Écologie positive – Et le bio, vous y pensez, au bio ?

Article par Nathalie MP et h16

Anne Hidalgo, la Duchesse de Cambridge et José Bové ont un point commun et contrairement aux apparences, ce n’est ni leur couturier ni leur coiffeur, mais bien leur amour du bio.

Ainsi, la maire de Paris s’est donné comme objectif de servir 50% de produits bio dans les cantines scolaires parisiennes d’ici 2020. La seconde, jeune maman royale et attentionnée, a décidé de développer une marque de produits bio pour bébés. Quant à José Bové, fort en gueule écolo, il fait furieusement frémir sa moustache pour éradiquer tout ce qui pourrait ressembler à un produit chimique de synthèse. 

Le chantier est vaste. Pour José, comme pour tant d’autres communistes activistes, tout est politique à commencer par votre repas. Pour lui, la nourriture n’est pas neutre. Le citoyen éco-conscient ne doit donc pas se laisser aller, même en période des fêtes de fin d’année, à fricoter avec l’hypermarché hyperlibéral qui débite de la pizza industrielle au fromage en plastique. Il doit se diriger vers la gentille AMAP de village, qui cultive sur place des produits bio, solidaires et aux tarifs ciselés.

Et comme on le découvre sur la vidéo suivante, pour notre député européen, l’alimentation biologique est nettement supérieure à l’agriculture conventionnelle, c’est évident :

Pour lui, aucun doute : cette dernière est mauvaise. Mauvaise pour la santé des consommateurs. Mauvaise pour la planète car pleine de pesticides. Mauvaise pour l’harmonie politique planétaire Nord-Sud. S’il le pouvait, il expliquerait aussi qu’elle rend impuissant et fait caler les motos russes. Alors que les produits bio, c’est amour, santé et pouvoir d’achat. Et en plus ça rime avec beau ce qui n’est pas une coïncidence.

Dr Albert, medium, fait démarrer les motos russes

Le bio fait-il démarrer les motos russes ? On ne sait pas, mais cependant, notre homme étant connu pour un activisme légèrement destructeur, et pénalement condamné, qui place le principe de précaution au-dessus de tout projet de recherche innovante, peut-être est-il utile d’examiner ses déclarations de plus près.

Qu’est-ce que l’agriculture biologique (ou AB) ?

Le premier trait commun à toutes les législations l’encadrant est d’exclure tout produit chimique de synthèse (engrais, pesticide ou herbicide). Le second, plus variable sur le plan réglementaire mais largement adopté par ses opérateurs, c’est de refuser les OGM. Enfin, cette agriculture s’impose de respecter l’écosystème, la biodiversité, l’économie solidaire, le repeuplement des zones rurales et les motos russes. Elle pratique donc plutôt la polyculture et favorise, au moins dans ses principes, les circuits courts de distribution.

L’AB est née dès les années 1930 en réaction à l’apparition des engrais chimiques, mais n’a décollé qu’après le milieu du XXème siècle par opposition aux grandes monocultures intensives favorisées par les progrès de l’agrochimie : les consommateurs ont commencé à exprimer des craintes à propos de la sécurité alimentaire et de la protection de l’environnement que l’agriculture conventionnelle (ou AC) semblait mettre de côté.

Label France ABReconnaissable en France grâce à son sigle, cette filière s’est progressivement mise en place avec des contraintes maintenant alignées sur les normes européennes : un produit certifié AB doit contenir au moins 95% d’ingrédients issus de la production biologique, et la présence accidentelle d’OGM est tolérée à hauteur de 0,9 % (cette dernière contrainte valant aussi pour les produits non bio). Au départ alimentaire, elle se développe aussi dans la cosmétique, le textile et les produits d’entretien.

D’abord organisée par des fermes reconverties au bio ou des regroupements type AMAP qui assurent à leurs clients des livraisons hebdomadaires de légumes, la distribution des produits bio se fait maintenant aussi dans des magasins spécialisés de centre-ville et, de plus en plus, dans les supermarchés dont les rayons bio représentent pas loin de 50% du marché français. Paradoxe : José n’aime pas les zypermarchés, mais ils restent zyperpratiques pour écouler ce qu’il préconise.

Le bio français est un marché plein de tonus qui en 2014 représente 5 milliards d’euros et affiche une croissance annuelle de 10%. Mais ça reste un petit marché (2,5% du marché alimentaire total) qui occupe 4,1% du territoire agricole, 5,6% des fermes et 7% des emplois agricoles, au troisième rang en Europe pour les surfaces cultivées, après l’Espagne et l’Italie, et juste avant l’Allemagne (4ème).

Youpi, donc. Cependant, selon une étude de 2013, les produits bio sont aussi considérés trop chers par la moitié des Français, y compris ceux qui en consomment régulièrement (soit 7% de la population).

De fait, une rapide enquête montre qu’un paquet de huit tranches de saumon fumé Labeyrie non estampillé bio est vendu 36,48€ tandis que son homologue bio est à 46,90€, soit un écart de 28%. Bah, après tout, c’est du saumon, plat traditionnellement coûteux. Malheureusement, pour le riz basmati, c’est le même constat : le banal plein de mauvais pesticides horribles est vendu à 2,20€/kg en paquet de 500g, là où le bio Gaïa compatible est à 3,08 €/kg sous le logo AB. Sapristi, la compatibilité coûte 40% plus cher.

En fait, le prix passe fréquemment du simple au double sur certaines gammes de produits des magasins spécialisés, et l’écart moyen constaté en grande surface, ressort en 2011 à 58 % selon une enquête du magazine Linéaires.

organic food without pesticidesDécidément, respecter l’écosystème, la biodiversité, l’économie solidaire, le repeuplement des zones rurales et les motos russes, ça revient cher : le bio est un produit de luxe.

Logiquement, on l’investit donc de beaucoup de qualités. D’ailleurs, l’étude mentionnée ci-dessus montre que 84% des sondés estiment qu’il est meilleur pour la santé et 70% le jugent plus apte à préserver l’environnement. José Bové, les Français t’entendent cinq sur cinq.

En 2014, pour vérifier ces performances, l’INRA a lancé une grande enquête. Patatras, les conclusions (détaillées à partir de la page 330) sont très décevantes.

• Des performances économiques banales

En terme de performance économique, le rapport de l’INRA conclut à l’impossibilité de déterminer la supériorité d’une agriculture sur l’autre.

Par construction, l’AB est moins productive que l’AC en raison des contraintes qu’elle se donne quant au recours aux produits de synthèse. De plus, elle tend à mettre volontairement en œuvre des méthodes de production ajustées à des productions moindres. En ce domaine, le premier biais vient de ce que les deux sont lourdement subventionnées dans le cadre de la Politique agricole commune (PAC) européenne. L’agriculture biologique est la grande gagnante car elle bénéficie en outre de toutes les aides mises en place pour inciter les agriculteurs à la reconversion en AB.

Par contre, l’AB jouit d’une performance sociale supérieure dans la mesure où elle emploie plus de personnel à l’hectare, ce qui permet de redynamiser des zones rurales dépeuplées. Les agriculteurs ont le sentiment de maîtriser l’ensemble du cycle de production, avec néanmoins des conditions de travail plus difficiles qu’en AC du fait d’une certaine non spécialisation. À noter toutefois que les producteurs en AB ont maintenant tendance à aller vers plus de spécialisation et de standardisation pour améliorer leur productivité.

• Des qualités de produits très proches de l’agriculture conventionnelle

life : nature's way to keep meat freshSur le plan nutritionnel, il n’est pas possible de mettre en évidence une différence significative entre les produits AB et AC tant pour le taux de matière sèche que pour les glucides, lipides et protéines, ou pour les vitamines et les oligoéléments. L’argument nutritionnel s’effondre : le bio n’est en rien significativement meilleur que le pas-bio-cracra.

D’un point de vue sanitaire, même conclusion indifférenciée : par construction les produits de l’AB comportent peu ou pas de résidus de synthèse ; en revanche, les produits d’origine naturelle tels que cuivre, soufre ou pyréthrines sont rarement testés. Les produits AB présentent des facteurs de risque supérieurs à ceux de l’AC pour les contaminations microbiologiques et parasitaires, mais pour les mycotoxines, pas de différence statistique relevée. Des intoxications alimentaires graves ont été observées dans les deux types d’agriculture, l’agriculture bio, parce qu’elle serait naturelle, ne mettant pas du tout les consommateurs à l’abri de ces risques. Enfin, la provenance bio n’est pas un facteur déterminant des qualités organoleptiques des produits.

• Une sauvegarde environnementale… en demi-teinte

L’agriculture bio peut enfin prétendre aux félicitations du jury sur le plan environnemental, mais uniquement pour des mesures par unité de surface, tant pour la consommation des ressources naturelles (énergie, eau, phosphore), que pour la protection de l’environnement en terme de qualité des sols, qualité de l’eau, émissions de gaz à effet de serre et préservation de la biodiversité. Avec les mêmes critères calculés par volume de production, c’est l’agriculture conventionnelle qui prend l’avantage, avec une grande variabilité selon les cultures ou les produits.

Bref, le label AB apparaît ici chèrement distribué, chèrement subventionné et chèrement vendu. José nous entourloupe : ce n’est pas de meilleur qualité, ce n’est pas mieux pour notre santé, et pour l’environnement, il est douteux que ce soit franchement génial.

À tel point que certains n’hésitent pas à parler de bobard quand ils évoquent l’agriculture biologique.

natural and synthetic chemicals

La plupart des consommateurs viennent au bio par peur des pesticides en associant indument naturel avec sécurité, et synthétique avec danger. Malheureusement, la réalité est toujours plus complexe que cette vue simpliste.

D’une part de nombreux pesticides parfaitement naturels et autorisés sont toxiques pour nous et pour l’environnement (pyréthrines). D’autre part, nous en consommons énormément, précisément parce que les plantes et les animaux en produisent régulièrement en grandes quantités de façon naturelle. La solanine des pommes de terre provoque régulièrement des cas d’empoisonnement. Pourtant, rien de plus « naturel ». Nicotine, caféine, même chose. Nous mangeons environ 1,5g de pesticides naturels par jour, et – ironie – encore plus dans le cadre d’un régime végétarien. Et 1,5g par jour, c’est 10.000 fois plus que les résidus de pesticides de synthèses qu’on consomme en général.

Et au fait, parmi ces nombreux pesticides ingérés quotidiennement, très peu ont été testés, mais ceux qui l’ont été sont cancérigènes dans la moitié des cas. Slurp.

Pour les herbicides, les glyphosates sont fort décriés par les tenants de l’agriculture biologique. Pour eux, leur disparition bénéficierait à la santé des consommateurs et à l’environnement. Ils oublient que les produits désherbants de remplacement (par exemple l’alachlore et le cyanazine) sont tous bien pires que les glyphosates et avaient vu leur utilisation chuter et disparaitre avec l’émergence des céréales résistantes aux glyphosates.

Et puis, avec le succès du bio, de nouveaux enjeux environnementaux apparaissent : certains producteurs intensifient leur production, et les enseignes de distribution s’approvisionnent maintenant bien au-delà des petits producteurs locaux, important des containers en provenance de grands producteurs étrangers. Le label AB devient plus une incitation marketing qu’un sceau de qualité et de sécurité sanitaire.

