Je t’aime Etat-Maman, surtout tes kicks dans les parties

On me susurre parfois, ici ou là, que l’État ne serait pas aussi néfaste ou incompétent que ce que je laisserai supposer dans mes billets. A lire l’actualité, cependant, je dois admettre que ces remarques sont fondées : l’État n’est pas, effectivement, aussi méprisable que je l’écris. Il l’est beaucoup plus.

Un domaine où ce dernier excelle dans la méchanceté, l’incompétence et le révoltant, c’est l’enfance et, de près ou de loin, tout ce qui la touche.

On me dit souvent, l’œil brillant et la voix humide de sanglots contenus, que « sans l’Etat, snif, snif, les petits nenfants rejetés par leurs parents ou orphelins seraient à la rue ». Je suis dubitatif : pourrait-on, réellement, faire plus mauvais que la gestion actuelle de l’enfance par la DASS ?

Certes, il serait possible, en collectivisant encore plus le bazar, en poussant la République Démocratique de France dans ses retranchements citoyens les plus profonds, de l’amener progressivement à un niveau comme celui de la Roumanie de Ceauşescu où, l’État s’occupant bien comme il faut de ses orphelinats, des milliers de petits humains étaient élevés en batterie dans des conditions pour lesquelles le mot « sordide » fut un délicat euphémisme.

Mais sans en arriver là, force est de constater qu’ici et maintenant, la DASS opère un travail qu’on ne pourra pas qualifier mieux que « déplorable ». Révoltant me vient aussi à l’esprit.

Dernièrement, ce sont donc les grognasses et autres abrutis baveurs de l’Assistance Sociale qui ont correctement fait leur travail en arrachant à une famille aimante deux enfants dont elle avait la garde.

Pourquoi ? Parce que cette vilaine famille d’accueil aimait ces enfants, qu’elle a fait un travail remarquable – donc méprisable par l’administration – en fournissant aux deux petits une vraie chance dans la vie. Ces deux enfants, battus et abusés par leurs parents génétiques (l’un en prison, l’autre qualifié de « débile légère » par la justice elle-même), sont passés du stade où ils se nourrissaient naturellement dans la gamelle du chien à celui où, propres et se tenant debout,  ils pouvaient entretenir des relations sociales normales avec leurs petits camarades de classe.

C’en était trop pour l’État qui devait absolument agir ! Deux enfants qui aiment leur famille d’accueil, c’en est trop ! On commence comme ça, et on termine avec des adultes responsables et indépendants qui n’auront pas besoin de l’Etat plus tard ! Intolérable.

Il fallait absolument que la Justice de la République Démocratique de France passe par là, que la DASS et les assistantes sociales redonnent une vraie possibilité au père taulard et à la mère semi-débile de continuer leur œuvre éducatrice sur les deux futurs citoyens. Rien de tel que quelques abus sexuels, quelques bons coups dans la gueule pour faire des adultes modèles, je présume.

Bref.

Il va de soi que si les lecteurs de ce blog pourrissaient les boîtes mails de la DASS dont dépend Gouvieux, la localité où cette consternante affaire a pris place, que si certains d’entre eux allaient signer la pétition en ligne du Maire – atterré lui aussi de la décision de « justice » , que si des blogueurs influents voulaient relayer la nouvelle, bref, si tout était tenté pour casser cette honte, … je trouverai ça totalement normal, bien que n’approuvant pas l’envoi de lettre d’insultes à des petits cancrelats méprisables qui font de l’application pointilleuse d’une règle idiote un devoir, tant que c’est pour continuer à exercer leur pouvoir.

Je dis ça, hein, je dis rien.

Mais ce serait la première fois qu’une telle affaire a lieu, on serait simplement étonné, outré ou scandalisé. Le souci, c’est que ce genre de ratages lamentables revient régulièrement.

On a même, ironie du sort, l’exact inverse : un père génétique, parfaitement responsable, pas en prison, pas multirécidiviste de la quéquette en goguette, autonome et normalement développé sur le plan intellectuel qui réclame, à cor et à cri, de pouvoir retrouver sa fille, née sous X et abandonnée par une mère manifestement indigne, et la Justice ne veut rien savoir.

Là encore, on se demande quel intérêt supérieur de l’enfant est sauvegardé, et surtout, pourquoi ce qui semble terriblement naturel dans un cas devient rigoureusement impossible dans l’autre. Certes, les conditions (famille d’accueil dans un cas, adoption dans l’autre) sont différentes, mais au final, dans les deux cas, l’administration étatique semble clairement faire du trampoline sur le bonheur courant et à venir de l’enfant.

Mais le pompon (oui oui, il y en a un), c’est lorsque l’état s’occupe aussi de l’éducation. Ce blog (et d’autres, comme SOSEducation) regorge d’histoire toutes plus ahurissantes les unes que les autres concernant la gestion du bazar éducatif par l’administration française.

Aujourd’hui, on atteint des sommets : un élève de 2nde, menacé dans son lycée technique, se voit contraint de changer d’établissement en cours d’année.

Déjà, à la base, on pourra se demander comment on en arrive à ce genre de situation. L’État, je vous le rappelle, est censé assurer la sécurité des ressortissants sur son sol. Les récentes affaires dans les lycées français montrent qu’il a bien du mal à s’acquitter – aussi – de cette tâche.

Mais cette fois-ci, non content de merder dans l’éducation et dans la sécurité, l’Etat va aussi merder dans la solution qu’il propose. Le lycéen sera donc déplacé, dans un autre établissement… et rétrogradé en 3ème. Oui oui. Vous avez bien lu.

Je dis chapeau.

Government Demotivator

Pas de doute : les chères têtes blondes de la République – c’est une expression, n’appelez pas les bouffons de la HALDE, merci – sont d’un intérêt tout particulier pour l’État et les administrations qui lui donnent corps. Pourquoi ? Parce qu’un enfant, (dé)formé très jeune et correctement moulé dans la matrice citoyenne, égalitaire et démocratique, c’est-à-dire baigné dès tout petit dans les valeurs imputrescibles qui fondent notre vivrensemble, formera plus tard un petit soldat efficace des bataillons combatifs de l’armée républicaine anti-monde-réel.

C’est en s’attaquant dès tout petit à tous les fondements, ou à peu près, de la civilisation traditionnelle que l’État parvient plus tard à former de vrais petits robots festifs de la laïcité, de la non-discrimination, du bisounoursland agressivement gentil qui réclameront, tous les jours, que l’État s’occupe de tout ce qui pourrait leur faire des bobos, du téton au cercueil.

Et tous les jours, on ajoute au tombereau d’insanités votés ou décrétées des monceaux de règlements et de comportements tous aussi stupides les uns que les autres, visant à sauver ce qui ne mérite pas de l’être ou dont on n’a absolument pas besoin, au détriment parfaitement assumé et violemment revendiqué d’autres domaines pourtant essentiels mais qu’on aura réussi, par le lavage de cerveau, à faire passer comme ridicules ou surannés…

Alors, si l’on doit se débrouiller pour que des enfants heureux dans leur famille d’accueil soient rendus à leurs parents alcooliques, violents et débiles légers, qu’il en soit ainsi !

Alors, si l’on doit tout faire pour qu’un père légitime, propre sur lui, soit définitivement coupé de sa fille, qu’il en soit ainsi !

Alors, si l’on doit s’arranger pour qu’un élève de seconde termine son année en troisième, qu’il en soit ainsi !

Le but – obtenir des moutontribuables et des abrutis faciles à gérer – vaut bien cela, non ?

J'accepte les Bitcoins !

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Vous aussi, foutez Draghi et Yellen dehors, terrorisez l’État et les banques centrales en utilisant Bitcoin, en le promouvant et pourquoi pas, en faisant un don avec !

Commentaires103

  1. Jesrad

    Et voilà pourquoi j’ai laissé tomber mon blog: je n’arrivais plus à caricaturer des nouvelles par trop caricaturales au départ. Quand la réalité dépasse l’affliction, ça ne sert plus à rien de pousser, on laisse filer le bazar tout seul droit dans le mur.

    CPEF.

  2. vincent

    @ Jesrad

    mais non, je n’ai pas l’impression de pisser dans un violon
    mais non, je n’ai pas l’impression de pisser dans un violon
    mais non, je n’ai pas l’impression de pisser dans un violon
    mais non, je n’ai pas l’impression de pisser dans un violon
    mais non, je n’ai pas l’impression de pisser dans un violon
    mais non, je n’ai pas l’impression de pisser dans un violon

    CPEF.

    @ H16 : je relaie

  3. Théo31

    Très bien l’allusion à la Roumanie. Bouleversifiant de consternitude. L’avortement était interdit, les femmes accouchaient et se débarrassaient des enfants qui finissaient entassés dans des taudis immondes. Super débuts dans la vie hein. Pire que les enfants trouvés au XVIIIème siècle.

    Idem pour l’adoption en France. Il y a eu il y a quelques mois un bon article sur le sujet dans Commentaire. Edifiant. Tout ce que l’Etat touche devient de la pure merde.

    1. françois

      BAh précisément parce que l’Etat ne devrait pas se méler de tout: car il fait tout MAL!
      et les seules qui sont de son ressort (défense et Justice) il le fait encore plu s monstrueusement mal!!!!!!!!!!!

  4. Laetitia

    C’est intéressant d’avoir soulevé la question de la protection et de la prise en charge des enfants.

    La volonté quasi-maladive de ne retirer l’autorité parentale que dans des cas extrêmes (ce qui finalement est tout pourri parce qu’avec les évolutions catastrophiques du droit de la responsabilité, la notion d’autorité parentale a pris un grand coup dans les dents), associée à la déresponsabilisation croissante des délinquants en tous genres ne marche évidemment pas, mais ca, c’est pas ce qui préoccupe les imbéciles profonds qui font la loi.

    Et concernant le problème de l’enfant né sous X, c’est les « droits des femmes » qu’il faut remercier. Il ne faudrait pas que le père puisse dénoncer la mère vous comprenez….Et encore, le père peut remercier le ciel que l’enfant soit en vie, parce que s’il avait pris l’idée à mademoiselle de se faire avorter, tenter de l’en empêcher aurait pu le conduire tout droit devant les tribunaux.

    Bon, j’arrête…je me fais du mal….

