Financer ses études en crowdfunding ?

La question est d’importance, tant ici qu’Outre-Atlantique : comment financer les études supérieures pour une quantité croissante d’individus alors que la société, se complexifiant, semble avoir besoin de toujours plus de diplômés ? Et si cette question est d’importance, c’est parce que mal répondue, elle entraîne inévitablement de mauvaises allocations de capitaux, et, plus problématiques encore, la création de montagnes de dettes.

Aux États-Unis, la situation est en tout cas franchement périlleuse, voire carrément « bullesque » : les prêts étudiants étant depuis quelques années garantis par l’État fédéral, le prix d’une inscription à l’Université n’a pas arrêté de grimper, l’endettement des étudiants d’exploser et avec lui, le taux de défauts de ces emprunts :

Prêts étudiants

Prêts étudiants

Pourtant, des solutions innovantes se dégagent progressivement, mettant en relation directe des étudiants, soucieux de trouver une source de financement adaptée à leurs possibilités, et de l’autre, des investisseurs qui recherchent un retour sur investissement ou une rémunération régulière de leur capital.

C’est ainsi qu’il y a deux ans, Upstart voyait le jour : l’idée de base consiste, comme le décrit assez bien l’article de The Economist alors consacré à l’idée, à faire valoriser son parcours d’étude et à « titriser son diplôme » ; l’étudiant s’engage à reverser un pourcentage de son revenu négocié à l’avance aux investisseurs qui auront financé ses études. Des garde-fous sont en place : s’il ne gagne pas assez, il ne verse rien, et lorsqu’il gagne beaucoup plus, le montant reversé est plafonné.

Même si elle n’est certainement pas parfaite, la solution est élégante. Mais son côté financier ne peut évidemment pas laisser de marbre l’intelligentsia française qui, à l’occasion, s’en est émue dans l’une ou l’autre colonne journalistique. C’est ainsi qu’on découvrait une analyse du phénomène dans Le Monde Diplomatique (oui, oui, ils existent toujours, grâce à vous et votre argent, ne vous inquiétez pas).

Bien évidemment, le Monde Diplodocus, toujours aussi embourbé dans sa doxa marxiste, persiste pendant tout son pénible article à confondre l’individu et la production de richesse qu’il est capable d’assurer : pour l’hebdomadaire gauchiste, il s’agit d’une titrisation d’un footballeur ou d’un scientifique, et non de la titrisation de ses revenus futurs ou de sa production estimée de richesse à l’avenir. Autrement dit, c’est t-absolument t-horrible et, très probablement, un nouveau début de la fin pour le capitalisme sauvage, tout ceci ne pouvant aboutir qu’à une nouvelle abomination à base d’exploitation de l’homme par l’homme et tutti frutti.

D’ailleurs, la conclusion ne laisse guère d’illusion sur l’opinion de la journaliste attitré sur une telle solution :

« pour assurer sa viabilité économique, l’université de l’Oregon aura tendance à réduire le plus possible les filières dites « non professionnalisantes » et à sélectionner les candidats selon leur potentiel non pas intellectuel, mais économique »

… Parce qu’apparemment, il semble indispensable de conserver, coûte que coûte, les filières dites « non professionnalisantes », et que le système actuel, pourtant très médiocre de l’aveu de tous, ne sélectionnerait pas les candidats selon leur potentiel économique. Bah. La journaliste ne comprend manifestement pas ce qu’économique veut dire, puisqu’un sportif ou un artiste peuvent très bien trouver des mécènes ou des actionnaires sur leurs performances futures ; du reste, c’est ce qu’ils font tous, de facto, au travers des banques et même des bourses d’État puisqu’il leur faut, à chaque fois, monter des dossiers prouvant qu’ils valent bien les sommes qu’on (les banques, l’État) compte investir sur eux.

En revanche, la notion de « filières non professionnalisantes » permet de voir ce qui déclenche les petites larmes de l’auteur : snif, snif, un tel système défavorisera les filières pour lesquelles personne n’est prêt à payer, ce qui est t-abominable. Fini, les diplômes en carton sur des spécialisations à base d’air chaud et autres bricolages fumeux pour occuper des adulescents jusqu’à leur trentaine ! Vu comme ça, l’horreur prend toute sa dimension… Encore qu’à bien y réfléchir, rien n’interdit non plus d’imaginer des ONG spécialisées dans l’une ou l’autre cause obscure ou perdue demandant précisément des fonds pour financer les études de ces individus-là. Titriser les études de genres, celles sur les pingouins qui meurent noyés par la fonte des glaces et autres fadaises consternantes, voilà qui aurait du panache, non ?

Mais plus profondément, la journaliste ne semble pas supporter l’idée que, justement, tout ceci permette à l’étudiant de se financer en se passant complètement de l’État. Pire : à partir du moment où sont étendues ces pratiques, la notion même d’Université ou d’École « gratuite » (en réalité, payées par tout le monde et surtout par les autres) disparaît : non seulement, on peut attribuer un coût au savoir dispensé, mais – argh, c’est t-affreux – on peut attribuer un prix à ceux qui en bénéficient.

Cela a quelques conséquences bien visibles, dont on se doute qu’elles ont été identifiées par la journaliste du Monde Diplodocus, même si c’est bien caché derrière ses billevesées narratives, et que ça l’a visiblement tout fait frémir au-dedans d’elle-même rien que d’y penser.

Ainsi, avec un tel mécanisme, le message du prix devient clair, limpide même : certaines filières attireront bien plus facilement les capitaux à elles, et, par voie de conséquence, inciteront de façon assez spectaculaire les individus vers les demandes du marché (i.e. des gens prêts à payer pour). Immédiatement, les filières qui n’ont aucun débouché, ou dont la concrétisation sous forme d’un travail rémunéré représente une probabilité extrêmement faible, verront fondre leurs capitaux disponibles.

Dans ce schéma, il est probable qu’on arrêtera de voir des armées d’étudiants en lettres et en sciences humaines dont les perspectives d’emploi une fois formés sont pour le moment faibles ou nulles, et dont le gros se déverse actuellement place de la République sur le marché du travail pour finir par faire complètement autre chose que ce pour quoi ils ont suivi des études. Cela ne veut bien sûr pas dire que ces cohortes de lettrés sont inutiles pour la société, mais plus pragmatiquement que si quelqu’un doit payer pour les études de ces individus, autant que ce soit eux-mêmes au lieu, comme c’est le cas actuellement, de faire supporter le poids de leurs choix à tous les contribuables, y compris et surtout les plus pauvres.

état contrôle nourriture, monnaie, éducation, médias, santé, tout

Autre conséquence évidente : avec un tel procédé, les études pour les études, la course au diplôme et la diplômosclérose qui touchent la France sont directement attaqués à la base. Est-ce réellement un mal ? Manquer de financement pour l’ENA qui a produit un nombre assez consternant de branlemusards coûteux, est-ce bien catastrophique ?

Enfin, on ne peut que souligner la position pour le moins étrange de l’article qui semble comprendre tous les avantages de cette méthode, et admet sans problème qu’ainsi, on peut visiblement éviter le surendettement étudiant, mais n’en conçoit pas moins une aversion pour cette horrible marchandisation des études. Gasp ! On met un prix sur des individus, c’est trop t-atroce !

Pourtant, le système actuel a amplement démontré tout son côté inhumain : si, en France, le problème du surendettement étudiant n’a pas atteint les proportions américaines, il n’en reste pas moins prégnant. En témoignent les campagnes d’information/propagande régulières mettant en exergue ces étudiants accumulant les petits jobs au détriment de leurs études pour parvenir à les payer ou à se loger. Et je n’aborderai pas les dérives prostitutionnelles évidentes qu’on nous jette à la figure dès que l’occasion se présente.

Autrement dit, tout indique qu’en se passant de l’État et en « titrisant les études », on résout à la fois le problème de financement de celles-ci et de l’Université en général, qu’on évite aussi l’écueil du surendettement voire de la prostitution estudiantine, qu’on resynchronise les formations universitaires avec les demandes du marché…

Mais non, décidément non, ce n’est pas suffisant puisque, voyez-vous, il y aura toujours un étudiant dans une filière « non professionnalisante » qui ne trouvera personne pour payer son bidule pan-cosmique en syntonisation avec Gaïa.

Commentaires240

  1. Le Gnôme

    Une question bête. Est ce que le coût des études augmente aux E-U parce que l’état fédéral garantit le remboursement en cas de défaillance ? Je dirais qu’il y a un lien de cause à effet, mais sans certitude.

