OGM : plus aucun risque, plus aucune science

Vous n’aimez pas les OGM parce qu’ils sont méchants, transforment les plants en maïs zombie tueurs d’enfants innocents ? Vous aimez tendrement le principe de précaution qui permet de placer chaque être humain dans un coton de ouate douillette avant une mise en bière cajoleuse et définitive ? Alors vous allez adorer ma petite histoire qui cumule méchants OGM contre principe de précaution, science, bureaucratie et tutti frutti.

Mon histoire se déroule dans un pays latin, plein de soleil, de bonne humeur, de bonne volonté et de bons fonctionnaires très pointilleux sur l’application des milliards de règles qui permettent à la société de s’endormir dans la somnolence des malades en phase terminale.

C’est en effet en Italie (dont je n’évoquerai pas aujourd’hui la santé économique, pétulante) qu’ont été lancées, il y a maintenant 30 ans (oui, 30 ans, en 1982) et à l’Université de Tuscia à Rome, des recherches sur des plantes génétiquement modifiées.

Ces recherches, menées par le Dr. Eddo Rugini, portent sur des oliviers, des cerisiers et des plants de kiwis transgéniques. En 1998, le chercheur a obtenu le droit de faire pousser ces plantes moyennant des conditions de culture particulièrement précises.

Ainsi, les cerisiers ne sont pas eux-mêmes transgéniques, seuls les porte-greffes de ces cerisiers le furent. En outre, les cerisiers étant triploïdes, il ne produisent aucun pollen fertile de toute façon. Il n’y a absolument aucune chance d’une diffusion accidentelle de pollen depuis les portes-greffe.

Les oliviers, modifiés pour accroître leur résistance à des maladies fongiques, n’ont pour le moment jamais produit de fleurs, probablement à cause de la façon dont furent cultivés les cellules initiales lors de la transformation.

Les seules plants qui peuvent fleurir sont les plants de kiwi mâles, et chaque année, les fleurs sont coupées avant qu’elles ne s’ouvrent, puis détruites en autoclave. Les plants femelles, modifiés pour résister eux aussi à des maladies fongiques, ne produisent pas de pollen, et sont pollinisés artificiellement avec du pollen de plants de contrôle (non OGM, donc). Les fruits résultants sont testés en laboratoire pour vérifier leur résistances aux champignons, puis détruits, comme le veut le protocole de recherche.

Pour le moment, les résultats des recherches menées depuis donc 30 ans permettent déjà d’établir des résistances (contre les maladies, la sécheresse et le froid). Notons que des plantes plus résistantes veut dire moins de pesticides et des cultures dans des endroits au départ moins favorables. Cependant, il faudra encore du temps pour obtenir tous les résultats, temps que le chercheur a demandé plusieurs fois aux autorités locales et nationales italiennes, qui n’ont pas répondu.

En revanche, ces mêmes autorités n’ont pas traîné pour répondre favorablement aux anti-OGM : un gentil groupe de faucheurs volontaires de recherches scientifiques (Fondazione Diritti Genetici) a demandé que ces plants génétiquement modifiés soient immédiatement détruits au motif qu’ils sont illégaux. En réalité, le renouvellement de l’autorisation, qui aurait dû intervenir en 2008, n’ayant pas eu lieu, les plants sont illégaux, mais compte-tenu des caractéristiques des plantes, on pouvait s’attendre à d’autres commentaires que ceux de l’association, complètement à côté de la plaque.

Qu’à cela ne tienne ! Il faut tout arracher ! Toutes les conditions sont en effet réunies pour que les kiwis et les cerises mutantes sortent leurs griffes et attaquent les chercheurs, puis s’enfuient du laboratoire secret sous la montagne et fassent un massacre à Rome sous l’œil vitreux des autorités hagardes qui regretteront alors amèrement d’avoir vendu leur sécurité et leur âme à des intérêts capitalistiques de lobbies agroalimentaires fruitiers sans foi ni loi.

Chat OGM - mais si, puisqu'on vous dit qu'ils y travaillent !

C’est terrible et cela justifie amplement de sabrer le projet, de rouler en boulette la lettre de demande de prolongation et de la mettre à la poubelle avec le geste élégant du joueur de basket bureaucratique.

Évidemment, une telle attitude permet de conserver le public à l’écart de toute information réelle, documentée et scientifique des OGM : ce serait un comble si, par des recherches, on en venait à découvrir la liste précise des inconvénients et des avantages de ce genre de culture, et si, pire que tout, on en venait à déterminer de façon suffisamment précise les conditions de culture des plantes pour éviter toute diffusion des gènes modifiés dans la nature !

Car ici, c’est bien de précaution qu’il s’agit : il ne faut surtout pas, même de loin, étudier les choses qui pourraient, un jour, porter préjudice à des générations futures qui ont déjà fort à faire pour rembourser les milliers de milliards de dettes que nous leur laissons. Ces générations futures, pour lesquelles on devra donc se passer d’OGM, de voitures, de chauffage en hiver, de nucléaire, de gaz de schiste, de pétrole ou de toute technologie innovante qui comporte le moindre risque, pourront ainsi se consacrer à travailler la terre et leur carré de potager (sans intrants, svp) afin de conserver leur pouvoir d’achat rikiki que les dépressions carabinées leur auront laissées.

C’est aussi ça, la force de l’État, et, surtout, des associations anti-tout qui nous bordent bien serré dans notre lit avant d’ouvrir le robinet de l’intraveineuse qui va nous endormir : savoir poser des gestes forts permettant de bien nous ramener à la raison (la leur), celle qui consiste à ne jamais tenter le moindre progrès. Parce qu’avec tout ça et les satellites qui détraquent le temps, on sait bien ce qu’on perd en tranquillité d’esprit, et on ne sait vraiment pas ce qu’on gagne.

Et empêcher la science d’étudier et de faire des recherches, c’est bien le minimum pour conserver cette ignorance, non ?

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Commentaires110

  1. Le Gnome

    Pas grave, d’autres, sous d’autres cieux feront ses recherches et au XXIIème siècle, il y aura des dons en provenance du monde entier pour aider les pays en voie de (re)développement que nous serons devenus.

  2. RTP

    Ouf, ça se passe en Italie. Rien à voir avec ce qu’il peut se passer avec nos écolo à nous qui sont des modèles dans l’ouverture d’esprit et la discussion.

  3. infraniouzes

    Avec ce qu’écrit H16 on semble nous pousser doucement vers le Moyen Age, le temps d’avant les Lumières et de la Sciences bienfaitrice pour l’humanité.

    On va donc voir les gourous et leur savoir à 2 balles, les prédicateurs d’Apocalypse, les radoteurs de vieilles lunes revenir sur le devant de la scène ?

    J’en frémis d’avance….

    1. Yrreiht

      Hélas c’est bien dans cette direction que nous allons.

      Figurez-vous que je travaille dans le milieux de l’Éducation Nationale, et vous n’imaginez pas le nombre de gens qui croient au moteur à eau que de vilain capitalistes pétrolier empêchent de commercialiser.

      La science n’existe plus : Pour cela il fallait l’esprit critique, et la bienpensance l’a tué, c’est comme ça que j’explique ce retour des gourous.

      1. gem

        Pourquoi ne suis-je pas surpris ?
        Les gens n’ont aucune notion des ordre de grandeurs d’énergie et d’économie , on passe à la télé des clip à la gloire de tous fiers d’avoir dépensé 1 000 € et 100 h de boulot pour économiser 1 tonne de CO2 et 10000 litre de flotte …

      2. MisterB

        J’avais un prof de physique qui jurait en salle de prof et devant sa classe qu’en place des centrale nucleaire, on pourrait placer des panneaux solaires sur la surface occupé par la centrale. Et que l’on obtiendrait la meme quantité d’energie.