  5. ChristineB

    C’est peut-être tout simplement pour éviter de perdre un emploi au foyer d’accueil. J’ai connu le cas il a une quinzaine d’années en Loire-Atlantique. Une fratrie qui était placée en famille d’accueil où elle se trouvait bien a été subitement placée en foyer le week-end de la Pentecôte. Ma co-locataire travaillait à la DDASS à ce moment-là et nous connaissions les enfants, elle est intervenue et les collègues syndiqués lui ont expliqué que c’était une nécessité parce qu’en dessous d’un certain nombre d’enfants on perdait des postes d’éducateurs au foyer. Ma copine a démissionné, nous avions 25 ans.
    Et dans l’Education nationale, j’ai vu aussi de mes yeux ce que vous évoquez, c’est-à-dire des enfants qu’on fait doubler ou passer, ou qu’on oriente dans telle ou telle section en vue de ne pas fermer une classe, ou d’éviter des mutations ou des reclassements à des collègues.
    L’Etat a bon dos, mais ce sont des êtres de chair, des pères et des mères : les fonctionnaires (et les syndicats des fonctionnaires) qui sont les administrateurs zélés de la république démocratique français.

    1. Témoignage éclairant, et je ne suis pas surpris qu’au milieu de ça, on retrouve, encore une fois, la fine fleur des syndicalistes. Ignoble.

  6. toda

    Chouette chouette, chouette….maintenant, on en parle… Quand j’étais jeune et belle et institutrice dans ma bonne ville de T, je me sentais bien seule, confrontée à mes « réalités »…. Quand, au détour d’un remplacement, je rencontrais un petit placé « temporairement » dans une famille d’accueil où il découvrait les joies de la vie normale, dormir dans un lit, se laver, manger dans une assiette…… et qu’il fallait l’aider à supporter l’idée que bientôt, il aurait la joie de retourner vivre avec ses parents… dans l’appartement où quelques mois plus tôt, le bébé avait été ébouillanté dans la baignoire où il se relaxait seul, par l’eau bouillante du programme non écologique de la machine à laver le linge (sale en famille)….

    les médecins, ces incapables, n’avaient bien entendu pas réussi à « sauver » l’enfant brûlé au Xème degré…
    Les parents « K sos » n’avaient pas bénéficié d’un jugement, simple accident domestique pouvant arriver à tout le monde…

    J’avais bien compris la logique DDASS, expliquée par la psy de l’école: « ces gens là » font des gosses pour les allocs…s’ils en « perdent », par mort « naturelle » ou par « confiscation », ils en refont, pour retrouver « leurs droits » (allocations, priorités HLM…) donc, ça coûte moins cher à la société (donc aux contribuables) de leur rendre ceux qu’ils ont déjà…

    J’ai tellement d' »anecdotes » à raconter que j’attendais d’être très vieille pour écrire (décharger) mes mémoires…
    à publier post mortem, anonyme, pour éviter tout procès en diffamation (violer le secret professionnel, c’est grave, ça madame… )
    D’où ma joie ce jour : Chouette, chouette,chouette, grâce à internet , on en cause dans les chaumières…

  7. Cultilandes

    Si l’État est néfaste quand il est dans cet état là, il peut parfois être utile et légitime: Qui d’autre que l’État, la force publique, peut retirer leurs enfants à des parents indignes?

    1. bibi33

      Au hasard, la justice.

      Si l’état était nécessaire pour voir émerger le droit, et le voir être appliqué, ça se saurait enfin je pense.

      1. Cultilandes

        De mon point de vue, la Justice et son bras armé, la police, font partie de l’État, en sont ses attributs après la Loi qui est faite par le Parlement, autre fondement de l’État. Ces sont des fonctions régaliennes.
        Les services d’aide à l’enfance et autres fonctions sociales peuvent être considérés comme des prolongements, mais ne doivent pas nécessairement être gérés comme des administrations…
        Ne jetez pas l’État avec l’eau polluée du bain administratif et para-administratif.

        1. La justice et la police sont des fonctions régaliennes (comme l’armée et la diplomatie), mais l’état est une construction de papier. Et puisque justement, le social ne fait pas partie de ces fonctions régaliennes, puisqu’en plus, on constate des dérives calamiteuses, il serait plus que temps de chercher des alternatives (il y en a, à commencer par toutes les myriades d’associations, de bénévoles ou pas).

      2. françois

        et si la Justice était juste: celà se saurait aussi!!!!

        car aujourd’hui, c’est avec le droit qu’on fait des coups tordus!!!

        et c’est 100 blogs que je pourrais alimenter sur le sujet: juges ignobles menteurs et parjures à tous leurs serments, violent en continu tous les devoirs de leur charge!!!

    2. Théo31

      « Si l’État est néfaste quand il est dans cet état là, il peut parfois être utile et légitime »

      C’est vrai : Hiroshima, la Kolyma, Auschwitz. De bien belles réalisations étatiques. Heureusement que l’UMP prend exemple sur les communistes chinois pour gérer le pays…

    3. raphael

      Cet article de février 2010 mettant en avant les absurdités reviennent au goût du jour en février 2011 ! Puisqu’un couple ayant en charge la garde d’une petite fille de 5 ans vient de faire les frais d’un excès de zèle de fonctionnaires rapportait le journal de 13h récemment ! On a retiré la petite au couple sans explication… Ah si ! Ils étaient trop proches de l’enfant ! Ils l’aiment trop en fait !
      Moi je (snip : pub éhontée)

      Pour la pub, on ne procède pas comme ça.

  8. le chafouin

    Le problème,au-delà de ce cas bien entendu scandaleux mais à mon avis pas du tout représentatif c’est que l’Etat intervient de plus en plus dans les familles parce que celles-ci montrent des carences incroyables. Et s’il arrive un drame, on attaquera en justice les services du conseil général (il n’y a pas que la ddass, mais aussi l’aide sociale à l’enfance) s’ils n’ont pas fait assez.

    Un de mes proches travaille à l’ASE dans un conseil général, et n’est pas du tout favorable à l’interventionnisme étatique (etat ou conseil général, dans les deux cas, c’est une collectivité). mais je dois bien avouer que ce qu’il me raconte est généralement affolant. Souvent, on retarde au maximum le placement des enfants, car on considère qu’on doit éviter à tout prix de les arracher à leur famille. Cela me semble à la fois risqué mais raisonnable.

    1. Ce que je trouve aberrant, c’est ce qui est décrit plus haut : on déplace les enfants qui vont bien en prétextant un « trop grand attachement » alors que derrière se trouve des raisons bassement syndicales. En gros, on voit bien là la folie et le danger de confier à l’Etat des questions de vie ou de mort telles l’enfance, la santé, la vieillesse. La bureaucratie les transforme et question de perte et profit et oublie les humains dont il s’agit. On l’avait aussi vu lors de la canicule où on avait laissé mourir 23.000 vieux. Autrement dit, ce que les syndicalistes et les thuriféraires de l’état en général reprochent en premier au capitalisme et au libéralisme (déshumanisation, logique froide purement comptable, perte & profit etc…), on le retrouve pour l’état avec en plus le pouvoir de coercition, ce qui décuple ou centuple les dégâts observés !

        1. Rah ah ah ah ah elle est bien bonne celle-là ! Sarkozy, libéral ? Mouah ahahahahahaha !

          En plus de ça, les libéraux, prendre possession de l’État, c’est une oxymore assez géniale, ça. Bref. Je mets ça sur le compte d’une absence de culture.

        2. Théo31

          Euh…. mort de lol !

          Et Lagarde, la quiche lorraine ba(n)cale de l’UMP, c’est le bras droit du grand capital ?

          Le jour où des libéraux signeront des accords avec le parti communiste, vous me faites signe. je rêve de voir cela un jour.

        3. rheteur9

          @h16
          ce qui est génial c’est que ça passe inaperçu. Ce n’est pas parce qu’ils sont « contre » l’Etat qu’il n’est pas permis qu’ils en prennent le contrôle… Ce n’est pas de la culture mais de la stratégie, moi je mettrais ta réponse sur le compte d’une absence de connaissance dans ce domaine.
          Sarkozy libéral non pas du tout: defiscalisation des heures sup, suppression de la taxe pro, bouclier fiscal… c’est vrai que ce ne sont pas des mesures libérales du tout…

        4. Démocrate

          Mitterrand a bien instaurer la radio libre, il ne fut pas libéral pour autant. Sinon c’est bien beau vos 2/3 petites mesurettes prises en exemples mais il ne faut pas oubliées qu’elles sont noyés dans un océans d’interventionnisme, de dirigisme, de réglementation, d’augmentation de la fiscalité, de création de comité de ceci ou de cela.

          Bref Sarkozy est un bon gros anti-libéral comme toute la classe politique Française qui y trouve son bouc émissaire. Et vous vous tombez dans le panneau !

        5. rheteur9

          Bonjour,
          Comparer la radio libre à des mesures libérales qui coûtent plusieurs milliards, c’est un peu tiré par les cheveux! Je pense que vous confondez libéral avec liberté.
          De quel interventionnisme, dirigisme… parlez vous? Il faudrait un peu de détail svp, montrez moi le panneau…

          1. Ce n’est pas un panneau. C’est un champ de mine de plusieurs hectares et vous courrez au milieu en vous demandant où il est.

            Interventionnisme au hasard : parité dans le CAC40, convocations récentes de dirigeants d’entreprises privées à l’Elysée pour leur dire quoi faire (Total, Renault, etc…), dirigisme dans les dernières sailles (+25% de production industrielle, cf mon avant-dernier billet), etc, etc, etc. Il faut être aveugle et sourd, ou de très mauvaise foi, ou très très bête pour ne pas avoir noté qu’à chaque fois qu’un fait divers fait l’actualité, Sarko ou son gouvernement monte au créneau pour faire une loi. Si ceci n’est pas de l’interventionnisme, c’est quoi ? Du poulet ?

        6. maurice b.

          L’interventionnisme de l’Etat pour le maintien du tissu d’industriel ou agricole ce sont les français qui le demandent et massivement en plus.
          Que vous soyez contre, c’est votre problème, mais jusqu’ici vos agitations ne réussisent pas à convaincre qui que ce soit dans le pays.

        7. Mateo

          Looooooool!!!!

