[Redite] Quand le pédalo vogue dans l’atoll de Taxatouva

Article initialement paru le 05.11.2018

Apparemment, une nouvelle solution a été trouvée pour sortir la France de son marasme : on va arrêter de trop s’en faire avec la dette, car cette règle des 3% de limite au déficit budgétaire, c’est un peu un règle d’un autre temps, surannée, qui mérite amplement qu’on l’oublie surtout à l’approche d’une élection n’est-ce pas. En somme, comme l’explique en creux le bon président Macron, on va pouvoir ouvrir à fond les sprinklers d’argent gratuit pour arroser le peuple et calmer ses ardeurs.

Tout va donc très bien. Et quand on compare à la situation d’il y a un an, quel chemin parcouru !

Nous sommes en 2018 et il n’y a plus aucun doute possible : le pédalo hollandesque a fait une escale dans l’atoll du Taxatouva et Macron, malgré toute la puissance de ses petits bras, n’a jamais pu l’en faire partir.

On ne sait pas exactement comment, mais le frêle esquif, barré d’une main dilettante par un François Hollande particulièrement peu maître des éléments, s’est échoué assez rapidement après mai 2012 sur les rivages ensablés, gluants et acides de l’atoll. Depuis, malgré quelques coups de pédales manquant franchement de conviction, l’embarcation n’a guère bougé. Tout indique qu’elle s’est même plutôt enfoncée.

À l’arrivée d’Emmanuel Macron, certains naïfs avait cru qu’enfin on pourrait profiter de la belle santé du nouveau capitaine pour tenter un désensablement. Peine perdue : dilapidant ses premières forces sur la décoration du pédalo, la taille de la barre et faisant mine d’attendre une météo clémente, le capitaine ne l’aura finalement poussé que dans le mauvais sens.

Et dernièrement, c’est même avec une vigueur quasi-rabique que lui et son équipe semblent s’acharner à enfoncer encore un peu plus le pédalo dans plusieurs tonnes de sable, pendant que les conditions climatiques se dégradent furieusement.

Il n’est guère besoin de reprendre en détail les derniers mois pour s’en convaincre et il suffira même de se pencher sur les derniers jours pour comprendre que ce qui tenait déjà d’une bonne pluie de taxes s’est à présent transformé en véritable déluge où pas une journée ne passe sans qu’une nouvelle ponction soit imaginée ou publiée ou mise en forme ou votée ou entrée en application.

Petit-à-petit, le peuple français commence à comprendre que la ponction ne fait que commencer ; et alors même que son anus ne s’est pas encore remis des terribles forages pneumatiques entrepris par le gouvernement et les députés, voilà que l’association des maires de France se lève comme un seul homme, trépan pétrolier à la main, en hurlant qu’il veut, lui aussi, participer à la belle opération.

On apprend en effet que cette association veut instaurer une nouvelle taxe d’un euro sur chaque colis livré à domicile.

Comme bien souvent, le geste politique suit une analyse économique indigente et part d’un sentiment aussi bon que stupide puisqu’essentiellement émotionnel et avant tout destiné à cacher l’appât d’un gain facile : pour nos maires, il s’agit officiellement de « revitaliser les centres villes » en tabassant les commerces en ligne, espérant ainsi compenser la désaffection de ces centres par une taxe qui pourrait éventuellement aider les petits commerces locaux (dans le meilleur des cas).

On comprendra qu’en réalité, les gains éventuels de cette taxe seront bien vite affectés à l’une ou l’autre niaiserie municipale dont le résultat électoral, bien qu’incertain, sera certainement plus intéressant que la survie de l’une ou l’autre boutique qui ne représente jamais qu’une poignée d’électeurs (au mieux). Non seulement, la taxe ne servira en rien les intérêts des commerces, mais elle renchérira les objets arrivant dans la commune pour les particuliers y vivant… Ce qui les incitera (en plus du reste) à aller voir ailleurs, d’autant que ces taxes viennent d’abord gréver le budget de ceux qui ont le plus de mal à se déplacer, c’est-à-dire les individus les moins aisés en premier lieu.

