Les différences économiques fondamentales entre 2008 et 2015

Charles Hugh Smith du blog « Of Two Minds » nous propose une petite analyse de la situation actuelle, mise en perspective avec la situation qui prévalait en 2008. L’article étant en anglais, j’ai pris la liberté de le reprendre (en le traduisant ou le paraphrasant) pour vous en proposer la lecture ici (j’espère que l’auteur ne m’en tiendra pas rigueur). Essentiellement, l’auteur cherche à savoir si les conditions économiques actuelles sont meilleures que celles de 2008.

Il est tentant de voir des similarités entre l’actuelle panique sur les marchés boursiers et l’effondrement monumental qui a failli flanquer par terre le système financier global en 2008. La chute récente invite à la comparaison avec le dernier marché baissier qui emmena le S&P500 de 1565 en octobre 2007 à 667 en mars 2009. En réalité, le présent marché baissier commence avec des différences assez marquées de celui de 2008. En voici quelques unes.

Deflation1. En 2008 : les marchés et les banques centrales redoutaient l’inflation, et le pétrole brut atteignait 133$ le baril à l’été 2008. Actuellement, on est en dessous des 40$ le baril, les marchés et les banques centrales redoutent plutôt la déflation.

2. En 2008, la Chine avait une dette relativement modeste autour de 7000 milliards de dollars, bien moins que 100% de son PIB. Actuellement, la Chine a quadruplé cette dette à 28.000 milliards de dollars à mi-2014, ce qui représente 282% de son PIB.

3. En 2008, les banques centrales disposaient d’une pleine boîte à outils de surprises monétaires prêtes à bondir sur le marché : TARP, TARF, BARF, fonds de sauvegarde et et garanties de crédit, quantitative easing (QE), Zero interest rate policy (ZIRP) et achat direct d’hypothèques, pour n’en citer que quelques uns. Actuellement, cette même boîte est vide : tous les outils ont été déployés et utilisés à une échelle inouïe. Le moindre programme potentiel ne sera qu’une resucée de QE, de manipulation de taux d’intérêts, d’achats d’actifs, bref, les mêmes outils qui ont déjà été utilisés.

4. En 2008, les banques centrales allaient intervenir sur des marchés relativement vierges de leurs interventions à l’exception des baisses de taux d’intérêts suite à l’effondrement de la bulle des dot-com. Depuis, les banques centrales n’ont pas arrêté d’intervenir. Le marché actuel est le reflet d’interventions incessantes sans précédent depuis sept ans. Au contraire de 2008, les banques centrales se retrouvent devant un marché mondial dominé par les incitations à spéculer avec leviers en utilisant de l’argent emprunté, incitations pilotées par sept années de politiques interventionnistes de leur part.

5. En 2008, les taux d’intérêts avaient rebondi depuis leurs plus bas de 2003, après l’explosion de la bulle internet. En 2007, les taux de la Fed étaient au-dessus de 5%, et les taux de crédit dépassaient les 8%. Actuellement, les taux de la Fed sont fixés autour de 0.25% depuis plus de six ans, une période de taux quasi-nuls sans précédents.

6. En 2008, le taux moyen d’une hypothèque à 30 ans s’établissait au dessus de 6% entre octobre 2005 et novembre 2008. Les taux actuels sont en-dessus de 4%.

7. En 2008, le dollar américain grimpait au milieu de la crise financière alors que les capitaux cherchaient refuge fin 2008, début 2009 et aussi en 2010. Actuellement, le dollar américain a établi un gain de 20% mi-2014, au milieu d’une période considérée comme une solide phase de croissance globale.

8. En 2008, le dollar américain a fortement baissé de 2006 à 2008, puis de 2010 à 2011, augmentant les profits étrangers des compagnies américaines qui représentent entre 40 et 50% du montant toal des profits de multinationales. Actuellement, le dollar qui grimpe écrase ces mêmes profits, ainsi que les devises et les actions des marchés émergents, et a obligé la Chine à dévaluer le Yuan (yuan), une dévaluation qui a déclenché l’actuelle dégringolade des cours de bourse.

9. En 2008, la croissance de 2003 à 2008 fut globalement considérée comme ayant bénéficié à tout le monde. Actuellement, les politiques des banques centrales sont largement reconnues comme ayant favorisé les inégalités et les écarts de salaires depuis plus de six ans.

En conclusion, y a-t-il actuellement des éléments qui sont vraiment meilleurs que ceux de 2008 ? Ou les conditions actuelles sont-elles moins résilientes, plus fragiles et plus dépendantes des interventions sans précédent des banques centrales ?

this will not end well - car wc

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Commentaires153

  1. Samuel Grubert

    Pour info (je travaille sur les marchés – je suis à la tête de plusieurs Hedge Funds), concernant le ‘krach’ actuel, notre Broker à NY a émis un warning flag sur la moitié des valeurs du DJI:
    ‘short sale restriction is in effect since 24th august to august 26th’;

    ils ont sorti l’artillerie lourde … si ça ne marche pas, la chute sera mémorable

      1. sam player

        « Short sale restriction » c’est l’interdiction ou réglementation des ventes à découvert, c’est à dire de la vente de titres que vous n’avez pas. Ces mesures ont été mises en place en 2008 surtout sur les valeurs financières car des gens pensent que si vous ne pouvez pas vendre à découvert alors ça baissera moins… En réalité ça fausse juste la valeur du marché.

        (oui, en bourse on peut vendre ce que l’on n’a pas et on le rachète ensuite quand le prix a baissé)

          1. sam player

            Je sors ma boule de cristal…
            Cette mesure de courte durée là permet surtout d’éviter un emballement car les ventes entraînent les ventes…
            En france cette mesure avait été prise pour 3 ou 6 mois reconductible et c’était véritablement du protectionnisme/interventionnisme.
            Le 27 c’est jeudi et il y aura une communication de la Fed

            1. sam player

              Autre chose : c’est un broker là qui a pris cette décision, pas une autorité de marché. Le broker couvre juste ses arrières pour ne pas perdre dans les mouvements erratiques du marché.
              Donc en fait là ça n’a pas beaucoup de valeur cette info.
              IG Markets fait cela de temps en temps aussi.

