Un service de plus en plus rikiki et de plus en plus cher ? Merci la Sécu !

Et flûte. Tout avait pourtant si bien commencé. Une conjoncture économique globalement positive, avec un retour évident de la croissance et une inversion vigoureuse de courbes, permettait d’envisager l’avenir sereinement. Des promesses, réalistes, calmes et pondérées, furent faites. Des chiffres furent posés. Des élections furent gagnées. Et des résultats furent espérés. Et patatras, tout foira. La croissance ne pointa pas. Les courbes refusèrent de s’inverser. L’inflation, sur laquelle tant avait été misé, refusa obstinément de venir là où on l’attendait. Les trous se creusèrent. Les chiffres ne purent être tenus.

Misère, catastrophe et calamité vraiment trop imprévisible : le gouvernement a encore une fois raté un de ses objectifs qu’il s’était pourtant lui-même fixé. Au jeu de la prudence, il a encore échoué et alors qu’il comptait sur un déficit de la Sécurité Sociale déjà joufflu à 10 milliards d’euros en 2014, voilà qu’on s’achemine gentiment (mais fermement) vers un bon gros dépassement du dépassement, de l’ordre de 1.7 milliard d’euros. Cette année, le déficit atteindra 11,7 milliards d’euros.

chaton youpi encore une mission réussie

C’est très gênant, d’autant que cette révision du déficit, déjà abyssal, intervient après les hurlements mal camouflés de la Cour des Comptes, la semaine dernière, qui se plaignait des déficits irréductibles de l’institution sociale.marisol touraine ET Vraiment, cette semaine ne va pas être simple pour la pauvre Marisol, ministre de tutelle de tout ce branlant bazar, et qui en présente, justement, le budget pour 2015. À l’instar des autres membres du gouvernement qui ont choisi qui le mutisme total (un avis enlèvement/disparition sera bientôt lancé pour Christiane T., invisible depuis le remaniement de rentrée), qui les petites phrases idiotes sibyllines (Laurent et Michel, en première ligne du gloubiboulga mental, n’ont pas démérité dans l’opération), qui l’effacement pudique (qui se rappelle que Fleur Pellerin s’occupe de l’Aculture ?), Marisol va devoir trouver une méthode pour faire contre mauvaise fortune, mauvaise économie et mauvaise gestion, bon cœur.

Ce ne sera vraiment pas simple. Tout comme le gouvernement qui, on l’a vu, va devoir faire preuve d’un talent d’équilibriste assez exceptionnel (et vu le calibre des clowns en place, assez improbable), la petite Marisol va devoir dégotter des économies sévèrement gonflées pour arriver à faire croire au reste du monde une année de plus que tout le bricolage vermoulu qu’on appelle la Sécu française peut encore tenir quelques mois de plus.

Cependant, en matière d’économies, je le rappelle encore une fois : il n’est absolument pas question de diminuer vraiment les dépenses de l’institution, même si ses cadres y sont bien trop grassement payés. Pour commencer à dégager une petite marge de manoeuvre ou un semblant de crédibilité, on devra donc plutôt tailler dans les prestations fournies. En plus, c’est facile, c’est exactement ce à quoi tout le monde s’attend et se résigne même.

Certes, il faudrait trouver plusieurs milliards d’euros, mais raboter ici et là dans les redistributions liées à la politique familiale permettra probablement d’en trouver au moins un. Les conseillers de Marisol ont un peu gratté les fonds de tiroir et sont d’ailleurs arrivés à la conclusion qu’on doit pouvoir économiser par exemple entre 300 et 400 millions d’euros en égalisant le congé parental. En substance, il s’agira d’aligner celui des hommes sur celui des femmes (youpi !) et de réduire celui des femmes à dix-huit mois (youpi ?). Et ça tombe bien : statistiquement, la femme prend bien plus de ces congés que l’homme.

En somme, les hommes ne profiteront pas de l’augmentation qui leur est offerte, et les femmes devront faire un effort. Et même si l’on peut se réjouir d’un retour à l’égalité, on ne peut s’empêcher de penser que cette égalité-là n’est mise en pratique que parce qu’elle est fort commode. Au passage, cela veut d’ailleurs dire que le gouvernement reconnaît (et utilise à son avantage) le différentiel de comportement des hommes et des femmes, et, par voie de conséquence, que les cotisations que ces premiers payent sont, au moins au regard des congés parentaux, sous-employées.

frauder c'est concurrencer l'étatParallèlement, comme Marisol a aussi affirmé qu’il n’y aura pas de gel des prestations familiales, et compte-tenu de l’historique global des gouvernements à respecter leurs promesses solennelles, on peut raisonnablement envisager une baisse de ces prestations à moyen terme. On pourra aussi évoquer la réduction de la durée des séjours en maternité de 3 à 2 jours, la baisse mécanique des remboursements des médicaments, et la pression sur le corps médical pour une baisse des prescriptions. Enfin, on ne coupera pas à l’augmentation de la traque tous azimuts des méchants fraudeurs, qui, on s’en doute, se cachent dans les entreprises, chez les patrons et la classe moyenne, en clair, chez ces gens impressionnables, noyés dans la paperasse administrative et surtout, solvables.

Bref, le mouvement est visible, inexorable et sera d’autant plus important que les finances sont mauvaises : les Français vont payer pour un service de plus en plus rétréci. Une question se pose alors : combien de temps continueront-ils à se faire ainsi flouer ? Combien de temps le système va-t-il persister à les ponctionner de sommes toujours plus importantes pour un service toujours plus petit, de qualité de plus en plus médiocre, le tout enrobé d’un flicage et d’une suspicion toujours plus grande ? Parce que la vérité crue, c’est que la part de cotisation dans le salaire n’a pas arrêté de progresser sur les 50 dernières années, et si, certes, les conditions démographiques, sociales et sanitaires ont évolué sur la période, on a du mal a justifier par cette évolution ce genre de courbes :

Et le plus épicé, dans cette histoire, n’est même pas la facture qui vous est camouflée dans des lignes absconses, tous les mois, à chaque salaire, mais dans le fait qu’on vous fasse croire qu’aucune alternative n’est possible, qu’il n’y a point de salut ailleurs ou que le privé serait, de façon certaine, plus cher.

Ironie du sort : pendant que les Français se font tringler à coup de trépan pétrolier par une institution qui s’enfonce dans les gabegies, les déficits et la médiocrité, les Suisses votent une fin de non recevoir polie mais ferme à toute introduction chez eux du merveilleux système social que le monde ne nous envie pas. Au passage, on en profitera pour rappeler que la prime moyenne payée par les Suisses pour leur assurance s’élève à 340€ sur des salaires moyens bruts de plus de 5000€ (soit 7% environ), là où le Français, joyeux et bondissant, paye en moyenne 350 euros pour un salaire brut moyen qui tourne autour de 2800 euros (ce qui fait dans les 12.5%), et ceci ne tient pas compte des autres prélèvements obligatoires (CSG et CRDS), qui alourdiraient méchamment la différence. Or, jusqu’à preuve du contraire, les Suisses ne sont pas parmi les plus mal placés en terme de soins de santé et dament le pion aux Français dans à peu près tous les classements sérieux, qui placent le système français plutôt … au milieu.

Avec les mesures d’économies et de flicage que le gouvernement nous concocte, on aura bien du mal à rester optimiste et envisager la moindre amélioration du système. Marisol, comme les autres avant elle, continue ici à ripoliner les structures vermoulues de l’édifice. Avec cette nouvelle couche de peinture, combien de temps pourra-t-il tenir ? Nul ne le sait, mais indubitablement, à moyen terme, ce système est foutu.

la secu te taxe

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Commentaires225

  1. Nice-oliver

    Seule solution: créer une offre de soin low cost… avec des médecins low-cost, des pharmaciens low-cost et des dentistes low-cost… Le tout en libre concurrence!!!

    1. Calvin

      Pourquoi l’inverse des soins hyper mal remboursés par rapport aux cotisations devrait être de baisser le coût des prestations ?
      Le problème, ce n’est pas le coût des médecins mais l’usine à gaspiller les cotisations.

        1. gameover

          Une boutade, je ne crois pas… c’est dans le style de tes interventions « hors du monopôle, vous allez tous mourir ».

          Il semble que tu n’as toujours pas compris que la santé est une consommation comme une autre et que l’on souhaite pouvoir s’assurer comme on a envie, soit en tous risques, soit uniquement pour les gros dommages et donc cotiser en conséquence dans un système libre aussi bien dans l’offre de soins que dans l’assurance.

          Le terme low cost est utilisé par ceux qui ne comprennent pas que la première qualité d’une offre est d’être adaptée à la demande : certains utilisent des mouchoirs en tissu (beurk), d’autres en papier, d’autres du sopalin et d’autres du PQ…

          1. Nice-oliver

            Il faudrait surtout que tu arrêtes de croire que tu connais le fond de ma pensée et que tu es le seul à avoir tout compris.

            D’autant plus lorsque tu interprètes les pensées de quelqu’un qui monte son dossier pour quitter la sécu et s’assurer ailleurs.

            Tu te sens un peu merdeux là? Pas grave!!! Comme tu le dis si bien: remets à jour ton logiciel.

