Brexit – Ceux qui restent et ceux qui partent

L’affaire est donc entendue : le Royaume-Uni quitte l’Union Européenne. C’est, bien sûr, une défaite pour le camp des « européistes » plus ou moins acharnés, c’est aussi une défaite pour les sondages qui imaginaient un score serré et avaient calculé la victoire du statu quo. Et inversement, c’est une réussite pour ceux qui réclament depuis plusieurs années un tel référendum. S’il semble difficile de mesurer maintenant les conséquences, économiquement et politiquement, on peut déjà dégager quelques tendances.

L’issue de ce scrutin restera historique autant par son résultat que par la surprise qu’il a générée, d’autant que la plupart des commentateurs et autres zexperts zeuropéens avaient tablé sur un « #Bremain » consensuel, même si tout le monde se doutait que le score serait serré. Il n’en fut rien : le score est sans ambiguïté, et bien plus d’un million de voix sépare ceux qui ont décidé de partir de ceux qui voulaient rester dans l’Union Européenne. Pour les individus normalement constitués, il n’y aura donc aucun débat ni sur le résultat, ni sur la pertinence du vote, ni même sur son aspect démocratique. Seuls les habituels éditorialistes chagrins trouveront que la démocratie est un outil vraiment trop dangereux pour la laisser aux peuples, surtout lorsqu’ils votent de travers.

L’impact économique sera probablement géré assez rapidement des deux côtés de la Manche.

europe crisis

On peut bien sûr imaginer le pire : la tempête boursière qu’on observe actuellement restait largement prévisible parce que surtout due au déni d’une partie des médias et des financiers de voir la grogne grandissante des peuples face à des institutions européennes de plus en plus éloignées des missions de base qui leur avaient été assignées. Partant, on pourrait noircir le tableau en imaginant que tout va se déliter dans un effondrement financier global, parce que, vous comprenez, hors de l’Union, point de salut, mort du petit cheval et chatons renversés.

Si on remet les pieds sur terre, il y a plus à parier qu’une fois le changement acté par les marchés et les banques, une nécessaire adaptation, probablement un peu coûteuse, aura lieu de part et d’autre et… C’est tout. L’Union européenne continuera à commercer avec le Royaume-Uni, et réciproquement, parce qu’il n’y a guère de raison objective qu’il en soit autrement. D’ailleurs, ce n’est pas comme si les Britanniques n’avaient pas déjà leur propre monnaie, leurs propres petits arrangements avec les traités, et avec les frontières. Quant à l’Union, elle devra faire sans, et pourrait même, si ses dirigeants prennent un peu de recul, en bénéficier, en évaluant concrètement le poids des règlementations et des taxes que les institutions génèrent au nombre d’expatriés qui iront se réfugier outre-Manche (ou en reviendront).

Malheureusement, un peu de lucidité oblige à tempérer nettement ce constat économique modéré si l’on s’attarde, justement, au volet politique.

Et là, ce n’est pas triste, parce qu’on ne peut pas dire que nous avons des lumières en matière politique, tant du côté européen que du côté britannique. Parier sur Hollande pour des discours intellectuellement enlevés, par exemple, c’est se garantir un échec cuisant. La démission de Cameron promet là encore quelques sueurs froides, tant ceux qui prétendent le remplacer promettent d’agiter la galerie. Côté institutions européennes, on peut là encore s’attendre à tout sauf à du classieux. On peut même d’ores et déjà s’attendre à une véritable tempête de petites phrases plus ou moins assassines et particulièrement stupides une fois ce scrutin digéré. On peut aussi parier sur des tentatives de manœuvres ouvertement hostiles entre les deux côtés de la Manche. Et même si, on peut l’espérer, la diplomatie jouera à fond en coulisses pour éviter que les dérapages verbaux et publics des uns et des autres ne se transforment en opéra tragique à l’échelle internationale, les prochains mois s’annoncent sportifs.

Mais surtout, ce Brexit va entraîner une tempête sur le plan politique parce que les raisons qui animent une bonne partie des tenants britanniques du #Brexit ne sont pas du tout les mêmes que celles qui agitent à présent les fervents partisans de nouveaux référendums en Europe, et notamment en France. Force est de constater qu’il y a plus qu’un écart entre les Brexiters, assez clairement en faveur d’un État modeste et du libre-échange, et les représentants d’une sortie de la France hors de l’Union, résolument anti-capitalistes et pro-étatistes en diable.

Difficile par exemple de voir un lien quelconque, au-delà des positions anti-européennes, entre un Dr. Richard North ou Daniel Hannan, repris régulièrement dans les colonnes de Contrepoints, et Marine Le Pen dont les envolées lyriques goûtent bien plus à la source du collectivisme que du libéralisme.

Difficile aussi de croire, comme certains zintellectuels zeuropéistes un peu trop sûrs d’eux, que ce vote fut le résultat d’une xénophobie ou d’un rejet de l’immigration avant tout. Les Britanniques ont d’abord voté contre une bureaucratie et un déluge de règlements qui n’a pas arrêté de s’abattre sur les citoyens sans que ceux-ci n’aient vraiment droit au chapitre et ce n’est pas pour rien qu’il a été insisté, lors de la campagne, sur l’aspect envahissant de Bruxelles bien avant d’évoquer les questions migratoires. Oh, bien sûr, une part évidente des votants sont animés de l’angoisse peu contrôlable de voir leur territoire envahi par des hordes d’étrangers, mais il serait plus que hardi de les voir en majorité dans le résultat du vote. En revanche, le même référendum mené en France aboutirait inévitablement à une campagne axée principalement sur la question migratoire, tant les problèmes de police et de justice que ces questions recouvrent sont actuellement délaissées par le pouvoir en place, et totalement absentes des instances européennes, grossièrement incompétentes en la matière.

Cette différence fondamentale dans la question de l’appartenance aux institutions européennes entre le Royaume-Uni et le reste du continent européen et la France en particulier vont plus que probablement polluer les prochains débats. À présent, le risque est énorme que les institutions, ressentant très négativement le rejet qu’elles viennent de subir, fassent preuve d’une fermeture, d’un protectionnisme et d’un enfermement bureaucratique encore plus fort en réaction à la volonté de liberté britannique.

Et alors que le message britannique imposerait de prendre du recul, en cherchant à rendre autant que possible leur liberté aux peuples, on peut quasiment garantir que les forces et les tendances politiques en présence de ce côté-ci de la Manche provoqueront plutôt un accroissement des maux collectivistes et nationalistes.

Si l’avenir britannique semble avoir pris un tournant pour le meilleur, celui que l’Europe prendra, France en tête, sera diamétralement opposé.

Commentaires245

  1. Le Gnôme

    Il est tellement facile pour un politicien de rejeter sur l’UE les difficultés, les turpitudes qu’il a lui même provoqué que le sentiment insidieux que c’était vrai s’est instillé.

    Je considère quand même l’UE comme un rempart relatif vis à vis de notre Etat qui veut tout régenter au point qu’il durcit encore les règlements européens.

    Il faut dire aussi que normer la courbure du concombre et d’obliger les Autrichiens à appeler Konfitüre ce qu’ils nommaient marmelade n’est pas du dernier finaud.

    Pourquoi avoir fait un cadre si lourd, alors que quelques normes générales suffisaient.

    1. René de Sévérac

      Cher Gnôme, on peut voir différents problèmes à l’intégration, mais le moins fondamental est de voir
      « l’UE comme un rempart relatif vis à vis de notre Etat qui veut tout régenter » !.

      Par contre, (pour faire simple) l’association de régions diverses et de culture économique contradictoire,
      régentées par la même monnaie ne peut que favoriser la plus efficace !
      Regardez notre pays (jetez un oeil sur Nuit Debout, et les manifs CGT) …
      et vous comprendrez qu’il ne peut fonctionner au rythme du NewDM !
      Et pourtant nos élites se prennent à rêver d’être Allemand !

    2. Jiff

      « Pourquoi avoir fait un cadre si lourd »

      Pour exactement les mêmes raisons que dans ce pays; parce que pléthore de ponctionnaires, pour satisfaire aux deux derniers échelons de l’échelle de Maslow et pour justifier leur nombre ainsi que leurs avantages exorbitants, pondent des textes plus vite qu’une guenon ne rate sa couvée de singes en plein vol.

      Que se passerait-il, à ton avis, si l’on revenait à une réglementation/législation raisonnable ici ? Les pov’petits se retrouveraient à tourner en rond dans leur bureau (et au prix où est le m2 de moquette… 😉

      Et si tu ne me crois pas, c’est exactement la réponse qui a été faite par les urSSaf lorsque le gouvernement précédent a demandé qu’on encaisse les cotisations mois/mois (ou Q/Q), et donc, de supprimer les deux ans de « lissage » qui plantent tellement d’entreprises.

      1. sam player

        Oui, mettez un responsable qualité dans une entreprise et au bout d’un moment il y a plus de personnes à la qualité qu’à la production !

        J’exagère juste un peu mais je me rappelle dans une boutique de 50-60 personnes on a embauché un responsable qualité qui nous a fait acheté une tridim, fait embaucher un opérateur, puis un 2ème quand l’opérateur n°1 est malade e, RTT ou en congés ou en formation, puis un stagiaire pour les rapports de contrôle, puis le stagiaire est devenu à plein temps, puis un autre pour faire des plans qualité… MDR… puis la Responsable qualité est tombée enceinte et on a mis tout le monde dehors !

