Le capitalisme de connivence finit mal, en général

En France, on n’a pas de pétrole, mais on a des idées, et des bien pourries en plus ! Par exemple, celle qui consiste à croire que les fleurons de l’industrie nationale appartiendraient à la culture et au patrimoine français, qu’il faudrait donc tout faire pour les chérir et les favoriser, et qu’en vertu de quoi, l’État devrait absolument se mêler de leurs affaires.

Nombreuses sont, en effet, ces sociétés industrielles qui ont grossi au point de devenir internationales à la faveur de rapprochements opérés dans le giron de l’État français ou via son patronage actif et politiquement calculé. Elles se retrouvent alors, quasiment du jour au lendemain, propulsées avec force cocoricos comme les champions du pays qu’on ira parader dès qu’on le pourra sur différents sujets, aussi bien d’ailleurs en politique intérieure qu’extérieure.

Crony-Capitalism-Phony-CapitalismEt avec ces nombreux champions que l’État français aura ainsi aidés à accoucher, on devra parler des réussites plus ou moins flamboyantes qu’il aura donc récoltées. Malheureusement, on en vient souvent à se demander si ces succès ne sont pas plus le fruit du hasard ou d’une abnégation inouïe de ceux qui les engrangent devant les adversités que l’État français semble multiplier par action ou par omission. Ainsi, à chaque réussite on peut faire correspondre des bides assez retentissants, qui, avec un aspect systématique qui pourrait chagriner certains, compensent spectaculairement les gains engendrés par les succès rencontrés.

Comment oublier, par exemple, les rocambolesques aventures de Bull, fleuron français de l’informatique qui, pourtant promis à un brillant avenir à la fin des années 70, aura su, grâce à sa subtile nationalisation de 1982, se retrouver en situation catastrophique dans les années 90 (au point de coûter finalement plus cher au contribuable français que la Guerre du Golfe) ?

Comment oublier l’affaire du Crédit Lyonnais (1993) qui après une magnifique nationalisation (en 1982) s’est finalement écrasé avec une facture colossale de 14,7 milliards d’euros au total pour le contribuable ?

Comment passer sous silence l’exemple frappant qu’a offert, en son temps, le constructeur Heuliez et sa Mia électrique, superbement aidés par une politicienne en mal de grandes réalisations techniques, et qui aura achevé une carrière industrielle pourtant remarquable par une splendide faillite pour le contribuable ?

Plus récemment, il serait dommage de ne pas citer le ratage tout à fait symptomatique de la plate-forme MO3T, bricolage étatique de 2012 destiné à contrer Amazon, Apple et d’autres sur le marché du livre numérique, qui avait embarqué Orange, SFR, Bouygues et des éditeurs et libraires français dans ce qui allait s’avérer être un gouffre sans débouché, pour une facture de plusieurs millions d’euros (du contribuable).

Mais tout ceci est de la petite bière à côté de ce qu’on voit se développer, doucement, dans l’actualité.

Parce que s’il y a bien un domaine où l’État veut absolument s’investir, où les politiciens auront toujours un mot à dire, une action à mener, un levier à tripoter ou un petit bouton rigolo à chipoter, c’est bien celui de l’énergie.

savant fou

Or, si l’on observe d’assez beaux plantages des politiciens dans l’informatique, dans le commerce, dans l’automobile ou tant d’autres domaines, il serait franchement étonnant qu’on n’observe pas la moindre déroute dans l’énergie aussi.

Ça tombe bien. Actuellement, tous les ingrédients sont réunis : des fleurons nationaux, des décisions purement politiques, des enjeux mondiaux colossaux, de l’exposition médiatique, et, à la fin, des factures salées et, probablement, des faillites retentissantes.

Ici, je veux bien sûr parler d’Areva, et, plus tristement encore, d’EDF.

Pour Areva, l’affaire est entendue, pour ainsi dire déjà pliée. Le montant total de la facture reste encore à déterminer, mais nul doute qu’elle atteindra plusieurs milliards d’euros. Les derniers rebondissement en disent long sur l’étendue de la catastrophe : le groupe spécialisé dans l’industrie nucléaire a été obligé (par l’État) de reporter la publication de ses comptes 2015, dévoilant des pertes pour l’année écoulée bien plus lourdes que prévues.

En fait, Areva doit affronter une passe économiquement très douloureuse devant des dépréciations d’actif massives liées à l’effondrement des cours de l’uranium qui n’a pas arrêté de chuter depuis la catastrophe de Fukushima, et à ses déboires sur le développement des nouveaux réacteurs nucléaires de type EPR, dont la finalisation et l’exploitation sont régulièrement repoussées, au point de mettre les finances de l’entreprise en position périlleuse.

Les explications de Lauvergeon n’empêchent rien : l’entreprise est maintenant en plein naufrage et seul le contribuable semble capable de rattraper la sauce. À quel prix ?

Du côté d’EDF, la situation ne semble guère plus brillante.

La très belle discrétion de ses derniers appels au secours, l’aspect particulièrement feutré des cris de détresse et la façon dont ils sont relatés dans la presse donnent une fausse image de petit souci passager mineur à ce qui, après analyse, pourrait bien être une crise d’ampleur biblique tant il faut prendre en compte la taille du champion national de l’énergie.

Plus précisément, certains des administrateurs du groupe estiment que les perspectives de l’électricien public ne cessent de se dégrader, au point de devoir recourir aux largesses financières de son premier actionnaire, qui est – pour rappel – l’État français (donc le contribuable français). Au sein d’EDF, on se demande ainsi comment on va continuer à faire vivre EDF avec un prix du mégawattheure autour de 30 euros.

C’est extrêmement bon signe, d’autant qu’un bonheur ne fait jamais du pédalo seul : EDF est, bien évidemment, cul et chemise avec Areva, dont les amusantes péripéties économiques ont aussi tendance à le mettre dans l’embarras : si le groupe nucléaire ne respecte pas son engagement de prendre 10% du projet Hinkley Point (une tranche supplémentaire, en EPR, devant y être construite), EDF ne pourra pas assumer seul ces coûts et devra modifier très substantiellement son « business model »… Autrement dit, commencer à inscrire des pertes, qui pourraient rapidement le mettre en difficulté.

Et le terme de « difficultés » est fort humblement choisi, puisque selon Le Figaro, l’électricien aurait actuellement besoin de 5 milliards d’euros de capital. Une paille, pour un État qui roule sur l’or et les excédents budgétaires. Les raisons sont multiples, mais il semble délicat d’occulter le rôle des stratégies particulièrement brouillonnes qui furent imposées à l’opérateur public, entre un maintien du nucléaire et un retrait progressif, un repositionnement vers les énergies renouvelables alors que le marché montrait des signes de faiblesse et est maintenant en train de s’effondrer avec des prix du pétrole au plancher, et une régulation des tarifs sujette aux aléas politiques dans lesquels, du reste, Ségolène Royal n’aura pas eu un rôle mineur.

Royal : la champagnitude attitude

Eh oui, difficile d’oublier le rôle des politiciens dans ces plantages :  comme un fait exprès, pour chaque ratage industriel majeur, on trouve l’un ou l’autre grand commis de l’État français, ministre ou secrétaire d’État volontariste, souvent énarque, parfois cabinétard, généralement imbu de lui-même, très bien introduit et ayant toujours fait preuve d’une maîtrise parfaite de son réseau d’accointances bien avant toute réelle compétence de gestion d’entreprise.

gifa facepalm de funesDe façon plus spécifique, il semble en effet qu’au moment même où les politiciens français se rêvent en capitaines d’industries mondiales, au lieu de conserver le sang-froid nécessaire à la conduite d’affaires subtiles, une folie (celle des grandeurs ?) semble les saisir et, zwip, sans qu’on y prenne garde, les dérives s’accumulent, les erreurs de jugement et les fautes de gestion s’amoncellent jusqu’à l’explosion finale. Et dans ce final pathétique, la faillite n’est pas obligatoire mais l’appel au contribuable, lui, l’est.

Mélange du capitalisme de connivence et d’un colbertisme totalement débridé voire en roue libre, le capitalisme à la française démontre une fois de plus que mêler politique et affaires conduit à la catastrophe de façon assez systématique.