    1. Nathalie

      J’ai des amis là bas (de l’âge de mes parents) qui ont vendu leur résidence secondaire pour aider à payer les études de leurs 3 petits enfants. Ils se dénoncent l’opulence des facs qui ont perdu la mesure quant aux équipements sportifs et culturels (salle de fitness, cinéma, piscine, tennis etc…). Tous ces add-ons sont jugés inutiles et contribuent à augmenter considérablement les frais de scolarité. Mon ami me disait que si les Américains devaient faire une révolution ce serait celle du prix de l’éducation.

  2. tabbehim

    et si la solution commencé par ne plus financer les journaux avec de l’argent publique?
    et ce quelques soient le pays ^^

    Parce que quand les étudiants ne voient le monde qu’à travers la lentille (hyper) déformante des journalistes…..comment peuvent ils être rationnel?

    Mais je milite pour que les études soient en accord avec le marché du travail. Si certaines spécialités ne sont pas nécessaire, qu’elles restent marginales (je ne parle pas de les supprimer, juste de ne pas avoir un gros corpus étudiant dessus….), ça évitera des gens qui passe leur licence à 27 ans 😀

    1. dede

      « Si certaines spécialités ne sont pas nécessaire, qu’elles restent marginales […], ça évitera des gens qui passe leur licence à 27 ans »

      Pourriez-vous preciser votre pensee? J’ai du mal a comprendre le raisonnement…

  3. Nathalie

    L’idée d’un financement privé des études semble bonne mais est-ce que cela veut dire que les « Humanités » seraient passées à la trappe parce que non reliées directement à un rendement économique ? Ou alors un quorum pour ces filières ? Je m’interroge.

    1. Ni l’un ni l’autre. Les humanités seront, comme le reste, financées par ceux qui veulent et ceux qui y trouvent un intérêt. Et ils sont en réalité très nombreux, surtout si on leur prélève moins en impôts pour des trucs dont ils ne veulent pas.

      1. lafayette

        J’aime beaucoup le terme de financé ‘par ceux qui veulent’.
        C’est exactement le même propos du recruteur qui vous certifie que de temps en temps, ils privilégient des dossiers moins pertinents, mais qui vous explique que vu votre age, vous ne rentrez plus dans le cadre. Bref des recettes pour mettre des diplômes à la poubelle, il y en a des centaines et c’est juste car on ne voit plus que cela. Mais quand cela vient d’institutions d’état ou d’association à but d’humanité, on se demande ou le monde va, car tous vous dispense le même évangile, celui d’aller voir ailleurs….

              1. lafayette

                la bonne volonté c’est comme La volonté divine dans certaine culture. La chose qui vous tombe sur la tête comme par hasard, cela n’existe pas. Il y a assez de copinage et de grandes familles pour ramener les choses plus terre à terre, c’est à dire le cercle proche. Même les super angels sont assez bien introduits pour avoir des oreilles bien pendues.

                1. Bonsaï

                  En tous cas, très honorée que tu me comprennes dans le texte ! Moi, j’adore lire tes brèves et je préférerais même qu’elles soient plus longues…

    2. bibi

      Vous seriez étonné de voir le nombre de personnes ayant fait leurs humanités à Oxbridge et travaillant à la City.
      Le rôle de l’université est de former des étudiants capable d’apprendre par eux mêmes et pouvant s’insérer facilement dans le monde du travail.
      Evidemment si vous faites vos humanités dans une faculté de troisième zone vous serez bien mien employable que si vous avez suivi un cursus technique dans la même université.
      Quel que soit la filière que vous choisissez à l’université l’adaptabilité de l’étudiant à exercer une profession dépend bien plus du niveau du cursus qu’il a suivi que le cursus lui même.

      1. Peste et coryza

        La question est : comment ?
        Un gus de la city est souvent un analyste financier (on s’attend donc à un ingénieur ayant fait des stats), à un trader (un gus sortant de fac d’éco), un avocat fiscaliste, voire un ingénieur/docteur en physique ou en mécanique.
        Je vois mal ce que ferai un littéraire là dedans, ci les compétences qu’il peut vendre.

        Je sais qu’il y a des journalistes qui sortent de fac d’anthropologie (après tout, un gus qui a écrit dans un journal scientifique à comité de lecture peut très bien pondre des articles pour un canard).

        1. Lambda expression

          Un tracer qui à fait une fac d’eco ? Jamais vu en 20 ans de carrière.
          Je parle pas des push button qui font du bund ou du spot.

        2. Val

          @P&C aux UK , les filières prestigieuses sont littéraires, les ingénieurs sont considérés comme des vulgaires techniciens .

          1. Peste et coryza

            Sérieusement ?
            On parle bien des mêmes Littéraires que chez nous, les Lordon et compagnie ?

            @Lambda expression ?
            Ils n’ont pas fait lettres, tout de même, rassurez moi…
            Les traders (ou ceux qui se vendaient comme tels) que j’ai rencontré en France avaient tous fait une fac d’éco ou une école de co.

          2. Pheldge

            @Val, oui mais les Anglais c’est pas des gens normaux, déjà ils roulent à gauche et boivent de l’eau chaude, mangent de la viande bouillite avec de la sauce à la menthe, alors …

              1. albundy17

                La cervoise a du goût, ça ne doit pas être ce qu’ils servent, et vu la couleur j’ai bien ma petite idée

                1. Pheldge

                  Et après pareil commentaire, ça se permet des réflexions et des désagréableries à mon égard … gonflé 😉

                  1. Pheldge

                    Oooops,  » ça se permet de dire des méchancetises, dès que je sors une innocente plaisanterie dont le bon goût n’échappe à personne » 🙂

      2. Aristarkke

        Les Anglais ont un culte du diplôme inférieur à ce qui a cours en Grance. En principe général avec des exceptions, comme toujours… 😉

        1. Roi Heenok

          Mouais, en tout cas de ce que j’ai pu voir aux USA et en Angleterre, le culte du diplôme est aussi bien ancré dans beaucoup de milieux. Il y a une raison pour laquelle tant de gens acceptant de payer des sommes astronomiques pour un nom prestigieux sur un diplôme lorsque la difference de qualité d’enseignement peut difficilement expliquer les écarts de tuition.

          1. lafayette

            d’un autre coté pour trouver une fiancée de haut rang il faut aussi sortir le porte monnaie ou avoir de la réussite. pas étonnant donc que cela ne se mélange pas avec le peuple.

          2. albundy17

            Dans ces écoles « prestigieuses », ce n’est pas l’enseignement qui est important, c’est le cercle de relations qui se forge

            1. lafayette

              cercle qui se forge … ceci sous entendrait qu’il y aurait un infime place au changement, allons donc, ne soyez pas trop naïfs.

    3. DIogène

      Triste de voir combien de gens pensent que les humanites ne sont pas ‘professionnalisantes’.
      Pompidou, normalien litteraire, fut un brillant banquier d’affaires, avant de devenir ce que l’on sait.
      C’est que l’on confond aptitudes professionnellea et maîtrise technique, ce qui n’est vrai que pour les techniciens…et encore! Un technicien qui ne voit pas au delà de sa technique en vient trés vite à manquer l ‘ essentiel…

      1. sam player

        Perso je trouve que ça a autant d’importance que de savoir que la capitale de la Mongolie est Oulan-Bator, c’est utile mais pas nécessaire, on peut vivre sans le savoir.
        Maintenant si vous voulez payer 20 ou 30KE pour ça libre à vous. C’est d’ailleurs là l’intérêt de rendre les études payantes c’est qu’on va direct au nécessaire. Mais quand ce sont les autres qui paient on aime bien le superflu.

      2. Peste et coryza

        Sauf qu’à ‘époque de Pompidou, un licencié de psycho devenait cadre…
        Donc, un expert en poésie (le champs d’expertise de base de Pompidou, son anthologie de la poésie française fait toujours autorité) pouvait devenir banquier d’affaire.

  4. bob razovski

    Il y a déjà, en france (si si !) quelque chose qui s’en rapproche, avec les centres de formations. Mais comme on est en france, il y a quelques problèmes, que cette question de titrisation pourrait bien résoudre.

    exemple actuel (vécu par mon entourage):

    Une entreprise a besoin de recruter, mais plutôt que de faire appel au marché du travail (avec le succès que l’on sait), elle décide de former ses futurs employés.

    Un contrat s’établit alors entre eux deux :études payées contre x années de boulot dans la boite.

    Première partie du contrat remplie, deuxième partie… ça coince. En général l’employé formé et embauché se met immédiatement en arrêt maladie pour trouver un boulot identique mais forcément mieux payé, puisque le nouvel employeur n’aura pas à supporter le coût initial de formation.