Ainsi que le disait un ancien ministre de l’agriculture américain :

“The organic label is a marketing tool. It is not a statement about food safety. Nor is ‘organic’ a value judgment about nutrition or quality.”
« Le label bio est un outil marketing. Il ne dit rien sur la sécurité alimentaire, pas plus que « naturel » ne signifie nutrition ou qualité. »

Conclusion

Les consommateurs voulaient plus de sécurité sanitaire, alimentaire et environnementale. L’agriculture biologique est apparue pour répondre à cette demande, pendant que ces mêmes préoccupations s’introduisaient aussi dans l’agriculture conventionnelle, de façon différente : rendements ajustés, utilisation d’OGM, engrais et pesticides synthétiques mais efficaces, en plus petite quantité, et de faibles dangers pour l’homme et son environnement.

De cette tendance, on peut heureusement tirer deux bonnes nouvelles.

La première, c’est que ces deux agricultures sont aussi « saines » l’une que l’autre, mais d’envergure et d’objectif différents : l’AB est spécialisée dans des produits sur-mesure selon des techniques peu productives à prix élevés. C’est le Hermès de l’agriculture pour des consommateurs aisés, qui répond à leur demande, mais sera incapable de nourrir le reste de la planète. L’AC, de son côté, fournit de hauts rendements incorporant intelligemment les avancées environnementales et génétiques pour des produits de qualité à grande échelle et de façon durable. Et là, l’humanité sera nourrie.

La seconde bonne nouvelle, c’est que les produits bio sont des produits comme les autres. Et s’il est donc parfaitement légitime d’en consommer, il n’y a aucune raison de se sentir coupable de consommer ceux de l’agriculture conventionnelle, n’en déplaise à José et ses amis qui tentent de diriger nos vies selon leur idée de la morale jusque dans nos assiettes.

Bon appétit !

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Commentaires313

  1. Le Gnôme

    Nos ancêtres ne mangeaient que du bio et claquaient pour la plupart avant cinquante ans, et je ne parle même pas des famines nombreuses et dévastatrices. Personnellement, je n’ai pas les moyens, et je me contente des produits du marchés, abondants et d’un prix raisonnable et laisse le bio aux bobos qui ont l’impression que manger ainsi va prolonger leur existence.

  2. Aristarkke

    Holà Excellence! Deux articles à la suite consacrés à l’ oeuvre de l’ inspectrice du Travail, en rupture de travail justement depuis ses 51 ans??? Tout cela après d’autres articles très récents. Fixette, amourette,…le choix s’ouvre…

  3. Aristarkke

    Tout à votre amourette d’ Hidalgo et des motos russes, Excellence, vous laissez passer des énormités: Le riz à 2,20€ les 500g est plus cher que le bio à 3,08 € le kilo… Saleté d’arithmétique! 😆

      1. Pheldge

        La grande vieillesse est pour certains, un terrible naufrage ! tu nous en apportes chaque jour une démonstration accablante … 😀
        Cours donc te réfugier auprès d’Hadès et Perséphone !

          1. Aristarkke

            Merci, Petit Arbre. Mais Pheldge réagit par peur du côté obscur de la vieillesse où je ne fais que le précéder et il en est tout épouvanté…

                1. BLACK MAMBA WARRIOR

                  Avec joie, il parait que ce sont les meilleurs qui partent les premiers … Je me suis préparée spirituellement à passer de l’autre côté … Les membres de ma famille trouvent que j’ai une fâcheuse tendance à être imprudente, voir être suicidaire :mrgreen:

  4. douar

    Petite remarque: « les grandes monocultures intensives » ne concernent que le maïs. Pour les autres céréales ou oléagineux, il faut impérativement faire des rotations culturales, sinon, ça ne va pas fonctionner longtemps.

    Pour rappel, le bio, c’est une obligation de moyens, pas une obligation de résultat.
    J’ai beau réfléchir, je ne vois pas d’autres exemples de production de biens qui suivent cette logique.
    Nous sommes bien dans un système de croyance.

      1. gameover

        J’suis d’accord. Ca résume bien ce qu’on peut en attendre. Un agriculteur bio ne peut pas être poursuivi si ses produits contiennent des composants interdits si ce n’est pas de son fait.

        PS : à force de faire le grand écart entre h16 et Kazar, je pense que je vais m’inscrire aux JO.

              1. Bonsaï

                Ami Pheldge, vous méritez aujourd’hui que le destin vous donne un petit coup de pouce. A ce titre et exceptionnellement, je vais donc balancer deux comploteurs qui médisent de vous pendant que, benoîtement, vous digériez votre bol de riz :
                Aristarque 16:51
                Albundy 17:10.

                1. sam player

                  Sapin et Cazevide devraiznt passer ici plus souvent, ils verraient qu’il n’y a pas besoin de payer les gens pour qu’il y ait de la délation.

  5. Higgins

    Ça me rappelle un cours sur le développement durable que j’ai eu en MBA. Chapeau bas à l’inventeur du concept. Il a mérité la médaille d’honneur du Marketing. Idem pour les produits bio, superbe attrape-bobo. Maintenant, et c’est un avis personnel, le goût d’une tomate bio du jardin n’a rien à voir avec la production industrielle du même fruit. Et on peut multiplier les exemples. Maintenant, ça restera et ne peut rester qu’à la portée des bonnes bourses ou de ceux qui, dans leur jardin, évitent autant que faire ce peut, d’utiliser des pesticides et autres joyeusetés.
    Une chose me tarabuste cependant. Je comprends que, qu’on mange bio ou pas, nous quitterons un jour cette vallée de larmes. Mais que fait ce gouvernement face à ce scandale qui nous touche tous.

    1. douar

      Un des points clés de sélection des tomates est sa résistance aux chocs et autres manipulation. Pour éviter de faire de la bouillie, elles doivent être fermes, ce qui nuit à sa saveur. Une petite astuce, c’est de les conserver à température ambiante quelques jours – surtout pas au frigo, c’est un tueur de goût- pour qu’elles maturent , avec quelques gouttes d’huile d’olive (ou de foie de morue, mais c’est plus rare ;)), ça redevient réellement bon.

    2. Alecton

      Je suis assez d’accord avec ça. J’ai eu le plaisir de goûter en double aveugle deux cuvées vinifiées de la même manière d’une parcelle cultivée de manière classique et l’autre en bio raisonnée. Pas à tortiller, le bio raisonné apportait une sacré plus-value pour un rendement malheureusement moindre.

      Bon après, il ne s’agit ni plus ni moins que de revenir à des techniques traditionnelles (paillage, nourrissage du sol, mise en place de hais….) un peu moins traumatisantes pour les sols….

      1. gameover

        Un jour par mois avec quelques connaissances on se réunit en privé avec un oenologue pour faire une dégustation de vins à thème : cépage, origine, pays, méthode de vinification, bouchage etc… c’est sympa surtout avec les accompagnements miam miam. Notre officiant se fait envoyer une dizaine de bouteilles (on est entre 8 et 10) représentatives par ses contacts pro et on a testé 2 fois les vins bio (que des bios dans la même session). On n’a pas eu de chance certainement car 3 bouteilles étaient daubées. C’est la première fois que je goutais des vins qui sentaient la m3rde ou l’H2S. Je n’en tire pas une généralité mais…
        Notre hôte nous en a expliqué les raisons (j’étais déjà dans la brume) et il semble que ce soit le risque pour les bios intégristes et que d’autres pour éviter cela se permettent, « en accord avec la réglementation et exceptionnellement »,de redresser leurs vins qui risquent de tourner.
        Donc le vin est bio, sauf…

        1. Pheldge

          Donc pour résumer, un jour par mois, tu sirote du pinard BIO. Mais le reste du temps tu carbures au gros plant de chez Nicolas, ça expliquerait pas mal de choses …

            1. Aristarkke

              Petit Arbre, tout doux avec les buveurs de bière siouplait! Ce n’est pas parce que vous habitez un pays de buveurs de vins qui constitue l’ exception à la règle de finances publiques délirantes qu’il vous soit permis d’émettre des doutes subliminaux quant aux qualités des gens buveurs de bière dont je fais partie… Nameho!

              1. albundy17

                Depuis que je me suis délocalisé, j’ai dû m’adapter au paysage, donc je bois du vin, mais comme je ne renie pas mes origines je bois de la bière.

                Au début, les rayons bières des hyper, c’était peau de chagrin, me faisant regretter les rayonnages nordistes aussi long que les rayonnages bottes en caoutchouc de Bretagne.

                Heureusement, c’était avant :mrgreen:

        2. Theo31

          À l époque où je buvais de l alcool, le meilleur vin que j ai bu dans ma vie était bio et produit à Saumur. Certains Cahors bio sont aussi pas mal.

            1. theo31

              Même pas. Comme je buvais peu de vin, fallait-il qu’il soit de bonne qualité, genre Aloxe Corton (Bourgogone pour ceux qui ne connaissent pas) à 30 euros la bouteille.

              Une fois, j’étais invité à un repas, j’ai ramené un vin espagnol : il était infecte et a fini dans l’évier.

      2. Royaumont

        « le bio raisonné apportait une sacré plus-value pour un rendement malheureusement moindre. »
        Le rendement a une influence majeure sur la qualité du vin, bio ou pas.
        Le seul endroit ou le vin bio a réellement un intérêt, c’est en bourgogne. En effet, si vous prenez les mêmes cépages, les mêmes engrais et les mêmes techniques d’élevage, vous obtenez le même vin partout. Or, le climat et la topographie bourguignonne rendent la production chère. Pour survivre, la production doit se différencier et pour cela, faire parler le terroir, donc renoncer aux engrais qui standardisent les goûts.
        Mais c’est un pari risqué qui n’a pas de sens partout.

        1. Bonsaï

          En plus maintenant que les non bio mettent des sulfites dans presque tous leurs vins, cela devient insupportable. Personnellement, je les sens à la première gorgée et je me sens mal. De plus en plus de gens y deviennent allergiques et peuvent de ce fait être sujettes à des réactions graves.

          1. gameover

            Très juste, et je ne comprends pas qu’o puisse sortir une telle bêtise.
            Ne pas faire la différence entre un Marange, un Givry, un Mercurey on vous retire la nationalité par ici !

              1. gameover

                Non Maranges c’est une appellation distincte et crois moi il y a une différence avec les côtes de Beaune même 1er cru.
                Je conseille Chevrot et Contat-Grangé.
                En Bourgogne (mais ailleurs certainement aussi) on a une histoire qui explique que 2 endroits proches peuvent avoir un goût très différents. Une histoire de doigts et de trous mais les enfants ne sont pas encore couchés.

    3. Pheldge

      Major, pour ce qui est du goût des fruits de votre jardin, je dirais plutôt que c’est l’espèce, la variété de la plante qui est en cause, bien avant les éventuels produits.
      L’AC privilégie un compromis entre le volume produit pour un goût standardisé et acceptable.
      Et, ce n’est que ma modeste expérience , tropicale qui plus est, mais les bananes de la touffe qui pousse dans ma cour, sans aucun entretien, d’espèce commune, sont moins bonnes, moins parfumées que celles produites par un professionnel, de la variété appelée ici banane blanche, aux Antilles « figue pomme ».
      Permettez donc, Major, mon courtois désaccord. 🙂

      1. Pheldge

        Il y a aussi le côté folklore, des « bons produits du jardin » … exemple typique , les salades, et puis quand arrivent les limaces … 🙂 je serais tenté d’appeler ça , « l’effet Placé-Bio » ™ © 😀

      2. Il y a pas mal d’études en double aveugle qui montrent qu’il n’y a pas réelle différence de goût entre AC et AB pour l’énorme majorité des productions.

