Petites histoires drones

Et pendant que la France s’enfonce, gentiment, dans la crise de mollesse institutionnelle, diplomatique, judiciaire, économique et politique, le monde continue pourtant à tourner et à innover. Nous sommes dimanche, c’est donc une excellente occasion de se plonger dans l’un de ces domaines innovants qui va indubitablement marquer le XXIème siècle : celui des drones.

Et il s’en passe des choses en la matière.

J’avais évoqué dans un précédent billet l’énorme potentiel de ces petits engins volants plus ou moins autonomes dans différents domaines. Régulièrement, à la faveur d’un article sur l’un ou l’autre géant de la distribution de produits divers — Amazon arrivant ici bon premier — on retrouve d’intéressantes analyses sur la possibilité pour ces chaînes de résoudre l’enquiquinant problème des derniers kilomètres : s’il est relativement « simple » logistiquement parlant d’organiser le déplacement des biens et des produits depuis leur lieu de fabrication jusqu’à la région où le client souhaite en disposer, il est généralement plus compliqué de rejoindre ce dernier sans en passer par les solutions traditionnelles de coursiers, de livraison à domicile avec tout ce que cela peut comporter d’aléas (client pas là au moment de la livraison, problèmes routiers divers à commencer par les bouchons et d’éventuelles conditions météos défavorables, optimisation parfois complexe du routage, …) ; cependant, les drones peuvent constituer une solution raisonnable pour cette dernière partie.

En automatisant la prise de paquet et sa livraison au client par des drones comme expliqué ici, Amazon compte réduire notoirement le temps entre le passage de la commande et la livraison au client, tout en s’affranchissant de tierces parties pas toujours fiables (la Poste, anyone ?).

Évidemment, il y a encore loin de la coupe aux lèvres : si c’est théoriquement possible, la technologie devra encore surpasser quelques problèmes dans les années à venir pour que ce mode de distribution soit réellement praticable, notamment en matière de fiabilité et d’indépendance des drones ainsi que de l’autonomie de leurs batteries.

Ça n’empêche pas d’autres domaines de progresser à grands pas. On peut citer notamment celui de l’architecture qui connaissait déjà d’intéressant développements où des groupes de drones se coordonnent pour aider à la construction rudimentaire de structures plus ou moins complexes, en manipulant des briques adaptées.

drone builder

Dernièrement cependant, les progrès de planification de tâche et de gestion d’essaims (« swarm management ») — on parvient maintenant à faire gérer un groupe de 50 drones par un unique individu — permettent d’envisager de relever des défis de plus en plus complexes. Citons notamment celui de la réalisation d’un pont de cordes par un groupe de drones entièrement autonomes, et qui laisse songeur quant aux applications possibles dans certains lieux où les méthodes traditionnelles sont parfois complexes à mettre en œuvre, ou tout simplement trop dangereuses.

De la même façon et plus proche de l’individu lambda, on ne compte plus les exemples de drones appliqués à la photographie ou la cinématographie aérienne (ou, plus modestement, en hauteur), où ils révolutionnent complètement le rapport de l’homme à son environnement et à l’acquisition de données et d’informations. Ainsi, les drones sont déjà couramment utilisés en agriculture pour établir un état des lieux des cadastres, de l’état des plantations par différents procédés d’imagerie bien moins coûteuses que les photographies aériennes traditionnelles et, à plus forte raison, que l’imagerie satellitaire traditionnelle (notons que pour le moment, il s’agit plus d’une complémentarité que d’un remplacement, mais par extension, on imagine sans mal la baisse de coûts qu’engendre l’arrivée des drones dans le domaine). Et si c’est vrai pour l’agriculture, c’est évidemment vrai pour d’autres domaines (inspection d’engins, de bâtiments, de chantiers, suivant les mêmes procédés).

Bien sûr, ce blog ne serait pas ce qu’il est si tout ce qui vient d’être exposé ici n’était pas mis en perspective pour tenir compte de ce que les autorités en pensent, et des développements qui ne manqueront pas de survenir pour à la fois aller dans le sens de l’innovation technique et dans celui, bien plus sombre, de son utilisation par les sphères étatiques.

no drone zoneÀ mesure que les drones se répandent dans la société civile, apparaissent aussi des articles et des réflexions pointant les éventuelles dérives et problèmes qu’ils peuvent engendrer. De ce point de vue, il est symptomatique que dans la plupart des démocraties, les gouvernements se sont très vite préoccupés de la prolifération de ces engins. Et plus l’Etat est présent, plus les autorités auront beau jeu d’insister sur les menaces que peuvent représenter ces technologies.