          Sarkozy et compagnie… libéraux!!!!! Il fallait l’oser celle-là! Jamais l’interventionnisme, l’étatisme, le dirigisme, le collectivisme, les dépenses publiques n’avaient atteint un tel niveau en France! À part peut-être lors des 2 premières années du 1er mandat de Mitterrand…

          « Je pense que vous confondez libéral avec liberté. »

          Donc vous êtes juste inculte. Par définition, le libéralisme c’est la défense des libertés individuelles. Je répète, c’est la DÉFINITION.

        8. Démocrate

          rheteur9, il faut vraiment être borné pour ne pas voir le Sarkozy h24 intervenant sur tout et n’importe quoi. Vous êtes de mauvaise foi là !

        9. Mateo

          « L’interventionnisme de l’Etat pour le maintien du tissu d’industriel ou agricole ce sont les français qui le demandent et massivement en plus. »

          Mon pauvre maurice b.…

          Heureusement qu’on n’a pas fait ça pour « maintenir le tissu industriel » des locomotives à vapeur ou pour maintenir en vie les maréchaux ferrants à l’époque…

          Schumpeter vous connaissez? La destruction créatrice de valeur, ça vous dit quelque chose? Apparemment non.
          En maintenant sous perfusion étatique les industries moribondes d’hier par la « sur-taxation » des Français et des industries d’aujourd’hui (faut bien que les subventions soient prises quelques part), on DÉTRUIT de l’emploi, on empêche la création de nouveaux emplois aujourd’hui et demain, on AUGMENTE le chômage à moyen et long terme, même si à court terme on en « sauve » quelques-uns… Et ceux qu’on « sauve », ce ne sont pas les plus utiles, mais soit ceux qui savent gueuler le plus fort, avec violence si nécessaire (ils ont raison de le faire, puisque ça marche) soit les amis du pouvoir en place.

        10. Mateo

          Mais malheureusement, vous avez raison, c’est ce que veulent les Français, comme vous ils pensent qu’en faisant cela on lutte contre le chômage, endoctrinés qu’ils sont par la propagande éducative, politique et médiatique. Jamais personne ne leur a expliqué ces choses simples. Et c’est normal, ce n’est pas « vendeur ». C’est tellement plus simple de se faire passer pour le chevalier blanc sauvant les emplois à coups (coûts) de subventions… prises sur le dos des autres.

          Et c’est entre autres choses ce qu’explique brillamment la théorie des choix publics: en ponctionnant de façon très légère tout le monde (car « sauver » une usine a un coût proche de 0 ramené à chaque Français), pour le « redistribuer » à quelques uns, on gagne les faveurs de l’opinion public, ce qui est le but de tout politicien.

        11. rheteur9

          @H16 :
          Ça va, c’est cool comme interventionnisme, y’a aucune contrainte ! c’est juste un effet médiatique : « regardez moi, je dis qu’il faut qu’il fasse ça » à part ça, y’a des accords signés qui obligent ?

          @Mateo :
          rigolo !! comment faite-vous pour défendre les libertés individuelles sans intervenir ?

      1. Mateo

        « rigolo !! comment faite-vous pour défendre les libertés individuelles sans intervenir ? »

        J’ai beau chercher, je ne vois pas le sens de votre question.

        Enfin bon, j’essaie de répondre quand même: pour les libéraux minarchistes, c’est justement le seul et unique rôle de l’État: garantir le droit naturel et les libertés individuelles. Ce sont ses tâches régaliennes.
        Et plus l’État se disperse dans des tâches non-régaliennes, moins il est capable d’assurer ces tâches régaliennes, et plus il a tendance à violer le droit naturel et les libertés individuelles lui-même…

        En tant que lib-soc, j’en demande un peu plus à l’État, mais bon, ce n’est pas le sujet…

        Et pour les anarcap’, les droits naturels et les libertés individuelles peuvent tout à fait être assurées par d’autre entités que l’État…

        1. rheteur9

          @Mateo,
          Vous dites d’une part « le libéralisme c’est la défense des libertés individuelles. Je répète, c’est la DÉFINITION » et d’autre part vous sous entendez que les libéraux ne sont pas interventionniste, et ne font pas preuve de dirigisme.
          Alors je me pose juste la question de savoir comment il est possible de vouloir quelque chose (le libéralisme) sans avoir d’action (sans interventionnisme)?? Vous comprenez mieux: comment voulez vous défendre quelque chose sans intervenir pour la défense de cette même chose ?

          1. Vous confondez interventionnisme et action. L’interventionnisme, c’est l’état qui s’immisce entre des relations qui peuvent être réglées sans (subsidiarité). Les forces de justice et de police peuvent fort bien se passer d’état, mais même sans aller jusque là, la plupart des conflits et problèmes actuels sont à la fois dus à l’État et empirés par les solutions qu’il tente ensuite d’y apporter (école, santé, travail, immobilier, etc…) …

            Enfin, l’utilisation de la force peut être parfaitement légitime et « libérale-kasher ». Le mieux, c’est http://www.wikiberal.org/wiki/Accueil pour se renseigner avant de sortir des approximations.

        2. rheteur9

          Merci pour la précision et le lien. Mais alors, quelles actions les libéraux mettent-ils en oeuvre pour mettre en place le libéralisme ?

        3. Mateo

          @ rheteur9

          Effectivement, je crois que vous ne connaiss(i)ez pas la définition du mot « interventionnisme ».

          Quelles actions pour mettre en place le libéralisme? On ne peut pas faire grand chose, malheureusement: l’entièreté de la classe politique est anti-libérale (seul le degré d’anti-libéralisme change, et encore), le libéralisme n’a pas le droit de cité dans les médias, l’Ed Nat nous martèle le cerveau en nous faisant bien comprendre que sans étatisme, sans interventionnisme, sans dirigisme, point de salut etc. etc.
          En fait les Français ont un mode de pensée « étatique » pour 95% d’entre eux. Et ça se reflète très bien dans les médias, incapables de penser autrement que par (et pour) l’État.

          Quelles « armes » nous reste-t-il? Internet par exemple, pour essayer de faire connaître nos idées (ce qui marche pas trop mal d’ailleurs, le libéralisme connaît un regain d’intérêt depuis quelques années). Certains micro-partis politiques libéraux (qui arrivent à trouver le moyen de se disputer entre eux alors qu’ils sont 5 pelés…), mais auxquels il manque cruellement des leaders charismatiques, des « professionnels de la politique ».

          Mais beaucoup de libéraux ont choisi une autre solution: l’exil.

        4. rheteur9

          @Mateo,
          Votre position est très étrange. J’aimerais comprendre comment se fait-il que la majeure partie des politiciens défendent la concurrence libre et non faussée (voir par ex. traité européen). Les principales actions de notre actuel gouvernement tendent justement à développer une concurrence libre et non faussée (assouplissement du Code du travail, diminution des règles envers les entreprises, acceptation du traité européen…).
          D’autre part, l’Etat se désengage de plus en plus, par privatisation (EDF, la Poste, retraites par capitalisation, mutuelles de santé privées,…), ce qui favorise la primauté de l’individu. La réduction drastique des dépenses publiques entraîne le non-renouvellement des fonctionnaires, le désengagement de la santé, de l’éducation (autonomie des universités…), de la recherche (voir CNRS…) En ce qui concerne les médias, ils sont (quasi) tous détenus par des organes privés : Bouygues, Lagardère, Bolloré… qui promeuvent largement le Libéralisme, la concurrence, le libre échangisme, et les « bienfaits » de la mondialisation ; Ils n’hésitent pas, en permanence, à tacler l’État et son « incompétence ».

          Je n’aurais jamais pensé dire ça et vous remontez le moral…… mais disons que : c’est plutôt pas mal, non ? Ils mettent en place le Libéralisme en affaiblissement l’État et en développant la concurrence.

          1. « La réduction drastique des dépenses publiques  » : bing. Vous perdez absolument tout crédit ici. Elles n’ont cessé de croître en France depuis les années 70. Jamais diminué. Le nombre de fonctionnaires territoriaux a explosé. Les dépenses collectives sont sur une pente exponentielle vers le haut.

            Et il se trouve toujours des rigolos pour arriver et dire « les dépenses publiques diminuent de façon drastique ! »

            Bien. Et la dette, elle est créé comment, en plus de tout ça ? Compte-tenu des montants engagés (on parle en milliers de milliards, ici), si vous répondez « Ça enrichit les banquiers », vous n’aurez que moqueries.

            Et pour votre gouverne, « libre-échangisme », c’est un truc qui se pratique entre adultes consentants et n’a rien à voir avec le sujet.

        5. Mateo

          @ rheteur9

          «Votre position est très étrange. J’aimerais comprendre comment se fait-il que la majeure partie des politiciens défendent la concurrence libre et non faussée (voir par ex. traité européen)»

          Mon Dieu, la « concurrence libre et non faussée », basée sur le mythe de la concurrence pure et parfaite des néoclassiques… Je ne sais pas si vous savez (enfin, si je sais) mais l’école néoclassique, c’est vraiment pas la came des libéraux. Enfin bref la garantie « par la loi », par l’État, de ce mythe, c’est non seulement pas très efficace mais surtout souvent anti-libéral (violation du droit de propriété, liberticides etc.). Pas tout le temps, mais souvent.

          Et puis je ne vois pas vraiment le rapport entre défendre la concurrence libre et non faussée et être libéral…

          Au fait, bon nombre de libéraux, je dirai même la plupart, étaient contre le traité européen.

          «assouplissement du Code du travail»

          Loool!!! Où ça, en France???? :D :D :D

          « diminution des règles envers les entreprises»

          Mais je ne savais pas que vous aviez autant d’humour! Ou peut-être parlez-vous d’un autre pays? Parce-que le pays dont on parle, c’est la France.

          «D’autre part, l’Etat se désengage de plus en plus»

          Wouah, mais c’est un festival!

          « La réduction drastique des dépenses publiques»

          Arrêtez, j’en peux plus, j’ai mal aux abdos!!! Je crois qu’on le tient notre nouveau Coluche!

          «En ce qui concerne les médias, ils sont (quasi) tous détenus par des organes privés : Bouygues, Lagardère, Bolloré… qui promeuvent largement le Libéralisme, la concurrence, le libre échangisme, et les « bienfaits » de la mondialisation ; Ils n’hésitent pas, en permanence, à tacler l’État et son « incompétence ».»

