial et global massif ? Non ? Même pas un peu ? En bien je vous rassure : vous êtes normal.

Oui, je comprends que si vous regardez la télé, si vous lisez les grands titres de la presse, si vous vibrez à l’idée qu’enfin, un grand mouvement mondial vient de se créer dans une communion d’esprits et de partage, vous soyez un peu choqué parce que je viens de dire.

Mais en réalité, non, il n’y a pas de mouvement mondial massif d’indignation.

Enfin, si, mais certainement pas comme le décrivent les frétillants journalistes d’une presse qui érige le Deux Poids Deux Mesures en mode de vie.

Il y a bien des groupements, plus ou moins importants, de quelques centaines de types zindignés dans la plupart des grandes villes médiatiques du monde. J’insiste ici sur « centaines ». On est, bizarrement, très très loin de manifestation de plusieurs dizaine à centaines de milliers de personnes qui ferait réellement traverser la planète d’un courant mondial révolutionnaire. Non, ici, il s’agit, à chaque fois qu’on y regarde attentivement, de poignées de personnes qui se « mobilisent » de façon tout à fait « spontanée » pour aller se zindigner en groupe. Les guillemets sont de vigueur tant on ne peut pas oublier l’aspect un tantinet poussif (une spontanéité étalée sur neuf mois, dont le nom de domaine, 15OCTOBER.NET, est enregistré par une représentante permanente de l’Equateur auprès des Nations Unies, depuis juillet 2011) d’une « mobilisation » qui ressemble beaucoup à une grosse envie de faire la teuf dans un coin.

Hier samedi, nous avions donc droit à quelques croustillants articles de presse relatant cet « authentique » mouvement mondial. Dans de magnifiques tournures typiquement journalistiques, on nous présente donc ces mouvements comme la suite logique des « indignés » de Madrid, dont on se demande d’ailleurs toujours quel fut le résultat.

Comme d’habitude, les protestataires qui se mobilisent pour protester et s’indigner se présentent apolitiques. Leur message, passé au crible précis d’une presse affûtée, est toujours extrêmement clair, condensable en quelques phrases bien troussées et comprises par tous ceux qui viennent s’agglutiner à ce beau mouvement d’ensemble. Il suffit de lire la presse pour s’en convaincre. Mais si. Puisque je vous le dis.

On nous dit ainsi qu’ils refusent que les peuples paient le prix de la crise financière et demandent une vraie démocratie et une révolution éthique. Ce qui, comme on s’en doute, est directement suivi de propositions opérationnelles concrètes sur « Comment c’est-y qu’on va faire pour ne pas payer le prix de la crise financière », « C’est quoi de la vraie démocratie avec des morceaux de vote dedans », et un chapitre sur « La Révolution Ethique Pour Les Nuls ».

De façon tout à fait fortuite, ce genre de manifestation totalement spontanée se termine assez régulièrement par des exactions, des pillages, des débordements, des gens qui se font taper sur la gueule, des charges de police, des voitures brûlées et des arrestations, forcément arbitraires.

Indignation, modèle standard début 21è

L’explication de ces dérapages est simple. Selon Laura, 23 ans, « C’est la faute du gouvernement qui a contraint les jeunes à se comporter ainsi. Ils ne nous laissent pas le choix ». Voilà : le gouvernement fait n’importe quoi, on réclame la démocratie, et concrètement, on brûle des voitures.

Finalement, la confusion la plus totale règne dans ces mouvements, et, par extension, dans une presse qui patauge à essayer de décrypter ce qui n’est pas déchiffrable. Oui, certes, il y a très manifestement quelques personnes, quelques organisations très bien préparées, pas du tout spontanées, qui ont bien compris l’intérêt qu’il pouvait y avoir à canaliser ces mouvements dans le sens qui les intéresse. Mais non, la plupart des personnes qui se déplacent pour aller agiter quelques pancartes le font sans avoir jamais eu de projet concret. Certains sont bel et bien indignés, braillent à qui mieux-mieux qu’il faut que ça change, mais n’expliquent absolument pas comment.

Il faut bien comprendre que s’il y a bien un fond d’engouement pour ces mouvements hétéroclites et mal boutiqués, c’est parce qu’à la base, le message initial, maintenant difficilement audible dans le brouhaha de ronchonnements variés, est, lui, logique : non, il n’est absolument pas normal que l’argent des contribuables serve à renflouer des banques.

Mais la cohérence s’arrête là où commencent les vociférations. Alors que, par exemple, le mouvement des Tea Parties américain se borne à réclamer, très clairement, une diminution du rôle de l’état fédéral et un retour aux strictes sources de la constitution américaine, en fournissant ainsi un chemin opérationnel envisageable et crédible pour le peuple américain, les divers mouvements zindignés se contentent de réclamer plus d’une chose dont on a déjà mesuré le pouvoir nocif : plus d’état, plus de redistribution, plus d’intervention. Au passage, Occupy Wall Street n’échappe pas à l’observation. En outre, la récupération discrète mais rapide de ces mouvements par les têtes de listes gauchistes, ainsi que la bienveillance des élites (Draghi, le futur patron de la BCE, « comprend » très bien les indignés, par exemple), montre à quel point ce mouvement n’est pas du tout menaçant pour l’establishment et qu’il lui est même, à bien des égards, parfaitement utile puisque réclamant, in fine, plus de pouvoir pour les politiciens. Il suffira d’opposer simplement la finance au monde politique en faisant passer l’une pour l’hydre incontrôlable et l’autre pour la chevaleresque entité chargée de la remettre dans le droit chemin, et tout ira comme sur des roulettes.

On comprend aussi, à cette lumière, pourquoi les mouvements libéraux, qui réclament depuis tant d’années, une diminution du pouvoir des politiciens, une sanction des banques par la faillite, un retrait pur et simple de la monnaie et de son monopole des mains des banques centrales, ne reçoivent pas du tout le même écho, même s’ils déplacent cent fois plus de personnes, ne provoquent pas d’émeutes et de jets de cocktails Molotov, pourquoi ces mouvements sont systématiquement dépeints comme le diable en personne et qu’il se trouve si peu de personne, à la tête des institutions, pour les « comprendre ».

Ces éléments devraient faire réfléchir ceux qui se prétendent pourtant avides de changements. Que des types comme Soros, Draghi ou d’autres les soutiennent devraient les faire bondir. Mais non. Pour eux, c’est le début d’un beau grand mouvement d’ensemble qui, on en est sûr, signe la fin du méchant capitalisme.

Pas étonnant que le lendemain, tout le monde ait déjà quasiment oublié, que la presse n’en parle déjà quasiment plus.

Les lendemains ne chanteront pas. Ils siffloteront à peine, récupérés par des éternels zindignés, ceux-là même qui ont, justement, toujours les moyens de s’arrêter de travailler pour revendiquer. Et si les revendications (« plus d’état, plus de régulations, plus de redistribution ») aboutissent, croyez-moi, les lendemains siffloteront encore moins.

