Végéphobie, bisouphobie : l’explosion des phobes

Samedi prochain, pendant que vous serez, comme moi, en train de vous vautrer dans vos activités insupportablement banales, des gens agiront pour le monde, pour corriger les torts des uns et les méchancetés des autres, pour qu’enfin soient reconnus et respectés les droits de cette minorité trop facilement oppressée : les végétariens. Et les végétaliens. Oh là, j’allais les oublier. C’est important, les végétaliens.

Car oui, ce samedi sera organisée la première Veggie Pride Internationale à Genève qui est un peu comme la biennale des Collectionneurs de Bougies Parfumées de Morteaux-Coulibœuf, toutes proportions gardées bien sûr (on parle tout de même de LA biennale des Collectionneurs de Bougies Parfumées de Morteaux-Coulibœuf, hein) : cette nouvelle Veggie Pride Internationale de Genève sera l’événement immanquable pour tous les collectionneurs de légumes. Heu. Pardon non je veux dire pour tous les gens qui militent contre le mangeage d’animaux.

Attention ici, je ne veux pas laisser croire à mes lecteurs habituels que j’aurais un quelconque grief contre les végétariens, végétaliens et autres insectivores, tenants du pescétarisme ou joyeux troubadours du lacto-végétarisme, non. Il y a bien quelque chose d’aimable dans le combat que ces gens mènent lorsqu’ils réclament la fin des mauvais traitements faits aux animaux : qui peut, décemment, supporter que les vaches, cochons, moutons et autres sauterelles soient maltraités avant d’être mangés  De ce point de vue, et j’expliquais mon positionnement dans un précédent billet, il me paraît essentiel de rappeler que l’on ne peut aspirer à former des humains meilleurs, plus sujets à l’empathie envers leurs semblables s’ils ne sont pas même capables de ressentir des émotions basiques pour des êtres basiques.

Et puis après tout, si certains ont une conviction chevillée au corps, et même si ce dernier s’amenuise à cause de cette conviction, peu importe là aussi : chacun a le droit, unilatéral et non négociable de trier dans son assiette, de choisir d’évincer certains types d’aliments comme les betteraves (c’est dégueulasse, la betterave), les bettes filandreuses ou même l’entrecôte, pourquoi pas. Puisqu’il est indéniable que notre corps nous appartient, on peut sans mal admettre que la nourriture qu’on y insère au niveau de la bouche fait immédiatement partie de notre corps et qu’on a donc tous les droits dès lors qu’elle parvient là. Par convention sociale pratique, on admettra que ce droit s’étend au-delà des lèvres, au-delà même de la fourchette pour aller, en gros, jusqu’à l’assiette. Dès lors, l’individu qui choisit le végétarisme, le végétalisme ou le pizzisme (qui consiste à ne se nourrir que de pizzas) n’a pas à être entravé dans son choix.

Cependant, il faut aussi rappeler qu’au-delà de ce charmant message d’empathie des humains vers les petites bestioles qui participent à notre bol alimentaire, nos amis entendent aussi donner des droits aux animaux, et, de fil en aiguille, imposer petit-à-petit que l’humanité se passe complètement de chair animale (puis de lait, puis d’œufs, je suppose) au motif que les manger enfreint leurs nouveaux droits, et — pire — que cela impacte fort négativement l’environnement. Eh oui : regardez sur cette diapo, ici et là, vous pouvez voir un groupe de castors qui mange des arbres et sur la diapo suivante, les castors ont été mangés et les arbres sont encore là. Conclusions : sauvez un arbre, bouffez un castor. Je… Je m’égare.

Sauve un arbre : mange un castor

Bref. Le végétarisme à titre individuel, ça me va, le militantisme végétarien, je dis : attention !

Et je dis d’autant plus attention qu’à la faveur de cette Veggie Pride Internationale du tonnerre de Dieu, on a pu voir fleurir sur le web et ailleurs quelques articles assez éclairants sur la mentalité qui accompagne bien malheureusement ces joyeux mouvements de viandophobes plus ou moins déclarés. Je passe, bien sûr, sur les billets un tantinet consternants visant à savoir si les végétariens sont plus sexy que les autres, question qui ne m’était pas venue à l’esprit mais qui tarabuste quelques uns (à commencer par les végétariens eux-mêmes, semble-t-il) ; c’est un peu comme savoir si les mangeurs de bulots ou les croqueurs de carottes sont plus sexy que les autres, on voit mal comment cela peut mobiliser les foules. Mais baste.

Plus symptomatique est alors le « débat » soulevé par l’une de ces vibrantes pages du webzine crypto-socialiste Rue89 qui cherche à comprendre pourquoi les gens méchants (qui mangent de tout, viande y compris) discriminent les gens gentils (les végétariens, bien sûr). Et, afin que le message porte bien comme il faut, le terme de « végéphobie » est alors employé dès les premières lignes, pour camper le glauque décor d’une situation qu’on devine insoutenable.