Par exemple, si on trouve des drones autour des centrales nucléaires, cela est probablement lié à des buts occultes, néfastes ou en tout cas qui ne manqueront pas d’inquiéter les autorités. Pour qui connaît le fonctionnement naturel de ces dernières et des politiciens qui les dirigent, tout ceci est parfaitement logique, et il existe un intérêt évident d’insister lourdement sur les menaces potentielles, afin de restreindre directement l’usage de ces drones dans un cadre bien fixé, bien rigide et surtout très bien contrôlé par l’État.

Eh oui, encore une fois, l’État perd lentement mais sûrement la suprématie qu’il avait (spécifiquement ici, dans l’aérien), à la faveur d’un abaissement drastique des coûts d’entrée sur le marché ; encore une fois, et comme pour les autres secteurs où les innovations technologiques avancent bien plus vite que les législations, la disruption pousse dans leurs derniers retranchements l’appareil administratif et les politiciens, systématiquement à la ramasse.

Confrontés au besoin impérieux de ne pas tuer la poule aux œufs d’or (tous ces domaines technologiques produisent de nouveaux emplois, mine de rien, donc des sources de taxation), la nécessité de ne pas mécontenter leur électorat (après tout, les utilisateurs de drones sont bien connectés et votent ; ce serait électoralement idiot de se les mettre à dos spécifiquement), et de vouloir prouver leur nécessité par l’écriture d’une régulation ou autre, ces politiciens sont obligés d’avancer prudemment, et bien sûr masqués.

En outre, l’état ne peut pas tout contrôler et il lui sera plus facile d’interdire purement et simplement ou d’enfouir dans la paperasserie bureaucratique tous ceux qui voudraient se lancer dans des opérations commerciales impliquant des drones, plutôt que contrôler après coup ou s’en remettre au bon sens des citoyens.

Rappelez-vous bien : pour l’État, notamment central, notamment français, notamment jacobin, le citoyen est, par défaut, un être à la fois fragile qu’il faut absolument protéger de tout et surtout de lui-même, et à la fois un séditieux petit terroriste en puissance, cherchant par tous les moyens à saboter l’ordre que l’État s’emploie, dans son immense sagesse et son savoir infini, à mettre en place.

Bref, à chaque bénéfice que pourrait nous apporter les drones, vous pourrez compter sur les hommes d’État pour vous rappeler toutes les dérives potentielles et s’en servir pour réguler lourdement. Pour chaque gain que cette technologie nous amènera, on trouvera sans mal l’un ou l’autre politicien qui, par une loi ou une idée géniale, réduira ce gain ou détournera ces drones pour des usages qu’il aurait interdit à tout citoyen (espionnage et coercition, sous les vivats d’une foule manipulée).

Le XXIème siècle promet un grand nombre de révolutions technologiques. Le XXIème siècle en France, quant à lui, promet une explosion législative à nulle autre pareille.

forcément, ça va bien marcher

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Commentaires92

  1. Le Gnôme

    Il est certain que les usines à gaz vont proliférer, et que les usines à gaz, ça dégage du CO2 et que ce n’est pas écologique, et que COP 21 ne va pas être content. Tiens, COP 21, et on nous dit que nous n’allons pas être fliqué, je n’avais pas remarqué le jeu de mot amusant.

    Ce que j’attend avec impatience, c’est la voiture auto guidée, conduire m’a toujours enquiquiné. Mais gageons que le syndicat des auto-écoles va être farouchement contre.

    1. sam00

      N’oubliez pas les taxis, les routiers, les transports en communs, etc … toutes ces activités sont appelées à disparaître à plus ou brève échéance une fois que les véhicules auto-pilotés seront disponibles en masse.

      ça promet de grands moments de manifestations festives en fraônce …

    2. zelectron

      C’est mon rêve depuis les années 80′: honorer la mariée pendant que la voiture se débrouille toute seule et m’amène à bon port à 300 kms/heure !