            1. Quiet Desperation

              C’est son côté Pitbull qui fait tout le charme de notre ami Gay Mover, qui accompagne ses pulsions exégétiques hashseizièmes d’une agressivité qui justifierait pleinement la démarque de cette vieille sentence rivarolienne « L’économique ajoute à la férocité naturelle de l’homme »…

              Comme le disait Molé : « Les Doctrinaires sont une singulière variété de l’espèce humaine. L’égoïsme y est porté à un degré qui ne laisse plus que fort peu de place pour la justice, la sympathie et la vérité »…

              1. Nyamba

                Mais il n’attaque ni les faibles, ni les geignards (à priori je suis tranquille, du coup). J’aurais NO et GO en face de moi, je brandirais une petite pancarte : « Faites un bisou ! »

                HS : Vous avez remarqué ? J’ai oublié une portion de ma phrase… (me suis cognée la tête contre un rocher aujourd’hui, je dois avoir quelques neurones explosés).

                1. Cerf D

                  J’aurais NO et GO en face de moi, je brandirais une petite pancarte : « Faites un bisou ! »
                  Lequel dans le rôle du nain et lequel dans le rôle de l’elfe ?

            2. Nice-oliver

              Vous aussi, cela ne vous a pas échappé? 😉

              Bon, il faut dire que j’ai eu le malheur d’affirmer que Free, ce n’était pas top; en particulier la qualité de ses services. Du coup, je passe pour un adorateur des monopoles type sécu, Orange, etc… Ce qui ne manque pas de sel pour quelqu’un qui a bossé un temps chez exTD/ex Cegetel/ex Neuf-Cegetel / SFR et qui envisage sérieusement de quitter la sécu.

              Même l’ACERP trouve que Free c’est top!!! (c’est du second degré pour les handicapés de l’humour):

              http://www.arcep.fr/index.php?id=8571&tx_gsactualite_pi1%5Buid%5D=1671&tx_gsactualite_pi1%5Bannee%5D=&tx_gsactualite_pi1%5Btheme%5D=&tx_gsactualite_pi1%5Bmotscle%5D=&tx_gsactualite_pi1%5BbackID%5D=26&cHash=45d2fee39cadeeeb2752131ea808410d

              1. Il ne vous a jamais été reproché d’avoir un avis sur Free. Il vous a été reproché l’usage d’un mot (parasitisme) qui n’est pas adapté du tout à la situation présente. C’est tout.

                1. Nice-oliver

                  Cher h16, ça c’est votre reproche à vous que vous avez et votre interprétation de l’usage du mot « parasite ».

                  Gameover est allé un poil plus loin.

              2. gameover

                Je fais part de mon impression en disant « une boutade, je ne crois pas »… je peux ? Merci.

                Et je pense cela eu égard à des commentaires sur des billets précédents sur le parallèle un peu rapide que tu fais entre prix bas, basse qualité et parasitisme.

                D’autre part, il serait bon de rappeler ta position de juge et partie en ayant une épouse (une hein!) qui travaille a priori en tant que spécialiste en ville.

                Perso je privilégie l’honnêteté et là, comparer 4 opérateurs sur une foultitude de paramètres c’est bien pour l’information pour celui qui lira le rapport complet mais de là à en tirer quoi que ce soit par rapport à son besoin personnel… hum ! (et sans parler du fait que le dernier arrivant a fixé son prix entre autres en fonction du service rendu vu la jeunesse de son réseau)

                Ca serait comme faire un essai comparatif sur les sacs poubelle… je me marre à chaque fois que je passe à coté du rayon et pourtant tous répondent à des besoins particuliers et perso je préfère celui avec les anses découpées dans le plastique ! Chouette, on peut choisir !

                Il n’y a pas qu’une qualité. Dans un système libre, chaque client choisit par rapport à ses besoins…

                On ne pourra apprécier le système de soins que quand il sera libre : les bons acteurs perdureront et les mauvais disparaîtront. Là les deux coexistent et on ne peut même pas faire la différence puisqu’on ne peut pas comparer.

                Bonne chance pour ta sortie du système…

                1. Nice-oliver

                  « D’autre part, il serait bon de rappeler ta position de juge et partie en ayant une épouse (une hein!) qui travaille a priori en tant que spécialiste en ville. »

                  Juge et partie de quoi exactement? De la sécu? de l’exercice de la médecine libérale en France?

                  1. Nyamba

                    Hum, pardon d’avoir ravivé les braises du débat.
                    Sinon, vous pouvez aussi vous serrez une main virtuelle (ou vous donner l’accolade, c’est vous qui voyez), et revenir au thème du jour… ?
                    Voilà, voilà…

                    1. Nice-oliver

                      Done pour le retour au sujet mon cher Nyamba… Pour le reste, on se chamaille… mais c’est pour rire!!! En tout cas de mon côté. 🙂

            3. Aristarque

              A propos GO recherche une (des) cariatide(s). Cela t’intéresserait-il ? D’ après ce que nous comprenons, il serait prêt à largement payer, surtout de sa personne….

                    1. Quiet Desperation

                      Faut suivre, jeune fille ! on se fracture le rocher (ou le rochet pour le religieux) et après on se camaille….

              1. Nyamba

                Vu, M. Stark !
                La mention du « habillées ras-la-t… » me laisse néanmoins songeuse. Et puis faut être plusieurs, et moi, je ne marche pas dans ce genre de plan. Suis pas du genre partageuse, dès qu’il s’agit de gros chèques à encaisser…

    2. Aristarque

      Dans le transport aérien, vitrine ô combien visible, il y a des compagnies low-cost en concurrence frontale. Cela a l’ air de tenir en l’ air, pour autant. La médecine low cost, nous l’ avons déjà par les centres municipaux de santé, tous n’ étant pas des catastrophes médicales pour autant.

      1. Nice-oliver

        Si on demandait aux compagnies low-cost de prendre en charge des passagerss qui n’ont pas payer leur billet, pas sûr que cela fonctionne bien longtemps.

        AME: environ 1 milliard d’euros soit grosso-modo 10% du trou
        CMU: au bas mot, 6 millions de bénéficiaires
        CMU-C + ALS: gloups!!!
        Etc…

        1. gameover

          @Nice
          Pas de bol pour toi, le déficit n’inclut pas l’AME qui est compensé à l’euro près par l’état par l’impôt.

          Idem pour les baisses de charges sociales et les CMUs.
          C’est dans le rapport de gestion de la sécu.

          Le déficicit est la simple différence des cotisations des cotisants et des dépenses des cotisants y inclus les frais de gestion et les intérêts des emprunts.

          1. Nice-oliver

            @game:

            Pas de bol pour toi non plus… On parlait de médecine pas de secu.

            Lorsqu’un médecin (la compagnie d’aviation) reçoit une AME (le passager), il est rémunéré 16,10 euros quel que soit son tarif de consultation (tarif du billet d’avion). Idem pour la CMU/ALS mais en proportion moindre

            Je répète: pas sûr qu’elle tienne longtemps… à moins d’augmenter le tarif du billet des passagers payant plein pot… Ce que font bien évidemment les médecins en honoraires libres ou les dentistes en chargeant le tarif des soins hors nomenclature (pour les détails, black mamba peut t’assurer le support).

            1. gameover

              Déficit de la SS =

              Recette des COTISANTS – Dépense des COTISANTS

              Pour le reste il y a bien eu de tous temps des négos entre les professionnels de santé et la SS ressemblant à des accords mafieux : tu me fais ça et je te fais ça et chacun y trouvant son compte.

              Le « ça » étant les cotisations santé et retraites des professionnels de santé (ceux en secteur I ont des aides), le soin des CMU, le maintien du numerus clausus…et un tas de bidouilles… sur le montant des consultations et des reversements qui n’ont rien à envier aux marges arrières des hypermarchés.

              Les histoires de mafia finissent mal en général… et quand on négocie avec la mafia, la question n’est pas « vont-ils me baiser? » mais « quand vont-ils me baiser ? ».

              1. Nice-oliver

                Il y a des conventions qui lient la sécu et les médecins.

                Vous qui êtes fans de contrats et de leur application, ça devrait plutôt vous plaire… Et bien non, vous trouvez encore à redire.

                Vous ne seriez pas du genre grincheux?

                1. Caton

                  La différence entre un contrat et une « convention », c’est que je négocie et signe mes propres contrats, tandis qu’une « convention » est « négociée » par des « syndicats » « représentatifs » en mon nom et sans que j’ai même le droit d’exprimer un avis.

                  1. Nice-oliver

                    Exact!!! Mais ce qui s’applique, c’est bien les conventions…

                    Et à moins de les dénoncer en bloc…

                    Ca pourrait être drôle ça d’ailleurs. Mais ce n’est pas pour demain!!!

                    1. Nice-oliver

                      Absolument!!!

                      Mais exercer en France hors convention est financièrement plus que délicat. Cela implique de dénoncer en bloc… ou pas!!!

                    2. Caton

                      Amusant la manière dont vous redéfinissez la question… Non, ces histoires de convention ne peuvent pas plaire à un libéral et n’ont rien à voir avec un contrat. Et, oui, dans un pays socialo-communiste semi-dictatorial, il y a un risque à vouloir être libre.

                      Même pour ceux d’entre nous à peu près obligés de rester en France, il n’est pas nécessaire de privilégier un avantage financier à la liberté.