En quelques lignes, l’univers feutré du lecteur, habité à la fine balance éditoriale et la rhétorique chaleureuse qui ont fait la réputation de Rue89, bascule dans l’indicible avec le cas, abominable, de Ophélie (horreur, le prénom n’a même pas été changé) :

Lorsqu’elle était enfant, ses parents, opposés à la souffrance animale dans les abattoirs, ont décidé d’adopter un régime sans viande à la maison. Quand Ophélie a eu 14 ans, ils sont redevenus omnivores, la laissant dans la confusion la plus totale. Elle leur en veut toujours : « On remettait en cause ce que j’étais, alors j’avais du mal à l’assumer socialement avec mes amis. »

Insoutenable. Elle était habituée par ses parents à ne pas manger de viande, puis ses parents changent d’avis, pas elle, et la voilà dans la confusion la plus totale. Évidemment, l’abominable ne s’arrête pas là puisque les gens (qui sont aussi méchants qu’omnivores pour la plupart) font des « blagues à deux balles » qui, finissent par agacer. Et surtout, « ça cache un véritable malaise dans la société française. » Au niveau du vécu. Rapport au végétarisme. Tout ça. Surtout que lorsqu’on compile les exactions menées contre les végétariens, on aboutit à une somme considérable de méchancetés toutes plus méchantes les unes que les autres : des papas qui obtiennent la garde des enfants parce que les mamans sont végétariennes (discrimination !), un commercial qui n’assume pas son végétarisme et se force à manger de la bavette bien saignante en repas d’affaire (discrimination !), une famille sous la pression de la justice parce que ses enfants sont végétaliens (discrimination !). Parce que, comprenez-vous, si les « dérives » existent (oups, des bébés morts), ça ne doit pas servir à guider les gens dans leurs comportements, ni les décisions de justice. N’est-ce-pas.

Et je passe rapidement sur les blagounettes insupportables, horribles, ignobles mêmes, de certains sur twitter tant leur lecture peut soulever le cœur :

Où va le monde ? Où va-t-il si l’on laisse les gens faire des blagues sur les végétariens comme jadis sur les juifs ou les nains, les blondes ? Il faut, à l’évidence, agir très vite, et l’organisation des végétariens en associations dont les principes de fonctionnement et de médiatisation se rapprochent furieusement des homosexuels ne doit rien au hasard. Après tout, ces derniers ont réussi à pénaliser la blague homosexuelle, les végétariens, avec un peu de lobbying, devraient parvenir à bannir le mot steak du langage courant.

eat meat !

La semaine prochaine, nous étudierons une nouvelle phobie : celle qui s’empare des gens méchants qui ont une dent contre, de façon aussi irrationnelle que compulsive, tous les bisounours qui les entourent et veulent, de façon assez appuyée, les secouer à coup de pied au derche.

La bisounoursophobie, un mal profond de la société française ?

Egalité, Taxes, Bisous : République du Bisounoursland

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Commentaires314

  1. pi31416

    « Les végétaux ont-il un cerveau? Non, donc il ne possède pas la sensibilité des animaux. »

    Qu’est-ce que vous en savez? Considérez par exemple une forêt. C’est un organisme vivant. Mais il réagit beaucoup plus lentement que nous à son environnement. Qui sait si la forêt n’essaie pas de communiquer avec nous? En vain, car un jour pour nous c’est une seconde pour elle. Comme toujours, ces questions sont abordées sérieusement dans la littérature de science-fiction. Lisez par exemple Dragon’s Egg de Robert Forward. Vous en trouverez le synopsis ici: http://en.wikipedia.org/wiki/Dragon%27s_Egg

    1. Archibald

      J’ai répondut au mauvais endroit, quelques commentaires plus bas, désolé.

      Sinon, 100% d’accord sur la littérature de science-fiction qui aborde réellement tout les sujets et avec bien plus de sérieux que sa réputation le prétend.

  2. Archibald

    Je n’ai pas de complexes à brouter, je ne vois pas pourquoi les mangeurs d’animaux on besoin de requalifier les muscles et les organes qu’ils mangent en viande et qu’ils s’offusquent quand on leur dit que c’est du cadavre. C’est un fait, c’est du cadavre qui a subit une préparation culinaire (même les amateurs de steak tartare hachent la viande avant de la manger.) Quant au terme de carnivore je l’ai largement assez entendu de la part de certains amateurs d’alimentation carnée. Il en sont très fier et souvent agressif et hautain. Mais ils n’arrivent jamais à manger le morceaux brut de muscle (pourtant déjà découpé par le couteau du boucher) que je leur tend qu’en j’en ai la possibilité.
    Je n’emmerde pas les autres, et je n’ai, personnellement, jamais vu un végétarien harceler les autres, je me contente de donner quelques réponses et contre-arguments. Mais peut-être est-il préférable finalement de ne pas discuter du tout. Je me répète alors : Bref, sur ce sujet il semble qu’il n’y ait pas de conversation factuelle possible avec le plus grand nombre. C’est normal, c’est la France et on parle de bouffe!

    1. Black Mamba

      Je viens d’un groupe ethnique qui mange un morceau de viande cru et sans préparation, nous abattons un agneau et nous mangeons les morceaux de foie, de cœur et de bout de gras!
      Et nous sommes des chrétiens orthodoxes.
      Enfant je mangeais des bouts de viandes cru dès que ma grand-mère avait le dos tournés.
      Et nous adorons les salades, nous sommes friants de légumes.
      Nous sommes des Libannais

      1. Black Mamba

        Et comme je ne suis vraiment pas difficile en nourriture, j’adore les sushis même si les libanais n’aiment pas en général les poissons crus.
        Tout es une question de goût

      2. Archibald

        Et la cuisine libanaise est très riche en recette sans viande absolument savoureuse. Merci aux Libanais au passage.
        Il y a tout de même une nécessité à préparer le corps de l’animal en le tranchant. Et personne ne mange de la viande crue tout les jours. On ne croque pas dans un lapin ou un poisson comme dans un fruit.
        On peut parler des Inuits aussi, qui consomment essentiellement de la viande, et parfois crue. Mais c’est un cas extrême lié à un environnement extrême. Sincèrement, qui serait capable de supporter et apprécier un régime pareil? Il faut vraiment naître dans une société spécifique avec des habitudes très marquées.
        Personnellement j’apprécie le muscle maigre de cochon rance, mais c’est un gout acquit, un peu comme celui de l’alcool qui m’avait violemment dégouté au premier essai.
        Notez que ma première intervention était pour dire que le sujet était un sujet bloqué en guerre de tranché idéologique alors que l’alimentation est quelque chose de basique et très terre-à-terre. Comme l’argument « Hitler était végétarien ». Ou la même blague en boucle.