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Commentaires96

  1. sam_00

    Une petite baisse de forme H16?

    « les frétillants journalisteS »

    Sinon rien à redire comme toujours … mais je vous préfère quand vous êtes plus acerbe 😉

  2. Pascale

    La gauche possède un professionnalisme indéniable en matière d’organisation de manifestations « spontanées ». C’est une longue tradition améliorée au fil du temps. La gauche sait faire et ça se voit.
    Par exemple, dès qu’une manifestation de droite pointe son nez à l’horizon, en deux temps trois mouvements une contre-manifestation est organisée par la gauche pour venir contrer toutes velléités du bord opposé d’investir la rue et de faire connaître ses idées par ce biais. La rue que la gauche ne tient pas à partager ce qui est une manifestation dans la vraie vie de son esprit « démocratique ».
    Et, elle va pleurnicher contre « l’état policier ».

  3. Pere Collateur

    Et donc, si je comprend bien, vous vous indignez des mouvements des zindignés.
    Je suis sur que si de vrai et authentiques zindignés lisent cet article, il s’indigneront sûrement que vous indigniez des mouvement des zindignés…

    Sinon, chez les papas papous, il y a des papas à poux et des papas pas à poux. Et parmis les poux des papas papous à poux, il y a des poux papa et des poux pas papas…

    Bref, vaut mieux en rire ^^

  4. Galuel

    L’écume de la vague n’est pas la vague.

    Il y a des indignés qui ne sont pas dans la rue parce qu’ils essayent de mettre en place des alternatives à un système monétaire et politique dont ils ne reconnaissent aucune validité.

    Ca prend un peu de temps.

    Mais je ne vois pas bien comment le « retour aux sources » c’est à dire les réactionnaires, pourraient être une « solution ». Cela ne l’a jamais été. Tout au plus un frein par peur d’avancer vers l’inconnu.

    Les solutions véritables ont toujours été des changements de paradigme.

    1. LL

      S’extraire de l’abîme social-démocrate constitue bien un changement de paradigme, à mes yeux. Permettez-moi tout de même de douter de la véracité de votre loi historique, qui me semble souffrir d’un biais franco-français trouvant ses origines dans le mythe fondateur de la révolution nationale.

      1. Galuel

        On ne devrait pas accepter des assertions que l’on ait pas auparavant validé par soi même en effet. Et de la même façon on ne devrait pas imposer à autrui des assertions qu’il n’aurait pas accepté non plus.

    2. Glam

      « des indignés qui ne sont pas dans la rue parce qu’ils essayent de mettre en place des alternatives à un système monétaire et politique dont ils ne reconnaissent aucune validité.

      Ca prend un peu de temps. »

      ah bon? qui? ou? Foutaises! blabla et gogolerie.

      1. Galuel

        BitCoin c’est de la foutaise et de la gogolerie ?

        Et ça n’est rien en comparaison de ce qui se développe dans tous les domaines pour des applications politiques et monétaires.

        A peine un grain de sable…

      1. Galuel

        Je n’en suis pas sûr pour ma part. Il y a dans tout cela de la révolution informatique associée aux libertés logicielles, et à la prise en compte de la production des valeurs numérisées.

        Et un informaticien n’a pas du tout une approche politique compatible avec des définitions historiques.

        Il pense en terme de logiciel et de code. Ce qui est très différent.

        1. Galuel

          Je ne vois pas ce qu’un logiciel a à voir avec de la philosophie…

          Il ne faut pas être un grand expert pour voir que les Etats et les Banques fonctionnent avec des systèmes à grand papa…

        2. eheime

          @ Galuel

          Du temps de la menace communiste au 19eme siecle, le petit peuple avait des conditions de vie vraiment difficiles, ne serait ce que pour se nourrir.

          Et les richesses se faisaient avec les gains de productivité (la noblesse était déclinante partout, et l’on faisait fortune en exploitant simplement une technique un peu avant gardiste). Richesses qu’il était peut etre possible de partager à condition de ne pas tuer l’outil de production (c’est ce qui a tué le communisme).

          Avec les Indignés, la donne est vraiment différente. Tout le monde mange à peu pres a sa faim, les techniques nouvelles se font plus rares, et les derniers gains de productivité en occident consistaient pas mal à déleguer le travail difficile à des pays plus pauvres qui acceptaient de faire le « sale boulot ».

          Au mieux la situation perdurera, mais il faut plutot s’attendre à l’avenir à ce que ces pays pauvres travaillent pour eux memes et fassent payer leurs efforts à prix coutant.

          Autrement dit, la main d’oeuvre pas chere, c’est du passé.

          Les indignados peuvent toujours se plaindre, tant que la societe n’evoluera pas en reequilibrant les outils de production (et les balances commerciales) , c’est à dire en remettant une partie de la population des vieux pays à des taches que plus personne ne voulait faire, la situation empirera.

          Quant aux riches, c’est a dire les financiers, ils ne font plus leur argent sur la production, mais sur les desequilibres. Plus les gouvernements jouent aux savants fous et plus ils en profitent : aujourd’hui on fait plus d’argent un creant une banque et en lui suçant le sang jusqu’à la faillite (ne vous trompez pas , lorsqu’il y a faillite l’argent emis de toute piece et jamais remboursé, c’est le contribuable qui le paie en inflation, le actionnaires – souvent les pigeons en bout de chaine – ne perdent que le capital) qu’en creant une usine plus productive que les methodes jusqu’alors employées.

          Je veux dire par là qu’il n’y a plus de nouvelles richesses à se partager, meme en s’organisant bien. Sauf à trouver de nouvelles methodes , de nouvelles techniques de production. Mais franchement, je pense que les avancées sont gelées pour un moment. Le temps est à la sauvegarde de ses biens plutot qu’à leur mise en valeur.

          Autrement dit, meme si les indignés , un peu à la maniere des communistes du 19eme siecle, obtiennent tout ce qu’ils souhaitent, meme s’ils mettent tout par terre (ce dont je doute), ils n’en sortiront pas vainqueurs.

          Pourquoi j’en doute ? Parce qu’à coté de ces mouvements divertissants, il y a des pays neufs, qui eux ont des gains de productivité à réaliser. Et devinez où iront ceux qui ont des moyens si on leur fait trop sentir qu’il faut qu’ils partent ?

        3. Galuel

          « c’est à dire en remettant une partie de la population des vieux pays à des taches que plus personne ne voulait faire, la situation empirera. »

          Il faut peut-être qu’une partie de la population fasse les tâches que personne ne veut faire. Je n’ai aucun doute qu’un prix attractif permette que ça se fasse. Quant à espérer que ça puisse se faire avec un prix sans intérêt, non, il n’y a aucune chance. Si la demande de réalisations de tâches n’est pas accompagnée d’une offre alléchante, comment donc le marché y répondrait ?