De façon intéressante, malgré l’amoncellement des catastrophes et des faillites, encore trop de Français soutiennent encore, mordicus, que l’État doit absolument mettre ses pattes graisseuses dans les domaines industriels. La facture finale n’est sans doute pas assez élevée, ni en termes financiers, ni en chômage et misère humaine directement déclenchés par ces fautes dramatiques.

Comment s’étonner ensuite que ces mêmes Français réclament aussi une intervention de l’État dans leur vie de tous les jours ? Et comment s’étonner de ce qu’ils en obtiendront ? Comment voulez-vous que ça se termine bien ?

achille talon - comme un faille

Commentaires198

  1. Aristarkke

    Quand on pense qu’EDF a été mis en bourse à 33 l’action et qu’elle cote maintenant à peine 10 euros avec un minima à 9,13 euro, il y a une semaine… Et avec une dette de 44 Md d’euros

    1. Aristarkke

      Mais si elle maintient son dividende habituel (pour faire plaisir à son actionnaire n°1) le rendement va être fabuleux pour ceux qui entrent à ce cours (10%!!!)

      1. Royaumont

        L’état est de très loin l’actionnaire le plus abusif de France. Ceux qui fustigent le capitalisme apatride turbo-libéral devraient s’en souvenir avant d’en appeler à l’état pour tout et n’importe quoi.

        1. Gerldam

          Exact. Dans la liste des actionnaires cupides qui sucent le sang des entreprises au risque de les faire calencher, il y a, tout en haut du palmarès et bon numéro 1: l’état, c’est à dire le con-tribuable,

          1. Deres

            C’est encore un type de cavalerie comptable permettant de cacher les problèmes à court terme dans le cadre d’une gestion à la petite semaine avec des œillères. En effet, les ponctions du moment seront payés bien plus tard par des sauvetages publiques coûteux mais pas pendant le même mandat public. Mais d’ici là, l’argent aura été dépensé vers des clients pendant le mandat en cours. La responsabilité aura été largement dilué d’ici là et ce sera le problème des successeurs.

      2. goyon

        Cher Aristarkke, l’ampleur du rendement ne fait que souligner la chute importante du cours. Comme vous le dites si bien les données financières d’EDF posent clairement la question de la soutenabilité du dividende (on connait la réponse). Le plus effrayant, pour rejoindre H16, c’est que l’Etat (et donc nous autres contribuables) soit aussi léger dans la gestion de son portefeuille de participations 1/ souvenez des déclarations de S Royal sur les tarifs d’EDF, à cette époque, la capitalisation boursière d’EDF avait baissé de 3Md€ (sur la base du cours de l’époque). En quelques mots, Royal avait détruit environ 2.4Md€ de valeur patrimoniale… chapeau bas ! 2/ l’aveuglement idéologique (des socialistes de droite comme de gauche) qui conduit systématiquement l’Etat français à ne pas céder des participations lorsque les valorisations sont les plus intéressantes (France Telecom en 1999/2000, EDF lorsqu’elle cotait 90€…) tout ça pour se financer par dette , il est vrai à taux négatif aujourd’hui…

      3. Marabout

        Il fut un temps pas si lointain (2010 ou 2011) où l’action, cotée vers 17-19€, rapportait 5€ de dividende. C’était le bon temps de l’argent gratuit des autres. ^^

      4. Pheldge

        Harry, tu me permettras d’avoir une pensée émue, pour feu mon père ( que son âme repose en paix ), qui avait investi ses économies dans les actions France Télécom , alléché lors du lancement par un tarif préférentiel ( il avait travaillé à TDF engloutie depuis par FT). Je te laisse imaginer l’excitation du début , puis …

        1. albundy17

          Il y a un paquet de gens qui se font escroquer, plus besoin de marquer assignat ou emprunt russe (dont j’ai reçu une obole pour les avoir conservé un siècle), je me rappelle de pas mal de clients dont j’avais fait vendre leurs eurotunnels avant que ce ne soit rincé et qui me sont resté plus que fidèle jusqu’à la fin de ma boite

          1. gameover

            Globalement 90% de ceux qui ont acheté des privatisés ont fait une bonne affaire. eurotunnel n’était pas une privatisation mais un financement total faisant appel à l’épargne.

            1. albundy17

              « mais un financement total faisant appel à l’épargne. »

              Oui, comme les emprunts russes, également plébiscité par l’état

              1. gameover

                Ouais mais on ne leur a pas mis un revolver sur la tempe non plus. Je ne sais même pas s’il y a eu une mesure fiscale pour booster le truc. Perso j’ai été scotché quand j’ai appris que tant de gens étaient prêts à investir dans un tel projet très risqué (surtout avec l’état à la tête de la réglementation) alors qu’un tas de sociétés leur tendaient les bras avec beaucoup moins de risques.

                1. MCA

                  IL y avait certainement une croyance naïve à participer à un grand projet.

                  Les gens qui investissaient n’étaient certainement pas des spécialistes de la bourse et pensaient faire un bon placement sur le long terme.

                  J’en ai connu qui en ont remis une louche quand Eurotunnel a fait de nouveau appel à leur épargne à plusieurs reprises (et à un taux préférentiel pour les anciens actionnaires) sans se rendre compte qu’il y avait dilution.

                  Et tout ça pour finir en bérézina avec une action qui ne valait pratiquement plus rien, alors presque honteux ils ont revendu au plus bas, un grand classique.

                  1. gameover

                    « …une croyance naïve à participer à un grand projet… »

                    Oui certainement, du rêve.
                    Vaut mieux proposer d’investir sur la Lune plutôt qu’à 100 mètres de chez eux… Réunion d’actionnaires sur place, au moins on ne sera pas 3mm3rdé par les petits et moyens porteurs !

                    1. MCA

                      Les petits et moyens porteurs ne sont pas là pour 3mm3rder, ils ont un rôle très important à jouer : ils sont là pour être tondus, ce qui s’est vérifié avec Eurotunnel et il y a d’autres exemples comme Alcatel en 2000.

                    2. gameover

                      Ah les années 2000, il faut visiter le site
                      plouflabourse.com

                      L’accroche du site :
                      Tout allait bien quand tout à coup plouf la bourse !

                    3. MCA

                      @gameover – 3 mars 2016, 19 h 51 min

                      Pas besoin d’aller sur ce site, j’étais derrière mon écran avant, pendant le pic max, après et en live.

                      Un grand moment comme on en voit peu dans une vie, je regrette ce qu’était la bourse du temps de la Bourse de Paris et ce qu’elle est devenue avec Euronext.

                2. Nathalie MP

                  @ Gameover
                  D’accord avec vous sur Eurotunnel.
                  « j’ai été scotché quand j’ai appris que tant de gens étaient prêts à investir dans un tel projet très risqué »: moi aussi, et en plus, ces gens expliquaient après en pleurant qu’ils y avaient mis toutes leurs économies.

        2. gameover

          Si mes souvenirs sont bons elles sont toujours au-dessus de leur prix de lancement actuellement même si elles ont fait le yoyo dans les années 2000 en ayant vu leur cours multiplié par 15… fallait vendre !

          1. Pheldge

            Mon pauvre paternel, voyait ça comme un placement sûr, qui ne pouvait que prospérer … la présence de l’état dans le capital, ça inspire confiance 🙂

    2. Deres

      Noter bien que si le prix du kilowattheure n’augmente que très peu car fixé par le gouvernement, cela n’a pas du tout été le cas des factures EDF. En effet sur les dix dernières années, de nouvelles lignes toujours plus lourde sont apparus en plus de l’abonnement et de la consommation :
      – La Contribution aux charges de Service Public de l’Électricité (CSPE) ==> participation aux ENR et aux tarifs sociaux
      – Les taxes sur la consommation finale d’électricité (TCFE)
      – La Contribution Tarifaire d’Acheminement (CTA)

      Donc dans les faits, les factures augmentent inéluctablement mais en fait la part d’EDF dans ces factures stagnent depuis des années. Le problème vient donc que l’Etat profite du monopole d’EDF pour se servir largement. Le prix de l’électricité n’augmente que très peu car sinon, avec la culbute du prélèvements en plus, les tarifs finaux exploseraient.