                    3. Quiet Desperation

                      Les Conventions… n’est-ce pas… cela finit parfois en guillotine sur la place du Trône Renversé…

                    4. Nice-oliver

                      Parce que vous croyez que je ne vous ai pas vu arriver avec vos gros sabots libéraux? 😉

                      Si on vous met en concurrence avec quelqu’un dont le service est gratuit (ie remboursé)… Votre liberté vous mène directement à la faillite.

                      C’est ballot. (pour rester correct)

                    5. Caton

                      Un service « gratuit » ce n’est pas un service payé par les autres avec un revolver sur la tempe. Il est effectivement difficile d’être moins cher que la spoliation ou le vol. Après, c’est un choix: ça ne vous dérange pas de vivre de rapines?

                  2. Nice-oliver

                    « Un service « gratuit » ce n’est pas un service payé par les autres avec un revolver sur la tempe. »

                    Pour le client si!!! Il le voit ainsi.

                     » Il est effectivement difficile d’être moins cher que la spoliation ou le vol. Après, c’est un choix: »

                    Oui le choix entre faillite ou exercer sous contrainte y compris pour soigner de vrais libéraux purs et durs.

                    ça ne vous dérange pas de vivre de rapines? »

                    Je vous engage à tenir les mêmes propos face au prochain médecin que vous consulterez. J’espère pour vous qu’il se souviendra de son serment d’Hippocrate pour ne pas, au mieux vous virer de son cabinet, au pire vous indiquer les toilettes; lieu où finissent tôt ou tard les étrons. Tiens… Ca rime avec Caton.

                    1. Caton

                      Mon médecin me coûte cher parce qu’il n’est pas conventionné, justement. Mais voilà, c’est un vrai professionnel. Il lui arrive ainsi régulièrement de demander un antibiogramme au lieu de jouer aux dés l’antibiotique qu’il prescrira… et tant pis pour les protocoles imposés par la sécu, la santé de ses patients passe avant.

                      Quant à vous, si vous exercez une « profession libérale » version socialiste, vous n’êtes clairement pas libéral. Vous défendez une position consistant à s’arranger d’un système collectiviste pourri et à l’accepter tel quel puisqu’il vous profite. L’idée de lutter contre un tel système vous agace en fait. Par contre vous seriez prêt à lutter contre les systèmes qui profitent aux autres, bien sûr. Des réformes, oui, tant que ça ne vous coûte rien et qu’on s’attaque aux privilèges des autres.

                      Vous êtes l’exemple même de ceux qui nous amené dans cette situation. Heureusement que vous avez prononcé le serment d’Hypocrite, en effet, et que vous ne l’oubliez pas.

                    2. Nice-oliver

                      Comme je n’exerce pas une profession libérale version socialiste, l’honneur est sauf!!!

                      Je ferai lire votre prose à mon épouse. 😉

                      Pour le reste, vous avez une chance extraordinaire de pouvoir être soigné par un seul médecin – omniscient et libéral pur et dur.

      2. Bruno

        A ce propos, avez-vous remarqué que nous ne sommes plus seuls au monde, nous les Français? Depuis que les Allemands ont une cohabitation rappelant les jours heureux de la fine équipe Chirac-Jospin, la paire Merkel-Gabriel bénéficie des mêmes joyeux drilles syndicalistes à Lufthansa que nous à Air France?
        Entre la kolossal « transition énergétique » faramineuse que la mère Angela a mise en route pour satisfaire les Verts, une armée dont tous les engins de terre mer et air sont en panne chronique et une mentalité collective de plus en plus socialiste, ils vont nous rattraper à grandes foulées. . .

    3. Deres

      Soyons sérieux un instant. le budget de la sécu est de 350 milliards en 2014. Son déficit est de 11.7 milliards soit 3.3% du total. Les 1.7 milliards d’erreur ne font que 0.5% d’erreur. Nous qui somme libéraux et ne croyons pas à la planification magique, cela ne doit pas nous surprendre qu’un tel plan titanesque ne soit pas réaliser qu’avec une précision parfaite. Je suis même plutôt estomaqué par une telle précision inférieure à 1% qui me semble une vraie réussite planificatrice.

      Le vrai souci est donc politique et pas administratif. Pourquoi planifier de base avec 3% de déficit ? Pourquoi ne pas prévoir une marge de sécurité pour éviter les dépassements d’objectif ? C’est exactement les mêmes travers qu’avec le budget de l’Etat.

      En théorie, 3% d’économie, c’est probablement atteignable en faisant un petit effort. Les politiques comme d’habitude par peur du mécontentement, font des réformes au minimum au lieu de les concentrer. Donc ils courent derrière les dépassements au lieu de les anticiper. Et font encore plus de mécontents au final sur le long terme.

      1. Caton

        La secu pourrait être en excédent de 3,3% et je continuerais à souhaiter sa disparition. Voilà une organisation qui ponctionne de plus en plus de richesse pour fournir un service dont la qualité empire tous les jours, géré de manière totalement opaque au profit de quelques acteurs politiques et syndicaux, qui dispose de tribunaux d’exception et dont le lobbying est concentré sur la suppression de toute alternative viable. À mort la sécu!

        1. Deres

          Ne soyons pas aussi sectaire que les socialistes. Si un organisme public arrivait à être bien géré, rien ne s’opposerait à sa continuation. Je rappelle que les entreprises privés sont généralement plus efficaces que les entreprises publiques car elles sont soumises à la concurrence donc à la surveillance des clients et des concurrents. Elles ne sont pas intrinsèquement supérieures mais le sont à cause de leur environnement. La déficience des entreprises publiques vient généralement du manque de surveillance des autorités de tutelle, voir de ses mauvaises incitations. En interne, les travers administratifs et clientélistes sont des travers humains qui existent partout et pas seulement dans le secteur public.

          Le vrai défaut de notre système de sécurité sociale est la dérive annuelle des dépenses qui est trop importante. Cela traduit le manque de recherche d’efficacité à tous les niveaux, ce qui est une application concrète du principe de Parkinson.

          1. Etienne

            Je complèterais juste votre remarque: « Si un organisme public arrivait à être bien géré, rien ne s’opposerait à sa continuation » *tant qu’on a le choix d’aller ailleurs*

            1. Deres

              Le choix peut très bien exister au sein d’un système unique. Choix des hôpitaux ou des praticiens par exemple. Même les entreprises privés agissent au sein d’une législation empêchant les abus.

              1. Jeff84

                Désolé, mais c’est une utopie. Qui dit monopole public dit absence d’innovation et jemenfoutisme chronique. Je ne connais pas d’exception.

                1. Caton

                  Vous avez raison, mais est-ce la situation de monopole ou le statut public qui pose problème?
                  L’histoire d’AT&T semble montrer qu’une société privée en situation de monopole connaît les mêmes désagréments.

                  1. Aristarque

                    Pour moi, c’est le monopole ou même le duopole qui est néfaste, effectivement que la ou les entreprises concernées soi(en)t publiques ou privées. Nous avons vécu en vraie grandeur le cas du duopole entre France Telecom Mobiles et SFR au début des années 90 quand le téléphone mobile a commencé sa carrière grand public. Ces deux larrons s’entendaient parfaitement pour un maintien des prix à haute altitude, le bon peuple ayant alors vocation à être restreint au BeBop, mobile super low-cost (vu par comparaison avec les mobiles d’alors parce qu’ en valeur absolue, c’était déjà costaud…). C’est bien l’ arrivée du troisième larron Bouygues qui a déclenché une véritable concurrence entre opérateurs mais Bouygues a fini par s’ assagir une fois sa rente acquise… Concurrence relancée avec Free…

          2. Caton

            La mise en place d’une justice d’exception pour protéger un organisme social, aussi bien géré fusse-t-il, implique une privation de liberté inacceptable même pour l’état (article 2 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789: résistance à l’oppression).

            Ce système doit mourir, et le plus vite sera le mieux.

          3. Jeanpierre

            Je dirai que vous avez donné la justification du combat contre les nationalisations inutiles et hors des attributions régaliennes : « Je rappelle que les entreprises privées sont généralement plus efficaces que les entreprises publiques car elles sont soumises à la concurrence donc à la surveillance des clients et des concurrents. Elles ne sont pas intrinsèquement supérieures mais le sont à cause de leur environnement. » C’est l’environnement qui fait la différence et tout organisme public non régalien bien géré (s’il existe) est condamné à devenir une pétaudière clientéliste et déficitaire à plus ou moins court terme. En revanche, un organisme privé, lui, s’il tombe dans les travers de la magouille et du déficit, ne dure jamais 60 ans comme la SS. Il sombre et on peut repartir sur des bases saines. Après, rien n’empêche de reconnaître que certains organismes publics peuvent bien fonctionner. Mais cela ne change rien au fait qu’un secteur non régalien nationalisé tombera nécessairement dans la gabegie et l’incompétence.

            1. gameover

              « Après, rien n’empêche de reconnaître que certains organismes publics peuvent bien fonctionner. »

              Pour le savoir, il faut les évaluer en situation de concurrence.

              1. Jeanpierre

                Tout à fait. Mais juste pour être sûr de m’être clairement exprimé, le « rien n’empêche de reconnaître » est une esquive pour éviter de rentrer dans un débat stérile. Car on connait déjà les tenants et les aboutissants de l’affaire. Pinailler sur des détails à la marge me semble une perte de temps quand on connait la fin de l’histoire. Dans le cas présent, la fin de l’histoire est gabegie, corruption, incompétence.

