Réforme des collèges : les profs sont-ils encore indispensables ?

Si, en matière économique, les réformes gouvernementales sont pour le moins timides en France, il en va tout autrement en matière sociale depuis l’accession au pouvoir de François Hollande où le turbo a été enclenché à tel point qu’on se demande même maintenant s’il n’est pas coincé à mort. Et dans le domaine de l’éducation, ce turbo encloué provoque une véritable avalanche de bricolages de plus en plus hardis, pour ne pas dire fous.

Et ce sont donc deux gros bouts de réforme massive qui s’insèrent avec la grâce d’un hippopotame blessé dans un goûter d’enfants, gros bouts qui s’ajoutent au nombre déjà élevé d’altérations que le ministère de l’Éducation Nationale a fait subir à l’enseignement en France en comparaison desquelles les pires tunings automobiles paraissent presque conservateurs.

bout-du-rouleau

La première « réforme » vise à supprimer le latin, le grec et, tant qu’on est dans les langues mortes, l’allemand (qui l’est bien assez au yeux de certains), au motif qu’elles seraient élitistes. Élitiste : l’anathème est puissant, dévastateur et en Socialie médiocrophile, carrément psychopompe. Devant l’énormité de l’atteinte, il aura fallu plusieurs jours pour que, sonnés, les opposants à un si néfaste projet s’organisent et fassent part de leur désaccord total. Vu la bronca tant à droite qu’à gauche, il n’est même pas impensable d’imaginer que Najat Vallaud-Belkacem, l’ingénue ministricule en charge de l’Éducation Nationale, recule sur ce point.

La seconde « réforme », aussi joyeuse que hardie, entend pour sa part modifier les priorités des programmes d’Histoire à coup de pelle dans la nuque. J’avais évoqué cette question il y a quelques jours lorsqu’on apprenait que ces programmes n’imposeraient plus un ensemble de savoirs pourtant indispensables (les guerres de religions, les Lumières) au profit d’autres éléments devenus, eux, obligatoires (l’Islam ou les traites négrières, par exemple). Ceci, allié à l’idée de Manuel Valls, aussi stupide qu’accidentelle, de proposer des cours de comédie et d’improvisation, finissait de brosser un tableau particulièrement pittoresque de l’enseignement version 2016, dans lequel, en substance, le piètre, le mou et le fadasse n’étaient plus seulement un but accepté par défaut, mais en devenaient comme ouvertement recherché, avec gourmandise.

On le comprend, c’est du lourd, du costaud, du quasi-magique : le niveau, d’années en années, s’effritait. Il va maintenant s’effondrer avec les merveilleuses idées-boutoir de nos apprentis-ministres dont tout indique qu’ils sont en roue libre. Normal, du reste : ni Valls, ni Vallaud-Belkacem, ni, bien sûr, Hollande n’ont le moindre pouvoir sur les questions économiques. La France ne va pas bien, son État exsangue n’a plus un rond et il lui faut maintenant recourir aux expédients les plus miséreux avant la tonte massive du peuple pour faire encore illusion. Seul levier possible et même rigolo pour nos gouvernants : le social, le bricolage au niveau des normes de société, de l’embrigadement des têtes blondes, des éléments de langage dont il faudra farcir le téléspectateur pour qu’il s’accommode du vivrensemble qu’on lui promet génial, un jour futur.

Moyennant quoi, c’est l’hystérie réformatrice tous azimuts.

Comme Hollande n’a pas le courage de s’attaquer aux réformes de fond de l’État français, comme aucun de ses ministres n’a jamais retrouvé l’unique gonade gouvernementale qu’ils avaient eu en leasing en début de mandat, laissée en partage par un vieux général qui n’en avait plus l’usage et qui fut égarée au cours des années 70 ou 80 par un des blaireaux qui lui succédèrent, comme il faut, de nos jours, s’agiter tant et plus quitte à raconter d’énormes bêtises pour ne pas disparaître au milieu de la gigantesque soirée mousse en laquelle s’est muée l’actualité, comme tout s’y prête trop bien, le collège s’est transformé en champ de bataille des idéologues débridés.

évaluation scolaire à base de gommettes

Et c’est ainsi qu’on se pose des questions essentielles. Les rythmes de travail bousculent les petits chatons ? Allégeons les horaires. Modifions-les, ici, là et là. Introduisons des matières fumeuses et des transversalités grotesques. Vive les mercredis matin pâte-à-modeler ! C’est si utile, pour savoir lire, écrire et compter, pour comprendre notre monde, pour trouver un job plus tard !

Et si la grammaire était sexiste ? Réformons-là, changeons ces règles qui enquiquinent tout le monde. D’ailleurs, la société s’y prépare doucement qui réclame, à force de pétitions, qu’on revienne enfin sur l’abominable machisme de la langue française qui tolère bien trop les sentinelles viriles, l’absence de grenouil et de sages-hommes ou même les mots épicènes !

Et si les notes ou le redoublement, c’était trop dur pour nos frêles élèves ? La vie est déjà dure pour eux, notamment lorsqu’ils sont issus de milieux pauvres, rebaptisés avec beaucoup d’à-propos en « défavorisés ». Et si on favorisait les défavorisés ? Il suffirait de diluer le redoublement parce qu’il n’est pas adapté, que c’est méchant et que de toute façon, un chômeur bachelier n’en sera pas moins ni chômeur, ni bachelier s’il sait écrire, voyons ! Quant à les noter, c’est encore plus cruel puisque ça discrimine, ça sépare, ça casse le vivrensemble ! Basta les notes, vive les gommettes !

Et enfin, si un discours trop clair, trop simple, empreint d’humilité et transparent pour qui sait lire ne permettait pas de convoyer à la crédule populace toute la substantifique morgue qu’on éprouve pour elle ? Qu’à cela ne tienne, on ouvrira bien vite les robinets à novlangue, comme jamais.

De réformes en réformes, à force d’aplanir un peu tout (dans la joie et la bonne humeur, attention !) on finira bien par avoir un collège et, plus largement, un enseignement capable de fournir à tous le minimum requis pour bien démarrer dans la vie. Comme ce minimum demande des efforts, des moyens et des exigences, on abaissera simplement son niveau jusqu’au plus petit dénominateur commun des élèves. En plus, c’est facile puisque ce minimum doit probablement ne pas être plus large que le consensus des horaires de cours matinaux. Le collège, comme l’école il y a quelques années, deviendra à son tour une simple garderie dans laquelle quelques activités ludico-éducatives seront proposées, de façon souvent optionnelle, en marge de longue récréations.

fascism - socialism

Et pour le coup, on est sûr de la réussite de cet ultime programme, de cette prochaine réforme.

Parce que ne vous leurrez pas : après les notes, après le redoublement, après Louis XIV ou les Lumières, après le genre, après la grammaire, le calcul, le latin, le grec ou l’allemand, ce qu’il faudra bien « adoucir » à grand coup de réformes, ce seront les enseignants eux-mêmes : trop contraignants pour les élèves, trop coûteux pour l’État, trop difficile à gérer électoralement parce qu’ils font un travail maintenant trop pénible pour une société qui n’en peut plus, il sera aisé de les rendre à leur tour optionnels. Et ils seront d’autant plus faciles à dissoudre dans un grand rien moelleux qu’on ne les a même pas entendus se rebeller devant la brochette de débilités outrancières des dernières années.

Alors, oui, forcément, ça va bien marcher.

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Commentaires260

  1. Rillettes et politique

    Je n’en revenais pas de lire « disparition du latin et du grec », j’ai vérifié pour voir s’il n’y avait pas d’exagération…bah non. Au-delà de l’aspect « langue », ces cours introduisaient à l’histoire, aux mythes, à la philosophie, et aidaient à mieux comprendre et écrire la langue française. Et qu’on m’explique comment une option qui peut être choisie librement est élitiste…Au contraire, les supprimer c’est refuser un accès à la culture pour ceux qui n’en ont pas forcément chez eux.
    Je suis totalement dépitée par tout ce qui se passe actuellement. On est vraiment dans la destruction massive, le nivellement par le bas. Quelle place dans ce pays pour ceux qui veulent s’élever et se cultiver? (je dis bien se cultiver, pas être cultivé de force avec les produits que l’EdNat a choisi).

      1. Pere Collateur

        En effet. Les options latin / grec etc… ca n’est un scret pour personne, étaient surtout utilie pour diriger ses chiards vers des classes d’un niveau correcte et surtout exemptes de toute « richesse multi culturelle ».

        Maintenant, si ca n’est plus possible de procéder de cette facon dans le publique, alors ca sera dans le privé.

        Le seul truc de dommageable, c’est que les parents payeront deux fois: Une fois via l’impot pour le publique dont il n’auront plus l’usage.
        Et l’autre pour scolariser les chiards dans le privé.

        Mais que ne ferait on pas pour ses chti nenfants…

        De là à penser que les parents pragmatiques, au vu du cout moyen du moutard, pourraient être tres fortement dissuadé d’en faire et que du coup le fameux taux de fécondité des francais pourrait en prendre un coup…

        1. Caton

          Le dernier paragraphe est discutable. Le socialisme français a mis en place un « eugénisme à l’envers », où ceux qui réussissent sont encouragés à ne pas avoir d’enfants. Le taux de fécondité des français dans leur ensemble ne semble pas en avoir souffert… seul celui de la classe moyenne est en chute libre.

        2. Rillettes et politique

          Je ne suis pas forcément d’accord. Oui il y avait un côté « choix de classe »…Mais ce n’était pas le cas partout. J’ai envie de hurler « et la culture bordel! ». Je suis la première à défendre le savoir lire écrire compter, mais je pense que l’école doit aussi apprendre à réfléchir par soi-même, et l’accès à l’histoire, aux civilisations donnent à réfléchir, à se poser des questions, à évoluer. Ils veulent vraiment faire un peuple de moutons zombifiés…

                1. Fr3ddy

                  ho que non: Des électeurs qui ne savent ni lire ni écrire ni compter, c’est tellement malléable.
                  c’est du pain béni pour les socialistes.

              1. Val

                @Calvin , certes mais il y aura de moins en moins de moutons et ceux qui resteront seront pourvus de fourrures mitées . Miracle du socialisme . Abracadabra et pouf plus de richesse .

          1. Kazar

            Les moutons, c’est ce qui se contrôle le plus facilement, et ils veulent surtout garder le pouvoir…Seuls les enfants de parents ayant un certain niveau auront une chance de sortir de la médiocrité, il ne faudra plus compter sur l’école (au sens large). Les socialistes actuellement aux manettes font une politique exactement à l’opposé de leurs dogmes.

          2. Janus

            « Ils veulent vraiment un peuple de moutons zombifiés » Mais ce n’est pas d’aujourd’hui. Vous semblez tous découvrir les évidences socialistes mises en œuvre depuis le plan Langevin Wallon et les délires des pédagogistes : On est seulement au terme du processus dont l’origine remonte aux délires maçonniques de la période post révolutionnaire (Edgar Quinet) : Une vidéo intéressante bien que trop elliptique sur le sujet : http://www.tvlibertes.com/les-idees-a-lendroit-n04-la-mort-de-lecole-est-elle-programmee/

            Sinon lire les travaux très complets de Philippe Némo sur le sujet

            La seule sortie possible : Le chèque scolaire, la concurrence et laisser le mammouth s’étouffer sous son propre poids. La concurrence permettrait de très rapidement secouer les endormis et les professeurs de qualité (il y en a encore un certain nombre) auraient vite fait de reprendre pied et de relancer leur domaine.