          « aujourd’hui on fait plus d’argent un creant une banque et en lui suçant le sang jusqu’à la faillite »

          Mais oui c’est bien le soucis d’un système monétaire frauduleux dans ses fondamentaux. Je suis bien d’accord qu’il faille simplement abandonner cette monnaie et ce système monétaire trompeur, qui permet de telles anomalies qui consiste à tromper autrui sur la création monétaire par effet de levier associée à des faillites.

          C’est l’évidence même !

          Je ne vois pas autre chose dans le mouvement des indignés qu’une remise en cause de ces deux fondamentaux qui sont liés.

          Ainsi dans un système monétaire frauduleux les uns créent de la monnaie tandis que les autres travaillent pour des illusions savamment détructibles.

          Il s’agit bien donc de faire deux choses :

          1) Etablir les enrichissements frauduleux depuis 30 ans afin de les remettre en cause en justice.

          2) Changer le système monétaire pour que ceux qui font un vrai travail, c’est à dire font les tâches que personne ne veut faire gagnent vraiment plus que les autres.

          Je n’y vois rien à redire.

        4. eheime

          @ Galuel

          Je dois m’être mal exprimé.

          Quelques idées de base pour éviter les quiproquos :

          1. Pour moi, tant que l’on respecte la loi, il est légitime de vouloir faire du profit.
          Je n’ai donc pas de probleme avec les banques, les patrons, les employés ou qui que ce soit qui respecte la loi et qui fait du profit, meme enormément. En tout cas faire du profit n’est en soi pas le mal.

          2. Se plaindre, ok, mais alors il faut proposer une alternative realisable meme si c’est difficile.

          3. Je veux bien tout entendre à condition de rester logique. Par exemple, redistribuer ce qui n’existe pas. Non.

          Maintenant reprenons nos derniers posts.

          « c’est à dire en remettant une partie de la population des vieux pays à des taches que plus personne ne voulait faire, la situation empirera. »

          En fait je voulais dire ceci (je reconnais avoir été tres imprecis) :
          Les pays emergeants vont avoir une main d’oeuvre plus chere. Ceux qui les remplaceront seront vite chers également tant la demande sera forte.
          Vouloir mettre des barrieres pour cela est déjà retrograde. C’etait il y a 30 ans, à la rigueur, que la question se posait si on était antilibéral.
          Resultat : la main d’oeuvre vraiment pas chere appartient au passé.
          Oui ces metiers perdureront, mais il faudra les payer. Comme vous l’indiquez.
          En conséquence, le niveau de vie, le pouvoir d’achat, pour tout ce qui necessite de la main d’oeuvre va baisser. Lutter contre ça, c’est lutter contre le vent.

          « aujourd’hui on fait plus d’argent un creant une banque et en lui suçant le sang jusqu’à la faillite »

          Je ne sais pas pourquoi tout le monde s’aharne sur les banques. A l’exception des banques américaines qui ont fraudé (et qui a mon sens devraient etre punies plutot que sauvées) il n’y a pas lieu d’en vouloir aux banques.
          On leur a dit, l’argent est gratuit, s’il vous plait prétez à n’importe qui, surtout aux plus pauvres qui ne peuvent pas rembourser.
          L’Etat américain est INTERVENU pour forcer les banques à préter. Les taux ont été MAINTENUS très bas alors que l’économie était repartie en 2002-2003.
          En France, Sarko voulait que « tout le monde puisse acheter » alors que le probleme était la pénurie de biens et non leur financement. L’Etat a créé le taux zéro, les remises d’impôts primo-accedant, les donations sans impôts. En parallele en 30 ans il a dissouadé les bailleurs de louer. Cela a raréfié les bailleurs qui désormais fixent les prix de la rareté !
          Incitant à acheter, et donc à s’endetter … sur 20, 30, 50 ans à cause des taux bas.
          L’Etat permet de libérer son PEE lors d’un
          achat immo. Etc, etc, etc.
          Les banques n’ont élu ni Mitterand, ni Sarko, ni Greenspan, ni Clinton, ni Azenar, ni …
          Où est leur faute ???
          Elles font de l’argent, c’est un fait. Mais elles n’ont violé aucune loi. Peut-on leur reprocher d’avoir prété à des Etats qui se sont révélés insolvables du fait de l’irresponsabilité (pour ne pas dire de la betise, voire de la malhonneteté) des politiciens ?
          Malgré tout il leur appartenait d’etre prudentes (c’est leur métier), je ne vois pas pourquoi on les renflouerait.

          « dans un système monétaire frauduleux »

          Vous portez une accusation. Merci de donner des preuves. Personnellement je n’ai pas dit cela.
          Mais j’entends ceux qui demandent de « quitter l’euro ».
          Eh bien pour moi c’est une betise enorme.
          L’euro jusqu’à maintenant est resté un monnaie stable sans trop d’inflation. Elle n’a donc pas trop floué les européens. Quand on reproche à Trichet de respecter les criteres de maastricht et de refuser de créer de mega inflation, c’est moi qui m’indigne !! Trichet est souple, mais respecte l’euro. Pour moi il agit bien. Sans l’euro la France sera DEJA dans l’état de la Grece. L’Euro nous offre à tous une seconde chance. La situation est encore rattrapable. Mais en s’indignant. Mais en taillant DRASTIQUEMENT dans les dépenses de telle sorte que si 10 euros rentrent 9,5 soient dépensés, et non 15…
          Qui est responsable des déficits ? Le gouvernement. Qui élit le gouvernement ? nous.
          Qui est responsable ? Nous.
          On peut toujours s’indigner, les faits resteront les faits, un crédit restera un crédit et une dépense trop onéreuse restera une dépense trop onéreuse.

          Maintenant expliquez moi :

          1.Quels sont donc les « enrichissements frauduleux depuis 30 ans  » dont vous parlez (fraude = hors la loi)?

          2.Je ne comprends pas le rapport que vous faite entre « le système monétaire » et « un vrai travail ».
          Peut-on reprocher à monnaie de métal (l’or) d’être frauduleuse ? Donc si l’Euro respecte ses critères des stabilité, c’est à dire limiter l’inflation, on a pas de reproche à lui faire, et il n’y a pas fraude.

          Lorsqu’on crée des quantitative easings, des prêts secrets, qu’on oblige la BCE à intervenir devant l’inaction et l’incompétence caractérisée des gouvernements (élus par le peuple) , là je dis qu’il y a fraude !

          Les indignés demandent plus d’Etat alors qu’ils en sont les premieres victimes. C’est incompréhensible. Comment être d’accord avec eux franchement ??
          Non, ils sont juste parfaitement indefendables.

          Desolé pour la longueur, mais parfois pour expliquer, il faut aller dans les détails.

        5. Galuel

          « 1. Pour moi, tant que l’on respecte la loi, il est légitime de vouloir faire du profit. »

          Aucun soucis.