          Franchement, inscrivez-vous à la Nouvelle Star ou je ne sais quelle autre niaiserie, vous feriez un carton!!!
          TF1 promouvant le libéralisme!!!! J’en ai entendu des pas mal, mais celle-là elle va rentrer dans mon top-ten. Et Jean-Pierre Pernaut, le GRAND défenseur de la mondialisation du commerce de sabots entre le Périgord et le fin fond de la Lozère, c’est le nouveau Von Mises, c’est ça? :D

          Et prendre Lagardère, Bouygues et compagnie comme « exemples » de libéralisme alors que ce sont justement les parfaits exemples… du capitalisme de connivence, c’est fort, très fort!

          Et le coup du libre-échangisme… Juste énorme… Quoique vous n’avez pas tout-à-fait tort, on pourrait voir Beauf Story, la ferme des Célébrités et autres débilités du même acabit comme des opérations de promotion de la partouse!

          Bon allez, j’arrête là (il y en aurait beaucoup à dire), vous m’avez bien fait rire en tout cas, merci!

        6. rheteur9

          @h16,
          Bang… Vous m’avez mal compris ! Je ne dis pas que « les dépenses publiques diminuent de façon drastique ! » je dis simplement qu’il y a une « réduction drastiques des dépenses publiques » dans des domaines comme la santé, l’éducation ou les postes de fonctionnaires qui ont entraînées un certain nombres de répercutions (déremborusement des médicaments, non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux…)

          Pour ce qui est de la dette, elle s’explique surtout par une baisse relative de la part des recettes publiques: par le fait que ces recettes n’ont pas crû dans les mêmes proportions et au même rythme que les dépenses. Ce sont 54,6 Mds € d’intérêts que les administrations publiques ont versés à leurs créanciers en 2008, soit en gros l’équivalent de l’impôt sur le revenu perçu cette année-là. Grâce à ce merveilleux mécanisme contre-redistributif qu’est la dette publique, l’intégralité de l’impôt sur le revenu des Français est passée dans la poche des créanciers (banques, obligations…) des administrations publiques. Des moqueries, où ça ?

          Ah, oui, pourquoi le « libre-échangisme » n’a-t-il rien à voir avec le sujet ?

          @Mateo,
          Le Libéralisme « s’oppose aux pouvoirs qui perturbent le libre jeu de la concurrence » (c.f Wikibéral), alors, pourquoi dites-vous que la « concurrence libre et non faussée » n’est pas la came des libéraux ?
          On vous propose une concurrence libre, donc quelque chose qui favorise le libre jeu de la concurrence et vous, vous dites que ce n’est pas la came des libéraux….
          Les libéraux contre le traité européen, c’est une blague ?! Encore une fois, les libéraux ne voudraient pas d’une concurrence libre ?
          Voilà, c’était le seul point intéressant de votre post (et encore il s’agit d’une contradiction)…. le reste n’est qu’ironie (vous n’êtes d’ailleurs pas mauvais dans ce domaine : Coluche, J.P Pernot, les sabots) qui ne relance pas le débat et permet de l’esquiver.
          Vous faites vivre cette fiction qu’est le libéralisme sans consistance apparemment…. en biaisant l’échange et prétendant que ce n’est jamais à propement parlé du libéralisme. Tout ça, sans jamais le définir ……Chapeau l’artiste.
          Vous m’avez dit qu’ «on ne peut pas faire grand chose, malheureusement » pour promouvoir le libéralisme et que le libéralisme est contre l’interventionnisme. Est-il possible de le définir ? Comment ça marche ? Comment on le met en place ? Comment se maintient-il dans le temps ?
          Car si l’exil est le seul moyen, j’aurais tendance à dire : bon voyage…

          Il me semblait que vous vous vouliez faire la promotion du libéralisme… au lieu de cela on assiste à la logorrhée d’un bateleur ironique. C’est dommage.

        7. Mateo

          @ rheteur9

          «Bang… Vous m’avez mal compris ! Je ne dis pas que « les dépenses publiques diminuent de façon drastique ! » je dis simplement qu’il y a une « réduction drastiques des dépenses publiques » dans des domaines comme la santé, l’éducation ou les postes de fonctionnaires qui ont entraînées un certain nombres de répercutions (déremborusement des médicaments, non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux…)»

          Source? Si c’est exact, c’est encore pire que ce que je pensais, car ça veut dire que ce sont les dépenses les plus futiles qui ont le plus augmenté…
          Ce qui est sûr, c’est que les dépenses publiques sont en perpétuelle AUGMENTATION depuis plus de 50 ans (et même depuis plus d’un siècle: http://www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/finances-publiques/approfondissements/depenses-publiques-depuis-siecle.html ). Ces dernières années ne dérogent pas à la règle.

          «Pour ce qui est de la dette, elle s’explique surtout par une baisse relative de la part des recettes publiques: par le fait que ces recettes n’ont pas crû dans les mêmes proportions et au même rythme que les dépenses. Ce sont 54,6 Mds € d’intérêts que les administrations publiques ont versés à leurs créanciers en 2008, soit en gros l’équivalent de l’impôt sur le revenu perçu cette année-là. Grâce à ce merveilleux mécanisme contre-redistributif qu’est la dette publique, l’intégralité de l’impôt sur le revenu des Français est passée dans la poche des créanciers (banques, obligations…) des administrations publiques. Des moqueries, où ça ?»

          C’est de la faute des créanciers, c’est ça? Ces méchants capitalistes mangeurs d’enfants qui font rien qu’à vouloir que l’État rende l’argent qu’ils lui ont prêté, au taux auquel il a été prêté.
          Mais bon, c’est sûrement à cause des ultra-néo-méga-hyper-giga-libéraux si l’État dépense de plus en plus, s’endette de plus en plus, même en augmentant continuellement les prélèvements…

          «Ah, oui, pourquoi le « libre-échangisme » n’a-t-il rien à voir avec le sujet ?»

          Euh, vous avez de très très gros problèmes de compréhension ou vous faites semblant?
          Bon si c’est vraiment la première solution (on sait jamais), je vous explique les blagues que nous faisons depuis tout-à-l’heure: l’échangisme, c’est lorsque l’on s’échange ses partenaires sexuels…

          «Le Libéralisme « s’oppose aux pouvoirs qui perturbent le libre jeu de la concurrence » (c.f Wikibéral), alors, pourquoi dites-vous que la « concurrence libre et non faussée » n’est pas la came des libéraux ?
          On vous propose une concurrence libre, donc quelque chose qui favorise le libre jeu de la concurrence et vous, vous dites que ce n’est pas la came des libéraux….»

          Parce-que dans la tête des bureaucrates européens et politiciens, ce qu’ils appellent « concurrence libre et non faussée » s’apparente au mythe de la concurrence pure et parfaite des néoclassiques.
          Mais s’il s’agit d’imposer aux États membre d’arrêter de fausser en permanence la concurrence, de part les monopoles et oligopoles accordés aux entreprises publiques ou privées, de part certaines lois privilégiant certaines entreprises (en général celles proches du pouvoir, celles ayant les meilleures capacités lobbying et/ou de nuisance), de part les subventions accordés à tel ou tel secteur et/ou entreprise, alors là oui, les libéraux vont être pour.

          «Les libéraux contre le traité européen, c’est une blague ?! Encore une fois, les libéraux ne voudraient pas d’une concurrence libre ?»

          1) Relisez ce que j’ai dit: « Au fait, bon nombre de libéraux, JE DIRAI MÊME LA PLUPART, étaient contre le traité européen. » Ça ne veut pas dire « les libéraux étaient contre ».

          2) Renseignez-vous un peu et vous verrez que le libéraux étaient extrêmement partagés sur le traité européen, car il constituait entre autres choses une grave violation du principe de subsidiarité (déjà que les États le violent allègrement, surtout en France jacobine, alors si en plus on doit se taper un super-État le violant encore plus, merci, mais non merci), il incluait de nombreux droit-créances, il figeait dans le marbre la PAC… Enfin bref, la liste est longue.
          Petit exemple sur Objectif Liberté: «Constitution Européenne, pourquoi je voterai non» http://www.objectifliberte.fr/2005/05/constitution-eu.html

          «Voilà, c’était le seul point intéressant de votre post (et encore il s’agit d’une contradiction)…. le reste n’est qu’ironie (vous n’êtes d’ailleurs pas mauvais dans ce domaine : Coluche, J.P Pernot, les sabots) qui ne relance pas le débat et permet de l’esquiver.»

          Pas du tout, vous avez raconté vraiment n’importe quoi, et j’ai choisi d’en rire en mettant chacun des points que vous évoquiez en avant.

          «Vous faites vivre cette fiction qu’est le libéralisme sans consistance apparemment…. en biaisant l’échange et prétendant que ce n’est jamais à propement parlé du libéralisme. Tout ça, sans jamais le définir ……Chapeau l’artiste.»

          Ben non, ce que vous prenez pour « du » libéralisme n’en est en général pas. Et vous n’avez jamais demandé ce qu’était le libéralisme, ni manifesté aucun désir d’en apprendre plus.

          Mais si vous voulez vraiment savoir ce qu’est le libéralisme afin de pouvoir le critiquer en connaissance de cause (car pour l’instant, ce n’est vraiment pas le cas), je ne peux que vous conseiller les liens suivants:
          http://www.dantou.fr/liberalisme.htm (long, mais extrêmement bien expliqué, et drôle de surcroît!)
          http://www.objectifliberte.fr/2003/05/libralisme-dfin.html (une des meilleures définition que je connaisse)
          http://www.wikiberal.org/wiki/Libéralisme (paradoxalement je ne trouve pas l’article excellent, mais c’est pas mal quand même)

          «Vous m’avez dit qu’ «on ne peut pas faire grand chose, malheureusement » pour promouvoir le libéralisme et que le libéralisme est contre l’interventionnisme. Est-il possible de le définir ? Comment ça marche ?»

          Voir les liens donnés précédemment.

          «Comment on le met en place ? Comment se maintient-il dans le temps ?»

          Ah, une bonne question! Il y aura sûrement presque autant de réponses que de libéraux (bon là, j’exagère).

          Pour ma part, je pense qu’il faut qu’un libéral arrive au pouvoir et que celui-ci reste fidèle à ses convictions libérales et qu’il fasse tout pour réduire son pouvoir et celui de ses collègues politiciens. Mais pour les libertariens, un homme politique cherchant à limiter son pouvoir une fois élu c’est inconcevable car « le pouvoir corrompt ».
          Je pense également qu’une Constitution limitant de manière stricte les prérogatives de l’État est nécessaire, mais ce n’est pas suffisant comme nous l’ont malheureusement montré les USA.