Les maires voudraient faire fuir les pauvres de leurs communes qu’ils ne s’y prendraient pas autrement.

Parallèlement à cette nouvelle invention idiote et pour ne pas être en reste sur le niveau communal, notre représentation nationale, jamais en retard d’une ânerie si elle peut aider à remplir le tonneau des Danaïdes de nos finances publiques, s’emploie à étendre encore le domaine de la taxe.

Cette fois-ci, ce sont les chèques vacances et autres bons de Noël qui pourraient être soumis à l’impôt : selon un amendement au projet de budget 2019 pour la Sécurité sociale, au-delà de 331 euros par an et par salarié (ou 662 euros si le salarié a au moins un enfant), le montant de ces aides (bons et autres chèques) sera soumis à la fois aux cotisations patronales et à l’impôt sur le revenu.

Malgré leur totale non-représentativité et leur existence de plus en plus marginale, les syndicats de salariés ont déjà émis de vives protestations qui seront, comme il se doit, largement ignorées. Cela prendra le temps qu’il faudra mais on peut d’ores et déjà s’en assurer : bientôt, les quelques petits avantages qu’une entreprise pouvait encore offrir à ses salariés seront, eux aussi, amputés d’une bonne part (on peut raisonnablement tabler entre 25 et 50%) pour aller abonder à cette redistribution sociale que le monde entier nous envie moyennement de financer ainsi.

La queue du Mickey est largement atteinte, saisie et même mâchonnée dans le grand manège français de la taxation en folie lorsqu’on apprend que, non content de tabasser les salariés, les consommateurs et les automobilistes comme jamais, certains députés La République À Pied entendent créer … un chèque carburant.

Encore une fois, la stupidité de l’idée s’y dispute à son invraisemblable côté contre-productif, caractéristiques maintenant spécifiques des productions de nos élus qui semblent véritablement lancés dans une espèce de concours à celui qui sortira la plus fameuse ânerie. Pour le moment, reconnaissons à Guillaume Peltier de caracoler en tête, les bras en l’air et la mine ahurie de contentement à l’écoute de ses propres niaiseries : entre deux poncifs habituels dans lesquels le député explique qu’il faut castagner encore un peu plus les méchantes multinationales, il préconise de taxer les sociétés d’autoroute afin de financer ce chèque carburant qui serait remis aux familles françaises les plus nécessiteuses face à la hausse des prix du carburant.

Hausses très largement imputable aux taxes, contrairement à l’insupportable propagande des thuriféraires de l’Etat, presse incluse : depuis 2008, le prix du baril est ainsi passé de 89 à 62 euros, pendant que le prix du gasoil à la pompe est lui passé de 1.42€ à 1.55€, sans que ni les procédés de fabrication, ni les coûts de distribution se renchérissent tant ces filières sont largement rodées et amorties depuis le temps. En revanche, sur la période, les taxes de toutes sortes (depuis les taxes sur le travail en passant par les cotisations jusqu’aux taxes sur les énergies et les ponctions soi-disant vertes) ont, elles, augmenté pour passer de 153% du prix hors taxe à 297%.

La proposition de notre petit marcheur consiste donc à oublier consciencieusement la raison même de l’écrasante augmentation des prix. Pour résumer et selon cette tête pensante, pour contrer les taxes que l’État impose et que le client paye aux pompes, l’État devrait imposer les sociétés d’autoroute que paye le client pour que l’État reverse ces thunes au client. Méfiez-vous : il y a un gros dindon dans l’histoire.

Tout ceci pourrait faire rire si le pays ne croulait pas déjà sous les taxes, si la situation économique d’un nombre croissant de Français ne tournait pas déjà au vinaigre, si la situation économique et sécuritaire du pays n’était pas déjà dramatique et si toutes ces gesticulations de plus en plus furieuses n’augmentaient pas dramatiquement le niveau de misère général.