    C’est là que la titrisation serait une excellente chose. L’employeur formateur ne se retrouverait plus le bec dans l’eau au moment où son futur ex-employé s’en va, puisque de toute façon, il touchera sur les gains du bonhomme.

    Mais faire entrer ça dans les mentalités françaises… Alors qu’en plus, çavamieux… 😉

  5. Bonsaï

    Mon frère habite aux States depuis presque quarante ans et comme tous les étudiants américains, ses deux enfants ont souscrit à ce système de crédit pour payer leurs études universitaires. Cela signifie que dès leur entrée dans la vie active, il se retrouvent avec un remboursement sur les bras. C’est un modèle qui peut être didactique quand on a son papa derrière qui veille au grain et qu’on habite encore chez lui.
    Mais pour le jeune qui doit s’assumer tout seul et qui ne peut compter sur personne pour le dépanner en cas de coup dur, c’est un peu bienvenue dans l’enfer du néo-libéralisme : étudier la journée et travailler le reste du temps pour rembourser ses dettes…

    1. Gastoon

      Démarrer la vie active avec un remboursement sur les bras me semble avoir le mérite de responsabiliser un minimum l’étudiant qui démarre dans la vie professionnelle.
      Oui ensuite le volume est bien entendu à prendre en compte : mais la question a été posée plus haut : pourquoi cette inflation ? les coûts augmentent ? Les parents ne peuvent plus payer ?

      1. bob razovski

        Certainement le fait que les prêts soient garantis par l’état fédéral.

        Comme pour les loyers en france…

    2. Pheldge

      Pardonne moi ô végétale rabougrite et néanmoins helvète, mais à priori, si on pousse un peu ton raisonnement, ce n’est jamais le moment pour s’endetter dans la vie : acheter son logement, sa voiture, ses vacances …
      Je pense que tu vois tout ça depuis la France , avec son haut niveau de prélèvements ( je te rappelle qu’on est désormais champions d’Europe), mais j’ai cru comprendre via divers témoignages, qu’aux USA le niveau de revenu est plus élevé.

      1. Bonsaï

        Je vois bêtement ça d’un point de vue européen, où nous avons généralement tous bénéficié d’une scolarité gratuite d’excellente qualité, puis d’études universitaires financièrement abordables, par rapport à ce qui est maintenant exigé outre-Atlantique.
        Autrefois en effet l’école privée était surtout l’apanage d’institutions religieuses, notamment catholiques.
        Le système britannique, avec ses élèves mis en pension, relève d’un autre modèle.

        1. Pheldge

          Oserai-je te rappeler que « outre Atlantique » au Nord, c’est essentiemment la culture anglo-saxonne qui prédomine et que ceci explique peut-être cela.
          Et par ailleurs, la « scolarité gratuite d’excellente qualité » n’est gratuite qu’en apparence, que tes parents l’ont financée via leurs impôts et taxes, et que l’air de rien, ta contribution actuelle forcée au système, est certainement plus coûteuse qu’un remboursement de prêt étudiant …

          1. Bonsaï

            Sauf que là il s’agit d’un système assez tordu fondé sur l’emprunt qu’un étudiant contracte avant même qu’il ne puisse travailler pour rembourser. A ce rythme, l’âge du contractant va descendre jusqu’au jardin d’enfants.
            Par ailleurs pour un démocrate libéral l’école privée, en général organisée autour d’un axe central d’ordre religieux ou idéologique, n’offre pas une garantie de neutralité suffisante pour garantir une éducation de haut niveau.

            1. Pat

              Il y a belle lurette que l’école publique n’a aucune neutralité idéologique, et le niveau de son éducation n’a cessé de baisser. Son axe central, comme vous dites, est gauchiste soixante-huitard, pis que la plupart des écoles privées.

                1. MadeInCH

                  … mais qui dépend du canton.
                  Dans le canton d Berne, c’est vachement autre qu’à Neuch ou Lôzane ou Genêêêêve.

            2. Davidice

              Sauf que. .. Dans les faits, l’école privée, même confessionnelle, semble avoir de bien meilleurs résultats que les écoles publiques. A l’exception de Henry IV et quelques autres.

            3. Peste et coryza

              Pas forcément.
              Les profs de l’ancien temps savaient former des étudiants compétents avec des moyens dérisoires…
              L’ednat a bien plus de moyens et de connaissances en pédagogie que les hussards noirs ou que les curetons de l’ancien régime… et pourtant, leurs résultats sont moins bons que ceux de leurs prédécesseurs.

              1. MCA

                @Peste et coryza – 20 mai 2016, 13 h 48 min

                « Les profs de l’ancien temps savaient former des étudiants compétents avec des moyens dérisoires… »

                Vous omettez de comparer la qualité des élèves (respect, motivation, travail, assiduité…) de ces temps révolus avec ceux actuellement en cours de formation.

                Et il faudrait aussi y intégrer la qualité de l’éducation parentale pour faire bonne mesure.

                Sincèrement, ça m’étonnerait que ces qualités se soient maintenues au travers des ans.

            4. Aristarkke

              Le problème n’est pas l’ emprunt en lui même puisqu’actuellement, financer ce merveilleux état providence revient à leur mettre à charge de futurs remboursements.
              Donc dans tous les cas, ils paieront…
              Seulement dans la méthode en question, la démarche est volontaire, consciente et, en principe, responsable. Les plus sensés se lanceront donc prioritairement dans des études offrant les meilleurs débouchés en sortie.

              1. Pheldge

                Oui, t’as raison, les plus sensés sont censés faire preuve de bon sens sans sentiments !
                ça va, j’ai bon ? 😉

                  1. Pheldge

                    un « coup de bol » ? t’es gonflé ! je vais t’en donner moi, un « coup de bol » ! 😉

            5. André Rosa

              @Bonsai: « l’école privée, en général organisée autour d’un axe central d’ordre religieux ou idéologique, n’offre pas une garantie de neutralité suffisante pour garantir une éducation de haut niveau. »

              En France, votre propos s’applique bien mieux à l’école publique, avec sa religion socialiste comme axe central et sa moraline comme encens.

              Comme catholique, avec un chef qui m’enjoint de ne pas confondre la part due à César avec celle de Dieu, avec des saint Ambroise ou saint Thomas d’Aquin comme modèles, avec l’espérance de la Résurrection qui donne la force de rebâtir, je ne manque pas de motifs pour vouloir m’élever et me libérer, pour désirer que mes enfants et mes élèves grandissent eux aussi.

              Et si j’étais juif, ce serait similaire: j’apprendrais à briser les idoles qui appesantissent l’âme, à me méfier de Nemrod le totalitaire et à assimiler les subtilités de raisonnements des maîtres du passé afin d’aiguiser mon esprit etc.

              1. Jiff

                « si j’étais juif »

                Tu connais donc la blagounette du curé, du pasteur et du rabbin sur la quête 🙂

            6. Roi Heenok

              « Par ailleurs pour un démocrate libéral l’école privée, en général organisée autour d’un axe central d’ordre religieux ou idéologique, n’offre pas une garantie de neutralité suffisante pour garantir une éducation de haut niveau. »

              Je suis tenté d’écrire un pavé mais je vais me contenter de répondre lol. J’avais oublié que Descartes et Pasteur n’ont pas eu une education de haur niveau.

              1. Bonsaï

                Descartes et Pasteur ont tous deux bénéficié de la culture classique.
                De plus, ils savaient lire et écrire le latin et le grec ancien, ce qui devient fort rare de nos jours et qui explique en partie pourquoi les gens ne comprennent plus les mots qu’ils emploient.

                1. Pheldge

                  Le rapport avec ton commentaire plus haut sur les méfaits des établissements privés , parce que tenus par des curés intégristes et pervers pédophiles, qui « n’offre pas une garantie de neutralité suffisante pour garantir une éducation de haut niveau » ?

                    1. Pheldge

                      — esthéticiennes ! ô très sublime, le destin nous réunit à nouveau dans un coït verbeux* 😀

                      *: sam avec ta bombe à téflon, tu peux repasser , amateur, va …

            7. Pheldge

              @ Bonzaye 12 h 19 : arrête Bonzaille, arrête ! ça fait une paye que les écoles privées même religieuses ne sont plus tenues par de curés ou des soeurs ! Quand bien même , les enseignements religieux sont facultatifs contrairement aux cours de bourrage de crâne socialo-vivransamblesque de l’EdNat !