      1. albundy17

        La CTA au nom alambiqué n’est d’ailleurs qu’une taxe entièrement destinée au financement de leur régime de retraite particulier, le dernier chiffre publié, 2005, montrait une cagnotte de 1 milliard d’euro

  2. leptilibéral

    Mais ne vous inquiétez pas…la participation et l’intéressement (sur quoi je vous le demande…?) seront assurés!

  3. Villon89

    On ne peut pas mieux expliquer le quasi dégoût des français du libéralisme par ce capitalisme de connivence ou pour réussir, il vaut mieux avoir un bon réseau, ou un papa connu (Maman, ça marche moins bien). On se partage les jetons de présence entre copains et on se débrouille pour rejeter, ensemble, tout nouvel intervenant sur des marchés bien répartis entre intérêts communs.
    Ah! Au fait, Martin Bouygues prépare sa succession et il hésite entre son fils et son neveu. Tout autre prétendant, même de valeur, est exclu ! Bref, je fais tout comme feu Papa…

    1. Royaumont

      C’est une affaire familiale, c’est à lui, il fait ce qu’il veut. S’il se plante, c’est son problème, s’il réussit, c’est son profit.
      Les entreprises familiales fonctionnent souvent comme cela, et en définitive pas trop mal. Celle-ci est juste un peu plus grande que les autres.

        1. Royaumont

          Si l’état marche dans la combine, ou pire, promeut ce fonctionnement, c’est de sa faute. Les Bouygues, Bolloré et consorts qui en profitent sont plus pragmatiques et avisés que malhonnêtes. Ils s’adaptent au contexte pour en tirer parti, ce qui, après tout, est leur métier.

          1. albundy17

            non, que les appels d’offres ne finissent pas invariablement dans la poche des mêmes entreprises, dont les dirigeants ont leur bureau à coté de celui des décideurs de ces marchès

            1. Aristarkke

              Cela, c’est la théorie pour le chantier de taille standart où il reste un paquet de concurrents en lice. Dans dans la pratique, pour les méga chantiers, il n’y a plus que trois ou quatre concurrents qui ont taille et capacité technique convenable pour y répondre. Il est donc inévitable que ce trio/quatuor les truste au fur et à mesure du temps…

              1. Pheldge

                Les méga chantiers peuvent toujours être saucissonnés, pour permettre justement d’ouvrir la concurrence à des groupements d’entreprises de taille moyennes.

                1. gameover

                  @ Pheldge 5h03
                  Non, c’est les em…bêtements assurés.
                  Lors du chantier : c’est pas moi c’est lui
                  Après le chantier : c’est pas moi c’est lui
                  Vis-a-vis du client il faut un seul ensemblier

                  1. Pheldge

                    ça dépend, moi j’ai vu ici ( rappel la Réunion) des gros chantiers découpés en tranches ou en phases, et plusieurs entreprises intervenir, alors qu’aucune n’aurait pu faire face à la totalité du chantier. Tu me diras que l’insularité change la donne, mais il y a aussi le rôle du maître d’oeuvre qui est primordial.

                    1. gameover

                      C’est peut-être plus facile dans la construction mais en pétro le MO te découpe le plan aux ciseaux et tu te retrouves avec tes équipements pur pétro mais aussi le chiotte, le rince-oeil, et les tuyaux qui vont avec, la porte coupe feu et l’éclairage de la zone… et toi tu soustraites ça au plombier, au serrurier et à l’électricien qui est sur le chantier… c’est simple.

                  2. Aristarkke

                    Les dons aux bonnes oeuvres provenant d’une seule poche, cela fait moins de gens dans la confidence… Sinon GO a raison qui est une raison officielle…

    2. Aristarkke

      Il me semble qu’à l’époque de la succession aux affaires de Francis, Martin n’ avait pas les faveurs de son père…

  4. albundy17

    Le titre du jour me donne de l’espoir, c’est juste que c’est trop long à venir.

    « Nombreux sont, en effet, ces sociétés industrielles » Ce ne serait pas Nombreuses ?

      1. Patatrac

        A lire votre commentaire, me revint à l’esprit cette tirade de Talon, presque dans les pas d’Audiard

        « Finissons-en. Le cuistre qui tapote à ma fenêtre sans se lasser commence à me titiller la glande de la sauvagerie »

  5. jeff1969

    De toute façon, les français n’y comprennent rien. Je n’ai pas la prétention d’en comprendre beaucoup plus mais tout ce que je sais c’est que l’Etat ne doit pas s’occuper de des choses économiques !
    J’ai encore eu la discussion cette semaine avec des mecs du boulot : les gens sont persuadés que la France est libérale ! Comment voulez vous qu’on s’en tire ? Toutes les réactions du blaireau moyen c’est : « L’état devrait faire ci ou ça, intervenir sur tel sujet, interdire ça….. »
    Je voyage souvent dans les pays asiatiques et souvent au Vietnam. J’ai souvent l’impression quand je suis là bas que les gens sont plus libres qu’ici ! Tout est ouvert le dimanche, le matin, la nuit. Si ils ont envie d’ouvrir un commerce, ils le font (moyennant souvent qqs billets mais so what ? Est ce mieux en France ?)

    Ce pays est VRAIMENT foutu !

    1. Royaumont

      Je conseille une petite expérience à la pause café. Au détour de la conversation, lorsque l’horrible libéralisme (né-turbo-ultra) sera rendu responsable de tous les malheurs du monde et de quelques autres en sus, glissez benoîtement : « libéralisme, quel libéralisme ? notre pays ne l’est pas et ne l’a jamais été aussi peu. » Observez les réactions.

      1. Flo

        Allez je me lance :

        « Oui c’est vrai. La liberté ça serait bien mais il faut la réguler sinon il y en a qui en abusent. Et puis les gens ne sont pas raisonnables ni rationnels. Il faut les protéger des autres et d’eux-mêmes, même et surtout si ils sont victimes de leur propre connerie. Et puis en plus chez nous c’est mieux qu’ailleurs, regarde : si tu es malade on te soigne GRATUITEMENT, les études de tes gosses sont pratiquement GRATUITES, on a des services publics ou para-publics au top qui sont obligés de te servir pratiquement GRATUITEMENT.
        Et puis de toutes façons il faut bien rétablir un peu d’égalité dans ce monde injuste via la solidarité même s’il faut l’imposer aux riches qui sont de plus en plus riches car dans notre société libérale c’est bien connu l’argent va à l’argent…Non décidemment tout bien réfléchi on devrait être plus solidaires et moins égoïstes, la France est encore vraiment trop libérale, la preuve même certains socialos officiels disent qu’ils le sont alors… »

        J’ai bon?

        1. Royaumont

          Pas mal, les mots clés y sont, solidarité, égalité, gratuit, égoïsme. Il manque cupide.
          Et puis, ça manque d’entrain, de virulence, on sent que ça manque de conviction et que le cœur n’y est pas. Un gauchiste expérimenté débusquerait facilement le démon libéral qui est en toi !
          (lol)

          1. Flo

            Et GRATUIT, tu oublies GRATUIT, ça mérite la moyenne quand même, non?
            Désolé j’étais partiellement HS. J’essayais de donner les réponses de la personne « raisonnablement » de gauche (sauf dans la tenue de ses propres affaires bien entendu) qui te fais sentir qu’elle est capable de recul et de hauteur de vue par rapport à tout ça, qu’elle a parfaitement compris ce qu’était le libéralisme (quoiqu’elle n’ait jamais rien lu sur le sujet autre que ce qu’en dit la presse française), et que tout bien considéré il vaut mieux un système capitaliste (« pas de communisme hein qu’elle horreur! même si les idées de bases étaient justes et que c’est les gens qui ont pris le pouvoir qui les ont mal appliquées ») mais encadré et contrôlé par…L’Etat, donc de connivence.
            Insert coin- Shoot again.
            La boucle est bouclée et on reviens subtilement dans le sujet de notre hôte.