              1. Samuel Grubert

                Pour info, et après contact avec notre broker, le short sale restriction est d’application générale (tous intermédiaires financiers), pour certaines valeurs du DJI, c’est une mesure d’urgence des autorités de régulation US (SEC) … et on sait comment ça peut finir ;
                Ils espèrent sans doute que, le 26, le discours lénifiant de Janet va calmer tout le monde …

                Cross fingers

                1. francis kuntz

                  justement qu’est-ce-qu’elle pourrait dire qui rassurerait tout le monde ? les taux restent bas ? la belle affaire, il n’y a que les pauvres caves qui croyaient à la remontée des taux en septembre. Après tout ce krach arrange bien la FED pour ne pas tenir ses engagements.

                    1. sam player

                      Pignouf : Ces régulations sont des mesures d’ordre public.
                      Et je viens de vérifier avec un short à $95 sur 100 Apple et l’ordre est accepté (pas réalisé bien sûr à ce niveau).
                      Et même les valeurs bancaires US passent.

                      Le changement de pseudo ne t’aura pas sauvé du ridicule.

                      J’en ai profité pour vérifier les messages de warning de IG et même en Chine la régulation des shorts ne concerne que l’intraday.

                      (traduction intraday pour Carpe Diem : Vente et Achat dans la même journée)

                    1. Hendrik Casimir

                      ou mieux, essaye de shorter Apple par exemple (AAPL)
                      tu m’en diras des nouvelles…
                      et, bien sûr, la SEC ne va pas étaler un bandeau à Time Square… ces froggies sont d’un naïf …

                  1. Hendrik Casimir

                    donc IB me raconte des salades ?
                    intéressant…affaire à suivre
                    et , comme le dit le Taulier, inutile d’en venir aux mains ..(merci H16)

                    1. sam player

                      C’était affectueux. <3
                      Vous admettrez que dire q'une telle mesure est secrète ça ne peut que faire doucement rire.

                    2. sam player

                      Votre copie d’écaran est inutile. Il est fort possible que votre broker interdisent momentanément certaines opérations. Perso je le vois aussi assez souvent sur certaines valeurs et ça ne tombe pas forcément sous le sens parfois.

                    3. Hendrik Casimir

                      peut être, mais qu’il me confirme – donc à priori à tort – qu’il ne passe pas les ordres pour être conforme à une directive inexistante, c’est autre chose

                    4. sam player

                      Je viens d’aller jeter un oeil à IB et aux valeurs qui nécessitent l’accord d’IB pour être shortées. C’est public.
                      C’est la 1ère réponse en googlant :
                      ib brokers short selling ban

                      En haut c’est écrit :
                      « This list is indicative only and is subject to change. IB does not accept short sale orders for US stocks that are not eligible for DTC continuous net settlement (CNS) and all short sale orders are subject to approval by IB. »

                      Et en bas après la liste :
                      « US stocks that are not shortable (Regulatory restrictions) »
                      _____________
                      C’est simplement que IB adhère à un système de contrepartie collective (NSCC) qui fixe certaines règles à ses membres suivant les engagements collectifs. D’autres adhèrent à d’autres systèmes ou ont des réserves ou ont fourni des garanties assez solides pour ne pas avoir besoin d’adhérer à un système… ou je ne sais quoi d’autres comme des prêts de titres.

                    5. Hendrik Casimir

                      je sais, ça fais quand même pas mal d’années que je travaille avec IB, et c’est la première fois – je dis bien la première fois -hier, qu’est apparu ce flag sur l’ecran de saisie, en face de certains titres (et pas d’autres);
                      par exemple, blocage sur AAPL, HD, JNJ, MRK, VZ … et short OK sur MCD et TRV par exemple;
                      comme je ne suis pas aussi débile que certains le pensent, j’ai téléphoné, avec mon appareil téléphonique, et mon Broker m’a répondu qu’il ne pouvait plus accepter certains ordres, dû à des instructions de la SEC; d’où mes commentaires…
                      j’ai demandé confirmation par mail … on n’est jamais trop prudent avec les yankees

                    6. sam player

                      Oui si la SEC dit que vous devez avoir des garanties à 50 ou 100% de vs engagements sur le marché short et que vous ne les avez pas DONC vous ne pouvez pas accepter les shorts au-delà de ce montant ou prendre des risques sur des valeurs qui par leur amplitude vous ferait atteindre ce montant.

                      Et donc vous pouvez dire à vos clients que vous n’acceptez pas les shorts x, y ou z pour être conforme aux régulations de la SEC.
                      _________
                      Version CM2:
                      Je veux acheter une voiture de 100KE mais je n’ai que 10KE sur mon compte en banque. J’informe le vendeur que je ne peux pas acheter la voiture à cause de la réglementation du Code Monétaire et Financier(et accessoirement je rajoute que le système bancaire est donc certainement proche de la faillite 😀 )

                    7. Hendrik Casimir

                      bon en fait, c’est tout simplement l’application de l’uptick rule sur les titres indiqués, cqfd;
                      certains titres sont passés rapidement sous la barre des -10%, d’où le warning immédiat, sorry …
                      n’empêche, la mise en place des flotteurs n’est jamais une bonne nouvelle…

        1. Peste et coryza

          « on peut vendre ce que l’on n’a pas »
          Pardonne ma question de béotien, mais ce ne serait pas du vol ? le bien en question appartient forcement à quelqu’un… Si tu le vend alors que tu le possèdes pas, alors tu le voles, non ?
          Il me semble normal que le type qui veut vendre du yen, des patates, un titre de propriété…. doit être propriétaire des yens/patates/titres qu’il veut vendre, ou être mandaté par le propriétaire…

          1. Non ce n’est pas du vol, c’est un contrat tout ce qu’il y a de plus normal. Tu t’engages à vendre dans 1 mois à un prix fixé maintenant un bien que tu n’as pas encore. D’ici là, à toi de te débrouiller pour avoir le bien. Si tu vends ce bien 10€ maintenant, que tu le livres dans 1 mois et que tu l’achètes dans 2 semaines pour 5€, tu as fait un bénéfice. S’il est à 15€, tu l’as dans l’os (mais ton acheteur est content). Du point de vue du vendeur, il a intérêt que ça baisse, du point de vue de l’acheteur, il a intérêt à ce que ça monte (s’il veut le revendre dans la foulée avec bénef, par exemple).