      3. Fausto Consolo

        BLACK MAMBA j’adore cette montée dramatique !
        « j’appartiens à une ethnie… mangeons de la viande crue.. coeur foie un bout de gras (?)….
        Nous sommes…. Libannais »
        HORREUR HORRIBLE ! des canilibanés, des licanibalinalés, heu heu des…des… Chrétiens autorinozootoxe!

    2. pi31416

      Bouffer les gens vivants, c’est mieux, n’est-ce pas, monsieur?

      Renseignez-vous donc sur les Fidjiens. A Fidji il fait chaud, et à l’époque on n’avait pas de frigos. Alors comment bouffait-on les prisonniers de guerre? Fastoche, on les bouffait bout par bout. Aujourd’hui je te sectionne ton bras et je me le boulotte avec ma famille et mes copains. Demain, ce sera l’autre bras, ou la jambe. Demandez « fidji cannibalism » vous verrez.

      Sâ vinaka na kana! Bula!

      1. Archibald

        Arrêtez, c’est mon péché mignon! Laissez moi cannibaliser c’est ma vie privée!!! Et d’abord toute les cultures sont égales entre-elles, vous allez avoir des problèmes si vous continuez!

        Blague à part, je ne vois pas ou je pourrais laisser penser que je promotionne le cannibalisme?

  3. Archibald

    Les végétaux sont sensibles, c’est un fait vu qu’ils réagissent à leurs environnement. Seulement ils n’ont pas un système affectif qui leur permet de s’attacher à leur progéniture pour l’élever, comme font les mammifères. Comme ils ne peuvent pas fuir, ils n’ont pas un système nerveux qui leur donne de violentes douleurs pour les forcer à réagir. Mais pour régler ce problème certains préconisent de se nourrir exclusivement de fruits et de feuilles verte coupées sans arracher la racine. C’est quelque peu contraignant, surtout sous nos latitudes.

    1. pi31416

      « certains préconisent de se nourrir exclusivement de fruits et de feuilles verte coupées sans arracher la racine. »

      Vous pourriez au moins nous dire qui sont ces « certains »

      Bon, je me dévoue… ah la la ma bonté me perdra. Les voici, les « certains »:

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Jain

        1. Black Mamba

          J’ai eu aussi ma période de fruits que des fruits quand j’habitais au Brésil et qu’il n’y avait que cela à manger en forêt amazonienne .

    2. pi31416

      Vous me faites penser à une gamine (elle devait avoir trois, quatre ans) à qui ses parents bobo baba cool devait avoir fait la leçon.
      Elle: les zanimaux, y sont gentils.
      Moi: Ah? Les puces elles sont gentilles? Les serpents à sonnette, ils sont gentils?
      Elle: C’est pas des animaux!

      1. Black Mamba

        Pauvre Pi , il tourne en rond.
        Le monsieur a le droit d’être végétarien, il veut juste qu’on le laisse tranquille quand il mange ses légumes.

        1. Archibald

          J’aimerais plutôt qu’on laisse les animaux vivre leur vie sans les exécuter sous prétexte qu’on aime leur chair. Parce que si chacun fait ce qu’il veut avec comme seul justification qu’il aime… On peut aller très très loin!

          Tuer n’est pas un acte anodin, on peut créer toute les mythologie, les blagues, les caricatures du monde, cela reste l’acte le plus lourd de conséquence que l’on puisse accomplir.

          Personne n’a su me donner de réponse construite pourtant j’ai bien essayé de formuler des arguments un peu rigoureux. Comme dirait Charles Gave : Brisons en là, voulez-vous?

          Sinon je précise qu’il n’y a aucune protéine spécifique à la chair. C’est une méthode de la diététique officielle pour induire en erreur. Les protéines animale sont qualifiée de proteines complètes, les protéines végétale, et bien elle sont appelées « protéines végétales ». Seulement les protéines qu’elle viennent de la chair ou de la plante sont exactement les même, c’est juste une molécule, pas de magie là-dedans! Seulement il faut mixer les végétaux pour avoir toute la série des protéines essentielles (essentielles pour nous parce que nous ne les synthétisons pas, attention aux mots.) On peut aussi manger un oeuf (avec, forcément, un foetus de poussin a l’intérieur, même si les poules sont élevées sans coq et très frustrées) qui contient autant de protéines que la viande.

          Sur ce, bonne journée à tous.

          1. Openmind

            « On peut aussi manger un oeuf (avec, forcément, un foetus de poussin a l’intérieur, même si les poules sont élevées sans coq et très frustrées)… »

            Je serai ravi de voir un exemplaire de cet œuf avec fœtus, issu d’une poule sans coq. Sans doute une version moderne du petit Jésus?