        1. Alecton

          Et ben ça doit vouloir dire que mon vigneron a mis plus d’amour dans certaines de ses bouteilles… parce que pour le coup, les parfums étaient véritablement différents pour deux parcelles juxtaposées…et travaillées différemment depuis 3 ans. Même cépage, même traitement du raisin après récolte en cuves inox toutes les deux.

          1. Pheldge

            Il paraît que si le vigneron danse nu trois fois devant la cuve c’est assuré d’être meilleur … ou des fois, on rajoute un peu de sucre en loucedé histoire de garantir un produit sur lequel par définition, la marge est plus confortable. Parcelles voisines, même cépage … y’a un truc !

          2. gameover

            Pour les vins le label bio est assez rigolo :
            « Par exemple, la dose de soufre totale autorisée n’est que très légèrement inférieure au conventionnel. (150 mg/l pour le rouge à 200 mg/l pour le blanc en conventionnel, 100 mg/l à 150 mg/l pour le bio.) »
            Le label ne s’arrête pas dans la vigne il inclut la méthode de vinification et donc c’est aberrant de dire que le même traitement a été appliqué après récolte.

            Video en lien : à 11mn, le président des vignerons indépendants dit qu’il ne sait toujours pas ce qu’est un vin bio… et peu après « des viticulteurs conventionnels vont au-dela du bio »

      3. Aristarkke

        Exactement. Ma mère cultive encore des tomates dans son jardin et des haricots verts. Pour ce qui est des tomates, cette variété est très goûteuse mais, cultivée en volume, elle serait invendable sauf à la marge : fruits de formes aléatoires et souvent plutôt biscornues, peau fine et plutôt fragile d’ autant plus que la maturité avance, tendance aux gerçures de la même peau… Malheureusement, les variétés de consommation de masse répondent à d’autres critères primordiaux que la sapidité mais c’est aussi la rançon d’ en avoir en abondance à prix contenus. Notons aussi que pour les tomates, une très grande partie de ce qui est vendu provient des serres de Belgique ou Pays Bas et qu’elles ont du résister entre 350 à 500 kms de camionnage tout en restant comestibles d’ apparence…

        1. Pheldge

          Bin on dit « un pied mangue » pour un manguier, un pied letchis, et un touffe banann’ ( notez encore une fois que dans notre beau sabir créole, tous les noms sont masculins : mon fanm, mon l’auto, mon caze 😉 )

      1. Pheldge

        Le riz camarguais ? pour faire la pâtée du chien, oui ! pardon, mais les riz d’Asie, c’est autre chose … j’en consomme à tous les repas, et je préfère de très loin le Basmati 🙂 évidemment, si votre référence c’est « Uncle Ben’s » …

          1. Pheldge

            « il n’y a que du riz a bouffer » non, mais le riz est devenu après la seconde guerre mondiale l’aliment de base. y’a du rhum aussi !
            De temps en temps, on sacrifie un touriste au Dieu de la Mer, pour garantir une bonne pêche 😉
            Certains prônent le cannibalisme pour lutter contre le fléau de l’invasion métropolitaine, solution qui permet de préserver l’emploi local 😀

            1. Aristarkke

              Et c’est celui qui utilise le rhum comme aliment de base qui vient chercher noise aux connaisseurs discutant des mérites comparés des élixirs bourguignons… Faut de la longanimité sur ce blog… 🙄

              1. albundy17

                Les fioles d’alcool en plastique ont été inventé pour les réunionnais, il y avait trop de blessé avec le verre qui se brisait dans leur poches lors des chutes

            2. Pheldge

              Localement, on appelle cette brillante invention une « pile plate »
              Tu rentres dans la boutique chinois et tu dis « da moin in ti pile plat’ siouplé ». Le format I-D-E-A-L ! ça rentre discrètement dans une poche de Kazar falzar. Au début c’était 10 F , tout rond, pas de monnaie, transaction rapide et discrète…
              C’est pas comme quand j’allais pé-cho 2 flash de « Label 5 » à la station service : je te dis pas les regards ! Maintenant, je crois que c’est 2 € ou 2 € 50.
              Alors il y a différentes qualités : le rhum Charette, le Bourbognac, que je vous laisse deviner cékoi, et le « l’esprit de canne » que c’est proche de l’alcool à brûler.

              Désormais en métropole, on trouve des flask de 25 cl en plastique dans tous les hypers ! Et c’est à la sagesse des hommes de sciences réunionnais qu’on doit ce progrès définitif et fondateur pour les consommateurs de spiritueux ! 😀

              Une certaine fierté m’envahit soudain, merci Al Bundy ( tu salueras pour moi, ton homologue Colique frénétique, Al de son prénom lui aussi 🙂 )

        1. gameover

          +1 Pheldge et je fais le stock quand arrive le Nouvel An Chinois car c’est un des rares moments où on trouve du riz comme là bas si on n’a pas la chance d’avoir un China Town dans sa ville.

          1. Pheldge

            Pour info, je paye mon Basmati 8 € les 5 kg. Sinon y’a du riz ordinaire thaï à 1 € le kg 🙂
            Pour une fois qu’un produit importé est moins cher, je peux bien flamber un peu !

            1. Bonsaï

              De toute façons, quand on est millionnaire en guitares, on va pas chipoter pour quelques grains de riz…
              Et bio, tu peux te le permettre, parce que les Indiens entre nous soit dit, ils sont assez dégueu question pesticides. Nous autres végétariens, c’est Basmati yes, but organic of course !

  6. Ragnar D. Anskool

    « 2,5% du marché alimentaire total) qui occupe 4,1% du territoire agricole »
    Donc si on voulait nourrir tout le monde en BIO, il faudrait … presque deux fois plus de terres cultivées ! Ces terres sont elles disponibles, quelles seraient les conséquences environnementales (déforestation…), logistiques etc…?

    1. Popeye

      j’avais noté ça.

      J’ai aussi noté que c’est une « industrie » (au sens d’activité, notez bien!) intensive en main d’oeuvre.

      « … 2,5% du marché alimentaire total) qui occupe 4,1% du territoire agricole, 5,6% des fermes et 7% des emplois agricoles… »

      Oui mais voilà : le chômeur de longue durée voudra-t-il d’un emploi de salarié agricole, payé au lance-pierre, et dont le poste de travail se situe au grand air et nécessite un réel effort physique? Et l’employeur pourra-t-il faire face aux charges sociales et tout particulièrement en France où elles sont notoirement faibles…en termes de rapport couverture / coûts !

  7. Petitpatapon

    Il m’arrive assez régulièrement de déguster des vins bio ou en biodynamie, ils ont beaucoup plus de défauts que les vins conventionnels, les vins blancs sont oxydés dans 80% des cas, et les vins rouges sont souvent brett (cette vieille odeur d’écurie que les bobos parisiens apprécient tant). Résultat : il faut vraiment que le vigneron soit excellent pour que je lui achète son vin s’il est bio et que j’ai l’intention de le consommer rapidement.

  8. Royaumont

    Petit calcul :
    le rendement à l’hectare du bio est environ 45% inférieur à celui de l’AC. A production égale, il faut donc environ 75 % de surface cultivées en plus.
    La SAU française étant de 30 millions d’hectare, le maintient de la production en bio nécessiterait 52 millions d’hectare, la quasi totalité de la surface du territoire.
    Donc, dans ce cas, l’ensemble des espaces naturels « sauvages » se retrouveraient dévolus à l’agriculture, détruisant l’habitat de nombreuses espèces.
    Conclusion, l’AC n’est pas l’ennemi de la bio-diversité, mais son meilleur allié…
    (Nb : je pars de l’hypothèse de la nécessité de maintenir le niveau de production. En effet, de nombreux pays, notamment au Maghreb et au moyen orient, en ont besoin pour se nourrir. Ne plus pouvoir les approvisionner risque de poser quelques légers problèmes à cotés desquels l’actuelle crise des migrants passerait pour un épi-phénomène)

    1. Étonnant

      Il fallait oser une telle conclusion…
      Une erreur dans votre raisonnement: la reduction de 45% des rendements agricoles n’a rien a voir avec la perfomance des rendements economiques a l’ha: c’est exactement l’inverse:
      Autrement dit l’agriculture francaise pourrait realiser le meme chiffre d’affaire en rendant 30% des surfaces agricoles aux espaces naturels ou augmenter la valeur de ces exportations de 50% a surface constante…
      Parce que les fruits et légumes bio c’est 30 a 60 000 euros de CA a l’ha et cela s’ exporte tres bien la ou le blé tendre du bassin parrisien ne dépasse pas les 4500 euros…lorsque les cours mondiaux ne sont pilloner …

      1. Royaumont

        Je ne parle à aucun moment de rentabilité, mais de volume de production.
        Quant à affirmer que le CA de l’agriculture pourrait monter de 50% rien qu’en le disant, j’ai comme un doute…

      2. gameover

        @Etonnant,
        – l’argent ne se mange pas,
        – en culture maraîchère on calcule le rendement par heure de travail et QUEL QUE SOIT la culture le rendement varie entre 10 et 25€ exceptionnellement par heure travaillée (en gros, demi-gros ou détail)
        – bien, vous devriez faire chuter le chômage vu le nombre d’heures de travail nécessaires par are.

        …. mais bon, si la culture maraîchère était la solution le marché l’aurait déjà adopté depuis longtemps. Ca ne marchera pas car si tout le monde produit la même chose, demandez aux bretons, ça finit à la décharge ou devant les préfectures (artichauts par exemple).

    2. gameover

      Et si la surface totale est naturellement limitée c’est donc le prix du bio qui va augmenter. Donc le bio n’est possible que dans le cadre d’une agriculture conventionnelle dominante, ce qui rejoint ton idée que le meilleur ami du bio c’est le conventionnel, mais que l’inverse n’est pas vrai.
      Dans la vraie vie si je suis l’ami d’Untel mais qu’il n’est pas mon ami, j’appelle ça un parasite. Vite un pesticide !

  9. Gerldam

    En fait, ce qui est probablement pas si sain que cela, ce sont les produits élaborés par l’agrobusiness, pas simplement les produits agricoles de base. Encore que… Sains ou pas, quand je vais en Hongrie et achète des légumes aux petites vieilles qui vendent les produits d’un lopin de terre, je trouve à ces légumes un goût d’avant. Des tomates qui ont le goût de tomates, pas le goût de flotte de tout ce qu’on achère ici. Des pêches qui on un parfum qu’on avait complètement oublié. Le seul fait ce manger les produits de saison changent déjà beaucoup de choses. Pour faire venir des trucs du Chili pour manger en hiver comme en été, cela doit impliquer un tout petit peu de conservateurs et autres produits pour faire joli à l’arrivée, non?

    1. Ragnar D. Anskool

      Il y a de bons produits AC et de mauvais produits AC, comme il y a de bons produits AB et de mauvais produits AB!
      Évitons de reproduire ici la lutte des classes si chère à Marx (tous les patrons sont méchants, tous les ouvriers sont gentils)

      1. gameover

        Oui, sans compter que Gerldam applique un biais de sélection. Il n’est pas dans les mêmes conditions quand il va au marché à Hunyadi ou au Carrouf’ de Villetaneuse.