          « Je n’ai donc pas de probleme avec les banques »

          Moi si. Plus précisément avec une monnaie basée sur un système monétaire que je n’ai pas choisi.

          « Se plaindre, ok, mais alors il faut proposer une alternative realisable meme si c’est difficile. »

          Mais pourvoir choisir son système monétaire EST une alternative. Ne pas questionner le monopôle de CE système monétaire particulier est symptomatique de la négation de la liberté. Tout comme il a fallu beaucoup de temps pour certains pour comprendre que Windows et MacOS n’étaient pas de même nature que GNU/Linux qui fonctionne et fait fonctionner 99% d’internet sur des fondamentaux très différents.

          « Je veux bien tout entendre à condition de rester logique. Par exemple, redistribuer ce qui n’existe pas. Non. »

          Un système monétaire est tout à fait indépendant de ce qui est produit en regard. L’estimation de la validité ou pas d’un système monétaire donné se fait, expérimentalement en fonction de ses résultats. En fonction de ses résultats les hommes choisissent de le garder ou d’en changer. En changeant le code monétaire en vigueur (en en prenant le contrôle) ou bien en développant des monnaies alternatives qui utilisent un autre code.

          « Resultat : la main d’oeuvre vraiment pas chere appartient au passé. Oui ces metiers perdureront, mais il faudra les payer. Comme vous l’indiquez. »

          Soit.

          « Je ne sais pas pourquoi tout le monde s’aharne sur les banques »

          Mais il existe des codes monétaires sans banques. BitCoin n’a pas besoin de Banques. L’activité économique bancaire n’a plus forcément de sens.

          Le monde s’acharne plus précisément contre CE fonctionnement de la monnaie. Qui ne fonctionne que par spoliation. Par effets de leviers, par prise d’otage de la population, donnant à une classe privilégiée d’acteurs l’information monopolistique sur les transactions.

          Simplement, ils dénoncent ce fonctionnement. Ils n’ont pas encore, pris tous conscience que cela peut changer en utilisant de nouvelles monnaies basées sur un code d’émission librement établi (Bitcoin est un exemple, OpenUDC en est un autre).

          Dénoncer un code qui ne fonctionne pas est une première étape, comprendre qu’on peut en utiliser d’autres en est une seconde, mettre en peuvre le nécessaire pour établir des monnaies sur des codes alternatifs en est une troisième.

          Comment ne comprennent-ils pas la causalité des réactions ?

          L’Etat américain est INTERVENU pour forcer les banques à préter. Les taux ont été MAINTENUS très bas alors que l’économie était repartie en 2002-2003.

          On s’en fout. On ne veut plus de ce système monétaire là où Banquiers et Politiques sont les cancres qui prétendent dire aux maîtres ce qu’il convient de faire pour gérer un pur système d’information.

          Voilà c’est tout.

          Un petit lien pour conclure : http://www.creationmonetaire.info/2010/01/dividende-universel-et-tcpip.html

    1. gnarf

      Avez-vous lu « indignez-vous! » le nouveau pamphlet a la mode?
      On y voit tres bien que l’indignation est comme d’habitude recuperee politiquement par la gauche pour accelerer encore l’extension de l’Etat dans tous les domaines de la vie.

      On a donc d’un cote des manifestations bidon de gens qui sont indignes mais ne savent meme plus pourquoi…sont juste d’accord pour dire que c’est la faute des banques. Et de l’autre cote des politiques (tous bords confondus) qui se frottent les mains…mmmm la bonne indignation, c’est bien si ca continue on va pouvoir nationaliser quelques banques et industries pour se refaire, et demander carte blanche aux electeurs pour renforcer le controle administratif dans X autres domaines.

      1. Glam

        Le defilage et protestage sont devenus une fete traditionnelle qui symbolise mai 68 en se prenant pour 1789.
        Les OWS ne savent pas pourquoi ils manifestent parce que l’eco c’est complique et rebarbatif et que le mec qui adore squatter dans le parc avec ses potes en buvant de la kro avant de dormir dans une poubelle, ben l’eco il s’en fout un peu, par contre les mechants catypalmismes des vilaines banques, il les aime pas!
        Ce qu’on observe reellement, a l’inverse diametralement oppose de ce que peuvent voir des gogos comme Galuel et autres Zindignes, c’est que justement le ‘protest’ en tant que tel (pas de violence strategique, les casseurs sont des indesirables, la police fait tres attention a rester legale, etc) n’a AUCUN effet, et que les differents acteurs ont parfaitement integre cet etat de fait: l’ensemble du cirque est une dance traditionnelle entierement devouee a faire EN SORTE QUE RIEN NE CHANGE.
        Et bien sur la comparaison avec le moyen orient donne seulement une idee de l’ignorance des gens qui la font.

        1. Galuel

          Tu manques de patience et de recul. Ton analyse ne prend pas en compte que des pays qui sont déjà passé par la case violences y réfléchissent à deux fois, et cherchent d’autres modes d’actions moins destructifs.

          A t’entendre Gandhi ou Mandela n’auraient rien changé parce qu’ils ont joué de grande patience.

          Comme si les baffes étaient l’instrument de changement qu’il fallait privilégier…

          L’indignation est une réaction saine.

          La haine ne génère que de la haine.

        2. Galuel

          Je ne vois aucune raison valable en lisant ce que je lis ici de ne pas rappeler des fondamentaux causaux. Il ne convient de s’abstenir que lorsqu’ils sont visiblement sus et pratiqués correctement.

        3. eheime

          @ Galuel

          Alors, là , je vous suis d’accord à 100 %

          On sous estime beaucoup le travail de Gandhi ou Mandela :

          Ils n’ont pas seulement gagné leurs combats.
          Ils ont également réussi à mettre leurs pays dans la paix et vers la prospérité.
          Les Maharadja n’ont pas été brulés vifs et les blancs d’Afrique du Sud ne sont pas devenus des esclaves. Contrairement à d’autres revolutions (comme les revolutions communistes, au hasard).
          Ces « élites » ont donc pu contribuer à developper leur pays plutot que de faire disparaitre avec eux leurs compétences et leurs moyens financiers.
          Ne soyons pas naïfs, tout n’est pas si rose, mais globalement, c’est bien ce que Ghandhi et Mandela sont parvenus à faire

          1. Concernant l’Afrique du Sud, je suis d’accord pour dire que l’apartheid a été aboli (quasiment) sans violences, c’est très bien, mais de là à dire que le pays est maintenant dans la paix et la prospérité, c’est aller un peu vite en besogne.