            1. Peste et coryza

              Merci pour ces explications.
              Cela ressemble aux contrats agricoles, où ils vendent leur production à l’avance, non ?

              1. sam player

                C’est exactement ce que fait aussi un concessionnaire auto qui vous vend une voiture qu’il n’a pas encore (voiture sur commande) sauf qu’il a un accord de prix avec le constructeur.
                Idem pour les vins vendus en primeur.
                Et en final tous les intermédiaires qui vont s’engager à vous fournir dans le futur un bien ou un service à un prix convenu alors que bien souvent ils n’ont pas tous les éléments en leur possession pour déterminer leurs coûts et peuvent donc se planter.
                Harry fait de la vente à découvert dès qu’il fait un devis 😀

        2. Aristarque

          Ou on rachète en catastrophe parce qu’on a joué une cotation à contretemps de son mouvement, qu’on s’est planté et qu’il vaut mieux n’avoir à se couper la main plutôt que le bras… 😛

    1. royaumont

      Est-ce également le cas en Europe ? Les restriction de vente sont-elles en place également ?
      Aujourd’hui, le rebond des bourses est important. Est-ce juste un rebond technique ou la chute va-t-elle reprendre demain ?

        1. francis kuntz

          et c’est quoi la différence ? celà signifie-t-il que les autorités de marché ne sont pas plus inquiètes que ça de ce krach ?

          1. Ou qu’elles ne comprennent rien, ou qu’elles comprennent que si elles agissent trop, ou trop vite, elles vont paniquer les marchés, ou … Etc…

        2. Samuel Grubert

          pour info, avant le krach de 2008 les autorités américaines (la FED), et pas uniquement certains brokers, avaient interdit tout short sur les valeurs financières; pas mal de collègues sont restés scotchés …c’était reculer pour mieux sauter …
          on a vu le plongeon …

          1. sam player

            Short selling ban : ça n’avait duré que 3 semaines en 2008.

            http://www.wsj.com/articles/SB122351280409217645

            Article de 2008:
            The Securities and Exchange Commission’s ban on short selling, which sparked a series of similar bans around the globe, was intended to be a « time out » and « restore equilibrium to markets. » By the time it expired Wednesday night, the general view was that it added to market confusion and didn’t do much to halt the slide in financial stocks.

            « I think what we did was we gave these stocks an artificial boost for a while, but it was pretty short-lived, » said Charles Jones, a professor at Columbia Business School. « It was just like a glass of orange juice, and then we had the sugar crash a couple hours later. »

    2. Fifou

      Bonjour, je m’appelle Samuel je travaille sur les marches, mais l’apres midi en plein emballement boursier je traine sur les blogs et fait plein de commentaires au lieu de travailler…
      Sinon quelques commentaires secrets de votre dejeuner avec le President de la FED mister Finance?

        1. Fifou

          Tu me diras, d’autres sont a la tete du FMI et passent leur temps a ramoner les secretaires… C’est peut etre ca la haute finance 😀

  2. Le Gnôme

    Il me semble que les 28.000 milliards de la Chine représentent la somme de la dette publique plus la dette privée. La nôtre, si l’on prend les mêmes termes, ne doit pas en être éloignée. Cette dette chinoise doit être libellée en Yuan, monnaie non convertible, si mes souvenirs sont bons.

    Le problème, c’est que tous les pays sont surendettés, et qu’il va bien falloir que les écuries d’Augias soient nettoyées, et que ceux qui auront souscrit seront plumés, y compris les institutions financières qui auront mis ces placements « surs » dans leurs portefeuilles et qui tomberont comme des mouches.

    Il y a un avenir pour le jaunet sous le matelas.

  3. Nathalie

    Si j’ai bien compris, moi qui suis assez ignare en économie, le contexte est pire qu’en 2008 car on a utilisé toutes les cartouches…

        1. Pactol

          Pourquoi pensez-vous qu’ils comme si de rien n’était ? L’épargne des français leur permet de continuer leur frasques sans trop de souci. Le problème, c’est qu’à la vitesse où ils claquent le pognon, nous aurons un gros problème à régler.
          Miss Lagarde l’a déjà signalé, il y aura dans l’avenir (quand, c’est bien là la question) un grand reset. Et comme d’hab, les couillons se seront nous. Quand je dis nous, il s’agit du monsieur et madame toutlemonde, c’est à dire vous et moi. Ne vous inquiétez pas pour ceux qui nous gouvernent. ils ont pris bien soin de se protéger contre ce genre d’aléas.
          Et ne rêvez pas, les compte en banque, l’épargne et peut-être même les biens immobiliers seront sucés jusqu’à la moelle.

          1. Calgon

            S’ils veulent venir sucer aussi mon calibre 12, no problem. Je doit avoir assez de Brenneke pour tout le monde …

            Malheureusement, ça se fera insidieusement, une petite taxe par ci, un petit point supplémentaire par la, et nous tous, anesthésiés, nous laisserons faire en râlant. CPEF

      1. Higgins

        Oui. La France, en dépit de sa classe politique, reste encore un pays riche. J’ai bien peur qu’on arrive actuellement à une période où on commence à s’attaquer au capital accumulé et à le détruire, les uns pour préserver leur niveau de vie (c’est une attitude attendue en période de crise), les autres pour satisfaire leurs lubies et leur idéologie. On fine, le pays ne peut que s’appauvrir. On en voit déjà les effets avec la baisse continuelle de notre position dans le classement des pays les plus riches (on est maintenant en 6ème position).
        L’État est à l’os. Dans un grand ministère régalien, je connais le cas d’une subdivision territoriale (plusieurs départements) où la Poste n’est plus payée depuis le mois de mars (l’année dernière, c’était en septembre). L’Euro, malgré ses promesses, est un échec complet et l’Europe une belle pétaudière. Je crains, hélas, l’imminence d’une grande catastrophe économique (toute dissimulation a ses limites) avec pour corollaire une guerre civile, une vraie tant l’opposition entre certaines communautés est féroce. Normal 1er et sa clique porteront devant l’HIstoire le poids de l’entière responsabilité de ce fiasco. Comme le souligne JP Chevallier dans ses billets: « pour l’instant, tout va bien ». Jusqu’à quand?