          Enfin bref, il faudrait écrire tout un article, et même un livre sur le sujet…

        8. Mateo

          Merci h16 :)

          Au fait, rehteur9:
          «Car si l’exil est le seul moyen, j’aurais tendance à dire : bon voyage…»

          Mais c’est bien ce que je compte faire! Je l’ai déjà fait pendant plus d’an, et ce fut une excellente expérience! Mon Dieu que ça fait du bien de voir un autre système, et surtout une autre mentalité! Donc, oui, c’est prévu. Le seul problème, c’est le choix du pays.

          Pour ceux qui connaissent, c’est comment les Pays-Bas? J’y suis allé plusieurs fois et je dois dire que j’ai vraiment adoré à chaque fois! L’ambiance, le cadre, les gens, le parfum de liberté etc.!
          Mais je ne connais pas « le système ». Je sais que ça reste une sociale-démocratie, mais bon… C’est comment niveau emploi, niveau de vie, libertés économiques, libertés politiques etc.? (pour les libertés « sociétales », je connais, la réputation n’est pas usurpée ;) )

          «Il me semblait que vous vous vouliez faire la promotion du libéralisme…»

          Non, pas vraiment. D’autres sont bien meilleurs que moi pour ça. Et puis je vous avouerais que j’aurais la désagréable impression de pisser dans un violon…
          Par contre, je ne supporte pas qu’on critique sans connaître, et surtout qu’on raconte n’importe quoi sur le libéralisme.

          1. Au sujet du discours « Si t’es pas content, tu te casses », on l’a entendu plus d’une fois dans l’Histoire de l’Humanité, et au final, cela ne s’est jamais bien terminé. Maintenant, il est clair que tant que c’est possible, oui, effectivement, barrons-nous. Quand il ne restera plus que les vieux, les fonctionnaires et les chômeurs dans le pays, je me demande exactement combien de temps il tiendra.

        9. rheteur9

          @Mateo,
          Ah voilà, c’est plus construit, on va pouvoir reprendre notre échange :
          Retour sur les données précédemment citées :
          -depuis une quinzaine d’années, la part du produit intérieur brut (PIB) consacrée aux dépenses d’éducation ne cesse de diminuer : 6,6 % en 2008, contre 7,6 % en 1996 (http://sciences.blogs.liberation.fr/.a/6a00e5500b4a64883301287767efc1970c-pi)
          -pour une centaine de médicaments le taux de remboursement par la Sécurité sociale va passer de 35 à 15%, on peut aussi ajouter les franchises médicales,
          -non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite équivaudrait à supprimer entre 30.000 et 35.000 postes par an, sur les quelques 5 millions de fonctionnaires,
          -mesures pour baisser, voir supprimer les allocations des chômeurs,

          C’est le système de création de la dette qui est en cause, les « capitalistes mangeurs d’enfants » récupèrent les fruits de ce transfert et pénalisent la majorité… qui voie le service public partir en fumé.
          « Même en augmentant continuellement les prélèvements… » et non, c’est faux !! l’évolution du taux de prélèvements obligatoires en % du Pib est en chutte : 45,5% en 99, 43,9 en 2002, 42,8% en 2008. Suite a une flopée de mesures : loi tepa, dégrèvements, exonération d’IS des plus-values… qui permettent a certain de s’en fourrer plein les fouilles. (ex : 20 mesures d’exonération ou d’imposition reduite de certains revenus représentent un coût total de 17,8 milliards d’euros)
          En 2008, pour les seuls impôts d’État (hors impôts locaux donc), les dispositifs permettant de s’exonérer des impôts ou d’en réduire le montant, en en limitant l’assiette ou en le réduisant le taux ont occasionne une «dépense fiscale» de 73 mds € représentant 27 % du montant fiscal net (voir avant propos avant-propos de M. didier Migaud : http://www.assemblee-nationale.fr/13/rap-info/i0946.asp#P1419_212414). Si la dette augmente, c’est parce que les recettes ne rentrent plus. On voit bien que les moyens existent pour assurer un service de qualité, mais sont détournés.

          Pourquoi dites-vous que j’ai raconté n’importe quoi ?
          «assouplissement du Code du travail» : règles de licenciement plus souples (accord « amiable »), chômage partiel facilité, levé de l’interdiction faite aux femmes d’effectuer certains travaux dangereux et de travailler la nuit…
          «diminution des règles envers les entreprises» : heures sup défiscalisées, suppression taxe pro, allégements des cotisations sociales pour les bas salaires…Au cours des années 1990, le taux de l’impôt sur les sociétés a été réduit de 50 % à 33,33 %…
          «l’État se désengage de plus en plus» : dans le remboursement des soins de santé, dans le financement des retraites, dans le système éducatif, dans la recherche…
          Quand vous n’aurez plus mal aux abdos, vous me donnerez votre avis….

          Merci pour les précisions sur le libéralisme et les liens (sympa le site Dantou). Je n’ai pas encore tout exploré, mais le coup des sardines pose un problème !! Comment est-il possible qu’un ordre apparaisse de façon spontané ? Il s’agit d’un « réflexe » inné de défense ! Chaque sardine « sait » (par l’apprentissage) comment le groupe doit se comporter pour faire faire à ce type de menace. Il n’y a donc pas d’ordre spontané, c’est un conditionnement ; ce type de comportement est à l’opposé de la liberté !
          Le libéralisme ne peut pas fonctionner. Car inévitablement, s’il n’existe pas de droits protecteurs, de règles pour protéger les plus faibles, les plus forts prendront de la liberté sur eux pour les asservir. Comment le libéralisme règle-t-il ce point contraire à ses principes ? Si c’est juste en disant : « rester fidèle à ses convictions »…. Euh… c’est vraiment du « made in Bisounoursland » pur jus.

        10. rheteur9

          @h16
          Non, Mateo, dit que l’un des moyens pour se rapprocher de son idéal est l’exil. Je lui réponds juste : vas-y, utilise ce moyen. Rien à voir avec « Si t’es pas content, tu te casses » (étonnant cette capacité que vous avez h16 à modifier les propos…).
          Où voulez-vous partir ?

          1. Je n’ai pas dit que vous aviez dit ça ; j’ai dit que le discours évoqué était régulièrement entendu. Etonnant, cette capacité à lire ce que vous voulez bien.

        11. Mateo

          [Et zut, j'ai pas répondu au bon endroit la première fois]

          @ rhéteur9

          «depuis une quinzaine d’années, la part du produit intérieur brut (PIB) consacrée aux dépenses d’éducation ne cesse de diminuer : 6,6 % en 2008, contre 7,6 % en 1996 (http://sciences.blogs.liberation.fr/.a/6a00e5500b4a64883301287767efc1970c-pi

          Donc cela confirme encore une fois ce que je disais plus haut: « c’est encore pire que ce que je pensais, car ça veut dire que ce sont les dépenses les plus futiles qui ont le plus augmenté… »

          Mais ce n’est pas étonnant en soi: le nombre d’élèves diminue.
          Au contraire, les dépenses par élève sont en augmentation continue depuis au moins 1980:
          – pour le premier degré, on est passé de 2919€/élève/an en 1980, à 4265€ en 1996, et 5620 en 2008. Le tout en euros constants, évidemment
          – pour le 2nd degré: 4833€/élève/an en 1980, 8254€ en 1996, 9110€ en 2008
          – pour le supérieur: 7426€/élève/an en 1980, 8451€ en 1996, 10792€ en 2008
          – en moyenne: 4404/6511/7780

          Source: http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=0&ref_id=NATTEF07303

          Nous avons donc les dépenses qui ont augmenté de 77% (!!!) en moins de 30 ans avec les résultats déplorables que l’on sait.
          Conclusion logique:
          – ce n’est pas intrinsèquement un problème de moyens
          – cela prouve l’incompétence de l’État dans le domaine

          De toutes façons, les libéraux ne demandent pas une augmentation ou une diminution des dépenses éducatives, mais que l’État retire ses sales pattes de là, et rende aux citoyens la liberté en matière d’enseignement:
          – liberté de choix de l’école/collège/lycée etc.
          – liberté de création d’école/collège/lycée/université etc.
          – liberté pour les gérants d’établissement de choisir leur personnel, leur niveau de rémunération, leur méthode de gestion, leur règlement intérieur etc.
          – liberté pour le personnel éducatif d’utiliser les méthodes pédagogiques de leu choix etc.

          Pour le financement de tout ça, les libéraux classiques prônent pour la plupart un système de chèque-éducation afin que chacun ait la possibilité d’accéder à ce service indispensable. Pour les libéraux-sociaux comme moi, il faut que le montant de ce chèque-éducation soit dégressif en fonction du revenu.
          De manière générale, les libéraux sont opposés au financement de l’institution et lui préfère l’aide à l’individu.

          Enfin bref, au départ que vouliez-vous prouver avec ces chiffres?

          «pour une centaine de médicaments le taux de remboursement par la Sécurité sociale va passer de 35 à 15%, on peut aussi ajouter les franchises médicales,»

          Et oui, c’est ça le « modèle social français » que le monde ne nous envie pas. Un coût exorbitant pour les salariés (en gros 10000€/an dont quasiment la moitié est destinée à l’assurance maladie, pour un mec qui gagne 1500€ net/mois) pour des « remboursements » ridicules.
          Conclusion logique: cela prouve l’incompétence de l’État dans le domaine.

          De toutes façons, les libéraux ne demandent pas une augmentation ou une diminution des dépenses en matière de santé, mais que l’État retire ses sales pattes de là, et rende aux citoyens la liberté en matière d’assurance santé:
          – liberté de choix de son assurance maladie, des prestations
          – liberté de concurrencer la sécu pour les assureurs (fin du monopole), avec interdiction pour eux de refuser quelqu’un pour cause de risques trop importants (ça c’est mon avis perso, les libertariens ne seront sûrement pas d’accord avec ça)

          Pour le financement de tout ça, les libéraux classiques prônent pour la plupart un système de chèque-santé afin que chacun ait la possibilité d’accéder à ce service indispensable. Pour les libéraux-sociaux comme moi, il faut que le montant de ce chèque-santé soit dégressif en fonction du revenu.
          De manière générale, les libéraux sont opposés au financement de l’institution et lui préfère l’aide à l’individu. (Ah, je l’ai déjà dit?)