Mais il y a pire : l’introduction n’était qu’une figure de style ; non pas que le pédalo n’existerait pas, ou qu’il ne serait pas coincé dans cet atoll maudit : pour le coup, c’est absolument certain et il n’est plus question de métaphore amusante.

La figure de style est surtout dans cette image du président Macron tentant de refaire partir le pédalo loin des eaux corrosives de l’atoll : rien de ceci ne s’est jamais produit.

En pratique, c’est même le contraire : Emmanuel Macron, maintenant parfaitement déconnecté des réalités de terrain, dit « assumer » cette hausse et explique préférer voir le carburant augmenter que le travail être taxé davantage, sans comprendre qu’il s’agit effectivement de la même chose, tant ceux qui travaillent sont aussi ceux qui prennent leur voiture pour s’y rendre ou pour l’effectuer.

Perdu dans une représentation typiquement germano-pratine de la France, il s’exclame même, emporté :

« Les mêmes qui râlent sur la hausse du carburant, réclament aussi qu’on lutte contre la pollution de l’air parce que leurs enfants souffrent de maladies »

Mais non, Emmanuel, désolé de vous surprendre, mais à peu près personne ne réclame qu’on lutte contre la pollution d’un air déjà fort propre : ceux qui réclament qu’on lutte sont le noyau de bobos éco-conscients syntonisés avec Gaïa qui habitent à 300 m de leur lieu de travail, vivent dans des grandes villes aux transports en commun déficitaires payés par la collectivité, et qui ne se déplacent en voiture que lorsqu’un Uber vient les prendre en bas de chez eux pour les amener au Starbucks le plus proche où ils dégusteront un petit moccacino bio Guatemala Antigua arômes cacao, caramel et noisette en y touillant leur tringle en bambou biodégradable et en se moquant des culs-terreux de province.

Ces derniers, qui y sont, y vivent majoritairement dans des villes petites ou moyennes, se déplacent très majoritairement en voiture parce qu’il n’y a pas de transports en commun et que 40 km en trottinette, ça n’amuse qu’une fois ; l’air y est suffisamment bon pour que les préoccupations des suceurs de cafés luxueux leur passent au-dessus de la tête mais le prix de l’essence impacte directement sur leur vie quotidienne…

Il faut se rendre à l’évidence : la giboulée de taxes prend des proportions biblique et tout indique que ce n’est pas fini. Pire : de plus en plus azimuté sur des réalités alternatives, le chef de l’État, refusant un nécessaire retour à la raison, entend poursuivre dans cette voie suicidaire qui entraîne le pays vers une dissociation complète de ses « élites » et de son peuple, et vers une catastrophe financière majeure par épuisement des classes moyennes.

Ce pays est foutu.

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Commentaires78

  1. Le Gnôme

    Not’président a dit que puisque le méchant Trump a déchiré l’accord de Paris, il faudrait faire plus d’effort pour sauver le climat et Gaïa, le ptétexte est donc tout trouvé pour augmenter les taxes.

    D’ailleurs, bientôt toutes les voitures auront un malus, sauf les électriques dont le courant provient uniquement de l’air qui circule en tuant les bovins. Certains malus repésenteront au 1er janvier 20% du prix de la voiture neuve nous dit le magazine auto-plus de cette semaine, ce qui va favoriser l’emploi et le remplacement des vieux véhicules..

    1. goufio

      Que faites-vous du bonus jusqu’à 6.000 € payé par tous les contribuables, ceux qui achètent de véhicules électriques sont si peu nombreux ? Moi je m’intéresse à ceux qui vont payer 12.500 de malus pour pouvoir polluer car il faut sauver la planète de la malédiction du CO2. Est-elle en, si mauvais état que ça?