            1. MrPhilGood

              Bonjour,
              En tant que maçon, je souhaite apporter quelques éclaircissements. La maçonnerie régulière n’a pas pour but et interdit toutes discussion sur la religion et la politique et par conséquent tout sujet de société. Elle impose toutefois une croyance, quelque soit sa forme, à son origine en dieu, et aujourd’hui en l’existence d’un force, d’un être supérieur à la condition humaine. Touts formes de croyances sont alors acceptées, sauf si vous êtes scientologue 😉 Le parcours maçonnique est une voie initiatique INTERIEURE non dogmatique, basée principalement sur le symbolisme. L’individu suis sa voie en toute liberté.
              Il existe en France une obédience, le Grand-Orient, qui a rejeté la croyance en dieu en 1877 et qui depuis lors considère qu’à tous niveaux de l’obédience, l’interventionnisme politique et social est possible. C’est une voie EXTERIEURE, qui souhaite modifier la société pour le meilleur.
              Je ne porte pas ici de jugement de valeur, beaucoup de frères du GO ne s’intéresse pas à ce type de problématiques sociales et suive leur chemin librement.
              L’objectif de cette courte explication est de vous dire que ce ne sont pas des « délires maçonniques », car pour tous les maçons réguliers et beaucoup qui ne le sont pas, vous nous insultez.
              N’hésitez pas si vous avez d’autres questions, j’essaierais d’y répondre…

              1. Sanders

                Dr Feelgood, n’était-ce pas aussi ce médico qui droguait le pauvre JFK ? mais qu’importe, c’est au pied du mur que l’on reconnaît le maçon, et le mur, ici, on connaît assez bien, n’est-ce pas ?
                c’est celui dans lequel on est rentré… depuis quelque temps déjà… et l’embrayage commence à fumer…
                Et puis, sans être du bâtiment, il me semble que l’orthographe n’est pas incompatible avec la truelle…

                1. MrPhilGood

                  Non mais elle l’est sans mes lunettes de vieux 🙂
                  Et pour le mur, en tant que libéral indécrottable, je pense que l’avenir ne casse pas des briques…

          3. Laure

            Tout à fait d’accord. Sans compter que, en coupant l’accès à un « élitisme » culturel à l’école, cette réforme va en réalité (comme d’habitude) accroître les « inégalités » qu’elle prétend combattre. Les enfants de familles aisées ou cultivées s’appuieront naturellement sur leur milieu familial pour compenser le manque de culture dans l’enseignement scolaire, ce que ne pourront pas faire les autres.

        3. hugeus

          Comme Caton, je récuse votre dernier paragraphe, et suis prêt à vous fournir les données statistiques vous montrant que le fameux taux de fécondité observé en France concerne beaucoup moins les Françaises que les autres !

            1. hugeus

              Puisque vous vous êtes « étendu » confortablement, commencez par vérifier ce que vous savez déjà, à savoir que la France est historiquement une terre d’accueil beaucoup plus intense, dirais-je, que ses plus proches voisines, en tout cas elle ne souffre pas la comparaison jusqu’à la fin du siècle dernier :

              https://www.google.fr/publicdata/explore?ds=d5bncppjof8f9_&met_y=sp_dyn_tfrt_in&idim=country:FRA:GBR:USA&hl=fr&dl=fr#!ctype=l&strail=false&bcs=d&nselm=h&met_y=sm_pop_totl_zs&scale_y=lin&ind_y=false&rdim=region&idim=country:FRA:GBR:DEU:ITA:ESP&ifdim=region&tdim=true&hl=fr&dl=fr&ind=false

              Ces migrants ne viennent pas faire du tricot, mais construire une famille comme tout le monde, hein !
              La démographie est la seule science humaine exacte, après tout c’est des maths.
              Cependant, s’il vous faut une confirmation par l’expérience de ce que les humains font des petits, c’est tout à votre honneur, il ne vous reste donc qu’à consulter le dernier rapport de l’AFDPHE

              http://www.afdphe.org/sites/default/files/bilan_activite_2013.pdf

              Je suis sympa avec vous, allez directement à la page 62. La drépanocytose n’est dépistée que chez les nouveaux-nés ayant un ou des parents d’origine africaine. 68% des naissances en IDF en 2013 (54% en 2005) 35% en métropole (25% en 2005).

              Vous me pardonnerez mon ton un peu professoral, mais je fatigue d’avoir à prouver depuis des années ce qu’on observe aisément dans les transpire en communs pour peu qu’on ne soit pas dans le déni le plus total. Je laisse à notre hôte le soin de vérifier mes liens avant publication. Désolé pour l’URL de 6 lignes.

              1. Pere Collateur

                Ouch. Effectivement ca fait mal.

                Il est d’ailleur étonnant que la publication du test de dépistage de la drépanocytose ait échappé à la vigilance de la bien pensance, vu que ca fait très statistique ethnique sur les bords et qu’on avait dit qu’on faisait pas dans notre beau pays…

                Donc oui, on peut dire qu’en voila une belle idiocratie en devenir avec du beau darwinisme à l’envers.

                1. hugeus

                  Merci pour votre réponse.
                  Eh oui, il y a quelques stats ethniques !
                  Ahhh, ce fameux mur de la réalité qui revient dans la face des constructivistes de temps en temps…
                  Le darwinisme à l’envers, autrement appelé dysgénisme, existe depuis que la médecine existe, avec une accélération certaine depuis la généralisation des aides sociales.

                2. gameover

                  Père Collateur, tu verras que dans le rapport il a été question pendant un temps d’arrêter de cibler une population spécifique et donc d’appliquer ce dépistage à toute la population… juste pour ne pas être accusé de faire du ciblage ethnique… LOL

                  Plus d’un enfant sur 3 né en france a une origine « méditerranéenne »…

                  1. Pere Collateur

                    D’un autre coté, je me dis qu’on peut bien être d’origine méditérannénne, et tout de même vouloir une bonne education pour ses gosses.
                    Et donc que le raisonnement qui consiste à se dire que ca devient hors de prix peut aussi s’appliquer à cette catégorie de population, avec donc logiquement l’arbitrage pragmatique dont je parlais initialement…

              2. beldchamps

                Sans compter sur l’âge moyen de la mère, je m’explique en caricaturant un max : si je fais mes 2 enfants à 40 ans car je suis CSP++, pendant qu’une autre les fait à 20 ans, arrivées à 40 ans, j’ai 2 nouveaux-nés mais chez ma voisine il y a deux enfants de 20 ans et 4 bébés …Donc même si le taux de fécondité est le même, le développement démographique est nettement plus rapide d’un côté. Y a-t-il des démographes qui auraient évoqué ce sujet (ou ont-ils le droit de communiquer dessus) ?

                1. hugeus

                  Bien vu !
                  Ceci s’additionne au flux migratoire toujours actif (+ de 200 000 par an en âge de procréer) pour expliquer la forte progression du % du dépistage de la drépanocytose (pour rester politiquement correct).

                2. gameover

                  Oui bien vu beldchamps… fais gaffe quand même car à 40 ans tu as des risques d’avoir des trisomiques… comme les crevettes, tout est bon, sauf la tête…

                  1. beldchamps

                    J’avais bien précisé « caricature », mais en même temps, quand une femme cumule études longues + décalage complet entre milieu social d’origine et milieu professionnel, l’âge moyen au 1er enfant s’envole, c’est sociologique, mais vu l’ascenseur social offert par l’Ednat’ aux nouvelles générations, pas sûre que ce phénomène perdure … il me semble en revanche qu’apparaît progressivement le report des grossesses d’une certaine classe moyenne (à bas salaires, et qui refuse l’assistanat, certes) pour raisons financières, phénomène nouveau.

      2. Deres

        Tout le système totalitaire est déjà en place, c’est cela qui est beau. L’enseignement à la maison est autorisé mais dans les faits en soumis à autorisation avec inspection régulière. Sinon, ils peuvent vous forcer à les envoyer à l’école ou même vous les prendre si vous n’obtempérez pas. Il suffit donc de quelques décrets sur le contenu obligatoire de l’enseignement et quelques règles abscons pour interdire de fait la scolarisation à la maison.

      3. Laure

        Les places vont être chères ! Le privé est limité par quota à 20% des élèves d’une classe d’âge, et les catholiques font de leur mieux en ce moment pour remettre la main sur leurs écoles. Il va falloir du privé athée pour les athées.

      4. ironbooboo

        « Ils liront des livres par eux même … »

        Exactement ce que je me suis dit en lisant l’article.
        On est pas plus dépendant de l’état pour notre instruction que pour le reste et de toute façon ça fait déjà des années et des années que chacun doit utiliser sa curiosité pour se finir « à la main » après ses études, surtout dans les filières pro.

        Autant laisser les élèves s’intéresser à ce qui leur plait plutôt que les confier à l’EdNat qui leur farcie la tête d’idioties à les en dégoûter du savoir.
        Combien de temps par exemple avant que l’apprentissage du latin devienne la belle occasion de rappeler à tous que l’homosexualité était bien acceptée à Rome ?

        Si ces idéologues à la petite semaine délaissent certains sujets, c’est tant mieux. Une occasion inespérée de se les réapproprier en fait.
        Pour tout dire je trouve même positif que le niveau chute de plus en plus vite. Les élèves verront d’autant plus la nécessité de se cultiver par eux même qu’ils se sentiront largués, incultes et idiots en arrivant dans la vie active.
        Personne n’a envie d’être le crétin du village et de le rester.

        Et puis qui aurait pu croire, il y a encore quelques années, que le socialisme renoncerait de lui même à se parer des beaux atours de l’humanisme des lumières ? Même Mr de 16 aurait dû être surpris sur ce coup là 🙂

        1. Sanders

          Quand on lit ce que disait Voltaire (et quelques autres…) de l’Islam, notamment dans sa tragédie de « Mahomet », on conçoit, que peut-être, les Lumières… pour un parti qui se targue de recevoir les votes de 90% des immigrés musulmans…. et espère de continuer dans ces voies…

    1. nicolas

      En GB ils ont fait ce genre de delire. Resultat, les riches et ambitieux placent leur enfants dans des ecole a 25.000 par ans.

      50% des familles londonnienne payent des cours privés en plus de l’ecole nat..

      Enfin l’expérience montre que lorsque le prof dezingue les bons eleves, les autre montent un tout petit peu, et les bons, qui s’ennui ferme, ne font plus rien. bref, la moyenne de la classe s’effondre… car en plus les parents des bons les change d’école..

      Quant au busing, en deux/trois ans, cela provoque le renouvellement à 100% des eleves !

      1. hugeus

        Je n’aurai jamais les 25.000 par an…
        Mon petit qui est en CE1 et qui n’a presque pas de devoirs a droit à une dictée de trois lignes et dix opérations de calcul, cela deux fois par semaine depuis le CP, sous contrôle parental. Résultat, la maîtresse lui fait sauter son CE2. C’est dire le niveau général de ce qu’on attend des élèves !

        1. Black Mamba

          C’est sûr que tu n’as pas cette somme, elle te serait à ta disposition sans les maudites charges sociales , les impôts et taxes … L’Etat nous spolie et en plus , il nous offre un mauvais service…

          1. bob razovski

            C’était la réponse qu’avait fourni un de mes amis émigré à New york dans les années 80, à un français bien de chez nous.

            Ce dernier s’affolait de la somme demandée pour faire des études supérieures aux US, et n’hésitait pas à fanfaronner sur notre éducation gratuite pour tous.

            Mon ami répondit simplement que cet argent, il le mettait de côté régulièrement, et qu’au final ça ne lui reviendrait même moins cher que des ponctions socialistes réalisées sur son salaire. De plus, cette épargne générait quelques intérêts, forts utiles pour se payer des p’tits weekend sympa.

  2. Le Gnôme

    Le je ne veux voir qu’une tête, aligner les meilleurs sur les moins capables est une vieille lubie socialiste qui confond égalitarisme et égalité des chances qui fait et fera la fortune des écoles privées.

    Non d’une pipe, dire qu’il y a cinquante ans, on me filait des coups de règle sur les doigts si je ne savais pas la leçon de grammaire ou ma table de multiplication.