  2. Dr Slump

    Ah, le « burp » de BHL sur Burper, j’aurai pu vomir mon p’tit déj. Heureusement, je reviens tout juste de crapahuter dans les bois, et je suis bien disposé.

    Pour les probables effets sur le commerce, on est d’accord, mais pour la prévision d’un renforcement du contrôle étatique versus montée des nationalismes, dites-moi pas que c’est pas un mensonge!

      1. Calvin

        Si.
        Mais on a accolé le terme « intellectuel » à marxiste, ce qui est une hérésie à la logique et à l’intelligence, justement.
        J’accorde aux marxistes une dominance sur les passions et les sentiments, mais aucune sur la raison. Ils en sont même la négation.

        1. Pat

          Non. Pas plus que manuel ne veut dire adroit. Les intellectuels écrivent des imbécillités à la tonne, et ça ne date pas du marxisme.

          1. Dr Slump

            Le gamin a raison: intellectuel, voir définition, désigne bien tout ce qui concerne l’intelligence au sens large. Un intellectuel est donc bien quelqu’un dont la profession consiste essentiellement à faire travailler l’intelligence, ou qui un goût affirmé pour cette activité.

            De là, ce n’est pas parce qu’on a pour activité de faire travailler son intelligence qu’on sait l’utiliser… intelligemment, ni qu’on produit des choses « intelligentes », c’est à dire qui présentent un haut degré de compréhension.

            Les intellectuels, aujourd’hui, c’est comme les sportifs: le dopage est devenu tellement courant qu’on l’intègre comme un paramètre « sportif » parmi d’autres, et pour les intellectueux, la connerie est devenue tellement courante qu’on ne la voit plus comme telle, pourvu qu’on ait le titre de philosophe, la posture et la chemise blanche qui va avec.

            Les philosophes et sportifs du monde greco-romain d’avant doivent se retourner dans leur tombe.

            1. Pat

              Non, encore. Faire travailler son intelligence ne veut pas dire qu’on est intelligent, ou alors, on considère que tout le monde est intelligent (dans une certaine mesure) et l’adjectif n’a alors plus grand sens.

              1. Jiff

                Le souci, c’est que l’on juge de sa propre intelligence ainsi que de celle des autres à travers… sa propre intelligence 🙂

                Autant dire que c’est un peu la quadrature du cercle.

                    1. albundy17

                      L’intelligence, c’est surtout la faculté de reconnaître sa sottise.

                      C’est pourquoi il y a tant de prétentieux arogants

                    2. Pheldge

                      albundy17, t’as bu du vinaigre au petit dèj ? j’ai pourtant mis du smiley exprès … la prochaine fois, je mettrai un avertissement « HUMOUR »

                    3. sam player

                      @albundy
                      « L’intelligence, c’est surtout la faculté de reconnaître sa sottise. »

                      Je suis d’accord avec ça.

            2. René-Pierre Samary

              Intellectuel : quelqu’un qui pense, et qui s’en vante.
              « Il y a des sottises bien habillées, comme il y a des sots très bien vêtus. » (Chamfort)
              « Quand les gens intelligents se piquent de ne rien comprendre, ils le font mieux que les sots » (Gide)

                1. Scarlet Pimpernel

                  Le terme (« intellectuel ») est apparu à l’époque de l’affaire Dreyfus, il est intéressant de le noter… auparavant, personne ne se serait avisé de monopoliser à son profit l’intelligence…

                  L’approche la plus sérieuse de cet hubris aura été le « philosophe » période « Lumières », lequel fut soit guillotiné, soit suicidé (Condorcet, Chamfort, Rolland), soit devenu terroriste et parfois (pas assez souvent) guillotiné à la suite.

                  Concernant l’intelligence, elle avait aussi le sens d’intelligentsia, comme dans l’acception utilisée par Maurras « L’avenir de l’Intelligence », remarquable analyse en passant..

                2. Dr Slump

                  Et un imbécile, c’est quelqu’un qui croit savoir… euh…. wait! C’est la définition de l’intellectuel contemporain en fait! :mrgreen:

  3. Lepoilux

    Quand je lis le touite de Bernard-Henri Lévy, je m’extasie;
    Que c’est beau un con! Pas un petit con, ou un mauvais con, ou un sinistre con, non!
    Le Con Suprême avec majuscules, le Roi des Cons.
    Pourvu que ça dure.

          1. Scarlet Pimpernel

            Encore un qui voit des Hussards (noirs) partout… je me demande ce que Botul en pense ?

            J’adore ces petits tantrums de BHL, virant en mode total hystérique sur ses vieux jours… je l’imagine trépignant de la plume et du reste, salivant son dépit tout crêté de haine envers cette Europe helléno-chrétienne qui lui reste dans la gorge…

              1. Scarlet Pimpernel

                Sans ses réseaux, ce garçon ne serait rien, pas même le Marc Bloch du dernier rang, ou le Malraux du pauvre, qu’il pense être.
                Je ne l’ai pas particulièrement subi, sinon par plaisir, sur bhlfaitdestrucs.tumblr.com/

            1. carpe diem

              en même temps, qu’attendre d’un con qui est réputé dans Paris pour passer allègrement et sans honte devant tout le petit peuple dans les files d’attente de taxis.?

    1. Jiff

      Pas d’accord sur le terme « con »; parce qu’il existe de parfaits cons qui sont très intelligents (et que, bien souvent, la connerie de l’autre n’est qu’un point de vue de la scène différent du nôtre.)
      Plutôt « bête ».

      1. channy

        Il était magnifique Talonnette 1er dans son discours sur le Brexit..d’ailleurs il parlait comme s’il était encore président …Les BHL, Sarko etc devraient trembler à l’idée de la nouvelle vague d’attentats pâtissiers en préparation
        @zelectron
        Ne pas oublier Dexia, j’ai eu droit à un formidable conseil municipale dans ma commune sur le thème: c’est tout la faute à Dexia, même si j’ai signé des prêts sans y comprendre

        1. Aristarkke

          Il n’ avait pas compris que c’est lui, sous sa gestion nouvelle, qui devrait rembourser… Tout était axé sur le vilain emballage du cadeau laissé à son successeur alors que lui avait le cadeau de suite… Étonnant de voir que ceux qui crachent en l’ air sont surpris par ce qui retombe…

        2. Lambda expression

          Sans rien y comprendre ?
          Allons…..de l’argent gratuit ne se refuse pas. Surtout pour celui qui signe puisqu’il ne remboursera pas. Il peut alors distribuer pour assurer sa réélection. Greed is good.

        3. Jiff

          « même si j’ai signé des prêts sans y comprendre »

          Un rapport a démontré exactement le contraire: plus les gens étaient à même de comprendre les mécanismes, et donc les risques potentiels, plus ils ont signé…

  4. hub

    Merci de l’analyse H16. Je suis de mon côté surpris par l’impréparation et l’imprévoyance des marchés (ce qui est bizarre) et des politiciens (ce qui est moins surprenant). Quoi, l’éventualité d’un Bexit n’avait pas été anticipée?!!! Et de nous parler de séisme, de raz-de-marée et autres métaphores sismiques…
    Les marchés ont certainement à gagner dans les actuelles turbulences. Quant aux politiciens les menaces qu’ils profèrent en disent long sur leur pétoche.

    1. Aristarkke

      Les marchés ont trop cru aux sondages annonçant le Bremain… et ont misé en conséquence.
      Mais il serait étonnant que tous aient perdu puisqu’ il y avait des acheteurs de l’ option Brexit, décotée certes mais possible…

      1. sam player

        La chute là c’est juste de la réallocation d’actifs.
        Si le processus de sortie ne commence qu’en octobre ça va pas s’arranger mais d’ici un an on aura oublié tout ça.

      2. MCA

        Quand on voit à la présidentielle les sondages de 20h00 sortir le gagnant à la virgule près, je doute que les sondages outre manche n’aient pas été bidonnés pour tenter d’influencer les hésitants.

        Quant aux marchés, une bonne partie des ordres est donnée par des robots, de là à dire que ces robots croient aux sondages…

        Par contre j’ai lu une remarque intéressante d’un commentateur sur un site boursier qui disait à la vue de la dégringolade des cotes boursières : « on voit clairement à présent à qui profitait l’Europe ».

        1. sam player

          Le bidonnage des sondages, je ne pense pas : le clivage n’avait rien à voir avec les partis mais des considérations d’âge, de situation personnelle etc… et dans ces conditions c’est plutôt difficile d’avoir quelque chose de fiable.
          Par exemple il y a 2 villes (dont l’une de plus de 180,000 habitants) qui héberge l’une une usine Nissan et l’autre une usine Honda et contre toute attente logique elles ont voté pour le Brexit dont l’une a plus de 62%… l’inverse du sondage !

            1. sam player

              Mouais, Béchade, Delamarche hum…
              Perso si j’avais une théorie complotiste à développer ce serait plutôt celle des medias contre les marché financiers afin d’alpaguer le chaland en lui diffusant de fausses informations… ….mais pas dans un but politique, mais plutôt financier.
              Ca expliquerait pour partie pourquoi des journaux en perte continue pourtant à fonctionner normalement et que tous se les arrachent, non pour le lire mais pour les contrôler…

        2. monoi

          Il n’y avait pas de sondages de sortie, donc impossible de savoir precisement ce qui se passait. Les estimations etaient basees sur les resultats de sondages precedents, et les sondeurs britanniques ne sont pas tres doues depuis longtems.