                1. Deres

                  Je suis aussi un libéral croyant à la supériorité d’un marché libre (mais régulé et avec de la concurrence) sur un marché public monopolistique. Mais il faut admettre que « gabegie, corruption, incompétence » existe aussi fondamentalement dans le privé. Les hommes sont les mêmes et ont les mêmes travers dans ces deux types de société. Ce n’est pas cela qui fait la différence d’efficacité. La différence est un cadre de travail ayant des rétroactions positives pour le client dans l’un et pour le donneur d’ordre dans l’autre.

      2. Kazar

        Vous négligez un point relativement important : le déficit annuel récurrent est caché sous le tapis, c’est à dire qu’il est refilé à la CADES ; et là, on change de dimension, car la CADES gère une petite dette de 137 milliards d’euros (chiffre à fin 2012), et ce en faisant de la cavalerie assumée. Elle émet des emprunts pour rembourser la dette (non, je ne plaisante pas). On ajoute 12,5 milliards de déficit pour 2013, 11,7 pour 2014, et on dépasse allègrement les 150 milliards de dette. Pas mal sur un budget de 350 milliards.
        Et qui va payer ?

        1. Elohes

          D’autant plus que la sinistre CADES est partiellement financée par des sommes détournées initialement destinées à financer la sécu: plus on rembourse, plus on creuse, c’est un véritable hold-up!!

      3. gameover

        @ Deres
        Ton 0.5% c’est une façon de voir…
        Perso je dirais que c’est une erreur de 17% (1.7/10) sur la prévision de déficit.
        Le problème principal est que les 3% de déficit tous les ans c’est récurrent.
        Il ne faudrait pas oublier non plus que d’une part ce résultat est obtenu avec une dégradation c’est à dire qu’en remboursant moins ça n’empêche pas le déficit de se creuser… et que ce déficit de chaque année se cumule avec le déficit des années antérieures dot on parle peu et qui doit se situer à 150Mds.
        Tu oublies aussi que la CRDS (contribution au remboursement de la dette sociale) ne rembourse plus la dette mais sert au fonctionnement de l’institution (comptablement elle le rembourse mais en rélaité, non puisque le déficit augmente).
        N’aoublie pas non plus que ce sont ces 3% qui d’année en année nous ont amené à + de 2000Mds de dettes publiques et à tel point que l’on emprunte pour rembourser les intérêts.

        Ce que je retiens de ton intervention, c’est que comme beaucoup, tu ne prends pas la mesure qu’un compte de résultat doit être au minimum à l’équilibre lors du prévisionnel mais aussi dans les faits car sinon ça prouve que l’on ne maîtrise rien.

        1. Deres

          Oui, il y a un déficit accumulé, et cela c’est un problème.

          Pour les 17%, c’est ce que je voulais faire remarquer en premier, mais en fait je pense que c’est de la pure mauvaise foi. Et j’ai donc changé mon poste. Etre libéral ne veut pas dire râler en permanence en tordant les chiffres. On se plaint que le déficit public est ramené au PIB pour le dissimuler donc il ne faut pas faire pareil en ramenant à une valeur petite pour exagérer un échec …

          Je persiste à dire que cela me semble un problème purement politique. Le système complet n’est peut être pas complètement à jeter aux ordures. Il y a probablement beaucoup de gaspillage mais c’est surement réformable en se retroussant les manches.

          On voit bien le souci politique quand la ministre s’acharne à généraliser le tiers payant alors que tout le monde est d’accord sur la grande quantité d’effets pervers et coûteux induits.

          1. gameover

            Pour le déficit de l’état j’ai déjà dit ici que je ne trouve assez logique que ce soit calculé par rapport au PIB.

            En effet le PIB ce sont des valeurs ajoutées donc des bases de taxation. : la taxation étant ce qu’elle est, si les agents économiques sont dynamiques ce sont les séquences de valeurs ajoutées qui vont augmenter donc les taxes afférentes qu’elles soient sur lcette valeur ou sur le revenu.

            La sécu par contre, on peut effectivement la comparer au PIB pour voir son poids, mais je ne décèle pas de raison de l’y lier.
            Si 30 millions de français font plus de transactions pour faire plus de valeurs ajoutées… en quoi ça devrait modifier leur consommation de soins, soins remboursés bien sûr.

            C’est bien là la différence entre une cotisation et un impôt.

      4. Hum oui, c’est exact, mais vous semblez oublier que ce déficit vient se cumuler aux autres des années précédentes. Et là, le total de la facture fait plus peur.

    4. M51

      Pour dentistes dentistes c’est fait, les soins sont au ras des pâquerettes. Pour la prothèse, tu auras 4 couronnes pour le prix d’une. Un progrès non ?

      1. gameover

        J’avais un collègue de boulot qui profitait de ses passages en Corée du Sud pour se faire faire ses chemises sur mesure.
        Perso j’en ai profité aussi pour faire refaire 2 couronnes et mes lunettes… tout en m’asseyant sur le remboursement de la sécu et de la mutuelle… Pour les verres de lunette j’ai eu une fois des Zeiss et l’autre fois des Essilor…

  2. Aristarque

    Doit-on vraiment se plaindre de l’invisibilité de Taubira ?
    Quand on la voit ou l’entend, c’est qu’une co….ie est en gestation!
    Mais peut-être qu’elle est secrètement dans les douleurs de l’enfantement d’icelle nouvelle à la manière des chattes et autres femelles qui se cachent pour mieux mettre bas…

  3. Le Gnôme

    Il parait, mais ce sont probablement des mauvaises langues, que des gisements importants d’économies se trouveraient dans les couloirs des hôpitaux, trop nombreux et peu efficaces. Mais ce sont des affabulations aux dires des syndicats.

    Il est aussi cocasse de constater que la liberté d’assurance soit bafouée dans un pays qui affiche dans sa devise son amour immodéré pour celle-ci.

    1. Deres

      Oui, on nous parle de la chirurgie ambulatoire pour faire des économies dans les hôpitaux. Mais en réalité, comme il leur faut une bonne dizaine d’année pour s’adapter, la création de service ambulatoire se fait pour le moment en plus de la préservation des services existants. Donc cela revient à augmenter les frais par doublonnement. De plus, les services classiques, perdant des patients envers l’ambulatoire, augmente la longueur des séjours pour préserver le taux d’occupation de leur service … Donc grâce à l’application d’une logique administrative implacable, les économies augmentent encore plus vite l’augmentation des coûts !

    2. Jga

      Il ya trop de couloirs dans les hôpitaux et c’est pas assez efficace ? Ce serait pas plutôt le prix des chambres ? Ils ont vérifié sous les matelas ?

  4. Calvin

    10 milliards d’économie sont à trouver dans le poste Sécu.
    Or, on en voit même pas le frémissement d’un début.
    En réalité, le gouvernement attend toujours de voir si les mesurettes passent ou pas auprès des citoyens…

  5. NP

    Si les arguments avancés pour justifier la réforme du congé parental ou les autres tours de vis fiscaux écrasant un peu plus les familles étaient purement économiques, on pourraient s’interroger.

    Mais soyons sérieux : quand le PS avance un argument économique, c’est par pur opportunisme et pas du tout par conviction. Les vraies raisons de ces mesures ne sont pas de faire des économies. La meilleur façon de s’en convaincre est qu’il existe des mesures bien plus efficaces et bien plus attendues pour réaliser des économies bien plus importantes.

  6. royaumont

    Il parait que la sécu verse 4 milliards par an de pension de retraite à des résidents hors de France. S’ils ont cotisé, cela n’a rien de scandaleux. Sauf que… il s’avère que la longévité desdits pensionnés est exceptionnelle. En fait, les retraités d’Afrique (Algérie en particulier), ne meurent jamais. Un petit contrôle ne serait pas inutile…
    Par ailleurs, quid de la surconsommation de soins des allocataires de la CMU ?
    Et pourquoi ne parle-t-on jamais des coûts de fonctionnement de la sécu ?
    Les socialistes, comme d’habitude, épargnent leur clientèle et tapent sur les autres. C’est facile et sans risque pour eux. Quant à savoir si c’est juste ou efficace, seuls des esprits chagrins et malveillants se posent la question…

    1. Aristarque

      Ce ne sont justement pas les Helvètes (que l’ on reconnaîtrait alors bien là)qui exigent chaque année, une attestation d’ état civil ou de vie tout ce qu’il y a de plus officiel, pour continuer à verser leurs pensions à leurs retraités exotiques ? Si bien, qu’ au pire, la fraude d’ absence de déclaration de décès ne fonctionne qu’ un an grand maximum… Sont cons, ces Suisses (?), d’ être aussi pointilleux… Il est vrai qu’ au vu de leurs déficits en la matière…

      1. gem

        ah oui, un certificat de vie « officiel » établi au Mali, Cote d’Ivoire, Algérie, Vietnam et ailleurs. Ça va tout changer bien sûr …
        Aristarque, réveille toi, tu rêves.

      2. Bonsaï

        Je crains que vous n’ayez trop vu dans votre jeunesse la série « Le Prisonnier » avec Patrick Mac Gohan dans le rôle du prisonnier qui devient Numéro 6 et vice versa …
        Je vous rassure donc, les suisses sont libres d’aller et venir comme bon leur semble dans le vaste monde, et même d’y rester le temps qui leur plaira (et sans devoir en informer la Confédération, non mais !).

