Autopsie d’une propagande

Les péripéties et mouvements de sabre du côté des Andes sont l’occasion, de l’autre côté de l’Atlantique, de mettre en lumière les accointances sulfureuses et disparités venimeuses des uns et des autres. Cependant, 6000 km plus à l’Est, les médias français proposent une vision surprenante des affaires vénézuelo-équatoro-colombiennes dans laquelle les valeurs sont étrangement bousculées…

En l’espace de quelques articles, le tableau est dressé : le président Colombien, un conservateur à la botte des ricains, a été attaquer (sauvagement, cela va de soi) les révolutionnaires opposants politiques armés cachés dans la jungle, sur le sol équatorien, et ont tué le médiateur qui allait obtenir la libération d’Ingrid Bétancourt.

En substance, on assiste à une présentation des faits qu’on pourrait qualifier de partiale…

Le ton général des articles de presse est ainsi notablement nuancé en ce qui concerne Correa (dirigeant équatorien) et Chavez (le clown de Caracas), beaucoup moins pour Uribe. Ainsi, dans Le Moôonde peut-on lire que, je cite, sur la foi de documents découverts sur ces mêmes ordinateurs, la police colombienne a accusé lundi Rafael Correa, le président équatorien, d’être lié aux FARC. Le doute subtil introduit par la tournure de la phrase sur la qualité des allégations de la police colombienne est à mettre en regard du fait, évident, que Reyes, le n°2 du groupement mafieux, a bel et bien été buté … en territoire équatorien, alors que Correa avait nié toute présence des FARCS sur son territoire il y a quelques jours encore. Dans la même veine, Correa n’était pas lié du tout avec les terroristes marxistes … mais entretenait avec eux des relations qu’il qualifie de diplomatiques et dans un but humanitaire. Pour quelqu’un qui n’avait pas de lien avec eux, il semble maintenant prêt à concéder avoir échangé quelques papouilles avec nos Picaros du crus.

La même rhétorique est utilisé chez Labération : Les services colombiens semblent savamment distiller aux médias photographies et dossiers à charge contre la guérilla, soi-disant contenus dans les ordinateurs retrouvés dans le campement de Reyes. On se demande pourquoi, subitement, les colombiens distilleraient des informations qui seraient immédiatement frappées de doute, et pourquoi les déclarations tonitruantes de Chavez ou Correa devraient, elles, être prises pour argent comptant (ou, à tout le moins, ne pas devoir subir, en aucune manière, une mise en phrase aussi respectueuse du doute).

Doute que ne semble pas effleurer le Nouvel Obs, quand il reprend les propos de l’Equatorien : « Je suis au regret de vous dire que les discussions étaient assez avancées pour libérer en Equateur 12 otages, dont Ingrid Betancourt », a déclaré le président équatorien Rafael Correa pour qui cet espoir a été freiné par « les mains guerrières » du gouvernement colombien. ; rien qu’en remplaçant « déclaré » par « prétendu », on aurait ainsi contrebalancé les doutes sur les découvertes policières colombiennes par des doutes sur les allégations du président équatorien. Mais non : le doute n’entâche, semble-t-il largement, que l’un des côtés. Bizarrement, c’est celui des anti-marxistes…

On peut être aussi surpris du manque consternant de critiques vis-à-vis de Chavez : ce dernier n’a cessé, depuis que l’affaire Bétancourt a pris de l’envergure internationale avec l’intervention pataude et brouillonne de notre effervescent président, de se placer lui-même comme médiateur pour les FARCS avec lesquels il n’a jamais caché une proximité idéologique, pour ne pas dire une accointance coupable. Maintenant que, politiquement et si l’on en croit les informations retrouvées par les colombiens, il est officiellement mouillé dans une tentative de financement des guérilleros marxistes, le Caudillo se défend (très mollement, il est vrai) d’avoir jamais eu un tel lien avec eux.

Et pendant que TF1 juge les accusations d’Uribe à l’encontre de Chavez outrancières, la chaîne du bétonneur rapporte que Bernard Kouchner a fait part de ses craintes que la mort du numéro 2 des FARC ne soit « une mauvaise nouvelle » pour les prisonniers. En substance, la mort d’un des bourreaux des prisonniers est un enquiquinant désagrément de parcours… En clair, il aurait été urgent de ne rien faire, voire d’aider cette amusante faction de marxistes pacifiques.