        3. Aristarkke

          A vingt heures, en Grance, les pronostiqueurs électoraux ont déjà moult résultats connus issus des villages et petites villes. Cela aide pour la déterminaison des résultats…

    2. Pencil Ivy

      D’autant que même les plus mesurés qui s’expriment devant les medias semblent confondre « historique » et « catastrophique » ; oui, cette date restera dans l’Histoire, oui il y aura des changements à faire, sans nul doute avec quelques coûts non négligeables, mais les brexiters en sont conscients, je pense.
      Je crois qu’on voit encore la fracture entre ceux qui prennent les risques et assument, et ceux qui préfèrent (qu’on reste dans) le confort.

      Tous les termes de « divorce » employés dans les médias me semblent appropriés mais ratent le point essentiel dans la comparaison : si l’on veut sortir d’une relation, c’est bien qu’on n’y est pas bien !
      Ainsi celui qui a le courage de dénoncer une situation qu’il ne supporte plus est le méchant… Voilà qui en dit long.

      C’est amusant que ça arrive au moment où je me refaisais un peu l’Histoire des Tudors dont la scission avec l’Eglise de Rome. Ca ne s’est pas fait sans heurt, mais la Terre a continué de tourner, et l’Angleterre s’en est accommodée. Les Anglais ont toujours montré dans leur Histoire qu’ils prenaient leur destin en main (fin de l’absolutisme, révolution…), et je ne me fais absolument pas de souci pour eux.
      A chaque fois que la France a voulu les imiter, elle est allée dans le mur.

      1. simple-touriste

        « les plus mesurés qui s’expriment devant les medias »

        Ah ah trop bon

        TF1 nous a fait : la campagne du brexit n’a parlé que de pognon et a occulté la question du pouvoir
        LCI nous a expliqué : la campagne du brexit a parlé exclusivement de pouvoir

        C’est pas bien réglé leur truc.

        Et BFM TV est tout content de nous parler d’un mensonge sur une promesse clé du brexit que Farage a avoué, sauf qu’il n’a rien avoué, que Farage trouve l’affirmation non pertinente et non pas mensongère, qu’il n’en est pas à l’origine… pointus les mecs (et les nanas).

        Et tous les commentateurs expliquent qu’il faut absolument punir ceux qui désertent (ou qui abjurent leur foi européiste) pour ne pas donner des idées aux autres, tellement c’est bien ce club…

        1. Pencil Ivy

          Dans les plus mesurés, je songeais plus aux « experts » qui s’expriment sur les plateaux qu’aux journalistes même (comme Philippe de Sertine dans C dans l’Air que j’avais en tête), c’est pour ça que je leur prêtais davantage une bonne foi. Je n’ai même pas regardé les chaînes ou journaux tv.
          D’ailleurs il n’y a pas que les commentateurs qui pensent à punir les Anglais ; beaucoup de mes camarades de promo sont européistes et le prennent très à coeur, comme si c’était à eux qu’on avait filé la gifle. Etant la seule libérale qui prend ça de manière très détachée, je ne les relance même pas.

    3. gérard

      Les marchés?Il me semble qu’ils ont fait une opération formidable!Qui peut sérieusement croire qu’ils n’étaient pas au courant de certains sondages confidentiels?.Résultat ils font monter les actions bancaires de 20% juste avant les élections(ce qui ne semble pas prudent devant l’incertitude) et la veille ils vendent a terme et se regauffrent de 20% le jour suivant..Beaucoup de banquiers UK étaient pour le Brexit,et beaucoup dans le camp conservateur(proches des marchés) aussi,c’est pour cela qu’il y a eu cette élection.Il est faux de présenter les électeurs favorables au brexit comme la sous-classe populaire avinée et raciste.Je ne crois pas a la « surprise » et la réaction des autorités européenes qui veulent accélérer le départ UK ne montre aucune panique.

  5. Bonsaï

    Si j’avais encore un doute, il aurait été levé ce matin : H16 existe et il est grand !
    Si l’avenir britannique semble avoir pris un tournant pour le meilleur, celui que l’Europe prendra, France en tête, sera diamétralement opposé.
    Les Anglais ont pu sortir de la nasse assez facilement parce qu’ils avait gardé quelques poires pour la soif (dont la principale, leur monnaie). Les prochains candidats au départ risquent de rencontrer plus de difficultés, car les « sauriens extraterrestres » vont tout faire pour renforcer la cage et durcir les règles de sortie. Le bateau coule, sabordons les canots de sauvetage…

    1. Pat

      Et TOUS les partis politiques français ayant une chance de gagner les prochaines élections prônent plus d’Etat, donc un plus gros boulet pour faire couler la France.

  6. Gerldam

    Si on peut se féliciter que le Brexit l’ait emporté on doit à l’honnêteté intellectuelle de constater que, du côté des chefs de file du brexit, la démagogie ne fut pas absente, loin s’en faut.
    Le risque, maintenant, c’est que les apparatchiks de Bruxelles veuillent se venger de ce peuple qui a osé dire qu’ils étaint incompétents. Rien ne blesse plus la vanité des médiocres que de se le faire dire.
    Avec des politiciens du calibre de Hollande ou Juncker, le pire est toujours à prévoir.

    1. Gossein

      Allons bon, le pire a été prévu, mis en place et produit déjà les effets délétères escomptés par les dirigeants de cet acabit ! Mais pas encore totalement, il est vrai …

  7. Angst

    Le risque, maintenant, c’est que les apparatchiks de Bruxelles décident que c’est l’idée même de référendum qu’il faut supprimer.
    On évite ainsi de donner la parole aux souverainistes xénophobes et racistes et l’on peut revenir aux vraies questions, par exemple celle de l’identité juridique des robots et autres droïdes.

      1. BDC

        Il faut écouter Attali aussi. En gros son argumentaire c’est : il y a des progrès qui sont irréversibles, comme la suppression de la peine de mort, on ne peut pas revenir dessus, et l’UE c’est un progrès c’est pareil … Et de mieux en mieux sur les négociations de sortie : « Il faut faire cela le plus élé­gam­ment pos­sible. Car il faut gar­der à l’es­prit que ce sera une né­go­cia­tion très longue, deux ans au moins. Et si la né­go­cia­tion est hon­nête, il est pos­sible que les Bri­tan­niques changent d’avis au cours de cette pé­riode et re­noncent à sor­tir. Au­tre­ment dit, il ne faut pas que les Bri­tan­niques conservent tous les avan­tages d’être de­dans tout en étant de­hors. Faute de quoi, ce sera une in­ci­ta­tion pour d’autres à sor­tir. »

        1. Pat

          Sacré Attali ! Il fait concurrence à BHL. Moi qui vit une grande partie de l’année en Angleterre, je pense :
          – que les Anglais ne changeront pas d’avis
          – qu’ils commerceront avec l’Europe comme le font plein d’autres pays hors UE, sans avoir besoin « d’avantages spéciaux »
          – que leur économie va continuer d’être bien plus saine que l’économie européenne, et ne sera pas au bord du gouffre comme l’économie française
          Bref les grands perdants du brexit sont bien les privilégiés de l’Europe qui ont peur de perdre leurs avantages : les fonctionnaires et députés européens en tête.

          1. BDC

            Ces types comme Attali prouvent bien que les Anglais vont être punis pour l’exemple, et qu’on va se prendre de notre côté une propagande en rafales sur les conséquences  » gravissimes » d’une sortie de l’UE, on n’a pas fini d’en rire !

          2. Notons que l’économie française n’a pas eu besoin de l’Europe pour être au bord du gouffre. C’est du Made In France, la merde en France, croyez-moi.

            1. Pat

              C’est malheureusement vrai, et le plongeon a commencé avec un certain François M. Je dois donc corriger ce que j’ai écrit : l’économie française n’est plus « au bord » du gouffre. Elle a fait un grand pas en avant il y a longtemps. A quand le fond du gouffre ?

                1. bibi

                  L’UE empêche l’économie française de faire un grand pas en avant.

                  Sans l’UE la France aurait déjà plongé, et je ne suis pas sur qu’il soit bénéfique pour la France de prolonger encore et encore son agonie, car ce pays ne se réforme que contraint et forcé.

                  L’UE pour la France et beaucoup d’autre pays du sud c’est un pousse au crime et ça ne rend pas service à ses pays le cas le plus évident étant la Grèce.

                  1. Calvin

                    Attention, l’UE est la source des seuls grand pas que l’économie française a pu faire au corps défendant des élus.
                    En même temps, elle est à l’origine de trop nombreuses normes que nos élus se sont empressés de démultiplier.
                    Au final le bilan de nos élus est plus que catastrophique, alors que celui de l’Europe est légèrement bénéfique.
                    L’Europe est un outil, qui peut être bien pu mal employé. Comme une arme. Les seuls criminels sont les politiques.

                    1. bibi

                      Je ne nie pas que l’UE ait apporté des choses positives en France, le problème c’est que le parapluie de l’euro a permis à de nombreux pays de s’endetter au delà du raisonnable dont la France et donc de retarder les réformes nécessaires.