        1. gameover

          « Afin d’éviter des paiements à tort, la Caisse suisse de compensation CSC réalise des contrôles concernant l’existence en vie des assurés. Chaque année, un formulaire « certificat de vie et d’état civil » est envoyé à tous les bénéficiaires de prestation. Ledit formulaire est expédié pour la première fois un an après le début du droit à la prestation. Afin que la rente puisse être payée sans interruption, il doit être retourné dans les 90 jours, dûment attesté par une autorité compétente. »

          http://www.zas.admin.ch/org/00723/00809/00975/index.html?lang=fr

  7. bulltrap

    Un bémol, le cas de la suisse sur le lien pointant vers létude de journaldunet.com

    Si ce montant de 9 121 $ par habitant est avéré (vs 4 952 $ pour la France), si leur prime est moins élevée que le français moyen cela signifie qu’ils payent indirectement via impôts et taxes bien plus que le français ?

    Qu’en est il en réalité? Les chiffres de cette étude sont ils corrects?

    1. La réalité est qu’on trouve pas mal de Français allant se faire soigner en Suisse, et beaucoup, beaucoup moins de Suisses allant se faire soigner en France.

      1. RBF

        Ce sont surtout les frontaliers qui vont se faire soigner en Suisse, car ce sont les seuls à pouvoir se faire rembourser intégralement par le biais de leurs assurances privées. La sécu ne rembourse que sur la base des tarifs français (sauf cas d’urgence), autant dire rien du tout quand on voit les prix pratiqués en Suisse.

        D’autant que les régions frontalières sont bien souvent des déserts médicaux, dont un est particulièrement préoccupant, celui du pays de Gex.

        J’ajoute que pour faire une comparaison encore plus cinglante, vous auriez peut-être dû parler des prix. Car si en France nous avions les mêmes prix qu’en Suisse, c’est 150% du salaire des Français qu’il faudrait prélever !

        1. Apparemment, la situation n’est pas catastrophique en Suisse. Non seulement, ils sont plus riches que les Français, ont un pouvoir d’achat plus élevé, mais en plus, ils refusent la collectivisation de leur caisse. J’en tirerai la conclusion que ce qu’ils payent, ils en sont plus content que les Français, non ?

          1. Flash

            Le problème de la comparaison des prix est qu’il suffit de fausser ces derniers pour annuler la pertinence de la comparaison.

            Ainsi, en France, la santé est « gratuite ». En Suisse, c’est cher. Donc c’est mieux en France.

            Pour bien comparer les prix, il nous faudrait connaître le prix « réel » de la santé en France. Ce qui me paraît impossible tant les normes planifiant le domaine de la santé sont nombreuses.

          2. RBF

            Absolument.

            Leurs hôpitaux ne sont pas délabrés comme les nôtres, et ils n’attendent pas 6 mois aux urgences, ni même chez les médecins. Leur système n’est pas parfait, mais il est globalement bien meilleur que le nôtre.

            Après comme le dit Flash, certains Suisses pensent que leur système est cher. C’est peut-être parce qu’ils ne savent pas comment cela marche chez nous…

    2. gameover

      Dans le lien du jdn de h16 il y a les dépenses de santé en % du PIB : France 12.5% et Suisse 11.5%.
      Leur système est en équilibre, pas le nôtre.

  8. Aristarque

    H16, c’est horrible comme vous êtes de parti-pris ! Vous omîtes de citer que toutes les réformes promises par Solexine Rex étaient faites comme nous l’apprîmes il y a peu, de son auguste parole. Pourquoi donc venir lui rappeler que la SS calanche toujours et encore ? C’est que ses réformes n’ont pas eu le temps de porter leurs fruits, voila tout! Mais l’impulsion salvatrice étant donnée, comment osez-vous douter de son futur bon résultat ? :mrgreen:

    1. royaumont

      D’ailleurs, tout étant fait, on peut arrêter cette horrible austérité qui tue et ne plus s’occuper des déficits. C’est ce que prévoit le budget 2015.
      J’attends de voir comment ils vont vendre cela à Merkel.

      1. Deres

        Moi, ce qui me fait peur, c’est que quand ils promettent de baisser les déficits à 3%, ceux-ci restent obstinément au dessus de 4% et croissent même légèrement. Donc si le gouvernement se met à viser directement les 4%, le risque est que les dérapages nous amènent vers 5% de déficit en 2015 !

    2. Calvin

      Avant de récolter les fruits, plus tard, peut-être, encore faut-il planter les graines…
      Là, on en est encore à sélectionner des graines. Et on se sert toujours à la jardinerie Keynes&Sons…

  9. max

    On peut rajouter dans les ponctions qui plombent le portefeuille, le prix du permis de conduire, environ 2000 euros en France quand aux USA ou en Australie c’est quelques dizaines d’Euros, avec pas plus d’accidents.

    1. val

      2000 E vous êtes balèze , moi j’en suis à 3000/tête et il n’est pas encore « gagné » raté 2 fois par enfant .. il faut dire , on habite dans un coin label « riche » alors , pas le choix , il faut que l’on « casque » …. j’en arrive à regretter le doux plaisir de la corruption , on paye , mais au moins , ça marche …. 😉

      1. gameover

        Bah, pour ne pas fâcher les auto-écoles on a obligé les élèves à prendre 20h de leçon que ce soit en conduite accompagnée ou pas… alors qu’en conduite accompagnée on sait qu’on a de biens meilleurs résultats coté accidents… Encore un secteur réglementé et protégé tiens !

  10. pouf pouf

    Bonjour monsieur, êtes-vous le préposé à l’état civil de votre état ? Je viens déclarer l’existence attestée par mon épouse d’une nouvelle petite boulette de charbon pour le grand baal que vous servez et représentez présentement. Comment formalisons-nous le contrat de cession ? Et tout se fait donc automatiquement ? Je vous livre l’existence administrative de mon enfant, et vous me tendez un petit papier revêtu d’un petit cachet violet qui dit que c’est ok ? Et c’est ok ? Donc nous sommes quittes ? Bah, c’est le deuxième, il fait quand même quatre kilos et neuf cents grammes, ça fait le virgule un ça, non ? Du coup voilà, je suis libéré de vous, j’ai fait ce que vous m’aviez dit à l’école, ça se résumait à ça à peu de chose près, non ? L’école républicaine des produits et services, voilà, tout mon deux virgule un pour vous, comme dans la lobotomie assumée de ma programmatique personnalisée, et puis ? Comment ça vous n’avez déjà plus de réponses depuis ma cinquième question … bah, je demande l’autonomie pour moi et ma femme, les gosses on vous les laisse comme prévu et c’est de bonne guerre, vous avez déjà tant fait pour nous.

  11. cagou

    Je suis méchant, aujourd’hui.
    Normal, je devais aller chercher mes médicaments de vieux à ma pharmacie, et j’ai trouvé porte close.
    Alors, je frappe.
    Ne trouvez vous pas que Marisol, avec ses yeux globuleux de lémurien ahuri, et sa dentition affligeante (mais complète, elle), ressemble à ces fameux lapins crétins? Il est vrai que eux nous font rire…
    Pardon, je ferai plus…

  12. Bonsaï

    Article fort judicieux : ça fait froid dans le dos tout ce gaspillage. Il est d’ailleurs de notoriété publique que les armoires à pharmacie des français regorgent de boîtes de médicaments ouvertes, mais jamais terminées. Pourquoi ne pas collectionner, puisque c’est donné ?

    Le cercle vicieux se referme ainsi sur lui-même : le dealer (l’industrie pharmaceutique) produit la drogue, la Sécu joue les intermédiaires et rabat les clients. Le client devient accro et en redemande et le système roule en roue libre jusqu’au crash fatal.

  13. Kloupa

    L’avenir n’appartient qu’aux dieux, …et en tout cas pas à nos dirigeants actuels, qui n’ont en tête que l’étatisme dirigiste et le collectivisme forcé.

  14. Caton

    Tant que les ponctionnaires seront invirables, éligibles et syndiqués, il faudra attendre la faillite pour pouvoir changer quoi que ce soit. Alors, Françaises, Français, continuez ainsi! Gaspillez, fraudez, faites des stocks, exigez un arrêt maladie pour un ongle cassé ou un hématome fessier, harcelez le système de santé pour chacun de vos bobos, et surtout, surtout, creusez ces déficits qui amèneront la faillite salvatrice. La France compte sur vous!

    1. lolo

      Tout ça associé aux valisettes qui octroient le droit à certains médicaments dix fois plus cher que leurs homologues concurrents et forcément les plus vendus, c’est français, monsieur, tout le monde se paye sur la grosse bête.

  15. seulabre

    Moi ce qui me défrise depuis toujours (c’est à dire depuis que j’ai commencé à travailler, je n’ai jamais été salarié), c’est l’obligation de souscrire à une assurance santé.

    Même si je n’avais pas été assuré mes dépenses de santé n’auraient pas dépassé 5% de ce que j’ai cotisé …

    Alors il y a la grande interrogation des détracteurs, champions du vivrensemble et de la redistribution : mais le jour où il t’arrive un truc super grave ? Ben ce jour là avec le pognon non versé à une bande d’escrocs je me soigne, et si ça suffit pas ben je meurs, un peu comme si on te soigne mais que ton affection est très grave, et que tu passes l’arme à gauche.