            1. honorbrachios

              @flo :
              c’est bien, mais ça manque de conviction: je te copie un exemple de commentaire , c’est enjoué, religieux, rythmé, insultant et surtout très con ! :
              «peyo 22 février 2016, 13 h 07 min
              « comment voulez-vous qu’une réforme, même timide, soit envisageable ? ». la mise à bas du code du travail, timide ? Le néolibéralisme vous habite et vous aveugle. « tous les téléspectateurs biberonnés aux informations étatiques françaises n’y voient qu’une critique évidente … du libéralisme » Presque tous les médias sont pensée unique néolibérale, ils disent que c’est « naturel ». Alors arrêtez le délire.»

        2. nemrod

          Manque le couplet écologiquement responsable pour avoir la moyenne.
          Parce que que les méchant libéraux mangeur de chatons y font rien qu’à détraquer la planète et pas les cocos, c’est bien connu.

      2. Caton

        J’ai testé pour vous avec, « le libéralisme, à la base, c’est une doctrine juridique qui dit que la loi est la même pour tous. Ça vous semble le cas en France? »

        Un grand merci à MM. Cahuzac, Morelle, Augier, Teulade, Dallongeville et Thévenoud pour leurs efforts d’évangélisation du libéralisme auprès des français.

      3. theo31

        Dès qu’on parle libéralisme, même des gens cultivés deviennent incroyablement cons et hargneux. Ils sont infoutus de définir le libéralisme et le capitalisme correctement mais sont capables d’étaler sur de grandes longueurs la chiasse idéologique socialiste qui leur tient de prêt à pas penser.

      4. jeff

        Déjà fait ! 😉
        Pour ma part, je qualifie le régime politique de ce pays de communiste. Mais quand je dis ça, en général, je dois fuir en courant 😉
        Pour le français moyen, le communisme, c’est la Corée du nord ou Cuba.

    2. Calvin

      Le terme « libéralisme » a été utilisé à tort et perverti par ses ennemis mêmes.
      Le/la novlangue a encore frappé.

      1. Deres

        Leur mensonge pour vouer le libéralisme au gémonies est de vouloir créer une opposition par répétition entre libéralisme et solidarité. En réalité et par définition le libéralisme est l’opposé du collectivisme, de l’étatisme et de l’absolutisme, qui sont malheureusement les doctrines préférées de nos élites actuelles.

        1. petit-chat

          Bien dit !
          Une réserve : nommer « élites » ces fumiers est leur faire de l’honneur, chose dont ils sont totalement dépourvus.

          1. MadeInCH

            Le miracle de la novlangue.
            Avant:
            – libéralisme: liberté et risque inhérents.
            – élite: minorité spécialement intelligente reconnue comme telle et décideuse.
            – Capitalisme de connivence: Corruption institutionalisée.
            – Journaliste: Individu cherchant la vérité et la présentant au public.
            Après:
            – Libéralisme: Obligation de la loi de la jungle et supression de toute pitié et de la possibilité même de prendre une assurance ou d’aider son prochain.
            – elite: une insulte signifiant l’appartenance à une caste de hors-sols autodéterminé évoluant en cercle fermé et se reproduisant entre eux.
            – Journaliste: prêcheurs de la bonne parole des élites. Vois plus haut.
            – Economie à la française: Illusion d’une gestion stratège et altruiste de l’ensemble économique et financier en France. En réalité voir « capitalisme de conivence » plus haut.

        2. Higgins

          J’ai réussis à refiler aujourd’hui à un instit. soc. bon teint la lecture du livre de Hayek « La route de la servitude », Bastiat et à lui expliquer que le Libéralisme, ce n’est pas em… les gens pour ce qu’ils font ou ce qu’ils sont ou ce qu’ils pensent. Il m’a bredouillé qu’il n’y connaissait pas grand chose et qu’il reprenait simplement les poncifs entendus dans les merdias.

          1. Beldchamps

            Il risque de refermer La Route dès la 3ème page. Je ne vois pas comment un soce peut lire que Hitler est le produit du socialisme.

            1. gameover

              Bah j’ai bien découvert que ma mère était libérale… elle n’avait juste pas mis le nom dessus mais les idées sont là.

                1. MCA

                  Conseillez lui d’abord de lire Mein Kampf, ensuite il sera certainement intéressé de rechercher comment Hitler a vu le jour.

                  L’inconvénient est que vous risquez de vous faire cataloguer, mais au moins ça mettra de l’ambiance dans le débat.

        3. theo31

          C’est surtout que le libéralisme n’est pas une idéologie. Comme l’a rappelé C. Gave, « on ne peut pas être socialiste, intelligent et de bonne foi ».

    3. MCA

      Oui, mais c’est une liberté de façade, le Viet Nam est bourré de flics en civil et c’est pour ça que les gens se tiennent peinards. D’ailleurs il n’y a qu’à s’approcher d’un policier dédié aux touristes vous allez les voir fuir comme s’ils fuyaient la peste.

      C’est ce que je disais dans un commentaire précédent, en tant que français, c’est dans les pays semi-dictatoriaux que j’ai eu le plus l’impression de liberté, ce qui est paradoxal.

      J’ai une personne dans ma famille qui est vietnamienne et nous a dit que son pays la décevait de plus en plus, tout est sujet à corruption, surtout dans l’administration quand il vous faut une autorisation, visa, pièce d’identité, etc…

        1. gameover

          Non, vous êtes la 3ème réponse primaire (de niveau 1). Les autres sont des réponses de niveau 2, 3 ou 4. Il faut suivre les encadrés alternativement blanc ou gris.

          1. MCA

            Oui, mais s’il y a trois pages de commentaires plus ou moins imbriqués, ça devient difficile de suivre qui répond à quoi lors du scrolling.

            1. gameover

              Une astuce qui vaut ce qu’elle vaut :
              Le commentaire auquel vous répondez a forcément une couleur de fond inverse du votre.
              Donc il suffit de suivre la ligne verticale juste à gauche et la plus près de votre commentaire.
              (et si la ligne verticale est le fond de page c’est que vous répondez à un commentaire de niveau zéro).

  6. Gerldam

    Sur ce sujet, on ne peut que conseiller le livre de Jean Marc Daniel « L’état de connivence » dans lequel il développe les idées contenues dans ce billet

      1. Pheldge

        lefigaro.fr/politique/le-scan/2016/03/03/25001-20160303ARTFIG00045-el-connerie-bernard-debre-ecorche-volontairement-le-nom-de-la-ministre-du-travail.php

        1. gameover

          Vu qu’on en parle, c’est vrai que c’est assez français de donner le nom d’un politique à une loi et du coup ça déchaîne les passions pour ou contre la personne au lieu de se concentrer sur la loi.
          Dans d’autre pays on parle de Small Business Act, de Patriot Act etc…

          Il n’y a guère que la loi du « mariage pour tous » qui ne porte pas le nom de son auteur… mais son idéologie dans son titre.

  7. cherea

    Bonjour,
    ok le capitalisme de connivence finit mal, parfois il y a des réussites à mettre sur le compte de l’État même si c’est rare, on peut parler de LVMH, qui sans l’État n’aurait pas été monté, c’est pour prendre l’exemple inverse.

    Sinon, je vous annonce le prochain plantage, arianespace qui va se prendre la concurrence de SpaceX qui elle aussi est largement subventionnée par le contribuable US. Arianespace est dirigée par je te donne dans le mille Émile:

    https://fr.wikipedia.org/wiki/St%C3%A9phane_Isra%C3%ABl

    encore un haut fonctionnaire, passé par les cabinets…

    Parfois, on peut penser que c’est utile d’avoir des champions nationaux qui font attention aux intérêts nationaux surtout dans l’armement et l’énergie:

    par exemple, si vous incorporez certains composants US dans certaines de vos armes, vous ne pouvez ensuite les vendre à qui vous voulez.

    Dans le domaine de l’énergie, si l’Ukraine avait un champion national et une certaine indépendance énergétique, ce pays ne serait pas à la merci des Russes pour se chauffer.