On peut tout de même se demander en quoi la situation des prisonniers pourraient vraiment changer après la mort du second couteau mafieux : cela fait plusieurs années qu’ils sont détenus, et la mort inopinée de Bétancourt, par exemple en représaille de celle de Reyes, serait médiatiquement et politiquement catastrophique pour tout le monde, et financièrement une mauvaise affaire pour les vendeurs gauchistes de schnouffe colombienne : la revolucion coûte dé plous en plous cher, et ce n’est pas en butant ses otages qu’on relâche une fois grassement payé qu’on va renflouer les caisses.

Il est tout aussi très intéressant de constater que cette presse, assez manichéenne et facilement acquise à la cause des révolutionnaires de Prisunic, ne relâte pas du tout les critiques pointues et argumentées dont elle fait pourtant l’objet par des Colombiennes bien plus au fait de l’actualité de leur pays que les tristes pisses-copies endoctrinés dont notre presse abuse sur ses articles orientés. Ainsi dénoncent-elles clairement les vociférations ridicules de nos médias lorsque ceux-ci accusent le gouvernement légitime en place (celui d’Uribe) d’avoir provoqué la douloureuse situation de l’otage. Ainsi ne comprennent-elles pas pourquoi la Fraônce veut fourrer son nez dans les affaires colombiennes, ou pourquoi Kouchner fait tout pour impliquer Chavez dans l’histoire, ce dernier étant mortellement remonté contre Uribe (ce qui, diplomatiquement, constitue une curiosité navrante)… Bref : vu par des Colombiens, la position de la presse française est très loin de satisfaire à la neutralité qui sied à ce genre d’affaires étrangères.

Si l’on ajoute quelques renseignements de base sur l’otage elle-même, on se rend compte que le tableau quasi-romantique de la Passionaria engagée se craquelle franchement pour découvrir celui d’une opportuniste qui paie (cher) les conséquences de ses calculs politiques foireux ; une récente vidéo permettra aussi de se rendre compte que sa neutralité dans le conflit entre les FARCS et le gouvernement colombien était totalement relative, et qu’elle penchait très clairement du côté des terroristes… L’engagement médiatico-montgolfier[1] qu’on connaît aujourd’hui et les gesticulations présidentielles rendent l’ensemble terriblement pathétique.

Enfin, il suffit d’aller voir ailleurs, au-delà de son pays, pour se rendre compte qu’il existe une presse un tantinet plus à jour sur les règles de base du journalisme … Ainsi, dans le Times, un Français pourra découvrir, stupéfait, que les Colombiens ne peuvent pas piffrer les FARCS : The raid was hugely popular with most Colombians, who deeply detest the Farc’s often brutal tactics. Une telle information est absolument introuvable dans la presse française. De la même façon, les journalistes de la BBC n’hésitent pas à noter que les FARCS sont bel et bien vus comme des terroristes par l’UE et les USA. Pour rappel, en France, nous avons droit à tout le florilège léger des contournements rhétoriques : groupe armé, révolutionnaires, guerilleros, etc… Terroristes ? Naaaaan.

On a, dit-on, la presse qu’on mérite. A la lire, ce pays ne vaut plus grand’chose.

Notes

[1] i.e. plein d’air chaud

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Vous aussi, foutez Draghi et Yellen dehors, terrorisez l’État et les banques centrales en utilisant Bitcoin, en le promouvant et pourquoi pas, en faisant un don avec !

Commentaires32

  1. Higgins

    On annonce bientôt un film relatant la vie et l’assassinat de ce grand démocrate qu’était Reyes. Sophie M. tiendrait le rôle de la maîtresse sulfureuse de Reyes, lui-même joué par Pierre A.. Emmanuel B. ferait une Ingrid Betancourt plus que convenable. Il suffit de trouver un acteur français avec un faciès de traitre pour jouer le président Uribe affublé d’un conseiller estampillé US (l’acteur devra accentuer le côté machiavélique et ridicule du personnage). Quant au réalisateur, il devra avoir sa carte au Parti (dur!), le scénario étant signé Fred V.. Olivier B. et Arnaud M. feront à cette occasion leur début au cinéma. Le budget de cette superproduction destinée à l’éducation des masses laborieuses sera financé par une taxe exceptionnel sur les déplacements en avion (Grenelle oblige) en provenance des US.