      1. MCA

        Au 1er janvier 2020 ça va tourner au pur délire.

        Nous sommes vraiment « gouvernés » par des cinglés.

        Le barème complet du malus écologique 2020 :
        Taux d’émission de CO2 (en g/km) Montant du malus 2020
        110 50€
        111 75€
        112 100€
        113 125€
        114 150€
        115 170€
        116 190€
        117 210€
        118 230€
        119 240€
        120 260€
        121 280€
        122 310€
        123 330€
        124 360€
        125 400€
        126 450€
        127 540€
        128 650€
        129 740€
        130 818€
        131 898€
        132 983€
        133 1074€
        134 1172€
        135 1276€
        136 1386€
        137 1504€
        138 1629€
        139 1761€
        140 1901€
        141 2049€
        142 2205€
        143 2370€
        144 2544€
        145 2726€
        146 2918€
        147 3119€
        148 3331€
        149 3552€
        150 3784€
        151 4026€
        152 4279€
        153 4543€
        154 4818€
        155 5105€
        156 5404€
        157 5715€
        158 6039€
        159 6375€
        160 6724€
        161 7086€
        162 7462€
        163 7851€
        164 8254€
        165 8671€
        166 9103€
        167 9550€
        168 10 011€
        169 10 488€
        170 10 980€
        171 11 488€
        172 12 012€
        > 172 g/km 12 500€

            1. Pythagore

              Sauf que ca va faire exploser le marché de l’occasion et le ré-import, et par ailleurs les gens achèteront des plus petites voitures, le budget n’étant pas illimité donc rentrées moindres. A mon avis cela ne rapportera pas grand chose.

            1. Citoyen

              Va arriver un moment, où il va falloir envisager de les tuer, pour sauver ce qui peut encore l’être de ce pays, avant qu’il ne soit trop tard …
              Leur connerie étant en phase d’accélération vers l’infini, le risque est de dépasser le point de non retour sans s’en apercevoir !…

          1. MCA

            Houlaaaa malheureux,

            n’avoue pas une chose pareille alors qu’en ce moment on pêche la coke sur les plages de ton coin par ballots entiers.

            Tiens ça me fait penser qu’il va falloir que j’aille jeter un cp d’oeil sur mes plages oléronnaises…

    2. Theo31

      Hier un gars m’a dit que grâce aux gilets jaunes, les choses avaient changé en France. Je lui ai répondu que les impôts avaient encore augmenté. Fin de la discussion.

          1. durru

            C’est quand même pas les fonx qui ont financé la campagne, les centaines d’articles de promotion d’avant les élections. Faut pas faire oublier une partie de la réalité…

                1. Theo31

                  Ce toi n’était pas destiné à ta seule personne mais à toutes celles et elles étaient nombreuses (plus de vingt qui ont millions) cru au nouveau monde.

                  Que des gens riches financent des candidats n’est pas illégal que je sache. Le mécénat devrait être LA règle. En revanche, c’est Ducon tribuable qui régle la facture quand un candidat a 5 % des votes exprimés. Et ça, ce n’est pas normal.

                  1. durru

                    1. Si Macron n’arrivait pas dans les deux premiers au premier tour, il n’y aurait jamais eu « plus de vingt millions » à voter pour lui. Seulement les c.ns ayant voté pour lui au premier tour comptent vraiment. Les castors, c’est une autre histoire.
                    2. Je ne suis pas parmi eux, je ne l’ai d’ailleurs jamais envisagé, j’ai été parmi les premiers à réaliser la supercherie.
                    3. Des « riches » à la française, qui ont fait leur fortune dans des affaires avec l’Etat, non merci, ça n’a aucun sens qu’ils financent la campagne d’un candidat. D’ailleurs, on voit bien ce que ça donne : Macron.
                    4. Si tu veux dire quelque chose, essaie (je dis bien, essaie) de respecter ton interlocuteur et ne pas raconter n’importe quoi.
                    Tchuss !