          Enfin bref, au départ que vouliez-vous prouver avec ces chiffres?

          «non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite équivaudrait à supprimer entre 30.000 et 35.000 postes par an, sur les quelques 5 millions de fonctionnaires,»

          Soit donc une diminution de… 0,007% du nombre de fonctionnaires… Absolument ridicule.
          5 millions de fonctionnaires! Je ne sais pas si vous vous rendez compte… 1 emploi sur 5!

          «mesures pour baisser, voir supprimer les allocations des chômeurs»

          Là, je ne peux pas dire, je ne suis pas au courant. Lesquelles?

          De toutes façons, l’État tente encore une fois des solutions inadaptées au problème qu’il a lui-même créé: le chômage.

          «C’est le système de création de la dette qui est en cause»

          Là, on est bien d’accord! Et ça fait presque un siècle que les libéraux dénoncent le système bancaire et monétaire qui est la cause de cela, avec entres autres choses le privilège que l’État accorde au banque de créer de la monnaie basée sur rien, à partir de rien.
          Quelques liens:
          – ce que pensent les libéraux du système bancaire et monétaire: http://www.dantou.fr/banques.html (ça c’est le chapitre 9, les chapitres 10 et 11, sur le même sujet ou presque, valent également le détour)
          – « Sortir de la crise (1): passer d’une société du crédit à une économie du capital »: http://www.objectifliberte.fr/2008/11/capital-vs-cred.html
          – « Silvère Tajan : Le règne de la dette ou la vraie défaite du capitalisme »: http://www.objectifliberte.fr/2009/05/le-regne-de-la-dette.html
          – « Régulation bancaire : histoire d’un échec programmé »: http://www.objectifliberte.fr/2009/06/regulation-bancaire-histoire-dun-echec-programme.html

          «, les « capitalistes mangeurs d’enfants » récupèrent les fruits de ce transfert et pénalisent la majorité… qui voie le service public partir en fumé.»

          C’est vrai ça, vouloir que l’emprunteur rende l’argent qu’on a prêté, au taux prévu, c’est vraiment dé-gueu-lasse! C’est vraiment rien que des salauds de capitalistes ultra-néo-méga-hyper-giga-libéraux mangeurs d’enfants!

          Ah les fameux sévices publics… No comment.

          «« Même en augmentant continuellement les prélèvements… » et non, c’est faux !! l’évolution du taux de prélèvements obligatoires en % du Pib est en chutte : 45,5% en 99, 43,9 en 2002, 42,8% en 2008. Suite a une flopée de mesures : loi tepa, dégrèvements, exonération d’IS des plus-values… qui permettent a certain de s’en fourrer plein les fouilles. (ex : 20 mesures d’exonération ou d’imposition reduite de certains revenus représentent un coût total de 17,8 milliards d’euros)
          En 2008, pour les seuls impôts d’État (hors impôts locaux donc), les dispositifs permettant de s’exonérer des impôts ou d’en réduire le montant, en en limitant l’assiette ou en le réduisant le taux ont occasionne une «dépense fiscale» de 73 mds € représentant 27 % du montant fiscal net (voir avant propos avant-propos de M. didier Migaud : http://www.assemblee-nationale.fr/13/rap-info/i0946.asp#P1419_212414).»

          Wouah quelle chute vertigineuse! 1,6 point, vous vous rendez compte!

          Mais bon, quand on regarde les vrais chiffres, on peut effectivement s’amuser à prendre certaines périodes qui arrangent bien (si vous voulez, je prends la période 2003-200x pendant laquelle ça a augmenté…), ou on peut regarder les tendances sur le LONG terme, on voit que les prélèvement sont passés de 30% en 1960 (par décence, ne remontons pas trop loin) aux alentours de 45% aujourd’hui, soit une augmentation de… 50%…
          Source: http://www.performance-publique.gouv.fr/fileadmin/medias/documents/ressources/PLF2008/RPO2008.pdf

          Et pendant ce temps, les dépenses publiques augmentaient encore plus vite (!!!), et donc évidemment la dette avec elle.

          Encore une fois, un belle preuve de l’incompétence de l’État même pas capable de comprendre que lorsqu’on dépense systématiquement plus que ce que l’on gagne, ça finit par mal se passer.
          Mais bien sûr, c’est la faute des autres, des spéculateurs touça…

          Sinon vous dénoncez avec justesse les multiples niches fiscales et autres allègements fiscaux sectoriels, vous êtes donc en accord avec les libéraux sur ce point. Encore une fois un des principes de base du libéralisme, c’est l’égalité en droit, et donc devant l’impôt. Mais bon, on a malheureusement l’habitude que l’État favorise au détriment des autres le groupe/secteur à la mode/proche du pouvoir/ayant les meilleures capacités lobbying et/ou de nuisance…

          «Si la dette augmente, c’est parce que les recettes ne rentrent plus. On voit bien que les moyens existent pour assurer un service de qualité, mais sont détournés.»

          Non, c’est parce-que les dépenses augmentent plus vite que les recettes, il ne faut pas inverser les choses.
          Au passage, plus on augmente les dépenses publiques, moins on est susceptible de faire rentrer des recettes, l’économie libre se trouvant étranglée (effet Laffer entre autres).

          (La suite après, il y a semble-t-il une limite de taille dans les commentaires)

        12. Mateo

          [Suite]

          «Pourquoi dites-vous que j’ai raconté n’importe quoi ?
          «assouplissement du Code du travail» : règles de licenciement plus souples (accord « amiable »), chômage partiel facilité, levé de l’interdiction faite aux femmes d’effectuer certains travaux dangereux et de travailler la nuit…»

          Wouah, super efficaces ces pansements sur jambe en bois!

          Plus sérieusement, la réalité c’est que le taille, la complexité du code du travail est en perpétuelle augmentation.
          Et j’ai du mal à voir en quoi un assouplissement des règles, la levée d’une interdiction débile serait une mauvaise chose, mais bon…

          ««diminution des règles envers les entreprises» : heures sup défiscalisées, suppression taxe pro, allégements des cotisations sociales pour les bas salaires…Au cours des années 1990, le taux de l’impôt sur les sociétés a été réduit de 50 % à 33,33 %…»

          Je vous parle des règles, vous me parlez du taux d’imposition…

          Heures sup défiscalisées -> encore une fois, solution inadaptée au problème que l’État a lui-même créé. Et de toues façons, ce n’est pas à l’État de définir combien de temps je dois travailler (du reste, les 35heures, je connais pas personnellement), mais à moi, en négociant seul ou en me regroupant avec d’autres salariés par l’intermédiaire d’un syndicat.

          Allégements des cotisations sociales pour les bas salaires -> solution inadaptée au problème que l’État a lui-même créé, pour changer. Avec les effets pervers que l’on connait: les entreprises rechignent à augmenter les salaires et donc on se retrouve avec un nombre effarant de salariés payés entre 1 et 1,2 SMIC…
          De toutes façons, l’État n’a pas à interdire à certains de travailler. Chacun devrait être libre de négocier, seul ou en groupe, par l’intermédiaire de syndicats, le niveau de son salaire.

          Taxe pro supprimée -> remplacée par autre chose…

          Réduction de l’IS -> idem, les autres impôts, charges et taxes augmentent…

          ««l’État se désengage de plus en plus» : dans le remboursement des soins de santé, dans le financement des retraites» -> vrai. Vive notre (anti-)modèle (anti-)social!

          «dans le système éducatif» -> faux

          «dans la recherche» -> je ne sais pas, la flemme de vérifier… De toutes façons, quand on voit le niveau de la recherche en France comparé aux autres pays développés… Et comme par hasard, c’est un secteur où l’État est massivement présent…

          Enfin bref, de manière globale, l’État s’immisce toujours plus, depuis des dizaines d’années, dans à peu près tout: économie, vie privée etc., l’augmentation continue des dépenses publiques en est la preuve.

          «Merci pour les précisions sur le libéralisme et les liens (sympa le site Dantou). Je n’ai pas encore tout exploré, mais le coup des sardines pose un problème !! Comment est-il possible qu’un ordre apparaisse de façon spontané ? Il s’agit d’un « réflexe » inné de défense ! Chaque sardine « sait » (par l’apprentissage) comment le groupe doit se comporter pour faire faire à ce type de menace. Il n’y a donc pas d’ordre spontané, c’est un conditionnement ;»

          Je crois que vous n’avez vraiment pas compris la notion d’ordre spontané. Ce qu’il faut comprendre ici, c’est qu’une solution efficace a été trouvée sans nécessité de l’imposer par une quelconque autorité, et que cette solution apparaît ordonnée, alors même qu’il n’y a pas eu de concertation. Alors qu’une solution imposée par une autorité aurait été certainement beaucoup moins efficace.
          Enfin bref, ce n’est qu’un exemple bateau pour faire comprendre la notion d’ordre spontané. L’auteur aurait très bien pu prendre l’exemple des termites, qui sans personne pour donner des ordres, et alors que sont des animaux parfaitement stupides, construisent des réseaux d’aération très complexes et efficaces, sans évidemment avoir la moindre notion de ce qu’est une « aération »… C’est la notion d’émergence…

          «ce type de comportement est à l’opposé de la liberté !»

          N’importe quoi, les sardines sont dans cet exemple tout à fait « libres » de faire ce qu’elles veulent…
          Lorsque un tu bouge la tête pour éviter un truc qui t’arrive en pleine face, est-ce que tu considères que tu n’est pas libre des tes mouvements???
          Mais bon, je le répète, ce n’était qu’un exemple bateau…

          «Le libéralisme ne peut pas fonctionner.»

          La réalité prouve le contraire. Et même plus: plus un pays respecte les principes libéraux, mieux ça marche, que ce soit au niveau économique ou autre. Je vous laisse chercher vous même. Vous constaterez par vous-même par exemple la forte corrélation entre richesse/habitant et niveau de libertés économiques. Ou bien encore la forte corrélation entre le « bonheur ressenti » et le niveau de libertés individuelles.

          «Car inévitablement, s’il n’existe pas de droits protecteurs, de règles pour protéger les plus faibles, les plus forts prendront de la liberté sur eux pour les asservir.»

          Donc vous n’avez absolument rien compris à ce qu’est le libéralisme.