        4. Paf

          « A t’entendre Gandhi ou Mandela n’auraient rien changé parce qu’ils ont joué de grande patience »

          Gandhi avait un bon nombre d’avantages extremements importants qui ont fait la difference mais ca tu le saurais si tu t’etais renseigne avant de sortir l’argument, et tu saurais aussi precisement pourquoi lui a reussi et pas OWS et pourquoi je me moque de toi parce que tu passes pour une grosse tache qui fait des « de ne pas rappeler des fondamentaux causaux. Il ne convient de s’abstenir que lorsqu’ils sont visiblement sus et pratiqués correctemen » alors qu’en fait il n’a rien compris au probleme.
          Gongggggg

    2. Philippe R

      Faut pas minimiser, non… La seule chose qui m’inquiète terriblement si le mouvement prend de l’ampleur, c’est qu’on nous bassine une génération entière avec ça, comme on nous a bassiné avec Mai 68.

      1. Théo31

        Les 68tards étaient très cultivés par rapport aux abrutis qui défilent actuellement dans la rue. En 68, ce sont des étudiants qui sont descendus dans la rue, pas des punks à chiens.

        En revanche, ils ont un point commun : vouloir se goinfrer aux mamelles de l’Etat, et faire finalement comme les banquiers. Si les indignés étaient vraiment indignés, ils défendraient la liberté économique et la réduction du poids de l’Etat.

    3. eheime

      @ Galuel

      Désolé mais je ne vous comprends pas sur tout ce qui concerne la monnaie.

      Vous avez d’un côté la politique américaine qui consiste à emettre de la monnaie et de l’autre une politique européenne qui pour le moment se veut plus rigoureuse (meme si ça ne durera pas bien longtemps à mon avis).

      En matière de politique monétaire il n’y a pas 30 solutions, il y en a 2 basiquement. Or vous critiquez les deux …

      Si je vous comprends bien vous souhaiteriez que l’Etat puisse emprunter directement … à l’Etat. C’est à dire en fait qu’il puisse imprimer sans cout.

      Je ne sais pas quoi vous dire d’autre que de vous donner un exemple concret dans l’Histoire:

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Hyperinflation_de_la_R%C3%A9publique_de_Weimar

      Et c’est déjà ce qui se produit aux USA. Car l’Etat Fédéral paie la mechante FED avec .. ses propres emissions d’agent.
      Avouez que ça prete à rire.

      1. eheime

        Si j’admets dans des cas extremes comme 2008 qu’on puisse « assouplir » (raison pour laquelle je suis contre les monnaies étalon trop rigides) s’il est nécessaire de corriger des erreurs commises comme des taux laissés longtemps trop bas.

        en revanche je pense que laisser l’Etat imprimer monnaie sans limite est suicidaire, surtout avec des clowns comme les notres au gouvernement.

        Ils distribueront une pluie de billets tous neufs à qui voudra bien manifester dans la rue.

        Or c’est précisemment ce qui nous a mis dans la panade depuis 30 ans. Mais au moins les emprunts, il y a un moment où ça s’arrete car la confiance disparait.
        Tandis que la monnaie imprimée, c’est le contraire, cela a tendance a devenir exponentiel (je vous renvoie à nouveau à mon lien http://fr.wikipedia.org/wiki/Hyperinflation_de_la_R%C3%A9publique_de_Weimar)

        Les assouplissements auraient du permettre de desendetter l’Etat en lui fournissant de l’argent pas cher (voire gratuit ) en reaffectant les economies ainsi faite aux remboursements plutot qu’a de nouvelles depenses inconsidérées

      2. Théo31

        « Désolé mais je ne vous comprends pas sur tout ce qui concerne la monnaie. »

        Ne te fatigue pas. Galuel est un géolibertarien, c’est-à-dire un communiste qui se fait passer pour un libéral, qui milite pour la distribution d’argent gratuit des autres dès la naissance et qui croit qu’un nouveau né doit aller bosser pour assurer sa survie. Et surtout, il ne comprend rien à la nature de la monnaie.

        1. Galuel

          @Théo31 N’importe quoi. Ou comment les allégateurs péremptoires prétendent définir incorrectement ce que dit autrui.

          @eheime « Désolé mais je ne vous comprends pas sur tout ce qui concerne la monnaie »

          Je le vois bien. En effet vous ne comprenez pas qu’on puisse critiquer les deux, puisque vous ne comprenez pas qu’il puisse y avoir un simple abandon d’une monnaie, pour définir d’autres monnaies basées non pas sur des codes privateurs de libertés mais des codes libres, tout comme il y a des logiciels privateurs et des logiciels libres.

          Ce faisant vous ne comprenez pas ce que signifie BitCoin, et vous ne comprenez pas non plus ce que signifie OpenUDC.

          http://www.creationmonetaire.info/2011/08/openudc-standard-monetaire-respectueux.html

          Quant à Théo31 qui profite d’un internet bâti sur des logiciels libres, il accepte de profiter sans payer du travail d’autrui alors même que libre ne signifie pas gratuit, tout en ne comprenant pas non plus qu’on puisse adopter une monnaie librement développée et basée sur un crédit mutuel relatif, qui soit ne soit pas contradictoire avec la création de valeurs libres et qui reconnaît chaque individu comme seule base de création de toute valeur, libre ou pas.

          Ce faisant il nie allègrement la liberté d’autrui, prétendant détenir une définition absolue de ce qu’est la liberté, alors même qu’elle n’est qu’arbitraire. Ce faisant il dit de façon péremptoire « ceci est de l’ordre de la liberté parce que je le dis », niant à autrui le droit de déclarer « c’est cela qui est de l’ordre de la liberté », pour l’affubler d’adjectifs volontairement méprisants.

          Ce faisant il n’applique le principe essentiel de la liberté qui la symétrie et le droit librement établi par accord entre les parties.

          Il se nie donc lui même par construction et pratique ainsi l’incohérence entre ce qu’il entend défendre et ce qu’il fait.

  5. gnarf

    J’aime bien regarder les poules. Il y en a toujours une a un moment donne, qui se redresse, glousse severement, et vous lance un regard empli d’un noir courroux.
    Elle vous fixe ainsi quelques secondes, irremediablement indignee.
    Puis elle voit une miette, et oublie tout.

    1. Calvin

      Poule qui reçoit gratuitement de la nourriture et qui ne paie aucun impôt !!
      Le rêve de tout bon indigné et/ou révolutionnaire collectiviste…

  6. Sam lowry

    tu parles ces connards de médias voudraient donner de l’importance à ces tas de feignasses quand je constate ici à la Réunion ils ont eu droit à une page dans chaque quotidien ainsi que télé pour à peine 65 pelés et tondus qui sont pour la plus grande majorité enseignants sur rémunérés avec 50% de prime coloniale

  7. kelevra

    ces jeunes indignes sont les idiots utiles des politicards de tout bord tout heureux que des cretins incultes demandent encore plus d etat.
    comment peut on etre indignes a 20 ans de sa retraite a 65 ans?
    comment peut on etre indignes a 20 ans d etre soit disant sur diplomes (bac+5 en histoire medievale, sociologie, et philosophie…..) et de trouver qu un emploi de balayeur?

    des indignes de pacotilles qui tetent encore leur mamans. indignes que la societe ne les attende pas pour les cajoler, leur torcher leur petit posterieur.
    ah c est dur la vie, c est sur que coinces entre leur maman et leur papa sans couilles, ils ne sont pas prets a jouer chez les grands. le bus de la realite ils se le sont pris en pleine poire et ca fait mal.