    Le grand problème, c’est que les gens ont oublié, qu’à la fin du film de la vie, on meurt. Et c’est tout le monde qui y passe : capitalistes, communistes, riches, pauvres, et en plus, grande injustice parmi toutes les injustice, ça peut arriver à tout moment.

    Spa cool, hein ?

    Verra t on un jour, un monde où on ne nous obligera plus à donner du pognon au premier venu, parce que il y a un risque éventuel qu’on puisse tomber malade ?

    1. gameover

      « Verra t on un jour, un monde où on ne nous obligera plus à donner du pognon au premier venu, parce que il y a un risque éventuel qu’on puisse tomber malade ? »

      … ou qu’il y a un risque tout simplement…

      Car les assurances imposées et les taxes sur les alcools, le tabac, le trop sucré, le cannabis, la cocaïne … c’est kif-kif

  16. Caton

    Quant on y pense, le modèle français est une fusion multiculturelle de modèles traditionnels.
    Le modèle traditionnel européen consiste à payer un médecin en cas de maladie, pour qu’il remette son patient sur pied.
    Le modèle traditionnel chinois consiste à payer un médecin pour maintenir ses clients en bonne santé et d’arrêter de le payer en cas de maladie.
    Le système français consiste à payer quand on est en bonne santé pour le privilège de payer encore lorsqu’on est malade. Un vrai progrès, non?

  17. Christophe

    C’est une formidable nouvelle. Car cet énimème « dérapage » intervient… alors que la ponction avait été -une fois de plus- augmentée.

    Les recettes de la Sécu ont augmenté de 3 % (avec peu d’inflation, hausse du chômage… ce qui signifie que davantage de pognon a été volé à certains)… Mais bien entendu, les dépenses progressent de 3,8 % d’où le… hum… hiatus budgétaire.

    Pour résumer : chaque année, on augmente les recettes (taxes, cotisations et autres).

    Et chaque année, ça dérape. Car chaque année, les dépenses augmentent encore davantage.

    C’est la parfaite illustration de la démence collective dans laquelle nous vivons.

    Personnellement, je m’en réjouis. Plus vite, la Sécu sera en faillite, plus vite elle disparaîtra, et avec elle les clientèles, les mafieux qui vivent grassement de l’argent des autres : le notre.

    On ne se débarrassera pas de la Sécu avec des votes, des « réformes », des « économies », des « plans »….

    Ca c’est la bouillie mentale qu’on sert aux veaux depuis 30 ans.

    On se débarrassera de la Sécu en la tuant, purement et simplement.

    Donc travaillez moins, cotisez moins, allez chez le doc à répétition, multipliez les arrêts maladies, bouffez des médocs, tirez le plus possible sur le Système par les 2 bouts (dépenses, recettes)…. Allez y franco !

    Il faut tuer la Sécu. CQFD.

    1. Flash

      Je vous sens remonté.

      Je vais me permettre de vous contredire : la Sécu peut être réformée.
      Mais il faut s’entendre sur le sens du mot réforme.

      Prenez le littré :

      Réformer, c’est réduire, couper dans le superflu et le luxe, c’est amoindrir les dépenses, c’est rétablir dans l’ancienne forme ou une meilleure forme, c’est apporter une amélioration intellectuelle ou morale.

      Réformer, c’est trancher. Or, on constate que le mot « réforme » est galvaudé et s’applique désormais à un calibrage millimétrique voire à un ajout de nouvelles normes (la création du compte pénibilité ou du contrat de génération est une « réforme »…).

      Mais réformer est possible, il faut rendre leur véritable sens aux mots. Ce que vous prônez, d’ailleurs, est une réforme au sens le plus strict du terme.

      La seule condition est un soutien suffisant de la population. Sans ce soutien, même une faillite ne débouchera pas sur une libéralisation, au contraire. On cherchera des boucs-émissaires, on rebâtira le même système. Sans un changement de mentalités, c’est foutu.

      1. Christophe

        A quoi ça sert de jouer sur les mots… ? !

        Enfin, il ne peut y avoir de « soutien » de la population, et vous le savez très bien.

        Les mentalités comme vous dites sont conditionnées, bornées, rendues possible par les conditions économiques.

        C’est dans ce sens que cela marche. Pas dans l’autre.

        Donc vous mettez d’abord les gens à la soupe popu (manière de parler) car « plus de sous, c’est la faillite »…. et ensuite les gens s’adapteront au nouveau paradigme.

        Voilà comment fonctionne l’humain.

        Mais prétendre qu’il faut d’abord changer les mentalités, en leur expliquant qu’ils vont devoir s’appauvrir, « merci de voter pour moi », est un contresens absolu.

        1. Flash

          Penser qu’il suffirait que le pays fasse faillite pour qu’ils s’adaptent au nouveau paradigme est un voeu pieu.

          Je vous décris ce qui se produira probablement en cas de faillite :

          1/ faillite
          2/ recherche de boucs-émissaires (le libéralisme, les étrangers, bref, les autres)
          3/ instauration d’un nouveau système encore plus socialiste
          3 bis/ instauration d’un système étatiste alternatif (autoritarisme, fascisme, impérialisme, peu importe)

          Je pars de l’existant, à savoir le conditionnement bien réel de nos concitoyens. Sans changer cette donnée fondamentale, rien ne pourra changer. Et vous minorez la faculté de déni propre à tout système socialiste en pensant qu’il suffirait de faire faillite pour que les gens ouvrent les yeux.

          1. Flash

            J’ajoute que la réforme est possible à la seule condition que les mentalités changent.
            La faillite est une donnée qui me semble accessoire, et ne me semble en rien être une condition sine qua none.

          2. Cerf D

            En cas de faillite il n’y aura ni 3 ni 3bis. Car il n’yaura pas d’argent pour l’instaurer. Ceux qui n’ouvriront pasles yeux crèveront.

            1. Flash

              L’Argentine est donc devenue libérale?
              Ou l’URSS?
              Ou la Hongrie?
              Ou le Kazakhstan?

              L’Ukraine, à la situation financière extrêmement dégradée, va très prochainement devenir bien bien libérale aussi, du coup?

              Je peux aussi prendre les défauts de paiement :

              Le défaut de paiement de la France en 1796 l’a rendue libérale?
              Le défaut de paiement du Mexique de 1861 l’a rendu bien bien libéral?
              Le défaut de paiement de la Russie en 1920 l’a converti au libéralisme?
              Le défaut de paiement de l’Argentine en 2001/2002 ou de la Grèce plus récemment a créé un vent de très forte sympathie pour le libéralisme? Il n’y a nul socialisme dans le premier, nul groupes nazis/de « gauche radicale » dans le second qui atteignent des scores élevés, je suppose?

              Jamais, à aucun moment, nul part, le libéralisme n’a prospéré sans adhésion de ceux le pratiquant. C’est possible pour les régimes autoritaires, collectivistes, étatistes (quelques interdictions et contraintes suffisent) ; pas pour le libéralisme, qui dépend avant tout du comportement de chacun.

              1. Caton

                La démonétisation des assignats de 1796 (30 pluviôse, an IV) est un défaut partiel survenu dans un contexte de révolution et de guerre. La situation est donc différente.

                Le défaut de paiement du Mexique de 1861 (suspension du remboursement de la dette prévu pendant deux ans) fait suite à deux ans de guerre civile et est suivi de six ans de guerre (intervention française au Mexique, 1861-1867), justement sous prétexte de forcer le Mexique à payer ses dettes. Suite à cela, le Mexique a fort logiquement répudié sa dette. La situation est donc différente.

                En 1920 la Russie soviétique répudie les emprunts de l’Empire russe. Ceci se produit dans un contexte de guerre perdue, de révolution en cours, de guerre civile et de guerre extérieure (guerre soviéto-polonaise), alors que les états des créditeurs soutenaient activement les ennemis internes et externes de la Russie soviétique et refusaient la reconnaître. La situation est donc différente.

                La situation de l’Argentine entre 1992 et 2001 correspond bien à celle de la France actuellement. Cela a abouti, outre un défaut partiel, à la confiscation de l’épargne des classes moyennes (corralito puis Corralón), une restructuration de la dette (haircut de 75%) et un conflit toujours en cours avec les créditeurs internationaux. Pour l’instant, impossible de savoir ce que cela va donner à terme, mais il n’y a pas eu de retour à une dictature, ni militaire, ni socialiste. Dans l’ensemble c’est plutôt positif.

                  1. Caton

                    Non, l’expérience est en cours, et ne s’est pas (encore?) achevée par la mise en place d’une dictature. Et l’absence de dictature c’est plutôt positif.

                    Oui, la situation en Argentine est modérément horrible. Elle n’est pas encore désespérée.

                    1. Calvin

                      Donc Flash a bien raison…

                      Il décrit bien une graduation progressive de la chute.
                      Enfin, quand je dis progressif… c’est plutôt une régression.

                    2. Kekoresin

                      Modérément horrible ou atrocement rigolo. Moi aussi je peux faire des oximores!

                      Et puis chez nous aussi l’expérience est en cours, la lumière ne va pas tarder à jaillir pour illuminer nos coeurs dans la félicité universelle…

                    3. Caton

                      @Calvin
                      Pour se remettre de l’effondrement du système il faut du temps, et parfois beaucoup de temps. La Russie actuelle par exemple est à mi-chemin alors que l’URSS a disparu en 1991 et que le redressement a commencé en 2000, après Eltsine. Mais dans le cas de la Russie les dégâts étaient bien plus importants qu’en France.