  2. Black Mamba

    Voilà un sujet qui intéresse WP… Nous avons fait l’acquisition d’un drone … Un vrai bijou très fiable … Mais a fait peur à notre voisinage immédiat … Nous avons pu constater que la gendarmerie se déplace pour les OVNI .
    Bon , nous savons que la réglementation est complètement débile … WP se sait hors la loi mais nous avons décidé de continuer , on a eu droit à une remontrance sur le sujet mais nous sommes encore « autorisés » à utiliser notre drone …
    Pour le moment 🙂

          1. Black Mamba

            Voici une vidéo sur les possibilités d’un de ces drones … Il semblerait que celui ci soit plus spécifique pour l’agriculture, je trouve que le prix est excessif mais je suppose que le prix inclu le logiciel d’exploitation des données.
            http://mobile.francetvinfo.fr/internet/video-des-drones-pour-assister-les-agriculteurs-dans-leurs-champs_538737.html

            WP répondra un peu plus tard dans la soirée … Enfin s’il passe le cap de la timidité 😀

            1. Beldchamps

              Merci BM ça a l’air intéressant, déjà avec une simple photo du champ les agriculteurs ont une idée des amendements à faire. En revanche mon mari dit que 26000 € ça fait trop cher pour Noël, même s’il aime bien ma famille… Le prix va sans doute baisser à l’avenir, je vois bien les agriculteurs acheter un drone en CUMA par exemple. Merci encore BM et WP, c’est fou ce qu’on apprend sur ce blog !

              1. Black Mamba

                Le notre nous a coûté 1300 euro , il a la possibilité de filmer et de prendre des photos , en effet rien avoir avec le prix pornographique que propose cette autre marque .
                😉

            1. Black Mamba

              Il est extrêmement stable, si par hasard on a lâché les commandes, il reste en vol dans sa dernière position , il est capable de revenir seul en automatique à la base , il envoie un signal pour indiquer le moment du retour , une batterie bien chargée a une autonomie de 20 mn .
              WP en mettant une antenne plus puissante à sa télécommande , il a réussi à envoyer le drone à plus de 5 km , par contre le retour a été laborieux , on avait un vent contraire ce jour là.
              La réglementation demande d’avoir une licence de pilotage… WP n’est pas allé au bout de sa formation mais il a de bonne base.

      1. White Panda

        Bonjour,
        Je rentre d’une sortie dominicale avec mon engin 😉
        voici le site du constructeur : http://www.dji.com/
        Plusieurs modèles sont proposés
        Il y a aussi des nouveautés au sujet des « steadycam »
        Le « phantom 3 pro » dispose d’une définition 4K. Le visionnage sur grand écran donne un résultat spectaculaire : on a une impression irréelle de « maisons de poupées » ou de « terrain de jeu ». Au delà d’une certaine altitude, c’est une impression de « Google maps » avec une bien meilleur définition.
        L’objectif de ce modèle est un grand angle corrigé numériquement pour ne pas avoir une sensation de « fish-eye ». Même à faible distance, on a rapidement l’impression d’être très loin. Il est clair que ce drone-ci n’est pas destiné à l' »espionnage » (pour les paranoïaques) : les individus sont difficilement reconnaissables.

        Je vous invite à rechercher les vidéos sur youtube avec les mots-clefs « dji phantom 3 »
        Les vidéos présentes sur le site du constructeur sont magnifiques. Les résultats obtenus par soi-même sont à la hauteur. C’est encore mieux après un montage avec une bande-son rajoutée. Il n’y a pas de micro sur le drone car on n’enregistrerait que le bruit des moteurs et hélices (bourdonnement de gros insecte).

        1. Black Mamba

          Une chose qu’il a omis de préciser:
          Une de ses connaissances a utilisé les images vidéo de WP pour faire un montage plutôt sympa , son œuvre, il a présenté à une société qui l’a aussitôt embauché … Voilà un homme qui a trouvé un emploi grâce à cette technologie de pointe .