            8. Higgins

              Perso, ayant vécu toute ma scolarité en école privée dans l’ouest de la France, avec aussi bien des camarades fils d’ouvrier que fils de patron (à cette époque lointaine, il y avait encore une école des garçons et une école des filles. Je n’ai retrouvé les créatures qu’en 6ème), je garde le souvenir d’une instruction/éducation extrêmement tolérante et ouverte sans pour autant qu’elle ne renie ses principes. Rien qu’y ne puisse ressembler à la main-mise idéologique à laquelle on assiste actuellement dans le public.

        2. bob razovski

          Mais d’où sort cette histoire de scolarité gratuite ?

          C’est ahurissant d’encore aujourd’hui véhiculer cette aberration…

          C’est gratuit, c’est l’état qui paye !

          1. Helios

            Bien sûr que la scolarité (quasi-)gratuite existe, du moins en ce qui concerne certaines disciplines. En mathématiques par exemple, tout se trouve dans des livres ou des articles. Il suffit de lire.

            1. Peste et coryza

              Il faut aussi le cerveau et les méthodes pour comprendre ce qui est écrit dedans…
              Prend un microbiologiste, files lui un livre de stats multivariées entre les mains : s’il n’a pas de connaissances ne serait-ce qu’en calcul matriciel, il ne pigera pas grand chose.

              1. Roi Heenok

                Le microbiologiste en question devrait pouvoir aller sur les zinternets pour se renseigner. De plus les livres de mathématiques sont clairs sur ce qu’ils faut savoir avant de les lire.
                Je n’ai jamais eu de cours de programmation et pourtant.

              2. Pheldge

                vas-y P&C faut pas pousser, les matrices 2×2 j’ai vu ça en première … le microbiologiste a mon avis , il a du rater un épisode !

              3. sam player

                P&C il t’aura échappé qu’avant d’aborder les logarithmes on apprend à faire des additions.

                Perso je pense qu’une video *interactive* peut largement remplacer un prof mais même être meilleure que celui-ci puisque le passage au cours suivant est validé par la compréhension du cours actuel… et non le « en moyenne la classe l’a assimilé ».
                Donnant de temps en temps des cours à des élèves je me rends compte que si on ne remonte pas au moment où l’élève a décroché, souvent par inattention, expliquer la suite ça ne sert à rien.
                Ce qui est difficile à trouver c’est le moment de ce décrochage… mais quel plaisir d’entendre « ah, d’accord, c’était ça que j’avais pas compris ! ». Et tant que vous n’avez pas mis le doigt dessus, l’élève ne peut pas vous dire ce qu’il n’a pas compris… puisque par définition il a raté l’étape.
                En validant les étapes un cours video interactif le peut aisément et pour un coût de zéro… et en rajoutant l’interactivité avec une classe ce serait le top…

    3. Entre le modèle didactique et l’enfer néolibéral, on a encore le droit à un beau déluge de poncifs.

      1. Aristarkke

        Sont intoxiqués par la propagande étatique grançaise, Mgr.
        Qui leur fait étonnamment bien gober que, sous son empire, tout est gratuit ou peu coûteux puisque par la myriade de ponctions qui l’ alimentent, l’État parvient à dissimuler son véritable coût.
        N’ oublions pas que la bébête pseudo distinction entre charges patronales et charges salariales arrive toujours à leurrer des millions de personnes uniquement en raison du ressort de vindicte latente à l’ égard des « patrons »…
        La plupart imagine de devoir financer tout cela à partir de son net actuel en oubliant tout ce qu’elle paie en réalité, simplement parce que elle ne rédige pas le chèque correspondant…

        1. sam player

          C’est pour cela qu’il faut arrêter de propager l’idée qu’un français sur 2 ne paie pas d’impôts mais au contraire montrer le montant total des taxes payées même par un smicard… qui quand il est célibataire paie même des impôts sur le revenu (il y a 2 ans du moins, à mettre à jour).
          Montrer aussi que ces taxes servent à des « services publics » auxquels il n’aura jamais accès (écoles d’ingénieurs, école de musique, opéra, train, golf municipal etc…) ou si peu.

          1. Theo31

            S il fait un bel héritage, un smicard peut être redevable de l ‘ISF. Magie du socialisme pour empêcher les pauvres de s en sortir.

            1. Calvin

              Même l’héritage d’une vieille bicoque ayant artificiellement pris de la valeur avec le temps.
              En France, il vaut mieux hériter de tableaux de maîtres.

  6. Lorelei

    Le problème me semble rejoindre celui du financement des universités par les entreprises.
    L’autre problème est cette aberration de laisser les étudiants faire n’importe quelles études et de les laisser sur le carreau 1 ou 2 ans après leur entrée, sans diplôme et sans illusions.

    1. Peste et coryza

      Pendant ce temps, ils ne sont pas au chômage.
      Mais oui, c’est une aberration et un gâchis total, qui ne forme que des frustrés.
      Mais figures toi que je me suis fait engueuler en disant cela à mes étudiants… tout le monde en est conscient, mais personne ne veut s’attaquer au problème : il y a trop de gens qui mangent à cette gamelle.

    2. Val

      @Lorelei aberration pour nous , mais judicieux parking pour d’autres, permettant déguiser un chômeur futur en étudiant statistico-compatible

  7. cherea

    Ce que je ne comprends pas, c’est pourquoi il faut 3 ou 5 ans pour former des gens sur les nouveaux métiers ( je mets à part médecine, avocat et encore et quelques professions qui demandent des années…).

    avec des écoles comme simplon.co ou encore lewagon ou tous les bootcamps sur sf bay area, en 3 mois, tu apprends un boulot qui va te rapporter 50k€. L’année dernière linkedin a racheté Lynda (mooc grosso modo) pour 1.5 mds $. On imagine la synergie, j’ai suivi une formation sur lynda & linkedin me recommande à un patron qui cherche la compétence que je viens d’acquérir…chouette. Et pas besoin d’université. Ce qui est difficilement compréhensible c’est comment avec la vitesse de diffusion des savoirs grâce au numérique, le coût de l’éducation n’a pas encore baissé…bizarre

      1. Peste et coryza

        Très intéressant, effectivement…

        Les facs chères servant à acheter un ticket d’entrée, pas des connaissances.

    1. Jean V

      « pourquoi il faut 3 ou 5 ans pour former des gens sur les nouveaux métiers »

      Parce que ton mooc c’est bien mignon, mais c’est pas suffisant pour la plus part des jobs, je m’explique:
      Je connais des types qui ont suivi des formations php/laravel. Génial ils savent te faire 99% des sites qui existes.
      Le problème c’est que ces types c’est des techniciens et pas des vrai programmeur, a chaque fois qu’il y a un pépin avec Eloquent ils viennent te voir pour debug en pleurant car la réponse n’est pas sur Stack Overflow.
      Les mooc c’est cool, mais t’es a un très haut niveau d’abstraction. Même CS50 fait a fond ne suffit pas comme base théorique.
      A l’université on apprend pas Python, Java ou C, on apprend des concepts.
      Je ne dis pas que l’université est obligatoire, tu peux aussi bien acheter l’intégrale de taocp, bûcher comme un malade et finir même meilleur que le major de la plupart des masters. Seulement même ça, il te faudra au moins 3 ans pour en venir a bout (mais ça vaut le coup)

      Je ne dis pas que les mooc ne servent a rien, très très loin de la.
      Mais il faut comprendre que l’université et les moocs sont totalement différents.
      Il ne faut dénigrer ni l’un ni l’autre, ils ont juste pas les même finalités.

  8. Helios

    Le vrai problème aux Etats-Unis est le coût des études, absolument injustifié. Il y a pas mal d’articles Mike Shedlock sur le sujet, qui note la responsabilité écrasante, voire unique, des politiques publiques, qui créent et soutiennent des prix élevés, tout comme dans la santé. On est là en plein « crony capitalism ». Ce qui est significatif d’ailleurs c’est que le management des universités tend à absorber la majorité des budgets, aux dépens du personnel académique.

  9. Mo.

    j’ai utilisé cette méthode avec mon ainé qui avait un gros potentiel à ….. faire la fête….
    il a choisi ses études et participé via un crédit étudiant à son financement.
    résultat: à bientôt 22 ans il a un double diplôme ingénieur et école de commerce plus un master en innovation.
    il est aujourd’hui en stage de fin d’études et ce sont les boites qui sont venu le chercher.

  10. Glebelg

    Vous pensez sincèrement que les filières non-professionnalisantes sont toutes inutiles? Dans quelle catégorie mettez vous la recherche? Comment financer les doctorats qui durent longtemps, coûtent cher et dont le salaire final est inférieur à n’importe quel bac+5…pourtant à ma connaissance, même si la recherche ne rapporte rien en elle même (ou tellement peu), elle a quand même contribuer à faire avancer le monde (enfin j’ose l’espérer).