        1. Calvin

          Il était prof de physique ????
          A la base, avant de faire prof de physique, il faut maîtriser à minima les maths donc les additions, non ?
          Si cela avait été le cas, il n’aurait pas sorti ce genre d’énormité…

      3. phiga

        @Yrreiht:
        Pour le moteur à eau et autres energies, vous devriez vous intéresser aux travaux de Nicolas Tesla. Vous changerez d’avis

  4. scaletrans

    Les mesures au déconomètre prises ici ou là en Europe occidentale font exploser l’instrument à tous les coups. Nous sommes dorénavant totalement cernés par les c..s.

  5. Traban

    A l’heure actuelle et en situation de culture commerciale, les OGM qui n’ont soit-disant pas besoin de pesticide est un échec complet à moyen terme.

    Quand bricolo-bricolette dans leur garage s’aperçoivent que ça fonctionne pas, ils ont beau rajouter un bout de bidule tenu avec un machin lequel à une faille qu’il faut compenser avec un morceau de scotch … Scotch qui finit par rester coller au doigt comme un crotte de nez sur un rapport fait par des recherche indépendantes.

    A mon avis la bidouillerie intellectuelle de faire passer des vessies pour des lanternes a ses limites de brevet pour financier en mal d’investissement.
    Il y a bien des recherches à faire dans les labos dans l’intérêt des populations, mais elles ne situent pas à l’échelle des manipulations génétiques, la recherche est beaucoup plus prometteuse et économique à long terme pour le paysan notament en maîtrisant les auxiliaires de culture.

    1. Heu…
      J’ai tendance à penser que des firmes commerciales qui investissent littéralement des milliards dans les recherches correspondantes ne sont pas toutes farcies d’imbéciles, de cyniques et de bricoleurs…
      Mais je suis probablement un gros naïf.

    2. Deres

      A ma connaissance, les OGM ne sont plus le fer de lance de la recherche agronomique. Avec la diminution du coût des tests ADN, ils font de la sélection agronomique classique mais en plus des caractéristiques apparentes, ils tiennent compte de la présence ou non des gênes recherchés dans les plants. cela ne marche cependant qu’avec les plantes qui ont une génome assez riche. Le principale problème des OGM, c’est que c’est vraiment du bidouillage génétique. On ne maîtrise pas trop où vont s’insérer les gênes ajoutés et quand/si ils vont s’exprimés. Donc en fait, ils créent pleins de plants mutants avec le nouveau gènes et les sélectionnent ensuite avec les méthodes agronomiques classiques. Cela prend donc du temps et il n’y a pas de garantie de résultat. La nouvelle méthode est donc plus rapide et moins coûteuse car elle consiste à exacerber l’expression de gênes déjà présents, donc déjà intégrer correctement dans la physiologie complexe des plantes que l’on est loin de comprendre complètement.

      1. gem

        En gros : on mute par millions, qu’on passe au crible (« screening ») pour en garder quelques centaines d’unités qu’on teste plus à fond avant de les combiner avec d’autres pour enfin cloner les plus interessant
        http://en.wikipedia.org/wiki/Genetic_screen
        http://www.nature.com/nrg/focus/screens/index.html
        Je ne sais pas si la recherche agronomique utilise le criblage haut-débit
        http://en.wikipedia.org/wiki/High-throughput_screening
        mais dans le cas contraire c’est juste une courte question de temps

        1. C’est une méthode qui a été utilisée pour le blé moderne, il me semble, avec des effets indésirables (teneur en gluten supérieure, notamment).

        2. gem

          Pas vraiment ; sur le principe la technique artisanale qui a donné les blés modernes fonctionne effectivement comme ça, mais avec des volumes traités ridicules (quelques dizaines), des temps très long (à peine plus d’un cycle par an), et un criblage empirique très rustique (sur le nombre, la taille des grains, la teneur en protéine etc.).
          Là on parle de technique de masse avec criblage sur des caractéristiques génétiques (présence d’un gène, quantité d’expression de certaines protéines particulières) qui date en gros des années 2000 et qui commence tout juste à contribuer aux variétés nouvelles.
          Quand aux effets indésirables, c’est une thèse qui se défend, mais il n’y vraiment rien de sûr et même si c’est vrai ça n’a rien a voir avec les techniques modernes (à moins de prendre « moderne » au sens le plus large, i.e. : apparition de l’agriculture et remplacement du régime chasseur/cueilleur par le régime agriculteur il y a 5 ou 10 mille ans). Ni bien sûr avec les OGM évidemment.
          Ce qui est vrai par contre c’est que les problèmes de santé du consommateur n’ont longtemps pas été du tout un critère sélectif : seuls les caractères de production (rendement, résistance à la verse, teneur en protéines ou en huile, etc.) et technologique (panification, cuisson, etc.) étaient considérés ; je ne crois pas que ça ait changé…

          1. Heu non je parlais des techniques très agressives à base de bombardement gamma et de sélection des mutants obtenus par centaines… Il me semble que c’était dans les années 50/60.

      1. paf

        eh eh
        un sujet sur les OGM pour les froncais obsedes de bio equitable ca ne peut manquer de troller sec.

  6. labolisbiotifool

    Pour une fois, la première, je m’ insurge HACHESEZZ :

    Connaissez vous vraiment les Ogéhèmes ? Hein ?

    C ‘ est un peu comme le cholestérol : y’ a du bon, certes,
    y’ a aussi du mauvais, et même du pire allant dans l’ intéret
    sonnant et trébuchant de commerçants sans scrupule aucun …

    Je ne vais pas pondre un dossier complet la-dessus, tout,
    vraiment tout est sur le net !

    Bizouxxx

    1. Totallystone

      labolisbiotifool a bien raison, cher H16 avez-vous donc un doctorat en OGM pour oser en dire du bien, vous ne savez pas de quoi vous parlez alors que ce militants verts eux se sont fortement documenté (-+5mn) sur le net.
      Il faut laisser la gestion de l’écologie aux écologistes.
      (inévitablement ces con vont créer une pénurie alimentaire et avec un peu de chance avoir la décence de mourir de faim en premier)

    2. Homo-Orcus

      Les plants de patate sont traités contre ses trois principaux virus. Il ne vous vient pas à l’idée que si la patate est exempte de maladies, le paysan utilisera moins de pesticide…

        1. Homo-Orcus

          j’aime bien ce retour d’argument que je vais utiliser sans vergogne afin de penser « impur »

      1. Traban

        Vous inquiétez pas le virus va s’adapter.
        La pomme de terre aura donc le droit a son pesticide un peu plus violent. La formule de ce nouveau pesticide est déjà prête avec son évolution de prix qui va avec … natürlich !

        1. Vous avez oublié l’implication de la finance apatride, le nouvel ordre mondial et une pincée de maçonnerie.

        2. wpe

          Les problèmes liés à la résistance des organismes aux plantes traitées ou modifiées génétiquement sont connus depuis longtemps, avant même leur mise sur le marché (c’est un peu le cas avec tous les organismes vivants d’ailleurs) mais :

          1) Ce phénomène n’est absolument pas propre aux OGM, tout traitement utilisant systématiquement le même pesticide/insecticide créera des résistances chez les parasites à détruire. Dans tous les cas ça reste une course contre la montre.