          Le libéralisme s’est fondamentalement ça: la garantie, universelle et absolue des droits « protecteurs » des individus. Le libéralisme c’est l’exact contraire de « la loi du plus fort ». La « loi du plus fort », la loi de celui qui est proche du pouvoir, de celui qui a les plus fortes capacités de lobbying, de celui qui a les plus fortes capacités de nuisance, c’est l’interventionnisme excessif, c’est le dirigisme, bref, c’est l’Étatisme.

          Et pour reprendre Madelin: « La démocratie libérale, c’est le droit du plus faible, le droit de la minorité, et celui de la plus petite des minorités : la personne humaine. »

          «Comment le libéralisme règle-t-il ce point contraire à ses principes ? Si c’est juste en disant : « rester fidèle à ses convictions »…. Euh… c’est vraiment du « made in Bisounoursland » pur jus.»

          Effectivement, pour affirmer que ce point est « contraire à ses principes », c’est que vous n’avez rien, mais alors absolument rien de chez peau d’zob, compris à ce qu’était le libéralisme.

          Et pour justement faire RESPECTER ces (ses) principes il faut un État fort, respectable et respecté dans les domaines régaliens (police, justice, défense et diplomatie).
          Et plus l’État se disperse dans des tâches non-régaliennes, moins il est capable d’assurer le respect des droits naturels des individus.

          Enfin, celui qui vit à Bisounoursland, c’est celui qui croit qu’il peut « construire » la société, par l’autorité de l’État. C’est ce qu’on appelle le constructivisme. Et l’immense majorité des politiciens sont plus ou moins constructivistes.

      2. Théo31

        Les radios libres une mesure libérale miterrandienne ? Mort de lol. Il faut une autorisation de l’Etat, avec un cahier des charges précis bien comme il faut (bien pensant évidemment). Il faut tâter du testicule de fonctionnaire pour pouvoir émettre en France. Donc pas su tout libéral comme mesure.

    2. Laetitia

      Mais que se passera-t-il quand les « agitateurs » seront partis avec leur bel argent, et que ceux qui réclamaient « massivement » l’intervention de l’Etat se rendront compte qu’ils se sont fait tout aussi massivement duper?

      Parce qu’il ne faudra pas compter sur nous pour financer des coussins spéciaux pour leurs postérieurs amochés….

      1. maurice b.

        Mais on n’a pas besoin d’agitateurs ( et en plus qui font un chantage pitoyable ).
        Attention: suivre à la lettre nos idées politiques, sinon gare à la catastrophe
        pffff.

    1. Sauf que se faire « démonter la tête » par ce crétin de Huet (qui est scientifique comme moi pape), c’est comme recevoir un cachet de validité scientifique.

      Et sur le fond, Huet se fourre encore le doigt dans l’oeil. Mais là, on est dans le business as usual.

      1. argone

        Pas Huet mais Stéphane Foucart qui remet les pendules à l’heure à cette vieille baderne d’Allègre.

        H16, êtes vous un vrai scientifique voire un climatologue ?

        En racontant des conneries Allègre ne fait que discréditer les climato-sceptiques.

        1. Allègre raconte parfois des bêtises, mais il a souvent raison et il est sur le plan scientifique, contrairement à ce que vous pouvez penser, d’un excellent niveau. La médaille Crafoord n’est pas distribuée à des guignols. A côté de ça, la maison Foucart & Huet, Tripes & Volaille, en retard d’une guerre, n’a toujours pas admis que le Climategate constituait un problème sévère, que les accusations portées sur Pachauri commençaient à faire beaucoup, et que le fond scientifique de tout ce qui a été dit sur le RCA est de plus en plus contesté et contestable. Bref : même dans l’hypothèse où les deux guignols taperaient juste (après tout, même une horloge arrêtée indique l’heure exacte deux fois par jour), ils le feraient trop tard pour approcher un peu de quelque crédibilité que ce soit.

      1. Vous n’aimez pas Allègre, tout le monde a compris. En attendant, pendant que les journalistes effectuent leur travail d’analyse journalistico-journalistique de la qualité d’impression et discutent du choix du grammage du bouquin d’Allègre, le parlement britannique publie les résultats de son enquête sur le Climategate que ces abrutis de Foucart & Huet (et leurs coreligionnaires) continuent à nier compactement, Pachauri (le patron du GIEC) est sous le coup d’une enquête, tout comme Phil Jones, qui a du démissionner. Une petite rétrospective est dispo ici : http://www.lexpress.fr/actualite/environnement/ca-chauffe-pour-le-giec_847701.html

        Moi, à la limite, j’encourage ces journaleux à continuer : ils décrédibilisent non seulement les discours réchauffistes, mais tout leurs journaux respectifs avec. Miam.

        1. argone

          H16 ,
          Perso je dis tant mieux qu’il y ait une enquête.
          Mais enquête ne signifie pas condamnation (pas encore)…
          J’attends avec impatience les conclusions de cette enquête.

          1. L’enquête du Parlement britannique est en cours, mais les réponses de l’Institut de Physique donnent tout de même le tournis :

            Quelles sont les implications des révélations pour l’intégrité de la recherche scientifique ?
            1. L’institut est inquiet que, à part s’il peut être prouvé que les e mails révélés sont des faux ou des adaptations, des implications préoccupantes se trouvent soulevées pour l’intégrité de la recherche scientifique dans le domaine du climat et pour la crédibilité de la méthode scientifique pratiquée dans ce contexte.
            2. Les e mails du CRU qui ont été publiés fournissent des preuves prima facie de refus déterminés et coordonnés des traditions scientifiques honorables et des lois sur la liberté de l’information.

            5. Les e mails révèlent des doutes sur la fiabilité de certaines des reconstructions et soulèvent des questions sur la façon dont elles ont été représentées

            Bref. Nous verrons pour les conclusions, mais il serait honnête de votre côté que vous n’hésitiez pas à nous en faire part, même si elles montrent au final une collusion lamentable des scientifiques du CRU en faveur d’un réchauffement construit, ou si elles aboutissent à prouver que le RCA est pipeau…

        2. françois

          la france est le conservatoire absolu du communisme le plus borné, et meme sarko en est, notemment en s’acharnant sur un systeme mortel: la retraite par répartition: systeme aberrant lorsqu’on est en chut e d e natalité et ou plus personne ne veut créer de richesse: c’est déresponsabilisant au possible, puisque moins on en fait et plus on a de « droits »!

          la seule solution: « primum quaerite regnum Dei, et omnia adjicientur vobis! »

  9. edgar

    quelle bouillie intellectuelle…

    consternants exemples en effet. de là à en déduire que toutes les lois sont à rejeter c’est aller un peu vite.
    Par ailleurs je ne suis pas sûr que la République Démocratique de France ait le privilège de ce genre d’affaires. Les centaines de pensionnaires irlandais d’un internat qui ont été tripotés par deux générations de prêtres doivent en avoir aussi des choses à raconter.

    1. Mon cher Edgar, où diable vois-tu que je voudrais rejeter toutes les lois ? Etant plutôt pour l’établissement de règles, de lois, je vois mal où tu vas pêcher ça.

  10. edgar

    le passage suivant,notamment, peut se comprendre de la façon dont je l’ai compris…

    « Et tous les jours, on ajoute au tombereau d’insanités votés ou décrétées des monceaux de règlements et de comportements tous aussi stupides les uns que les autres, visant à sauver ce qui ne mérite pas de l’être ou dont on n’a absolument pas besoin, au détriment parfaitement assumé et violemment revendiqué d’autres domaines pourtant essentiels mais qu’on aura réussi, par le lavage de cerveau, à faire passer comme ridicules ou surannés… »

    De façon générale le billet n’est pas au niveau habituel…

    1. Flak a répondu : une loi bien fichue vaut cent pages de texte illisible créant des faux-droits et des inégalités criantes. Actuellement, on assiste à une véritable avalanche de lois – législorrhée – purement circonstancielles qui ne servent à rien et sont inapplicables (et je n’évoquerai HADOPI que parce que ça termine en PI, comme « de mal en pis »). De là à conclure, comme tu le fais hardiment, « que toutes les lois sont à rejeter », c’est construire un homme de paille ridicule.

      1. edgar

        « On me susurre parfois, ici ou là, que l’État ne serait pas aussi néfaste ou incompétent que ce que je laisserai supposer dans mes billets. A lire l’actualité, cependant, je dois admettre que ces remarques sont fondées : l’État n’est pas, effectivement, aussi méprisable que je l’écris. Il l’est beaucoup plus. »

        Quand je lis ça j’ai du mal à penser qu’il puisse y avoir des lois positives selon le rédacteur…

        1. Beaucoup plus ne veut pas dire totalement. D’autre part, rien ne vous empêche, cher Edgar, de me prouver que l’Etat, c’est supayr et que ça fait mieux que sans (parce qu’aussi bien ne suffit pas pour justifier la coercition, hein).

      2. françois

        de toutes les façons, il est aisé de constater que plus on pond de lois, et plus l’on s’éloigne de la Loi Naturelle.. qu’est le bon sens!

        Et, en matière de sécurité, plus on met de flics et de flicage et plus on a de criminalité: cherchez l’erreur!

  11. Marine

     » Le lycéen sera donc déplacé, dans un autre établissement… et rétrogradé en 3ème. Oui oui. Vous avez bien lu. »

    Meeeeeerdeuhhhh !
    On va encore se le taper un an de plus!
    Mais à quoi pensent-ils?

  12. edgar

    ben il me semble au départ que c’est l’Etat qui a sorti cet enfant de la gentille famille qui lui donnait à manger dans une gamelle pour chiens.

    1. Et c’est aussi l’état qui l’a décroché d’une famille aimante. Un machin capable du meilleur comme du pire, de façon totalement arbitraire et imprévisible, c’est la marque des psychotiques, non ? Confieriez-vous vos biens, vos êtres les plus chers à un psychotique ?

      1. Minunata

        C’est une affaire totalement aberrante, je suis d’accord, je ne vois pas sur quoi ils se basent pour se permettre de juger une affaire pareille, la bonne qualité du lien d’attachement est justement ce dont les enfants ont le plus besoin pour grandir sereinement ! Et oui, effectivement, si leur but c’est d’en faire des gosses paumés, ils sont sur la bonne voie ! Et c’est encore plus honteux de voir que la cause de ce retrait pourrait juste être due à la baisse du quota d’enfants dans un centre social, pour sauver un emploi, vive les syndicalistes !
        En lisant certains commentaires, je suis tombé des nues en voyant certains profiter d’un sujet aussi grave pour « vendre gratuitement » leurs opinions sur des sujets qui s’éloignent de celui-ci, et s’attaquer ainsi aux opinions de l’auteur de ce blog, qui je trouve, a bien la tête sur les épaules, et ne voit pas très loin de la vérité actuelle.