    2. Pactol

      Là vous incriminez le consommateur final. C’est lui le fautif. Le gens qui veut manger des tomates à Noël et des fraises pour le jour de l’An.
      Il est toujours plus d’incriminer le producteur. Mais en général, il ne répond qu’à une demande. Le bio bénéficie d’un lobby ayant l’oreille des médias et décideurs politiques. Et faire monter la sauce au détriment des agriculteurs conventionnels est un procédé facile.

  10. Petitpatapon

    En ce moment tout le monde fait des gorges chaudes du nouvel herbicide bio le beloukha, notamment les sages (officine de surveillance des cours d’eau) qui forcent la main des agriculteurs pour qu’ils cessent tout desherbage ou utilisent ce genre de produit (deux fois plus onéreux qu’un desherbant classique). Entre l’encouragement par le biais des subventions et la reglementation de plus en plus drastique, la conversion au tous en bio n’est peut-être pas si improbable que ça..

  11. Bonsaï

    Encore un article joyeusement à charge, sans nuances et à la tronçonneuse. C’est tout de même bizarre cette acrimonie, alors que pour un entrepreneur de type libéral le marché du bio peut encore représenter un eldorado. A l’inverse l’agriculture conventionnelle, bien collectiviste et meilleur marché devrait plutôt attiser votre mépris.
    Et si le bio est encore la marque honteuse de l’élitisme, qu’y pouvons-nous ? Dans l’état de surpopulation actuel des pays développés, il n’est en effet pas possible d’étendre beaucoup la superficie des terres cultivées en bio. Néanmoins, on voit de plus en plus d »agriculteurs se convertir au bio pour éviter la faillite, et c’est l’angle que vous auriez pu avantageusement développer dans ce contexte.

    Et au final, je ne peux que vous citer :
    « Manger est-il un acte militant ?
    Évidemment ! C’est d’abord un choix essentiel en matière de santé : l’alimentation est la première médecine. »

    1. Ragnar D. Anskool

      Pourquoi se convertir au bio?
      Est ce pour s’affranchir des perfusions d’argent gratuit, trouver de nouveaux marchés et se « libérer »
      ou pour s’enfermer encore un peu plus dans les subventions, les aides européennes et j’en passe.

      Je propose un nouveau label : ABL : Agriculture Bio Libérée ie sans aides ni subventions…

    2. Beldchamps

      Je ne vois aucune acrimonie, juste du pragmatisme : l’AC et l’AB répondent chacune à un besoin, ont chacune un marché, et compte tenu des contraintes on ne peut pas se passer de l’AC. Je suis très sceptique sur la sécurité alimentaire du bio, rien ne dit que des maladies type ergot du seigle ne peuvent réapparaître.

      1. Bonsaï

        Quand vous serez plus grande, vous saurez que l’ergot de seigle ne provoque pas de maladie, mais un trip LSD. En effet c’est le génial suisse Pr. Hoffmann (Hoffmann-Laroche) qui découvrit les propriétés de l’ergotine de seigle et de l’acide lysergique.

        1. Le Gnôme

          Ben voyons, lisez un peu les écrits du XVIIIe siècle sur les ravages de l’ergotisme en Sologne. Les paysans du cru préféraient risquer leur peau en mangeant du seigle plutôt que de planter la pomme de terre que leur conseillaient les physiocrates. Trip, peut être, mais souvent mortel.

        1. Beldchamps

          « Quand vous serez plus grande »… de la part d’un arbrisseau … Elle est bonne celle-là ! Je tiens cette référence d’ergot du seigle d’un ami au ministère de l’agriculture, en qui j’ai toute confiance.

          1. Bonsaï

            Je concède avoir commis une seule erreur, et c’est dans l’orthographe du nom du chimiste suisse Albert Hofmann. Pour le reste, je vous suggère de vous affranchir de la tutelle du ministère pour quérir l’information là où se trouve, par exemple chez Wikipedia :
            « Ergotine de seigle, ergométrine Albert Hofmann est le premier à la synthétiser et à en améliorer les capacités thérapeutiques utéro-constrictives en élaborant un dérivé la méthylergométrine qui est commercialisée sous le nom Methergine ; c’est en cherchant d’autres molécules actives selon la même méthode qu’il synthétise le LSD en 1938.
            En médecine, les dérivés de l’ergot de seigle sont des molécules utilisées en particulier dans le traitement des crises de migraine
            Il est également utilisé en homéopathie contre la sclérose des artères.

            Aspect culturels et historiques
            Il fut autrefois responsable d’une maladie, l’ergotisme, appelée au Moyen Âge mal des ardents ou feu de saint Antoine, liée à la présence d’ergot dans le seigle utilisé pour fabriquer le pain. Cette maladie, qui dure jusqu’au XVIIe siècle, se présente sous forme d’hallucinations passagères, similaires à ce que provoque le LSD, et à une vasoconstriction artériolaire, suivie de la perte de sensibilité des extrémités des différents membres, comme les bouts des doigts. À cette époque, il était communément admis que ces personnes étaient des victimes de sorcellerie ou de démons. Saint Antoine est le saint-patron des ergotiques. »

              1. Bonsaï

                Je ne me voyais pas lui copier des extraits de bouquins que j’ai dans ma propre bibliothèque. Elle ne m’aurait peut-être pas crue et aurait été contrainte de demander l’avis de son excellent ami, fonctionnaire au ministère.

          2. Pheldge

            Ô délicieuse Reine des Prés, mon cœur saigne. Et abondamment même : cet horrible aveu : »j’ai un ami au ministère de l’agriculture … un fonctionnaire !« . J’oscille entre colère et désespoir 🙂

            Nota: pour la Bonzaille : j’oscille oui, mais j’oscille au coccyx homme !

            1. Beldchamps

              Mais mon bon Pheldge, ils ne sont pas tous mauvais, il est labellisé d’origine, comme moi ! (Pssst … pis ça peut toujours servir ….)

              1. Bonsaï

                Toujours est-il que question références scientifiques, il n’a pas l’air très au courant. Mais bon, ce qu’en demande à un bon fonctionnaire en Socialie, c’est surtout l’éloquence et le charme. Et ça a l’air de fonctionner !

            2. Pheldge

              hep, la gironde de la luzerne, on n’a jamais pensé à donner un petit nom gâté à son seigneur et maître, le ci-devant « Herr Schön » !,
              Bicauze j’en ai une suggestion : Beldchamps & Clochardchamps !
              Ca jette, non ? Et remerciez-moi pas, poulette, c’est un don que je l’ai de savoir causer à « le beau sexe » 🙂

    3. douar

      « on voit de plus en plus d »agriculteurs se convertir au bio pour éviter la faillite, »
      tout simplement parce que ce secteur est gavé de subventions, de crédits d’impôts. Il y a un effet d’aubaine clair.
      D’ailleurs, dès que l’on parle de réduire légèrement le soutien public, ça pleure fort dans les chaumières . En mars dernier, a été annoncé une baisse de 25%, mais qui a été compensée, sous la pression, moyennant l’ouverture d’un dossier dument complété à envoyer aux DDT- direction départementales des territoires.
      De toute manière, un agriculteur qui a déjà des problèmes de rentabilité en conventionnel, en aura forcément en bio, dès que le parapluie des aides (l’argent des autres) diminuera.

  12. DoS

    Moi aussi je peux faire « génécologue ». C’est super simple. Pas pire que de réparer une moto Russe. Enfin, sauf avec des outils mous.

    Je voudrais une étiquette AB sur nos élus. Ainsi, l’on pourra le choisir en fonction de ses rejets de CO2, de sa consommation bio éthique responsable, etc….

    Si j’en crois la petite vidéo du Jean, celui ci a l’air chargé en vinasse. De là, je me demande pourquoi il focalise sur les OGM ?!

    Si je peux me permettre un conseil santé, buvez du thé vert. Du bon, pas de la merde de zypermaché. Vous verrez, c’est très bien sur du long terme.

    Des fois, je pense à me lancer dans les crèmes de beauté. L’on peut y mettre n’importe quoi de dégolasse, pourvu que le nom déchire, et Hop, ça se vend.

    Finalement, la vie est une histoire d’emballage.

      1. Pheldge

        T’as pas compris: le socialisme, c’est les Bons gentils généreux, contre les méchants autres. Le Bio, c’est les Bons écolos-du râble, protecteur de la Nature contre les autres méchants vilains par construction. C’est un parallèle qui se tient, les deux suivant une logique d’opposition à un ennemi identifié comme le mal absolu !

  13. Marabout

    Cela commence à devenir connu que bio n’est plus synonyme d’écolo. Lors d’un marché pour agriculteur, j’ai ainsi eu l’occasion de voir un industriel qui produisait et vendait ses produits chimiques de synthèse, mais « dont les molécules sont identiques aux molécules naturelles ». Estampillé bio, donc. Pas sur que le bilan carbone de l’usine soit bien écolo-bisous, mais chut, TGCM. (Ta Gueule, C’est Magique)
    Il faudrait nuancer toutefois sur points : certains produits dits « bio » ne sont pas plus chers que des produits de grande marque « classique » (3615MyLife : mon muesli non aggloméré me coûte moins cher au kilo au rayon bio qu’au rayon petit dèj.) De la même façon, les enseignes 100% bio utilisent plus les circuits courts que les hyper : le bio est souvent (un peu, pas beaucoup) moins cher dans ces enseignes que dans les hypers.

    C’était ma minute bobo. ^^

            1. Higgins

              Remède souverain contre les diarrhées, le pastis sec. Le Martini ou équivalent(cause présence quinine) excellent contre le palu. Gin, Whisky ou Vodka garantissent des boissons exemptes d’amibes et de microbes divers (pas de glaçon évidemment). Vieux souvenirs des séjours dans l’Hindou Kouch et l’Indus. Vu l’absence de pharmacies et les difficultés d’approvisionnement en médicament, les remèdes les plus simples étaient et restent les meilleurs.

      1. Val

        @H16 je pense que c’est une reference à la pollution de l’eau dans les zones agricoles par les phosphates . Il est vrai qu’en cas de forte pluie (ou non) il faut éviter de boire l’eau du robinet . source (c’est le cas de le dire) Un proche travaillant ds « l’eau » . Maintenant une fois dit ça , les produits utilisés par les bios présentent peut être les mêmes effets sur l’eau .
        @Etonnant , des infos la dessus ?

  14. yoananda

    Il ne manque plus que l’apologie du transhumanisme, des humains brevetés qui vivent plus longtemps, parce que le plastique qui remplacera certains organes est plus performant et plus facile à remplacer, des humains plus intelligents parce qu’on a viré les méchant gènes que la nature n’avait pas sut sélectionner, surtout les gènes qui empêchent l’apprentissage industrialisé, normalisé, sécurisé, et bien plus performant.
    Après tout la nature, comment lui faire confiance, la nature tue bien plus que les nazis et les imbéciles.

    ouai c’est sûr, continuons à faire confiance aux produits industriel. Ils sont bon pour la croissance démographique, soyons de bons consommateurs et arrêtons de rechigner.

    vous n’avez pas sites pour acheter des bébés au lieu de les concevoir ? l’amour c’est ringard après tout, les ordinateurs sont meilleurs pour arranger les marriages, les couveuses bien plus efficaces que le ventre maternel, et le lait de la mère ??? mais vous n’y pensez pas pauvre fou, il n’est pas ISO-9076 compatible ! c’est trop risqué pour le nouveau né.