                      Quand la crise est arrivée au lieu de faire respecter les traités ils ont été enfoncés pour permettre à la BCE de racheter des dettes publiques et faire des QE ce qui est criminel et tout cela c’est fait avec l’aval des institutions de l’UE.

                      Quand ni les états membres ni les institutions ne se sentent tenue par les traités c’est assez problématique, et au lieu que chaque état n’assume seul ses conneries maintenant ils sont reportés sur les contribuables des pays de l’eurozone.

                      Il faut que chaque état reprenne ses billes pour assumer lui même ses conneries, car on ne peut pas continuer dans une zone de monnaie unique ou seulement la Lettonie, la Lituanie, l’Estonie et le Luxembourg respecte les critères et ou personne n’est décidé à les faire respecter.

                      Je ne me fais aucune illusion sur le devenir de la France dans ou en dehors de l’UE par contre si la France quitte l’UE ça sera au grand soulagement de bon nombre de nos partenaires qui n’ont pas a assumé notre faillite, et à mon humble avis quand on voit comment a été géré le cas grecs je n’ai guère de doute sur le fait que la France se relèvera bien mieux en dehors de l’UE que dedans en cas de faillite.

                  2. Pat

                    Ce n’est pas l’UE qui fait que la France ne s’est pas écrasée au fond du gouffre, mais sa richesse (notamment les économies des Français, les infrastructures) qui est garante de sa dette monstrueuse. Les infrastructures vendues, les économies confisquées, la France sera dans le même état économique que la Grèce.

                    1. bibi

                      Ce qui permet à la France de tenir ce sont les taux à 0% de la BCE, la France au FRF aurait déjà sauté., et se serait probablement réformée.
                      Ce que je crains fortement c’est que dans le cadre de l’UE la France ne finisse comme la Grèce.

              1. Français

                Ne soyez donc pas méchants avec François Mitmit;
                en 1988, il me semble bien qu’il avait promis la baisse de la carte orange!
                Ce gars est un sauveur, c’est la raison pour laquelle tant de gentilles personnes ont voté pour lui!
                Plus sérieusement, Il me semble bien aussi qu’en 1981, on a appuyé sur le champignon nauséabond du véhicule étatiste gauchisant merdique qui mène à la fosse à lisier, pour en répandre abondamment sur tous les bons citoyens qui se présentent, en éclaboussant tous les autres!

            2. René-Pierre Samary

              L’Europe a imposé un certains nombre de règles, noramment à la France. Dieu sait le nombre de dévaluations que nous aurions subies, sans l’Europe. Maintenant, tout cela est du passé, et l’Europe bouée de secours est devenue un boulet.

              1. Bonsaï

                Eh! oui, comme un beau cavalier jeune et fringant, devenu adipeux et contrariant, examinant chaque facture à la loupe et prétendant légiférer jusqu’à la dimension du bac à sable…

    1. Jiff

      « décident que c’est l’idée même de référendum qu’il faut supprimer »

      Oui, et le lavage de cerveau a déjà commencé; on a entendu le journaliste British habituel (sèpusonom émanfou) qui passe souvent dans C dans l’air, dire exactement ça (qq chose comme: « je ne pense pas que les peuples soient bien à même de juger de telles questions directement ».)

    2. Scarlet Pimpernel

      @Angst : C’est une anticipation quasi dépassée, car début 2015, Juncker disait déjà : « Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens »…

      les-crises.fr/juncker-il-ne-peut-y-avoir-de-choix-democratique-contre-les-traites-europeens/

      reste à voir comment le bon Juncker (qui mériterait de perdre son « c » aussi bien pour sa morgue, qu’au regard du sens premier du mot : « junker » = « épi vide de grain ») va sanctionner le RU… une cht’ite opération Seelöwe ? avec la chancelière Schnorkel en tête ?

      1. Aristarkke

        Penses-tu qu’il va relancer la construction des modèles 88 et 89???
        La dernière fois, ils n’ ont pas vraiment brillé…

  8. Calvin

    Je suis d’accord avec l’article, mais avec un gros bémol.
    Quand on parle de l’avenir britannique, il faut bien comprendre que ce pays ne tient qu’à un fil. L’Ecosse va vouloir faire sécession et, sans doute, rêve d’un idéal à la Chavez : du socialisme payé par le pétrole avant pénuries.

    1. Pat

      Le fil d’Ecosse reste très solide. Dans des temps très anciens (2014), un referendum (encore) a refusé la sécession à 55,4%. L’UE aura éclaté bien avant le RU.

      1. Calvin

        Le référendum de 2014 avait comme argument des « non » : vous devrez renégocier avec l’UE !
        Cet argument est tombé.

        1. Duff

          l’Ecosse a le pétrole et Londres signe le chèque pour que l’Ecosse reste dans le RU. Le brexit n’y changera rien, pour l’Irlande du nord, quand on a connu les violences des années 80/90 c’est plutôt pacifié, croire à une réunification est une foutaise à mon humble avis. Les partisans du remain prétendaient aussi que le remain et le sentiment pro-européen l’emporterait en Galles, pas de chance les gallois ont voté comme les anglais…

      1. Calvin

        Si cela restait entre britanniques, ok.
        Mais je vois bien les pontes de l’EU épauler le parlement écossais.
        Après, ça marche ou pas…

  9. Angst

    Refaire voter les Britanniques jusqu’à ce qu’ils décident de rester ?
    L’UE aime bien ce genre de solution et elle semble pointer le bout du nez dans les nouvelles.

    1. BDC

      Oui, je vois bien le scénario suivant : négociations de sortie de Charybde en Scylla => référendum pour demander si les conditions de sortie sont OK ou s’ils veulent rester.

    2. Angst

      Une pétition en ligne pour revoter aurait déjà réuni 3 000 000 de signatures, dont 39 500 venant de la cité du Vatican et 24 000 de la Corée du Nord…Rigolam.

        1. Bonsaï

          Mais comme elle n’a aucune légitimité officielle pour actionner un quelconque revirement de situation, elle ne représente en somme que la partie qui a perdu le vote (et qui ne joue pas beau joueur !).

            1. Pheldge

              mon lien au Figaro est en attente de la Sainte et Patronale imprimatur 🙂
              Et sinon « toute pétition réunissant 100K signatures doit être examiné par le parlement », en France c’est pareil ! même mieux parce que la France c’est le pays de la république de la démocratie et des doigts de l’homme (éventuellement ceux de la femme aussi )
              oh attends , euh …

              1. Higgins

                C’est comme pour le référendum pour l’aéroport de Nantes, quand le résultat n’est pas conforme aux attentes, on le qualifié d’illégitime. Cette pétition est d’un grotesque.

                1. sam player

                  Oui, curieusement c’est une fois le résultat publié qu’on les entend.
                  A noter que la pétition en UK avait été issue avant le résultat et par… un brexiteur !

                  Perso pour celle de NDDL et comme dit sur CP avant le résultat, je pense que s’ils y sont allés (au référendum) c’est qu’ils connaissaient le résultat par rapport au périmètre des gens consultés.

                  1. Bien évidemment. Et vu les intérêts bétonniers en jeu, on peut garantir que certains vont se remplir les fouilles ce qui explique pourquoi ils ne lâcheront pas l’affaire.

            2. Nyamba

              Moui, il y a eu une annonce de ce genre de la part du bureau national des réclamations (ceci est une traduction personnelle du nom de cet outil parlementaire britannique, que j’espère appropriée) : si le nombre de signatures (sans doublons) est atteint, la question sera portée au parlement – ce qui ne signifie pas pour autant que le référendum sera invalidé.
              Concernant les choix démocratiques qui sont idiots, et donc non valides quand ils ne correspondent pas au résultat souhaité par les intellectuels gentils (contre les cons méchants), mes collègues ici (majoritairement socialo-bobos – et eco-friendly, domaine de prédilection oblige), se lamentent terriblement de ce résultat, « triomphe de l’ignorance et de la bêtise » . Je suis un peu isolée, étant seule à défendre l’idée que tous les britanniques ne sont ni stupides, ni mal intentionnés (et que le Brexit n’est pas, loin s’en faut, une déclaration de guerre. Les gens sont d’une angoisse, c’est fou.)… C’est pourquoi j’ai beaucoup apprécié le coup de pouce de cet article de CP intitulé « Le mythe de l’électeur rationnel ». Il permet de démarrer une conversation sans froisser les sensibilités d’un interlocuteur conscientisé outré. Je le recommande, pour ceux qui rencontreraient le même problème par chez eux.

      1. sam player

        Les anglais nous ont déjà habitué aux pétitions débiles (les françaises aussi avec leurs tampons hi hi).
        Ainsi une pétition pour rendre obligatoire la vaccination des enfants contre la méningite B (plus de 800K signatures) et une pour interdire Donald Trump sur le territoire britannique (+ de 500K signatures)…

        … et c’est pas fini !
        Si vous avez des idées débiles de pétition…

    3. Aristarkke

      Je doute que ce genre d’ idée plaise se l’ autre côté du Channel. Pensez donc! Un pays où un politicien au pouvoir respecte sa parole de provoquer un référendum et qui, parce qu’ il a perdu, en tire la conclusion immédiate en donnant sa démission. C’est un spectacle devenu bien trop rare dans notre pays pour ne citer que lui…

      1. Royaumont

        Il ne faut pas s’inquiété, Juncker va rester, lui !
        Ce n’est pas comme si le rôle et le travail de la commission était pointé du doigt.
        Non seulement il ne veut pas partir, mais il n’y a personne pour réclamer sa tête.
        L’UE va changer de fonds en combles : on va faire la même chose avec les mêmes, mais ce ne sera pas pareil.