                      @Kekoresin
                      Si l’on compare avec la Russie de 1993 ou, pire encore, de 1999, ou le Mozambique de 1979, la vie en Argentine reste relativement confortable aujourd’hui. C’est donc bien modérément horrible. Et si vous voulez voir une situation franchement horrible et limite atroce, jetez un œil au Libéria d’aujourd’hui. Mais faites vite, ce dernier est condamné à disparaître dans les mois qui viennent.

              2. val

                @Flash , sinistre démonstration , mais diaboliquement efficace 🙁 . Pas gai tout ça .
                Il me semble quand même que la Suède baignait jadis dans un collectivisme appliqué et qu’elle a pu réformer . idem pour les anglais . Peut être grâce aux fait qu’ils soient protestants , on ne les appelle pas « réformés » pour rien je suppose 😉 .

    1. Christophe

      J’ai forcé le trait bien entendu… Je ne conseille pas aux gens de s’empoisonner.

      Il est primordial de comprendre qu’il n’y aura pas de « réforme » de la Sécu… le système est en pilotage automatique, comme un train devenu fou, lancé à vive allure contre un mur.

      Freiner ? Perte de temps et illusoire. Changer de direction ? impossible.

      Seul choix rationnel : accélérer afin que la douleur soit la plus brève possible.

      J’aimerais tant voir ce courant se développer. Une position ultra offensive de la part des libéraux, tendance Atlas Shrugged, et pas des luttes tièdes d’intello en dentelle.

      Aucune négociation, plus de compromis, plus de demi mesures, rendre coup pour coup, viser la destruction totale de l’ennemi.

      Voyez ?

      Arrêtons de nous plaindre, de geindre : et abattons le Leviathan.

      1. Flo

        J’avais bien compris que par bouffez vous vouliez dire « consommez ».
        Je suis assez d’accord avec vous pour les reste.
        Les déficits (sociaux et publics) ont échappé à tout contrôle comme Bastiat le prévoyait très bien sous l’action de quatre phénomènes : la fraude, le vol, le gâchis, le poids du système lui-même.
        Prendre des mesures pour régler efficacement un seul de ces quatre problèmes, et à plus forte raison des quatre en même temps, serait encore plus douloureux que l’inévitable faillite.

  18. yp

    +1

    Et n’oubliez pas de continuer à faire faire tout ce qui est en votre pouvoir affamer la bête.

    Le pot de terre est cassé depuis longtemps ; mais l’histoire du pot de fer contre le pot de Laffer est loin d’être jouée…

  19. Deres

    Un petit aparté au passage sur la centrale de Fessenheim. La fermeture annoncée pour fin 2016 ou début 2017 est un chef oeuvre de tartuferie de la part de Flamby. Cela signifie en réalité qu’avec cette promesse, la centrale sera juste en arrêt depuis quelques mois lors de la présidentielle de 2017. Il pourra donc affirmer avoir tenu sa promesse sans qu’aucune mesure de démantèlement effectif n’ait été prise car l’arrêt définitif d’un réacteur prend plusieurs mois. il sera donc possible de réactiver la centrale après les élections et ce quelque soit le vainqueur …

    Si ce n’est pas lui, ce sera une épine dans leur pied dès le début du mandat. Si c’est lui ou la gauche, il fera en fonction du besoin de soutien des écolos. C’est très habile car Fessenheim servira de garantie aux écologistes pendant deux élections présidentielles consécutives et pourra même resservir en 2022 en cas de défaite en 2017 et de réactivation.

    1. Deres

      Bien entendu, les français sont les dindons de la farce d’une telle politique. Les dangers effectifs possibles de la centrale et son intérêt économique ne sont pas du tout pris en compte dans ces purs calculs électoraux.

      1. Kazar

        Ils s’en foutent, ce sera après 2017, donc plus leur problème, comme pour le cumul des mandats…La politique de la terre brulée.
        D’ailleurs, j’en viens à me demander si leur empressement à bousiller un maximum de trucs (école, famille, régularisations et naturalisations massives dans le 93, mise en œuvre de la contrainte pénale pour la plus grande joie des délinquants, etc) ne vise pas tout simplement à plomber irrémédiablement leurs successeurs.
        Comme je l’écrivais hier, le sauvetage de ce pays passera par la mise en place de lois d’exception, ou ne passera pas du tout…
        Et là, ça va faire mal, car il va falloir anticiper un max sur les réformes à prévoir.

        1. Deres

          « Lois d’exception » … comment dire … Non.
          On sait bien comment cela commence et pas comment cela finit.
          Car il faudra rapidement se servir des dites lois d’exception pour faire taire tous ces opposants qui ne sont pas contents et qui ne font que critiquer. Et ces braves libéraux seront mis dans la même charrette au passage (ce sont des sales égoïstes de toute façon).

          1. Kazar

            J’étais à peu près sûr de votre réponse, mais vous me faites bien marrer : que font les socialistes en ce moment ?
            Loi de programmation militaire hyper intrusive ;
            Loi contre le terrorisme avec interdiction de sortie sans contrôle d’un juge sur soupçon (m’est avis qu’il faut plutôt les empêcher de rentrer, mais bon…).
            Alors oui, lois d’exception, et je sais que ça aura du mal à passer, pour lutter contre l’immigration et la délinquance.
            Quand des mômes de 12-13 de cités foncent dans des rangs de CRS en scooter pour ralentir la progression de ceux-ci en suivant les instructions des dealers, et sont dehors 2 heures plus tard, il faut des lois d’exception.
            Sinon, FN ou pas FN, peu importe, ce pays est foutu.

            1. Caton

              Difficile de contester la dérive autoritaire du régime actuel… En effet, la république devient une dictature molle, ce qui n’est pas forcément anormal pour un pays en voie de sous-développement.

              1. passim

                Le socialisme, totalitarisme mou, évolue immanquablement vers un totalitarisme dur. Relire ce qui est dit des années précédant l’arrivée des dictateurs dans les années trente (Hitler, Lenine, Mussolini)
                Le collectivisme ne peut que s’étendre, par définition, à l’ensemble de la société, de plus en plus caporalisée.
                Valls est peut-être le signe de cette évolution.

    2. Deres

      Avant les élections, il est certain que les socialistes affirmeront que si leurs adversaires gagnent, ceux-ci remettront en service Fessenheim. Cela obligera les écologistes à les soutenir. En plus, avec nos socialistes de droite (les plus bêtes du monde, genre Juppé) il faut s’attendre à ce qu’ils promettent eux aussi que la fermeture sera définitive en se défilant comme d’habitude pour des vues électoralistes à court terme.

      1. Calvin

        Oui, aucun politicien n’est capable d’expliquer calmement les avantages et les inconvénients des différentes options à notre disposition.
        Et puis les médias donneront la parole aux eco-conscientises, aux artistes, aux écolos, et ce sera un fail.

    3. Kekoresin

      Plutôt délocalisation sur la lune où les (nationaux) socialistes pourront installer leur base pour mieux revenir conquérir la planète. Ho ça va hein, c’est pas plus débile que les autres promesses auxquelles les hordes d’incultes ont eu la naïveté de croire!

        1. gameover

          Oui j’avais vu Kazar mais je pensais que tu ne parlais là que des 11.7Mds vs les 2,000.

          D’ailleurs le cumul des déficits et l’amortissement est dans le doc joint à l’avant dernière page (tableau d’amortissement de la dette SS).

          Si quelqu’un sait ce qui s’est passé en 2003-2004 et 2010-2011 car là où bon an mal an on rajoutait de 5 à 10Mds par an dans la dette cumulée, on a tout à coup introduit 39.1Mds en 2004 et 67.8Mds en 2011 !

          A l’époque je n’étais pas en france et je n’ai pas suivi.

          Ca ne m’étonnerait pas qu’on ait transféré à la SS des caisses déficitaires y inclus leurs déficits…(SNCF, RATP,…) mais bon, je suppute seulement…

          http://www.securite-sociale.fr/IMG/pdf/la_lfss_2014_en_chiffres.pdf

          1. Kazar

            Non, je te rassure, pour la SCNF, on a transféré sa dette en créant RFF 🙂
            La France est championne dans le domaine du camouflage de la dette.

  20. NicolasPimprenelle

    En parlant d’égalité ils auraient du pousser le bouchon un tout petit peu plus loin en prévoyant dans le budget 2015 les memes indemnisations pour les grossesses des hommes (examens, échographies et péridurales) que pour celles des femmes, en plus c’est une mesure sociale.
    Je dis une betise là ?
    En meme temps, le curseur du foutage de gueule est pas encore au taquet (on s’en aperçoit tous les jours) alors on peut faire encore mieux !
    De toute façon on finira bien par l’avoir dans l’os, et ce, sans péridurale …

    1. Deres

      Oui, et pour préserver le budget, ils auraient diviser par deux les indemnisations de tout le monde … 50% d’économie mais avec plein de justice sociale dedans. Et c’est l’essentiel !