      2. White Panda

        Encore quelques précisions :
        Ce modèle à un plafond limité de façon logiciel à 500m d’altidude (peut-être réduit d’avantage, à la demande, sur la console de navigation)
        Des zones d’exclusions sont définies par le constructeur autour de toutes les zones aéroportuaires (cercles rouges) où il est impossible de faire décoller le drone (je n’ai pas essayé, c’est assez explicite sur la carte de repérage GPS utilisant google maps)

  3. Martel

    La seule chose qui me dérange avec les drones, c’est qu’un jour, on pourrait se retrouver avec de zolis flingues volants à caméra intégré et personne ne saura s’il est contrôle par l’Etat ou un immonde terroriste qui décide de faire sa loi lui même.

    Personnellement, même si c’est interdit pour une raison qui m’échappe un peu, je vais envisager d’utiliser un brouilleur si jamais je vois de plus en plus d’étranges points noirs dans le ciel.

    1. albundy17

      « je vais envisager d’utiliser un brouilleur »

      6 mois de prison et 30.0000 euros d’amende. très facile à localiser.

      maintenant, imaginez un bas de plafond allumer son brouilleur, pour rigoler, au pied d’une tour de contrôle et vous avez le pourquoi de l’interdiction.

      1. Martel

        Forcément un cas extrême.On peut aussi utiliser de la mort au rat pour tuer ses voisins, et pourtant on ne le fait pas.

        On taxe aussi les universités de 30.000 euros quand elles utilisent des brouilleurs en amphi pour éviter la triche ?

    2. Dr Slump

      Vous êtes dans un doux délire. Nul besoin d’un drone: pour un individu déterminé, une arme chargée pointée directement sur vous sera bien plus facile et efficace à utiliser qu’un drone, avec une caméra, et des armes fixées dessus, et à téléguider à distance par dessus le marché.

      Dès qu’un truc nouveau apparaît, maintenant, c’est « alerte! danger! au secours, c’est la fin du monde! fôlégiférer!  » Quand Gutenberg a fait faire un bond technique à l’imprimerie, c’était déjà pareil, et c’était la fin du savoir. A cause de lui, nous sommes plongés dans les ténèbres de l’ignorance. A cause des drones, nous serons bientôt, très bientôt plongé dans un monde cauchemardesque de violence et de terrorisme téléguidé.

      J’hésite entre le rire et la désolation…

      1. Martel

        Un drone laisserait moins de trace.
        Et le fait est que n’importe qui serait capable de le faire.
        Je me fous pas mal de votre cynisme, il y a une différence entre chaque innovation. L’appréhension face à l’imprimerie était qu’une crainte car ça chamboulait profondément un mode de diffusion fondamentale pour l’humanité.

        Ici on parle d’une technologie qui a la base était utilisée pour lancer des zolies bombes à distance. On dira ce que l’on veut, c’est une arme. On aura beau la désarmer, elle pourra toujours redevenir dangereuse. Et la vie m’a apprit à me méfier suffisamment des gens pour ne pas croire une seule seconde qu’un jour, on détournera pas cette technologie pour faire du sale boulot.

        1. Minou

          Tu sais mon pauvre Martel tu réagis de cette manière à cause de ton ignorance envers ces technologies.
          Pour la petite histoire je fais de l’aéromodélisme depuis 15 ans .

          Ton brouilleur ça a peu de chance de fonctionner explication:

          les fréquences radio légale ou illégale (en France) sont les suivantes: 433Mhz, 35000Mhz, 40000Mhz, 41000Mhz, 2.4Ghz et on peut trouver du 5.8Ghz sachant que le 2.4Ghz est à saut de fréquence ce qui veut dire qu’en cas de brouillage la fréquence change automatiquement en vol.

          Les fréquence vidéo toujours pareil légale ou non en France: 900Mhz, 1.2Ghz, 1.3Ghz, 2.4Ghz, 5.8 Ghz.

          Tu vois donc que ton brouilleur va falloir qu’il marche sur un paquet de fréquence en même temps sachant que si tu brouilles par exemple la bande du 2.4Ghz tu brouilles tous ce qui est wifi et Bluetooth et on n’a pas encore parlé des fréquences GPS pour des appareils autonomes…

          Pour l’idée de mettre une arme sur un multicopter faut pas rêver non plus c’est au coup par coup et en zone dégagée, si tu as déjà tiré avec une arme automatique en rafale à l’épaule c’est impossible de faire un tire précis à cause du recul au mieux faut tirer couché. Donc un fusil d’assaut sur un multicoptère qui tire en rafale ta machine va faire un sérieux bond en arrière, je dis pas que c’est impossible mais c’est loin d’être à la porté du premier djihadiste venu.