        Je suis assailli par un doute : nous prendrait-on pour des imbéciles ?

  10. libellule

    Le Brexit va donner de bonnes excuses à nos grands démocrates européens pour tordre le cou un peu plus à la liberté d’expression contraire à leurs diktats (je sens qu’ils vont encore nous emmerder un peu plus : Moins de liberté et plus de réglementation pour garder leurs grosses fesses au chaud et continuer à se gaver.

    1. sam player

      Ca me rappelle quand mon grand frère agé de 3 ans de plus que moi faisait des conneries… on m’appliquait les mêmes restrictions à titre de précaution 😥

      1. Scarlet Pimpernel

        psychologies.com/Moi/Moi-et-les-autres/Confiance/Articles-et-Dossiers/Trouver-sa-place/Aine-cadet-un-rang-pour-la-vie

    1. « be careful what you wish for » : il y aura d’autres coups de pieds, mais les culs seront variés et ceux des citoyens français sont très bien placés.

    2. Dr Slump

      Coup de pied suivant: une bonne grosse attaque terroriste, juste pendant les élections. On parie? Je vois bien quelques  » déséquilibrés  » tout à fait isolés, une 1/2 douzaine, mener une opération kalach sur une petite ville, et faire le maximum de morts avant de se faire sauter dans un bouquet final radieux. Le temps que les troupes arrivent, ils auront le temps de filmer et diffuser leurs exploits glorieux.

      Suivant: Trump président.

      Et à suivre, parce que je crois qu’on va en avoir, du coup de pied dans le derche, en 2017! La réalité est obstinée, et elle est dure, surtout quand on la prend dans la tronche. Ou dans le derche, c’est selon.

      1. Jiff

        Ça risque même d’être plus évident qu’un truc éculé; il-y-a un moment, ils ont quand même dit que si MLP devait gagner, ils serait question de tout bloquer.

        « Trump président »

        Entre lui et l’égérie malsaine et corrompue des néo-cons, qui se placent sur une trajectoire d’interception avec les Russes et les Chinois, je préfère encore lui.
        À noter que nous sommes encore en retard d’un wagon: les usa ont les néo-cons, et nous, les vieux-cons.

        Quant’à 2017, vu l’état de la droite et vu qu’il n’y-a que des étatistes en lice, grotoumou 1er a encore ses chances…

      1. sam player

        Dans le Prisonnier ils veulent des ren-sei-gne-ments… mais l’UE ils veulent du pouvoir et les sous qui vont avec !

        Bon c’est vrai que les ren-sei-gne-ments c’est peut-être aussi pour le pouvoir et les sous qui vont avec !

  11. Pere Collateur

    De mon coté, vendredi matin au levé, quand j’ai entendu que le brexit l’avait emporté, je me suis dit que la journée commençait on ne peut mieux 🙂

    Par contre je pense vraiment que, comme nos élites, vous sous estimez massivement le poids de la question migratoire dans le résultat. 95% du résultat est du à l’immigration. Et pas n’importe laquelle, celle venant d’Afrique et de pays musulmans.

    Si on voulait une fois pour toute arrêter de raconter des conneries et demander aux peuples européens si ils acceptent ou non des Africains et des musulmans sur leur territoire, ça permettrait de stopper l’hypocrisie délirante sur le sujet et de poser le problème qui se résume ainsi:

    Non, personne ne veux de ces gens là. Et les rares qui sont pour, c’est en plus pour de mauvaises raisons. Parfois bien crades, voir sordides.

    Pensez vous vraiment que le White Flight, ce phénomène qui se passe partout ou arrivent ces populations soit disant désirées, ne soit que des coïncidences malheureuses? Et je ne parle pas des bulles immobilières qui s’en suivent… Du coup, si on regarde ce phénomène avec la grille de lecture migratoire, les raisons devient d’un coup limpides…

    Je sais, c’est pas bisou bisou, mais il y a des gens qui ne veulent pas vivre ensemble. C’est comme ca. Les forcer, c’est entraîner ce qui vient: Guerres civiles et ethniques, avec les bons massacres qui vont bien.

    On peut donc prévoir par avance que tous les prochains résultats des futurs élections occidentales seront toutes aussi « imprévisibles », vu que la mère de toute les causes sera toujours là.

    Pauvres humains! Vous me faites pité.

    1. sam player

      95% à cause de l’immigration… non, tu raisonnes à partir d’un point de vue franco-français.

      Je pense qu’il n’y a pas une seule journée au cours de laquelle un quotidien anglais n’ait pas fait de l’europe-bashing.
      C’est eux qui ont mis tous les sujets de la réglementation des échelles, des chasses d’eau, de l’huile d’olive, des talons hauts des coiffeuses sur la place publique sinon ça serait passé comme une lettre à la poste à Fedex.

      1. Bonsaï

        De l’information objective qualifiée d’europe-bashing ? On aura tout vu.
        Mais petit à petit, les peuples se laisseront moins embobiner par ce dispositif qui grignote chaque jour un peu de leur libre-arbitre (et de leur porte-monnaie)…

        1. sam player

          Le bashing ne préjuge pas de la qualité de l’information mais de sa répétition.
          D’autre part, les ayant souvent lus, il y avait parfois de l’exagération. De simples déclarations d’un député lambda sur une idée qui lui avait germé entre la poire et le fromage devenaient immédiatement une règle européenne…

      2. sam player

        Mon activité de cette journée me fait penser qu’il y en avait eu un bon de bashing dans les journaux anglais. C’était au moment où il y avait eu une réglementation sur le transport des animaux vivants et la nécessité de leur permettre de se dégourdir, de s’alimenter, boire etc…tous les x kms.

        … et les journaux anglais avaient donc titrés qu’il fallait changer l’eau des moules tous les 50 km !

        Leur bashing a toujours une base réelle. Ainsi pour les coiffeuses la régulation européenne disait qu’elles devaient porter des talons plats et les journaux ont donc traduit cela en disant que les talons hauts et Styletto étaient interdits.

        Y en avait aussi une sur les poitrines des barmaids qui ne devaient pas être trop décolletées… car en fait la régulation européenne disait que les employeurs devaient prendre garde aux travailleurs exerçant à l’extérieur au soleil et prendre des précautions pour les protéger avec des vêtements ad hoc pour éviter les cancers dus au soleil…

        Ca va me manquer 😥

        1. Lark on the Wing

          gentside.com/insolite/cette-barmaid-sexy-a-decide-d-opter-pour-un-decollete-plongeant_pic166853.html

          On te comprend GO, mais que fait l’Inspection du Travail ? cette personne du sexe va mourir de consomption à brève échéance…

  12. Bonsaï

    Cette Europe qui a été construite pour conjurer les traumatismes de la seconde guerre mondiale a finalement versé dans un anti-nationalisme intransigeant qui déplait aux peuples. Ceux qui ne bénéficient pas directement de ce monstre administratif autosuffisant qu’est l’UE se rendent bien compte qu’en voulant éviter le fascisme d’autrefois, on tombait peu à peu dans un autoritarisme hors-sol, s’appliquent à détruire les valeurs culturelles et sociales des pays membres.

  13. simple-touriste

    « Marine Le Pen dont les envolées lyriques goûtent bien plus à la source du collectivisme que du libéralisme »

    En attendant, le FN prone le libre échange avec la Grande-Bretagne et les partis « de gouvernement » veulent voir du sang!

      1. simple-touriste

        C’est peut être par période.

        Ils sont dans la période « la concurrence avec le RU est tout à fait loyale ».

          1. Jiff

            Il est intéressant de noter que c’est à peu près à partir du moment où JMLP s’est retrouvé au 2nd tour, que le FN a commencé à épouser les diktats d’extrême gauche.
            Les mauvaises langues disent que c’est parce que papy a tellement été pris de court, qu’il a juré qu’on ne l’y reprendrait plus.

            1. Scarlet Pimpernel

              bbc.co.uk/history/historic_figures/melbourne_lord.shtml

              Pas pour rien qu’il était l’idole de JFK… early wife-swapping…

  14. jeans82

    Afin de couper toute velléité chez les sécessionnistes européens, il faut espérer que la Grande Bretagne ne bénéficiera pas de largesses dans les accords à renégocier de la part de l’europe.
    Or, pour sauver la finance et la pseudo stabilité économique de cette Europe en panne sèche, il est fort à parier qu’on retrouve des anglais hors de l’europe avec des aménagements leur permettant de maintenir les avantage d’un marché commun et de la facilite de circulation dans l’espace européens.

  15. jeans82

    Immigration, difficultés économiques, monté du nationalisme, ce cocktail détonant que l’on retrouve dans de nombreux pays d’Europe ferait oublier pourquoi l’union européenne avait été créée.
    Le spectre des guerres qui semblaient être inimaginables pour les nouvelles générations pourraient refaire surface au détour de conflits hectiques ou d’une revendication de territoire.
    Ne somme nous pas à la fin d’un cycle de prospérité.