    O tempora, o mores disait déjà ce bon Cicéron.

    1. Charles

      La république est née d’une envie égalitariste comme vous la décrivez, c’est finalement un simple retour aux sources…pensez-y

        1. Charles

          J’espère que cette fois nous irons jusqu’au bout. Les vieux de la manif n’étaient pas très chaud pour un peu d’action…

        1. hugeus

          … pour ma part je dirais que c’est la taille de l’ensemble qui diminue drastiquement dans le cas de la survie, car survivre tout seul, pour le coup c’est impossible, moins que vous connaissiez le secret de la reproduction asexuée ou soyez en avance dans le domaine du transhumanime !

        1. Val

          @Cretinusalpsetris excellent !
          Il n’y a pas eu un navet littéraire qui s’appelait « ensemble c’est -mou- tout » ? prémonitoire !

        1. Caton

          Cela dépend. C’est moins compliqué pour un dealer de drogue à Marseille qui veut une Kalach que pour un bijoutier niçois. Mais en gros si vous n’êtes pas un criminel endurci, c’est très difficile.

          1. Lilitango

            Le port d’arme est réservé en France à quelques cas rares (protection rapprochée par exemple).
            En revanche on peut obtenir un permis de détention: il faut s’inscrire dans un stand de tir, payer sa licence fédérale, (casier judiciaire vierge exigé) avoir un carnet de tir où doivent être consignées trois séances contrôlées par an, espacées de 2 mois minimum.
            Puis on effectue une demande d’acquisition auprès de la préfecture. Ce papier (qu’on attend parfois 6 mois…) est exigé par l’armurier, ainsi que la facture d’un coffre ou armoire forte. La détention d’une arme donne droit à l’achat de 1000 munitions par an en armurerie. Au-dela il faut se fournir dans les stands (c’est plus cher).
            A noter que la détention et le transport de tout ça sont aussi très réglementés.
            Bref, je suppose que pour un caïd de cité c’est beaucoup plus simple.

        2. Pepe

          Le port d’arme est presque impossible, une détention d’arme par contre facile à obtenir, mais! si vous voulez une solution assez simple et impossible à pister par l’état-maman optez pour une arme à poudre noir plus délicat à manier mais très efficace.

          1. Kazar

            Sujet déjà maintes fois évoqué, en cas de crise, l’État aura bien autre chose à faire de venir confisquer les armes. Et la poudre noire c’est sympa, mais ça ne rivalise pas avec 14 ou 18 coups dans le chargeur…

            1. Caton

              Donc, si je vous comprends bien, la meilleure chose à faire est d’acheter une arme de guerre, quelques chargeurs et beaucoup de munitions, et de planquer tout cela sous le lit.

            2. Alzheimer

              L’évolution hautement probable des choses dans ce doux pays : il n’y aura pas de descente du GIGN pour venir récupérer les armes enregistrées. Seulement une « suspension temporaire générale » des autorisations de détention. Les tireurs devant ramener gentiment leurs armes auprès du commissariat ou caserne la plus proche.

              Et une amende de 20 000€ par arme enregistrée non rendue. Amende que le fisc saura recouvrir avec une prompte et rigoureuse détermination.

      1. Sanders

         Règle générale : toutes les fois qu’on est mieux chez soi que dans la rue, on doit être battu par ceux qui sont mieux dans la rue que chez eux…

    1. Golum

      Mais noooon !
      En fait, ils sont gentils nos élus:

      – Comme il n’y a aucun avenir, ils nous y préparent dés l’enfance. Comme ça ils sont sur que l’on va bien rester en France à quémander des petits sous, du RSA, de la santé gratuite, du logement gratuit, des vacances permanentes.

      Comme il reste 4000 milliards d’argent en banque contre 2000 milliards de dettes, il suffit de faire comme avant:

      On va ruiner les Français pour éponger la dette de l’État. C’est éprouvé, efficace, et d’une logique collectiviste imparable.

      Quant aux enfants qui deviendront grands, ils aimeront le socialisme. Comment pourraient ils aimer autre chose ? Il n’y a rien d’autre que du communisme dans ce pays de merde.

      Les autres au QI dépassant dangereusement les 80 devront aller gagner leur vie ailleurs. Fin de l’histoire !

      Les élus eux, continueront à se transmettre le pouvoir, nos thunes, leur cynisme, leur incapacité à ouvrir les yeux. Mais qu’est-ce qu’ils en ont à foutre de gueux miséreux qui aiment le socialisme ?! L’on a ce que l’on mérite.

      Bien entendu, un scénario improbable serait une montée d’extrémisme avec des gros morceaux de communisme. Là, c’est beaucoup plus rapide. Mais finalement c’est comme un pansement sur des poils !? 🙂

    2. Deres

      Ce que je constate en maternelle est édifiant. Ils commencent la propagande « vivre-ensemble » et écologiste à tous les niveaux.

      Quelques exemples :
      – on rabâche aux garçons que leur couleur préféré doit être le rose pour ne pas être sexiste
      – on leur explique tous les jours qu’il ne faut pas gaspiller l’eau. Donc une partie d’entre eux ne veulent plus du tout toucher aux robinets de peur de se faire gronder et certains ont peur de tirer la chasse d’eau. je ne vous raconte pas la contradiction avec les consignes de se laver les mains et d’être propre …
      – le discours sur les bouteilles et le métal dans les forêts qui peuvent déclencher des incendies aboutit à une phobie des bouts de verre et de métal sur le sol car ils ne comprennent pas vraiment tout cela à leur âge.
      – on leur re-raconte les mêmes contes avec des visions différentes pour leur expliquer la relativité des choses.

      Et pendant ce temps là, les enfants arrivent en CP sans connaitre leur alphabets et leurs chiffres correctement. Mais lire et écrire n’a jamais été prioritaire il semblerait …

  3. Larebil

    Ma fille, en terminale S, a un prof de math totalement catastrophique (cours bâclés, notation aléatoire, …). Quand les élèves lui ont demandé un peu plus de rigueur, il leur a répondu « je m’en fiche, de toute façon, que je fasse un bon cours ou un mauvais cours, je suis payé ».
    Pour limiter les dégâts au bac, on a donc fait appel à Acadomia, mais ça surcharge les horaires. Alors que les profs du lycée deviennent optionnels, je suis pour.

    1. Calvin, 8 ans

      A force de démission, les cours d’Acadomia auront lieu pendant les cours officiels pour ne pas trop surcharger les élèves.

      1. hugeus

        C’est exactement ce qu’on fait mes parents quand j’étais au collège, ils m’envoyaient à un cours privé de français pendant les heures de français « assurées » par un guignol bourré. Avec l’aval du proviseur qui ne pouvait pas se débarrasser de son trublion. C’était en l’an de grâce 1990 dans le 9-3.

          1. hugeus

            Mon oncle disait : « Si tu veux savoir à quoi ressemblera ta fiancée dans trente ans, jette un oeil à ta future belle-mère ! » Ca refroidit parfois !
            C’est l’équivalent avec le 9-3, c’est la France ou tout du moins l’Île de France dans une génération !
            D’ailleurs à l’issue de mon adolescence je me souviens bien m’être juré que mes enfants ne grandiraient pas dans ce département… j’aurais peut-être du éliminer la région entière !

      2. pactol

        Pour ma fille au collège, les profs d’anglais ont tellement été nullissime, que nous avons été obligés de lui prendre des cours particulier. Les meilleurs enseignants sont affectés aux sections « européennes » avec sélection à l’entrée des futurs collégiens candidats à ces sections. Entre un prof alcoolique en 6ème et une d’origine russe en 5ème qui confond une reine et un renne, je ne vous raconte pas la catastrophe.

        1. Nathalie

          Ne désespérez pas, il est question aussi de supprimer les classes européennes et ensuite internationales (pourquoi s’arrêter en si bon chemin) qui soit-disant détournent la carte scolaire et sont outrageusement élitistes… Bref, les collèges où se trouvent les élèves de ces sections qui contribuent à remonter le niveau, ce sera terminé. Tout le monde au laser de l’égalitarisme. Sauf ceux qui ont des tunes et peuvent encore se permettre d’inscrire leurs gosses dans des écoles privées…en attendant que l’Etat s’occupe desdites écoles, car il ne faut pas laisser pousser les mauvaises herbes de l’inégalité sociale…

          Pfff !! Ça devient un véritable défi de vivre dans ce pays. Ras-le-bol un peu plus chaque jour…

          http://www.ladepeche.fr/article/2014/02/06/1812068-les-profs-de-langues-craignent-la-fin-des-sections-europeennes.html

    2. Golum

      homeomath (c’est le mieux)
      méthodedmaths.fr est très bien et sympa
      en livre il y a méthod’s math TS (à 11Euros sur Amazon)
      Enfin une Ti Nspire+les fichiers de laura (kit bac) sur tiplanet.org permettent d’avoir 20/20 en math

      Bon courage !

  4. Calvin, 8 ans

    La disparition de l’allemand était fine : le choix de cette langue permet aux parents écoeurés par le niveau faiblissant de regrouper leurs enfants dans des classes favorisées.
    Un petit moyen de contourner l’ineptie de la carte scolaire.

    1. gameover

      Exact Calvin, c’est ce que j’avais fait avec mes enfants… et vu le niveau de la classe, j’avais ainsi découvert que l’idée était partagée…

      1. Calvin, 8 ans

        Ma mère avait découvert le pot – aux – roses en entendant la pharmacienne discuter avec la toubib. Elle a retenu la leçon, et s’est aperçue que c’était une vraie stratégie.

    2. Zadig

      C’est la stratégie que j’ai utilisé pour que mes enfants restent dans les meilleurs classes, en choisissant une classe « euro » avec du latin. mais l’éduc nat n’a pas apprécié que l’on puissent regrouper les meilleurs élèves, et donc supprime ces sections : nivellement par le bas.
      Pourtant les enseignants, à une époque, avait comme objectif de sortir les enfants « des milieux défavorisés » en transmettant le savoir, maintenant c’est d’empêcher les autres d’y rester !!!!

      1. claribelle

        Oui, mais ça ne marche pas toujours. Au collège de mes enfants, il y a déjà 15 ans, les germanistes étaient répartis sur toutes les classes, ainsi que les latinistes. Donc pas vraiment de « bonnes classes ».

        De plus, le cours de latin (où j’avais inscrit tous mes enfants) n’est souvent plus à la hauteur de ce qu’on en attend. Plus beaucoup d’histoire romaine, peu de grammaire (ils ne sont pas parvenus à voir toutes les déclinaisons en 3 ans et en sont restés principalement aux 3 premières) ni de vocabulaire (donné presque systématiquement en thème/version). Alors que je les y avais inscrits pour qu’ils aient de vraies notions de grammaire (fonction des déclinaisons) et d’orthographe (grâce à l’étymologie) vu leur niveau déplorable en français…

        1. gameover

          Oui il fallait prendre au moins allemand + latin pour éviter que les élèves soient répartis dans plusieurs classes, voire choisir aussi classe européenne car comme ça le logiciel qui génère les emplois du temps n’a pas d’autre choix que de mettre les élèves ensemble sauf à créer des trous énormes dans les autres emplois du temps…

          Sinon, oui le niveau de latin c’est pas évident car ce n’est plus une spécialité pointue des profs de français… mais l’important pour moi n’était pas le contenu du cours, mais celui de la classe !

    1. marvelal

      Désolé J’ ai fait quelques fautes, il fallait lire: ‘o tan dé twét é dé Sms’. Oui, des nouvelles règles sont à apprendre qui devraient être enseignées à l’école.