    3. Aristarkke

      « Certains malus représenteront au 1er janvier 20% du prix de la voiture neuve »
      Une méthode pour revenir à la TVA de 33% qui frappait les voitures jusqu’en 92… dont la disparition fait visiblement pleurer dans les travées de l’AN (taper TVA 33% véhicules dans un moteur de recherche et vous allez être surpris du nombre de pleureuses actives pour sa résurrection). Sans le dire directement, comme d’hab.

  2. Mildred

    « vers une catastrophe financière majeure par épuisement des classes moyennes ».
    Il ne faut tout de même pas exagérer car, après tout, si les classes supérieures s’en sortent, de quoi nous plaindrions-nous ?

    1. goufio

      Entendez-vous que les classes supérieures sont celles qui gagnent plus de 50.000 € par an, elles représentent 10,98 % des contribuables et paient 71,55 % de la totalité de l’impôt sur le revenu ?

      1. durru

        IR qui représente péniblement 7% des prélavements effectués par l’Etat…
        Comme l’ISF en son temps, on se fait submerger par un symbole.

          1. Citoyen

            Euh, Midred, … si cet individu s’est laissé submerger par quelque chose, ce n’est probablement pas par un symbole, mais plus par l’immensité de la connerie de son idéologie … le gus étant apparenté fasciste antifa, on comprend mieux qu’il ait quelques fusibles qui ont claqué …
            Avoir sur : Nouvelles de France (ndf) … J’ai bien tenté de mettre le lien, mais semble-t-il, il ne veut pas passer !?!?…

        1. Al Bundy

          C’est la beauté de la chose, les péquenots ne s’aperçoivent pas qu’ils sont les pigeons, tout en enculant « par équité » la petite frange qui tente (les cons) de grimper

          1. Dr Slump

            Au royaume des aveugles il y a toujours des borgnes qui se prennent pour des rois, mais ils se font quand même enculer comme tout le monde, si tu vois ce que je veux dire.

  3. Pythagore

    « c’est un peu un règle d’un autre temps »
    Une règle 😉
    Oui Macron nous explique que les US et les chinois investissent massivement et nous aussi il faut qu’on investisse. Ben on pourrait déjà réorienter les ca. 500 Milliards (chiffre à la louche) de la redistribution vers l’investissement avant de faire de la dette ou (soyons fou) ne pas les prélever pour laisser chacun investir.

  4. Dr Slump

    Etudiant en fac, j’avais un camarade de foyer, chômeur, endetté, qui m’expliquait: « quand j’étais à découvert de 10.000 francs, je n’en dormais pas la nuit mon vieux! Mais quand mon découvert a atteint les 100.000 balles, je n’en avais plus rien à foutre, et c’est mon banquier qui n’en dort plus!  »
    Et donc, Macron, tel un chômeur-joueur de poker, et perversement conscient que la dette de son pays n’est pas la sienne, se dit qu’au stade où toutes les digues sont débordées, 1 milliard de plus ou de moins ne feront plus aucune différence dans un raz-de-marée de pognon.
    Le jeu, c’est maintenant de savoir qui sera le plus rapide, le plus braillard ou le plus malin pour attraper au vol la plus grosse part de flouze possible.

    1. goufio

      C’est exactement pour cela qu’il a fait nommer C. Lagarde à la BCE car elle fait partie des croyants de la Théorie Moderne de la Monnaie (TMM).L Elle pourrait utiliser l’elycopter money pour Noël, elle a pensé à 1.000 € par citoyen européen pour la « rilance » soit environ 355.000.000 000 €

    2. Al Bundy

      « Etudiant en fac, j’avais un camarade de foyer, chômeur, endetté, qui m’expliquait: « quand j’étais à découvert de 10.000 francs, je n’en dormais pas la nuit mon vieux! Mais quand mon découvert a atteint les 100.000 balles, je n’en avais plus rien à foutre, et c’est mon banquier qui n’en dort plus! » »

      On sent tout de suite la véracité de ton récit. Ha oui, c’était kerviel, sans doute

      1. Dr Slump

        Le camarade de foyer en question n’était pas étudiant, il était beaucoup plus âgé que moi, au moins la cinquantaine. Ah, ce n’était pas un Crous, mais un foyer, le foyer Home Dome à Clermont, qui a été démoli depuis.
        Pour ma part, je sens toute la modestie et l’intelligence de ta réflexion. Ha oui, un moment de grâce sans doute.