          Mon avis si tu veut commettre un attentat fabrique une caisse à voler, bourre-la d’explosif et ça sera bien plus efficace que n’importe quel drone.

          1. hugeus

            https://www.youtube.com/watch?v=SNPJMk2fgJU

            … après, je n’ai pas l’expertise suffisante pour dire s’il s’agit de réalité, de fiction, de montage vidéo… etc.

            Une alternative pour Martel :
            Si un drone bizarre se pointe face à sa table de picnic, il pourrait tout aussi bien, à moindre coût, lui envoyer un coup ou deux de cal 12 et de satisfaire sa curiosité en disséquant l’affreux engin. Ah, zut, ça nécessite de se balader armé !

  4. scrooge

    Article passionnant. Pour une fois je comprends un peu mieux le législateur car la problématique regardée de façon neutre est compliquée. J’aime la photo et j’ai joué avec un drone et une go pro dans mon jardin il y a quelques temps. C’est génial mais c’est incroyablement invasif en terme de vie privée (le voisin ne saute pas de joie à se savoir potentiellement espionné) et ça peut objectivement gêner: imaginons une seconde 250 drones en train de photographier en permanence Versailles ou le Mont Saint Michel.
    En parallèle ça peut être un outil complètement dévastateur en terme de contrôle et de libertés. On nous parle déjà de contrôler la circulation par drone, ça doit exister pour vérifier la nature des cultures (moins cher que le satellite ou l’hélico), on peut compter des manifestants et pourquoi pas les identifier etc…
    Autrement dit c’est un outil incroyablement bien adapté au contrôle du respect des législations diverses et à toutes dérives autres qui touchent plutôt au renseignement.
    La piste me parait donc hélas déjà tracée. Interdiction pour le citoyen et usage par l’état pour le contrôle du respect de ses lois et plus si affinités.
    Il restera l’usage « industriel » qui promet déjà de grands moments chez nous. Le paquet législatif pour faire voler un drone avec les agréments dans le domaine public existe déjà. C’est fait pour décourager sans interdire et ce n’est que le début.

    On a un champion Français dans ce domaine (Parrot) j’espère qu’on ne va pas le tuer ou le pousser à s’installer ailleurs.

    1. Caton

      A votre avis, pourquoi Parrot a-t-il racheté MicaSense, signé des accords de distribution avec Target et AT&T et un et veut-il filialiser l’activité Drones?

  5. Infraniouzes

    On sait au moins une chose; tandis que les ingénieurs français mettront au point de magnifiques drones qu’il sera impossible de construire en France en raison de la complexité administrative et de la cherté des coûts de fabrication, nos politiciens nous noieront sous une diarrhée de textes législatives répressifs, sensés assurer notre protection et garantir nos libertés. Dans la course à l’Etat le plus tentaculaire nous talonnons la CDN. Encore un effort et elle sera battue….

  6. Bonsaï

    Menu très dense et fort appétissant aujourd’hui. De la bonne lecture, les portes de la science-fiction s’entrouvrent dès à présent avec toutes les conséquences déjà prévues par nos bons vieux auteurs.
    Aux enthousiasmes technologiques viendra très vite s’ajouter l’ombre inquiétante du contrôle et de l’espionnage, qu’ils soit étatiques ou free-lance. Qui aime avoir un frelon dans son salon, sans même savoir si c’est un vrai ou un artificiel ?

    1. DoS

      Cool, hein ?
      Il est urgent de développer une machine à hacker ces trucs bidules.
      Les robots étatiques ne vivront pas chez moi indemnes.

      Il y a des séries où les femmes y trouvent un intérêt, ceci dit….
      Perso, je ne trouve pas que ça aille dans le bon sens.

      Deresponsabilisation en masse à prévoir. Perversité débridée.
      De là….on est foutu !

      1. Bonsaï

        Ne simplifions pas à outrance : les robots espions ne sont pas tous étatiques, loin s’en faut ! Que faites-vous de l’espionnage industriel, par exemple ?