    1. « Vous pensez sincèrement que les filières non-professionnalisantes sont toutes inutiles ? »
      Non et nulle part dans le billet n’est écrit une telle bêtise.

    2. Pat

      Ça me rappelle un bac+11 (si, si) qui geignait à la télé parce que maman-Etat tardait à lui donner un poste de chercheur à vie. A-t-on vraiment besoin de ce genre de lopette (et ce qualificatif me semble gentil) pour progresser ?

      1. Peste et coryza

        En tant que docteur frustré, je puis vous amener la réponse : on lui a promis qu’il aurait un poste, on lui a menti… et il a été suffisamment con pour oublier ce que disait Chirac : les promesses n’engagent que ceux qui les croient.
        Un thésard, c’est un ingénieur payé avec un salaire de technicien qui bosse plus de 35 heures, point barre. C’est bien pour se faire 3 ans d’expérience professionnelle en recherche, peut être acquérir de nouvelles compétences, et c’est tout.
        Après, ce pose la question de la reconversion : soit le docteur trouve un poste à hauteur de son diplôme (ingénieur, c’est déjà bien), soit il change de métier.
        Avant 2011, des wagons d’informaticiens étaient recrutés à la sortie… des facs de bio.

        1. Theo31

          Il peut aussi se sortir le doigt du cul et créer son propre emploi. Mais pour ce faire, faut arrêter avec la mentalité d’assiste.

          1. Peste et coryza

            Pas évident du tout : on n’est pas formé à cela…
            Perso, je voulais me lancer dans l’hydromel, mais l’étude de marché a vite douché cette perspective.

            1. Pheldge

              Et la chimie amusante, genre drogues de synthèse et tout ça , non ? parce que là, le marché il existe ! La culture du pavot à opium, du cannabis médicinal … les idées ne manquent pas ! Et tout ce qui est viagra et compagnie ? hein ? rien qu’ici, tu ferais fortune ! alors au boulot !

              1. sam player

                Après ma période infirmières, je suis sorti avec une pharmacienne et j’ai essayé pas mal de produits dans pas mal de domaines de la pharmacopée et pour ce qui est des vasodilatateurs le Cialis est bien mieux que le Viagra !

                1. Pheldge

                  Tiens , toi aussi tu es diplômé en « personnel soignant » 😉 ( faut dire qu’une fois vêtues de blanc, elles sont presque toutes charmantes …)
                  Il parait effectivement que le Cialis est plus efficace que le Viagra, mais essaye un peu le Maximen pills tu verras 😀
                  NB: à l’attention des dames lecteuses du Blog : prenez bien note de ces informations, ça peut vous être utile un jour …

                  1. Pheldge

                    Je pensais simplement à ces dames qui sont en couple et qui nous parlent régulièrement de leur moitié…. les années passant, défaillance après défaillance, elles seront heureuses de se souvenir de ce commentaire salvateur 🙂

                    Bien sûr, il y a des causes perdues ( pardon papet, mais il faut bien être réaliste et honnête, pour toi, il n’y a plus que la pompe manuelle avec les ballonets … )

      2. Higgins

        J’ai récemment transporté via Blablacar un jeune étudiant dont la seule et unique ambition, il est en étude d’informatique, est d’intégrer le CNRS pour y être planqué à vie. J’en ai été très surpris car je pensais naïvement que les jeunes chercheurs dans ce domaine avaient plutôt les yeux de Chimène pour des Start-up ou des boîtes comme Google. Il avait une vision plutôt marxiste de la société ceci dit.

          1. Higgins

            Je dois dire en plus que son psychodirigisme m’inquiète un peu. Il avait un côté Pol-Poth jeune qui faisait peur.

    3. Theo31

      Ceux qui veulent aller faire un diplôme sans débouché n’ont qu à le financer intégralement. Marre de voir les pauvres payer pour les gosses des fonctionnaires alors qu ils n enverront jamais leur enfants dans le supérieur.

      1. lafayette

        mon grand-père me le disait toujours, ‘Méfie-toi de ceux qui ne boivent pas le verre de vin’, c’est toujours en débouchant que l’on reconnait les traîtres.

  11. Gerldam

    Un américain n’aurait-il pas intérêt à venir faire des études en Europe (où il devra payer puisque non résident, mais beaucoup moins cher qu’aux States)? Dans de nombreux pays, l’enseigenment supérieur se fait en anglais, pas seulement au Royaume Uni.
    Je pense notamment à la Hongrie, qui posssède d’excelentes universités et dans lesquelles presque tous les cours se déroulent en anglais.

  12. AshenNedra

    A mon humble avis et d’après des témoignages d’Américains, c’est globalement pour exclure les pauvres aux États-Unis, et obliger les gens à recourir à l’endettement très jeune, et ainsi à bonifier son ‘scoring’ bancaire.

    Et ça dure du ‘High Shool’ jusqu’au ‘post doc’.

    Cette reproduction sociale assumée est corrigée en partie par l’octroi des bourses d’excellence diverse et variées émanant des universités, des ‘fellowships’ divers et variésou même de la puissance publique au sens très large…

    Une ‘full tuition’ à Harvard Grad School (Law school = le top du top pour les carrières de pouvoir traditionnelles), on était si mes souvenirs sont bonsà 40% et des brouettes en 2008 qui la payent.

    Dans les facs hors ‘Ivy League’, c’est moins cher mais avec un pourcentage plus haut de gens qui payent plein pot.

    Tout en bas de l’excellence académique, scientifique ou même sportive, vous avez les ‘community college’ quasi gratuits et payés par les États, ou les cantons, et encore plus bas -en négatif sous la glace- vous avez les diplômes que l’on achètent en envoyant des sous par la poste délivrés par les ‘Diploma mills’

  13. Helios

    En fait ce qu’achètent ces étudiants endettés ce sont des « tickets d’entrée » pour accéder à des postes bien rémunérés, et sauf pour un petit nombre de cas, cela ne présume pas que ceux qui les ont obtenus ont des compétences exceptionnelles.

    1. bibi

      Encore une vision bien déformée de la réalité de l’enseignement supérieur aus USA qui oublie que les étudiants sont triés sur le volet pour accéder aux universités les plus prestigieuses et que s’endetter pour suivre un cursus à Harvard ça n’a pas le même sens que s’endetter pour suivre le même cursus à l’université d’état miteuse à 50km de chez soi.

      Si tout ce qui fait l’internet d’aujourd’hui est l’œuvre en grande majorité d’anciens de Stanford ce n’est pas un hasard.

      1. Helios

        ça c’est pour le petit nombre de cas, tout petit dans la masse d’étudiants ayant accumulé 1200 millards $ de dettes.

        1. bibi

          Je serai assez curieux de voir la répartition des étudiants ayant contracté des prêts qu’ils ne peuvent pas rembourser et quel diplôme ils ont obtenu et dans quelle université.

          Le problème c’est de croire que dans les 1200G$ de dettes contractés par les étudiants toutes se valent.

        2. sam player

          Dette moyenne des étudiants : $25,000… bof bof $70 par mois sur 30 ans hors intérêt.
          Même $100,000 à amortir sur 30 ans, hors intérêt ça fait moins de $300 par mois. A 4% d’intérêt ça fait moins de $500.
          Il serait même logique de le déduire du revenu imposable..

      2. Higgins

        En France, la gratuite absolue vole en éclat, heureusement, et de plus en plus de faculté mettent des barrières selectives. Pour le mope’t, ça touche plutôt les Master mais ça s’étend progressivement. Ma fille aînée est passée par une licence de lettres très sélective qui ouvrait, pour une licence obtenue avec plus de 14 de moyenne, les portes de Sciences-Po Paris: accès directement à l’oral sans avoir à passer par l’écrit. Bien qu’elle ait été reçue à Sciences-Po, elle a décliné cette possibilité, le formatage intellectuel de ses camarades lui faisant peur.

        1. Val

          @Higgins tout à l’honneur de votre fille ! Elle a bien fait , les sciences pipo que je connais sont des moutons boboïdes qui broutent debout la nuit

    2. Pheldge

      Helios, ils n’achètent pas le « tickets d’entrée » parce qu’ils ont du pognon ! on leur donne le droit de s’endetter parce que ils sont jugés capables … c’est pas du tout pareil. Le système a le double avantage de favoriser les motivés et les capables !
      Par ailleurs ceux qui ne font pas d’études longues n’ont pas a financer les études des autres via l’impôt comme chez nous !