    1. Bonsaï

      Oui, c’est bizarre cette haine de la nature. J’explique cela par une forme de haine de soi, de masochisme. La société moderne a engendré des monstres hybrides qui sont en train de couler la barque sur laquelle ils sont…

      1. DoS

        Bon, chut les mauvais élèves au fond de la classe. Je n’entends pas le prof !

        Moi aussi, je pouvais penser tordu sur ce sujet. Fruit d’un lent endoctrinement socialo-communiste.

        La réalité est plus simple. Hélas, H étant parfois un poil compliqué il ne dit pas direct:

        Le libéralisme=écolo
        Le socialo-communisme= pas écolo

        Et ça a du sens. Prenez vos crayons de Milton Friedman et vos cahiers et réfléchissez.

        L’on pourrait citer des centaines d’exemples probants. Comme par exemple l’agriculture payée par l’Europe. La connivence capitaliste est par essence socialiste.

        L’on veut nous faire consommer plus. L’on veut plus d’inflation. L’on veut fabriquer du billet à gogo…..l’Etat lui même est un gros pachyderme polluant.

        Et même que l’on peut quantifier cet excès de gras qui pèse sur notre santé, mentale et physique.

        Le problème n’est pas (selon mon analyse d’H) de savoir si oui ou non ça pollue ou c’est mauvais. Le problème est de dire que dans un monde libéral ce genre de question ne se poserait même pas.

        J’ai bon ?

      2. bibi

        L’homme a toujours haï la nature, et vous savez pourquoi parce qu’elle nous haïe.
        Ca fait 2.8M d’années que le genre homo est apparu, et ce n’est depuis même pas un siècle, que l’Homme par son génie a enfin pu ne plus consacrer 7 jours par semaine du lever au coucher du soleil à produire de quoi se nourrir.
        Car après plusieurs millénaire de pratique de l’agriculture, l’Humanité arrive enfin à extraire, à cette salope de nature qui ne nous a jamais rien donnée d’autre que des grands coups de lattes dans la gueule, de la nourriture de qualité en quantité.

        Faut vraiment être aveugle pour aimer la nature et avoir oublier à quel points les famines et les épidémies sont des fléaux.

        1. Bonsaï

          Non Bibi, tu es aveuglé par la rage. Calme-toi et regarde objectivement les choses, sois fort : la nature aime certains d’entre nous plus que d’autres.
          Par exemple, ce musicien des Iles lointaines qui gratouille ses guitares toute la journée au soleil et qui vient nous faire la nique, eh bien, les bananes lui tombent toutes cuites dans la bouche. Et pas seulement, les mangues aussi et les goyaves. Ne parlait-il pas l’autre jour d’avions-cargo chargés de lichies, car ils ne savent plus qu’en faire ? Et les langoustes, les crabes et les mérous ?
          Bref, Bbi, la nature aime bien ceux qui l’aiment…

          1. bibi

            L’humanité depuis quelle existe tente de domestiquer la nature et on se demande bien pourquoi.
            Sa guitare il l’a trouvé dans la nature?
            Vous rendez vous compte seulement des efforts qu’il a fallu faire pour arracher à la nature de quoi fabriquer sa guitare?
            La nature ne nous donne rien, il faut tout lui arracher.

      1. yoananda

        La radioactivité soigne tout, c’était prouvé par la science dans les années 30 (de mémoire), vendu comme une panacée.
        Il ne manquait que le « vu à la télé » et c’était ton bon.
        Moi, le matin, je me brosse les dents avec du roundup, pour plus de sécurité.

        1. Pheldge

          On s’en doutait un peu : 1/ on en voit les brillants résultats sur la radio qui te sert de gravatar, 2/ c’est la seule explication rationnelle à tes posts 🙂

          Je devine aussi que petit, tu devais mâchouiller les crayons ce qui est la cause d’un saturnisme avancé … 😀

          Non, je plaisante, bien sûr !

    2. albundy17

      Oui, vite, retournons dans les cavernes, aux peaux de bêtes et au feu allumé par la foudre.

      C’est bizarre la haine de ce qui vous entoure !

      j’attends ça avec impatience : .cbc.ca/news/technology/ocumetics-bionic-lens-could-give-you-vision-3x-better-than-20-20-1.3078257

      Mais vous ne vous équiperez jamais ?

      1. yoananda

        je proposes qu’on tente une régression involutive vers la cyanobactérie, a tant qu’a faire, autant ne pas s’arrêter en bon chemin. Pourquoi se limiter au cavernes, alors qu’on peut retourner dans les arbres, revenir avant la bipédie, peut-être même tenter l’amphibien, retourner poisson, etc…

        1. Aristarkke

          Tiens, a propos de Bartoleone, vexé de sa défaite, il a renoncé à faire bénéficier la Region IDF de son expertise… Vu la différence de paye, le perchoir paie davantage même si le mandat n’est pas sûr quant à son renouvellement…

          1. MCA

            Les votants IDF sont des irresponsables, en voici la preuve :

            « Grosse fatigue pour Claude Bartolone, le président PS de l’Assemblée nationale. Battu par la candidate LR Valérie Pécresse, ce week-end lors des régionales en Ile-de-France, au terme d’une violente campagne, il a été contraint de se rendre ce mardi après-midi à l’Hôpital américain. »

            C’est malin un vote pareil, résultat des courses : 10 jours de repos bien mérités!

            Pour couronner le tout, certaines mauvaises langues (dont je ne suis pas) s’interrogent sur le pourquoi de l’hôpital franco US de Neuilly et non pas Avicenne à Bobigny.

      1. DoS

        Moi, c’est la nature qui n’a pas confiance en moi.

        – Déjà elle ne m’a pas gratifiée d’une intelligence débordante,
        – De plus je souffre d’un complexe de bonté exacerbé
        – Et enfin je suis irrésistible sur la gente féminine

        Bref, ma vie est un enfer.
        Damned, fucking nature.

    3. MadeInCH

      « La nature est une salope qui tue de manière horrible une fois par vie. »
      .
      L’inventeur de la cuisine moléculaire, dont j’ai oublié le nom.

      1. Chieur chiant

        Pourquoi? moi, je trouve que tu as regroupé des gens formidables, merci.

        Pour GO, ok, en la nature, etc… j’ai fait les scouts, donc, ça sera dur mais je peux résister un peu plus que ce que tu crois, méfie!!! Pour les autres, la nature, c’est comme le loto, y’en a qui ont plus de chances et d’autres ont plus d’infortunes (femme, beauté, succès, talents, maladie,…)… en tout cas merci pour la bonne rigolade en lisant vos commentaires (c’est pas la 1ère fois, pourvu que ça dure), A+

  15. albundy17

    Pendant des années j’ai perdu la récolte de mes quelques pieds de vigne en leur collant tout les produits disponibles et réputé hallal nature.

    Depuis que je suis passé a une horrible molécule systémique a une pulvérisation annuelle (au lieu de tout les 15 jours avant), je fais enfin mon pineau que je bois pour oublier que je m’intoxique.

  16. Pactol

    Tout le problème du bio est de chercher à exister au détriment de l’AC et du c’est pas bon, c’est cracra et ça vous tue !
    Et de réclamer encore plus de subventions « parce que vous comprenez bien, nous est dans le camps du bien et qu’on a besoin du sprinkler à pognon des autres plus que tous les autres » !!!! Comprenez les aides PAC.

  17. Bonsaï

    En même temps, si ça n’était qu’un marché de niche le bio ne connaitrait pas le succès commercial qu’il se taille actuellement. Même au USA ile bio progresse régulièrement, notamment grâce au militantisme des people et autres stars…

    1. DoS

      Oui, des OGM-BIO ?

      Chez nous, nous avons des socialo-communiste-ecolo (pas néo) libéraux-capitalistes.

      Comment pourrions nous comprendre l’écologie avec des amalgames pareils ?

      Avec une droite/gauche à la sauce FN, la France est désormais un produit en putréfaction BIO@tmPS

              1. bibi

                Einstein était autant végétarien que nul en math.
                Il n’a adopté ce régime alimentaire un an avant sa mort.
                Comme je l’aime bien Albert je mais cette faute de gout sur le développement de son anévrisme.

  18. hop hup

    Entre brouillage des partis et dispersion de son électorat, le Parti socialiste est à la recherche de renouveau. Il propose une “alliance populaire”, qui rassemblerait les forces républicaines et de gauche, dès le premier tour de l’élection présidentielle de 2017.
    L’union fait la force. A l’inverse, “la division de la gauche dans le tripartisme, c’est la mort de la gauche au premier tour [des présidentielles]” , s’inquiétait dans le Monde un proche de François Hollande après les élections régionales. Pour la gauche, les résultats ont eu un goût amer ce dimanche: même si le Parti socialiste (PS) conserve cinq régions, il perd la moitié de ses élus régionaux.

    voila le nouveau bricolage pour le ps qui veut remporter la prochaine présidentielle

    on sent qu’avec ce bricolage le ps ne veut pas de listes de gauche concurrentes pour pouvoir l’emporter face au fn

        1. Kazar

          C’est sûr. Mais ils vont tellement vite qu’on n’a pas le temps de suivre : Gattaz favorable au pacte républicain contre le chômage, en accord avec Raffarin et Valls… A la soupe tout le monde !!!

          1. gameover

            pacte c’est normalement un mot employé par des voyous quand ils comptent faire du beurre sur le dos des autres… pacte, pactole, étonnant que ces mots n’aient pas la même étymologie

    1. Pheldge

      Vu que c’est le coin du « HS mais pas tant que ça » voici une nouvelle qui va réjouir le nouveau conjoint à GO ( il paraît qu’ils se sont pacsés …) un certain Kazar :
      lepoint.fr/politique/francois-hollande-renonce-a-la-proportionnelle-17-12-2015-2003312_20.php
      Comme quoi on reste dans la tambouille, et l’alimentaire, même qu’il serait à gros … ( ami lecteur, la dernière ligne recèle une de ces subtiles et spirituelles astuces dont tu es si friand ) 🙂

      1. Kazar

        Merci, pour le PACS, GO ne m’a pas encore dit oui… EN revanche, pour le PACS LR-PS, c’est officiel : Bertrand main dans la main avec Abri, Le Cerf qui démissionnera des LR à cause du ni-ni, Estrosi qui va travailler avec les socialistes, etc, etc.

      2. sam00

        C’est quand même très commode le FN.