    1. Jiff

      « Le spectre des guerres […] pourraient refaire surface »

      Il est déjà là ce spectre, et principalement alimenté par les néo-cons qui semblent avoir définitivement perdu la raison.

      « Ne somme nous pas à la fin d’un cycle de prospérité. »

      Nous sommes surtout à la fin d’une civilisation.

  16. Strongagain

    Je me permets de partager ma propre réflexion ici.
    Je pense de Cameron joue son baroud d’honneur ici, en démissionnant il laisse il permet l’élection d’un nouveau premier ministre qui devra mettre en route la sortie de l’union.
    Seulement voila, si le nouveau premier ministre élu est pro UE, alors il se peut que la GB ne sorte pas.
    Afin que le peuple gueule pas trop, on pourrait imaginer qu’on fasse des élections législatives (même si non nécessaire) de tel façon, si c’est un candidat qui a dans son programme clairement inscrit « Remain » qui gagne, on se trouve dans une situation de 1 partout balle au centre.
    L’Europe est vicelarde, c’est pas la première fois qu’elle passe par dessus la volonté des peuples, ceux qui ont suivi la campagne se rendent compte qu’il y a un truc louche, David Cameron avait dit que si le Leave l’emportait le lendemain il ferait appel a l’article 50, ce qui n’est étrangement plus le cas maintenant.

    1. simple-touriste

      « si le Leave l’emportait le lendemain il ferait appel a l’article 50, ce qui n’est étrangement plus le cas maintenant. »

      Bien évidemment puisque la frallemagne a annoncé qu’elle rendrait la vie impossible aux partants, avec bizarrement les soutiens des autres pays.

      Donc le RU va réfléchir, longtemps, très longtemps… en plus ça a l’air d’emm… les autres alors pourquoi se gêner.

      1. Strongagain

        ça on le savait déjà depuis le début, le camp Remain n’a pas arrêté de le marteler tout en prédisant que les 10 plaies d’Égypte s’abattraient sur la GB.

        Rester dans cette période d’entre deux n’est bon pour aucun des « deux camps », l’incertitude que cela produit sur les marchés est énorme mais aussi au niveau de la population qui ne sait pas à quelle sauce elle va être mangé.

  17. youkaidi

    A quand un RSI-exit ?

    Ce que le brexit arrive de plus en plus mal à cacher, c’est que ce n’est pas une indépendance territoriale qui est demandée, mais une indépendance statutaire, voire idéologique.

    Une moitié environ dans chaque pays réclame plus d’Etat, l’autre moitié en réclame moins. Si chaque pays suit sa (petite) majorité, on aura des tiraillements énormes, la (grosse) minorité se sentira flouée. Sauf à se délocaliser dans un pays ayant la majorité de son choix.

    Il y aurait alors des transferts de population, ce qui est peu probable, ne serait-ce qu’à cause de la langue.

    Le défi du XXIème siècle est donc d’inventer une citoyenneté à la carte : rester dans son pays mais opter pour l’un des grands statuts possibles, plus ou moins « social ».

  18. 0x10

    Much ado about nothing!
    Il semble assez probable que le brexit aura finalement un faible impact. La city est pour le remain et va faire en sorte de négocier des accords quasi équivalents à ceux qui sont en place. Même les normes les plus alambiquées vont continuer à s’appliquer pour faciliter les échanges entre les deux blocs.
    Le bon peuple a eu son brexit. Dans la réalité des faits cela va être business as usual.

      1. 0x10

        Correct. Mais, j’ai tout de même du mal à voir un impact politique majeur une fois passé la période hystérique post vote en particulier au UK. L’effet sera peut être légèrement plus important en europe.
        L’attention de la population a un problème donné ce compte maintenant en jours. Si l’économie suit, le brexit ca sera très vite old news.
        Une élimination immédiate de l’équipe d’angleterre de l’Euro-2016 post-brexit aurait elle eu un véritable effet!

  19. Duff

    je suis d’accord avec ce que j’ai écrit à chaud vendredi. Le contraste terrible c’est le prétendu extrémisme d’un Nigel Farage avec un extrémisme assumé d’une MLP. C’est pour ça que le Brexit a eu lieu et qu’un référendum en France porté par le personnel politique misérable actuel donnerait un résultat différent alors que l’exaspération est identique des deux côtés de la Manche. La crise occidentale est essentiellement démocratique, pas identitaire ou économique comme on le lit partout. Mais chut, faut pas le dire, un référendum c’est pas démocratique (propos entendu chez des centristes enfin qui se présentent comme tel).

    1. MCA

      @Duff – 26 juin 2016, 14 h 50 min

      « un référendum en France porté par le personnel politique misérable actuel donnerait un résultat différent  »

      Pas sûr :

      https://olivierdemeulenaere.wordpress.com/2016/06/24/a-quand-notre-tour-sondage-ecrasante-majorite-de-francais-88-souhaiteraient-sortir-ue/

      Ce qui m’interpelle en ce moment sur télépravda, c’est que les journalistes citent systématiquement d’autres pays susceptibles de suivre les anglais, mais JAMAIS la France alors que la marmite est en train de bouillir.

    2. Jiff

      « je suis d’accord avec ce que j’ai écrit »

      Difficile de s’engueuler dans de telles conditions.

      « La crise occidentale est essentiellement démocratique »

      Où êtes-vous allé pêcher l’idée qu’un quelconque pays de l’ue était démocratique ?

      1. Duff

        je vous accorde que la formule est pourrie et je m’en voulais après avoir publié le commentaire. Il se trouve que j’ai réagi à chaud vendredi soir en revenant de déplacement pro. En tant que français je regrette le choix des anglais mais si j’avais été britannique j’en aurais fait de même parce que l’UE n’a rien de démocratique, juste quelques aspects camoufleurs.

        1. Jiff

          « parce que l’UE n’a rien de démocratique »

          Ça n’est pas pour ça qu’ils sont sortis; une des vidéos proposée ici (celle de 7’nn ») explique très bien pourquoi (fais ta maison comme ceci et non comme cela, interdit de ci, puis de ça, as-tu le bon cerfa ?, as-tu la permission, les permis, l’onction ?, es-tu mulsulman ?, si oui, tu auras plus de droits que ces salauds’d’natifs, etc, etc, etc.)

          La démocratie, telle qu’elle est appliquée actuellement, n’est pas en cause, parce que tous ceux qui ne sont pas myopes savent bien que c’est un système bancal, mais tant que le joug de l’état reste dans le domaine du supportable (donc, plus ici), les gens n’ont pas envie de tenter le saut dans un inconnu qui leur fait peur (sauf qu’ici, justement les d’jeuns diplômés, entrepreneurs, et le reste sont en train de se casser à vitesse grand-V pour la raison sus-nommée.)
          Ici, on a découragé plusieurs générations de prendre des risques, et une fois que la plupart des forces vives auront décampées, il faudra au bas mot une génération (comptez 35 ans) UNE FOIS que les choses auront été vraiment remises d’aplomb – autant dire qu’il faudra rentrer dans le mur avant que ça n’arrive (mais là, ça prendra 3-4 générations, parce que le pays aura été bradé et que les gros détestent la concurrence.)

          Il-y-a aussi eu contagion de cette peur du risque ailleurs, il n’y-a qu’à voir l’inertie du système financier; enfin, le système financier normal, hors HFT & produits pourris (qui n’ont jamais été aussi nombreux.)

          Il est grand temps de faire comme les rats qui, comme chacun le sait, sont des animaux très intelligents et survivent aux catastrophes…

  20. MCA

    Le RU est contributeur net au budget européen (il verse plus qu’il ne touche), je serais curieux de connaître le nom de ceux qui vont prendre le relais pour assumer la contribution RU disparue suite au Brexit.

    1. Val

      @mca je pense que c est ce qui fait tant hurler et grincer nos zozos . Le gros bateau UE à perdu un sacré banc de nageurs ça va râler ds la galère et les coups de fouets vont pleuvoir sur la chiourme qui leur reste …..

  21. Pheldge

    Un peu HS , mais finalement, comme Mitterrand fut quand même un des grands responsables du bazar actuel, voici que grâce, à Michel Rocard, on apprend entin, que la cause de nos malheurs n’a RIEN à voir avec le socialisme : bicauze « Mitterrand était un homme de droite » … Ouf, à quoi on a échappé ! imaginez s’il avait été de gauche …
    https://twitter.com/LePoint/status/747069139286695941

  22. tabbehim

    chose amusante, même si les négociations se passent mal (et je veux bien y croire vu les allures vengeresses des ponctionnaires européens), l’UK a quand même des pieds à terre en europe du point de vue des taxes et autre… via le common wealth 😀

    Malte en est membre et est dans la zone euro 🙂
    chypre aussi d’ailleurs ^^

    les anglais sont pas idiot, si la porte principale devient trop encombré de norme et autre boulet, ils passeront par ces deux états là si nécessaire, avec les règles du common wealth 🙂

      1. Pheldge

        comme tu es médisant, camarade RPS, british sont patriotes, et les froggies sont, euh … bon socialistes, déjà , soviétiques bientôt, et ah, oui, républicains …

      2. MCA

        Heuuuu… qu’ils soient patriotes je veux bien, mais ça ne les empêche pas d’être cosmopolites également.

        A vrai dire j’ai le sentiment que les français ont perdu confiance en l’avenir de leur pays (CPEF, on l’entend souvent ici..).