  2. Erick

    Pas contre l’ évaluation de notre presse.
    Post qui me rappelle unde Xerbias en décembre dernier qui ne traitepas mal du problème vu du coté autorités colombienes.
    En revanche, la video ne me semble pas trés concluante en ce qui concerne le tropisme pro-FARCS d’ I. Betancourt.

  3. geo

    Hé, la Bétancourt, y en a marre,
    croyez vous que l’on ferait autant de batage si cela était vous ou même un monsieur lambda quelconque….comment?…..a les Bétancourt ils ont plein de fric!!…..j’savais pas

  4. El Gringo

    Pendant des années, deux partis politiques soit disant opposés l’un à l’autre prenaient alternativement le pouvoir. Dans les faits, ces deux partis appliquaient la même politique qui consistait d’abord et avant toutes choses à s’en mettre plein les fouilles. Un jour, les citoyens les plus pauvres en ont eu marre et ont mis un crétin dangereux au pouvoir.
    Ces deux partis se nomment COPEI (Comité de Organización Política Electoral Independiente) et AD (Acción Democrática) et je vous laisse en déduire qui est le dangereux crétin.
    En France, le PS et l’UMP soit disant opposés l’un à l’autre mènent peu ou prou la même politique, jusqu’à ce que…

  5. Jesrad

    Allons, allons, El Gringo. Vous n’allez quand même pas insinuer que la France serait en voie de tiers-mondisation, tout de même ?

    Si ?

    Ah… Cela expliquerait la nouvelle campagne du Secours Catholique Français.

  6. pp

    Même si effevtivement Chavez semble jouer un bien mauvais jeu, interpréter les événements à travers un prisme idéologique ne sert pas à grand chose d’autre qu’à se convaincre qu’on a bien raison et les autres bien tord. Classer suivant les catégories pro-marxiste et anti-marxiste, ou pro-capitaliste et anti-capitaliste ne sert pas à grand chose, car dans les faits certains sont étonnament "pragmatiques" :

    Richard Grasso, president du New York Stock Exchange, temple du capitalisme financier américain, est allé donner l’accolade au fameux Paul Reyes et causer business. Tant qu’à faire, il lui a proposé de venir visiter Wall Street alors que les FARC sont considérés comme organisation terroriste aux USA :
    en.wikipedia.org/wiki/Ric…

    Quand à Uribé, c’est un proche du cartel de Medellin, et ami du très célèbre Pablo Escobar. Inutile de dire que l’enlèvement d’une Ingrid fouineuse et incorruptible était au minimum une divine aubaine pour lui et une bonne partie des politiques colombiens corrompus. Il n’a strictement aucun intérêt à sa libération.
    fr.wikipedia.org/wiki/%C3…

  7. You missed my point entirely comme on dit parfois. Le but était de noter le prisme idéologique de la presse française, qui se réclame pourtant de l’impartialité et de la neutralité… Qu’Uribe soit un dirigeant aussi corrompu que peut l’être un Poutine ou un Sarkozy ne change pas des masses le fait que les FARCS sont bel et bien des terroristes et que ce simple terme n’est tout simplement pas utilisé par Libé ou le Môônde…

  8. Bobby

    Superbe billet! Je me le garde à portée de main, celui-là.

    Pas besoin d’une quelconque influence idéologique pour se rendre compte de la partialité des torchons fraônçais.

  9. Ozenfant

    Je fais amende honorable H16, en effet:
    "You missed my point entirely comme on dit parfois. Le but était de noter le prisme idéologique de la presse française, qui se réclame pourtant de l’impartialité et de la neutralité… Qu’Uribe soit un dirigeant aussi corrompu que peut l’être un Poutine ou un Sarkozy ne change pas des masses le fait que les FARCS sont bel et bien des terroristes et que ce simple terme n’est tout simplement pas utilisé par Libé ou le Môônde…"
    Il est parfaitement vrai que notre presse écrite est une des + médiocres du Monde et que par son ignorance crasse des réalité, elle contribue plus qu’on ne le pense à précipiter notre lente glissade vers le statut de territoire touristique et de "Parc à thème".
    Quand à notre audiovisuel son "toc" à nous amasser des "experts sans expérience" sur un plateau pour nous décrire un monde virtuel qui n’a jamais existé que dans leur tête est hallucinant.
    Grâce à cette médiacratie vivant dans une perpétuelle excitation du scoop transparent.
    Vivant dans la continuelle indignation morale induite par une langue de bois chronique roulant une pelle à la pensée unique du PS/UMP…. ("L’indignation morale est une stratégie pour conférer de la dignité aux imbéciles." disait Marshall Mac Luhan, le théoricien de la communication qui n‘était pourtant pas spécialement réactionnaire….)
    Heureusement, que quelques organes de presse régionale surnagent sur cette fosse à purin qu’est la presse Parisianiste et l’audio-visuel.