  8. Maleypart

    Il me semble avoir lu que, par exemple, à New York, le mouvement est difficile à juguler car bénéficiant du soutien de l’opinion: ce « y’en a marre » rencontre plus de succès qu’on ne le croit.

    Au final, comme tu le dis, on fera encore plus de social-démocratie à crédit… puisque c’est que les citoyens occidentaux souhaitent, shootés comme ils sont à la dette.

    La route de la servitude n’a jamais été si proche, même si ses formes modernes et réalistes seront sans doute moins extrêmes: les Etats détruiront encore un peu plus d’épargne, freinant d’autant plus la croissance, ce qui occasionnera un état de « guerre civil froide » permanent où la société se crispera autour des dernières miettes à distribuer, accusant la finance, les riches, les étrangers, les Chinois ou les Allemands de voler l’argent du pays.

  9. Martin Lothar

     » Elle vous fixe ainsi quelques secondes, irremediablement indignee.
    Puis elle voit une miette, et oublie tout. »
    Excellent !

    1. Martin Lothar

      Bon, j’ai raté : mon commentaire concerne celui de Gnarf sur les poules (plus haut)
      Sinon, ces Zindignés me font un peu penser aux bons vieux hippies de 68 et des familles. Ça passera ou pas…

      1. Maleypart

        A la différence près que bien souvent, en 68, les gens qui manifestaient étaient pour la plupart des lettrés, avec un véritable argumentaire basé sur un corpus théorique, et un objectif clair.

        Il n’y a ni objectif, ni même corpus théorique clair sur lequel se baser aujourd’hui, si ce n’est un gloubi-boulga de slogans faciles, à la manière du sketch des Inconnus, au dessus.

        D’où une certaine difficulté, de ma part en tout cas, à contrer un discours basé non sur la raison, mais purement sur les tripes, dans lequel toute discussion sensée se termine par des attaques ad-hominem, des accusations du types « ultra-méga-libéral sans coeur », « tes chiffres ne valent pas ce que je vois tous les jours », etc etc…

        1. Maleypart

          @Martin Lothar

          Les courants libéraux sont condamnés à l’insignifiance en France: c’est complétement impossible d’émerger dans une analyse où tout ce qui est mauvais, vraiment tout, est associé au libéralisme (et ses avatars néo, ultra…)

          La pensée socialiste, conservatrice et keynésienne a vaincu dans tout le prisme politique, médiatique, et dans la population, se payant même le luxe d’accuser les libéraux de ses propres turpitudes, alors même que ceux-ci sont virtuellement décimés.

          Ceux qui osent parler de libéralisme se font insulter (Delanoë), d’autres sont associés à des courants libéraux alors qu’ils en sont aux antipodes (DSK, Sarkozy).

          Ceux qui tentent un début de discours de vérité sur deux ou trois points, comme les retraites ou les impôts, font des scores lilliputiens face au plus ridicule des opportunistes (scores de Valls/Baylet face à Montebourg).

          Déprimant, vraiment…

  10. Franck Boizard

    1) Les zindignés sont des ignares au QI de moule malade (ou de vieillard gâteux dont les initiales sont SH)? Tant mieux. C’est d’autant plus facile de leur bourrer le mou.

    2) leur zindignation ne débouchera sur aucune turbulence (d’accord avec h) SAUF si certains manipulateurs ont de l’intérêt à les récupérer.

    3) Pour l’instant, ils sont très bien récupérés par les hommes de l’Etat qui n’ont aucun intérêt aux remises en cause.

    4) En revanche, si les peuples, par miracle, arrivaient à s’exprimer, les hommes de l’Etat se serviraient des zindignés pour provoquer l’anarchie et délégitimer la parole populaire. On voit d’ici le discours : «Les émeutes des zindignés, c’est bien triste. Mais enfin, le peuple n’avait qu’à pas voter pour les méchants populistes fachisses. Votez pour nous, nous saurons vous protéger de tous ces extrémistes».

    Rappelons que la méthode consistant à provoquer en sous-main les désordres pour se faire élire comme partisan de l’ordre a très bien réussi à un certain Adolf H. C’est dans les vieux pots qu’on fait la meilleure soupe. Et Dieu sait qu’en matière de bonne soupe, ces gens-là s’y connaissent.

    1. Martin Lothar

      Oui, Adolf H., pour ceux qui aiment et surtout qui cherchent encore l’Histoire (la vraie, avec une grande H hein !) n’était pas autre chose qu’un « alter-truc » (comme ils disent maintenant à Sein Germé des Prêts). Relisons donc les témoignages de l’époque. (et ceux de la fin de l’empire romain aussi — c’en est rigolo des conneries d’aujourd’hui !)

  11. Franck Boizard

    Rappelons à propos d’Adolf H. que la légende qui veut qu’il soit un fou dangereux qui a eu de la chance au début est rassurante mais fausse.

    C’était un fou dangereux, certes, mais il a n’a pas eu de la chance, il a manoeuvré avec une intelligence politique supérieure. Ca fout les jetons.

      1. Nord

        Tiens au fait: je m’attendais à te voir rebondir sur la participation de 1€ demandé à chaque électeur dans cette primaire qui porte bien son blaze. ‘sont pas assez subventionnés, les socialiss’ que pour demander à leurs affidés de mettre la main au portefeuille? l’habitude de l’achat des votes, peut-être? (aïeuuuh – pas taper sur les mains, ça fait mal!)

  12. alpharuper

    Tout comme d’autres sur ce fil, je redis ce que j’ai ecris il y a quelques jours sur le billet précédent sur OWS. Je ne serai pas aussi affirmatif… ce mouvement (aux Etats-Unis en tout cas, les indignés européens me semblant fort différents) est assez symptomatique d’un certain « raz-le-bol » qui affecte une bonne partie de la population américaine, à commencer par les classes moyennes. J’ai de nombreux collègues yankees et ils sont très compréhensifs envers cette « occupation ». Effectivement, il y a dans ceux qui manifestent des hippies – anars – babacools – (je vous conseille les photos : http://cryptome.org/ows-series.htm) mais se retrouvent aussi des cadres, salariés du secteur privé, fonctionnaires, retraités… qui veulent aussi exprimer leur dégout et leur colère contre la façon dont les politiques ont traités « wall street ». Ce sont des gens qui ont parfois soutenu les « tea parties » pour se rendre compte qu’une fois élus, comme les autres républicains, ils allaient à la gamelle. C’est aussi beaucoup d’électeur qui sont « frustrés » par les actions d’Obama (forcément, quand on attends un messie…) Les commentaires récent de Karl Denninger sur son blog sont assez symptomatiques de ce revirement de certains « libertariens » vis à vis de d’OWS. De là à dire qu’OWS pourrait générer une nouvelle orientation politique, c’est un pas que je ne franchirai pas (et que je ne prévoit pas). De toute façon, comme en Europe, les réalités financières finiront pas s’imposer (et imploser) ruinant des millions d’américains. Sans être un oiseau de mauvais augure, mais connaissant mon histoire, ce genre de situation finit souvent par une bonne guerre, histoire de remettre les pendules à zéro…