        Les mieux formés et plus entreprenants vont voir ailleurs tenter leur chance et la majorité restante se réfugie dans des domaines personnels (travail, famille, amis, culture, hobbies en tous genres) en faisant le gros dos sans trop d’illusions sur l’atterrissage inévitable.

        Rajoutez à ça une impossibilité d’influencer le cours des choses : les politiques une fois élus font ce qu’ils veulent voire même le contraire de ce qu’ils ont promis et tout ça sans comptes à rendre.

        L’écœurement, le découragement et le fatalisme sont à leurs à leur comble dans ce pays.

        J’ai l’impression de vivre ce qu’ont vécu les passagers du Titanic : l’iceberg a déchiré la coque, l’eau s’engouffre dans la cale, ça prend du temps mais le bateau s’enfonce inexorablement.

        1. René-Pierre Samary

          Cosmopolites, les Anglais ? Parce qu’ils voyagent (plus que nous) ?
          Quand ils voyagent, ou émigrent, les Anglais emportent l’Angleterre avec eux. Les Français, en revanche, font de leur pays un pays étranger.
          Le Brexit, c’est peut-être une question de souplesse dans l’échine, qui n’est pas la vertu première des Anglais.

          1. Jiff

            « Les Français, en revanche, font de leur pays un pays étranger.

            C’est pas faux – mais à leur décharge, il-y-a de bonnes raisons pour ça.

        2. kekoresin

          La France cumule les nombreuses régulations européennes avec ses innombrables réglementations pondues par les innombrables petites mains des innombrables administrations. Toutes ces petites normes sans lesquelles le français moyen mourrait en moins de 24h00 (en théorie) tuent à feu doux (en réalité). Une fois qu’une règle est instaurée et fiNNement calibrée par ses 300 alinéas, aucune marche arrière possible. Elle restera même si le contexte la rend obsolète, comme une petite tâche de pinard sur la nappe blanche de mémé.

          Pour les rosbifs, ils aiment leur drapeau et tous les symboles qui vont avec (cf: cérémonie des JO). Les nouveaux venus adoptent en règle générale. Le drapeau français sert aux cérémonies mais pour le particulier, c’est devenu un signe de xénophobie. Pour les symboles français, c’est afficher le désir d’exclure l’autre qui vient d’arriver à la nage avec tant de culture exotique pour enrichir la notre. Et puis il y a la culpabilité: pour l’esclavagisme, pour la colonisation, pour la collaboration avec les nazis… Là où les anglais ont su tisser des liens forts avec leurs anciennes colonies, nos gouvernements n’ont pas arrêté de bidouiller tout en passant leur temps à s’excuser. On a fait rentrer dans la tête des français, à coups de manuels scolaires post soixante-huitards, l’idée que le français se devaient d’avoir honte et pour se racheter, accepter l’immigration massive et la tolérance à outrance comme rédemption des crimes passés. Les africains notamment ont bien compris le truc et trouvent toujours une oreille compatissante chez les résidus de FAC qui peuplent les guichets de la RF.

          1. sam player

            A propos de règles obsolètes, ça vous paraîtra peut-être bénin mais je me rappelle que quand Carrefour a décidé de marquer la date de ponte sur les oeufs, cela a été interdit à cause d’une réglementation européenne. Etonnament je viens de retrouver le lien sur le net :

            « Produits agricoles et alimentaires (oeufs)
            12171 . – 10 novembre 1986 . – M . DldIer Chouat attire l’attention
            de M. le ministre délégué auprès du ministre dM
            affaires étrangères, chargé des affaires européennes, sur les
            dispositions du règlement C .E .E. ne 2772-75 du Conseil des communautés
            européennes du 29 octobre 1975 concernant certaines
            normes de commercialisation applicables aux oeufs, qui interdisent
            de mentionner la date de ponte des oeufs sur les emballages
            ou sur les oeufs eux-mémes. Ces dispositions ne tiennent pas
            compte de l’avantage qualificatif que trouveraient les consommateurs
            à disposer d’une telle information . Il lui demande s’il envisage
            de plaider au niveau communautaire en faveur de la modification
            de ce règlement. »
            _______
            Se pose là les réglementations inutiles qui de plus empêchent l’innovation. Je me demande quelle pouvait être la victime censée être protégée par cette réglementation.

            lien suit

    1. Scarlet Pimpernel

      If we read History with any degree of thoughtfulness, we shall find that checks and balances of Profit and Loss have never been the grand agents with men, that they have never been roused into deep, thorough, all-pervading efforts by any computable prospect of Profit and Loss, for any visible, finite object; but always for some invisible and infinite one.

    1. Jiff

      Une phrase est à retenir et inculquer aux plus jeunes: « big business, loves regulations » (especially the heavy ones).

      Car c’est la meilleure façon de tuer la concurrence dans l’œuf, tout en ayant l’air de rien. :/

  23. kekoresin

    Oui, les anglais vont très bien s’en sortir au grand dam des crétins qui chantent la démocratie quand elle sert leurs intérêts. En tout cas, ça va certainement mettre un peu d’épices dans la prochaine tambouille électorale.

    Pour les républicains de gauche et de droite, garants des institutions et des petits privilèges, pas de retour aux décisions du peuple forcément xénophobe, pro guerre des heures les plus soooombres, et immanquablement ignare (ça ils sont au courant de ce que vaut l’éducnat en matière de propagande marxiste). Pour les bords extrêmes, la sortie est souhaitable pour aller plus loin dans le n’importnawak sans avoir à pleurnicher sur ses moules frites. La France pourra alors tout collectiviser en commençant par l’épargne des moutons et mettre des frontières pour éviter la fuite des ovins avec leur précieuse laine. Il est à parier que les candidats au départ serait plus nombreux que les migrants qui essayent de rentrer.

    Alors que les anglais vont libérer leurs échanges et prospérer, si la France quitte l’UE, ce sera pour se racornir encore plus dans le collectivisme et le protectionnisme d’idées du XIXème siècle. Bon, avec la CGT on a droit à l’entraînement de base, demain, place aux grandes manœuvres!

  24. lxy

    On a vu comment la fille d’un épicier ayant du tempérament avait redressé en quelques années une GB mise à genou par les Travaillistes. Je pense, j’espère que Boris Johnson est taillé pour ce genre de mission…de redressement. (M. Charles Gave produit des courbes remarquables pour la GB où on voit que la récession a accompagné chaque gouvernement travailliste et la croissance chaque gouvernement conservateur.Ca ne surprendra personne ici …). La GB pourrait surpendre d’ici quelques années !

    1. Calvin

      Sauf si les Tories se déchirent et que les Travaillistes mènent le jeu durant des années. Leur nouveau leader est le plus gauchiste et le plus passéiste de ces deux derniers siècles !

  25. Ben Oui

    Le Tempête est Europénne, les Bretons du nord ont toujours senti le vent tourné bien avant les paysans du centre. Les migrants, ce n’est qu’une goutte. Le gros grain se fait déjà sentir… Les bankster sont à la manœuvre.

    Larguer les amarres, sortir du port, prendre le large, sacrifier l’ancre, abaisser la grande voile, se maintenir face au vent, surveiller les vagues scélérates pour les attaquer de front…

    Le Brexit n’est pas une surprise, sauf pour ceux qui croit encore aux sondages qu’ils n’ont pas fait. (les flux réseaux et les brokers sont bien plus pertinents.)

    L’Europe n’est qu’un traité avec des chiffres et des lettres, des points virgules et des autographes. La démocratie, c’est du vivant qui bouge et respire comme les Êtres qui la composent.

    Ne parlons pas de la République, c’est inutile dans le contexte actuel. La loi, pour la loi, par la loi, mais sans toi.

    8 ans de palabres pour le Grexit toujours au point mort cérébral sous perf, contre un Week-end pour le Brexit, chacun mesurent l’efficacité par le résultat.

    Et le résultat en EU, aujourd’hui, c’est le Perlimpinpin sans la Mary-Poppins. Faute de goût !

    1. « les flux réseaux et les brokers sont bien plus pertinents »
      Les brokers « prévoyaient » un remain à 4 contre 1… Vache de pertinence.

      1. Ben Oui

        @H16 ? – 9/4 pour le Brexit, le jeudi 23, info sur zero-edge.

        Merci, aux navigateurs du blogue et du globe H16, pour ces explications détaillées de mise à la cape.

        C’est toujours un immense plaisir de vous lire, toutes et tous. (sauf mes photes…)

        1. Les brokers de paris en Angleterre étaient à 3 ou 4 contre 1 pour le Bremain :

          « “On the eve of the vote we see a very similar scenario to last year’s General Election, with polling showing a dead heat but the betting demonstrating a significant tilt towards one outcome: a vote to Remain in the EU. Three quarters of all stakes at Ladbrokes yesterday were for that outcome and we see a 76% chance of that result materialising.” »

          http://www.mirror.co.uk/news/uk-news/eu-referendum-brexit-breaking-odds-8182872

            1. sam player

              Harry la cote C est l’inverse de la probabilité P.
              C = 1 / P

              En l’absence de marge du bookmaker, la somme de toutes les cotes est égal à 1.