        Quand les français votent mal, ça justifie de faire des alliances pour les obliger à voter correctement.
        Quand les lois électorales peuvent être bidouillées pour éliminer le FN, on s’y jette à pieds joints
        Quand une promesse de campagne pourrait aider le FN lors de la prochaine élection, on fait cocus tous ses électeurs

        c’est quand même très commode … après « c’est la faute à l’Europe », voici la nouvelle saison « c’est la faute au FN »

    2. Kazar

      A combiner avec les tripatouillages en cours pour réduire le temps de parole des petites listes, et pour modifier les parrainages des 500 élus, histoire d’empêcher les petites listes de gauche de présenter des candidats et afin d’assurer la présence de Hollande au second tour face à MLP. Après tout, si les Français veulent reprendre du Hollande pendant 5 ans…

  19. bibi

    “la maire de Paris s’est donné” c’est pas beau.
    “Le premier trait commun à toutes les législations l’encadrant est d’exclure tout produit chimique” :
    Le plus fameux produit chimique autorisée en agriculture biologique est la bouille bordelaise qui est à base de sulfate de cuivre (d’ou sa couleur bleutée) qui est un sous-produit du décapage du cuivre métallique par l’acide sulfurique et de chaux obtenue par chauffage du calcaire.
    Donc pour ceux qui en achetant du bio croyaient que ça voulait dire sans produits chimiques, je leur conseille d’aller regarder de vraiment près la réglementation, et voir à quel point le logo AB est juste du marketing.

    “La nature voulant faire vraiment de la chimie a finalement créé le chimiste.”
    Gaston Bachelard

    1. channy

      Le problème de notre ami moustachu aux chemises de bucheron à gros carreaux.;c est que comme vous le dites la Grande distribution représente 50% des volumes écoulées;
      Et pour la grande distribution le AB c est pas pour faire de l éthique Gaia…les marges y sont grasses, les remises fournisseurs très généreuses..en plus on me paye une personne pour remplir le rayon…(je parle pour le secteur sec) bref le bio ok cela me bouffe de la place..mais c est très rentable.;en plus si les produits périmes le fournisseur les rembourses
      Cela marche tellement bien que la GD s y est mise à son à son tour..même les hard discounter font du Bio…parfois on découvre des choses surprenantes dans les arrivages comme des boites de tomates AC mélangées a des boites de tomates AB.;idem sur des pack sacs de farine…
      Le pain Bio est aussi tout est un poème dans les super et hyper possédant un vrai atelier ..le petrin ayant servi au pain ordinaire se verra rempli de farine bio..pas le temps de nettoyer.mais le pain sera bio dans les règles de l’art comme le prix d ailleurs
      Le pompon c est le bio estampillé commerce équitable..là vous êtes sur d en mettre plein la courge au commercial tellement lui même il pige rien à ce qu il vend
      Après oui, au niveau tarif les gens trouvent les prix trop cher..mais c est souvent aussi en regard de la qualité proposé..ils vont vous dire le bio qu est que cela apporte de plus? il y a la matière a marketing;les gens sont bien prêt a payer plus pour des Activia aux bienfait plus que douteux

      je voudrais juste compléter si les fournisseurs BIo en france affichent une très bonne croissance.;ce n est rien comparé a ceux qui font dans le diététique..mon fournisseur de Bio me disait que Gerblé par exemple avait explosé ses ventes dans des proportions bien plus importantes…
      Il y a une vrai tendance de fond chez les consommateurs pour manger mieux mais cela ne passera pas forcement par le Bio..mais plutôt vers la recherche de produits » mieux équilibrés » avec des prix plus abordables

      Enfin pour l idée principale du sujet les cantines approvisionnés en produits Bio..je suis mort de rire..o.le problème des cantines c est aussi un problème que qualité et de gout..si déjà les cuistos s y approvisionnaient en légumes frais plutôt qu en surgelés cela résoudrais bien des problèmes..à une époque JP Coffe organisait dans les écoles et les cantines scolaires les semaines du gout.rien que cela vaut toutes les « Bobofferies » écolo aussi Bio soit elle

      1. sam00

        « si déjà les cuistos s y approvisionnaient en légumes frais plutôt qu en surgelés cela résoudrais bien des problèmes » … tellement vrai, et pas seulement pour les légumes :-/

        1. Lorelei

          Si les cuistos savaient faire la cuisine, dans les règles de l’art en plus des règles d’hygiène, les cantines ne seraient pas un endroit infect dans lequel on y bouffe des trucs dont même la terre ne voudrait pas comme engrais.

      2. sam player

        Les cantines : quand on paie son repas 35 centimes MDR
        Et petit 2/, pourquoi la cantine devrait mieux nourrir les enfants que chez eux ? J’hallucine.

        1. Pheldge

          pour ton 2/ j’ai un début de réponse : c’est plus ou moins consciemment une application du Grand Dessein Socialiste, qui considère que las parents ne sont que des géniteurs accessoires, et que la Noble Tâche qui façonne l’Homme Nouveau incombe à l’état. De là les parents ne peuvent rivaliser avec la glorieuse ambition démocratique et populaire … « tout pour l’état, tout par l’état, rien de signifiant en dehors de l’état … » (trad. adapté © )

  20. barbatruc

    Le principal intérêt du bio pour un agriculteur, c’est … les primes. D’autant que la conversion dure 5 ans, et que ‘obligation de cultiver est d’un an.

    Exemple de calcul sur une petite exploitation de 100 Ha :

    DPU ( pac) 300€/ha
    Pime à la conversion 300€/Ha

    L’exploitant, qui n’est pas idiot se dit eh bien pas la peine de cultiver , je fait une culture un an pour la réglementation le tout au minimum, puis 4 années de prairies permanente trèfle par exemple., qui ne nécessite aucun travail, ni aucun intrant.

    Il touchera donc de l’Etat, 30 000 € X 5 ans oit un joli petit pactole de 150 000 € + évidement sa base de DPU autour de 300 . Soit pendant 5 ans 60 000€/an à buller.

    Ah oui, je précise qu’au bout de 5 ans on peut retourner en conventionnel . avec aucun effet sur les versements effectués.

    On peut facilement faire le calcul, pour une plus grande structure.

    Les agriculteurs qui se convertissent le font à 95% par opportunité financière, se foutant comme de l’an 40 du bio.

    1. Fifou

      Les agriculteurs se convertissent par opportunite financiere et c’est bien normal, c’est le principe de la libre entreprise
      En plus ca n’est pas uniquement pour toucher des subventions, de toutes facons meme le non-bio est subventionne. Il y a un interet de rendement/ surface qui ameliore leur qualite de vie, ils ont moins a produire avec des marges plus elevees et peuvent sortir de l’eternelle course a la taille via l’endettement

      1. barbatruc

        @Fifou : Sauf que l’opportunité financière vient directement de la poche des contribuables , la prime à la culture bio double la prime de base en gros 300 + 300. Il est à noter que l’agriculteur bio bénéficie aussi d’un crédit d’impôt de 4500€ , et que dans certaines zones, je pense au dpt 77, de surprimes données par la région. Si on cumule tout on peut aller jusqu’à 800€ de l’ha.

        Sur une exploitation moyenne de Seine et Marne , de 200 Ha , on approche alors les 160000€/an de subvention … Vous comprendrez donc le pourquoi de l’engouement vers le bio.

        En grande culture c’est complètement faux, ce que vous économisez en intrants ( phytos, engrais) vous le perdez en carburant et Main d’oeuvre.

        Est plus écologique de se passer du roundup par exemple, que de passer 3 fois successives dans une parcelle avec du matériel qui consomme au minimum 30L/H ?

        Sur une même exploitation j’ai pu assister au quadruplement des charges de combustibles. Vous parlez d’un gain écologique !

        Le problème de ses primes, c’est qu’elles entraînent inévitablement des effets d’aubaine , avec des prix des matières premières produites en déconnexion avec la réalité.

      1. nemrod

        Oui dans les années 70.
        Aujourd’hui une exploitation de 100 ha c’est
        – un jardinet en culture céréalière.
        – un petit parc en élevage.

        1. Peste et coryza

          Sérieusement, avec le prix de la terre ? Et je ne parle même pas de la vigne et de la terre à céréales.
          Certes, pour un céréalier, 100 hectares c’est rien…

          1. Beldchamps

            Toute la superficie n’appartient pas forcément à l’exploitant, on a une partie en propriété et une partie louée avec des baux, et on paye le fermage aux propriétaires. Mais bien souvent les héritiers modernes issus de la vieille noblesse vendent lors de la succession de leurs parents.
            Quand je pense que certains agri doivent payer le fermage à Sapin !

            1. barbatruc

              « Mais bien souvent les héritiers modernes issus de la vieille noblesse vendent lors de la succession de leurs parents. »

              Quelle erreur ! le placement en foncier agricole est excellent depuis une décennie..

              Dans les régions dites « intermédiaires » on a eu un doublement du capital en moins de 10 ans.

        2. Aristophanedecarotte

          n’exagérons pas ! 🙂

          dans mon coin d’élevage les fermes laitieres avec 40 ou 50 ha sont courantes..
          et il faut déja se les coltiner vu le boulot que cela représente

      2. gameover

        Décidément P&C…
        « Une exploitation sur quatre a une surface de moins de six hectares, ou plus de 82, et une sur dix dépasse 143 hectares. »

        « En dix ans, la superficie moyenne des exploitations gagne 13 hectares. Elle atteint 55 hectares et même 80 hectares pour les moyennes et grandes. »

        « La surface agricole utilisée (SAU) est majoritairement occupée par les moyennes et grandes exploitations qui représentent 87 % du volume du travail agricole. »

    1. Nathalie MP

      Il est conseillé de lire les sources qu’on cite au-delà du titre.
      Pour la FAO, l’AB peut apporter une réponse locale intéressante dans les régions des pays en développement où l’agriculture est totalement démunie de tout équipement.
      MAIS, le rapport de la FAO de 2007 sur l’AB a été tellement mal lu et détourné, au point d’entrainer des titres tels que « le bio peut nourrir le monde » que le directeur général de la FAO a dû faire une mise au point (dec 2007):

      “Nous devons recourir à l’agriculture biologique et l’encourager”, a déclaré M. Diouf. “Elle produit des aliments sains et nutritifs et représente une source croissante de revenus, pour les pays développés comme pour les pays en développement. Mais il n’est pas possible de nourrir aujourd’hui six milliards de personnes, et neuf milliards en 2050, sans une utilisation judicieuse d’engrais chimiques”.
      et « Il n’empêche que, selon la FAO, compte tenu des données et des modèles concernant la productivité de l’agriculture biologique par comparaison à l’agriculture traditionnelle, le potentiel de l’agriculture biologique n’est pas suffisant, loin s’en faut, pour nourrir le monde. »

      http://www.fao.org/newsroom/fr/news/2007/1000726/index.html

  21. sam00

    Ah le bio! L’écologie! Tout un marché de gens crédules à pouvoir manipuler … un vrai rêve de capitaliste 🙂

    Un exemple qui m’a bien fait rire quand je l’ai lu :
    http://www.bioalaune.com/fr/actualite-bio/31174/comment-fabriquer-sa-poudre-de-lave-vaisselle-ecologique-maison

    Donc, pour faire de la poudre de lave vaisselle écologique, vous commencez par prendre des … « cristaux de soude » … produit qui, si on peut le trouver à l’état naturel (tout comme l’uranium si réputé pour ses vertus écolo), est bien souvent fabriqué par synthèse (procédé solvay).

    Ce qui m’amuserait le plus ça serait de voir la tronche de notre écolo si on lui disait qu’il faut du E500 pour fabriquer sa poudre magique 😉

      1. sam00

        Sauf que là c’est des cristaux de soudes, nom commercial pour le nom commun du carbonate de sodium (Na2CO3 … désolé pour l’écriture sans indices) ou E500 dans le monde alimentaire, à ne pas confondre avec le bicarbonate de sodium NaHCO3, là encore nom commun … punaise ça me manque les nomenclatures IUPAC du temps où je faisais de la chimie … c’était plus simple.