        1. DoS

          L’espionnage industriel et des particuliers (sans oublier celui des états) est la normalité…l’absence est anormal

  7. DoS

    Simplement, le robot aura une surcouche Étatique dans son programme (comme dans robot). L’on peut imaginer même un robot offert gratuitement (avec nos impôts….), afin que l’Etat nous aide et nous sécurise au quotidien.

    L’etat est tolérant pour la drogue, la prostitution, les viols, les meurtres, le terrorisme….mais attention aux excès de vitesse !

    L’Etat 2.0 est déjà là et réagit au 1/4 de tour concernant la csg des expats. C’est plus compliqué en revanche de toucher aux racines du mal.

    H, vous êtes donc le diable !
    Car dire ainsi la vérité c’est forcément INTERDIT .

  8. acarel

    J’ ai bien peur que toutes ces innovations hyper intéressantes ne finissent mal. Comme la télé qui au départ devait remonter le niveau intellectuel, comme les vaccins

    1. gameover

      « Comme la télé qui au départ devait remonter le niveau intellectuel… »

      Y en qui ont eu le placebo on dirait…

  9. Higgins

    L’armée des Indes, au moins sa composante aérienne, est passée assez largement à côté de cette révolution Elle tente et va rattraper son retard mais c’est fou comme certains responsables peuvent faire preuve d’aveuglement parfois. Maintenant, les contraintes budgétaires sont telles qu’il faut également faire des choix.
    La mise en oeuvre de drones est certe porteuse d’espoir mais aussi de peur, justifiée, quand une entité sans âme peut user sans limite cette technologie. Il est, de mon point de vue, difficile voire impossible, de faire l’impasse sur l’aspect réglementaire. Contrairement à ce que beaucoup pense, l’espace aérien n’est pas vide ou, du moins, il est bien occupé. Quid en cas de crash, de défaillance technique, de collision avec un autre aéronef (la liste n’est pas exhaustive) ? Même si je partage les inquiétudes de notre hôte et que je considère avec beaucoup de suspicion les interventions de nos clowns à roulette , je ne crois pas que nous puissions faire l’impasse d’une saine réflexion sur cet aspect du problème.

    1. Dr Slump

      Je veux bien, mais en attendant, les drones les plus meurtriers sont ceux envoyés par l’état américain sur leurs champs de guerre. Je ne juge pas là l’usage américain des drones, ou du bien-fondé de leurs objectifs, j’énonce juste un fait. Pour le moment, c’est dans les mains d’un état que les drones sont, me semble t’il, le plus dangereux. Et il faudrait laisser l’état légiférer à leur propos? Comme pour le terrorisme, ou la pédophilie ?

      Ahem. Un bon paquet de dronneries s’annoncent, afaféfur!

  10. Pheldge

    Pour les amateurs, je recommande la saison 9 de « 24 » (in french 24 h chrono ), que j’ai trouvée assez réussie. y’en a du drone au programme 🙂

  11. Calvin

    Lorsque le groupe « Muse » a sorti son opus « Drones » (au passage, une charge contre les lois de type Surveillance et Renseignement), il a demandé aux États de pouvoir faire voler un ou deux drones au dessus de leurs tournées de concert.
    En France, et particulièrement à Aix-les-Bains, les autorités ont évidemment refusé…
    Pensez doc, des milliers de spectateurs, aie aie aie…
    Bon, pour la petite histoire, ce soir là, un drone aura illégalement survolé le concert avant l’entrée du groupe…

    1. Dr Slump

      Ils ont demandé l’autorisation à l’état de faire voler un drone? Ceux-là même qui chantent « they will not controooool uuus! » ?? Pour des rebelles, ça la fout mal 😛

      Ils auraient juste du faire comme ils voulaient. Et s’ils s’étaient trouvé des cons de spectateurs pour porter plainte contre eux, on se demande alors pourquoi ils vont à des concerts qui se sont de toute façon filmés, et photographiés!