          2) Utiliser ce fait comme argument reviendrait à dire qu’il ne sert à rien de blinder sa porte car les cambrioleurs trouveront toujours le moyen de rentrer. Il existe différentes techniques (alternance des OGM utilisées, création de parcelles non OGM etc…) pour retarder l’apparition de ces résistances, encore faut-il les appliquer correctement et c’est de la responsabilité des utilisateurs. Ceux qui se contentent d’arroser leur champ avec le même pesticide chaque année ou d’utiliser les même ogm doivent en assumer les conséquences, ce n’est pas parce que certains pensent qu’un micro-onde sert à sécher les chats qu’il faut les retirer de la vente.

    3. paf

      « C ‘ est un peu comme le cholestérol : y’ a du bon, certes,
      y’ a aussi du mauvais, »

      il me semble que justement non il n’y a qu’un type de cholesterolet que l’argument bon/mauvais est un pipo- je n’en sais pas plus mais c’est probablement la meme chose pour les OGMN: 99% propagande, 1% connaissances reelles.

  7. Yrreiht

    Je radote et répète ce que je disais dans la réponse à un commentaire, pardonnez moi.

    Pour prendre des décisions rationnelle ou s’occuper de sujets scientifiques, un pré-requit indispensable est l’ESPRIT CRITIQUE.

    N’est-ce pas la bienpensance politique et sociale qui a tué l’esprit critique (en général et à l’école en particulier)? Il a été remplacé par de l’émotionnel idéologique, ne nous étonnons pas des résultats.

    1. Stéphane

      Comme dit Philippe Nemo, aujourd’hui nous ne raisonnons plus en terme de « vrai » ou de « faux » mais en terme de « pur » et « d’impur ».

      L’esprit critique implique de juger entre des alternatives. Or, les alternatives ne sont plus admises dans la discussion. Elles auront été décrétées impures et écartées à priori. Pour « discuter » dans ce nouvel environnement, il suffit d’avoir un nez pour détecter et s’offusquer de thèses « nauséabondes ». Pas d’un cerveau.

      Reste donc des gens dont le « débat » se ramène à être d’accord sur à peu près tout, et dont la seule vigilance intellectuelle vise à promptement écarter de leurs rangs toute personne tenant des propos malencontreux.

      La grande peur de l’homme social aujourd’hui n’est pas d’être en tort (la notion n’existe quasiment plus) mais de commettre un « dérapage ».

    2. Deres

      Mon expérience personnelle est que quand les gens font appel à vos émotions ou à l’idéologie au lieu de votre raison pour vous persuader de faire quelque chose, c’est qu’il faut vous attendre à vous faire enc**** à court terme. En effet, si c’était dans votre intérêt, il vous l’expliquerait directement …

    3. paf

      euh mais justement, en fRance et depuis un moment, la propagande neomarxiste ecolo equitable fais figure d’esprit critique.H16 est evidemment paye par Monsanto pour faire des articles positifs sur les OGM.

  8. Homo-Orcus

    Sympa ce chat OGM, je lui aurais juste rajouté une queue de rat, juste pour ce foutre de sa gueule

  9. johnny_rotten

    C’est un peu le même type de problème que rencontre un nouvel immeuble en construction et pas encore fini sur un terrain dont le sol est pollué par une remanence de radio-activité (présence d’une ancienne usine démolie ) en région parisienne.
    Deux solutions:
    Maintenant que tout le monde est au courant et que les mesures de radio-activités sont connues .
    1) Faut-il laisser des acheteurs potentiels (prévenus) emménager dans cet immeuble ave l’avantage financier, pour eux, d’avoir un appartement à un prix très avantageux
    2) Faut-il suivre les pouvoirs publics et arrêter la commercialisation de cet immeuble ?

    1. gem

      La solution classique consiste à nettoyer au moins sur le papier puis à prétendre que c’est propre et transformer ça en espace public ; une école c’est parfait 🙂

  10. Voileu monde

    Bonjour Monsieur H16,
    Bonjour à tous,
    D’abord le sens du poil : j’adore votre blog, votre façon d’écrire et vos expressions, que je me permet de reprendre parfois, et suis la plupart du temps en accord avec vos idées.
    Un blog lisible où les rares fautes d’orthographe sont rapidement corrigées, merci les commentateurs instruits et attentifs, donc « bravo » à vous (H16 compris).
    Cela fait quelques mois, années (déjà), que j’aimerais participer à vos débats, mais je ne m’inscris pas sur les forums pour toutes les emmeards que cela entraine. Presque le sujet d’un article dans ce pays de « liberté » mais pas d’expression.
    Cependant ce matin, à la lecture de ce billet, je m’étonne de vous voir bondir comme un cabri « les OGM, les OGM, les OGM » !!! (et ce n’est pas la première fois !!!!)
    Essayons de faire court…, 1 page….
    L’OGM le plus utilisé est le maïs, et ce depuis des décennies (déjà) aux USA. C’est un maïs qui a la particularité de résister à l’herbicide, pesticide, fourni avec les semences. Produit issu du défoliant utilisé au Vietnam et largement amélioré depuis. Ainsi, aucune vie animale ou végétale ne peut survivre, et ce en profondeur dans le sol, et plus loin encore avec les eaux de ruissellement, (nappe phréatique), sauf ce bon maïs…. Mais bon pour qui ?
    Une plante pousse parce qu’elle fait partie d’une chaine complexe de biodiversité, seule, elle n’a pas la moindre chance d’exister sans l’apport d’autres produits chimiques épandus souvent par hélicoptère ; et fournis aussi avec les semences. Tiens, tiens…
    Une surface ainsi traitée ne pourra rien accueillir pendant plusieurs années, le temps que la pluie entraine les produits ailleurs, et que la nature ne se la réapproprie ! De fait, ces plantes pourraient pousser sur de la mousse, du bitume ou n’importe quoi d’autre…
    Les produits utilisés et épandus ne s’arrêtent pas à la clôture dudit champ, de même, ils entrent directement dans la chaine alimentaire et nous sommes alors forcément très content de pouvoir profiter de toutes ces bonnes choses que l’on veut nous faire ingurgiter au rythme de cinq éléments par jour.
    Ne confondons pas une agriculture normale dite « bio » et une agriculture chimique qui est la négation de la nature telle que nous la connaissons, et dont nous commençons à voir les effets secondaires.
    A chaque repas, j’empoisonne un peu plus ma famille, mais le très petit potager que j’ai ne nous suffit pas, et dans quelle mesure celui-ci est-il exempt de contaminants….
    Tant que cela rapportera de l’argent de dégueulasser la planète… le seul vaisseau spatial que nous ayons….
    Projetons-nous : A brève échéance, centaines ou milliers d’années, ce monde aura disparu grâce à l’espèce humaine qui aura, malgré son cerveau développé, duré beaucoup moins longtemps que celui des dinosaures. Je ne suis à l’inverse pas inquiet pour le « vivant » qui s’en sortira toujours… sous une autre forme…
    J’imagine parfois, dans quelques millions d’années, des fourmis (qui nous survivront) discuter au comptoir en buvant un jus de quelque chose fermenté, les pucerons ayant disparu eux aussi, et se disant « ah les cons ».
    Ce texte est plein de raccourcis, mais j’avais dit 1 page…
    Aussi, Monsieur H16, ne faites pas comme nos dirigeants, politique et industriels, qui sont incapables de se projeter plus loin que l’immédiateté de leurs avantages et comptes en banque !
    Bonne journée,
    Très respectueusement,
    Un « voileu ».
    PS : les nouvelles de Fukushima ne sont pas bonnes non plus…. Et je ne suis ni « vert » (de gris), ni écolo..