      1. Helios

        Plus de la moitié ne trouvent pas d’emploi correspondant à leurs études. C’est donc de l’argent gaspillé. D’autres part cet enseignement supérieur absorbe une quantité considérable d’argent public (les « Pell grants ») qui ne cesse d’augmenter, et cela revient au total plus cher encore qu’en France. Il est donc faux d’opposer un système qui ne couterait rien au contribuable au système français. Le système américain est faussé par les conditions particulières des prèts étudiants: il est impossible de s’en débarasser par une faillite personnelle, donc les banques ne se gènent pas. Tout cela crée une inflation qui ne profite même pas aux enseignants, tout va dans la poche des managers (et équipes de foot). Ce n’est absolument pas un système « libéral », on est en plein « crony capitalism ».

        1. Aristarkke

          Et si la faillite personnelle permettait de s’en débarrasser, il n’y aurait probablement pas de prêteur. L’ avenir appartient aux plombiers plutôt qu’aux neuro-chirurgiens… 😉

        2. Pheldge

          « Plus de la moitié ne trouvent pas d’emploi correspondant à leurs études. C’est donc de l’argent gaspillé … » peut-être, mais ce n’est pas de l’argent public, du moins pour la grosse majorité, qui rembourse ses prêts.
          Que le système US actuel ne soit pas parfait, je ne puis en juger, mais l’idée que ce soient les étudiants qui financent leurs études me paraît saine ! Chez moi , à la Réunion, cette année, il y avait 1000 inscrits en 1 ère année de médecine-études de santé, pour environ 80 places, 1000 ! Et nombre de ces mecs sont boursiers. Avec un système payant, ce genre de situation aberrante serait évité !

          1. Helios

            Les Etats-Unis dépensent environ deux fois plus d’argent par étudiant que la France.

            1. Pheldge

              J’ai bien vu les stats de l’OCDE, mais le ratio diminuera si le nombre « d’étudiants » augmente, et avec quasiment 95 % de bacheliers …
              Ce qu’il faudrait comparer c’est la dépense / diplômé effectif, et non par étudiant.

            2. sam player

              Ca dépend de ce qu’on met dans les chiffres de part et d’autre..
              En france par exemple il ne faut pas regarder uniquement le budget de l’EN (65Mds) mais ajouter le budget de l’enseignement supérieur (23Mds) et aussi les dépenses de l’industrie et aussi les dépenses des régions et départements et communes qui paient les bâtiments et les agents territoriaux (ATSEM) et aussi ajouter les dépenses privées (parents)… et là on arrive largement à 150-170Mds

          2. lafayette

            oui mais d’un autre coté on ne sélectionne que les meilleurs pour en faire des cadres sup. donc c’est évident qu’il y a un tas de plombier dans le tas qui s’ignorent. C’est bien beau la courses aux étoiles, mais un jour il faut redescendre sur terre.

            1. Pheldge

              « il y a un tas de plombier dans le tas qui s’ignorent… » qu’est-ce que ça peut faire ? ont ont leur diplôme, trouvent du boulot, remboursent leur prêt.

    1. MadeInCH

      Certaines dans la foule à Cologne ont reçu plus que ce qu’elles voulaient donner…

      1. Peste et coryza

        C’est leur faute… elles ont fait croire aux migrants qu’ils étaient accueillis en vainqueurs, et elles leur refusent le butin du vainqueur…

    2. Pheldge

      Camarade lafayette, je t’explique le financement participatif : tu as une grande et belle idée qui va rapporter et t’as pas la thune pour la mettre en œuvre, exemple : tu veux « effacer Flamby » , le rendre , enfin bon, l’effacer , comme dans le film « Léon » ! Eh bin tu fais un appel aux dons, via le Net, en promettant une solide contrepartie, qui dans l’exemple est évidente … voilà, c’est facile, non ? 🙂

      1. Val

        @pheldge Et dans le cas où tu voudrais donner corps à cet exemple- pris au hasard- , tu voudrais combien ?

        1. Pheldge

          J’avoue que c’est une de mes marottes 🙂 j’en parle régulièrement, tant je suis désespéré de voir que cet individu fait et ce qu’il risque de faire pendant l’année qui lui reste, d’autant que la campagne l’a remotivé !
          ce qui me refroidit c’est que je me ferai mettre en cabane avant que le projet n’aboutisse … 😉 et pas besoin de te dire, la zon-zon, pas glop du tout !

          1. sam player

            Sur le darknet c’est un sujet porteur et il y a des propositions et même certaines personnes pourraient le faire gratuitement…

          2. Pheldge

            tu penses bien que je suis déjà allé faire un tour sur Tor 😉
            en allant faire mes emplettes, j’ai regardé un peu …

          3. lafayette

            et qui sait la marionnette a peut être 5 clones en attente, d’ailleurs ça doit pas être difficile à remplacer vu le niveau de ses discours.

  14. Marc Bloch

    Moi j’aime bien l’initiative intitulée « école 42 » de Xavier Niel :

    http://www.20minutes.fr/web/1848415-20160519-ecole-42-etat-unis-pari-americain-xavier-niel

    A Voir après quelques années tout de même ce que deviennent les étudiants professionnellement.

    Je me demande ce qu’en pense Vincent Peillon , Monsieur « C’est bien une nouvelle naissance, une transsubstantiation qui opère dans l’école et par l’école, cette nouvelle Église, avec son nouveau clergé, sa nouvelle liturgie, ses nouvelles tables de la Loi »

    Ben voyons…

    1. Pheldge

      Peillon est à enfermer dans un cachot et jeter la clef ! Tous ces dangereux idéologues Hamon, Belkacem … sont des nuisibles, et surtout irrécupérables.

      1. Pheldge

        On joue à faire une suite arithmétique de raison 1 ? vous pourriez montrer un peu plus d’enthousiasme 😉

        1. Pheldge

          Ahhh, et c’est reparti … Frau Bonzaille qui craque déjà pour une troupe de Spetzsnatz bien robustes, et « bien équipés », à en avoir les racines toutes trempées, nous refait le coup du romantisme russe … 😉

          1. Bonsaï

            Pour rafraîchir ton image auprès de ceux qui l’auraient déjà oublié, il serait bon que tu sortes parfois de ce rôle de bouffon pour montrer que tu as aussi de la lecture…

  15. sam player

    En fait, quand on y regarde bien, en france, si on analyse le budget de l’EN (état, régions, communes, parents soit 140-150Mds), le taux de défaut sur les prêts étudiants est de 100%.
    En cautionnant les prêts étudiants, l’état US ne paie ainsi qu’une partie des frais d’instruction, ceux qui ne seront pas remboursés, ceux qui n’ont servi à rien.

    1. albundy17

      Sans la garantie d’état, la bulle de ces prêts n’aurait pas la même ampleur, et le coût des études moindre.

  16. BDC

    Bon, j´ai envie de commenter la première courbe, qui représente les encours totaux des prêts étudiants. Là on est bien d’accord qu’elle est linéaire, l’accroissement de presque 100 Mrds par an correspond à la production annuelle de prêts nette des amortissements du stock. Faudrait avoir le détail entre la prod et les amortissements pour analyser la pente, et surtout : savoir qui souscrit ces prêts ? N’y a-t-il pas un effet d’aubaine par la garantie de l’Etat ? C’est juste inquiétant de voir le volume qui peut faire défaut (on doit être auj. à 1300 Mrds $ et 11,5% de taux de défaut).
    Sur la titrisation je trouve que c’est une bonne idée à partir du moment où si ça va mal, l’organisme ne refile pas ces titres en douce dans des fonds, les CDO et autres on a déjà donné.

    1. MCA

      @BDC – 20 mai 2016, 18 h 37 min

      « C’est juste inquiétant de voir le volume qui peut faire défaut (on doit être auj. à 1300 Mrds $ et 11,5% de taux de défaut »

      J’ai entendu à ce sujet une info assez troublante qui peut expliquer en partie ce taux de défaut :

      certains « étudiants » se servent de ces prêts non pas pour faire des études mais pour tout simplement remplir leur caddie.

      Ils font partie des surendettés auxquels plus personne ne prête pour consommer, alors ils se servent de ce subterfuge pour obtenir de quoi le faire; les études n’étant pas le but recherché.

      1. BDC

        Oui, j’y ai pensé, ça voudrait dire que les banques prêteraient plus que les frais de scolarité et/ou qu’elles ne vérifient rien, s’il y a des comm’ à la clé pour les banquiers ceci expliquerait ce détournement. Ah … l’Etat et ses bonnes idées !