    Comment ? Que dîtes vous ?
    Ah! Oui "Ce qui est exagéré est insignifiant ?"

    Mais ce que je dis est à peine exagéré, et le fait de n’écrire que pour les sympathisants sectaires du PS ou de l’UMP (40% AU GRAND MAXIMUM de la population). Conduit à cette désolation d’autant plus grave que nos pauvres politiciens de deux bords croient dur comme fer à cette réalité virtuelle diffusée par ces organes malades.
    A+

  10. geo

    ""On a, dit-on, la presse qu’on mérite. A la lire, ce pays ne vaut plus grand’chose.""

    Je suis surpris de ce jugement, pour ma part, je n’ai pas lu un "journal" (sans ironie svp) depuis plus de 40ans….alors vous pensez bien que je ne peux apporter un jugement sur une chose que j’ignore……mais grâce à vous (sans ironie également) et à internet, cette lacune est maintenant comblée.
    merci, mille fois merci……………..geo

  11. pp

    La presse n’est pas vraiment idéologique, elle se sert de l’idéologie pour arriver à ses fins, ce qui n’est pas tout à fait la même chose. En prenant l’exact contrepied d’une soit disant dérive idéologique, c’est toi qui tombe dans l’idéologie, et c’est de ça dont je parlais. Tu fais de tout ça une bataille idéologique alors que ça n’a strictement rien à voir.

    La presse utilise effectivement l’idéologie pour nous faire avaler n’importe quoi, mais peut prendre tout à coup son propre contre pied en devenant étonnament pragmatique, ou en passant d’une idéologie à l’autre, tout en trouvant bien sûr de bonnes raisons.
    Bref, on enfume son petit monde et on veille à ce que les gens continuent à être stupides en leur servant la même soupe idéologique (aussi bien d’un bord que de l’autre), mais surtout en ne remettant jamais en cause certains dogmes biens établis comme le monétarisme.

    En l’occurrence, après des mois où la presse n’a pas raté une occasion d’épingler le "dictateur de Caracas", elle est devenue soudainement, comme tu l’as toi même constaté, plutôt bienveillante. Etonnant tu ne trouve pas ? C’est plutôt là dessus que tu devrai te poser des questions, pourquoi soufle t on le chaud et le froid ainsi?

    Je te rassure, Bouygues ne s’est pas soudain réveillé avec une sympathie particulière pour le socialisme, idem pour les requins de la finance qui sont derrière Libé. Mais comme je te l’ai déjà montré dans mon post précédent, pour certains les frontières idéologiques ne semble pas être d’une importance primordiale, parce que le jeu idéologique n’est qu’une mauvaise pièce de théatre qu’on nous joue.

  12. @pp : je vais finir par croire que tu fais une fixette avec ton attaque du monétarisme (dont on voit mal le rapport avec l’article) ;) . Quand à dire que la presse a passé des mois à épingler le « dictateur de Caracas », je crois que tu ne lis pas la même que les autres Français, alors. Il suffira de ressortir les articles de Libé, du Moôonde ou (pour rire) de l’Huma pour constater qu’il n’a jamais été réellement attaqué depuis son avènement au pouvoir. Les rares articles critiques n’ont jamais été en première page, et sont toujours le fruit d’un auteur non habituel des colonnes de ces journaux…

  13. El Gringo

    "Il suffira de ressortir les articles de Libé, du Moôonde ou (pour rire) de l’Huma"
    Sans parler de la propagande (à ce niveau de partialité, on ne peut plus parler de journalisme) d’Ignacio Ramonet dans le Monde Diplomatique.