    1. Bof. Les OGM ne sont ni bons, ni mauvais. On développe la technologie depuis combien de temps, déjà ? 30 ans ? 40 ans maxi ?
      On en est encore à l’enfance de l’art, et tirer des conclusions maintenant est bien trop hâtif. Ce que je me garde de faire. En revanche, il m’apparaît essentiel de faire la recherche indispensable, d’étudier et de comprendre. Le sens de l’article n’est pas comme vous dite de bondir en disant « ogm ogm ogm », mais simplement de noter que si on ne fait pas de recherche, on n’apprendra jamais rien et que tous les bénéfices (attendus ou autres), tout comme les désavantages, ne nous serons jamais connus.

      Du reste, lorsqu’il sera possible (très bientôt, soyez en sûr) de corriger le génôme défectueux d’un humain autrement condamné à l’une ou l’autre maladie grave dégénérative, qu’invoqueront les écolos pour empêcher la correction ? Il y a des maladies naturelles qu’on peut combattre, et d’autres qui sont divines, qu’on ne doit pas toucher ?

      Le débat est bien plus complexe qu’une seule réponse à la question « OGM : doit-on les grignoter ou non ? »

      1. Jesrad

        « lorsqu’il sera possible (très bientôt, soyez en sûr) de corriger le génôme défectueux d’un humain autrement condamné à l’une ou l’autre maladie grave dégénérative, qu’invoqueront les écolos pour empêcher la correction ? »

        C’est déjà le cas: on a en France plusieurs cas d’adrénoleukodystrophie soignés par thérapie génique à base de rétrovirus HIV-1 manipulés génétiquement pour « patcher » le gène correcteur dans l’ADN des (très jeunes) patients. Et curieusement aucun José Bové n’a réclamé de mettre ces enfants au bûcher…

        1. paf

          mais c’est parce que l’ADN en question est exprime a travers si je ne m’abuse des cellules de l’enfant en question! quand on bouffe du bio, l’ADN de tomate mutant est juste digere et basta! non?
          pour attraper du genome etranger il faut au minimum qu’il soti monte dans un virus? non? alors pourquoi cette peur de l’adn mutant vegetal? omg j’ai attrape un virus de tomate! arghhhhhhhhhhh

    2. Calvin

      @Voileu

      Je me permets d’intervenir sur vos réflexions.
      Tout d’abord, les OGM sont ce que l’on en fait. Effectivement, le principe qui vise à « greffer » à une plante la résistance à un herbicide dont on arrose les champs n’est pas très sain.
      Mais ne croyez pas que c’est une lubie des agriculteurs. Cela permet une productivité nécessaire, d’une part parce que la population ne cesse d’augmenter, d’autre part parce que des exploitants se mettent au bio, qui, par effet ricochet, produisent mieux (meilleur), mais moins.
      Effectivement, le credo plus ou moins avoué selon les militants écologiques, est de faire diminuer la population (et on n’est pas loin de l’eugénisme).
      Mais les OGM, ce n’est pas que cela ! L’ajout de gènes permet aussi de compenser des carences des humains, de créer des plantes transgéniques qui n’ont plus besoin d’insecticides, etc.
      Plus d’herbicide, moins d’insecticide, plus de production en même temps issue de l’agriculture intensive et de l’agriculture extensive voire bio. Le choix est à ce prix. Les OGM sont des outils créés par l’homme pour l’homme.

      Comme le dit H16, ce qui compte, c’est de laisser faire les expériences, de laisser passer la science, avant les passions des gens et les décisions des politiques.
      A mon humble avis, le rôle des écologistes, c’est d’accompagner cette recherche, mais pas de la tuer dans l’oeuf.
      Si les premiers accidents d’avion avaient tué l’industrie aérienne, si les premiers incendies avaient banni l’utilisation du feu… Nous n’aurions pas l’opportunité de discuter ici…

      Une dernière remarque sur votre conclusion !
      En France, les politiques sont 100% contre les OGM et ont tous contribué à développer la dette.
      A vous lire, quand ils laissent filer les comptes et font payer les générations futures, ils agissent selon leurs comptes en banque, alors que quand ils interdisent les transgéniques, ils le font pour le Bien de tous.

      J’ai une autre lecture. Pour moi, dans les deux cas, ils se raccrochent au gain immédiat, à la démagogie du présent, et se moquent de l’avenir et des investissements.
      Mon explication marche pour ces deux faits, mais aussi pour plein d’autres. La vôtre suppose que les politiciens soient schizophrènes.

      Respectueusement,
      « Un garnement »

      1. Stéphane

        « …des exploitants se mettent au bio, qui, par effet ricochet, produisent mieux (meilleur), mais moins. »

        Non.

        Produire Bio, c’est obéir à une norme de production précise où pratiquement tout est interdit. Et ainsi on obtient le label, rien de plus.

        La « qualité » est une notion éminemment subjective qui n’existe pour ainsi dire que dans l’esprit du consommateur, et encore: celui-ci accorde au Bio des vertus quasi-magiques, prêt à accepter des prix supérieurs et une apparence inférieure (fruits déformés, etc.) au nom du label.

        Sait-il seulement que certains parasites ne peuvent pas être traités? Que les animaux malades ne peuvent pas toujours être soignés efficacement, la plupart des médicaments étant interdits?

        Avec du Bio, on produit moins certes, mais pas « mieux ». On produit « Bio ».

        Le Bio est une norme de production, pas une norme de qualité.

        1. Calvin

          @Stéphane
          Cette précision, à laquelle je souscris, ne remet pas en cause l’idée que j’énonçais, à savoir que si le bio est produit en plus grande quantité qu’avant, c’est parce que le marché classique est saturé par l’agriculture intensive.
          Quand je parlais de « qualité », c’était pour prendre la vision qu’en ont les écolos et les gens attachés au terroir (quoique j’aurais pu, avec pas mal de mauvaise foi, parler de la qualité au sens ISO, ce qui est plus une norme de production !!).

        2. paf

          pardon mais je crois que le bio est produit tout simplement parce qu’il y a une demande, et qu’elle est irrationnelle.D’ailleurs la plupart des gros demandeurs de bio sont
          -des femmmes
          -avec une connaissance de la chimie de le bouffe qui se rapproche du maraboutisme.

          les autres gros defenseurs du bio chez les hommes sont les ferus amateurs de jardinage.Qui petent les couilles a tous les autres.

        3. Stéphane

          Le Bio existe à destination de bobos urbains apeurés/avides de se donner une bonne conscience, et dotés d’un certain pouvoir d’achat.

          C’est au mieux un marché de niche – fructueux si vous voulez, mais marché de niche quand même. Il n’est même pas seul sur le créneau. Max Haavelar et d’autres labels se disputent la même population.

          Quant à un réel succès à long terme, je doute. Je me demande comment se porte le Bio dans les supermarchés grecs, espagnols ou portugais. M’est avis que ça ne doit pas super bien se vendre en ce moment.

          La peur / la culpabilité / le militantisme ne suffisent pas éternellement à forcer la décision, surtout quand le pouvoir d’achat s’est évaporé. Il y a un moment où il faut juste se procurer de la nourriture. Comestible. Pas chère.