              Ainsi si la cote du remain est de 4 contre 1, alors la cote du brexit est de 1/(1-(1/4)) = 1.33 contre 1

              …et (1/4)+(1/1.33) = 1

              Pour connaitre la marge du bookmaker tu additionnes toutes les cotes et si ça fait 1.15 c’est que la marge du book est de 15%

              1. sam player

                oops j’ai été enduit d’erreur par h16
                La probabilité de remain étant de 76% la cote du remain était de 1/0.76 soit 1.31 pour 1.

                Et donc la probabilité du leave était (calculé autrement que ci-dessus) de 24% soit 1/0.24 = 4.16 contre 1

                Donc le leave était moins probable (moins proche de 1) donc gain plus grand.

        2. sam player

          Il me semble que 9/4 pour le Brexit ça fait donc 2.25/1 et donc …

          la cote est de 1/(1-(1/2.25)) = 1.8/1 pour le remain

      1. Aristarkke

        Par fort vent, un voilier doit se résoudre à se mettre à la cape, c.a.d. à s’orienter pour que le voilier soit le plus orthogonal possible par rapport au sens de défilement de la houle.
        Il faut absolument éviter de se mettre en travers de la houle en raison du risque maximal de chavirage ou d’ embarquement d’ énormes paquets de mer. Le bateau résiste et travaille mieux en escaladant la houle… Pour se mettre à la cape, un foc suffit car la grand voile avec un vent fort exercerait de violents efforts dans la mature avec risque de rupture conséquente, notamment en cas de freinage violent du à la rencontre d’une vague sans arriver à escalader celle-ci.

        Game Over comptable mais pas nautable…
        😉

        1. bigredebougre

          Aristarkke – 23h23

          Je me permets d’apporter un peu plus de précisions à ta définition de la mise à la cape d’un voilier, mais surtout à plus de simplicité ! J’ai grand respect pour ton érudition, sache-le, mais en matière maritime, mettre » le voilier le plus orthogonal possible par rapport au sens de défilement de la houle », cela ne signifie pas grand chose, il faut être plus pragmatique que cela, la situation l’exigeant, on est plus en géométrie là..il faut alors simplement réduire le foc ou génois d’un tiers de manière que le point d’écoute du génois soit approximativement à hauteur du mât et bloquer l’écoute au winch et ne plus y toucher. Ensuite, prendre en main l’écoute de grand voile et virer de bord, le génois passe à contre sans dépasser le mât, choquer l’écoute de grand voile et pousser la barre complètement sous le vent. La nouvelle situation est la suivante. Le vent dans le génois (réduit) tend à faire abattre le bateau (l’éloigner du vent), la barre sous le vent tend à faire loofer le bateau (le rapprocher du lit du vent). Ces 2 actions contradictoires maintienent le bateau en équilibre, la grand-voile fasseye (fait le drapeau) et permet éventuellement de réduire sa voilure si une prise de riz n’avait pas été prévue ! D’autre part, elle permet en bordant l’écoute de grand-voile d’équilibrer les forces si le vent sur le génois est supérieur à l’action seule de la barre. C’est le principe du Z. Pour repartir, laisser filer doucement l’écoute de génois du winch en faisant très attention de maintenir l’intérieur de la main ouverte plaquée sur la tourelle du winch. Border la grand voile et c’est parti mon kiki. Voilà voilou.

          1. Aristarkke

            Avec GO, il faut être très vulgarisateur…
            Je n’ai jamais fait de voile qu’ avec des compagnons amarinés en écoutant leurs explications… Et comme je n’ai pas renouvelé l’ expérience depuis la dernière fois où j’ai eu l’ honneur de la faire avec un des lieutenants de Christophe Colomb… 😉
            On peut parfaitement manger du riz à bord mais pour la sustentation des voiles, il est notoire que les prises de ris de veau sont préférables… 😉

            1. sam player

              « Avec GO, il faut être très vulgarisateur… »

              Non, au contraire, très précis. Je te rappelle que dans ma jeunesse j’ai fait du convoyage au nord de l’Ecosse et que la RYA ne te donne pas son blanc seing sans quelques références !

          2. sam player

            Merci bigredebougre ça c’est de la précision
            C’est ce que l’on appelle voile d’avant bordé à contre… et on peut presque aller se coucher, les 2 couples étant antagonistes.

            Mais surtout ne jamais laisser un bateau à sec de toile, ce que laisser penser Benoui et sa notion bizarre voire dangereuse de « face au vent » d’où mon WTF.

            Quant à Harry il a dû trop regarder de films avec des paquebots escaladant la houle… hum !…

  26. ronchonette

    en tout cas, voir nos dirigeants tout stressés ninquiets furieux mérite largement mon soutien au départ! par contre, je crains que les ânes européens ne se remettent pas une demi seconde en question, ne changent rien, si ce n’est de verrouiller encore plus les institutions. Enfin, ravie de voir cette grande « évasion »

  27. jeans82

    Si la classe politique européenne réagie aussi bien que les politicards français devant la montée du FN, On est foutu !
    D’autant que dans l’EU ce sont les technocrates qui ont pris le pouvoir, et ils ne sont pas près de le lâcher.

    Le mieux c’est de faire une commission pour étudier l’opportunité de réfléchir à un changement possible dans la constitution européenne, qui pourrait être proposé éventuellement, pour être discuter à la commission européenne qui pourrait ainsi présenter un projet de micro reforme au parlement dans les 10 a 12 ans qui viennent.

    1. Jiff

      «  et ils ne sont pas près de le lâcher. »

      Rien de bien méchant, qui ne résiste d’ailleurs jamais à un peu de sel, de plomb, ou de piques…

  28. andré

    Si on y réfléchi bien, on a demandé à personne de créer cet état supra national ( ça allait bien avant depuis 2000 ans ) Mais Jean Monnet ( un fils de famille des Cognacs Monnet) ) invente un monde meilleur raccord avec les idées de gauche des années 50. Monnet est l’ancêtre du bobo. L’idée de cette utopie est née dans le cerveau d’un fils a papa désœuvrée , et sans aucune capacité à gérer l’entreprise familiale centenaire. Les Cognacs Monnet ont étés rachetés depuis des lustres par des marques au noms Anglais tels que Martell , ou Hennessy .

  29. MCA

    Un point de vue intéressant aussi sur les conséquences du Brexit par :

    #‎Brexit‬ – Liliane Held-Khawam « Un risque de faillite systémique en zone euro »

  30. Pheldge

    Faut quand même reconnaître que les Rosbeef, environ tous les vingt ans, ils nous pondent un truc mémorable : années 40 Churchill, années 60 Beattles-Stones, années 90 la mort de « Lady Di », et là ça ! y’a pas, ils sont forts pour se faire de la pub 🙂

  31. Boudoir

    Il n’y aura pas de Brexit, hein.
    La situation va se tasser sans que personne ne fasse réellement l’effort de faire sortir le Royaume Uni de l’UE. Qui veut réellement renégocier une par une les 80 000 pages d’accords et de lois? La démission de Cameron est un joli coup botté en touche, alors qu’il avait promis qu’il respecterait le résultat du vote … Et dans quelques mois, on viendra dire « ok le peuple a voté, mais en fait c’est trop compliqué à appliquer en pratique, donc on oublie le referendum et on fait comme si rien ne s’était passé, ok? ».
    Et il ne se passera rien. Ou alors un énième nouveau traité européen sensé changer la donne mais qui renforcera toujours plus le pouvoir technocratique.

    1. Peste et coryza

      Pourquoi négocier cela ?
      De toute façon, l’UE et les états qui la constitue sont partis pour sombrer dans la chienlit à plus ou moins haute dose. Donc ce ne sera même pas la peine de négocier les normes : elles partiront à la poubelle devant des problèmes plus urgents.
      Là des séparatistes, des migrants, la bérézina économique, et la chienlit socialiste et bureaucratique…

      La crise grecque a montré le caractère agressif et la haine pour les gueux des dirigeants de l’UE.
      Les migrants ont causé la chute de Schengen.
      Le départ de la City hors de l’UE va porter un coup aux circuits économiques de l’UE.
      Et de toute façon, l’époque n’est pas aux super états hiérarchisés : il faut maintenant 3 jours pour acheter une maison en kit, mais 3 mois pour obtenir un permis…

      Les « je vous ai compris » des divers dirigeants européens sont pathétiques : ils n’ont rien compris, et ils ne veulent pas comprendre. Ils ne peuvent acter que les gueux contestent le projets qu’ils ont construit et qui les nourrit.
      Sans parler du leadership : pour tenir une dictature, même mole comme l’est l’UE (et qui veut être de moins en moins molle), il faut des succès économiques, et des dirigeants avec un minimum de charisme. Ce que n’ont pas les dirigeants européens.
      Et cerise sur le gâteau, les peuples sont déchirés : les pauvres et les moins mobiles sont résolument anti UE, les riches et les plus mobiles pour. A tel point que certains propose de rendre Londres indépendante…

  32. sam player

    Un truc étonnant quand même c’est qu’ils font un référendum alors que le contrat est déjà signé avec Vinci. Ça me rappelle les portiques ecotax et les indemnités de dédit équivalentes au montant du contrat. Nul doute que ça a dû aussi influencer le vote… surtout de ceux qui habitaient loin.

  33. binitials

    Je pense que vous oubliez un acteur de l’equation. L’etat islamique. Une bonne bombe placée judicieusement reste l’argument politique le plus efficace aujourd’hui. Et c’est surtout cette inconnue qui m’inquiète.

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