  5. Black Mamba

    Pour l’abolition des études de la langue Allemande, je suis sidérée, estomaquée …
    J’ai une de mes filles qui souhaite faire des études de vétérinaire en Suisse, l’un des critères d’acception est de maîtriser parfaitement l’Allemand … Dans quelques années, ce sera le tour de l’Anglais, j’imagine tout ça est un bon moyen pour éviter aux agneaux de s’enfuir de la bergerie…

    1. Sandra

      Oui, car la formation, excellente, a lieu uniquement au Tierspital à Berne. Les cours sont dispensés en bon allemand et pas en dialecte suisse-alémanique. Avec une année de séjour linguistique en Allemagne et apprentissage des termes médicaux à la clef, votre fille a toutes ses chances.

      1. Black Mamba

        Je viens de commander sur Amazon un livre sur les études vétérinaires et entièrement en Allemand, elle aura une idée du défi, pour le moment elle se la coule douce, j’ai même acheté un livre de fiction pour qu’elle se rende compte de ses lacunes, là elle rigole moins … Elle a encore le temps pour se remettre à niveau, il n’y a plus qu’à… 😉

        1. Golum

          Pourquoi pas la Belgique ?
          Pourquoi pas la Suède 🙂
          Je conseillerais de faire une fac et de valider un deug (de merde) pour faire la fête etc….et avoir un bac+2
          Puis de partir à l’étranger. Cela gagne du temps, de l’argent, et permet de s’assagir. Car la jeunesse de nos jours….pffff

          1. Black Mamba

            Ma fille a trouvé son âme sœur en Suisse 😕
            C’est la raison principale, et comme cela ne l’enchante guerre de quitter la France, j’ai accepté cette solution .

          2. claribelle

            Le DEUG n’existe plus depuis plusieurs années, réforme LMD oblige.
            En fac, c’est la licence ou rien même si on peut faire un semestre ou deux à l’étranger dans certains cursus…

            Et c’est pourquoi beaucoup de BTS ou DUT (bac+2) font une 3è année de licence pro en fac… (mais on peut parfois la faire aussi à l’étranger). C’est ce qu’a fait une de mes filles: DUT en France, DUETI au Canada puis master en France.

  6. Coup de pied occulte

    Ma fille est au CP. Elle devait choisir ses activités péri scolaires pour le dernier trimestre parmi les thèmes suivants « Fabrication de costumes de théâtre » ; « Construire un cerf-volant » ; « A la rencontre des petits africains ».
    Même si c’est en papier crépon et avec une conception aérodynamique douteuse, je l’ai harcelée pour qu’elle opte en faveur du cerf-volant. Et qui contrôle les hautes sphères de l’espace contrôlera le monde…

    1. bob razovski

      « A la rencontre des petits africains »

      Oh ? véridique ?

      Y’a un côté colonialiste sur le retour dans cette « activité »…

      1. Val

        @bob , pas du tout , c’est un guide d’adaptation à la culture locale de notre pays voyons , vous voyez le mal partout …. tssss

    2. Nathalie

      Quand j’étais gosse nous avions établi une correspondance avec une classe de Niamey au Niger. Nous échangions des travaux manuels et des courriers sur nos vies scolaires respectives. C’était sympa, mais ça ne constituait pas une option. C’était en plus du reste…

  7. cretinusalpestris

    L’EN, c’est comme Internet Explorer sur PC : cela sert uniquement à télécharger un autre navigateur.

    Les petits Français doivent donc s’efforcer d’obtenir le minimum de connaissances à l’Ecole de la République pour pouvoir effectuer les démarches leur permettant d’accéder à d’autre écoles.

  8. Calgon

    En effet, comme l’évoque notre hôte, mon instit’ d’épouse m’a indiqué il y a quelques semaines que le redoublement (en école primaire au moins) était dorénavant soumis à l’approbation de l’inspecteur d’académie qui, en l’occurrence, à stipulé à l’ensemble de son cheptel qu’aucun ne serait accepté.
    Résultat : des enfants qui ne savent ni lire, ni encore moins écrire (ni même parler un français intelligible et compréhensible) passeront donc en CE2 …

    Ah oui, la cerise sur la tarte à la crème repose sur le paragraphe ou « il est de la responsabilité des enseignants d’adapter leur pédagogie afin de provoquer la réussite des enfants » … au sein d’un programme débile. Avec une marge de manœuvre inexistante. lol.

    O joie, O miracle, la réforme des rythmes scolaire a été une parfaite réussite : la preuve, il n’y a eu aucun redoublement en 2015 !

    Oh, wait !

    PS : les enseignants sont dégoutés, mais les syndicats ne bougent pas (évidemment) et la profession, en tout cas pour ce qui concerne les instits’, a été suffisamment laminée depuis ces dernières années pour que tout mouvement de rébellion soit largement au(delà de leur force (pour rappel, le gel des indices des fonctionnaire a surtout concerné les instits’ … en tant que cadre au chômage, je continue a gagner plus que ma femme qui a plus de 10 ans d’ancienneté).

    1. bob razovski

      Sans vouloir vous alarmer plus, en ce qui concerne la classe de 5ème, ce sont les parents qui décident du passage en 4ème, l’avis des profs n’est que consultatif.

        1. Caton

          Ce qui est amusant là-dedans, c’est qu’au collège les élèves vraiment en difficulté (qui sont aussi en général difficiles) ne redoublent jamais, et s’il était possible de leur faire sauter une classe cela serait fait immédiatement, pour qu’ils quittent l’établissement plus vite…

          1. Calvin, 8 ans

            On pourrait même directement donné le bac à ceux qui en 4 ième ne savent ni lire ni écrire.
            Pour ce que cela change…

            1. bob razovski

              Il y a quand même un effet pervers à ce petit jeu : la dévaluation d’un diplôme est rétroactive.

              N’ayant que le bac, aux yeux d’un recruteur actuel, je n’ai rien. Même si hélas, lorsque j’ai passé ce diplôme, nous n’étions que 33 % de ma classe d’âge à l’obtenir, et sur tous les prétendants, nous étions dans les 70% de reçus.

              le bac était un tantinet plus difficile d’accès, mais finalement, ça ne compte pas.

    2. Deres

      Le travail des syndicats ne concerne pas les élèves je vous rappelle mais le bien-être de ses adhérents uniquement. Leur volonté de co-gestion n’est qu’une méthode pour gagner plus d’influence sur ce dernier point, pas pour améliorer l’éducation.

      1. Caton

        Le travail des syndicats ne concerne que le bien-être de sa direction et de ses permanents. Les adhérents, tout le monde s’en fiche, surtout maintenant que, volens nolens, ils financent les syndicats à raison de 0,2% de leur super-brut.

  9. bob razovski

    « il est de la responsabilité des enseignants d’adapter leur pédagogie afin de provoquer la réussite des enfants »

    Tout le socialisme dans cette phrase.

    Tu seras pieds et poings liés, tu n’auras aucun pouvoir de décision, mais tu porteras la responsabilité de l’échec des autres.

      1. Calgon

        Yep, et je vous laisse imaginer l’effet dévastateur de ce genre d’ordre péremptoire sur des enseignants qui croient en leur métier (dont ma femme fait – encore, pour l’instant – partie).

        Concernant votre intervention sur le passage au collège, il se trouve que les parents demandent très rarement le redoublement pour leurs enfants : c’est bien l’avis des profs qui est déterminant dans ce cas (et la plupart du temps, pour le bien de l’enfant en question).

        Or, sur les jolies petites « fiches de dialogue »(tm) qui informent les parents sur « la poursuite des apprentissages »(tm) de leur enfant (je vous laisse savourer le vocabulaire employé), il se trouve que la case « redoublement » a purement et simplement DISPARUE (ne subsistent que « passage dans la classe supérieure » ou « autre proposition » qui sert aux orientations spécialisées).

        C’est toute la beauté de la socialie et des CERFA colorés : s’il n’y a pas la case à cocher, alors hop, c’est réglé.

        Le bonheur, c’est simple comme des cases à cocher.

  10. Opin

    Merci infiniment pour cette analyse. Le trait est forcé mais l’observation est vraiment pertinente. Prof moi même, et las de glapir en solo contre la masse moutonnante de mes collègues en lévitation joyeuse et indécente devant les exploits de nos socialistes à la petite semaine je vis un exil intérieur et me console en organisant depuis mes cours une sorte de résistance par la culture, le respect et l’humour. J’enseigne à mes élèves de ne jamais croire un prof, et leur donne les bases de l’autodérision. Je sais que beaucoup s’en sortiront. Je suppose que je ne suis pas le seul à le faire, d’autres profs doivent résister aussi.
    Juste un détail (c’est mon côté prof, pardonnez–moi) et c’est une typo : “ si un discours trop clair, trop simple, emprunt d’humilité” … c’est empreint, pas emprunt. Empreint n’est pas toxique, contrairement aux finances de notre pays, à son idéologie méphitique dominante et à ses perspectives … bigarrées….

    1. albundy17

      A propos d’emprunt toxique, dexia a fourni une liste des prets pourris, je ne pensais pas qu’il y avait tant de zélus débiles qui en croquent: //s0.libe.com/fremen/maps/carte-emprunts-toxiques/#

    2. Val

      @oprin vous êtes de plus en plus nombreux à résister . Merci à vous tous pour cela 🙂 (parole d’un parent qui en a rencontré qquns )

    3. bob razovski

      +1, vous n’êtes pas seul.

      D’autres profs font face, comme ils peuvent, mais ils font face. Par contre, le décalage entre « anciens » et « nouveaux » profs est sensible. Les nouveaux sont encore à téter du socialisme par cuves entières lorsqu’ils font leur cours.

      « Empreint n’est pas toxique » 😆

    4. Nathalie

      Opin, vous savez, il y a aussi des élèves qui souffrent de cet enseignement… Et eux non plus ne peuvent rien dire car les sanctions tombent pour un oui ou un non. Une mauvaise note est si vite arrivée… Apprendre à se taire et faire semblant devient parfois aussi essentiel que la matière enseignée.En tout cas c’est ce que j’essaie de faire comprendre à mes bouillants ados qui nagent à contre-courant.

    5. hugeus

      Bravo, j’aimerais que vous puissiez enseigner votre matière à ma progéniture !
      Comme ça mes enfants se diraient que finalement, s’il y a d’autres monsieurs au discours un peu étrange comme papa, c’est que ça doit être normal !
      Et je vais proposer à tout le personnel enseignant de ma famille (très nombreux) de lire votre commentaire et ce billet, je suis sûr qu’ils s’y retrouveront un peu (j’espère plus dans le côté résistance qu’exil intérieur).

  11. Christophe

    Erreur.

    Les profs constituent l’armée de réserve, au sens marxiste, des électeurs pour le PS canal historique et tendance « Terra Nova Gloubilbouga ».

    Ergo : Hollande et ses complices AUGMENTE le nombre de profs.

    Enfin, vous oubliez le deuxième effet kiss kool : on abaisse le niveau des élèves… mais parallèlement (c’est logique) on fait baisser celui des profs !

    Voir les embauches de déchets en Seine-St-Denis… Où l’on peut devenir prof, avec moins que la moyenne.

    Bref, tout est parfaitement cohérent. Et le plan se déroule sans accroc.

    « C’est très satisfaisant », comme écrirait Houellebecq. 😉

    1. Calvin, 8 ans

      Ce que voulait dire H16 c’est que justement le plan était de remplacer les profs par des nounous de collèges.
      Elles auront sans doute le nom de profs mais pas la saveur.

    2. Patsy

      Pas qu’en 93 ,cf cette petite anecdote rapportée par le directeur d’une école d’application dans le sud de la France :une stagiare formée cette année dans la dite école a été évaluée incapable d’enseigner par le chef d’établissement et les instituteurs qui l’ont eue dans leurs classes.Pas grave,comme elle a eu le concours ,l’inspection d’académie la relâchera l’année prochaine dans une primaire du département……

    3. hugeus

      Christophe, vous êtes mon côté pessimiste à vous tout seul.
      Je partage vos craintes mais je vous assure que de nombreuses bonnes volontés enragent tapies dans l’ombre de ne pouvoir donner libre cours à leur bon sens, un bon sens auquel vous donneriez raison.