  4. Greg

    Mouais…

    Tuer n’est pas un acte anodin, je vous le confirme. C’est pour cela que dans la nature le choix se résume si souvent à tuer ou être tué, hein ?

    Même les végétaux se font la guerre entre eux, il y en a toujours qui piquent la lumière ou l’eau du voisin, question d’instinct de survie selon une définition un peu trop anthropomorphique, et résultat le végétal voisin en meure.

    Faut se réveiller, hein. Si vous êtes vivant c’est forcément au dépens de morts innombrables qui vous ont précédées, que vous vouliez l’admettre ou non. Il a fallu nourrir vos ancêtres.

    Et une vache qui a fait son temps, donné du bon lait et mis bas quelques veaux dans sa vie, vous voudriez vraiment lui imposer une mort naturelle, perclue de rhumatismes et mourant en longues souffrances dans son champ, pour ensuite nourrir les charognards, plutôt que la mener à l’équarrissage ? Et profiter de sa viande et merde pour les charognards ?

    Faites votre choix, vous êtes libre, mais laissez-moi le choix assumé de manger de la viande, même celle d’animaux exclusivement élevés dans ce but. Il n’y a aucun argument naturel à se passer de manger de la viande. Il y a par contre beaucoup d’arguments à défendre une vie quasi normale à ces animaux, et une mort moins stressante que la mort naturelle. Là est le vrai combat que pourraient mener les végétariens.

    Ah, autre chose : le doublement voire triplement de l’espérance de vie de l’homme en 2 siècles. Selon les études, il est dû à une meilleure hygiène, à l’arrivée de la pénicilline, antibiotiques et autres médicaments, et aussi à une alimentation moins carencée en protéines grâce à un accès plus généralisé à la viande. C’est ennuyeux, mais c’est ainsi.

    Si vous voulez éviter toute pollution, toute mort de gentils animaux, et montrer votre véritable amour pour Gaïa notre Mère à tous, suicidez-vous immédiatement ! Sinon, ouvrez les yeux, et comme le
    chantaient Funkadelic :

    THINK ! It ain’t illegal yet !

    P.S. : Oui, je suis énervé contre les végétariens.

    1. Archibald

      Comme vous êtes énervé vous avez tendance à caricaturer. En fait, je réalise que dans la mouvance politique libérale le végétarisme est associé systématiquement aux partis politique type europe-écologie les verts. Je pense qu’il serait positif de changer ce point de vue. De totalement séparer le végétarisme de tout concept politique ou religieux, idéalement.
      Je contrerais l’argument que dans la nature il faut tuer ou être tuer en disant que seul un animal strictement carnivore a cet impératif. Ou les omnivores à dentition intermédiaire comme l’ours (dont la part d’alimentation végétale va jusqu’à 75% suivant les saisons; Le renard roux peut en automne se contenter exclusivement de fruit puisque les ramasser demande infiniment moins d’effort que de chasser.) On peut aussi fuir, intimider ou se cacher. Un cheval, un gorille, un boeuf musqué tue très rarement et seulement en dernier recours. Certes ce sont des animaux strictement herbivore mais leurs force est largement suffisante pour tuer leurs prédateurs. Enfin, les prédateurs qui on le courage de les attaquer avec leurs armes corporelles et non pas à 200 mètres avec un fusil… Pour le cas de l’humain, nous sommes des omnivores opportunistes. Des insectes, un lapin malade, un poisson échoué, un cadavre de gnou ou un cerf embourbé (si les loups ou les hyènes ne sont pas déjà dessus ou s’il y a assez de pierres pour leur jeter et les faire fuir) apportent une ration de protéine. Ainsi faisaient nos ancêtres avant que les migrations vers les zones ou l’hiver les privait de source de nourritures végétal et fabriquent les armes que la nature ne leur avait pas données. Oui, le chimpanzé chasse d’autre singe et parfois même de petites gazelles. Mais c’est un animal très agressif et beaucoup plus fort que l’humain. Semblable mais cousin, nous ne sommes pas leurs descendant et les autres grand hominidés, gorilles et orang-outans sont eux strictement végétariens. La comparaison est intéressante mais ne donne pas de preuves.
      Mais quelques images seront plus parlante pour qui veut bien voir :
      http://one.nbstatic.fr/uploaded/20081111/53491/5_Taxidermie-Reconstitution-crane-tigre-Vente-legale-.jpg
      http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/3/32/Cr%C3%A2ne_cheval.jpg
      http://musee.vet-alfort.fr/automne_modules_files/pmedia/public/r149_9_crane_ours-2.jpg
      http://www.3bscientific.fr/imagelibrary/VP761-1/VP761-1_02_Crane-dun-orang-outang-Pongopygmaeus-male.jpg
      http://www.skullsite.co.uk/Pig/pigdom_lat.jpg
      http://www.dinosoria.com/hominides/homo-sapiens-2.jpg