        Bref, le carbonate de sodium se trouve à l’état naturel, mais est surtout préparé par synthèse par le procédé solvay.

        Ce qui m’amusait la dedans c’est le fait d’imaginer l’écolo moyen m’expliquer que c’est naturel quand il consomme un produit issu de la chimie, ou m’expliquer que c’est chimique (E500) quand ça sort d’une mine …
        Le manque de connaissances de ces gens m’amuse et me désespère.

  22. Fifou

    Mouaif dans votre empressement de dezinguer les pro-bios vous montez beaucoup d’arguments a la Schopenhauer quand meme…
    « L’argument nutritionnel s’effondre : le bio n’est en rien significativement meilleur que le pas-bio-cracra » le test compare quoi ? des œufs bios a des œufs label rouges non-bio (les 2 sensiblement au meme prix) ou a des œufs de batterie industriel premiers prix ?

  23. bibi

    Petit rapport de l’AFSSA:
    http://www.afssa.fr/Documents/NUT-Ra-AgriBio.pdf

    « L’influence de l’alimentation de la poule pondeuse n’affecte pas la composition des constituants majeurs de l’oeuf (pourcentage de lipides, de protéines) mais affecte le profil des acides gras et la concentration d’éléments en faible concentration, vitamines et certains oligoéléments (iode, sélénium).
    Les aliments utilisés en agriculture biologique diffèrent peu pour leurs acides gras ou oligoéléments.
    Il est donc peu probable que le mode de production biologique ait des conséquences notables sur la valeur nutritive de l’oeuf

    1. Othello

      Et sinon, y’a un truc qui s’appelle le goût. Mais si tu veux continuer à manger de la merde, fais-toi plaisir.
      J’attend le crétin qui dira que le poulet en batterie a le même goût qu’un poulet Bio (acheté dans un magasin Bio et surtout pas dans un supermarché).

      Mais bon, faites comme vous voulez, vous êtes libres.

      1. Pheldge

        Pour le goût, vous m’excuserez, le coup du Bio, c’est du pipeau ! le poulet en batterie a une chair tendre parce que l’animai ne bouge quasiment pas, contrairement aux volailles de plein Beldchamps champ. Les poulets type « fermier » élevés en plein air n’ont rien à envier aux « volailles Bio » élevées au grain Bio et buvant de la flotte Bio !

        1. Bonsaï

          Evidemment, à la Réunion tout ce qui est local est bio… l’exiguïté insulaire étant une sorte de garantie contre l’agriculture de masse (voir l’exemple du Japon).
          Heureux homme nourri au bio, partageant sa bonne humeur avec des continentaux victimes des expériences d’industriels de la malbouffe !

  24. Bonsaï

    D’ailleurs l’argument nutritionnel n’est pas fréquemment invoqué dans un comparatif bio vs industriel. Ce que l’on teste avant tout c’est la qualité des produits (visuelle, gustative, etc…) ainsi que les éventuels traces de pesticides. On peut également faire des tests intéressants mais plus complexes sur les vitamines et les oligo-éléments.

  25. sam00

    Tiens, puisqu’on parle d’agriculture, je fais un tout petit HS:
    Un agriculteur du Béarn condamné à indemniser des voleurs :
    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2015/12/17/01016-20151217ARTFIG00129-un-agriculteur-du-bearn-condamne-a-indemniser-des-voleurs.php
    « […] ce dernier a été condamné à verser à la femme du couple 1500 euros pour préjudice matériel car elle était propriétaire du fourgon, 500 euros pour préjudice moral et 400 euros pour sa «perte de chance à caractère professionnel»  »

    Voilà voilà … il faut savoir se montrer courtois et bisous bisous avec les voleurs 😉

    1. Beldchamps

      Le problème c’est que les agriculteurs se font régulièrement voler, alors une fois, deux fois, trois fois, et ça devient insupportable. C’est inévitable que certains perdent la tête et commettent de grosses bêtises, je connais une histoire tragique avec des gens en panne de voiture qui ont cherché de l’eau dans l’abreuvoir des vaches, malheureusement le fermier a vu rouge parce qu’il avait déjà été volé précédemment, il a sorti son fusil … l’un des types est mort, et le fermier a fini en prison.

    2. Higgins

      Il a été condamné au civil pas au pénal. Le voleur a du déposer plainte pour destruction de bien (ce qui est exact) et réclamer réparation. Autrefois, la pression sociale empêchait un malfrat d’user de ce moyen mais ça, c’était avant. À tort ou à raison, on ne peut se faire justice soi-même. Pas d’idéologie dans ce cas mais l’application simple de la loi. L’agriculteur en fait la triste expérience. Condamnation ne veut pas dire paiement car c’est au plaignant (dans notre cas, le voleur) de faire intervenir un huissier pour recouvrer sa créance. Pas sûr qu’il se lance dans une bataille de procédure longue et coûteuse (nous sommes au civil) pour y arriver.
      Pour parler simple, la propriété privée ne me semble pas assez protégée dans ce pays. Je ne crois pas qu’il soit dans les projets de nos parasites officiels d’y remédier. J’ai cru comprendre que chez les anglo-saxons, ils étaient plus en avance sur ce point.

      1. sam player

        Nemo auditur propriam turpitudinem allegans
        (nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude)
        … et un principe qui ne s’applique pas en droit français sauf dans un cas très particulier. Même le dol n’est valable que dans le droit des contrats (Civ. 1116)

        C’est pourquoi des roumaines avaient dernièrement attaqué leur victime au civil (celui qui les avait plombées)… et elles ont le droit. Jusqu’à maintenant c’est effectivement juste la morale qui s’y opposait.

      2. Aristarkke

        Je disconviens respectueusement à propos de votre dernier paragraphe beaucoup trop flou. Vous évoquez certainement la propriété privée des gueux, sans-dents et autres lies peuplant la Grance (dont l’utilité n’est que de voter périodiquement pour ses maitres et gagner l’argent des prébendes que ces derniers cités chargeront de lui fournir) mais limitez votre propos à ce peuple là. Il me semble que pour celles des « élites » (terme consacré utilisé exclusivement pour faire court) politiques, le régime y applicable est très différent et beaucoup plus proche de la norme anglo-saxonne. 😛

  26. Peste et coryza

    Petite digression pour écolos en herbe : seules 4000 plantes sont comestibles pour les humains… Les autres peuvent être toxiques, voire mortelles.

    Notamment de nombreuses tubercules, courges, et carottes… D’ailleurs, le héros de Into the Wild est mort d’une ingestion de carottes…

  27. Laurent

    « Ils oublient que les produits désherbants de remplacement (par exemple l’alachlore et le cyanazine) sont tous bien pires que les glyphosates et avaient vu leur utilisation chuter et disparaitre avec l’émergence des céréales résistantes aux glyphosates. »
    Je ne comprends pas pourquoi l’utilisation de l’alachore et du cyanazine chute si les céréales (ou plutôt les mauvaises herbes?) deviennent résistantes aux glyphosates.

  28. hop hup

    L’Italie mène son premier «bail in» de créanciers juniors particuliers

    C’est une première en Italie. Des particuliers, créanciers d’une banque, ont été mis à contribution pour éponger les pertes d’un petit établissement de crédit, la Banca Romagna Cooperativa. Placée sous tutelle de la Banque d’Italie fin 2013, la banque coopérative située en Emilie-Romagne a été liquidée le 17 juillet.
    Les actionnaires et les créanciers juniors ont pris leurs pertes, tandis que les actifs et le reste des passifs, notamment les dépôts garantis, ont été transférés à Banco Sviluppo, une filiale d’Iccrea, groupe au service des quelque 400 banques coopératives italiennes. Rome voulait à l’origine éponger les pertes du groupe en utilisant le fonds de garantie des dépôts bancaires, mais la Commission européenne a jugé qu’il s’agissait d’une aide d’Etat et a obligé à un «bail in

    soyez pas surpris si l’année prochaine votre banque pioche dans votre bas de laine

    1. sam player

      Bah voilà c’est la faute à l’europe.
      Même chose aux infos de France 2 (par hasard hein!) ce soir : une vendeuse de chocolat interrogée sur les différents taux de TVA dit que la différence de taux entre chocolat noir et au lait c’est la faute à l’europe : ce qui est faux, l’europe demandant juste aux pays de justifier leurs critères et de s’y tenir et cela pour éviter du parasitisme.

      Chronique de Nicolas Doze ce matin :
      – un sandwich à l’école : 0% de TVA
      – un sandwich fait maison dans une boulangerie : TVA 5.5%
      – un sandwich en revendu quelque soit l’endroit : TVA 10%
      – un sanwich dans une formule avec une bière : TVA 20%

      P’tai, quand on en arrive là c’est qu’il y a un truc qui va pas !

  29. Jeanpierre

    Le thème de votre post est l’ingérence étatique dans le secteur agricole. L’état subventionne massivement le secteur du bio pour raison idéologique afin de le rendre compétitif face à l’agriculture extensive issue de la PAC, cette dernière étant également une construction idéologique. Donc, il combat l’idéologie par l’idéologie. Jusque là, j’ai bon?

    Maintenant, j’ai fait la connaissance d’un monsieur, agriculteur de son état, qui a connu l’agriculture version vingtième siècle : pesticide, engrais, bref, produits en tous genres. Il m’expliquait que les produits qu’il épandait sur ses cultures étaient tellement agressifs qu’il en est tombé gravement malade. Il a donc laissé pourrir sa récolte plutôt que de refiler ses carottes à Bledina (alimentation pour bébé pour ceux qui ne percutent pas. Je le précise parce que je n’ai moi même pas percuté quand j’ai entendu la marque). Question de morale, ou d’éthique selon les sensibilités lexicales. Par la suite, il a tourné le dos à cette façon de travailler et a commencé les cultures maraîchères bio. Il travaille sans subvention, produit ses légumes et les vend sur les marchés. Ils sont effectivement un peu plus chers mais la qualité est vraiment au rendez-vous et ce n’est pas 58% plus cher comme pour l’enquête que vous indiquez dans votre billet. C’est moins. Il s’est même quasiment aligné sur les prix des supermarché.
    Dans un autre ordre d’idée, il m’expliquait que l’agriculture pratiquée aujourd’hui épuise la terre. Il me citait Bonduelle, qui achète des champs, fait pousser ses petits pois pendant une quinzaine d’année et laisse derrière une terre rincée et épuisée, incapable de produire pendant dix ans, et encore, si on s’en occupe pour la rendre à nouveau fertile.
    Vous dénoncez une attitude idéologique de la part de nos amis écolos qui annihile le débat et empêche de voir les solutions concrètes, raisonnables. Mais le ton pourrait faire perdre de vue les inconvénients majeurs de la PAC et de la gestion parfois catastrophique de grandes entreprises qui exploitent des terres dans un mode Attila : après elle, rien ne pousse pour des années. Aussi, je m’interroge : qu’elle est votre analyse sur les conséquences de l’agriculture intensive, du point de vue défendu par le courant écologiste (le vrai, écolo pas escrolo)? A moins que vous ayez déjà donné votre avis sur un précédent post mais je n’en ai pas souvenir.

    1. La PAC est une horreur. Mais l’agriculture intensive a fait d’énormes progrès en 50 ou même 20 ans. Et c’est pour le moment la seule capable de nourrir efficacement 7 milliards de ventres.