  12. cretinusalpestris

    D’un côté, nous avons « l’évolution », ou disons plutôt le déclin, de la qualité de l’enseignement qui est dû à de nombreux facteurs : délires pédagogiques, parasitisme politico-idéologique, menfoutisme généralisé, etc.

    Et d’un autre côté, nous assistons également à une modification anthropologique continue des jeunes individus que l’on qualifie d’ « élèves ».

    Les problèmes générés par ces deux « évolutions » distinctes ne se soustraient hélas pas, ils s’additionnent.

    L’élève tente de suivre un enseignement qui mute en permanence, en fonction des décisions aléatoires prises par tel ou tel gouvernement.

    Et le professeur tente de s’adapter à des classes dont la culture était gaullo-judéo-chrétienne mais qui deviennent de plus en plus africano-musulmanes au cours du temps.

    Il est évidemment plus difficile de gérer dynamiquement deux objets qui se déplacent à des vitesses différentes et souvent dans des directions opposées.

    Me semble-t-il.

    Ce qui peux d’ailleurs expliquer les bons résultats de la Finlande au classement PISA, les classes étant relativement plus homogènes qu’en France alors que leur révolution pédagogique s’effectue tranquillement. (Et d’une manière probablement moins chaotique qu’en France, j’en conviens.)

    1. bob razovski

      « L’élève tente de suivre un enseignement qui mute en permanence, en fonction des décisions aléatoires prises par tel ou tel gouvernement. »

      C’est préparatoire : il sera habitué si un jour il décide de devenir chef d’entreprise en france. 😉

  13. deguerrelasse

    On connaissait déjà  » le Bon, la Brute et le Mécréant », mais maintenant on a le Piètre, le Mou et le Fadasse ». Excellent. Cette nouvelle version a le mérite de ne poser aucun problème de casting, tant il y a pléthore de prétendants. Même pas besoin de figurants. Certain que ce  » Il était une fois en Socialie » va décrocher sans problème un Gremlinshoward.
    Que Dieu nous ait en sa sainte garde !

  14. Val

    Il y a juste une chose que je ne comprends pas trop à propos de cette réforme : l’état va perdre le peu de soutien qui lui restait , à savoir les enseignants qui formaient quand même le gros de leur troupes . Car même si les enseignants ne se révoltent pas , je n’en connais pas qui appprouvent cette folie . Ils ne font plus maintenant front uni dans la bien-pensance, ils osent parler ouvertement de leur ras le bol et ce devant des non enseignants ce qui est assez nouveau. Le pouvoir de mobilisation/nuisance des enseignants étant assez important , je ne comprends pas trop à quoi jouent nos élus . Cherchent-ils un mini chaos pour faire diversion ? ils risquent d’allumer un baril de poudre ….

    1. Calvin, 8 ans

      Val, tant que l’opposition ne s’empare pas des questions éducatives, ces troupes resteront en errance et préfèreront voter à gauche.
      Comme l’opposition n’a ni idée ni courage, elle applique à la lettre les grandes lignes de l’idéologie actuelle par peur de s’aliéner « le peuple ». Et perd sur toute la ligne.

      1. gameover

        Certes on pourrait identifier cela comme un manque de courage mais si l’un d’un coté prend des décisions en posant comme postulat que c’est pour moins d’élitisme et plus d’égalité, alors le simple fait de contredire en revient à être identifié comme adepte de l’élitisme et de l’inégalité.

        Le socialiste a juste à dire que ce qu’il fait c’est pour le bien, les autres doivent le prouver et c’est forcément plus compliqué donc c’est suspicieux.

      2. Val

        @Clavin , il n’y a pas que la shadow opposition , il y a aussi les ver(t)s , Méluche et Marine qui ratisse large avec sa balayette … et puis ils pourraient aussi décider de faire bbq chez eux et cesser de voter .

    2. Pere Collateur

      Pour suivre régulièrement des forums de profs (essayez, vous verrez, on se fend bien la poire des fois), je peux vous dire que ce que je lis ne m’incite pas à l’optimisme.

      Il est vrai qu’un certain nombre n’approuve pas toutes ces traitrises, mais delà à lacher le vote PS, il y a un gouffre.

      Ensuite, la grande masse du corps enseignant est toujours dans les mêmes délires avec de la moraline qui dégouline de partout. Désespérant. Ecoeurant et gerbant!
      A noter qu’il semble bien qu’une partie non négligeable soit souvent en arrêt (dépression, on les comprend!), ou sous calmant, en disposition comme ils disent, bref, pas devant des élèves parce qu’ils n’en peuvent plus.
      Sur un forum (neoprof), il y a un long fil sur comment se barrer de l’EN. Tout un symbol ^^

      Bref, désolé de faire pleurer dans les chaumières, mais tout comme les politocards, il n’y a rien à espérer de cette caste de parasites, même si je le redis, il y a de louables execeptions; malheureusement totalement négigeable par rapport au nombre écrasant que représente le reste.

      Et c’est logique si on y pense: On ne mord pas la main qui nous nourrit.

      Foutez vos gosses dans le privé!

  15. davidice07

    En fait, ce que les socialistes ne supportent pas, c’est que les classes de latin ou d’allemand sont préférées par « l’élite », les meilleurs élèves, qui, du coup, ne se mélangent pas avec les mauvais, ce qui va complètement à l’encontre de leur idéologie du « vivreensemblebordeldemerde ».
    Paul doit partager son savoir avec Hamed et inversement, et ainsi, Paul pourra enfin parler arabe pendant ses vacances à Marrakech…
    Quand l’esprit est socialiste, il est perverti.

  16. Olivier Vitri

    J’avais capté ici et là quelques bribes de la novlangue EdNat, mais suis resté stupéfait (atterré) par la lecture de l’article du Figaro. Tout ceci part en cou*lle. Comment tout ceci est-il possible ? Il y a forcément complicité et corruption des assosses de parents d’élèves ?
    L’enseignement privé résiste-t-il un peu ? — Quant au secteur public, tant pis pour lui, nombres ont veauté pour l’égalitarisme socialiste, ils ont donc ce qu’ils méritent.

    1. bob razovski

      « L’enseignement privé résiste-t-il un peu ? »

      De ce que j’en vois, oui, il résiste un peu.

      Les profs souffrent de ce délire EN, et je confirme que par contre beaucoup de parents d’élèves s’en foutent. Pas tous, mais beaucoup.

      1. Janus

        Bien sûr qu’ils s’en foutent : Le WE et la caravane sont plus importants que de savoir lire et écrire. Dans un pays ou les français ne lisent pas un livre par an, les parents d’élèves se foutent absolument du niveau de l’école : C’est une garderie qui permet à la nana d’aller gagner sa croute pour payer l’entrecôte et le week-end…
        Ce pays de cons est foutu

    2. Val

      @Olivier Vitri Ce que j’ai pu voir d’assoce de parents d’élèves était pitoyable . D’abord leur rôle leur interdit toute ingérance dans les programmes et les méthodes d’enseignement. Leur role se limite en fait à des questions totalement mineures comme les gestion des locaux et autres niaiseries . Beaucoup de parents qui en font partie ne le font que par interet pour pouvoir suivre leur rejeton et éviter que ce dernier n’aille dans les mauvaises classes, ils sont donc là pour s’attirer les faveurs des profs et les brosser dans le sens des poils , une sorte de lobbying en fait , au benefice de leur progéniture … Un parent d’élève qui voudrait bien faire son travail s’attire les foudre des profs mais également celles des parents , trop contents de pouvoir montrer aux profs leur adhésion , en espérant ainsi attirer leurs bonnes grâces sur leurs rejetons, écoeurant ….

  17. Caton

    480 k€ de subventions d’état pour la FCPE en 2013. Les communes crachent aussi au bassinet. Cette explication vous suffit-elle?

  18. dede

    « l’abominable machisme de la langue française qui tolère bien trop […] les mots épicènes »

    Avez-vous tendu un piege pour voir si l’on suivait ou vous attraperai-je en plein contresens? Il me semble que c’est plutot le feminisime qui a conduit a les multiplier, ces mots epicenes, non?

    1. gameover

      Je me suis fait la même réflexion… Ce qui est assez drôle c’est de voir que là où on avait féminisé le nom (exemple : doctoresse) on en revient au terme épicène (docteur) pour revenir à l’égalité de prononciation, voire à ajouter un « e » muet pour faire genre… mais pas trop.

  19. Deres

    Au sujet des chiffres du chômage publiés hier, je constate un fait édifiant en rapport très probablement avec la stratégie de Flamby pour 2017. Les courbes sont très nettes : le nombre de personne en contrat aidé est en baisse constante depuis plusieurs mois (-20 000 depuis 6 mois). Et comme ces contrats ont été exclusivement concentrés sur les jeunes sous les socialistes, cette catégorie rejoint le lot commun avec une augmentation similaire avec les autres catégories.

    Pour moi, il faut relier ce fait à la promesse de Flamby de ne se représenter que si la chômage baisse. Je pense donc qu’il est en train de se créer un « matelas » de contrats aidés à ouvrir avant les élections. Le chômage augmentant en moyenne mensuelle de 15 000 en catégorie A, de 30 000 au total et de seulement 5 000 pour les moins de 25 ans, une réserve de 50 000 contrats aidés se débloquant brutalement peut donc aisément assurer quelques mois de bons chiffres, surtout en les concentrant sur la catégorie des jeunes assez peu nombreuse.

    1. Higgins

      Il est assez tordu pour cela. Son deuxième atout, c’est que tous ses concurrents sont aussi nuls que lui. Comme la crise de l’Euro ne va pas aller en s’arrangeant, il peut craindre à juste raison que tous ses petits calculs de m… ne débouchent sur rien. Je ne crois pas que le chômage se résorbera sauf à changer radicalement de politique économique. Les métastases du cancer socialiste touchent trop d’organes du corps social français (l’EN en est la preuve la plus flagrante). La destruction du capital accumulé par cette nation va bientôt toucher ses limites. Après, à part la guerre civile, je ne vois pas.

      1. Deres

        Quand on regarde froidement les courbes du chômage, on ne voit strictement aucune amélioration. Pire, la catégorie C (temps partiel) explose littéralement ces derniers mois. Donc, cela se dégrade plutôt. La courbe des offres d’emploi recensés est exemplaire : elle est stable à un niveau très bas depuis bien longtemps.

        Tout cela est logique car en fait rien n’a été fait pour changer le cours des choses. Le CICE n’est qu’un pas compliqué en arrière après 3 pas en avant d’augmentations des impôts et charges. La loi Macron et les simplifications mises en place ne sont que des gouttes d’eau dans un océan alimenté par des fleuves comme le compte pénibilité. Et rien au niveau des réformes structurels, les seules économies étant des coups de rabot se faisant toujours sur l’investissement et jamais sur la masse salariale publique.

    2. Christophe

      Il est assez pervers pour envisager une telle manip’.

      A noter qu’il applique déjà ce système sur les prévisions de croissance ou dette sur PIB.

      Après avoir classiquement gonflé les prévisions… il a pris le parti de les baisser fortement… pour pouvoir claironner-gloser ensuite sur une « amélioration ».

      Admettons la même chose pour le chômage.

      Mais de toute façon cela ne suffira pas. Les agents économiques sont totalement traumatisés. Ils ne créeront pas d’emplois.

      A noter également une autre grosse ficelle que les experts de l’administration commencent à se vendre à eux-mêmes et à nous : les départs en retraite d’ici 2020 vont créer MECANIQUEMENT des centaines de milliers d’emplois, affirment ils en se léchant les babines.