        4. paf

          le bio a enormement de succes dans mon quartier bobo au Canada, ou des magasins entier lui sont consacres, qui ne vendent strictement que du bio.
          J’ai remarque aussi que les petits pots pour bebes s’y sont mis avec Nestle qui en produit a tour de bras.

          mais

          « La peur / la culpabilité / le militantisme ne suffisent pas éternellement à forcer la décision, surtout quand le pouvoir d’achat s’est évaporé. Il y a un moment où il faut juste se procurer de la nourriture. Comestible. Pas chère. »

          je suis entierement d’accord.Il y a un moment ou il faut arreter les conneries.Et d’ailleurs c’est a cause de leur biai culturel relatif a la bouffe que le francais sont a mon avis incapable d’arreter les conneries ou alors un poil trop tard.

        5. eheime

          « je crois que le bio est produit tout simplement parce qu’il y a une demande, et qu’elle est irrationnelle »

          >

          1. C’est très présomptueux de dire que c’est irrationnel. Il y a peut etre une rationnalité que vous ne voyez pas. S’il y a irrationnalité , prouvez le en montrant la contradiction, ce que vous ne faites pas (à part pointer les femmes – par machisme ??)

          2. Prenez dix fruits bio et dix fruits « communs ». Goutez les. Et redites moi en face que c’est irrationnel.

          3.Imaginons que vous ayez raison et que ce soit irrationnel. Et alors ? Est-il plus rationnel de s’aglutiner comme des moutons devant un match de foot ? Est-ce rationnel d’acheter une belle voiture qui ne vous transportera pas mieux qu’une autre qui « fait le job »? Est-ce moins rationnel que de regarder le JT de TF1, de coucher avec une fille un soir et de mettre en cause son marriage ? Hein ??

          Laissons chacun libre de ses choix

          1. « Prenez dix fruits bio et dix fruits « communs ». Goutez les. Et redites moi en face que c’est irrationnel. »
            Il y a pas mal d’études en double aveugle qui montrent que … rien : le bio n’est pas meilleur gustativement que le reste.

        6. Théo31

          Le client du bio sait-il que les produits qu’ils mangent sont traités avec des pesticides contenant du cuivre, polluant notoire ?

        7. paf

          je suis d’accord que bien souvent les fruits bio sont meilleurs.L’argument irationnel porte sur le fait que la pression sociale/mode pour le bio/vert/ecolo/biodegradable etc passe avant les arguments reels.
          Apres bien sur que non ca n’est pas la seule chose irationnelle dans nos vies, relax.Moi aussi je mange du bio, je ne suis pas anti-bio.
          Par contre les retombees politiques de ces comportements irrationnels sont graves, c’est precisement ce que pointe H16.

        8. paf

          @eheime
          je ne suis pas (trop) machiste, j’observe juste que le nombre de femmes dans la population bio/vert/energie positive et karma quantique est massivement feminine.Et dans mon environnement la pression sociale pour bouffer bio vient systematiquement des femmes, obsedees par ce qui entre et ce qui sort.Les mecs aiment juste bouffer des BBQ.

    3. gem

      Ce genre de discours est classique. Et faux parce qu’il méconnait l’essentiel, c’est à dire la nature.
      Or
      1) la nature n’est pas gentille. Elle utilise massivement des poisons comme pesticides, qu’il serait impossible de seulement proposer à l’homologation, tellement ils sont dangereux et rémanent, et avec des dosages hallucinant. Au point que le travail des chimiste consiste surtout à réduire la toxicité et la durée de vie des pesticides naturels, produits par les arbres, les microbes et les champignons, dont sont issus les « méchants » pesticides chimique.
      2) la nature est résistante. Et nous avec. L’expérience prouve que l’espérance de vie a massivement augmenté pendant l’introduction de la chimie en agriculture. Ce qui veut dire que si ces trucs sont dangereux (pas exclu ! mais pas sûr non plus, car on parle de dose ridicules), ils le sont moins que les poisons naturels qu’ils ont remplacé et surtout les carences alimentaires qu’ils ont contribué à faire disparaitre (au point de rendre la surabondance plus dangereuse encore que les carences dans nos pays).

      Bref : il ne faut pas se tromper de priorité. Si on peut faire disparaitre ou réduire ces substances, faisons le, mais pas au point de les diaboliser et de chercher à les faire disparaitre à tout prix (prix humain qui serait bien plus élevé).

    4. paf

      « PS : les nouvelles de Fukushima ne sont pas bonnes non plus…. Et je ne suis ni « vert » (de gris), ni écolo. »

      ben justement si; c’est ca qui est fort.En fRance meme quand on n’est pas ecolo on repete leurs mensonges.

      « chaque repas, j’empoisonne un peu plus ma famille »

      n’importe quoi.Quelle mentalite de merde, a peine a t-on reussi a se debarasser du vilainmechant catholiscisme oppressif que la bonne morale revient par la porte de derriere.Auto-flagellons-nous en coeur.

      1. Calvin

        T’es pas sympa !
        Il voulait dire : « chaque repas, j’empoisonne un peu plus ma famille, même si je reconnais que nous vivons tous de plus en plus longtemps« .

        1. T-Buster

          Donc c’est bien l’empoisonnement car il permet de vivre plus longtemps. Pas sur que les religieux de l’écologisme apprécie cette idée

    5. Théo31

      « Ne confondons pas une agriculture normale dite « bio » et une agriculture chimique qui est la négation de la nature telle que nous la connaissons »

      La nature n’a pas attendu l’homme pour faire des hybridations et des combinaisons chimiques.

      La chimie combine des molécules qui viennent toutes de la nature. Allez faire un tour sur un volcan et vous serez effaré que ce qu’un bout de montagne peut produire.

      1. vengeusemasquée

        Je pense qu’on peut également souligner que se réfugier dans les achats « bio » permet à bon nombre de consommateurs de ne plus se poser la question de la qualité de ce qu’ils achètent. C’est bio donc c’est bien, c’est bon, moral et tout le tralala. Dans le fond, dans bien des cas, il n’y a aucune différence. Dans d’autres cas, il faut être capable de l’apprécier, cette différence.
        Malheureusement, dans notre monde moderne et socialisant où l’initiative individuelle et le libre-arbitre tendent se réduire comme peau de chagrin, le consommateur lambda apprécie de moins en moins les différences de qualité et s’en remet à une autorité supérieure pour distinguer à sa place. C’est triste.

  11. Batilus

    Mais non h16, il ne s’agit pas de maladies naturelles contre maladies divines, il s’agit simplement de ne pas jouer à Dieu. Quoi que, si Dieu a voulu qu’on soit malade, c’est pour qu’on meure, non ? Déjà que le nucléaire est dangereux, comme on peut le constater avec Godzilla ou les Tortues Ninja…
    Imaginez un peu, une mutation génétique pourrait de meilleures chances de survie ou de meilleurs rendements… Quelle idée !
    Quelle idée également de vouloir cultiver des OGM pour réduire les pesticides, alors qu’on peut cultiver bio et se passer des pesticides. On pourrait même remplacer les pesticides par la lutte biologique, hein, avec des coccinelles contre les pucerons.
    Je soupçonne les reptiliens d’organiser en secret l’affaiblissement de l’humanité par des maladies indétectables transmises par les OGM. Résistons avec des coccinelles !
    Sinon, question toute bête : pourquoi ne pourrais-je pas choisir de manger ou ne pas manger d’OGM ?

    1. Calvin

      Bonne remarque !
      Imaginons que l’on commercialise des produits non OGM et des produits à base d’OGM, ces derniers ayant une pastille rouge très visible.
      Au début, les gens délaisseront ces produits.
      Et puis, la différence de prix aidant, je ne suis pas sûr que cette dichotomie subsiste (bien au contraire !!).