          1. Duff

            héhé mais les services en charge des missions régaliennes or bureaucrates sont effectivement à l’os, des barbus fous l’ont bien compris d’ailleurs

            1. Deres

              Exemple simple : deuxième trimestre 2015, 0% de croissance composé approximativement de 1% de croissance du PIB public et -0.5% de PIB privé.

        1. royaumont

          Il est sans doute plus efficace de traire le propriétaire que l’on a sous la main. Je ne crois donc pas à une spoliation pure et simple sur l’immobilier.
          Mais on va quand même morfler.

          1. francis kuntz

            en 1790, le clergé catholique français ne s’attendait pas non plus à se faire spolier dans ce qui reste la plus grande opération de spoliation immobilière de l’histoire de France

            1. royaumont

              Ce qui a été une opération stupide, indépendamment de son caractère résolument arbitraire et injuste.
              Les biens on été bradés à 10% de leur valeur et les acheteurs étaient morts de trouille de devoir rendre leur bien mal acquis. Ils ont de ce fait soutenu l’empire bien au delà de raisonnable, envoyant la jeunesse du pays au casse-pipe pour protéger leur investissement.
              Évidemment, aujourd’hui cépapareil, puisque c’est le camp du bien et de l’intelligence qui est au pouvoir…

              1. francis kuntz

                oui et les biens « nationaux » transformés en assignats imprimés à la chaine qui ont perdus leur valeur en quelques années, au point où l’État était redevenu aussi endetté à la fin du Directoire qu’au début de la révolution. Comme quoi, même spolier la population n’est pas une solution

                1. Deres

                  Oui, double spoliation, la valeur des biens de l’église étant immédiatement gagés par des assignats, puis émission de liquidité sous forme d’assignats par planche à billet.

                  1. francis kuntz

                    ah oui c’était la belle époque où les monnaies-papier devaient être adossé sur quelque chose de concret (avant la révolution industrielle, la terre avait très bonne réputation. En plus il parait qu’elle ne ment pas). Un temps que les moins de 200 ans ne peuvent pas connaitre. Ceci dit ça n’a pas duré longtemps la tentation de faire tourner la bécane était trop forte.

                    1. Deres

                      Un papier monnaie n’est toujours adossé que dans la confiance dans celui qui détient le moyen d’impression … ou dans la confiance de penser qu’on pourra le refiler plus cher à un gogo avant la chute …

                    2. Quiet Desperation

                      aaah! le bon temps où on achetait un champ pour un sac de blé… (dans « Eugénie Grandet »)

                      Tout Jacobin devint acheteur, tout acheteur devint Jacobin…

                    3. sam player

                      Oui HB j’ai étudié les monnaies anciennes (florin livre et leurs diviseurs) et leurs contre-valeurs en bien usuels et j’ai été étonné du très bas prix de la terre au Moyen-Age même en comparaison du salaire journalier.

          2. eltrovar

            Oh non. L’arnaque de la pseudo propriété imobilière est une telle réussite que l’Etat ne va rien toucher du tout. Pensez-donc! Des taxes sur l’achat, sur le foncier, l’habitation, les normages obligatoires de mises à niveau de toutes sortes nous font payer le prix réel du bien au moins 2 fois sur 30 ans. Alors sur plusieurs générations! Et le tout, avec des gogos qui entretiennent leur petit chez-soi à leurs frais, pour maintenir la valeur taxable du bien…non vraiment, c’est une poule aux oeufs d’or pour le gouvernement.
            Pour les spoliations il y a plus facile : les assurance vie, les fonds de retraite, et à la fin les naps de grand maman..

  4. Samuel Grubert

    D’après moi, et pour résumer la situation actuelle :
    Nous vivons dans un ‘Nanny state’ / l’une des conséquence de la féminisation de la société (principe de précaution, 5 fruits et légumes par jour, pas de tabac, d’alcool, de téléphone au volant, etc, etc..) ; pour que tout cela fonctionne, l’état nounou doit être soutenu par une ‘nanny finance’ ; en effet quoi de plus douloureux qu’une récession, et sa cohorte de chômeurs, ou pire, une dépression (au sens économique j’entends …).
    La finance nounou se caractérise par une injection massive de liquidité pour noyer tout probléme, des taux à zéro, c’est plus confortable, et, in fine, un secteur financier totalement décorrélé de la réalité économique (les boîtes rachètent leur propres actions pour faire monter les cours, effets de levier ad infinitum, produits dérivés en progression exponentielle ‘According to the Bank for International Settlements, the total notional value of derivatives contracts around the world has ballooned to an astounding 710 trillion dollars ($710,000,000,000,000). Other estimates put the grand total well over a quadrillion dollars., ‘ etc , etc … ; totalement décorrélé je vous dit …
    Nous arrivons donc, du côté des état (pratiquement tous les pays de l’ OCDE), à la phase ‘Ponzi’ de la dette selon Minsky (après Hedge et speculative), à savoir l’état s’endette (émet une nouvelle dette) pour payer les intérêts de la dette précédente …
    Pour comprendre cette situation, allez voir votre banquier pour lui demander un prêt pour pouvoir régler les intérêts du prêt précédent, parceque vous n’y arrivez pas… vous allez voir sa tête …
    C’est ce que fait la France aujurd’hui, quand elle émet pour 187 milliards de nouvelle dette en 2015 …et tous ces états, et la France en particulier, va s’écraser à grande vitesse sur le mur de Minsky (Minsky moment) – voir https://fr.wikipedia.org/wiki/Hyman_Minsky et https://en.wikipedia.org/wiki/Minsky_moment
    Cette injection massive de liquidités (Qexx, TARP et al) + BCE, et , bien sûr, les 3 flèches de Shinso ABE (voir https://mises.org/library/shinzo-abe-and-three-magic-arrows ) n’ont fait qu’accentuer trés fortement les inégalités entre groupes sociaux – entre autres – conformément à la théorie de Cantillon (effet Cantillon, voir Wiki) ; en d’autres termes, plus vous êtes près d’un générateur de capital, et plus vous vous enrichissez (banquiers et financiers près des banques centrales, traders, family offices, etc …); plus vous en êtes éloigné, et plus cet effet s’atténue … l’impact – fonction de la distance à la source – est exponentiel , un peu comme du miel qui coule sur un plan … si vous êtes trop loin, bad luck ; cette logique, et ces milieux sont trés bien décrits dans le livre d’ Eric Reinhardt ‘Cendrillon’ …
    mais une plus juste répartition ne peut être réalisée par un état déjà obèse et incompétent…
    Pour mémoire, l’intervention de l’Etat dans tous les rouages de la société – et en particulier dans l’économie au quotidien – suit toujours la même logique :
    ‘si un business marche, taxe le …
    S’il continue de marcher, régule le …
    Après taxes et régulation, quand ça ne marche plus, subventionne le …, et arrive l’armée de fonctionnaires’
    On y est en plein … https://www.youtube.com/watch?v=9YHDze9aXSQ
    Stay tuned