      Là encore, ils se trompent. Etudiez ce que font les PME : pour elles le départ à le retraite d’un salarié bien payé, bien chargé…. est une bénédiction : très souvent, elles ne remplacent pas le poste !

      Bref, Hollande peut faire, ou ne pas faire ce qu’il veut…. l’emploi ne repartira pas. Mieux même : les destructions continueront de surpasser les « emplois » aidés, et les « emplois » créés dans les fonctions publiques.

  20. Bonsaï

    Les innovations actuelles dans les programmes scolaires français ne sont apparemment issues d’aucune théorie pédagogique susceptible de faire référence, mais plutôt d’être l’aberrant résultat des expérimentations hasardeuses de quelques illuminés en mal de reconnaissance, à la Vincent Peillon. L’examen attentif du background psycho-social de ces dangereux guignols parle tout seul. On y trouve le malaise et la frustration d’origines mal assumée, désirs de revanche, divers complexes d’infériorité et/ou de supériorité, délire créatif du cadre socialiste à qui on a donné les clés de la supérette (voir Vincent Peillon, bis).
    Dans le cas de NVB, c’est encore pire, celle-ci n’ayant à la base ni la formation ni la longévité requises pour chapeauter un tel chambardement dans les programmes. Au détriment d’élèves qui n’ont déjà pas l’air d’être globalement très futés, en raison de leur emploi du temps hyperbooké par les tweets et autres petits jeux débiles sur leur smartphone.
    On n’est donc pas sorti de l’auberge …

    1. gameover

      « Au détriment d’élèves qui n’ont déjà pas l’air d’être globalement très futés, en raison de leur emploi du temps hyperbooké par les tweets et autres petits jeux débiles sur leur smartphone.

      Je ne vois pas trop le rapport ni la différence avec regarder la télé dans les années 2000 ou faire des mots fléchés en 1990 ou lire « Jeune et Jolie » dans les années 80. Ils vivent avec leur temps.

      1. Laure

        C’est vrai qu’ils sont de leur temps, mais le zapping toutes les secondes pour passer d’un tweet à l’autre (sans rien dire de l’expression limitée à quelques lignes ponctuées de hashtags) représente quand même une baisse de niveau intellectuel, même par rapport à « Jeune et jolie ».

        1. Bonsaï

          Je ne peux qu’abonder dans votre sens. D’autant plus quand on voit avec quelle aisance et dextérité les mots les plus subtils sont maintenant remplacés par ces absurdes smileys !

        2. gameover

          Laure, les générations qui se suivent se critiquent toujours l’une l’autre. la génération d’après guerre a critiqué les années yé yé qui elle même a critiqué les années disco qui elle même a critiqué les années métal qui elle même a critiqué les années starAc ou je ne sais quoi…

          La génération précédente est toujours intolérante mais la suivante en a autant à son service et c’est sain car ça participe de « tuer le père » pour s’émanciper. Si l’on veut parler d’orthographe, la génération précédente critiquait l’emploi de termes anglais en français, celle là critique les tweets et les échanges lol sur les réseaux sociaux…

      2. Pheldge

        « Je ne vois pas trop le rapport ni la différence avec regarder la télé dans les années 2000 ou faire des mots fléchés en 1990 ou lire « Jeune et Jolie » dans les années 80 » Si toi tu ne la vois pas, moi je la lis ! l’absence d’orthographe des twits est un indicateur, non ? faire des mots croisés ou encore lire, mettait à contribution un peu de matière grise !

          1. Pheldge

            Ahhhh GO, toujours le petit compliment, la gentillesse spontanée au clavier … Quel caractère, quel glyphe !
            Mais sois magnanime, car je suis né d’hier , ô glyphe ! 😉 🙂

    2. Deres

      Oui, NVB est une pure apparatchik du système ayant fait de la politique toute sa vie. Elle est même mariée à un autre politique qui travaillait dans les ministères puis à l’Elysée … C’est vraiment une caste qui va jusqu’à se reproduire entre soi.

        1. Calvin, 8 ans

          Deres veut dire qu’ils n’acceptent même plus de gènes à l’extérieur de leur caste.
          On pourrait presque parler de consanguinité. Et quand on voit leur niveau, on peut le dire.

  21. monsieur moins

    Quand on lit rené char, outre le début de son texte « l’absent » : « ce frère brutal dont la parole était sûre, patient au sacrifice, diamant et sanglier, ingénieux et secourable se tenait au centre de tous les malentendus tel un arbre de résine dans le froid inalliable »… alors bien évidemment pour prendre un exemple qui m’est à la fois chèrement payé et invraisemblablement proche, j’ai eu la chance de ne pas tomber dessus trop tôt, ce vieil arbre résiné dans le froid et la solitude de sa honte… juste après l’avoir sauvé, perdu puis retrouvé dans un assemblage tragique et précieux, je l’ai pris avec moi dans un petit sac de cendres sèches qui rafraichit les mains usées toujours blessées. Renait, reviens, reparait, je t’attendrai toujours au même endroit, en toi, en nous, en mois à venir qui n’augurent plus que la tragédie que les grecs nous firent goûter fort à propos… d’ailleurs en parlant d’écriture sur chenilles de tank, toujours meilleures marché dans la boue des autres sur des places chinoises où les philosophes s’écrasent dans des saches percées : « ce qui vient au monde pour ne rien déranger ne mérite ni patience, ni égards. »

    1. Pheldge

      « Renait, reviens, reparait, je t’attendrai … » c’est as plutôt renais, reviens, reparais à l’apéritif du présent ? 😉

      1. monsieur moins

        INFORMATION

        Une infraction à la réglementation du stationnement a été relevée à votre accorte encontre. Vous allez prochainement recevoir par courrier ou coursier, à l’adresse figurant sur le certificat d’immatriculation du bescherelle, un avis de contravention. Sur cet avis, et là j’insiste, sont indiquées les modalités de paiement d’une part, et de contestation éventuelle d’autre part. Si vous-même ou l’un des membres de votre groupe était pris, le département d’état nierait qu’aucune réclamation ne pourrait être prise en compte, si elle n’était pas accompagnée de l’avis de contravention susnommé précédemment que vous allez recevoir. Pour l’apéritif du présent voir le capitaine du tonneau pirate kekoraison gardée.

      1. Deep Turtle

        « Je ne me pencherai pas ici sur la question de la pertinence ou non de classer l’islam dans les sujets obligatoires, préférant m’arrêter sur l’étude facultative de la période des Lumières. Pourquoi tant de précautions? De l’audace, messieurs les conseillers! Pourquoi vous contenter de rendre optionnel le cours sur le Siècle des Lumières alors que vous auriez pu l’écarter? Car enfin, l’esprit des élèves est malléable, avez-vous imaginé le dégât que pourrait faire sur leur intellect l’enseignement d’un mouvement dont le but était de lutter contre l’obscurantisme? »

        « Allons, messieurs les conseillers, avez-vous réfléchi à la conséquence de vos actes? Non, comme d’habitude. En vous contentant de rendre optionnel l’enseignement des Lumières, vous courez le risque de voir des professeurs aborder en classe ce pan de l’Histoire de France, où des penseurs se sont attaqués aux abus de l’Etat. Rappelez-vous que durant cette période, des philosophes ont eu le culot d’encourager l’esprit critique! »

        J’aime assez.

        1. Sanders

           Au reste, je suis convaincu, car l’amour de soi et les passions vivent toujours, qu’il n’y a de leçons ni pour les peuples ni pour les rois et que, si Louis XVI a des successeurs de sa race, ses fautes et ses malheurs ne seront pas même des avertissements pour eux… Un roi honnête homme, et qui n’est que cela, est un pauvre homme de roi…
           Les Français, las de se gouverner, se massacrèrent ; las de se massacrer au-dedans, ils subirent le joug de Bonaparte, qui les fit massacrer au-dehors…
           Si la Révolution s’était faite sous Louis XIV, Cotin eut fait guillotiner Boileau, et Pradon n’eût pas manqué Racine. En émigrant, j’échappai à quelques Jacobins de mon Almanach des Grands Hommes… La littérature ajoute à la férocité naturelle de l’homme…
           Tout philosophe constituant est gros d’un Jacobin : c’est une vérité que l’Europe ne doit pas perdre de vue….
           Il serait plaisant de voir un jour les philosophes et les apostats suivre Bonaparte à la messe en grinçant des dents et les républicains se courber devant lui. Il serait plaisant qu’il créât un jour des cordons et qu’il en décorât les rois ; qu’il fît des princes et qu’il s’alliât avec quelque ancienne dynastie. Mais malheur à lui s’il n’est pas toujours vainqueur…

          Voui… n’est-ce pas ?

              1. monsieur moins

                un copain m’a raconté que sur sa veste de treillis en cantonnement était marqué « prince machin truc », je me demande bien ce que ça a fait aux autres, comme ce n’était ni harry ni turtle, il était moins connu que ses pairs ; la découverte des hommes des troupes devant celui qui aurait dû naturellement prendre leur tête et qui n’avait que des pieds … ou des vers je ne sais plus que dire.

  22. Higgins

    Ma dernière fille est, hélas pour elle, encore aux tentacules de l’EN pour une année et demie (BAC). Bien qu’elle soit dans un lycée public jouissant d’une bonne réputation (ses frères et soeurs ont eu droit au privé intégral), vue le foutoir, je l’ai fait exemptée de sport pour l’année (prof à demi-hystérique absente une fois sur deux). C’est déjà ça en moins. L’anglais est pour info (enseignante présente uniquement pour faire passer un contrôle). Quant aux agrégés, ils se réfugient dans leur tour d’Ivoire pour ne pas affronter la réalité. Bref, Bérézina complète.
    Le Rabouilleur (lien en bas à gauche) reprend les propos de Brighelli sur le naufrage. C’est à lire.

    In fine, CPEF.

  23. Calvin, 8 ans

    Petite tranche de vie personnelle : le nombre d’enseignants de mon entourage qui démissionnent est assez surprenant : trois entre cette année et l’année prochaine.
    Heureusement, une nouvelle classe d’enseignants au rabais est prête à prendre la relève avec témérité et ignorance.

      1. Calvin, 8 ans

        Les trois ont changé complètement de domaine : deux sont allées bosser pour et avec leur mari, le dernier va créer son activité.

        1. Sanders

          J’ai été un précurseur : 1973….

          A cette époque déjà, on pouvait sentir les lourds relents annonciateurs de ce qui nous attendait, et que nous dégustons actuellement…

          Mes contemporains restés à l’EN étaient soit marxistes – et heureux de voir arriver la catastrophe éducative qu’ils appelaient heureuse – soit attentistes, estimant que cela durerait bien autant qu’eux, en quoi ils n’ont pas eu totalement tort, puisqu’ils sont maintenant retraités, même si leurs dernières années d’activité n’ont pas été forcément faciles…

  24. DooMIII

    Pour une fois bien d’accord avec vous H16.

    Mais en bon libéral vous devriez vous réjouir de la destruction de l’Education Nationale. Ce type de réforme vise avant tout à réduire les coûts du système public et incite les gens à mettre leurs enfants à l’école privée (même si le privé sous contrat est tenu de suivre ces programmes allégés si je ne m’abuse)

    Seule chose qu’un libéral comme vous pourrait déplorer : bientôt le niveau général sera tellement faible que même des jobs type McDo auront du mal à recruter des gens capable de rendre la monnaie ou lire le nom des burgers sur l’écran de la caisse.

    1. Calvin, 8 ans

      Vous venez de prouver que le libéralisme ne cherche pas à détruire l’EdNat puisque les Boudieu, les Meirieu l’ont déjà fait au nom de l’égalitarisme forcené.
      Dommage que vous mélangiez libéralisme et capitalisme de connivence…
      Ces réformes ne visent pas à alimenter le privé puisque ce dernier sera mis en coupe réglée plus tard. Un peu comme la Santé qui aura mis près de 50 ans pour être progressivement étatisée.
      Bref.