      Encore une fois, le but des politiques n’est pas de permettre à chacun de faire un choix, mais bien de leur imposer une manière (et une seule) de faire.

      1. paf

        ben tiens.Tu as deja achete un lapin bio? c’est bien cher.La bouffe industrielle a servi et sert toujours a nourrir les pauvres.Les gens qui defendent le bio en tapant sur l’industriel et l’OGM (puisque c’est de ca qu’il s’agit, touche pas a ma bouffe avec ton usine) n’ont aucune idee de la quantite de gens qui se retrouveraient a bouffer des patates toute la semaine si on ne produisait que du bio.L’autre facteur est que les francais sont absolument obsedes par la bouffe, c’est culturel; ce qui fait qu’ils sont pret a depenser bien plus d’argent pour la bouffe que n’importe quel autre menage dans le monde.
        Ily a aussi le fait qu’en fRance la population influente vieillit, et que les vieux francais ne s’interessent qu’a UNE chose et une seule : la bouffe.
        Et donc vazy que je te propagandize avec cinq fruits et douze legumes par heure et bio svp et les zogm c’est le MAL.

        1. eheime

          Je suis pas vieux et j’aime la bouffe. Et les gens qui aiment pas la bouffe, bah c’est comme ceux qui aiment pas baiser : je ne comprend pas ! Si y a UN TRUC à sauver dans notre pays, c’est le savoir faire culinaire.

  12. bruno

    Tout cela se résoudrait facilement si on se contentait d’appliquer les principes de base de la liberté et de la non-agression : liberté de chacun de consommer ou non des OGM (ce qui suppose donc une transparence à ce sujet, je suis bien d’accord), liberté d’en cultiver tant qu’on ne fait pas subir aux autres les inconvénients afférents (« pollution » génétique, etc), indemnisation des victimes en cas de dommage, etc.

    Ces quelques règles fondatrices de l’Etat de droit et de la démocratie libérale ont largement fait leur preuve depuis quelques siècles, si seulement on commençait par les appliquer sans en dénaturer le principe, je pense qu’on résoudrait l’essentiel du problème…

    1. Epicier vénéneux

      Utopie.

      De la même façon qu’un libéral s’accommoderait très bien de la présence de groupes communistes auto-organisés sur un territoire donné pour peu que ces-derniers ne le forcent pas à devenir communiste, un consommateur d’OGM s’accommoderait très bien de la présence de consommateurs exclusifs de produits bio sur un territoire donné pour peu que ces-derniers ne le forcent pas à devenir consommateur de produits bio.

      Mais les communistes veulent la peau des libéraux et les anti-OGM celle des pro-OGM.

      1. paf

        step 1: faire en sorte que votre interlocuteur se sente victimise

        step 2: laisser bouillir.
        step3: recolter l’antiliberalisme, l’agression, l’oppression et le fascisme qui s’ignore.

      2. eheime

        En l’occurence, les OGM s’introduisent dans des plats préparés sans que le consommateur en soit averti. Et les vendeurs de produits contenant des OGM ne veulent pas que le consommateur soit informé. C’est donc une tromperie intentionnelle. Les produits bio disent qu’ils le sont, il y une étiquette. Qui force qui ?

        Les semances OGM « polluent » les semances non-OGM en introduisant des gênes OGM dans des cultures non OGM à la base. Qui force qui ?

        Quel est le rapport entre libéral communisme et OGM ???
        Je peux etre libéral et manger bio parce que c’est mon choix ou communiste et décider que les OGM c’est bon pour le peuple meme s’il n’est pas d’accord « dans son propre interet ». Ne confondons pas tout.

        1. Epicier vénéneux

          Aucun rapport en fait, je voulais juste faire une comparaison de type « le communiste est au libéral ce que l’anti-OGM est au pro-OGM ».

          Je suis d’accord qu’il faille étiqueter les aliments OGM. Personnellement, j’en mangerais sans souci, de la même façon que je mange parfois des produits bio.

          Pour ce qui est du débat technique, il nécessite au moins quelques connaissances et quelques schémas, choses qu’il est malaisé de placer dans un commentaire de blog ou à la télé.

      3. eheime

        Le liberal peut parfaitement d’accomoder du pro-OGM si :
        – on ne le force pas à manger des OGM (ou le contraire d’ailleurs
        – s’il ne retrouve pas des gênes OGM dans ses plans alors qu’il a planté des semences non-OGM

        En refusant de manger OGM, il peut même malgré tout souhaiter que la recherche OGM se poursuive afin que dans quelques années, lorsqu’il l’aura décidé, il se convainque lui-même que finalement les OGM c’est en fait bien mieux que le bio … ou pas.

        1. Calvin

          @paf : « y a t-il des ogm qui se sont reveles nocifs pour l’organisme humain? »
          A ce jour, après des centaines d’études scientifiques, effectuées sur des décennies,… aucun !
          Mais grâce au principe de précaution, même si la nocivité n’a jamais été démontrée, le doute subsiste chez certains, donc, on maintient en France l’interdiction.

        2. paf

          c’est bien ce que je pensais.Je pense que ca vient d’;une incomprehension de base sur la facon dont un ADN mutant impacte le vivant.Je pense que les gens ont peur d’attraper de l’ADN et de commencer a muter.

        3. Calvin

          @paf
          D’ailleurs, l’argument des conclusions des études scientifiques payées par les industriels ne tient pas.
          Il y a moins d’une semaine, on apprend que le diesel a été réévalué pour ses risques cancérigènes.
          Mais que fait Total, qu’ont fait les producteurs de pétrole, pour avoir laisser passer cette étude ???

          Le jour où une variété OGM se révèlera nocive, on le saura.

          Ta réflexion sur le pourquoi les gens ont peur de l’ADN mutant est intéressante.
          Les gens soutiennent la recherche médicale, le téléthon, etc.
          Et ils savent qu’on cherche à modifier les gènes.
          Des fois, je me dis juste que le problème vient de ce que la manipulation génétique est faite par des industriels.
          « Comment, le privé touche au vivant, mais c’est sacré, le vivant, mossieur !!!! »

          (soupire)

  13. Batilus

    Mais les OGM seront détectables puisqu’ils sont mutants ! D’ailleurs le jeu plants vs zombies donne une bonne idée de ce que serait notre avenir post-OGM.
    Tout ça à cause de Bill Gates qui veut nourrir les Africains à base de manipulations génétiques.
    Je parie que ce sont les mêmes capitalistes apatrides qui ont créé le SIDA pour vendre des trithérapies hors de prix.

  14. Homo-Orcus

    Les conseils de Robinson Crusoé
    Contre les limaces, parsemez de la cendre ou de la sciure autour de votre carré de salades, elles vont patiner, c’est drôle.
    On peut mettre aussi une soucoupe de bière mais c’est gâcher…
    Contre le papillon du poireau, punaiser une demi coquille d’œuf sur des bâtons au milieu du semis, elle récupèrera la larve dévastatrice.
    La menthe éloigne bon nombre de prédateurs
    Plantez des soucis, la télé n’est pas suffisante
    Planter un fil de cuivre dans la racine du pied de tomate évite les maladies.
    Pour les faire rougir, foutez-vous à poil devant
    Enfin, pour le pavot et le cannabis je garde mes secrets.
    Si avec tous ces trucs les 7 milliards n’arrivent pas à se goinfrer !

    1. paf

      et pour produire sur 100 hectare faites la meme chose, et imprimez vous meme vos billets pour payer la main d’oeuvre.
      vendez votre production ultra-chere uniquement aux riches, et embauchez des vigiles pour la defendre des pauvres.