      2. MCA

        Oui, je doute qu’un banquier se soit aventuré à prêter 100 000 balles (Euros?) à un étudiant sans ressources.

        Même 100 000 FRF, ça fait qd mm 15 000 E à rembourser + les intérêts qui à l’époque ne devaient pas être négatifs.

        1. Dr Slump

          Franchement je n’en sais rien s’il était endetté à ce point, et on s’en fout, l’important c’est le sens de cette petite histoire.

          1. MCA

            Je suis d’accord, cette histoire est connue sous forme de précepte :

            Si tu dois 100 000 Euros à ton banquier, il te tient
            Si tu dois 1 000 000 000 d’Euros à ton banquier c’est toi qui le tiens.

            Etant donné que ta faillite entraîne pour lui une perte importante, il ne peut donc te refuser un nouveau crédit pour te maintenir à flot sous peine de tout perdre.

            Cette histoire est amusante intellectuellement, mais dans la vraie vie je doute que ça se passe comme cela car les banques prennent des garanties style bretelles+ceintures, voire refuse le crédit au moindre doute.

            Tout l’art du banquier est de ne pas se laisser piéger, pourtant ça arrive et je suspecterais volontiers qu’en pareil cas il s’agisse de connivence entre gredins sur le dos de la banque.

            1. Al Bundy

              « Cette histoire est amusante intellectuellement, »

              Oui.

              En fait c’est juste une reprise de la blague qui avait cours lors de la faillite de la Grèce, dont Slump se revendique désormais l’auteur chronologique, ou simple témoin révélateur, l’auteur restera quand à lui très discret, pour ne pas dévoiler ses méthodes d’obtention d’un prêt à la banque lorsque l’on est sdf de 50 ans.

              Pour la vraie petite histoire, les banques préteuses de la grèce ne dorment toujours pas, n’ayant pas fini de sabler toutes les bouteilles de champagne

            2. Dr Slump

              @Mr Je-sais-tout

              Cette blague remonte à bien plus loin que la faillite de la Grèce, et en tout cas, ta « vraie petite histoire » n’a rien à voir avec la mienne, qui est du vécu, et largement antérieure.
              Un drôle de personnage que j’avais rencontré, et qui avait sur le dos, de toute évidence, un plan de redressement de surendettement, mais pas inquiet le moins du monde. Note bien, je ne raconte pas ça pour toi, je m’en fous de ce que t’en pense, mais pour MCA et les autres.

            3. Theo31

              Le banquier s’en fout. C’est le pognon de ses clients. Il préfère faire un crédit à un fonx qui branle rien qu’à un gars qui veut créer une entreprise. On se demande bien pourquoi.

              1. MCA

                L’aversion au risque.

                @DR
                une autre que j’aime bien :

                Un banquier est un individu qui te prête un parapluie quand il fait beau et te le reprend quand il pleut.

    3. Theo31

      Ce sera le mieux placé près de la gamelle. Un indice, ça commence par F. Comme l’a dit un jour Philippe Bouvard, le socialisme, c’est prendre l’argent des riches sans qu’il parvienne aux pauvres.

  5. bibi

    Comme tous les modèles climatique dans leurs hypothèses les plus optimistes prévoient la disparition de l’atoll taxatouva le gouvernement a décidé de redoubler d’effort pour sauver ce joyeux français.