    1. Duff

      Pas la féminisation de la société mais son infantilisation par le socialisme. Le progressisme sociétal vise à former un homme nouveau d’où la destructions de tous les repères et des modes de vie éprouvés. Que les femmes acquiert les mêmes droits que les hommes n’est fort heureusement une régression. Qu’on les fasse jouer au plus jeune âge avec des jouets asexués avec les garçons comme en Suède relève d’une idéologie spécifique plus large. Je demande de voir ce que ça va donner ce pays une fois qu’il ne sera peuplé que de nouilles et de camionneuses.

      1. DoS

        Les Suédoises sont très ouvertes sur le sexe. Les Suédois plus coincés. Pensez vous qu’il s’agisse des petites voitures ou des poupées ?
        De nos jours c’est plutôt les objets qui deviennent sexuels.
        Quant au féminisme, machisme, qui tond la pelouse ou torche les mômes….c’est un peu la liberté de chacun. Normalement…..dans un pays libre.

        1. Duff

          justement, c’est de la liberté d’élever ses gosses comme on veut que je réclame. Ce n’est justement pas la volonté des progressistes qui veulent voir appliquer à tous leurs foutaises sans possibilité de s’y soustraire que je déplore

        2. Beldchamps

          Pas selon Belcassine, elle avait diffusé une pub odieuse « les hommes naissent libres et égaux, sauf les femmes ». Déjà rien que ça c’est scandaleux. Ensuite elle voulait égaliser les retraites, (la bécasse a bien sûr oublié que les veuves vivaient plus longtemps que leurs maris, alors on fait quoi pour égaliser l’espérance de vie ?), et bien sûr partage 50/50 des tâches ménagères, allez demain pas de billet, tout le monde va wassinguer !

      2. René-Pierre Samary

        L’infantilisation de la société, le socialisme, ce communisme mou, est en relation de cause à conséquence avec la féminisation des esprits.
        Des pratiques ou des représentations traditionnellement « codées » comme féminines sont maintenant reconnues, adoptées ou érigées en modèle par une partie de plus en plus importante de la société.
        Par ailleurs, tout pouvoir tend à s’étendre. Celui des femmes ne fait pas exception, on le constate. Du droit de vote (incontestable) à la parité en politique, de la parité en politique à la parité dans le domaine économique, les femmes imposent leur mode particulier de pensée, basé sur l’affect. Nous allons vers une gynocratie de fait. L’histoire de l’Empire romain montre un parallèle entre sa décadence et la place des femmes dans la société.
        Pour comprendre ce processus, et comprendre l’aveuglement de la partie mâle de la population (de moins en moins mâle), il suffit de ce questionner : par quoi les femmes nous tiennent ? De tous temps, par la séduction qu’elles exercent, et la mauvaise foi native chez la plupart d’entre elles. Aujourd’hui, de surcroît, en raison du pouvoir absolu qu’elles exercent sur la progéniture.
        Conséquence visible de ce pouvoir : la démission des reproducteurs, de même que le collectivisme entraîne la démission des producteurs.

          1. René-Pierre Samary

            A chacun son « mot qui tue » (vu à la télé). Les uns, c’est les HLPSHF, d’autres, c’est « ultralibéralisme ». D’autres encore, c’est « sexisme », comme « racisme », ou « antisémitisme ».
            Le réductionnisme, façon twitter.
            Mais ce n’est pas ici le lieu d’engager des controverses, ce serait sans fin. Ailleurs, ce serait peut-être productif, qui sait ?

              1. Hendrik Casimir

                pas seulement une histoire de cul,
                les femmes sont les gardiennes du temple, depuis l’origine de l’humanité, et elles le savent, et nous le savons; elles sont responsables du devenir de l’humanité, et, bien sûr, ça entraîne quelques contraintes …
                la théorie du genre ? foutaise …
                les norvégiens ont fait une trés bonne vidéo sur ce thème, voir
                https://www.youtube.com/watch?v=p5LRdW8xw70
                suite à cette étude, le gouvernement norvégien, qui est le pays le plus égalitariste H/F du monde (même leur premier ministre est une femme), ont arrêté TOUT financement de toute étude sur la théorie du genre ; la conclusion est limpide : vive la différence !!! et elle va beaucoup plus loin que l’on pense …

              2. René-Pierre Samary

                « ce questionner ». Honte à moi.
                Notre faiblesse, celle des hommes, donc. C’est vrai.
                Mais imaginez que cette faiblesse, qui vous rend si triomphante, de plus en plus d’hommes s’en défassent (j’adore les anacoluthes)… En seriez-vous bien aise ? La grève des reproducteurs, comme je le disais…

                1. Beldchamps

                  Peu importe que vous soyez un hareng double ou triple, je suis globalement d’accord avec vous, en étant peut-être plus nuancée et optimiste.
                  Les femmes de pouvoir aux postes à vraie responsabilité sont rares et parfois aussi « misogynes » que moi.
                  J’espère que les femmes vont se rendre compte qu’elles n’ont rien gagné en liberté, troqué la domination du mari contre la domination par le travail. Cela dit la féminisation du travail s’est faite grâce aux technologies et à la tertiarisation qui n’ont plus besoin de forces viriles.
                  Parfois les magazines féminins titrent : « Où sont les hommes ? », elles vont peut-être recouvrer la vue ?