    2. gameover

      Là où les femmes l’ont eu mauvaise dans l’égalité égalitaire c’est quand il a été interdit de tenir compte du sexe pour les cotisations d’assurance santé et automobilesque… quand bien même pour l’automobile on sait que le coût des accidents du genre F est inférieur… mais, mais, mais c’était presque du raciiisme, vous n’y pensez pas quand même…

      1. Aristarque

        C’est une compensation pour le fait que, bien qu’ as du volant par naissance, nous n’ arrivons pas toujours à éviter les excentricités du genre 1 au volant. C’est que cela change d’ avis encore plus vite que nous, ces petites bêtes !…

  21. Kekoresin

    Entendu ce matin cette mère de famille qui se plaint qu’elle manquera du bon argent de l’état pour acheter un lit à son cinquième moufflet! Le sevrage de l’argent gratuit va être douloureux dans un pays qui a toujours refusé de mettre cote à cote le cout et l’efficacité. Sans l’état, fini les galipettes procréatrices onéreuses? Parler argent devant un petit cancéreux est forcément indécent non? Pas de débat donc dans cette France baillonnée par la bien pensance dont la morale est à géométrie variable selon la provenance des fonds!

    Et Clown 1er agite les bras sur son monocycle branlant pour récupérer 300 millions. Dans le même temps ou presque, il se pointe joyeusement à une conférence internationale et lâche 800 millions sur l’autel du dogmatique réchauffement planétaire! Il faut savoir également que la France dilapide plus de 12 milliards par an pour promouvoir les économies des pays émergeants. Ainsi, 1,3 milliards sont déversés sur la Côte d’Ivoire en 2013, des centaines de millions pour le Brésil, et même pour la Chine qui a forcément besoin du contribuable français pour développer son industrie moribonde! Ca représente un peu moins de 0,5 % du PNB français mais nos joyeux Pieds Nikelés pensent augmenter la plaisanterie à 0,7% en 2015.

    Je vous le dit, le Père Noël n’est plus au Pôle Nord ni en Finlande, mais bien à l’Elysée!

    Même si la SS est une escroquerie au service d’une paix sociale bien fragile, les socialistes pompent toujours plus profondément dans les poches des classes moyennes, qu’on punit au passage d’avoir un travail contre rémunération – les salauds. Si ça ne suffit pas, un parlementaire émettait hier la possibilité de s’attaquer plus vigoureusement aux économies des retraités qui ont eu l’audace de mettre du fric de côté.

    Aucune écope ne semble assez grande pour vider les cales du Titanic et mort à celui qui prône le colmatage durable!

  22. LOG

    Un peu hors sujet, mais voilà un petit calcul intéressant et à propos me semble-t-il.
    Lorsque l’on entend que le trou du budget est de 2000mds, ou le trou de la sécu 350, ou le déficit 11mds, on peut parfois également faire le calcul rapide de ce que ça représente par tête. Et c’est déjà un montant assez important. Mais ce calcul est très biaisé puisque tout le monde ne paye pas le même impôt. Par impôt j’entends tous prélèvements obligatoires, IR, IS, charges sociales, TVA.
    Et donc un calcul plus judicieux est d’estimer la contribution totale de son foyer, au total et ensuite relativement au budget de l’Etat. Ca donne en quelque sorte le nombre de parts de « France » que chacun détient. Et donc s’il faut renflouer les 2000mds, combler le déficit etc, en supposant que la répartition reste la même, on peut estimer ce que ça va effectivement nous coûter à chacun, en faisant
    [total prélèvements du foyer] * [taille du trou en question] / [budget]
    En supposant que le budget est autour de 350mds, j’estime que la dette française si elle doit être remboursée me coûterait ~700k Eur sur les années à venir. Et c’est bien sûr sans considérer tout le m.rdier hors bilan des engagements futurs de retraites etc etc.
    Mais je dis ça au conditionnel, ce serait dans le cas où j’aurais gardé mes activités économiques en France. Donc sans animosité aucune, je vous dis, bon courage, amusez-vous bien, mais sans moi.

  23. royaumont

    HS mais je ne peux pas résister. JV Placé se porte candidat à la présidence du Sénat.
    Le premier qui rigole gagne un dîner en tête à tête avec Duflot.

      1. korsor

        Marveulousse ! You ARE a funny guy ! Humour débridé, commentaires déplacés, remarques cavalières à cheval (roumain ou pas roumain le bestiau d’ailleurs ?!), presqu’un sans fôte – sauf qu’il fallait « le connard laquais » du ps voyons !!! Et toc, 2 points de moins sur la retraite !!! 🙂

        hs : Sylla, mon préféré, avant Jules ou Augusto… Z’avez lu Simiot ? Un conseil de lecture sur ce dictateur ? 😉

        1. Quiet Desperation

          Chut, mon ami, un peu de discrétion sur les mamours, GO va – encore – dire que si on fait des petits, on lui en garde un…

          Sur Sylla, j’aime beaucoup la bio de Gros Léon, plus intéressante que celui de Carcopino.

          Big Léon comme historien avait une patte, sûrement pas sorbonnagre. Mais il avait une culture pyramidale : je te conseille dans un autre domaine « Le voyage de Shakespeare ».

          1. korsor

            Léon du Moulin de son père… Je note kamarad ! – j’ai bon sur le ton là ? Merci du tuyau, j’avais vu mais j’hésitais… 😉

            Enfin, question bouquins j’ai de quoi voir venir…

            Vous avez une « liseuse » vous pour lire les vieilleries gratos ou les éditions pirates de « ma vie avec scooterman » ? Marque ? Usb ? Sd ? Encre électronique ?

            Un lien pour h…

            http://www.priceminister.com/offer?action=desc&aid=590716932&productid=177429490

            1. Quiet Desperation

              J’achète des livres depuis… quasi un demi-siècle… alors, évidemment, ma bibliothèque est fournie… et je déteste les « liseuses »…

    1. carpe diem

      je ne supporte pas ce mec. C’est un pansement, un contraceptif, une montagne de connerie abyssale.
      Qu’il reste encore longtemps chez les verts, on pourra rouler tranquilles…

      1. Caton

        Moi j’aime bien, il a une bouille bien ronde qui va parfaitement dans la cible de mon jeu de fléchettes… comme le roi Solex. J’ai plus de mal avec les petits nerveux secs, ça laisse plein de vide sur les côtés.

      2. thom__yorke

        Je trouve quand même ça dingue qu’il continue à faire parler de lui avec la quantité de casseroles qu’il se traîne… Il me fait bien marrer mais son aplomb me fait froid dans le dos.

  24. Aristarque

    Reprenez les billets des deux ou trois derniers jours et vous trouverez des échanges entre GO, QD et Bibi entre autres, à propos des conditions de travail qui lui botteraient convenablement et qui vous éclaireront. D’ailleurs sur mon dernier commentaire, il n’a pas contesté être prêt à payer dans les conditions évoquées…

  25. Aristarque

    Il semblerait que non? Maintenant, est ce que les fonctionnaires qui tamponnent ces certificats n’ en croquent pas au passage ? C’est une autre question. Au moins les Suisses mettent en oeuvre un contrôle…

    1. Ano59

      La prostitution sera à la fois illégale et promue par l’Etat. 🙂

      Un non-sens fictif qui me fait penser à un autre bien réel, le principe de l’AME, une disposition légale destinée aux personnes en situation illégale (= qui ne devrait pas exister sur le papier).

      En dehors de toute critique sur le fond de l’AME, le principe d’un loi destinée à couvrir un cas qui ne devrait pas se poser selon la loi m’a toujours un peu amusé.

      1. Aristarque

        C’est le côté bon samaritain de notre classe politique mais avec l’ argent des autres. Dans la parabole des Évangiles, ce bon Samaritain paie de sa poche… :mrgreen:

    2. petit-chat

      C’est prévu : il s’agirait d’emplois aidés composés de sans-dents incultes.
      Du coup, ça devient des emplois d’avenir.

  26. Christophe

    Enorme ! Cela tourne au vaudeville, au running gag. C’est Benny Hill accouplé aux Monthy Python dans une partouze géante.

    ************

    Selon le budget présenté ce matin, la France prévoit d’afficher un budget à l’équilibre en 2019 et non plus en 2017 comme prévu.

  27. Christophe

    Stop the presses !

    L’introduction de la proportionnelle est un signal clair…
    C’est meme le canari dans la coal mine.

    Le calendrier collerait parfaitement.

    Modif 1er semestre…

    Septembre 2015, l’état de l’économie sera catastrophique, crise politique.

    Dissolution automne 2015.

    Pépère aura un an et demi pour se refaire une virginité, et se faire oublier et promouvoir Valls. La droite sera branlante, avec des deputes FN en opposition.

    mai 2017 : on repart pour un tour. Elle est pas belle la vie hein ?

    *************
    D’après une information Europe 1, François Hollande pourrait accélérer les grandes réformes institutionnelles qu’il avait pour la fin de son mandat. « Le président va donc lancer les grandes manœuvres dès le début de l’année prochaine. » nous informe Europe 1.
    Deux réformes seraient initiées début 2015, qui pourraient transformer en profondeur le paysage politique français.

    Première mesure : la réduction du nombre de députés. Aujourd’hui 577, leur nombre devrait « baisser significativement », pour professionaliser davantage des députés qui ne pourront plus cumuler mais auront des équipes plus professionnelles.

    Deuxième mesure : l’introduction d’une « dose de proportionnelle ». C’était l’engagement 48 du candidat Hollande : « J’introduirai une part de proportionnelle à l’Assemblée nationale ». Selon Europe 1, celle-ci être « probablement autour de 10% ».

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