    1. Martin Lothar

      @ Alpharuper : parmi ces Zindignés, il n’y a pas que des cons heureusement hein ! Il y a beaucoup de jeunes, je crois. Et des jeunes de la classe moyenne (comme vous dites) qui partout dans le monde, c’est inexorable désormais, vont se prendre une claque mémorable (sous forme de feuille d’impôt et de taxes de tout poil sur tout ce qu’il gagneront à grand frais — vous voyez ce que je veux dire hein ?) et qui vont bientôt se demander pourquoi et surtout, pour qui ils bossent (plus de 35 heures et plus de 70 ans, ça va sans dire) Et je ne parle pas de leur patron qu’ils connaissent déjà peu ou prou. Moi, je ne voudrais pas être à leur place parce que j’ai passé l’âge de la sodomie festive et que ma kalach est trop rouillée. Libres à eux de rêver et surtout, d’agir. C’est tout. La « vraie » révolution ne se commande pas, papa, elle se fait ou pas.
      En fait, ils sont aussi paumés que ceux contre lesquels ils s’indignent !
      Ce monde s’effondre, mais c’est rigolo.

    2. Nord

      Pfff … aujourd’hui à Bruxelles une manifestation de 7.000 indignés … pour 500 millions d’Européens, effectivement c’est un mouvement qui prend de l’ampleur, c’est une lame de fond! que dis-je, une lame de fond? un tsunami! J’ai fait une démarche l’autre soir: je suis allé les voir. J’hésite entre « boarf » et « c’est celààà, mouiiii ». Je n’ai même pas caché mes opinions à ceux avec lesquels j’ai engagé la conversation et j’avoue que je m’attendais à prendre un pain dans la fraise (mais j’aime la provoc’) … et bah rien, nada, que tchi! Comprennent rien à l’éco, comprennent rien à la politique, à la géo-politique, comprennent rien à la sociologie … ‘sont juste « contre » …

      Redescendons sur terre, voulez-vous?

      1. Théo31

        On se souviendra que pour le No Sarkozy Day, ils devaient être 100 000 mille à manifester contre le petit homme. Ils furent 20 fois moins nombreux le jour dit. Les bobos qui font la révolution depuis leur futon bio recyclable n’allaient quand même pas sacrifier la sacro-sainte journée shopping.

    3. « Ce sont des gens qui ont parfois soutenu les « tea parties » pour se rendre compte qu’une fois élus, comme les autres républicains, ils allaient à la gamelle. »
      Et en quoi ça change quelque chose à ce que j’ai dit ?
      Les politiciens se font élire pour aller à la gamelle ? Noooooooooon , c’est tropafreu ! Sans blague.

      Je note que les manifs des tea-parties ont été immédiatement diabolisées par la presse. Pas OWS ni les indignés. Je note que les manifs des tea-parties ne se terminent pas en affrontements. Pas OWS ni les indignés. Je note que les tea-parties ont un message et un but clairs et une méthode explicite pour y arriver. Pas OWS ni les indignés. Je note que ceux qui vont aux tea-parties sont plus nombreux, plus organisés, et puisent dans une population bien plus large que les OWS et les indignés.

      Enfin, je note que OWS et les indignés se sont rapidement trouvés des porte-paroles comme par hasard de gauche, comme par hasard riches, comme par hasard du milieu de la finance.

      On en tire les conclusions qu’on veut.

  13. Javayim

    Ahh lala lalala..

    Mais oui, faut laisser faire sans rien dire, sinon c’est rien que de la bêtise, pardi.

    Faut il être con comme un âne pour gober çà, même les plus durs des durs (et d’un autre niveau et bien plus tranchants) reconnaissent que ceux qui sont là pour faire du fric sont là….. pour faire du fric, et rien d’autre.

    Ehh oui il y a ceux qui « optimisent » quitte à faire mourir des peuples pour l’argent, et ceux qui sont censés être là pour assurer le contrepoids dans la balance.

    On voit simplement le contrepoids s’exprimer, espérons qu’ils y arrivent, si peu soient ils, pour le bien de tous.

    Y’

    1. Javayim

      Je veux simplement dire que regarder hommes, femmes et enfants se noyer, pendant que le titanic sombre, confortablement installé dans son canot de sauvetage avec un rictus au coin de la bouche, c’est malsain et indigne.

      Qu’est-ce qui te fait croire que a/ j’ai un canot de sauvetage, b/ j’ai un rictus à la bouche ? C’est incroyable comme on en dit long sur soi en parlant des autres : ce n’est pas parce que tu serais irrémédiablement poussé à ce genre de comportement que d’autres le sont.

      Certains ont peut être des idées bêtes et naïves, ou imparfaites, mais en tout cas ils retroussent leurs manches et payent de leur personne.

      Là encore, qui es-tu pour t’ériger en donneur de leçons ? Et toi, concrètement, tu fais quoi ? Et ensuite, qui es-tu pour supposer que je ne fais rien ? Ce blog regorge d’articles qui expliquent ce qui est en train de se passer, qui donne même un éclairage permettant de se prémunir, un peu, de ce qui va arriver. Peux-tu en dire autant avec tes petites remarques aigries ? Non.

      Tout çà pour dire que le « bouarfff eh regardezz!! trop nuuullls! ».. des fois çà peut être carrément pathétique voire pendable selon la situation.

      Vite, une citation précise de l’endroit où je fais ça.

      « La critique est aisée mais l’art est difficile » comme on dit.

      Enfin, presque hors sujet mais quand même, si Desproges faisait preuve d’un cynisme tranchant comme un rasoir, il savait l’allier avec génie à l’humour, profondément humain, constructif et nécessaire.

      Le cynisme haineux sans rien apporter d’autre, en revanche…

      Cynisme, oui. Lorsqu’on a, pendant des années, dit « Ne jouez pas avec le feu, vous allez vous brûler », sans jamais être écouté, le jour où les gens se brûlent, on ne peut que faire preuve de cynisme en constatant qu’on avait eu raison dès le départ. Haineux ? Mais diable, où vois-tu de la haine ?