  13. ikichi

    Ouais enfin maintenant je fais un peu attention quand il s’agit d’école…
    J’ai doublé cette année et je me rencontre que j’ai un peu trop accusé l’état sur ce coup-là.

    L’état est bien responsable de beaucoup de choses dans l’éducation, mais un monde libre signifie aussi que l’école à certaines libertés sur les élèves.

    Il faut parfois être prudent en accusant et ne pas oublier ses responsabilités plutôt que passer ses journées à accuser les autres de ses propres échecs. Mêmes s’ils sont en partie fondées…

    1. Accuser les autres de ses propres échecs, c’est justement essayer de se défausser de ses responsabilités. Dans les cas de cet article, cependant, le « redoublement » de l’élève est bien dû à l’état, hein, puisque l’élève a bien fait 6 mois dans un lycée avant d’être rétrogradé… pour des raisons sans lien avec son niveau scolaire.

      1. ikichi

        je ne parlais pas du type en question mais en générale.
        en découvrant le forum et tout ça l’anné passé j’ai accusé à tord l’état en rassemblant tout ce qui pouvait le rendre coupable. même s’il y a fondement passer ses journées à accuser systématiquement l’état de tout n’est pas une bonne idée…

        et petite note: « l’État parvient plus tard à former de vrais petits robots festifs de la laïcité, »
        l’école peut décider d’interdire des signes religieux sans état. c’est à la concurrence de le faire, non ?
        sinon il faudrait obliger les école à accepter tout ce que l’état refuse actuellement ce qui n’est pas très logique…

        1. La question ne se pose pas dans ces termes : il existe des écoles où les croix chrétiennes, par exemple, sont apposées dans chaque classe. Là, rien à dire. Je parle ici des écoles de la république, qui elles sont soumises aux lois de l’Etat Républicain et Laïc, ce qui se traduit, concrètement, par une laïcité de combat qui non seulement, n’affiche aucun signe religieux dans les classe (logique) mais en combat absolument toute présence parmi les élèves ou les profs. Tout le problème venant ensuite du « Si les élèves ne sont pas contents, qu’ils aillent dans le privé » ce qui revient à faire supporter un deuxième paiement (en plus de l’impôt qui a payé pour l’éducation, on paye la scolarité privée) sous le prétexte que la personne est religieuse, ce qui constitue un traitement discriminé selon qu’on est croyant ou pas (ou qu’on ferme sa gueule ou pas, disons).

        2. ikichi

          bien sur. mais le problème est dans le super monopole de l’état dans la gestion des écoles. c’est bien à la concurrence de décider si on autorise tel ou tel chose

          ce qu’on aura en donnant plus de pouvoir aux écoles publiques ou en gérents le système à plus petite échelle par exemple.

          cela ne veut pas dire que toutes les écoles publiques accepterons tous signes religieux. il y aura juste un meilleur choix d’écoles accecibles pour tous dont certaines plus tolérentes que d’autres…

  14. Flak

    « ce qui constitue un traitement discriminé selon qu’on est croyant ou pas (ou qu’on ferme sa gueule ou pas, disons). »

    attends t’es fou la t’es au moins trois steps plus loin que ce qu’un socialiste peut imaginer, donc tu fais de la mauvaise foi.(ou du mauvais esprit selon ton interlocuteur)

    d’autre part je te rappelle qu’etre religieux, c’est MAL.

  15. ikichi

    désolé de ocntinuer mais c’est juste que la concurrence n’est pas toujours aussi clair dans un marché libre.
    tout les magazins carrefour doivent obeir à carefour et toute les franchises doivent respecter certaines regles.
    il est donc possible qu’une association controle les écoles et demande la laicité comme le fait l’état…

    1. Et si les gens ne sont pas contents, ils fonderont une nouvelle société (association) qui fera des écoles sans cette contrainte. De la même sorte que ceux qui ne sont pas contents de Carouf peuvent aller à LIDL.

    2. Laetitia

      Euh….Nous ne sommes pas dans un marché libre, mais quand bien même, nous n’en sommes pas à être obligés de se fournir chez carrefour.

      Il serait possible qu’une association contrôle certaines écoles mais pas toutes: les parents qui veulent des croix dans les salles de classe (ce qui existe encore en France, je peux en témoigner, bien que ce soit complètement interdit) mettront leurs enfants dans d’autres établissements et ceux qui interdisent ces pratiques risquent fort de devoir réviser leur jugement s’ils veulent survivre, à moins de renouveler la clientèle de facon constante.

  16. ikichi

    c’est pas exactement ce que je voulais dire…
    comment fairait on pour augmenter la concurrence des écoles publiques ?
    en donnant plus de pouvoir aux écoles donc au directeur ou en divisant le pouvoir en région par exemple. mais il y a peut-etre un risque de concurrence artificiel. si carrefour suivait la même logique il donnerait plus de pouvoir aux gérents et aux franchises.

  17. Laetitia

    Ah en fait, dans une société libre, l’éducation ne serait pas prise en charge par l’Etat donc toutes les écoles seraient privées. Et encore l’Etat n’existe que dans la conception classique, avec seulement les pouvoirs régaliens.

  18. ikichi

    c’est bien beau tout ça mais on fait quoi maintenant ?
    l’état a monopole gigantesque et monstrueux mais vouloir le supprimer risque de creer une concurrence artificiel qui n’existe pas dans un marché libre.
    déliquat comme situation, n’est-ce pas ?

  19. Laetitia

    Je te concède qu’il serait impossible qu’en France nous puissions voir naitre un jour un tel système. Mais il y a tout de même des solutions pour sauver sa peau:

    – La meilleure: se tirer dans un système beaucoup moins pourri.
    – La solution intermédiaire: Si on a la chance de vivre dans une grande ville, mettre son enfant dans une école privée hors contrat. Un peu cher, mais des effectifs très réduits et une vraie qualité d’enseignement.
    – La solution de secours: Créer, avec d’autres parents, une mini-école, en engageant un enseignant, qui fera éventuellement cours chez lui, ou autre, suivant le budget…

  20. DiabloSwing

    @Rhéteur : pour 2, 3 mesurettes d’apparence libérale, combien qui vont dans le sens inverse, et ça de jour en jour ? A ce compte-là y a du libéralisme, et même davantage au PS.
    C’est mettre en balance les faits qui permet un bilan, en faire le solde, pas se limiter à 2 ou 3 faits, déjà contestables comme les boucliers fiscaux pour les plus riches, alors que l’on tape la classe moyenne avec davantage d’intensité.

    1. Laetitia

      Je ne vois pas où est le mal avec le bouclier fiscal, si ce n’est que le taux d’imposition peut toujours aller jusqu’à 50%

  21. Laetitia

    Pardonne ma stupidité le cas échéant, mais très franchement je vois mal comment une personne qui n’est pas assujettie à l’IRPP peut bénéficier du bouclier fiscal; mais alors pas du tout……

  22. Romain Rays

    Quasiment tout le temps d’accord avec vous H16, je me pose qd même quelques questions sur cette horreur qu’on appelle « ETAT ».
    je vous lis beaucoup (je cherche toujours d’ailleurs à en savoir un peu plus sur vous, d’où vous nous sortez tous vos articles, argumentaires, etc…), et cet article me pousse à me demander d’où peut bien sortir ce ‘monstre’ !

    l’Etat, son administration et compagnie ne sont pas des être vivants sortis de nul part qui auraient pour seul but de nous emm… « enquiquiner », nous petits être humains sans défense. L’Etat, ce n’est qu’une addition de personnes. Un géant fabriqué et composé d’êtres humains cherchant à vivre en communauté.
    Toujours rejeter la faute sur l’Etat, dire qu’il fait mal son boulot ou même un boulot qu’on ne voudrait pas qu’il fasse, c, in fine, critiquer l’Homme en tant que tel, sa propre nature.
    A moins que l’effet de groupe change sa nature profonde, ceci n’est pas très rassurant, innit ?

    En partant de ce principe, je me demande bien ce qu’un système totalement libéral; prenons le système que même dans vos rêves les plus fous vous ne pourriez imaginer; pk celui-ci, toujours composé des mêmes éléments (nous) mais organisé différemment (moins d’Etat), fonctionnerait-il mieux ?

    Je rappelle qu’à la base, je suis d’accord avec vous; mais je ne sais pas pourquoi, en cette douce après midi sur ma terrasse, je me mets à me questionner.

    1. Toujours rejeter la faute sur l’Etat, dire qu’il fait mal son boulot ou même un boulot qu’on ne voudrait pas qu’il fasse, c, in fine, critiquer l’Homme en tant que tel, sa propre nature.

      C’est simplement parce que vous ne tenez pas compte de la spécificité de l’état. Il s’agit d’une construction de papier, qui n’existe qu’au travers des individus, parfaitement standard, qui le composent, mais qui a une caractéristique tout à fait unique : l’état a le pouvoir de coercition. Il peut user de la force pour obtenir ce qu’il veut. Dit autrement, on (des hommes, normaux) fournit à des hommes (normaux) un pouvoir extraordinaire (anormal) en espérant que ces derniers se comporteront honnêtement avec. La façon de fournir ce pouvoir, en France, est appelé démocratie. Les hommes qui l’ont sont appelés politiciens, et, dans une certaine mesure, fonctionnaires. Et ceux qui fournissent, ce sont les citoyens. Voilà.

      Et comme par hasard, tout ça foire.

  23. Romain Rays

    ok,
    mais au quotidien ces décisions ne sont pas si extraordinaires que ça !
    prenons l exemple de ce post sur les enfants qui sont séparés d’une bonne famille.
    celui qui prend la décision, ce n’est pas un système dans son ensemble, c juste un gars qui face à une situation donnée doit prendre parti.

    du coup, je pense que le pb de l’Homme n’est pas le système, l’organisation qu’il met en place pour tenter de ‘vivre ensemble’, mais bien lui-même !

    Et si je vous ai bien suivi, plus une organisation est grande, plus ses pouvoirs destructeurs sont importants.
    le libéralisme serait-il donc le meilleur moyen pour diffuser, diviser ce ‘côté obscur’ de l’Homme ?

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