      Observez et comparez les molaires et les canines. Qui mange des fruits, qui mange de la viande, qui boulotte tout ce qui lui passe à porté de mâchoire (sans préparation préalable évidemment)? Et une comparaison des membres serait tout aussi édifiante.
      Le néo-cortex de l’humain change tout : Tel la fourmi il ne peut survivre qu’en bande solidaire et travailleuse. Sa survie dans ses temps reculés il ne la doit certainement qu’au bras qui fait voler la pierre. Ses mains, outils magnifiques se brise facilement. Sa face plate, sa petite bouche ne lui permettent pas de saisir correctement et il doit porter à les aliments et les liquides vers elle. Des dents plates, des toute petites canines, des muscles faciaux faibles. Même les céréales non cuites sont trop dur pour lui, dur à digérer et érodant les dents très vite. Fruits et feuilles tendre, insectes et chairs putrescentes sont ses seules source d’alimentations possibles. Il ne grimpe pas très bien et court lentement.
      Alors, oui, bien sûr, la chasse était la solution évidente quand les fruits n’étaient plus là. L’organisation sociale actuelle en découle peut-être. On fait comme le lion ou l’ours, on couvre le corps nu, rosé (très repérable) sans protection, au cuir fin avec la peau solide et fourrée. On se croit bête fauve, on joue la comédie et on tremble de peur autours du feu, on crée des légendes, puis des dieux pour essayer de comprendre. On tue mais on se sent coupable est l’on admire l’animal qu’on met à mort. Les peintures de Lascaux sont une ode à l’animal qu’on va traquer. Il y aura lutte, ce sera grandiose et terrifiant. D’ailleurs ne voit on pas chez les tribus primitives très fréquemment des rites rendant hommages à la bête vaincu. Des remerciements et des excuses. On trouve aussi des pratiques comparable chez le chasseur français ( http://www.chassepedia.com/Sujet-Chasse/154,honneur.php ).

      Elever les animaux est une solution plus pratique et surtout moins aléatoire que le glorieux combat du chasseur pour rapporter le steak d’auroch à la maison. Mais jusqu’à une époque récente il y avait une relation affective, un attachement à l’animal domestique. La vache, le cheval assuraient notre survie et il y avait une reconnaissance. Même si ça se terminait avec une lame dans la gorge pour la bête. Les temps modernes nous ont apportés la rationalisation de l’élevage. Pour que les maigres puissent engraisser, que les gros puisse se goinfrer il faut du rendement! Le fordisme, ce n’est pas Ford qui l’a inventé mais c’est une adaptation des méthodes de découpage des animaux au abattoirs de Chicago appliqué à la construction automobile. La demande en chair était déjà tel que les bouchers avait créés des méthodes de travail plus efficaces. L’élevage industriel n’est vraiment apparut en France qu’après la deuxième guerre. Et encore, beaucoup de paysans était réfractaire à ces pratiques. En URSS elles étaient déjà appliquées depuis longtemps et j’ai vu, moi-même, un endroit appelé « Usine à Chevaux » datant des années 30 et visant à détruire tout lien entre le paysan et l’animal. On élève le paysan dans le kholkoze, on élève le cheval dans l’usine à chevaux, on fait bosser le cheval et le paysan. On tue le cheval quand il est vieux et on envoie la viande au fils du paysan pour qu’il engraisse et travail bien. C’est beau! A la bel vie que voila!

      Vous avez peur de la mort brutale qu’implique la vie sauvage, vous êtes un welfariste (excusez l’horrible mot.) Une projection anthropomorphique vous fait imaginer qu’un animal préfère une vie pépère rangée avec euthanasie à la fin. Un animal ne préfère rien, il réagit dans l’instant et oublie vite. Il veut vivre, simplement vivre dans sa plus pur acceptation. Peu importent les difficultés. Ce que vous décrivez c’est ce que préconise pour nous nos dirigeant : Une vie de bétail en batterie. Regardez il sont heureux! Bourré d’antibiotique (remboursé par la sécu), engraissés, bien au chaud dans sa cage. Bon, il patauge un peu dans leurs excrément et on les trait jusqu’au bout, mais imaginez leurs vie s’il était dehors!!! Les loups les mangeraient! Le méchant loup qui tue!!! Nous on les protège, il sont bien, nous on est gentils. Alors on peut bien les tuer après tout quand on en a tiré tout le jus.

      Oh non, moi je ne participe pas à cette monstruosité! Je ne serais pas responsable, j’aime et je respecte trop la vie et la liberté pour participer à ses pratiques.. Mais je le serais si je n’essayais pas, non pas de convaincre, mais d’exposer certain fait pour faire réfléchir.

      Sinon, suicidez vous vous même. Vous vous sentez bien pour dire des choses pareil? Ce n’est pas parce qu’on est sur internet que l’on peut dire n’importe quoi en dehors de toute règle de savoir-vivre.

        1. Archibald

          Désolé mais vous dites ça a chaque fois, poncif, poncif, poncif… Pourquoi poncifs? On peut dire ça de tout. Enfin, vous êtes sur votre blog, je ne vais pas critiquer les us et coutumes de chez qui je vais.

          1. Parce que c’est vrai. Le poncif « Tel la fourmi il ne peut survivre qu’en bande solidaire et travailleuse. » est faux ; un humain est un animal social, oui – beau poncif – mais il est aussi très individualiste et peut s’en passer : c’est même ça qui fait sa spécificité dans le monde animal. Et tout le reste est de la même eau.

            Des affirmations partiellement vraies mélangées à des pures balivernes ou des concepts même pas étayés. Désolé.

      1. Black Mamba

        La tribu des Caboclos.

        Ce peuple est né du métissage des Indiens et des Portugais. Aujourd’hui ils vivent sur les rives les plus reculées de l’Amazonie. Ils survivent grâce à la pêche et à la chasse, et trouvent aussi dans la fôret toutes sortes d’aliments savoureux tels que noix, amandes, goyaves, manioc, fruits de la passion… Ils habitent dans des maisons de bois qui sont souvent emportées par les crues.