                  1. Bonsaï

                    Vous n’êtes misogyne que par l’obsession de la concurrence. Un peu comme un champion d’échecs qui avouerait détester les joueurs d’échecs.
                    Assez courant comme névrose, au demeurant.

                    1. Quiet Desperation

                      Quant au « hareng rouge » samaritain, c’était bien sûr la traduction de « red herring »… finders kippers…

          2. Quiet Desperation

            Lady B, please ! notez le patronyme… Sa Marie… l’aveu est flagrant… le « René Pierre » c’est un hareng rouge, n’est-ce pas…

            1. Bonsaï

              Absolument, encore un leurre. Un espion, un hameçon qui traîne…
              Trop visible cependant. Non pas parce qu’on nous prend pour des naïfs et que, par conséquent, on nous enverrait des néophytes, mais parce qu’il est agent double, voire triple.
              Trop gourmand, il n’assure pas le job. Que fait-on quand un agent est découvert ?

              1. René-Pierre Samary

                Comprend pas… hareng rouge ? sa Marie ? un agent ? un espion ?
                Ah ! Samary… C’est mon vrai nom, je ne me cache pas derrière des pseudos, sinon de plume.
                Samary dans wiki. Un modeste descendant… par les femmes.

          1. Duff

            ha oui je crois aussi. Quitte à rester dans le même ordre d’idée je remercie dame nature de m’avoir généreusement pourvu (sans le teint buriné et les mocassins à glands) pour ne pas m’interloquer que les femmes puissent exercer du pouvoir.

  5. DoS

    Concernant la photo, ça craint. Savez vous qu’il y a un acide bleu au parfum subtil et puissant ? Lorsqu’ils sont bien pleins ils retournent à l’atelier. Souvent, le fond se détache lorsqu’il est soulevé avec la grue.
    Imaginez un peu le mélange….non, je ne souhaite cela à personne. Même à mes ennemis.

  6. Toutatis

    Pour bien comprendre l’analyse de Charles Hugh Smith, il faut savoir aussi comment il considère le système économique, en particulier dans son pays. Il pense qu’il est dirigé par une oligarchie, composée principalement de financiers et de hauts fonctionnaires, dont le seul but est de préserver le statu-quo, autrement dit la hiérarchie sociale, dont elle occupe le sommet.

    1. Hendrik Casimir

      oui, on l’appelle la Ploutocratie (du grec Ploutos, divinité de la richesse)…
      Baudelaire … toujours visionnaire
      Fusées / ‘le monde va finir …’

      Alors, ce qui ressemblera à la vertu — que dis-je — tout ce qui ne sera pas l’ardeur vers Plutus sera réputé un immense ridicule.

      1. DoS

        Beaudelaire visionnaire du paradis sur terre.
        Fruit de son expérience dans les drogues:
        Oubliez opiacés et autres THc, buvez du pinard terrestre.

        1. René-Pierre Samary

          Baudelaire, please. Qui a écrit : « Nous aimons les femmes à proportion
          qu’elles nous sont plus étrangères. Aimer les femmes intelligentes est un plaisir de pédéraste »
          Il aurait adoré Ségolène, sans doute.

    1. sam player

      « Cette ancienne dramaturge et réalisatrice de documentaires radio de Marseille vit aujourd’hui de l’aide de sa famille, recluse dans les montagnes de l’Ariège en raison de ses troubles, dans une ancienne grange retapée, sans électricité ni route, avec l’eau d’une source et deux mètres de neige en hiver. »

      Rigolez pas, c’est avec nos sous !
      Amha, ils n’ont pas mis la main sur le vrai trouble dont elle souffre.

        1. Peste et coryza

          Oui. Une bonne ferme isolée avec une source, ça vaut de l’or aujourd’hui.
          Et en plus, c’est le contribuable qui paye.
          Je sens que je vais me déclarer électrosensible…

          1. Deres

            Une épidémie est en préparation, je le sens.
            Si cela pouvait le faire atteindre les 50% d’invalidité tout en me permettant de continuer à travailler …

  7. Patatrac

    2008 et la situation présente ne sont pas deux crises distinctes, il s’agit de la même crise, qui prend deux formes diverses. La situation tout à fait nouvelle depuis 2008 est que les taux d’intérêt, se sont fortement approchés de zéro – du fait des injections gigantesques de monnaie par les banques centrales – parfois ils sont négatifs (comme en Suisse, sur toutes les échéances jusqu’à 7Y !). C’est ce fait qui relie dans le temps les deux avatars de la crise, et qui induit un changement radical dans les décisions d’allocation d’actifs et d’investissement, qui dépasse la sphère des marchés financiers.

    Bien que j’eusse voulu répondre avec mes propres mots à la question posée par H, une grande partie a déjà été analysée par Ludwig von Mises, dans son ouvrage « L’action Humaine », paru en 1949. Toutes le citations sont tirée du chapitre 20.

    Valeur future actualisée et interventionnisme

    « L’opinion publique a fortement tendance à ne voir dans l’intérêt qu’une entrave institutionnelle au développement de la production. Elle ne se rend pas compte que la dépréciation des biens futurs par rapport aux biens présents est une catégorie nécessaire et éternelle de l’agir humain, et ne peut être abolie par des manipulations bancaires. (…) »

    « L’aversion séculaire envers l’intérêt a été fortement ravivée par l’interventionnisme moderne. Celui-ci se cramponne au dogme que l’un des devoirs primordiaux du bon gouvernement est d’abaisser le taux d’intérêt le plus possible ou de le supprimer totalement. Tous les gouvernements d’aujourd’hui sont fanatiquement partisans de la politique d’argent à bon marché.»