    Des tonnes de sables seront prélevées à la main sur les atolls maintenant désertés que sont liberté responsabilité et prospérité, puis transportés par la flotte du capitaine Greta et enfin déversées sur taxatouva.

    Notre président d’habitude si prompt a annoncé des dates de fins de travaux irréalistes comme pour Notre-Dame, et cette fois rester très vague, mais il se murmure de source sure dans les milieux autorisés qu’il s’agirait d’un projet sans fin.

  6. Elie

    Un euro par colis livré (encore faut-il qu’il soit livré!), pinaise, mon anus se dilate déjà, mais pas ma rate, non.
    Je me suis laissé conter hier que la poste française était l’une des moins chères d’Europe, et des plus fiables…
    Ayant du mal à croire quiconque sur parole, je me demandais si vous auriez des chiffres. Je trouve le transport de colis déjà bien cher, moi !
    Encore un article bien déprimant, je crois que je vais aller me rebooster le moral à Fistneyland, vu que mon cirque préféré a brûlé récemment. Seul point positif : pour une fois des élus divers ont laissé tomber leur langage Pol Cor pour parler d' »imbéciles irresponsables » et de « crétins » . D’ailleurs, tous ces agissements enflammés à l’encontre des personnes qui ont le plus à coeur d’apporter leur aide à la société (pompiers, flics, profs, urgentistes) vont vraiment finir par me convaincre que les pauvres sont de véritables demeurés.

    1. MCA

      @Elie 10 novembre 2019, 13 h 44 min

      « les pauvres sont de véritables demeurés »

      Il s’agit d’un jugement à l’emporte-pièces qui ne tient pas compte des réalités de la vie.

      Autant d’individus, autant de trajectoires, autant d’embûches et d’accidents de la vie possibles.

      1. P&C

        +1
        Un exemple : un gars, artisan plombier, tout va bien, le fric roule… jusqu’à un soir fatidique : accident, il perd sa femme et son môme. Le gars ne s’en est jamais remis. Il a tout plaqué du jour au lendemain…

        A Aix les bains, il y a un genre de clodo… ancien notaire. Le mec passait son temps en vadrouille avec son chien.

    2. Higgins

      Elle n’est peut être pas très chère (incapable de faire une comparaison utile) mais une chose est sûre, elle n’est plus du tout fiable. La seule chose dont on peut être certain, c’est d’avoir mis son courrier dans la boîte. Pour le reste, c’est une loterie.

  7. Aristarkke

    reconnaissons à Guillaume Peltier de caracoler en tête, les bras en l’air et la mine ahurie de contentement à l’écoute de ses propres niaiseries
    Un an après, il continue sans désemparer…
    Suffit d’aller consulter son compte tw… et son « activité » d’une semaine suffit à consterner le lecteur encore un peu sain d’esprit, devant son avalanche de « propositions »…

  8. Al Bundy

    Robot islamophobe !

    https ://fr.sputniknews.com/societe/201911101042403559-en-france-une-mere-de-famille-meurt-happee-par-son-robot-multi-cuiseur/

      1. Al Bundy

        Le mâle de 15 ans, ingénieur pont de chaussettes en devenir, qu’appelle les secours pour savoir quoi faire genre débrancher la machine et couper le foulard….

        Tu me diras, 15 ans et pas sur un scooter ou en bagnole…

          1. Aristarkke

            L’auteur de cette maxime n’est pas Talonnette 1er mais Seguela, le publicitaire alors fraîchement reconverti de L’Arsouille vers l’Anouihl de l’Elysée…

  9. Jérôme Laurent

    Nous allons à la crise majeure. Et je commence à croire que c’est pour la France la seule issue pour s’extirper de l’arnaque communiste géante née des suites de la seconde guerre mondiale.

    Par ailleurs, vous écrivez très bien, il est particulièrement agréable de vous lire, au-delà de la pertinence du raisonnement et des arguments. Merci.

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