        Comme vous pouvez lire, ces hommes et ces femmes sont loin, très loin de l’influence de la civilisation. Naturellement ils chassent, pêchent pour vivre, allez vous les blâmer, allez vous les obliger de changer leur mode vie

        1. Archibald

          Bah non, puisqu’il ne s’agit pas de massacre à grande échelle d’animaux qui n’ont aucun espoir de fuite. Aucun végétarien, végétalien ou vegan un poil sérieux et censé ne ferait la moindre remarque concernant ce type de population. C’est une démarche exclusivement lié à une société moderne et avancée technologiquement. Et qui a donc un choix très large en matière d’alimentation et une grande capacité de production. Si je devais vivre avec des ressource comparable à celle du, disons, début du moyen-âge je chasserais et pêcherais quand la nécessité se ferait sentir. Tout comme je tuerais un animal pour me défendre. Les très abondante ressources agricole de notre monde me permettent largement de vivre en bonne santé, toute l’année, sans avoir recours à la chair d’un animal. Pas de nécessité de tuer, je ne ferais pas tuer ni ne tuerais pour mon plaisir. La démarche est simple et logique.
          Et, très sincèrement, après quelques semaines sans viande, si l’on sait cuisiner, il n’y a pas de symptômes de sevrage comme certain le prétendent d’une façon quelque peu exagéré. C’est certain que si l’on ne mange que de l’accompagnement fade, c’est vite insupportable! Mais il y a des milliers de recettes traditionnel ou moderne, sans viande et bien plus attrayante qu’un morceau de chair cuit et qui serait fade si l’on y ajoutait pas toutes sortes de condiments.

          1. gameover

            Moi je suis pour l’égalité, j’ai écrasé une fourmi cet après-midi donc pour faire bonne mesure il faut que je tue une vache.
            L’âme de l’une vaut bien l’âme de l’autre et je ne voudrais pas être accusé de m’en prendre qu’aux plus petits que moi…

            Va falloir que je fasse attention où je marche… mon frigo a un volume limité…

    1. Archibald

      Faites le vous même sans chercher de secours, puisque vous pensez que ce que j’ai écrit est faux. A moins que ce soit un rejet idéologique et dogmatique?
      Je vous aide : L’élevage en zone désertique et en montagne permet de transformer des plantes impossible à manger pour l’humain en protéine sur patte (chèvre.)
      Pour la montagne faisons confiance à l’organisation germanique :
      http://en.wikipedia.org/wiki/Holzer_Permaculture

  5. David

    @ l’auteur de l’article : vous dîtes comprendre (soutenir ?) le combat contre la maltraitance des animaux dans les élevages et les abattoirs. Si vous essayez de penser un peu sur le sujet, vous vous rendrez compte que la maltraitance animale est inhérente à la production de viande.

    Non.

    Les nostalgiques de l’élevage « traditionnel » en ont une vision caricaturale et fausse. Dans la réalité peu importe le type d’élevage, les animaux sont toujours avant tout considérés comme des moyens au service des humains. Ce qui implique nécessairement de la maltraitance.

    Non.

    Les utopistes et les bisounours ne sont pas ceux qui veulent interdire la viande, ce sont ceux qui croient en la possibilité d’élever et de tuer des milliards d’animaux chaque année sans souffrances ! Même si on diminuait radicalement notre conso de viande, les victimes se compteraient encore par milliards. Les animaux ne sont pas que de la viande sur pattes capable de souffrir, ce sont aussi des êtres intelligents, comme le montre les travaux en éthologie cognitives de ces 40 dernières années.

    Ce n’est pas la question.

    On ne peut pas comprendre les comportements des animaux sans utiliser les notions de « choix, » de « projet »,

    Ah oui, le « projet » d’une vache laitière. Ou celui d’une poule. J’aimerai voir ça. Poterie ? Macramé ?

    d’apprentissage » etc. Les représentations sociales des animaux sont basés sur des préjugés liés à des siècles d’un humanisme qui glorifie L’Homme en méprisant l’animal.

    Et en avant l’inculture. Des milliers d’années d’Histoire, de culture humaine balayée d’un petit revers d’une main qui aura servi à se moucher sans tissus, je suppose. Il n’y a jamais eu ce charabia que vous décrivez, là, « l’humanisme qui glorifie l’Homme en méprisant l’animal ». En URSS, à la limite…

    Les souffrances que les animaux endurent ne sont pas que physique, elles sont morales.

    Mais qu’est-ce qu’il faut pas lire… Le grand charabia continue de frapper.

    Un exemple de maltraitance absolument indispensable pour les finalités de l’élevage, en vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=gUnwj6T3I0A
    C’est pas de la cruauté, l’éleveur en question ne fait pratiquer de la maltraitance propre à son activité.

    Le choix qu’on a faire n’est pas qu’ individuel, il est collectif.

    Et c’est maintenant qu’on met le doigt dans l’engrenage fatal qui conduit rapidement les uns à fermer la gueule des autres, par les bottes cloutées s’il le faut.

    La situation des animaux concerne toute la société. Réduire le végétarisme à un choix personnel est une manière de refuser ce débat de société.

    Ah mais voilà : si certains ne veulent pas de ce débat là, vous allez les y obliger ? Amusant. Vous voulez accorder des droits aux animaux mignons, vous vous barbouillez de morale et d’éthique, youplaboum, mais l’avis de vos congénères, s’il n’est pas « le bon », vous ne l’entendrez pas ? Et si la société veut continuer à manger de la viande ? Vous allez lui faire entendre raison au son du canon, c’est ça ?