    Pression, dépression et soustraction

    « Les mouvements ondulatoires qui affectent le système économique, la récurrence de périodes d’emballement suivies de périodes de dépression sont l’inévitable conséquence des tentatives, sans cesse répétées, pour abaisser le taux brut du taux d’intérêt au moyen de l’expansion de crédit. »

    L’aventure des TARP, ZIRP et autres SLURPS

    « Ce qui compte seulement, c’est que les banques et les autorités monétaires sont dominées par l’idée que le niveau du taux d’intérêt tel que le détermine un libre marché des prêts est un malheur, que l’objectif d’une bonne politique économique est de l’abaisser, et que l’expansion de crédit est un moyen adéquat pour l’abaisser sans nuire à qui que ce soit, en dehors des prêteurs, ces parasites. C’est cette aberration qui les fait s’engager dans des aventures qui doivent finalement amener la stagnation »

  8. hop hup

    Allemagne : la facture très salée de l’électricité verte
    La transition énergétique voulue par Angela Merkel coûte 28 milliards d’euros aux consommateurs. Une situation qui inquiète les milieux économiques.
    PAR FRÉDÉRIC THERIN (À MUNICH)
    Publié le 25/08/2015 à 06:08 | Le Point.fr
    Le coût par famille et par an est de 290 euros. La hausse du prix de l’électricité pourrait handicaper les exportations allemandes. Le coût par famille et par an est de 290 euros. La hausse du prix de l’électricité pourrait handicaper les exportations allemandes.

    La note commence à être vraiment salée pour nos voisins. Une étude de l’Institut de l’économie allemande (Institut der deutschen Wirtschaft, IW) effectuée pour le quotidien économique Handelsblatt montre que la transition énergétique en République fédérale coûte chaque année… 28 milliards d’euros aux consommateurs. Une famille utilisant 3 500 kilowatts-heure tous les douze mois doit ainsi payer en moyenne 270 euros supplémentaires pour financer la politique environnementale mise en place par le gouvernement.
    Pour lutter contre le réchauffement climatique, Berlin avait voulu montrer l’exemple au reste du monde. En souhaitant produire 60 % de son énergie et 80 % de son électricité grâce aux renouvelables d’ici à 2050, notre voisin s’est fixé des objectifs très ambitieux. Afin d’arriver à ses fins, le gouvernement n’a pas ménagé ses efforts… et ses deniers pour encourager ses citoyens et ses entreprises à jouer la carte écolo.
    Les entreprises touchées

    reste a savoir jusqu’à quand les allemands pour se payer se luxe d’énergie verte ?

    1. floriska

      c’est ce qui nous pend au nez avec les ovocéphales qui nous gouvernent. Entre le rachat à des prix prohibitifs de l’énergie des éoliennes et des PPV et la baisse du nucléaire à 50 %, on a pas finit de voir la facture EDF augmenter.

        1. Toutatis

          En même temps, ailleurs (Espagne, certains états des Etats-Unis) on taxe fortement ceux qui prétendent être autonomes au moyen de panneaux solaires et batteries non reliés au réseau. C’est un autre aspect des interventions étatiques dans le domaine de l’énergie : on cherche à défendre à tous prix les intérèts des oligopoles, l’autonomie des individus est l’ennemi principal.

          1. sam player

            Aide fédérale US : (désolé pour les majuscules c’est un copier-coller de la question sur le site; googler pour référence)

            CAN I CLAIM THE ITC, ASSUMING I MEET ALL REQUIREMENTS, IF I AM NOT CONNECTED TO THE ELECTRIC GRID?

            Yes. A solar PV system does not necessarily have to be connected to the electric grid for you to claim the ITC, as long as it is generating electricity for use at your residence.

    2. René-Pierre Samary

      J’ai entendu dire que cette transition énergétique ne coûte pas seulement à l’Allemagne. Les pics de demande (le vent et le soleil, c’est capricieux) font que, les réseaux étant interconnectés entre pays, cela déstabilise la production hexagonale. C’est un peu comme si, la production de mes panneaux et de mes éoliennes ne suffisant pas, sur mon bateau, j’allais me connecter quand nécessaire sur le groupe électrogène de mon voisin de mouillage.

  9. JJB

    Certains commentaires au précédent billet faisaient référence à Bergson.
    Du même, avec clin d’oeil vaudevillesque de saison à propos de son essai « Le rire » :
    Conversation entre deux banquiers tirée de « Les faux bonshommes »

    – Est-ce bien loyal ce que nous faisons là ?
    Car enfin, ces malheureux actionnaires, nous leur prenons l’argent dans la poche…
    – Et dans quoi voulez-vous que nous le prenions ?

    Il en résulte, selon Bergson, que « le comique naîtra, semble-t-il, quand des hommes réunis en groupe dirigeront tous leur attention sur un d’entre eux, faisant taire leur sensibilité et exerçant leur seule intelligence ».

  10. René-Pierre Samary

    Ne connaissant rien à la finance, pas plus qu’à l’informatique, je n’ai que mon sens marin pour me guider. Celui-ci me dit que, vu les arguments lus chez Monsieur Hache, la pente va s’accélérer. Les prélèvements directs, déjà globalement infimes, vont peut-être diminuer, pour ne pas décevoir les sans-dent, leur bulletin de vote entre leur chicots. Mais tout ce qui est « indolore » va bondir, à petits sauts mignons, qu’il s’agisse d’augmentation de taxes sur la consommation (d’électricité ou de légumes), ou qu’il s’agisse de la diminution du service rendu (sécurité sociale, etc).
    Pour que le moloch ne nous écharne pas à loisir, la solution : moins consommer, pour ceux qui ne peuvent pas consommer ailleurs (pour moi, c’est fait). La bougie, c’est peut-être excessif, soit dit en passant.