    D’ailleurs, je voulais vous demander, en parlant de capitalisme de connivence vous pensez quoi de la manière dont Alstom a été acquis par GE avec l’aide de la justice US. Là on est dans un truc hybride car ceux qui habituellement font du capitalisme de connivence en France sont passés du côté américain. Je pense à Clara Gaymard, ex dirigeant de Bercy qui fait le deal Alstom-GE pour 15 mds, qui utilise tous ses leviers, puis qui jure que l’emploi restera en France et qui est virée 1 mois après le deal et l’annonce du licenciement de 750 emplois en France.

    1. gameover

      Cherea, un peu de sérieux, ce ne sont pas des subventions mais des programmes avec de la vraie concurrence. Et Space X est descendu si rapidement à un très bas coût que même les chinois ne peuvent pas suivre.
      Ariane Espace est en train de se faire tailler des croupières et a demandé à l’ESA de lui refiler des thunes.

      Jean Botti, Director of innovation for Airbus (which makes the Ariane 5) warned that « those who don’t take Elon Musk seriously will have a lot to worry about

      In October 2014 ULA announced a major restructuring of processes and workforce in order to decrease launch costs by half, in part as a result of competition from SpaceX

      Arianespace requested in early 2014 that European governments provide additional subsidies to face the competition from SpaceX. European satellite operators are pushing the ESA to reduce Ariane 5 and the future Ariane 6 rocket launch prices as a result of competition from SpaceX. According to one Arianespace managing director, « It’s quite clear there’s a very significant challenge coming from SpaceX, » he said. « Therefore things have to change … and the whole European industry is being restructured, consolidated, rationalised and streamlined.
      _________
      Et le mec ça fait pas 10 ans qu’il est dans ce business !

      1. Deres

        Le modèle de capitalisme de connivence américain ne fonctionne pas exactement comme le notre. SpaceX est subventionné par l’Etat américain via des achats en grandes quantité de fusée sur le long terme à des prix supérieurs à ceux du marché. Et ces contrats juteux ont été passé alors que les fusées de SpaceX n’existaient pas. Donc dans les faits, ils ont payés indirectement sur fonds publiques le développement et subventionnent les ventes. Pour Ariane, le système européen de subvention est officiel : on paye publiquement le développement et le prix est le même pour tous le monde, privé ou institutionnelle. Cela a au moins le mérite de la clarté.

        1. Deres

          Et pour mémoire, le faramineux contrat avec la NASA de desserte de l’ISS a été passé en 2008 alors que Space X était encore en train de galérer dans le développement de son premier lanceur Falcon 1 (trois échecs consécutifs sur 4 lancements). Plutôt bizarre comme choix de prestataire, sans référence et pas très flatteur… A noter que ce lanceur a été complètement abandonné après 5 tirs dont 3 échecs complets. Et le contrat avec la Nasa contient en fait trois vols de qualification du lanceur (sur 12 vols) donc revient à payer rubis sur l’ongle le développement de la fusée à perte … Tout cela n’est donc pas vraiment une victoire du privé indépendant …

          1. gameover

            Non le contrat a été passé le 18 août 2006. Et selon ce contrat le vol de démo en orbite simple devait avoir lieu en Q2 2008 mais a été effectivement réalisé le 8 décembre 2010 et le vol avec arrimage le 22 mai 2012.
            Le Falcon 1 était une maquette de démo et de validation même s’il a servi de lanceur une fois. Dans le nucléaire on fait aussi cela (Phénix avant Super Phénix par exemple). Son budget total a été de $90M, restons sérieux.

        2. gameover

          Mais renseigne toi Deres au lieu de dire des conneries. Les paiements à Space X se font sur des milestones (des étapes) jusqu’à la certification.
          Crois tu que ULA ne gueulerait pas si ce n’était pas le cas ?
          Quand un artisan (Harry par exemple) demande un acompte à ses clients on ne considère pas qu’il est subventionné.

          1. Deres

            La Nasa paie le développement de la technologie sur ses deniers. Ce que j’explique c’est que c’est juste une autre façon de subventionner en noyant cela dans un contrat commercial plutôt que de payer le développement de la fusée explicitement.

            Là où ils sont plus fort que nous effectivement c’est qu’ils mettent en concurrence ULA et SpaceX, ce qui fait effectivement baisser les prix. Mais ils font cela après s’être fait tondre pendant des dizaines d’années par leurs fournisseurs de fusées, ce qui a justement permis à Ariane d’exister.

            Merci de ne pas m’insulter gratuitement quand vous n’êtes pas d’accord avec moi s’il vous plait. Je reste courtois de mon côté.

            1. gameover

              Tous les programmes de développement fonctionnent suivant ce principe car si vous ne trouvez pas sur le marché ce que vous voulez vous le faites étudier.
              Il semble bien que dans le cas présent l’offre de Space X a attiré l’attention de la NASA et qu’il ne s’agit pas de capitalisme de connivence puisque Space X est allé jusque devant la commission anti-trust en révélant les coûts de lancement du consortium ULA.
              Vous pouvez rajouter Boeing comme compétiteur car il travaille aussi en dehors de l’Alliance ULA.

              Dire que quelqu’un raconte des conneries ne fait pas de lui un con. Mais quand vous persistez après mon commentaire à soutenir vos propos, je me posais des questions.

              La prochaine vérifiez svp. Merci. Perso c’est ce que je fais car je respecte les lecteurs. Sinon c’est les prendre pour des idiots, autre forme d’insulte à leur égard.

              Bonne soirée ! Bisous.

                1. MCA

                  Conseil à Deres:

                  Go il ne faut pas le prendre de front, mais de biais en lui disant qu’il a raison et tout en soutenant l’inverse….. :o))))

                2. Pheldge

                  Camarade Deres, le GO il est pas mauvais, c’est juste que il connait pas trop la diplomatie. Et pis , il nous confiait dernièrement sa « misère sentimentale » et sa solitude, et comment qu’il lui fallait user de grossiers stratagèmes, pour se rapprocher de la gente féminine … faut parfois savoir être magnanime Deres. 😉

                  1. gameover

                    Diplomacy, of course, is a subtle and nuanced craft, so much so that it’s said that when the most wily diplomat of the nineteenth-century passed away, other diplomats asked, on reports of his death, « What do you suppose the old fox meant by that?
                    — Reagan

                    A diplomat think twice before saying nothing.
                    _____________
                    My way :

                    Diplomacy is the ability to tell somenone to go to hell in such a way that they actually look forward to the trip.

      1. Caton

        Bernard Arnaud a pu racheter Broussac grâce à une aide de l’état de 745 millions de francs. Ensuite l’état via le Crédit Lyonnais lui a permis de racheter les parts des actionnaires minoritaire pour 400 millions. Enfin, l’état a abandonné les créances qu’il avait auprès de Broussac avant de lui accorder moulte subventions. Merci M. Fabius.

        1. gameover

          Oui donc c’est du capitalisme de connivence.
          J’avais bien vu pour Boussac mais je ne vois pas comment Cherea peut dire que l’état a fait un champion en déshabillant Pierre pour habiller Bernard.

          1. cherea

            Broussac était dans la merde, ou plutôt une belle endormie, ils ont confié le bébé à un entrepreneur avec de l’avenir via des aides. Sans l’État, Arnault n’aurait pu avoir Dior et quelques autres pépites. En fait ce capitalisme peut marcher dans les premiers temps de la boite en l’aidant au départ et en ne mettant pas son nez dans la gestion ensuite.

            1. gameover

              Ouais ce mec n’avait rien, même pas accès à sa fortune familiale et on lui a filé 750 MF (nous, hein!), 1MdF d’abandon de créance des banques nationalisées (nous, hein!) et le reste du tour de table il l’a fait avec des boites du CAC40 dont des naionalisées (nous, hein!)

              Il n’aurait pas pu avoir Dior certes mais moi non plus… et Dior aurait été acheté par quelqu’un d’autre dont certainement ceux qui possédaient déjà les parfums Dior (LVMH).

              On a habillé Bernard.