      Et sinon, le principe bio, tant qu’il n’est pas subventionné, est tout à fait « libéral-compatible ». Il y a un marché, il y a des producteurs et des consommateurs prêts à s’entendre, ite missa est.

      1. barbatruc

        Bien résumé, et croyez moi j’ai vécu les choses de l’intérieur , si vous deviez payer votre baguette bio à sa juste valeur ( sans les diverses primes à la production ) elle coûterait au minimum 4 fois celle du supermarché.

        Qui est prêt à payer 5€ la baguette bio ? Personne , donc pour que le petit bobo du coin puisse se payer sa baguette écolo à Biocoop à 2,5€,il est nécessaire que le quidam moyen voire très moyen (qui lui n’ a pas les moyens lui de se payer du bio) paye des taxes pour subventionner la production bio, pour payer la moitié de la baguette du bobo.

    2. sam player

      « ….la gestion parfois catastrophique de grandes entreprises qui exploitent des terres dans un mode Attila : après elle, rien ne pousse pour des années. »

      Oui le premier truc auquel je pense après avoir fait un investissement c’est de le démolir… quel pied ! Je me filme même en y mettant le feu pour pouvoir me le repasser… mais pris dans l’élan la dernière fois j’ai aussi brûler la caméra et la télé ! Shit !

    3. Beldchamps

      « Rien ne pousse pour des années »
      Faut pas exagérer ! Ça s’appelle en réalité une baisse des rendements et on s’adapte avec des cultures appropriées. Bonduelle qui achète des champs … même en Russie ils les ont louées alors en France … j’ai trouvé une source (lsa-conso) qui dit que 97% de leurs légumes provient de contrats annuels avec les producteurs, le reste vient de courtiers.

  30. Greg

    Petit rappel concernant le lac Léman :

    Dans les années 70 et 80 il y avait trop de phosphates.
    Parce que les agriculteurs étaient mal formés et pensaient que si l’engrais c’est bien, plus d’engrais c’est mieux.
    Parce que les poudres à lessive et à lave-vaisselle en contenaient et que beaucoup d’habitations en déversaient sans passer par station d’épuration.

    Bref, trop de phosphates favorisant la pousse de trop d’algues qui consommaient trop d’oxygène et les poissons mouraient asphyxiés. Damned !

    Maintenant, les poudres à lessive sont sans phosphates. Pour les lave-vaisselles il y en a encore mais moins et de toutes manières tout passe par l’épuration.
    Les agriculteurs sont mieux formés et ont compris le principe de l’optimum, connaissent mieux le terrain et certains champs qui déversaient tout à la rivière ont été abandonnés, il y a moins de surfaces cultivées…

    Donc le Léman n’a plus de phosphates (ou presque). Il n’y a plus manque d’oxygène mais manque d’algues. Les poissons meurent de famine. Damned !

    Trop et trop peu tuent tous les jeux ! Euh, tous les poissons !

    H.S. mais pas tant que cela :

    Chez les suisses romands nous disons que pour piéger un suisse allemand qui parle en français il faut lui faire dire :
    « Il y a du poison dans la boisson du poisson »

    Réalité du Léman aujourd’hui : une qualité d’eau très bonne grâce aux progrès des systèmes d’épuration, mais augmentation dramatique de molécules d’origines médicamenteuses.
    Problème principal, une quantité trop importante de progestérone due à la pilule contraceptive, certaines espèces de poissons en perte de fécondité…

    Damned !

    1. Beldchamps

      Merci Greg, vu le prix des produits phyto, les agriculteurs regardent à deux fois avant d’en épandre sur leurs champs. Chez moi les jeunes testent même un labour en moins pour optimiser le rendement /coût, mais c’est pas toujours concluant.

  31. Pheldge

    Bon, c’est HS avec le sujet du jour, enfin, de la veille ( non Aristarque , je n’ai pas écrit « le sujet de la vieille », ça n’a donc rien à voir, ni avec toi, avec ta moitié 🙂 )

    je ne pratique pas Twitter , je vous laisse déguster ce petit moment d’auto-satisfaction signé Camp bat de l’aile Cambadélis aperçu sur le Blog à Brighelli :
    blog.causeur.fr/bonnetdane/files/2015/12/Capture-d’écran-2015-12-16-à-06.41.18.png

    Si Sa Sainteté, le Patron, (notre paire qui êtes aux deux ) voulait bien l’afficher, que tout le monde puisse commencer la journée dans un grand éclat de rire …

      1. Pheldge

        Rahhh, t’as du louper le copier coller !
        sinon, y’a aussi ça qui est croquignolet : à garder pour le « Florilège » 🙂
        immobilier.lefigaro.fr/article/fleur-pellerin-veut-installer-de-l-art-contemporain-dans-votre-immeuble_6e7866d4-a402-11e5-b37e-85938a2bdc3c/

        1. sam player

          « Aujourd’hui l’art contemporain a un poids indiscutable…. »
          Tu m’étonnes avec de telles mesures. C’est la continuation du 1% des travaux publics affecté à une oeuvre d’art, idée qui nous a donné ces si jolies décorations de rond point et des oeuvres d’art de 350KE dans les halls d’accueil des hôpitaux.
          Et maintenant dans le privé, puisqu’on est arrivé au bout du bout de l’argent public.

        2. sam player

          C’est pas à Bonsaï que tu vas apprendre à faire des copier-coller, tu mouillais tes couches qu’elle était déjà sur Compuserve et Usenet.

      2. Pheldge

        tu colles le lien direct dans la barre d’adresse du navigateur, et tu cliques sur « aller » … on n’a pas eu sa ration d’engrais Bio ce matin ? 😉

        1. DoS

          Bon, il y a un truc entre vous deux….hummm, je commence à être jaloux.

          On va sur les éco-quartiers, la HQE et la totale. Il faudra donc désintégrer la voiture tout en intégrant l’étranger pauvre au milieu de bobos riches.

          Cela laisse présager une bonne rigolade de vivre ensemble @tmPS.

          Mais c’est pas grave car bientôt il n’y a plus de choix politique en France.

          Alors, pourquoi devrions nous choisir notre logement, notre travail, notre femme, notre vie….d’ailleurs environ 7 000 000 de Français font le mauvais choix à priori…..il faut donc un mono parti politique camp du bien@tm, pour notre propre bien.

          Car, n’oublions pas, eux seuls savent ce qui est BIEN pour nous !
          TGCM

      1. PELX

        Sans la PAC, l’ agriculture productiviste s’ écroule! ( voir l’ état des comptes des agriculteurs notamment au Crédit Agricole ! ).
        Je précise que dans ce pays, quand on ne touche pas la PAC, on n’ est pas considéré comme agriculteur; même en ayant cotisé à la MSA pendant 40 ans ! Si ça peut contribuer à éclairer votre lanterne sur le thème de votre article .
        L’ évolution positive des rendements est due au carbone et non à l’ azote. Ils ont été portés par une structure du sol héritée mais en constante dégradation depuis 40 ans. Le C/N s’ est pris une grosse claque ( remembrement ) , la masse de vers de terres, et donc , certainement de vie animale du sol a été sérieusement amenuisée. Donc, pour l’ instant tout va bien !

  32. bria

    Je trouve dommage de ne pas avoir parlé du problèmes des F1 obligatoires en AC; de la pauvreté génétique que l’AC impose, etc… « l’esprit » bio c’est pas seulement du marchand, c’est aussi assurer une meilleure résilience et une meilleure adaptation…

    l’AC à grand renfort d’engrais et de pesticide ont littéralement détruit des sols fertiles, car vise une rentabilité à court terme, où la performance prime sur des considérations plus long termiste.
    D’où après une fuite en avant, une incitation pour des terres en jachères, (subventionné aussi. Les subvention ne vont pas que vers le bio, loin de là)

    Oui le maïs (par exemple) AC est nettement plus productif … mais le maïs n’est pas adapté à certaines partie de la france, donc dès que l’environnement change un peu, on a tous les argiculteurs AC qui viennent pleurer car ils ont perdu toute leur récolte..
    Le rapport de l’inra parle uniquement de la performance, absolument pas de la résilience ou de la diversité. Bref, encore une fois une application purement capitaliste de l’agriculture.

    Quant à nourrir la planète entière … on produit pour 12 milliards, et on jette une bonne partie, car certaines entreprises/filières agro alimentaire veulent « calibrer les choses ».Si on produit uniquement en bio et arrêtons de jeter ce qui n’a pas lui d’être, on aurait pas trop de souci pour nourrir les gens…

    Pouvoir produire pour 15 milliards , mais dès qu’il y a un coup de chaud, il n’y que 6 milliards qui peuvent bouffer n’est pas forcément un but souhaitable …
    Et forcer une dépendance à des multinationales n’a pas non plus un gain énorme pour la société.

    1. Il y a pas mal de liens et d’autres études, qui parlent plus de l’aspect environnemental, qui sont donnés dans l’article. Et les conclusions sont mitigées : l’AB n’est pas franchement meilleure pour l’environnement. Ce qu’on gagne en diversité / résilience / truc est perdu en ayant des rendements faibles qui obligent une bien plus grande mobilisation des sols en surface (=> moins de forêts par exemple). En outre, les méthodes de production de l’AC ont beaucoup évolué en 20 ans. Vraiment.

      Et toujours l’autre souci : le bio, c’est bien, mais lorsqu’il s’agit de faire manger tout le monde, c’est insuffisant dans les grandes largeurs.

      Du reste, il n’y a aucune estimations démographiques qui pousse à 15 milliards le nombre d’habitants. Le max (ONU) sera probablement autour de 9 à 10 et redescendra ensuite naturellement à 6.

  33. yvan duteuch

    Fort heureusement ,on a le choix de manger du bio ou pas .
    Le débat est sans interet d’autant qu’il est biaisé systématiquement par ceux qui ,comme l’auteur de cet article ,pensent que les défenseurs de l’agriculture biologique affirment qu’un produit bio aurait plus de vertus nutritionnelles qu’un autre (ce qui est une abberation :pourquoi serait-ce le cas ? ).

    Le débat ne porte donc que sur la quantité de produits chimiques divers et variés contenus dans les produits alimentaires issus de l’agriculture conventionnelle .
    Libre à vous de croire qu’ils ne sont pas nocifs mais pour en etre certain vous devriez néammoins peut étre interroger les familles des agriculteurs qui en sont morts .

    Quand à imaginer que les études remettant en cause les vertus du bio sont impartiales ,cela démontre une redoutable naiveté tant les rapports de force des lobbys sont inégaux .

    Le consommateur reste le seul juge intelligent face à ces lobbys qui tentent de nous empoissonner .

    A quand un article sur l’évidente innocuité des médicaments en vente libre ?

    1. « l’auteur de cet article ,pensent que les défenseurs de l’agriculture biologique affirment »
      Non, l’auteur ne pense pas, il montre (ici, ) qu’il y a bien des gens pour affirmer que les produits bio sont meilleurs. Désolé : la réalité est complexe et la plupart des tenants du bio affirment malheureusement des bêtises.

      Et donc,
      « Le débat ne porte donc que »
      est faux.

      Je ne retiendrai que votre conclusion : « Le consommateur reste le seul juge » ; c’est le cas. Et le bio n’est pas gagnant.

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