      Tu es comme tant d’autres : tu projettes sur un type que tu ne connais pas tes propres peurs, tes défauts et tes fantasmes. Et en bon socialiste, tu viens par-dessus faire un petit brin de morale, histoire sans doute d’expier ton coupable penchant. Rien que de très banal, mon brave.

      1. Javayim

        (je coupe les digressions inutiles à deux francs)

        « Vite, une citation précise de l’endroit où je fais ça. » (bouarfff eh regardezz!! trop nuuullls!)
        Faut pas être de mauvaise foi non plus, dans cet article c’est bien du « Bouarff! trops nuls les indignés ».

        Ergo, pas de citation précise. Comme prévu. J’attends aussi une argumentation sur la « haine ».
        Simple, clair, net : tu émets une critique, soit, mais tu argumentes. Tu n’argumentes pas, tu ne donnes pas de référence, c’est un troll, tu seras coupé.

        1. Javayim

          Concernant la « haine », c’est cette promptitude à réagir de manière aussi acerbe et parfois irrévérencieuse qui m’a fait dire çà. Une réaction saine serait à mon sens de réagir avec plus de sérénité/harmonie (ce qui ne veut pas dire mollesse) et d’équité (ne pas supprimer ou tronquer les réponses de l’autre sous prétexte qu’on les juge mauvaises, comme dans une dictature communiste tiens au hasard…)

          Blabla. La haine, y’a une définition. Ton gloubiboulga n’y correspond pas. Tu ne cites pas, donc tu es encore à côté. Et quand tu viens commenter ici, tu es chez moi. Si le commentaire est pertinent ou ne gêne pas, je laisse. Sinon, je nettoie. C’est la base même de la propriété privée, donc de l’antithèse du communisme.

          Pour la référence je n’ai pas la source sous la main (vidéo vue il y a un moment sur Internet), mais je me rappelle de l’interview de plusieurs grands patrons faisant commerce en chine et partout ailleurs dans le monde, qui affirmaient que la liberté offerte aux entreprises, si elle permettait un accroissement de la productivité (et des profits), n’avait pas vocation à défendre le droit des individus ou à les protéger.

          J’en suis donc pour le moment à penser que si le libéralisme permet de fait une optimisation des capacités de l’homme à produire plus et mieux, il n’a pas vocation à faire de l’humanitaire et à optimiser le partage des ressources.

          Donc tu prends l’exemple de la Chine communiste pour dire que le libéralisme, là-bas, y fait des ravages. Moui. Je laisse le lecteur sain d’esprit conclure.

          Comme je ne suis pas foncièrement égoïste, et en tenant compte du fait que les entreprises ne sont pas là pour faire du social, je me dis qu’il faut donc une structure, entité ou que sais-je, qui fasse contrepoids et permette au poussin de manger face à l’oie qui se gave.

          Et tu proposes quoi ? L’état ? Ah oui, c’est vrai que lui, il ne se gave pas. Il est probe, lui. Là encore, je laisse le lecteur conclure.

          Autrement c’est la loi de la jungle (sans jeux de mots).

          Pfiou. Y’a du boulot. http://www.contrepoints.org/2011/08/01/37719-le-renard-libre-dans-le-poulailler-libre

          Et puisqu’on est dans les citations, que signifie ton « Ce pays est foutu » récurrent. Tu es à part dans ton canot et te permets le loisir de disserter sur notre fin prochaine ? Tu es foutu avec nous mais tu renonces à trouver une solution ?

          La solution, je la donne, l’ai donnée et continuerai à la donner. Tu n’en veux pas. Viens pas pleurer. Et comme la grosse majorité de tes congénères font comme toi, bêtement, c’est pour ça que ce pays est foutu.

          Ou alors, et je l’espère, tu n’y crois pas vraiment mais tu marques le coup pour qu’on retienne bien la leçon.

          Enfin pour quelqu’un que je « classe » (j’aime pas coller des étiquettes) dans les défenseurs des libertés individuelles, et donc des miennes, vouloir me couper la chique, c’est un peu antinomique.

          Non. Application du principe de propriété. Que tu ne le connaisses pas, que tu mélanges tout ne surprend pas, là encore, le lecteur qui tirera les conclusions qui s’imposent.

  14. Alex6

    Ces indignes sont surtout des champions de l’obtention de subventions/compensation/assistance en tout genre de l’etat et ont les jetons de devoir aller travailler a la place.
    Une bande de gros parasites qui ne survivrait pas deux jours sans leur ipad 2, bref, des loosers.
    Je n’aime pas specialement mai 68 mais c’etait un mouvement capable de bien plus de violence brut que ce que sont capables de produire ces minets revolutionnaires. Le fond est un melange d’aneries economiques et d’incomprehension du monde.
    Pendant ce temps, ca bosse en Asie sans se plaindre et ils se preparent a bouffer tous ces petits rigolos pleurnichards.

    1. eheime

      Pour moi l’Asie ne « bouffera » personne. Elle se developpera toute seule en laissant les vieux pays indignés à la marge. Un peu comme les Etats Unis au 19/20e siecle se sont hissés au premier rang pendant que l’Europe se communisait et se déchirait en guerroyant.

      1. Alex6

        Il y a differentes manieres de « bouffer » un pays. En parvenant a obtenir le droit de dicter les politiques de depenses publiques i.e. ce que recoivent les dits parasites. C’est a cette condition que la Chine, ou un autre pays, pourra accepter de jouer le role de bailleur. Les diverses economies sont trop liees entre elles pour que l’Asie puisse se desinteresser du sort de l’europe.
        Enfin c’est au niveau de l’hypothese, difficile de faire un pronostic sur ce qui se passera reellement.

  15. fifou

    Pour moi le seul carburant d’une vraie revolution c’est la faim. Tant qu’ils ne creveront pas de faim, les indignes vont juste continuer a agiter la queue comme des toutous de pavlov en manque de boulettes, et vu le tour de taille des gens qu’on voit a l’ecran et leurs iphone etc… c’est pas demain la veille

    Pour l’instant, tout ce qu’ils pourront inspirer c’est sarcasme des uns et pitie des autres, a Londres question du journaliste aux squatteurs installes devant une eglise au coeur de la City: vous allez rester la longtemps? reponse de la grue: jusqu’a que le systeme change. Le journaliste conclue: ben vous etes la pour longtemps alors

    Et ce soir ils sont a griller leurs saucisses en jouant du Bob Dilan autours du feu. C’est pas avec ca qu’on va refaire 1789…

  16. pp

    Non, non, Soros & Co ne contrôlent plus rien du tout, d’ailleurs plus personne ne contrôle plus quoi que ce soit. C’est la panique à tous les étages.

    1. On parle de soutien, pas de contrôle. Contrôler un mouvement amorphe qui n’a aucune revendication claire, pas de but, de direction et de moyens, c’est impossible de toute façon.

      Pour le reste, oui, le truc (tout le système de capitalisme de connivence) est en train de partir en vrille. J’en parle dans le billet du jour 🙂 …

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