      2. Pheldge

        Je suis ravi d’apprendre que les banquiers US sont devenus philanthropes, et acceptent facilement de prêter à perte ! quel beau pays quand même …

  17. lxy

    On forme en France autant de diplômés en psychologie que dans tout le reste de l’Europe. En revanche – d’après ce que j’entends dire- on manque partout de médecins.

      1. Pheldge

        Oui, mais pour ces cinglés là, ce n’est pas un gentil psychologue qui sera efficace … c’est plutôt la « lobobotomie », la « socialotomie » qu’il leur faut !

  18. albundy17

    Je ne suis pas assez âgé pour avoir vu ça: il y a rationnement sur les carburants dans 2 régions.

    Bientôt les tickets ?

    Heureusement, je roule au gazole qui tue et la cuve de fioul est pleine :mrgreen:

    1. Aristarkke

      Heureusement que c’est l’ état d’ urgence!

      Qu’est-ce que ce serait si les manifs et autres blocages de routes étaient autorisés???…

    2. MCA

      mmmmm…. du fioul dans les moteurs diesels modernes, je demande à voir ce que ça donne…

      Bon, cela dit c’est pas bien car la « tataxe » prévue ne rentrera pas dans la caisse et c’est ça de plus que les honnêtes citoyens devront payer! :o))))

        1. Pheldge

          Ton ami Google te donnera la réponse, la teneur en cétane, qui « pourrait endommager les moteurs turbos » … sinon, tu as le GNR, si tu as un pote agriculteur ou entrepreneur BTP

          1. albundy17

            Pfff, l’indice de cétane on s’en moque, ça fonctionne tout aussi bien, il y a plus de souffre, ça lubrifie mieux le moteur, et les risques ne sont pas une casse moteur ou de pompe (il parait que sur certains modèle, un détecteur de furfural, le colorant, bloque la pompe, mais je me demande si ce n’est pas de la propagande).

            Non, le risque majeur, c’est que ça fume différemment et que c’est passible de trois ans.

            Pour la fumée : faire le plein moitié – moitié rouge / blanc et ajouter un verre d’huile de vidange :mrgreen:

            1. Pheldge

              Je t’invite à regarder le forum suivant :
              forum-auto.com/questionsreponses/questions-total/sujet258.htm

              « Votre moteur ne risque en effet rien.
              Le GNR est un produit qui a les mêmes spécificités que le gazole classique. Il est simplement destiné à alimenter les moteurs des engins mobiles non routiers comme les tracteurs agricoles, bateaux de navigations intérieures, etc … Il remplace ainsi le fioul domestique qui était utilisé auparavant sur ce type d’engins.

              Le GNR est donc tracé et coloré afin d’être détecté en cas de contrôle. Les contrevenants sont passibles de sanctions prévues par le code des douanes. »

              1. albundy17

                Ben c’est qu’est ce que jdis.

                Tout est une question de taxes, et mon ducato de 200.000 kms a toujours roulé au blanc, au rouge et au bleu. (un peu comme moi, sauf pour le bleu)

                1. Pheldge

                  « c’est qu’est ce que jdis » tu te mets à parler comme Sarko ? qu’est-ce qui t’arrive, tu t’es fait soigner ? 😉

                  Et pour l’aveu « rouler au blanc, au rouge », c’était inutile, tu crois qu’on n’avait pas remarqué ? 😀

                    1. Pheldge

                      Mes habitudes d’écoute ? Laurent Gerra imitant Sarko ! c’est encore plus mieux que l’original 🙂

                    2. Pheldge

                      D’un autre côté, si ton attention à mon égard est touchante, qu’en est-il des 21 autres lecteurs du Blog, hein tu y penses à eux, des fois ?

                    3. albundy17

                      Ben jvais te l dire : il n’y a plus que toi qui crois a l’agité de l’épaule a talonnettes 😀

                    4. Bonsaï

                      Non, non, moi j’y crois aussi !
                      Enfin, vous avez vu sa sublime Carla, elle fait crouler les empires après avoir affolé les Stones dans sa jeunesse… avec une telle relation publique et son bagout, il y a quoi redonner du moral aux investisseurs.

                    5. Pheldge

                      Ce n’est pas de la foi, c’est juste que je continue de penser que pour « faire le chef, donner de l’impulsion, de l’énergie, faire bouger les choses » il a plus la carrure que les autres.
                      Que ça t’amuse, tant mieux pour toi, mais on sait tous que le président doit avoir de l’autorité et du charisme. Alors quand tu regardes les prétendants, le choix est vite fait. Je ne parle pas du « choix du cœur » mais de celui de la raison.

                    6. albundy17

                      Pour mémoire, il a déjà eu 5 ans pour faire bouger autre chose que l’épaule : Que dalle

                    7. Pheldge

                      P’tain Albundy, fais pas ton pénible … tu sais qu’il y en aura un des trois élu en 2017 Flamby Juppé ou Sarko. Moi je te dis, le moins pire c’est qui ? et tu peux me dire « aucun des trois je ne vote pas » on s’en fout, il y en aura un d’élu malgré toi …

                    8. albundy17

                      Ben en fait si je vote, ce sera flamby, plein le cul de l’agonie depuis que je suis né

                2. Bonsaï

                  C’est bien ça, bleu, blanc. rouge : la France éternelle. C’est pour renouveler un peu ce tableau idyllique qu’ils vous ont mis un Hollande de derrière les fagots…

                3. Aristarkke

                  C’est le transporteur préféré des plombiers, le Ducato ???
                  Outre ma ribambelle de Doblo, j’en ai un aussi de 2000 à 153.000 kms. C’est vrai que ces diesels à l’ancienne (atmosphérique) gobent à peu près tout, même l’huile de friture dont on se sait pas quoi faire…

                  1. albundy17

                    C’est franchement le volume idéal, trouve pas ?

                    Et c’est vrai qu’il roule a tout, je laisse en effet reposer mes huiles de friteuse dans des bidons, quand la merde est au fond, hop réservoir.

                    ça m’évite la decheterie :mrgreen:

                    1. MCA

                      MDR,

                      Je viens seulement de lire l’avalanche de commentaires suite à ma remarque sur le fuel dans les diesels modernes; je ne pensais pas que ça allait dériver jusqu’à mêler Talonnette 1er dans le pugilat!!!!

                      @Pheldge

                      Franchement, l’actuel n’est pas reluisant et détonne dans la vitrine, j’en conviens parfaitement, mais l’ancien n’est qu’un clown qui a déshonoré la fonction pendant 5 ans et qui rêve que d’une chose : doubler son score!
                      Alors que ce soit une histoire d’amour entre toi et lui, je veux bien l’admettre ( l’amour rendant aveugle comme chacun sait), mais n’essaie pas de convaincre le lectorat; ou alors il va falloir que tu nous payes! (1)… :o)))))

                      Pour ton info, ça fait pas mal de temps que les hommes au pouvoir ne sont plus que des figurants, Sarko en tête.
                      Le seul pouvoir réel qui leur reste encore est de nous emm…. 365 jours par an et +1 les année bissextiles avec des mesures de façade qui se traduisent systématiquement par : « tout ce qui n’est pas interdit est obligatoire et fermez la! « .

                      Et ça reboucle sur un article précédent sur le départ des français qui en ont marre (et qui d’ailleurs ne sont pas forcément des Bac+12).

                      (1) Après la brillante plaidoirie de H16, nous acceptons depuis peu les Bitcoins

    3. Aristarkke

      Ici, il n’y a pas de rationnement mais il n’y a plus de gazole dans la douzaine de stations qui sont dans un rayon acceptable de mon domicile…

    1. albundy17

      Ben en fait c’est simple: la tva sur l’essence n’est pas récupérable. La logique écolo dans toute sa splendeur

    2. Pheldge

      Tu sais bien que c’est mal de rouler en voiture, que c’est aussi très vilain ! donc les bonnes et gentilles taxes , c’est pour te punir ! 😉

  19. Val

    Cette idée de crowfunding traite du supérieur . Mais pour moi quand les enfants en arrivent là le mal scolaire est déja fait et les dégats sont massifs . Chacun bricole dans son coin aujourd’hui pour sauver ses enfants , mais ce n’est malheureusement pas à la portée de tous…

    1. lafayette

      ce n’est pas faux, d’autant que les endettés ne survivent pas tous pour rembourser. Donc le système a beaucoup de faiblesse.

  20. René-Pierre Samary

    Complètement HS (sinon avec le précédent billet), mais le patron me pardonnera. Après un départ il y a 17 ans, voici que je vais redevenir terrien, bateau vendu. Pas question de revenir vivre en France, bien sûr, sauf le temps d’une reconversion. J’avais mon pays en horreur du temps de mon départ, alors maintenant…! Même vu de loin, on se sent anéanti devant tant de sottise.