        2. Aristarkke

          Cette aide lui avait été accordée par Mauroy pour qu’il préserve le groupe Boussac St Frères du démantèlement, « sauve » les emplois, etc (le chômage galopait bon train aussi sous l’ Arsouille mais cela partait de plus bas). Bernard A a promis tout ce qu’il fallait promettre et, une fois dans la place, a charcuté tout ce qu’il a pu pour extraire Christian Dior, sa pépite…. Mais avec le recul, la Grance s’en est bien tirée avec lui puisqu’il a développé une affaire bien supérieure en CA, donc en profits et impôts par rapport à Boussac

  8. Patatrac

    « chaque ratage industriel majeur, on trouve (…) généralement imbu de lui-même, très bien introduit et ayant toujours fait preuve d’une maîtrise parfaite de son réseau d’accointances bien avant toute réelle compétence de gestion d’entreprise »

    Tout est dit, cela ressemble même à un retour d’expérience. Et quand ces gugusses sont transplantés hors hexagone, leur comportement est encore plus flagrant. C’est – hélas trop souvent – le cliché qui ressort du français un peu arrogant, un peu condescendant, bref assez imbuvable.

    1. petit-chat

      DSK va s’occuper des finances Ukrainiennes, encore une réussite Française.
      Son expérience dans un fond d’investissement qu’il a coulé en 6 mois a sûrement dû compter dans ce « choix ».

      1. MCA

        J’ai lu récemment qu’il avait monté une affaire au Maroc où il résiderait actuellement, il est déjà grillé? :o)))

        1. Pheldge

          Bin il a un rejeton qu’a fait surface récemment … y’aura des traites à payer, en plus du train de vie « à bite huelle » 😉

    1. petit-chat

      Ils (les 500 000) vont crever parce qu’ils bouffent trop. En même temps, de 2016 à 2050, 500 000 morts me paraît léger : il est certain que d’ici là ils seront plus nombreux à crever !

      1. Flo

        500000 c’est pas à peu près le nombre de personnes qui nous trépassent chaque année en France quelle que soit la température?

        1. petit-chat

          Non, non, tous ceux qui meurent c’est à cause du réchauffement climatique, quelle que soit la cause réelle.
          Vite une loi, une taxe, une norme, une pénalité, une subvention…

  9. Deres

    Mort de rire.

    Pour la journée de la femme, Flamby fait un interview dans Elle … Et il déclare que le harcèlement est un scandale et que QUELQU’UN doit faire quelque chose. il faudrait lui expliquer que c’est lui l’exécutif et qu’il faut qu’il arrête d’utiliser en permanence ces formes indirectes ridicules.

    Ensuite, on voit la dérive politique majeure. On se plaignait déjà qu’à chaque affaires de chiens écrasés, les politiques voulaient pondre une nouvelle loi. Maintenant, c’est pour chaque « journée de machin-truc » qu’il faudrait un acte législatif …

    Franchement, je me demande ce qu’il a prévu pour la fête des grand-mères ? Une hausse des retraites ? Une baisse de la TVA sur les fleurs ? Une lettre personnalisé du président des bisous ?

    1. rené-pierre samary

      Voilà un type qui est passé par la case Trierweiler, et qui continue d’affirmer que le harcèlement, c’est toujours les hommes…
      Oui, on doit faire quelque chose : du genre ligoter ensemble Hollande, Lauvergeon et Royal, quelques kilos de chaîne de 10, et les envoyer par-dessus bord. S’ils flottent, c’est qu’ils sont innocents. Une bonne vieille méthode…

      1. MadeInCH

        Il me semble que la bonne méthode, c’est:
        « Si ils flottent, c’est qu’ils sont coupables.
        Si ils ne remontent pas tout seul dans l’heure qui suit, alors ils doivent être reconnus innocent. A titre postume. »
        Sans système artificiel d’assistance respiratoire subaquatique. Ou avec n-1 appareils (N = nombre de personnes liées).

          1. MadeInCH

            L’idée est de faire de zolies vidéos xutube en les filmants en train de se battre entre eux.
            Pis, il suffit que le système de respiration ne dure que 40 +/-5 minutes, vu que la durée du jugement aquatique est de 60 minutes…
            Les premières 10 minutes peuivent être mouvementées (N-1), puis le dernier quart d’heure assez épique.
            Qui sera collectiviste au point de prêter son appareil?
            Pour faire durer les activités des participants, utiliser de l’eau avec une salinité équivalente à celle du sang (eau de mer), pour éviter un arrêt cardiaque rapide lors de l’entrée de l’oxyde de dihydrogène dans les alvéoles. Le spectacle est prolongé de plusieurs longues minutes agréables.
            Très longues, les minutes. Et très agréables.
            Surtout pour les suspectés.

      2. albundy17

        J’ai toujours trouvé bien étudié le principe des pieds dans le béton, temps de réflexion durant la prise que je trouve appréciable

      3. MCA

        @rené-pierre samary – 3 mars 2016, 14 h 29 min

        Pour parfaire l’expérience, il n’y aurait pas un p’tit bout de chaîne en rab’ pour Sarko histoire de voir s’il flotte?

        1. rené-pierre samary

          Non, pour lui, traitement spécial. Un enterrement dans les règles, sur sa tombe un écriteau « j’ai changé », et Harris chantera des chansons comiques sur sa tombe… Non, ça, c’est trop cruel.

        1. gameover

          Elle est pas mal cette série, ça défoule !
          Voight a des principes assez sympa pour gérer son budget et les droits de la défense !

  10. Peste et coryza

    Petite question idiote :

    Au lieu du contribuable, ne vaudrait-il pas mieux que les cadres et dirigeants de Areva, EDF, crédit lyonnais, etc… payent le renflouement de leur poche ?
    Après tout, ils représentent l’entreprise, ont pris les décision (parfois même en savant,éperdument qu’elles étaient foireuses, cas de EDF au brésil) et sont pleinement responsables de la mouise dans laquelle ils ont mis la boite.

    1. Higgins

      Pour EDF, le problème du nucléaire est certes le plus visible mais ce n’est pas ; de mon point de vue, le plus crucial. L’autre revers de la médaille est assez désagréable à voir: effectif pléthorique, productivité très basse, management douteux, poids des syndicats excessifs, sans parler des avantages sociaux parfois indus accordés. Il y a là une petite bombe en puissance.

  11. MadeInCH

    http://www.bienpublic.com/actualite/2016/03/03/migrants-emmanuel-macron-menace-les-anglais-en-cas-de-brexit
    Le truc qui me fait rire:
    « et que Paris pourrait chercher à attirer les services financiers et les inciter à quitter Londres. »
    Pour citer un posteur sur un autre folum que la bien pan!ssensse interdit de citer:
    « Les banques se tireraient à plein d’endroits mais certainement pas en France, avant-dernier choix avant la Corée du Nord… »

  12. tarmineldur

    Je crois ne pas me tromper en disant que vous allez ici à rebour des idées de Zemmour qui défend, lui, ce capitalisme à la française. Il défend ce modèle en expliquant que c’est notre tradition et que nous lui devons nos plus beaux succès c’est à dire les grandes entreprises du cac40.
    H16, êtes-vous en désaccord complet avec lui sur ce sujet ou est-ce plus nuancé ?

    1. Ben vous avez vu le résultat ? Les intentions de Zemmour sont toujours bonnes, comme pour tous les socialistes. Les résultats, eux, sont nettement moins folichons. On peut parler SNCM, SNCF, RATP, RFF, des déboires de la Générale des Eaux devenue Vivendi, etc, etc, etc. Les catastrophes se sont pas mal accumulées, vous ne trouvez pas ?

    2. bibi

      Les entreprises du CAC 40 toutes réunies ont une capitalisation inférieure aux GAFA.

      Le capitalisme à la Française c’est celui qui empêche toute nouvelle arrivée si elle n’est pas estampillé état compatible, et on voit le résultat aucun acteur majeur dans les nouvelles technologies, car quand il y a un acteur prometteur dans ce pays ses propriétaires se dépêchent en général de vendre car c’est déjà un miracle d’avoir réussi quelque chose et que de toute façon il arrive un moment ou il devient impossible de grossir sans attirés les mauvais regards sur soi.