    Derrière le végétarisme, d’une manière générale, que vous y adhérez ou non, il y a un choix éthique et donc politique. Ce n’est pas (ou pas seulement) une morale pour soi-même, pour sa bonne conscience, c’est encore moins un choix lié à un préférence de goût.
    C’est choix éthique qui a donc pour but d’avoir des conséquences sur la réalité.

    C’est précisément pour cela que le choix individuel peut être défendu et que vos lubies collectivistes doivent être arrêtées, au moins en leur disant clairement « merde », au mieux en ne leur prêtant pas plus d’attention qu’un petit Implied Facepalm.

    Ainsi pour ma part, je suis un végétalien comme vous détestez,

    Mais justement, non. Je ne déteste absolument pas les végétaliens. J’en ai à proprement parler Rien À Carrer. Vous voulez bouffer de l’herbe ? Be My Guest, mon brave ! Mon repas chie de belles bouses sur votre repas tous les jours, c’est votre choix pas le mien. En revanche, je déteste qu’on vienne fouiller dans mon assiette pour me dire ce que je dois faire ou pas. Je n’ai plus 3 ans. Et je déteste les collectivistes en peau de lapin. À chaque fois, à CHAQUE PUTAIN DE FOIS que des collectivistes ont ramené leur PUTAIN de fraise pour dire aux autres comment ils devaient faire, comment ils devaient orienter leur morale pour être en accord avec eux, À CHAQUE PUTAIN DE FOIS ça s’est terminé en bain de sang d’HUMAINS, de types qui braillaient comme les animaux que vous voulez défendre, mais qui eux, AVAIENT DÉCLAMÉ LEURS DROITS de façon parfaitement intelligible. Un humain pas d’accord, ça a des droits, ou pas, selon vous ?

    c’est à dire qui refuse de se taire, qui refuse de dire « oui chacun mange ce qu’il veut » pour faire bonne figure. Je tolère les gens, je ne les juge pas, mais je refuse de tolérer des pratiques que je juge justement… intolérable ! Donc oui, peut être suis-je intolérant si la tolérance permet le massacre de masse d’animaux.

    Eh bien moi je ne tolère pas les gens qui sont collectivistes, mais à votre différence, je n’irai jamais vous buter dans vos chiottes. Vous irez collectiviser ailleurs, tenter de vendre votre soupe blafarde, triste et moralinée d’hypocrite dans ces endroits où l’on adore les petits kapos, avec tous vos PUTAINS de copains collectivistes de merde qui n’ont jamais produits rien d’autre que des charnier avec leurs PUTAIN d’idées de chiotte de morale de trous de balles incultes.

    Bien évidemment, je le dis avec courtoisie. Ne prenez pas la peine de répondre, ce serait perdu dans le néant d’internet. Adieu, petit kapo.

    1. Aloux

      Wow, je crois que c’est la première fois que je lis H16 comme ça. Lassitude de devoir répéter toujours la même chose ? Ou alors l’entrecôte de ce midi n’était pas bonne ?

      1. Black Mamba

        Je me disais bien que c’était H16,
        A près la conférence de la Faustérité j’ai mangé un délicieux Hamburger du Laurier, il y avait une belle tranche de foie gras.
        Un régal!

    2. Aloux

      Ah oui à propos de l’humanisme qui glorifie l’homme aux dépens de l’animal, je crois que ça n’a vraiment existé que dans un pays, à une époque bien précise…

      La Chine de Mao.

      Si il y a tant de problèmes environnementaux en Chine aujourd’hui, c’est en large partie l’héritage de cette époque, où Mao avait déclaré que la nature n’avait d’autre vocation que celle de servir l’homme. Rajoutez à ça les famines qui ont forcé les Chinois à décimer certaines espèces d’animaux pour simplement survivre. Peut-être le pays qui a poussé le collectivisme le plus loin dans l’histoire de l’humanité : le résultat a été un cataclysme humain, civilisationnel mais aussi environnemental.

      Le communisme est juste un gigantesque fail, qui prêterait à rire s’il n’avait pas fait tant de morts et de misère, et surtout s’il n’avait pas encore tant de partisans aujourd’hui.

  6. Léa

    J’adore le début avec le traditionnel « laissez nous manger ce qu’on veut, chacun peut décider de ce qu’il mange car l’opération de mettre un truc dans notre bouche nous appartient ». Bah voyons, par contre si je te disais que c’était de l’humain que tu manges là ca ne marcherait plus, pourquoi ? L’éthique. Et bien ce n’est pas non plus éthique d’égorger les animaux sans étourdissement préalable (abattage rituel) et ce n’est pas non plus éthique de les maltraiter (problème des transports d’animaux vers l’abattoir, problème des vaches laitières et des veaux, poules en batterie etc). Or je pense que ces problèmes dépassent largement la « liberté » de chacun de manger ce qu’il veut. Si vous voulez quand même manger de la viande en connaissance de cause, en étant vraiment informé sur toutes les problématiques éthiques qui entourent la consommation d’animaux, faites le, mais dans ces cas là, assumez le fait d’être des connards… Moi personnellement, je préfère faire primer mon âme sur mon palais.