      1. Homo-Orcus

        Michel, tu n’as pas tout lu mes trucs…
        « pour le pavot et le cannabis je garde mes secrets » donc, tréso noproblem.
        Au fait, le commissaire aux comptes est toujours réfugié aux BVI ? tu sais le forex Genève.

  15. labolisbiotifool

    @Totallystone : sympa, mais ça fait 50 balais que je trempe
    dans le milieu agricole, entre autre … et oui, on peut
    pratiquement tout trouver sur le net en ce qui concerne
    les Ogm; faut juste un peu plus de 5 minutes 🙂

    1. Totallystone

      J’ai cru en toute bonne foi que votre commentaire était ironique. Je suis né dans l’agriculture, j’y ai grandit et j’y suis encore, mais ce n’est pas un concours pour celui qui à la plus grosse (expérience hein!).
      On peut tout trouver sur le net concernant tout, mais cela prends du temps et n’est productif uniquement si l’on est doté d’un solide sens critique. La populations Bio, tout comme les communistes etc… se contente de picorer le net, tout ce qui les confortes dans leurs idées est vrai et tout le reste n’existe pas/n’est pas sérieux/est acheté par les méchants.
      N’importe qui peut savoir littéralement en 5mn que Bio est très différent de non traité pourtant j’entends la même connerie quasiment toutes les semaines.
      Concernant les OGM c’est pareil… il y a des bases en biologie à maitriser avant de rentrer dans le vif du sujet, leur absence (aussi grâce à l’Ed Nat) empêche la compréhension du fonctionnement des divers OGM.

  16. Pelvoux

    C’est marrant, je suis bien d’accord avec vous sur les OGM. Mais toujours pas sur le role de l’etat…

    Pelvoux, Troll en puissance

    1. MisterB

      Quand on donne un role a l’Etat, votre opinion sur le role de l’Etat ne compte plus du tout.

      1. Pelvoux

        Oui, j’ai bien remarque : ceux pour qui l’Etat est tout puissant ne sont pas les bienvenus. J’en ai fait les deconvenues.

        1. Monoi

          Relisez MisterB, je ne pense pas que vous ayez compris ce qu’il dit.

          Ce qui est drole, parce qu’en fait ca montre un peu pourquoi vous allez l’air de penser que l’etat est ou doit etre tout puissant.

  17. chabenj

    Complètement d’accord avec le sens de votre article, avec les notions de recherche, de science, de progrès…
    Néanmoins, je vous invite à faire quelques recherches sur l’invasion d’amarante en Géorgie (US), notamment. Les conséquences des OGM sont parfois inattendues… Surtout quand on n’en fait pas assez, de science, de recherche, toussa-toussa…

  18. Philippe

    Bonjour et merci beaucoup pour cet article. Je trouve le fond très intéressant, ça invite à la réflexion.
    Mais après il est aussi légitime d’essayer tant bien que mal de protéger les générations futurs. Au moins il y a un essai maladroit de précautions, qui vient trop tard, mais qui vient quand même. Le tout étant de savoir si dans 50 ans, les choses auront évoluer de façon positive et si enfin on donnera la chance à la recherche de creuser cette piste sans mettre en péril l’humanité, car c’est vrai qu’un épi de maïs géant qui nous pourchasse pour nous dévorer, bah ça fait peur !

    1. « Mais après il est aussi légitime d’essayer tant bien que mal de protéger les générations futurs »
      Par contre, pas de pb pour lui coller les affres de la retraite par répartition et 1700 milliards de dettes. Elle a bon dos, la génération future.

    2. Calvin

      Juste une remarque, Philippe…
      L’idée qu’il faille attendre 50 ans ne tient pas du tout.
      Il y aura toujours des jusqu’au boutistes pour dire qu’on n’a pas assez de recul.
      Les OGM représente une part importante de l’agriculture, nourrissant chaque années depuis des décennies des milliards d’animaux et d’humains. Et quoi ?
      A l’inverse, je rappelle que le scandale de la vache folle (farines animales) et des germes bio tueuses en Allemagne ne concernent pas les OGM.

  19. rageous

    L’Amarante aux States, l’Ambroisie chez nous où les z’ogéhèmes sont interdits… Comment se fesse?…
    Les plantes invasives n’ont pas besoin du prétexte ogm pour se multiplier, par contre les antis n’en ratent pas une dès qu’il s’agit de diaboliser le mal absolu. On ne croit plus les experts, les scientifiques, on préfère croire les charlatans; le coup des gènes mutants voués à se disséminer et envahir la terre entière; depuis que l’homme trie, sélectionne, resème, observe-t-on une dissémination de ces cultures? Non, rien, nada, que dalle! Pourtant c’est bien ces évolutions naturelles, ces mutations qui nous donne de tels rendements en agriculture.
    L’introduction de gènes dans une plante n’est qu’un outil pour améliorer dans le cas du maïs ou du coton Bt leurs défenses contre des parasites, qui sans quoi n’avaient jusqu’à présent que les traitements chimiques pour les protéger et encore…
    En matière de toxicité après toutes ces années toujours rien de probant, pas moyen d’apporter le moindre début de preuve que ces gènes introduits soient une réelle menace pour la santé humaine ou animale quand par ailleurs on connait très bien la toxicité de ces moyens de défenses naturelles que produisent les plantes face aux agressions; production de mycotoxines neurotoxiques, hépatotoxiques, mutagènes, tératogènes, cancérigènes, immunodépresseurs, perturbateurs endocriniens, génotoxiques, hépatotoxiques dans les céréales et oléagineux,qui affectent doublement la chaîne alimentaire de l’homme par leur consommation directe et via les animaux, mais aussi par inhalation ou contact cutané.
    Et on continu de prôner le bio qui s’interdit de les traiter chimiquement mais ne s’interdit pas d’utiliser des molécules dites « naturelles » elles-même interdites comme le neem ou la roténone parce qu’elles présentent des risques avérés de toxicité pour l’homme…
    @H16
    « si on ne fait pas de recherche, on n’apprendra jamais rien et que tous les bénéfices (attendus ou autres), tout comme les désavantages, ne nous serons jamais connus. »
    C’est exactement ce que veulent imposer les antis ogm, la crainte de voir multiplier les résultats positifs qui pourraient compromettre leurs croyances! Donc on détruit tout essais en labo et fauchages en plein champs au prétexte d’ogm « cachés » puisque la culture ogm proprement dite reste interdite malgré qu’aucun élément factuel n’ait pu être apporté pour confirmer ce moratoire.
    C’est clair qu’ils emmerdent le monde agricole, se gardant bien d’en faire autant aux ogm pour la pharmaco, ça n’aurait pas aussi bonne presse!…
    Quant au Round Up il reste le désherbant le moins toxique et rémanent du panel de molécules, comparé à d’autres + spécifiques et sélectives sur les adventices; seulement il a la caractéristique de crever à peu près tout et était (passé depuis dans le domaine public, matière active Glyphosate)la propriété du diable Monsanto!

    1. Epicier vénéneux

      Vous vous faites du mal. Moi, le plus bel exemple de mauvaise foi qui m’ait été donné de voir au cours d’un débat sur les OGM, c’est un type qui m’a dit que les publications vers lesquelles je le renvoyais étaient en anglais et qu’il refusait donc de les lire pour combattre la domination linguistique des ‘Ricains.