      1. Bonsaï

        Le libéralisme est communément considéré comme un concept d’ordre économique. Pour ce qui est du domaine culturel, on voit que les divers socialismes aiment à caresser le projet ambitieux de le réformer de fond en comble, généralement (et généreusement) à la tronçonneuse.

        1. Calvin, 8 ans

          Oui ben justement, j’en ai assez de l’inculture de ces gens instruits, capables d’assimiler libéralisme à esclavage.
          A faire croire que les capitalistes veulent des clients décérébrés alors que ceux qui ont vraiment rendu les gens idiots ou soumis sont les socialistes.
          Pourquoi ces gens ne savent pas ouvrir un livre libéral et se contentent de ressasser des rumeurs qui rassemblées se décrédibilisent elles-mêmes…?
          Marre de ces gens qui croient tout savoir et ont pourtant des réflexes de pensées magiques et de refus de la science.
          Ces gens détruisent le savoir et la connaissance en tordant la réalité, la science et l’histoire.
          Marre, vraiment.

    2. Bonsaï

      C’est bien cela le constat : le niveau général baisse, le concept de « culture générale » s’éteint. Après tout, si on connaît le chemin d’accès à Google et qu’on sait taper une requête, pourquoi s’en faire ?
      Quant à la capacité de sélectionner la pertinence d’une réponse, faut pas pousser tout de même …

    3. Deres

      Le problème est que l’on paye très cher pour un service d’enseignement nullissime. ce service s’auto-détruit de l’intérieur, certes, mais il ne diminue pas ses dépenses bien au contraire. Je vous rappelle que Flamby va même recruter 60 000 enseignants de plus alors que le nombre d’élève diminue en parallèle … Au prix moyen avec les charges et frais de 50 000 euros par an, cela fait une fleur électorale à 3 milliards annuels tout de même (3 Mistral par an pour ceux qui veulent comparer les bourdes …)

    4. Val

      L’ed nat n’a pas eu besoin du libéralisme pour se détruire toute seule, comme tout bon système oligarchique communiste, c’est un obèse qui crève sous son propre poids.
      Je me ficherais personnellement de sa décrépitude si je ne devais par encore payer pour elle .
      Comme vous le dites , ceci se fera au bénéfice du secteur privé . Les parents devront donc payer deux fois : une fois pour le seceur public qui n’en finira pas d agoniser, et une autre fois pour la vraie scolarité : le privé hors contrat , une sorte de double peine en fait , que seuls les privilégiés pourront s’offrir .

    1. Deres

      la loi est très clair sur l’éducation parallèle : elle doit être accepté et validé par l’Ednat sous peine de poursuite …

        1. Deres

          Mouais … Il faut lire la suite !

          Contrôle du maire

          Contrôle pédagogique

          Sanctions


          Les parents qui, à l’issue du second contrôle, sont mis en demeure d’inscrire leur enfant dans un établissement scolaire et refusent délibérément de le faire, s’exposent à une peine de 6 mois d’emprisonnement et de 7 500 € d’amende.

          Donc si dans les faits ils veulent interdire l’instruction à la maison, il suffit de quelques décrets sur les conditions indispensables pour cette instruction. Il suffit de demander une pièce dédié, un certain nombre de matériel, un lieu de jeu extérieur et intérieur, une qualification pour la personne fournissant l’enseignement, …

          Nous sommes face à un Etat Maman. Et les mamans détermine de que les bambins ont le droit de faire je vous le rappelle. Pour leur bien évidemment …

  25. Alzheimer

    Epicène, épicène et pi quoi encore ?

    Bientôt la généralisation obligatoire des mots transgenres, imposant de nous vautrer dans les vénéneuses délices des amours malsaines au son des grandes orgues de la propagande…

  26. NicolasPimprenelle

    L’INDICATEUR DE SELECTIVITE DES DEPENSES PUBLIQUES EN FRANCE :

    Hors sujet avec le billet du jour mais pour ceux qui s’intéressent au sujet Ô combien épineux de la gestion de la dépense publique en France, France Stratégie a élaboré une note d’analyse datée d’avril 2015 dans laquelle ils proposent un nouvel indicateur permettant d’évaluer la sélectivité des dépenses publiques, c’est-à-dire indirectement mesurer l’inertie des pays européen à réduire (ou pas) leur dépense publique.
    Croyez le si vous voulez mais la France arrive en … dernière position !!!

    Voici le lien vers le pdf :
    http://www.strategie.gouv.fr/sites/strategie.gouv.fr/files/atoms/files/note-28-selectivite-reduction-depenses-publiques.pdf

  27. Gerldam

    Envoyez vos bambins étudier en Chine. d’une part, ils apprendront une langue d’avenir et ils trouveront le niveau des classes d’A’ d’antan: pour les jeunes, ce furent des classes où le programme littéraire était le même que les « A », français-latin-grec, évidemment, et celui de sciences, le même que les « C », section scientifique d’alors. Cela faisait pas mal d’heures de cours, mais nous n’étions guère fatigués à la fin de l’année et nous passions tous en math-élem l’année d’après, tout en continuant le latin et le grec pour ceux qui goûtaient le style d’un Cicéron ou d’un Lucien.
    De tels programmes de nos jours seraient taxés par nos connards en chef de « bagne de lycée ». C’est ce que font tous les petits chinois. Pas étonnant qu’ils nous ratrappent à vitesse grand V.

    1. voleurdufeu

      J’ai pour ma part suivi le programme,que vous décrivez : section C, pluś latin grec, et allemand. Je n’en suis pas mort, bien au contraire, mais il faut reconnaître que c’était lourd. J’ai bien plus tard épousé une Chinoise, qui m’a décrit le parcours du combattant de ses études: ce que j’ai connu à côté n’est que plaisanterie! Tous les Chinois que vous rencontrerez vous le diront: leur système d’éducation est absurde, reposant presque uniquement sur la mémorisation et l’autorité des professeurs. Comme formation à l’esprit critique, je vous assure qu’il y a mieux, y compris en France. Les Chinois qui ont connu ce parcours et ´réussi’ financièrement n’ont qu’une idée en tête: émigrer en Occident, pour offrir autre chose à leurs enfants. ..

  28. FaLLaWa

    Pour résumer la situation en un mot:
    DECADENCE.
    La France est entrée dans une phase de décadence.
    Je suis bien triste de voir tout ca.
    Il y a quand meme une question qui me taraude: on parle sans arret de la classe politique professionelle obnubilée par le court termisme necessaire à sa réélection et son enrichissement. Mais ce genre de mesures de l’EN destinées à former une génération d’abrutis sous instruits relève du long terme. Qui inspire les reformes que mene cette poule ecervelee de Najat? Et comment peut-on vouloir abrutir le peuple francais de la sorte. Ca pue la haute trahison tout ca.
    Merci H4x4 de garder un oeil vigilant sur l’effondrement du pays.
    Enfin pour rappeler les bonnes vieilles verités: vivement que l’education soit libre et ne releve plus du monopole d’Etat, le pire monopole de tous rappelons le.
    Mais bon en dehors des liberaux, rappeler une telle chose c’est precher dans le desert…

  29. Adrien

    Les infrastructures des collèges sont gérées et financées par le conseil départemental, le niveau de collectivité territoriale qu’on pourrait largement supprimer mais qu’on préfère garder vu que tout va bien dans notre pays actuellement. Bon, peut-être en 2020 la suppression, mais pas partout, et peut-être pas du tout. On verra bien.

    Par chez moi, la grosse cinquantaine de nouveaux élus et leur service communication se sont récemment fendus d’un communiqué de presse repris intégralement dans les merdias locaux : on pourrait s’augmenter mais on ne le fait pas, le président touche près de 80 k€ bruts par an « mais vraiment rien d’autre » (enfin rien d’autre au département s’entend, vu qu’il cumule évidemment ailleurs), tout ça ne représente qu’une infime fraction du budget départemental, c’est un vrai boulot éreintant et tout, bref, ils sont formidables. On oublie élégamment de préciser que, dans un mouvement étonnamment républicain, le président à décidé d’adouber l’ensemble de ses collègues conseillers au sein de la commission permanente, cet organe qui décide des affaires courantes. Il n’y a donc plus de « simples » conseillers, mais des vice-présidents et des conseillers à la commission permanente, tous PS/DVG ou UMP/DVD. Au total, 50 k€ d’indemnités supplémentaires par an, et l’impression un peu amère que tous ces gens, majorité comme opposition, sont presque soudés dans un grand baroud d’honneur pour en profiter jusqu’à l’éventuelle fin, bien au-delà des clivages évidemment…

  30. Blanche Neige

     » au profit d’autres éléments devenus, eux, obligatoires (l’Islam ou les traites négrières, par exemple). »

    Je suis professeur d’HG et je peux vous assurer que ces deux chapitres sont au programme depuis un certain temps… Quand j’ai commencé à enseigner, il y a dix ans, l’Islam était déjà au programme en 5e. Et c’est l’Islam (culture et société) qui est au programme, pas l’islam (la religion) tandis qu’en 6e, le programme comprend la naissance du judaïsme et du christianisme (un chapitre chacun).

    Je déplore la réforme actuelle pour de nombreuses raisons. Le nouveau programme d’HG est perfectible sur bien des points. Mais c’est enfin un programme raisonnable, faisable. Les programmes longs comme le bras, avec 30 chapitres à caser en 90 séances d’une heure, il y a de quoi devenir fou.

    Sinon, il faut avoir le coeur bien accroché pour lire les commentaires… Heureusement que vos billets restent très loin au dessus de certains d’entre eux. Je ne travaille pas pour obtenir une quelconque reconnaissance, cependant là, en matière de haine dégoulinante, je suis servie… Mais peu importe; ils ne sont que le reflet de ceux qui les écrivent. Pour rassurer certains de vos lecteurs, j’enseigne en ZEP, je ne suis ni dépressive, ni en reconversion. Et j’aime mon métier malgré toutes ses difficultés qui peuvent parfois nous éprouver durement.

    1. Je vous rassure : il y a aussi des commentateurs qui savent que votre métier n’est pas simple et que la brochette de clowns qui chapeaute l’EdNat vous le rend encore plus complexe…

      1. Black Mamba

        Oui, je confirme les dires H16,
        Le métier d’enseignant n’est pas simple, il est devenu ingrat comme un bon nombre de métier qui autrefois était respectable.
        Et les commentaires anti EDNat ne sont que le reflet de mauvaises expériences que nous avons eu nous en tant que parents et voir que nous confions nos enfants à un système qui s’évertue à les rendre débile nous écoeure un peu plus chaque jour.

      2. Higgins

        Je plussoie. Je connais bon nombre d’enseignants. Leur souffrance est réelle et elle est essentiellement le fait de l’environnement officiel (l’EN). Je ne les envie pas. Si j’étais moi-même enseignant, je ne le supporterai pas.

    2. Christophe

      Plutôt que de pleurer au sujet de notre méchanceté… vous devriez vous demander pourquoi.

      Pourquoi une telle haine (le mot est sans doute un poil trop fort), constante, mais surtout venant de tant de gens différents ?

      C’est troublant vous ne trouvez pas ?

      Votre réaction « étonnée » illustre assez bien le Grand Hiatus qui se développe, de plus en plus, et dangereusement.

      D’un côté des gens « étonnés », « surpris », de l’autre des gens en colère. L’incompréhension est totale. La mésentente consommée.

      Cela n’augure rien de bon.

      Le « tissus » social, culturel, politique…. se déchire. Bientôt il sera en lambeaux.

      1. Blanche Neige

        Je ne pleure pas. Je constate. C’est très courant, comme la bêtise, ce n’en est pas pour autant légitime.
        J’ai écris « étonnée » pour ne pas dire pire. Fallait-il vraiment le préciser?