    1. Et comme tu le dis, tout ceci fait partie de l’éthique. À ce titre, c’est donc personnel et la loi n’a rien à y faire. Tant que tu fais ces choix personnels pour toi-même, ça te regarde. Dès que tu forces ces choix sur les autres, tu deviens immédiatement une petite totalitaire en puissance, et tu devras assumer le fait d’être une connasse.

  7. Léa

    C’est avec ce genre de raisonnement qu’il y a eu de l’esclavage, de la discrimination, de la colonisation, du nazisme etc. Et c’est grâce à notre type de raisonnement que tout ça a cessé. A l’époque ca parassait dingue d’octroyer des droits à ce type d’individus, parce que les gens n’avaient pas assez de recul, tout comme les omnivores aujourd’hui. La prochaine étape dans l’histoire, c’est bien évidemment les animaux, ça c’est sur et certain. Je serai surement morte quand ce sera le cas, mais on va arrêter de manger les animaux j’en suis profondément convaincue. C’est l’avancée historique logique. On va se rendre compte qu’on ne peut pas décider « toi tu vis, toi tu vis, toi tu crèves, toi tu viens dans mon assiette, toi tu me fais un manteau, toi je prends tes oeufs, toi je te mets dans un cirque, toi je te torture au nom de la tradition, toi je te mets dans un zoo pour que tu me rapportes de l’argent » sur des êtres vivants qui devraient pouvoir avoir une vie et une mort qu’on ne décide pas pour eux. Qui sommes nous pour se donner un tel pouvoir ?! L’intelligence ? L’éthique devrait justement nous en empêcher mais l’appat du gain et l’égoisme prend souvent le dessus chez l’homme… Remettez-vous ainsi que votre pseudo connaissance en question deux minutes, et vous verrez qu’exploitez les animaux, qui plus est dans la souffrance, alors que vous avons aujourd’hui le choix de ne pas le faire (ou minimalement sans l’aspect souffrance) est complètement absurde…

    1. Avalanche de n’importe quoi et de causalités non prouvées. Du reste, Hitler était un parfait petit végétarien ; de là à relier l’un avec le nazisme, comme tu le fais, il n’y a qu’un pas, contraire au tiens, à faire. Ah et puis tant qu’on y est, pourquoi nous n’aurions pas le pouvoir de décider de ce qu’on mange ou pas, alors que le tamanoir, le lion, l’araignée ou le requin l’ont ?

      Bref : tout ton argumentaire est un fatras inconsistant de choses que tu peux t’imposer mais certainement pas le faire aux autres sans passer pour une fasciste. Bon courage.

  8. emilie

    Merci, merci H16 ! Je viens de décourvir votre blog et je me régale. Au point d’aller les billets plus anciens comme celui-ci. A défaut de castor que l’on ne trouve pas sous ces latitudes, je vais me faire une entrecôte. Du boeuf argentin, mmmh…

  9. fulk

    @Léa inutile de te torturer la cervelle, la nature finira bien par éliminer cette anomalie dégénérative à reproduction massive incontrôlée qu’est l’espèce humaine tôt ou tard, le HIV n’est qu’un coup d’essai qui sera bientôt supplanté par bien pire… elle s’est bien occupée des dinosaures trop prétentieux à son gout en temps utiles!

    Ok il est tard, bonne nuit

  10. ModernGuy

    Aah H16, un petit commentaire de remerciement a retardement. J’ai utilisé cet article pour répondre à une amie tentée par le végétarisme et j’avoue que ton lâchage ci dessus en réponse aux inepties de David et Léa a « made my day » comme on dit.

    Je devrais t’embaucher

      1. vengeusemasquée

        Mouahahah un petit commentaire et on retombe sur un vieil article. Je n’avais pas vu les tirades de David et Léa ainsi que l’emportement de h16 à l’époque. Quel dommage c’eut été de les manquer ! Merci ModernGuy du coup. ;)

  11. ModernGuy

    (Wow. Le commentaire de fulk au dessus du mien vaut aussi son pesant de cacahouètes. L’homme est une chienlit qu’il faudrait exterminer: ya toujours un petit himmler en puissance qui débarque avec ce « raisonnement » sur les sujets environnementaux. TOUJOURS. )

    Voilà pourquoi je pense que l’écologie est la vraie idéologie à combattre a XXIe siècle, plus que le socialisme générique dont elle est un avatar. Ces gens vont finir par reconstruire les chambres à gaz. Point godwin totalement assumé. La grande illusion de ce siècle, c’est l’environnementalisme.

    Fulk, suicide toi.

  12. enpassant

    Qui parmi a déjà tué un animal de ses propres mains ? Après vous « démonterez » les commentaires à votre aise. Tuez d’abord vous-même puis, venez nous en parler. Au moins, vous vous appuierez sur du concret. L’ironie, ça va cinq minutes.

    1. Et qui a déjà subi le cri de la carotte agonisante ? Qui a déjà plongé des épinards vivants dans de l’eau bouillante, hein ?

      a/ ce n’est pas un argument, votre truc. On peut parfaitement ne pas avoir pratiqué quelque chose et avoir un avis dessus. Par exemple, vous démontrez très bien qu’on peut reprocher à certains d’utiliser leur cerveau sans en avoir un soi-même.
      b/ beaucoup de gens ont tué des animaux de leur propres mains. Rien que le homard, c’est courant. Ah mais oui mais le homard, le crabe, les moules, c’est pas pareil. C’est pas kromignon.

      1. gameover

        Les huîtres il y a des gens qui les mangent vivantes il paraît.
        Cétroporibe… c’est quand même pas dur de les étrangler avant…

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