  14. gnarf

    >>En l’occurrence, après des mois où la presse n’a pas raté une occasion d’épingler le "dictateur de Caracas"…

    Il doit y avoir erreur. Chavez a ete accueilli comme le nouveau messie socialiste a sa visite en France, accueilli en grande pompe par tous les politiques Francais tous bords confondus. Ensuite, des emissions ont ete faites a la gloire de son systeme Bolivarien. Je me rappelle avoir vu un Thalassa pendant lequel les reporters suivaient un officiel du gvt bolivarien et chantaient la gloire de ce regime equitable, genereux, merveilleux sans aucune nuance, sa democratie participative, les bateaux offerts aux pecheurs pauvres…etc.
    Puis les articles regroupes dans courrier international, le monde diplomatique, le monde, liberation…Chavez face au mechant empire US, Chavez envoie de l’aide humanitaire aux US depasses par un tout petit cyclone.
    La presse Francaise recopie sans nuancer tous les fax venant de Caracas. Par contre elle nuance enormement tout ce qui vient de l’autre cote.

  15. pp

    h16, tu es tellement aveuglé par ta vision idéologique que lorsque la réalité s’obstine, il ne te reste qu’une solution : le déni. Visiblement tu n’es pas le seul.

    Ainsi donc lorsque Le monde et Libé qui ont accusé Chavez d’anti-sémitisme, ça n’était pas vraiment une attaque !?
    Et lorsque Le monde disait que Chavez "s’ouvrait la voie pour une présidence à vie"et le compare à Fidel Castro, ça aussi c’était certainement de la complaisance. Quel coup de pub formidable!

  16. geo

    """La presse Francaise recopie sans nuancer tous les fax venant de Caracas. Par contre elle nuance enormement tout ce qui vient de l’autre cote.""""

    exact,

    mais il a le pétrole et pas d’idées,
    Nous on a les idées mais pas le pétrole….Alors….!!! cherchez pas midi à quatorze heures

  17. geo

    """Et lorsque Le monde disait que Chavez "s’ouvrait la voie pour une présidence à vie"et le compare à Fidel Castro, ça aussi c’était certainement de la complaisance."""

    Ben non pp, c’était pas de la complaisance, c’était la réalité……c’est tout.

  18. gnarf

    Ca n’est pas de l’aveuglement PP. Il y a eu bien evidemment quelques articles attaquant Chavez on n’est quand-meme pas en dictature.

    Mais le ton general des medias Francais envers Chavez est plutot positif, et plutot negatif envers Uribe. En general les articles sur cette affaire se ressemblent: beaucoup d’opinion peu de journalisme. Par exemple, quasiment aucun journal n’a juge bon d’expliquer que le pere d’Uribe a ete tue par les Farc, ni que celui-ci a survecu a une dizaine d’attentats. Cela pourtant eclaire bien la relation impossible entre Uribe et les Farc.

    En tout objectivite, si on lit la presse Francaise, a chaque fois que ca avance c’est grace a Chavez, et a chaque fois que ca coince, c’est Uribe. C’est quand-meme un peu gros.

  19. Ozenfant

    @PP:
    Tu dis: "La presse n’est pas vraiment idéologique, elle se sert de l’idéologie pour arriver à ses fins, ce qui n’est pas tout à fait la même chose."

    1° Elle sert quelle idéologie ?
    2° Pour arriver à quelle fin ?

  20. geo

    @ Oz

    1° Elle sert quelle idéologie ?————— l’argent
    2° Pour arriver à quelle fin ?—————–à + de bénéfice

  21. Ozenfant

    Geo,
    C’est à PP que je posais la question (lol).

    Pour l’argent: drôle d’idéologie !
    Pour arriver à + de bénéfices: c’est sans doute ce qu’ils croient !

  22. geo

    @ Ozenfant

    """Geo,
    C’est à PP que je posais la question (lol)"""

    Excusez moi!

    @ pp

    dites moi, le pouvoir sans l’argent qu’est ce que c’est?

  23. Ozenfant

    @Geo,

    Le pouvoir sans l’argent c’est le nec (voir De gaulle)!
    L’argent sans le pouvoir d’en faire quelque chose d’utile c’est l’enfer (au sens propre comme au figuré).

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