La servitude climatique

Décembre, c’est aussi la période des cadeaux. Et j’ai eu le grand plaisir d’en recevoir un inattendu : le livre, en avant-première, de Jean-Michel Bélouve, qui se penche sur l’ensemble du phénomène écologiste relatif au changement climatique et ses implications politiques.

Tout d’abord, une remarque s’impose : il n’existe qu’assez peu de livres écrits en français qui parlent du climat et de son impact sur la politique et l’économie. La plupart du temps, ils sont soit des ouvrages traduits de l’américain, soit des ouvrages dont le thème central n’est pas celui du climat qui n’occupe qu’une partie des réflexions proposées.

D’autre part, sans même lire le volume, on peut constater que le livre, de plus de 300 pages, dispose d’une imposante annexe de références (plus de 20 pages) qui permettent de sourcer rapidement les éléments factuels fournis dans le corps.

Le livre, s’il est découpé en 7 chapitres, est en réalité scindé en trois gros morceaux.

Le premier relate l’histoire des réflexions sur le changement climatique global, depuis la fin du XIXème siècle jusqu’à nos jours, en présentant notamment les principaux acteurs d’une prise de conscience planétaire des thèses développées par différents scientifiques ou politiciens.

A ce titre, le livre fournit de très intéressantes informations (pour ne pas dire rarement lues ailleurs) sur le Club de Rome, l’importance de personnages comme Al Gore mais surtout Maurice Strong, et remet en perspective les différentes théories dont celle de Lovelock et leur impact dans l’inconscient collectif.

Le second, lui, présente l’état de la controverse climatique actuelle, avec une excellente mise au point des connaissances tant des tenants de la thèse anthropique du réchauffement climatique, que des sceptiques. Cette présentation évite l’écueil de la complexité en présentant de façon claire les arguments des uns et des autres. La date de parution empêche de traiter le cas spécifique du Climategate, mais à la limite, c’est encore mieux puisque les arguments avancés ne reposent pas sur des ad hominem faciles auxquels les révélations récentes ont pu amener dans les deux camps.

Ce second morceau présente aussi les impacts en termes économiques des politiques qui sont décidées en fonction des thèses plus ou moins scientifiques avancées. Il passe notamment en revue les différents types de sources d’énergie disponibles, et montre qu’une production entièrement écologique (ou d’impact écologique faible) n’est pas chose aisée dans l’immédiat.

Le troisième bloc du livre (les derniers chapitres) traite des curriculums croustillants de Al Gore et de Maurice Strong, dont les intérêts dans le lobby climatique apparaissent en pleine lumière et permettent de mieux comprendre l’absolue nécessité pour ceux-ci de faire avancer leurs thèses tant les retombées financières qui y sont liées sont importantes, directement et indirectement, pour leur bonne santé.

Lorsque j’ai reçu le livre, j’avais déjà une bonne connaissance des différents éléments de la controverse climatique actuelle. J’ai donc été assez surpris de découvrir, malgré tout, pas mal d’informations qui sont rarement données ailleurs, et la mise en perspective de tous les éléments (historiques, politiques, économiques, sociaux) offerte par l’ouvrage donne une vue d’ensemble unique.

Il n’existe en réalité aucun ouvrage français qui puisse prétendre rivaliser avec cette présentation en terme de complétude, de facilité d’accès pour un « honnête homme », et qui, sans être neutre dans la présentation des éléments, ne sombre pas dans une partialité grossière et caricaturale.

Les conclusions sont mesurées, de bon sens, et amènent à réfléchir vraiment sur l’importance qu’on doit accorder aux politiques environnementales, notamment pour éviter que celles-ci ne soit détournées aux profits particuliers ou dont les résultats peuvent s’avérer plus que délétères pour la société.

Je vous encourage donc à vous le procurer sur le site officiel (par commande directe) ou dès qu’il sera disponible sur Amazon.

A noter, les articles de Vincent Bénard (Objectif Liberté) et Papy Jacko sur Agoravox.

Pour un état des lieux de la controverse du Climategate, on pourra se référer à ce PDF (788 Kb), qui retrace bien les différentes étapes de son développement au cours du temps.

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Commentaires9

  1. sylvainr

    Si les failles du discours anthropo-réchauffiste sont largement discutées ici et là, l’impact économique des solutions que l’ONU propose est beaucoup moins documenté. Enfin une étude sérieuse (en français !) qui aborde ce sujet !

    Ventes += 1; // et merci pour l’info !

  2. Tortue joviale

    Diantre, cette nouvelle m’en george bouche un coin.
    Je ne m’y attendait franchement pas, il reste quelques gens pas trop stupides dans nos institutions :o

  3. adnstep

    @Tortue joviale : cela a moins à voir avec une quelconque clairvoyance qu’avec le coup de pied de l’âne du clan Chirac à Sarkozy.

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