        Vous croyez vraiment que je n’ai pas des raisons d’être en colère? Le massacre des élèves, je le vois tous les jours. Il me tue. Si je continue, c’est pour les élèves et les parents qui restent dignes et qui nous font confiance. Ceux-là, ils comptent sur moi et mes collègues, je n’ai pas le droit de les décevoir.

        Pourquoi croyez-vous que ça soit aussi dur d’enseigner dans certains quartiers?

        Parce que l’on doit faire avec des élèves à vifs, brisés et violents, qui ne relèvent plus d’établissements ordinaires, qui pourrissent les classes. Il faut les affronter, les dominer, en 5 minutes maximum montre en main, pour que les autres élèves aient droit au cours auquel ils ont droit.

        Parce que l’on fait tout ce que l’on peut, sans avoir toujours des supérieurs responsables et courageux (et le manque de responsabilité, ça commence avec des chefs d’établissement qui peuvent diriger un collège sans avoir jamais enseigné et qui n’adoptent pas une attitude adaptée avec les jeunes).

        Parce que l’on a des rectorats ou des ministres qui se succèdent qui méprisent l’artisanat (et pas seulement), qui cèdent aux lobbies, qui cherchent à sauvegarder leurs intérêts au lieu de faire leur travail: être réellement au service des élèves et de leur réussite.

        La vraie, de réussite, pas celle qui consiste à afficher 100% d’une classe d’âge au bac. Celle qui fait que l’on sort du collège en sachant écrire sans faute, d’une écriture lisible, calculer et appliquer les bases de la géométrie et de l’algèbre, avec les bases de culture indispensables.

        Nous en sommes loin. Mais ce n’est pas en baissant les bras et en crachant les uns sur les autres que l’on a la moindre chance d’y arriver.

        Considérez-moi comme une complice du système si cela vous plaît. Cela m’est égal. Je sais que les parents qui me connaissent me font confiance et c’est l’essentiel.

    3. Sanders

      @Blanche Neige :

      « l’Islam ou les traites négrières, par exemple » : est-ce par association ? on oublierait presque que les Musulmans ont été les plus féroces négriers, et depuis fort longtemps… ce qui a laissé quelques souvenirs toujours fort actuels au sud du Sahara…. il suffit de voir les haines recuites expliquant les petites guerres sahéliennes où nous sommes sottement impliqués.

      « Quand j’ai commencé à enseigner, il y a dix ans, l’Islam était déjà au programme en 5e. Et c’est l’Islam (culture et société) qui est au programme, pas l’islam (la religion) » : la majuscule n’y change rien, cette religion étant totalitaire et exerçant une emprise totale, précisément, sur la société (le politique est soumis à la Charia) et la culture (« si c’est dans le Coran, inutile de le garder, si ce n’y est pas, c’est hérétique et à brûler »)…

      Pour enseigner en faisant l’impasse sur ces faits patents, il faut un cerveau tel ceux si bien décrits par Orwell…

      1. Nemrod

        Comment séparer Islam et islam vu que ça ne fait qu’un…a moins d’être prof à l’ednat , socialiste …je ne vois pas.
        Ah, encore de la méchanceté qui pique un peu.

      2. Blanche Neige

        Ne vous inquiétez pas, que les traites existent en Afrique depuis plusieurs siècles quand les Européens commencent à déporter les Africains, c’est dit. C’est un des mérites du chapitre. Cela dit, en histoire, nous ne sommes pas là pour donner des bons et des mauvais points, mais pour expliquer, comprendre et faire comprendre (ce qui n’a rigoureusement rien à voir avec « justifier » au sens de « déclarer légitime »).

        Quant à l’islam, tout ne dépend pas du Coran. C’est un des problèmes majeurs, d’ailleurs, avec l’absence de direction unique (les chiites étant à part surtout sur ce point). Tout dépend des hadiths (faits et gestes de Mohammed) dont le nombre n’est pas fixe et commun à tous les courants de l’islam. De là, n’importe qui peut se proclamer imam et servir son interprétation (ou nourrir sa folie en se servant des textes qui l’arrangent).

        Pour ceux que cela intéresse, les Que-sais-je de Dominique Sourdel sont excellents, de même que le dictionnaire de l’islam qu’il a dirigé aux Presses universitaires de France.

        1. Sanders

          « Ne vous inquiétez pas, que les traites existent en Afrique depuis plusieurs siècles quand les Européens commencent à déporter les Africains, c’est dit. C’est un des mérites du chapitre. »

          S : Curieux… je croyais que, selon Mme Taube, il ne fallait pas stigmatiser les « Jeunes » avec ces histoires de barbaresques esclavagistes… mais la traite ne concerne pas que le passé, elle existe encore, à bas bruit… les Philippins en AS par exemple…. mais je ne m’en inquiète nullement…

          « Cela dit, en histoire, nous ne sommes pas là pour donner des bons et des mauvais points, mais pour expliquer, comprendre et faire comprendre »

          S : Décrypter, quoi… dans le sens le plus correctement manichéen, naturellement….comme tous nos bons journalistes…

          « Quant à l’islam, tout ne dépend pas du Coran. C’est un des problèmes majeurs »….

          S : no kidding ? donc ce n’est pas l’Islam qui est le problème, ce sont ses desservants infidèles (si j’ose dire)…. je suis toujours épaté par cette culture de l’excuse …

      1. Sanders

        La bibliothèque d’Alexandrie me rappelle – et lycée de Versailles – les destructions commises en notre temps par les Talibans et l’EI…

        1. monsieur moins

          ah, écrire des cerveaux mous pour ne pas dire pis, quelle vahce l’a faite ? Compter jusqu’à combien ? UN DEUX, DEUX UN ? En parlant de cela je vais immédiatement faire un courrier à l’INSEE pour qu’on arrête de mettre D2 derrière des huns, même kurosawa l’avait compris dès hidden fortress …

          1. Sanders

            « D2 derrière des huns »…. pas mal trouvé, jeune – Habens…. « cerveaux mous » = soft machine or soft power ?… on est à l’ombre des grandes têtes molles…

    4. gameover

      Il est tout de même assez symptomatique ce commentaire de Blanche Neige.

      Il ou elle n’hésite pas à globaliser TOUS les commentateurs sous une bannière unique de haine dégoulinante tout en dénonçant la globalisation des attaques contre l’EN.

      Un est le tout et tout est un. On s’attendrait à un peu plus de mesures de la part de quelqu’un qui vient nous dire que tous les enseignants ne sont pas à mettre dans le même sac mais qui n’hésite pas à en faire autant avec les commentateurs. Décidément des enseignants – qui s’en défendent – ont encore et toujours un coté prof assez insupportable et c’est pour partie ce qui m’a fait renoncer à ce métier et aussi à celles que je fréquentais

      1. Blanche Neige

        J’ai bien écrit « Sinon, il faut avoir le coeur bien accroché pour lire les commentaires… Heureusement que vos billets restent très loin au dessus de CERTAINS d’entre eux »

        Je n’ai PAS écrit « Sinon, il faut avoir le coeur bien accroché TOUS les commentaires, qui sont TOUS dégoulinants de haine »
        (ce qui serait en effet particulièrement stupide)

        Il y a comme une différence… Non?

        1. gameover

          uhm…

          « Sinon, il faut avoir le coeur bien accroché pour lire LES commentaires… « 

          re-uhm :

          « Heureusement que vos billets restent très loin au dessus de certains d’entre eux. »

          Très loin de certains, donc loin des autres…
          _________

          Ici mais surtout sur CP il arrive souvent que des commentaires soient aussi voire plus intéressants que le billet du jour, ce coté intéressant ne venant pas spécialement de leur qualité rédactionnelle mais plutôt du témoignage ou des informations qu’ils apportent.

        2. hugeus

          Eh bien, au moins on peut dire que vous suscitez la réaction !

          Votre commentaire d’hier était en effet de ceux que l’on ne peut pas laisser passer, et je vous assure que les réactions qu’il a suscitées sont très mesurées, sur ce blog où on sait se parler avec courtoisie mais fermement.

          Je suis bien content de lire vos réponses d’aujourd’hui, qui montrent que vous connaissez votre sujet et n’êtes point bernée.

          Si après vos explications vous trouvez parmi les commentateurs habituels des personnes qui vous dénigrent, soyez assurée que c’est parce que votre dévouement, indispensable pour vos élèves à vous, retarde l’inéluctable explosion du système actuel d’éducation qui dans l’ensemble, j’ai bien dit dans l’ensemble, fabrique une majorité de veaux abrutis et haineux (pour le coup) du pays qui les éduque.

          1. Blanche Neige

            Je ne voudrais pas vous rendre plus pessimiste encore, mais je ne pense pas que le système va exploser (si seulement). C’est plutôt à un lent pourrissement qu’il faut s’attendre. Ce sont les pouvoirs magiques de nos hommes politiques: sans se mouiller, ils nous donnent des pelles pour creuser au fond de la piscine (notre tombeau et celui des élèves).

            Cette réforme fera sans doute comme celle qui avait mis en place les grands frères des EPI: à savoir les IDD (je ne sais si ça dit quelque chose aux lecteurs, il s’agissait de cours partagés entre enseignants de deux disciplines pour faire autre chose que le programme, parce que l’interdisciplinarité, c’est bon, mangez-en. Comme si on ne passait pas notre temps à faire déjà des liens qui avec le français, qui avec les mathématiques ou la physique…). Au bout de quelques (courtes) années à supporter l’imbécilité de ces directives, les enseignants vont se débrouiller pour utiliser les EPI afin de revenir à des cours plus solides de maths et de français.

            (Les résultats de ces initiatives individuelles seront limités, puisque le problème n’est pas traité en amont, tant qu’on ne cessera pas d’imposer aux collègues du primaire de perdre leur temps avec l’enseignement de l’informatique, de l’anglais ou de l’histoire des arts quand ce n’est pas l’heure de la visite dans une déchetterie… Je ne jette pas la pierre aux collègues du primaire, ils sont les premiers à faire le constat, comme ils reconnaissent, pour les plus jeunes d’entre eux, de sérieux problèmes de formation. Bref.)

            À un moment donné, cela va finir par se savoir, ou un nouveau gouvernement aura besoin de faire sa com’, les EPI seront alors supprimés. Ce qui est vraiment inquiétant, c’est le risque de voir à ce moment-là le nombre d’heures par discipline être revu à la baisse (« mais enfin, on vous supprimer les EPI, vous n’êtes pas contents? » « les profs, sont jamais contents » et on se retrouvera par exemple en histoire-géo avec un programme (alourdi de préférence) à faire passer en 2h/semaine au lieu de 3h).

            Et hop, des économies (puisque cela fera plus professeurs disponibles par matière). Nous allons faire avec l’EN comme avec la sécu. Une grande coquille vide qui ne sert à rien (et rembourse qui elle veut à des montants dérisoire), tout en nous coûtant très cher, mais mais mais nous en serons fiers. Quoique, sur ce dernier point, il ne faudrait pas trop s’avancer… Cela fait longtemps que l’école de Jules Ferry n’est plus qu’un mythe et que l’on dynamite le peu qu’il en reste.

            Pour vous donner une idée du désastre que représente la réforme actuelle, cet article: http://www.marianne.net/reforme-du-college-construire-cabanes-ne-va-pas-apporter-aux-eleves-culture-solide-100232965.html

            Et dans la série des enseignants ringards je conseille à tous si vous avez parfois un peu de temps l’écoute de deux auditions d’enseignants devant le sénat :
            Celle de Loyd BONOD : http://videos.senat.fr/video/videos/2015/video27912.html
            Questions et réponse : http://videos.senat.fr/video/videos/2015/video27913.html

            Et celle de François-Xavier BELLAMY : http://videos.senat.fr/video/videos/2015/video27810.html
            Questions et réponse : http://videos.senat.fr/video/videos/2015/video27811.html

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