      1. Calvin

        Oui, ils ont demandé…
        Le pire, c’est qu’ils aiment la France et ne savent même pas que c’est devenu le pays occidental le moins respectueux de la vie privée…

  12. Bonsaï

    Certains entrepreneurs judicieusement inspirés pourraient décider de développer le marché prometteur de la « chasse au drone ».
    En effet, avec la montée des nuisances de diverse nature et de la paranoïa logiquement engendrées par ces petites bêtes volantes, il est fort à parier que chez le grand public l’intérêt des débuts ne tourne vite à la franche hostilité.
    C’est donc un avenir fort juteux qu’on peut logiquement prévoir pour les fins psychologues qui auront su ne pas mettre la charrue avant les bœufs…

      1. Dr Slump

        Si vous en avez 2 ou 3 à me réserver, je m’en servirai pour viser autre chose que des drones. J’ai mon idée…

  13. yoananda

    Oui mais tant qu’on laissera la monopole de la violence légal aux états, on sera toujours à leur merci.
    Solution : privatiser la loi et son application et mettre en concurrence les différent pourvoyeurs.
    Qu’en pensez-vous ? délire ou bonne idée ?

    1. yoananda

      De toute manière l’état n’assure déjà plus la sécurité de toute le monde, il y a des pans entiers de la population qui sont « perdus », et ça continuera à prendre de l’ampleur dans l’avenir, jusqu’au point ou seront sécurisés en premier les centres marchand/industriel/riches/administratif le reste étant laisse à l’abandon, comme ça se fait dans d’autres pays : cf les zones vertes et les zones rouges.

      1. DoS

        Tu peux ajouter rajeunissement à volonter pour nos élus fonctionnaires:
        Changement des organes, de la peau, etc…. Ils resteront comme dans Globalia des millénaires au pouvoir.
        C’est tellement bon de les regarder nous humilier sans cesse, pour l’eternité.
        Mais que fait Dieu bordel ?

      2. Peste et coryza

        Délire complet. Si il y a un domaine dans lequel aucune concurrence n’est tolérée, c’est bien le contrôle des territoires.
        En général, les gens qui vivent sur le territoire en question n’ont pas le choix de choisir leur maitre : celui ci s’impose… et impose.

          1. Peste et coryza

            Historiquement, à chaque fois que deux entités armées s’opposent pour un contrôle de territoires, ça vire à l’affrontement… sauf s’ils s’entendent pour le codiriger.
            Avant l’apparition des sentiments nationaux, les gens payaient leurs taxes à celui qui régnait, peu importe de qui il s’agissait. Ils regrettaient d’autant moins leur ancien maitre que le nouveau les taxait moins.

            Cela dépend aussi de la culture/éducation des populations… les français de Hollandie ne sont pas des Suisses…

            1. « Historiquement, à chaque fois »
              Ben non.
              Je t’en prie, fais un effort. Je ne vais pas te nourrir à la petite cuillère, mais ce que tu décris est un cas parmi une demi-douzaine d’autres.

              Quant au « sentiment national », c’est une vaste blague qui est si récente qu’on a bien du mal à le faire remonter plus de 200 ans en arrière. Sur 5000 ans d’histoire, ça nous fait un bon 4% (et encore puisqu’il est cantonné à l’Europe, disons) sur lequel il est assez difficile de tirer quelque conclusion que ce soit.

              1. Bonsaï

                Les Athéniens et les Troyens de l’Antiquité avaient déjà un « sentiment national ». Seul le contexte temporel a changé…

                  1. BLACK MAMBA WARRIOR

                    C’est mignon 😆
                    Je savais bien que vous pouvez être subtil dans votre communication …

                    1. Bonsaï

                      C’est oublier un peu vite qu’un bonsaï peut être un chêne…
                      Tous les arbres peuvent être taillés en bonsaï.
                      La nature de l’être ne change pas, ce n’est que son apparence qui fluctue.

              2. Peste et coryza

                Tout à fait d’accord sur le sentiment national, récent dans l’histoire.
                Par contre, pour le point de discorde, pourrais tu citer quelques exemples concernant la question de Yoananda ?

      1. Dr Slump

        Et ne pourrait-on pas abolir ce monopole de la violence légale? Notez que c’est bien le monopole que je vise.

        Si la constitution et les lois partageaient la violence légale entre l’état et le peuple? Les citoyens auraient le droit d’être armés, et auraient le droit de s’opposer à l’état si celui-ci dépassait ses prérogatives. Il paraît que c’est plus ou moins énoncé dans la constitution, mais il me semble que c’est un principe creux, purement théorique.