    1. Deres

      Ils sont obligés d’augmenter les prélèvements car le PIB public augmente plus vite que le PIB privé et qu’ils veulent en plus limiter le déficit. La souris de diminution des impôts visibles cachera la montagne des augmentations d’impôts (électricité, pétrole, redevance, péages, eau, cabanes, droits de mutation, taxe de séjour, surtaxe résidence secondaire, contrat complémentaire santé devenu obligatoire et devenant taxés, …).

  11. Hendrik Casimir

    Une dernière remarque concernant l’évolution des marchés, et en particulier le Dow Jones (DJI) ; au cours de plusieurs échanges, parfois un peu vifs, avec mon ami Sam (Player), je confirmais des difficultés pour effectuer certains shorts sur des titres du DJI (AAPL, HD, JNJ etc …) ; SP me faisait remarquer que personne n’en parlait, ce qui est vrai ; en effet, la seule mention que j’ai trouvé, de la mise en place du ‘uptick rule’ sur certaines valeurs du DJI, est sur Barron’s :
    http://blogs.barrons.com/focusonfunds/2015/08/25/short-sellers-win-even-with-one-hand-tied-behind-thier-backs/
    pourquoi cette discrétion de rosière ? pour mémoire, le ‘uptick rule’ interdit l’exécution d’un ‘short’, vente à découvert, à un prix inférieur à celui de la dernière offre ; ceci pour empêcher l’effondrement du prix d’une action côtée en bourse ;
    la mouture appliquée dans le cas présent, est la version de 2010, qui ne s’applique qu’aux titres ayant perdu plus de 10% depuis la session antérieure … voir http://www.sec.gov/answers/shortrestrict.htm
    pour mémoire toujours, il y a donc eu lundi, plus de 15 titres (sur 30) du DJI qui ont dévissé de plus de 10% ; c’est tout à fait extraordinaire, et ceci n’était plus arrivé depuis fort longtemps (2008 anyone ?) … l’application de la ‘uptick rule’ a permis d’éviter l’effondrement, et a joué son rôle de stabilisateur… les opérateurs – contraints et forçés, se sont calmés.
    Si l’on considère que, toujours de mémoire, un Krach est défini par une chute de 20%+ d’un marché en quelques jours, une première salve à -10% peut être considérée, sans trop exagérer, comme le début d’un krach, auquel le marché US a échappé ;
    Deux remarques s’imposent : la première – d’ordre technique – est que – tant que les stabilisateurs ne seront pas levés – le marché US restera au bord du gouffre, …. marché qui, en général, donne le ‘la’ au reste de la planète…
    La seconde est plus psychologique ; en général les traders, ou leur équivalent en silicium (70% des transactions aujourd’hui sont réalisées par des machines) – sont des gens plutôt nerveux, qui détestent ne pas pouvoir placer un ordre comme ils l’entendent.. ; leur équivalent silicium , des générateurs d’algorithme, type HFT ou autre (ah, pardon, on me dit que ça n’existe plus le HFT … à ce sujet, voir le débat surréaliste entre Katsuyama et Bill O’ Brien : http://www.cnbc.com/2014/04/01/katsuyama-vs-obrien–who-won-the-fight.html ), sont également assez vifs à la détente ; donc le générateur d’algorithme, bloqué dans ses ordres de vente par la restriction indiquée plus haut, est passé en mode ‘starting block’, en attente d’un clearing… ce sera intéressant de voir les volumes de vente sur ces titres au clearing du ‘one penny rule’…
    D’après moi, tout est place pour que, vendredi, comme à l’accoutumé, notre amie Janet (Yellen) fasse une intervention remarquable et remarquée ( ahum … il y a des micros dans la salle …) depuis Jackson Hole pour indiquer le topo habituel : aux USA, l’emploi , ça roule, l’inflation, pas de problème, l’économie, solide , mais pas assez – encore – pour justifier une hausse des taux dans le court ? moyen ? long ? terme …
    Et là, les marchés, d’après moi, devraient exploser dans le champagne, les petits fours, et une avalanche d’ordre d’achats … ce serait le long, ou l’ultra long du siècle …
    De toutes façons ce qui est sûr, c’est que la FED mettra le paquet …
    Et si ça ne marche pas, alors ça fera mal, trés mal …
    Que nous restera il alors ?
    Solamente : https://www.youtube.com/watch?v=2aDmKoW11hQ

    1. sam player

      Cette règle du uptick existait de façon continue depuis les années 30 et avait été abandonnée après 2008 mais hier à cette occasion (merci) j’ai vu qu’elle avait été réintroduite 1 ou 2 ans après sous une forme modifiée.
      En france on a un système « équivalent » en cours de cotation puisque des pauses de trading sont introduites quand un cours baisse de plus de 5% and so on.
      Il me semble même que les ordres de vente automatique sur seuil sont annulés dans le carnet d’ordre.pour éviter que la cotation reprenne avec la même tendance.
      Donc rien de neuf et le complot banco-capitalisto-judeo-maçonnique post moderne n’existe pas.
      Bon, déconnez pas, retournez à votre console, le marché vous attend.

  12. Val

    A part ça une bonne part des amis visites cet été voient ds le climat la plus grosse menace à venir. La machine à laver le cerveau marché bien . Ça en fait tomber les chaussettes comme dit mon mari …. Bon H sinon je vous ai demandé au bleuet à Banon , un grave manquement de leur part de ne pas vous connaître.

    1. Deres

      Mon dieu, c’est le mois de juillet le plus chaud depuis 1880, c’est bien la preuve … Sauf que le mois d’août est particulièrement pourri ce qui compense allègrement et que cela veut dire qu’il y a 150 ans, il faisait encore plus chaud alors que la révolution industrielle était déjà en route …

      1. sam player

        Oui d’ailleurs j’ai vu qu’ils ont déjà conclu dès ce mois de juillet que 2015 était définitivement l’année la plus chaude depuis 1800, ce qui est possible… ou pas, mais même +0.1° vs 1998 (17 ans quand même) ne serait encore pas hors tendance de fond.
        La COP21 devrait être sous la neige… moi aussi j’ai le droit de faire des prédictions.

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