    3. Royaumont

      Zemmour n’est pas très cohérent dans sa vision économique, c’est le point le plus faible de son livre. On ne peut pas à la fois fustiger le copinage et les conflits d’intérêt tout en appelant à l’interventionnisme. Qui veut la cause accepte les conséquences.

    4. Higgins

      J’ai discuté récemment avec un ingénieur aéronautique, fin connaisseur de ce milieu, qui a passé sa carrière au sein de l’Aérospatiale, ci-devant Airbus industries. Alors que nous évoquions l’aéronautique française et son histoire (notre passion commune) et que je lui indiquais que le grand public ne peut pas mesurer pas le combat terrible qui se livre depuis 80 ans dans ce pays entre l’industrie aéronautique privée (pour faire simple Dassault) et publique (toujours pour faire simple, Airbus industrie et Air France), il reconnaissait la justesse de mon point de vue et m’a fait la remarque suivante qui en dit long sur la culture d’entreprise du secteur public. Jusqu’il y a une vingtaine d’année, la philosophie de ce secteur était de travailler à la grandeur du pays (toujours pour faire simple, ça a donné Concorde). Lorsqu’il y a eu une première alliance avec les allemands, ces derniers ont fait comprendre qu’il fallait gagner de l’argent. Lorsque l’alliance s’est renforcée il y a peu, la philosophie est devenue, il faut gagner beaucoup d’argent.
      Effectivement, cette manière de faire du capitalisme (celui à la française) a valu de beaux succès à notre industrie aéronautique et spatiale. Je crois qu’elle correspondait aux exigences du moment. C’est la transition qui a été mal pilotée et qui conduit aux errements que nous déplorons.

      1. gameover

        C’est bien pourquoi on a mis au bout d’un moment de purs financiers à la tête des entreprises car faire de la techno pour la techno ça ne fait pas rentrer des sous dans la caisse. Maintenant on a l’effet inverse et on n’est plus capable de détecter la bonne idée technique… j’en vois des bêtises et je vois des bonnes idées non exploitées. D’ailleurs il m’arrive parfois pour détendre l’atmosphère de lancer en réunion une idée débile puis devant l’enthousiasme des participants de leur dire « non, j’déconne ! »

          1. gameover

            P’tete que dans 200 ans on vous citera Major !
            C’est intéressant d’ailleurs de regarder le CV de ceux (les gros) qui ont réussi ET créé de la valeur, c’est très souvent des techniciens (Bill, Steven, Jeff, Mark, Xavier) qui ont donc la fibre finance ou qui ont su bien s’entourer.

  13. bibi

    On peut aussi parler de l’assemblage de l’A380 initialement prévu par Airbus à Hambourg mais qui ne sied pas à l’état français alors il a fallu à la hâte créer un mécano géant qui bien sûr foira dans les grandes largeurs et entraina un énorme retard et augmenta le nombre de ventes nécessaires de 50% pour atteindre le seuil de rentabilité du projet le projet pour compenser d’énormes pénalités de retard.

  14. Infraniouzes

    Inquiétudes non fondées… Si on en croit le Figaro « Bercy est satisfait: «l’action du gouvernement et de l’administration dans la lutte contre la fraude fiscale porte pleinement ses fruits». De fait, pour la première fois, les redressements ont dépassé la barre des 20 milliards d’euros l’an dernier. Les montants des droits et pénalités ont atteint exactement 21,2 milliards. Ils étaient de 19,3 un an plus tôt, et 18 en 2013. »
    Les trous vont être rapidement comblés mais j’ai peur qu’ils soient du genre « Sapeur Camembert »… Et les Français seront, une fois de plus, mis à contribution pour sauver le pays.

    1. Royaumont

      Ça veut dire que les fraudeurs sont traqués comme des terroristes. Sans justifier la fraude, je ne suis pas sûr que les moyens employés soient tout à fait digne d’un état de droit.
      Pas sûr donc que ce soit une si bonne nouvelle que cela…

      1. Aristarkke

        Allons, allons! Les fraudeurs sont traqués bien davantage que les terroristes qui, eux, peuvent se promener en long, en large et en travers dans toute l’ Europe, fichés S ou pas…

    2. Deres

      Déjà, seulement la moitié de ces redressements est effectivement récupéré. Et l’ampleur des fraudes montre surtout que Laffer avait raison. Les fraudes augmentent avec les taux de prélèvements. Et la réaction logique de l’Etat est de sanctionner plus fort car cela repousse vers le haut le point optimal où le risque de frauder est égal au gain de frauder. Au final, cela va compter dans le taux de prélèvement public que ce soit de l’impôt ou du redressement.

  15. gw29

    EDF à l’air fin avec es EPR pourris qu’elle n’arrive pas à mettre au point et dont personne ne veut, alors que l’avenir de la fission nucléaire passe par le Thorium. Ils ne sont pas sortis de l’auberge, le contribuable non plus.

    1. douar

      surtout que la France n’a pas construit de centrales nucléaires depuis les années 80
      Les personnes qui avaient du savoir faire sont en retraite désormais.
      Le temps de se refaire la main, surtout avec des contraintes supplémentaires, les coûts explosent.
      Il aurait fallu mettre en place des « contrats de génération ».

      1. Higgins

        Ça explique la décision d’Eolienne Impériale de prolonger la vie des centrales de 10 ans. Comme on n’a pas renouvelé le parc et que rien ou si peu ne semble bouger sur ce point, nous allons avoir des surprises désagréables dans quelques années..

      2. Deres

        Et cet arrêt brutal des constructions vient directement de l’élection de Mitterand car cela faisait parti de son catalogue de promesse électoral pour séduire les écologistes. D’ailleurs la centrale bretonne de Plogoff (et toute les suivantes en Bretagne ou proche) a été annulé, le programme nucléaire français n’étant pas mené à son terme. C’est pour cela que même maintenant la Bretagne ne produit guère plus de 10% de sa consommation électrique malgré l’arrivée de l’éolien et risque en permanence la coupure en cas de panne.

        La force des bonnets rouge ne date pas d’hier. A noté que Flamby utilise une stratégie copier-coller avec Fessenheim pour séduire les écologistes. Mais il s’est retrouvé avec NDDL sur les bras.

  16. Lorelei

    J’ai toujours l’impression quand l’Etat s’occupe des entreprises, de voir un vieux Bourgeois qui s’est entichée d’une Danseuse et qui l’entretient coûte que coûte.

  17. Adolfo Ramirez Jr

    Areva qui calanche… Evidemment, quand on achete des champs de salbes en Afrique au prix d’une mine d’uranium… Ou qu’on prétend pouvoir livrer un réacteur nucléaire opérationel en moins d’un an, alors que n’importe quel chantier basique souffre toujours des retards….

    Les « fleurons » du « patrimoine » francais devraient etre gérés par le ministere de la culture, au moins on les laisserait évoluer en paix!

  18. Vanbeaum

    Salut les filles, premier commentaire de ma part sur ce blog que je lis depuis quelques mois avec plaisir et intérêt.
    Attaquer le capitalisme de connivence est juste mais il faut aller chercher plus haut du côté de la structure du pouvoir la cause, alors :
    – capitalisme : bien car naturel
    – socialisme : truc mal branlé qui fume noir et consomme un max
    – colbertisme : bien (et oui) dans les domaines stratégiques où manque la taille et la vision nationale. Même les libéraux USA en usent (et en abusent aussi cf plus bas)
    – démocratie libérale (au sens philosophique (le vrai et le bon décidé par le seul vote majoritaire) et politique (régime parlementaire) : un régime qui part des meilleures intentions pour sombrer infailliblement, pourri de l’intérieur par la montée de féodalismes s’accaparant des morceaux d’intérêt général. Un député ça s’achète. Tocqueville a écrit des choses sur ça.
    – capitalisme + colbertisme + démocratie libérale = capitalisme de connivence.
    Le capitalisme a besoin d’un arbitre politique (héréditaire de préférence et avec une idéologie saine) qui tape régulièrement sur celui dont la tête dépasse vraiment trop, tout en fichant la paix et une large autonomie à ses citoyens. Ce régime a existé en France et ailleurs et s’appelle la monarchie.
    Oui il y a aussi parfois de mauvais monarques/généraux/hommes forts, mais qu’une démocratie libérale finisse dans la magouille et la faillite est une constante historiquement vérifiée.
    Les deux types de régime menant une danse tragi-comique où l’un succède à l’autre, je suis donc très optimiste sur l’avenir de ce pays, après qu’il aura subi une bonne dose de « ce pays est foutu » vraiment vécue.