        Et si on cherchait à inscrire cette possibilité dans un cadre légal, que les citoyens puissent s’opposer à l’état selon une procédure d’autodétermination examinée et validée par l’armée, ou par un autre pouvoir institutionnel?

        C’est idiot ce que je dis?

  14. theo31

    Ne jamais oublier que la guerre est toujours la bonne santé des Etats. Les innovations seront toujours utilisées pour persécuter les populations.

  15. René-Pierre Samary

    Tant que nous vivrons dans un monde où la prévention est privilégiée par rapport à la sanction ; où le couple réglementation/irresponsabilité prime sur le couple liberté/responsabilité, tout progrès humain est impossible.
    Une société où le « risque zéro » (illusoire, mais tellement séduisant) est sacralisé est une société en phase terminale, prête à se faire violer par d’autres sociétés, culturellement inférieures mais moins efféminées (dans le sens où le besoin de sécurité est davantage féminin que masculin).
    On peut toujours rêver d’une sorte de révolution copernicienne des esprits en occident, où liberté/sanction supplanterait irresponsabilité/coercition. Où l’on ferait voler librement des drônes, où les règles de circulation routière soient réduites au minimum, mais où la faute coûterait cher, très cher… et les hommes ré-apprendraient le chemin vertueux de la responsabilité… et donc s’élèveraient, au lieu de s’abaisser. Mais l’abêtissement est allé trop loin, bien orchestré qu’il est par ceux à qui profite l’abrutissement des masses. Nos z’élites qui se pavanent, le verbe haut et le haut-de-chausses sur les chevilles…

  16. hop hup

    Martine Aubry ne sera pas candidate aux régionales dans le Nord

    bizarre d’habitude ils sont toujours partant pour le fromage ?

      1. BLACK MAMBA WARRIOR

        Cher H16 , je comprends votre animosité mais un langage un peu plus chatié envers une « femme » serait fort appréciable pour la gent féminine de ce blog 😉 …

          1. René-Pierre Samary

            Une égalité qu’elles souhaitent avec quelques avantages marginaux. Pour moi, qui suis de la vieille école, j’ai du mal à m’y mettre, je reste courtois quoi qu’il en soit, tout en me répétant qu’aujourd’hui lécher le c.l d’Aphrodite est devenu seulement opérationnel, en appliquant le saint principe de réciprocité.

        1. Duff

          Miss WARRIOR le sieur H16 est lucide et prudent même, en regardant Titine, il n’y a guère que sa gueule qu’on veut bien déboîter.

      2. Aristarkke

        Méremptoire aime surtout vaincre sans péril. La fois où elle a tenté de se faire élire a la députation, aucune circonscription en or ne lui a été laissée (Mauroy s’y était opposé en lui arguant qu’elle avait déjà pris beaucoup de place et qu’il lui faudrait composer avec ses vieux grognards sous peine que les dagues prennent l’ air. Méremptoire avait donc eu une circonscription gauchisante mais sans excès. Comme d’hab aussi aimable qu’un ivrogne à qui on vient de retirer sa gnôle, se croyant en pays conquis, elle y avait pris une dégelée d’ anthologie par un suicidé du RPR, nous valant une rincée de larmes de crocodile… Depuis, n’arrivant toujours pas à mettre la main sur une circonscription sans risque, elle se déclarait trop occupée par Lille et la CUDL pour être intéressée par la députation… Il faut savoir que Méremptoire n’a pas que des amis dans le gotha soce du Nord tellement elle a eu les dents longues ,les griffes acérées et a froissé beaucoup de monde de ce fait. Elle reste avec une bonne popularité chez le militant de base surtout de l’ aile gauche du PS mais ce ne sont pas les troupes les plus nombreuses… La perte de la CUDL l’ a affaiblie d’ une part pour son image personnelle, d’ autre part par la perte du pouvoir de faire prendre en charge une partie de la dépense lilloise par la CUDL au titre de la ville phare du bloc. C’est pourquoi vous pouvez être sûrs que si elle ne veut pas candidater, c’est que les sondages préalables (et faits beaucoup plus soigneusement que ceux dont on nous bassine officiellement) sont exécrables et annoncent la gamelle dont elle ne veut surtout pas porter le chapeau…

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