      Après ça, je lui ai demandé s’il irait faucher volontairement des enfants inclus dans des essais cliniques portant sur des protocoles de thérapie génique, juste pour voir sa tronche.

      Depuis, j’ai bien compris que ce débat était 100% politique et 0% scientifique.

  20. Vince

    N’APPREND T-ON JAMAIS?

    l’utilisation des antibiotiques en masse -> souches de bactéries résistantes
    l’utilisation en masse des insecticides -> conduits à des insectes résistants (cf invasion des puces de lit aux Etats Unis)

    l’utilisation d’ogm résistant aux maladies conduira à l’apparition de virus résistant ou favorisera d’autre virus!

    comme toute technologie il y a des bonnes et des mauvaises utilisations
    Les ogm sont utilisés pour créer des médicaments OK
    mais l’utilisation en masse dans la nature et se sera la gamelle assurée

    il faut s’informer un peu sur le sujet, un bon début les conférences de Christian Vélot Maître de conférences en génétique moléculaire

      1. Calvin

        Je précise : le blaireau, c’est Christian Velot. Ce spécialiste auto-proclamé en OGM, est uniquement partisan et subventionné par Greenpeace pour écrire à charge contre les OGM.
        Plutôt un spécialiste de mauvaise foi caractérisée…

  21. simple citoyen

    Les derniers résultats d’une étude en Inde qui utilise massivement les OGM, montre que contrairement aux prétentions d’inocuité et en particulier de la destruction des la toxine Bt lors de la digestion, celle-ci se retrouve dans le sang des personnes consommant les produits OGMs l’utilisant… il est évident qu’il est impératif de continuer à étudier les effets des OGMs sur le long terme.
    http://indiatoday.intoday.in/story/toxin-from-gm-crops-found-in-human-blood/1/137728.html

    1. « The study covered 30 pregnant women and 39 women who had come for tubectomy at the Centre Hospitalier Universitaire de Sherbrooke (CHUS) in Quebec. »
      Ah bah voilà de l’échantillon solide.
      30 personnes ?
      Sérieusement ?

      1. simple citoyen

        Je vois que beaucoup suivent. L’étude par ailleurs n’a pas été faite en Inde mais au Canada et elle est la dernière en date à être mise en avant.
        Par contre la notion de taille d’échantillon est trompeuse, car en tests cliniques il n’est pas rare de voir des échantillons de cette taille (ici 69) en phase 1.
        En d’autres termes: tant que des études de ce type circuleront, nous n’avancerons pas. Le frein principal étant qu’il semble qu’elles soient presque toujours incidentes. Peut-être est-ce lié au fait qu’on ne sait pas a priori ce qu’on cherche. Ici par exemple, on s’est attaché à la trace d’un marqueur chimique, sauf qu’il n’en est pas déterminé l’origine, mais surtout qu’il n’est absolument pas démontré que le lien soit celui de l’ingestion.
        Bref, il n’y a pas de véritable étude épidémiologique de fond. Si on acceptait de mettre, disons 1/1000 des sommes allouées au « réchauffement/dérèglement/etc.-climatique on aurait déjà des résultats plus probants.

        1. rageous

          Quand Kuntz parle de « pollution de la littérature scientifique », se pointe souvent derrière ces anomalies pour le moins douteuses, des recherches par leurs auteurs très ciblées!
          « sauf qu’il n’en est pas déterminé l’origine » Oui c’est bien embêtant! Mais ne les dérange nullement d’affirmer qu’elle est ogm 😆

        2. Des tests en phase I sur des échantillons petits, ce n’est pas gênant. Des tests et des études de cette nature avec ce genre d’échantillon, c’est de la rigolade.

        3. bob

          L’étude d’Aris et Leblanc est également décortiquée ici:
          http://gmopundit.blogspot.ca/2012/05/false-claims-that-gm-protein-bt-is.html

          Franchement la position de la France sur les OGM est intenable. Le MON810 est dépassé dans plusieurs pays qui on du maïs Bt et RR depuis plusieurs années et qui vendent déjà les nouveaux maïs à empilement de gènes (smartstax de Monsanto par exemple). On verra ce que pourront faire les lobbys anti-tout quand arriveront sur le marché les blé résistants à la fusariose ou des OGM sans ajout de gènes: http://www.biofortified.org/2012/05/next-gen-disease-resistance/

          En attendant des firmes telles que BASF et Limagrain déménagent leur R&D en Amérique. Tant mieux pour les expatriés !

    2. Calvin

      J’adore !!
      Une « étude » faite en Inde, alors que c’est juste le relai d’un article de chercheurs canadiens, plutôt hasardeux…
      Dans quelques jours, certains médias parleront d’une étude à grande échelle sur la population Indienne, « démontrant » la nocivité des OGM.
      Et, bien sûr, le démenti ne dépassera pas le milieu scientifique, comme à chaque fois…

      1. simple citoyen

        Oui, mais comme pour d’autres sujets scientifiques, on retrouve en permanence ce type d’interférence. Ce qui est le plus significatif pour moi (voir ma réponse plus haut), c’est qu’il y soit présenté comme évident le lien du mode de transfert dans le sang de la molécule, alors qu’il n’a pas été étudié, en tout cas, ce n’est nulle part indiqué dans l’étude. Et je veux bien parier que cette même étude servira de support à de futures études défendant un principe de précaution qu’on aura finalement vidé de sens.

  22. La Coupe Est Pleine

    Le plus affligeant dans cette histoire d’OGM, c’est qu’après 15 ans de gouvernance par les socialistes de Droite, au cours des quels nous avons eu droit à toutes les fourberies possibles de la part des politiques. Y compris l’extraordinaire courage de la part de l’ex-omni-président d’avoir recours à un spécialiste des pingouins pour tenter de fabriquer des preuves, pouvant justifier son opposition à cette technique.
    La dernière frasque de NKM, fut même de repousser son nouveau « moratoire » contre ces plantes à la veille des semis, pour disait-elle : « éviter que la commission Européenne n’invalide la décision » … C’est dire la confiance que l’on peut avoir dans ses actes …

    Puis le mois de mai est venu avec son cortège de « changement » …. Mais en matière d’agriculture les toutes premières prises de position furent sans appel : point de changement dans la continuité …
    Opposition purement idéologique aux OGM de toutes sortes, avec en prime dans le même mois une interprétation totalement abusive des dernières expertises sur le traitement insecticide des semences de colza ….
    Les socialistes de gauche sont arrivés, mais les mensonges et les manipulations étatiques restent.
    Que pouvait-on attendre de plus de la part d’un gouvernement , qui passe des accords foireux avec EELV ? Qui accepte en son sein un certain Fabius, qui fut la caution politique des anti-européens de 2006 ?
    En attendant c’est l’image de ma profession qui n’en fini pas de se ternir. La vérité c’est que cette opposition coûte que coûte à une technique d’amélioration de semences, est en vérité une voie détournée pour torpiller médiatiquement l’agriculture conventionnelle. Il semble bien que ce soit la seule voie possible pour les « grands » acteurs du business BIO, afin que leur commerce sorte de son état de marché … de niche !
    Quoi que l’on puisse dire et faire, malgré les masses d’argent public, les campagnes de dénigrement de sa concurrence directe, le BIO peine toujours à dépasser les 2,5 % des dépenses alimentaires des Français …
    Même si je crois la majorité des intervenants de ce blog conscients de tout ça, seulement c’est à mon sens important de le dire clairement.
    Quoi qu’il en soit félicitation Mr H16, votre blog est très pertinent …. Je lui souhaite d’avoir l’écho qu’il mérite !

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