    1. MadeInCH

      Elire son dictateur n’est pas de la démocratie.
      Initiative populaire + référendum facultatif et référendum obligatoire, le tout non-court-circuitable par des zélites, ça c’est de la démocratie!
      Exemple:
      La Suisse!
      Et elle ne part pas (trop?) en magouille et faillite (baisse de la dette, p.exemple.) Les gens, concernés, acceptent même par votation des augmentations d’impôts, refusent des baissent d’impôts et refusent des augmentations de vacances.
      Comme les gens votent souvent, il y a peu d’accumulation de rancoeur et doncpeu de manif.
      Ou alors des représentants qui le sont car ce sont des « conscrits » choisi au pur hasard dans la population. Je ne me rapelle plus du nom.
      D’autres systèmes peuvent être imaginés.
      Mais la Démocratie, la Vraie! n’est pas vouée à la faillite par magouille!

      1. Vanbeaum

        Je n’ai jamais parlé d’élire son dictateur. Et la Suisse n’est pas la France. En Suisse qui est plus petite pour que ça puisse marcher ça à l’air de marcher en effet.

        1. MadeInCH

          Un président élu avec pleins de pouvoir est un dictateur élu. ça peut être bien qu’un Roi, car le Roi agit dans son intérêt personnel, qui est que sa propriété, le Royeaume, marche bien. De plus, un Roi n’a pas eu besoin de faire des vilénies ou des saloperies ou même de vouloir le pouvoir. Il « Est ».
          Tandis que dans une élections de dirigeants, les candidats sont DE TOUTE FAçON des salauds qui sont prêts à toutes les vilénies pour arriver au pouvoir. Sinon, ils ne seraient même pas là.
          Autre possibilité vraiment différente:
          Poser des « valeurs » ou des « lois fondamentales », et celles-ci sont appliquées.
          Il y abesoin d’un exécutif, eventuellemetn d’un juduciaire limité à la simple application de la loi.
          Il n’y aurait pas besoin de législatif. On se contente de ce qui est et il est appliqué. Point.

    1. hop hup

      Après Yann Galut (PS) qui demande 1 million d’euros d’amende, voici Éric Ciotti qui surenchérit et demande 2 millions d’amende, et l’interdiction de la vente des téléphones, lorsque les entreprises comme Apple refusent d’apporter leur concours aux autorités pour pirater le smartphone d’un suspect.

      autant revenir a l’ère du minitel a papa ça facilitera les choses

  19. LaVitreCassée

    Je me fends d’un h.s. Un article (hallucinant) que l’on pouvait lire il y a quelques jours:

    —–

    Livry-Gargan : à 62 ans, il blesse au couteau trois cambrioleurs et sort un M16

    Deux hommes sont entre la vie et mort après une rixe survenue dans la nuit de vendredi à samedi à Livry-Gargan. La bagarre a éclaté avenue Aristide-Briand vers 1 h 30 du matin. Selon nos informations, un homme de 62 ans s’en serait pris à coups de couteau à trois jeunes qui tentaient de le cambrioler.

    Au terme de l’affrontement, deux victimes ont été grièvement blessées au cou et à la tête par des armes blanches. Leur complice présumé a été atteint plus légèrement à la tête. Quant à l’homme de 62 ans, il a été touché plus superficiellement à l’abdomen, au bras et au mollet.

    L’un des assaillants avait un fusil d’assaut
    Lorsque la police est intervenue pour mettre fin à la rixe, elle a constaté que l’homme le plus âgé était en possession d’un fusil d’assaut de type M16, une arme de guerre prohibée. Après la bagarre au couteau, il était reparti à son domicile pour la récupérer.

    Les blessés ont été transportés vers différents hôpitaux de Seine-Saint-Denis et de Paris.

    L’enquête a été confiée au service départemental de la police judiciaire.

    ——

    Bon, au delà de la confusion du récit (je sais pas ce qu’il prend le mec qui a écrit ça, mais…) on notera que « l’homme de 62 ans s’en serait pris… » donc, c’est lui le coupable !

    Et « qu’au terme de l’affrontement, deux >victimes< ont été grièvement blessées". Ca confirme, dans cette histoire le vieil cambriolé est le "coupable" et les cambrioleurs sont les "victimes" !!!

    Le lien:

    http://www.leparisien.fr/livry-gargan-93190/livry-gargan-deux-blesses-graves-dans-une-rixe-au-couteau-27-02-2016-5582351.php

    A mettre en regard avec ça:

    http://geraldolivier.canalblog.com/archives/2012/01/21/23299960.html

    1. rené-pierre samary

      Article écrit par un(e) analphabète. Qui est « l’homme le plus âgé », possesseur d’une « arme prohibée », qui est reparti chez lui pour la récupérer ?
      De mon temps, un papier comme ça, c’était la porte.

      1. MCA

        Et bien de nos jours c’est aussi la porte… d’entrée.

        Mais bon, pour que le Parisien soit encore acheté, il se pourrait bien qu’il soit contraint de coller à son lectorat, non?

      2. Peste et coryza

        L’article est pourtant bien écrit, pas de faute de grammaire ni de syntaxe. De plus, il est parfaitement en accord avec l’idéologie du Parisien.

          1. gameover

            Oui, du coup je suis allé sur la toile pour trouver un autre article car j’avais cru que c’était l’un des voleurs (ie assaillant) qui était retourné chez lui chercher son M16 !

  20. Pheldge

    « L’article est pourtant bien écrit … » aîe, aîe, aîe ! tu n’écris pas une thèse par hasard, dans ta vraie vie ? parce que si c’est ça ton standard … hmmm !

    1. Peste et coryza

      Elle est déjà écrite et soutenue !
      J’y ai mis du temps, je me suis fait tancé vertement à maintes reprises pour mon « style » (que j’ai finalement mis à la poubelle : les anglois ont raison sur ce point : il faut être simple et direct).

      Je n’ai pas prêté une grande attention au sens des phrases de cet article. Il n’empêche qu’il n’y a pas de fautes d’orthographe ou de grammaire (c’est rare aujourd’hui !). L’orientation idéologique est respectée.
      Et puis, cet article est sans doute rédigé par un pigiste : article pas cher, article vite torché.
      N’est pas AEP qui veut.

        1. MCA

          Je pense avoir trouvé la solution à l’énigme,

          il est bien écrit, pas de fautes d’orthographe ni de grammaire et pourtant il ne veut rien dire.

          Elémentaire mon cher Watson, on a affaire à un pur produit robotique, c’est un robot qui a écrit cet article.

          Et comme c’est le parisien, ils n’ont pas dû investir dans le haut de gamme!

          Et hop! ça reboucle sur un billet précédent!

          Alors RPS, vu sous cet angle, de votre temps c’était toujours la porte?

          1. rené-pierre samary

            Des robots « journalistes », cela existe en vrai. Aux US, je ne sais pas ailleurs, les commentaires sportifs peuvent être écrits par un ordinateur, dans lequel on introduit toutes sortes de données sur les équipes, les résultats, etc, et qui vous pondent un papier. Ce qu’il y a de bien avec les robots, c’est qu’ils ne sont pas syndiqués.

            1. MCA

              « c’est qu’ils ne sont pas syndiqués », alors là, je ne parierais pas sur l’avenir à ce sujet,

              Dans le cadre de l’IA, j’ai lu que certains étaient prêts à reconnaître un droit aux robots à exister; se syndiquer et le droit de grève ne devraient pas tarder, les avancées sociales ça existe, non?

              Et de là à leur envisager le mariage pour tous avec leur clé à molette, tous les délires sont envisageables, je fais confiance à nos politiques, ils ont de la ressource quant il s’agit de traiter autre chose que ce pourquoi ils ont été élus… :o)))))

              Bon sang! je suis né trop tôt!

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