      1. Val

        @Calvin René est un capitaine Némo , il a dû atterir sous un volcan qqpart 😉 . Je trouve plaisant qu’il trouve quelque intérêt à deviser ici avec nous .

        1. René-Pierre Samary

          « Je trouve plaisant qu’il trouve quelque intérêt à deviser ici avec nous  »
          Plaisant, en effet, mais pas dans le sens que vous sous-entendez, Val. Je me sens en bonne compagnie, c’est rare. Je suis un peu dépassé par certains thèmes (économie, finance…), mais qu’importe. Béotien sur certains sujets, il reste l’humour de beaucoup d’intervenants (et celui de H16 !)
          Je n’aurai pas l’hypocrisie de prétendre que la possibilité de se connecter à mon blog, via celui du patron (qui le sais bien, fine mouche !) est indifférente à ma fidélité hacheseiziènne, mais, franchement, c’est accessoire.

          1. Pheldge

            Ahhhh RPS, merci, ça fait plaisir « l’humour de beaucoup d’intervenant » en fait le « beaucoup » et en trop, mais je ne vais pas me vexer ! 😉

      2. René-Pierre Samary

        @ Calvin. Comme « camp de base » (entre voyages divers), je penche vers le Guatemala, ou le Costa Rica. Mais je ne connais pas l’Asie, et ce serait une possibilité. Problème, la langue.
        En tous cas, pas un pays où il y a trop de tensions ethniques, où les règlements divers ne sont pas trop pesants, où la distance assourdit la sottise (qui est partout, je le sais)… : l’Europe est éliminée d’office, sauf pour des séjours nécessaires (travail, famille).

        1. MCA

          @RPS

          En ce qui me concerne, pour le climat et la nourriture, je préfère et de loin l’arc antillais à l’Asie, mais mon coup de foudre va à l’Afrique du Sud si ce n’est l’insécurité qui est dramatique.

    1. albundy17

      Ça m’attriste, ce retour a la vie terrienne. Une péniche peut être ?

      Je m’égare, des désirs refoulés sans doute

        1. albundy17

          Rhoo Calvin… décidément les ados ne pensent qu’à ça !

          Je parlais de sa vie sur l’eau enfin !

          Cela dit, j’ai vécu un peu plus d’un an sur une péniche à Paris, ce fut très agréable

            1. Aristarkke

              Tu as déjà tellement souvent montré ta précocité que plus personne ne le croit…

      1. René-Pierre Samary

        @albundy17. Non, pas de péniche. Ma fille aînée vient d’en acheter une (petite), et m’hébergera de temps en temps, au titre de papa sdf.
        Rien d’attristant. Il faut savoir changer de vie, et il était temps pour moi d’en entamer une septième, quand on a encore quelques années devant soi. Espérance de vie à 74 ans, même en admettant que par un heureux hasard génétique, je fasse partie des potentiels centenaires… ?

        1. sam player

          Bah en fait l’espérance de vie tel que calculée en général c’est l’espérance de vie à la naissance et la nôtre, celle qui a dépassé le stade des 5 ans, 20 ans etc… ne peut être que meilleure. Pourquoi ?

          Parce qu’elle est calculée en créant chaque année des générations fictives pour chaque âge et en fait ceux qui meurent jeunes pour des raisons diverses viennent réduire l’espérance de vie… mais si on passe une certaine limite on a de grandes chances de dépasser largement l’espérance de vie car les personnes les plus fragiles ont disparu.

          Il y a 250 ans l’espérance de vie était de 22 ans… mais l’espérance de vie quand on avait passé ce cap des 22 ans était de 65 ans.

          Actuellement l’espérance de vie à 35 ans a largement dépassé de 4 ou 5 ans l’espérance de vie à la naissance.

          1. MCA

            @sam player – 22 mai 2016, 17 h 47 min

            Merci pour cette explication, je me suis toujours demandé pourquoi plus on vieillissait et plus l’espérance de vie reculait (avec une limite tout de même); cette explication est limpide.

            Cependant il faudrait évoquer également « l’espérance de vie en bonne santé » qui elle conditionne notre goût à la vie.

            ————————————————————————————————————————–

            Deux principe philosophiques pour conclure:

            – Le sage vit tant qu’il doit et non tant qu’il peut.

            – Ce qui importe dans la vie ce n’est pas sa quantité mais sa qualité.

            Et une remarque récente de Depardieu qui m’a beaucoup touchée car elle résume bien la condition humaine aux âges avancés :

            « Je suis lassé de la vie mais j’ai peur de la mort »

              1. MCA

                lafayette – 22 mai 2016, 23 h 28 min

                Et seuls ceux qui n’y pensent pas se font surprendre.

                Y penser, c’est dompter l’idée, se familiariser avec elle, la trouver naturelle et relativiser ce qui peut nous arriver dans la vie.

                Cela dit, y penser n’empêche pas de profiter de la vie, de l’aimer et aide à tirer sa révérence avec élégance le moment venu.

                Ps: l’ennui je ne connais pas, et dans l’hypothèse où je devrais le connaître un jour, un petit coup de H16 devrait y remédier sans trop d’effort.

            1. sam player

              Merci MCA.
              Oui pour l’espérance de vie en bonne santé et j’ai vu il n’y a pas longtemps que cette espérance de vie en bonne santé était très variable pour ce qui est de la france suivant d’où viennent les chiffres et les paramètres : en gros ça va de 65 ans à 75 ans suivant INSEE, OCDE, OMS etc…

              Sinon c’est à cette occasion, en me documentant sur l’espérance de vie, que je me suis rendu compte que ce n’est pas par 8.5 qu’aurait dû être multipliée la cotisation de retraite entre les années 60 et maintenant mais par 10.7.

              En effet, on ne devrait pas tenir compte de l’espérance de vie « à la naissance » mais de l’espérance de vie passé l’âge de la retraite soit l’espérance de vie de la tranche 60-65 ans.

              Dans les années 60 l’espérance de vie était de 67 ans et la retraite à 65 ans et donc les gens cotisaient 45 ans en moyenne pour 2 ans de retraite soit 2/45

              Actuellement avec l’espérance de vie à 62 ans qui est à 82 ans les gens cotisent 42 ans pour 20 ans de retraite soit 20/42.

              Pour passer de 2/45 à 20/42 il faut multiplier la cotisation par 10*45/42= 10.7

              Et il faudrait en plus tenir compte des pensions de réversion dans le calcul de la cotisation car à 2 on va plus loin.

              En gros, avec les paramètres actuels la cotisation de retraite devrait être de 50% du salaire pour avoir 100% de son salaire moyen… hors cotisation d’assurance santé… car quand on est en retraite il faut bien que quelqu’un paye la prime d’assurance santé.

              1. Aristarkke

                Et il faudrait en plus tenir compte des pensions de réversion dans le calcul de la cotisation car à 2 on va plus loin.

                Faudra que tu mettes moins de téflon pour ne plus la perdre en route…

                Sinon tu risques de ne pas seulement « rentrer » dans tes cotisations…

    1. Pheldge

      Il t’a pas attendu , l’état : il se finance déjà par « crow-funding » 😉

  21. Lamba Expression

    Suis tombé sur une tête dure qui ne voit que par piketty. Je me rappelle d un billet qui montrait graphes et chiffres à l appui que oui, la misère se réduit. Je n arrive pas à le retrouver.
    Any hint ? Boss a link ?

    1. Calvin

      Ça : h16free.com/2015/03/26/37879-piketty-sest-plante-mais-ses-groupies-nen-ont-cure ??

      1. Bonsaï

        La classe, Calvin !
        Après avoir fait l’archiviste-documentaliste à la vitesse de l’éclair, il va maintenant falloir que tu te penches très vite sur le cas de l’OM qui joue ce soir… et à voir leur nonchalance ça n’est pas gagné…

        1. Calvin

          Le foot ne m’intéresse pas du tout.
          Le sport à la télé non plus, mais le foot… c’est le pire.

          1. albundy17

            Si il y a pire: le cyclisme.

            Mais on peut prévoir d’éteindre la télé pour un bon bouts de temps avec ce qui arrive

  22. Aristarkke

    Le Patron qui pensait pouvoir voyager incognito en changeant simplement de masque… n’a pas été loupé par le paparazzi de service…

  23. Aristarkke

    [URL=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=452417agenda383099.jpg][IMG]http://img11.hostingpics.net/pics/452417agenda383099.jpg[/IMG][/URL]

      1. Pheldge

        Peut-être, mais ça veut dire qu’Il fait des émules, ses futurs apôtres , Amen ! 🙂

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