Fight : Orwell contre Huxley

Je suis tombé sur une petite planche de BD, dont le dessin est certes pourri mais le contenu intéressant. Je vous en fait profiter ici, en VF.

Orwell vs Huxley
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Commentaires24

  1. Simon

    Ouai enfin il met au même niveau une société libre et une dictature socialiste. Dans la réalité c’est juste qq millions de mort qui les séparent. Donc pour moi cette bd c’est de la merde.

  2. JB7756

    Orwell craignait surtout le totalitarisme : ce dernier à échoué.

    Huxley a raison de penser qu’il est plus insidieux et efficace de dominer les hommes par le plaisir que par la contrainte.
    Les empereurs romains l’avaient bien compris : PANEM ET CIRCENSES.

    Il y a un tout petit problèmes : plus en donne pour faire plaisir, plus on en veut. Et un jour quand il n’y a plus rien à donner, le sevrage s’avère difficile (toute ressemblance avec la situation actuelle…)

  3. boissoudy

    Le livre de Neil Postman a été traduit dans un français supérieur à celui remâche par cette bande pas très bien dessinnée. Son jugement sur la validité d’Huxley par rapport à Orwell ne date par ailleurs pas d’hier.
    Merci tout de même au héros anonyme aux yeux rouges qui mène une guerre galactique pour l’avènement du bonheur culturel et stratosphérique.

  4. Alex6

    Huxley etait un genie car il avait parfaitement saisi la direction vers laquelle tendait la societe. Son Brave new world est imaginaire, c’est les comportements des individus et les relations qu’ils ont entre eux qui importent et qui collent incroyablement avec le present.
    Orwell se situe plus dans la tradition des dictatures fortes, mais son modele ne peut plus exister apres le choc WW2.

    Sexe pour tous, egoisme a son paroxisme, impression d’etre un gagnant dans le systeme, elimination des faibles au debut et a la fin, developpement d’un systeme educatif eliminant tout libre-arbitre etc…
    Je pense que sa pensee etait trop puissante pour que quiconque ai pu comprendre a l’epoque qu’il avait raison. Aujourd’hui, il est bien tard pour opposer une resistance efficace tant le mal fait est grand.

    1. Higgins

      Les deux auteurs se rejoignent sur le fond pour dépeindre et surtout annoncer la naissance d’une société qui n’a rien à envier à l’enfer. Si Huxley a bien vu l’orientation de la société moderne (point de vue concrétisé, entre autres, par Philippe Murray et son Homo Festivus Festivus), c’est à Orwell que revient le mérite d’en avoir décrypté le mode opératoire, que ce soit à travers « La ferme des animaux » (Ah, le rôle joué par les moutons ou par les cochons!) ou à travers « 1984 » (sa novlangue et sa police de la pensée. Non, je n’ai pas dit la HALDE).
      L’enfer est pavé de bonnes intentions dit le proverbe. Je ne crois cependant pas que la résistance soit inutile mais ce combat s’apparente au mythe de Sisyphe. Nous n’aurons jamais terminé de monter le rocher au sommet de la montagne car l’esprit humain est ainsi fait. A la fin de son roman « Révolte sur la Lune » (collection Folio SF. http://www.tupeuxcourir.com/science-fiction/robert-heinlein-r%C3%A9volte-sur-la-lune/ ), Robert Heinlein, qui dans ce roman ne cache pas ses sympathies libertariennes, fait pourtant dire à son héros à la fin du livre: « Il semble que l’être humain possède un instinct profondément ancré qui lui fait décréter obligatoire tout ce qui n’est pas interdit. »

  5. gnarf

    Wikipedia anglais:
    Social critic Neil Postman contrasts the worlds of Nineteen Eighty-Four and Brave New World in the foreword of his 1985 book Amusing Ourselves to Death. He writes:
    What Orwell feared were those who would ban books. What Huxley feared was that there would be no reason to ban a book, for there would be no one who wanted to read one. Orwell feared those who would deprive us of information. Huxley feared those who would give us so much that we would be reduced to passivity and egoism. Orwell feared that the truth would be concealed from us. Huxley feared the truth would be drowned in a sea of irrelevance. Orwell feared we would become a captive culture. Huxley feared we would become a trivial culture, preoccupied with some equivalent of the feelies, the orgy porgy, and the centrifugal bumblepuppy. As Huxley remarked in Brave New World Revisited, the civil libertarians and rationalists who are ever on the alert to oppose tyranny « failed to take into account man’s almost infinite appetite for distractions. » In 1984, Orwell added, people are controlled by inflicting pain. In Brave New World, they are controlled by inflicting pleasure. In short, Orwell feared that what we fear will ruin us. Huxley feared that our desire will ruin us.

  6. pythéas

    JB7756 fait un rapprochement très interessant entre l’Empire Romain et l’Occident…
    Panem et Circenses, jusqu’à la Chute ! Ou qui provoquent la chute ?

    Hash, où peut-on trouver cette planche en VO ?

  7. johan

    Hum, je pense au contraire qu’ils ont tous les deux tort. Ils se sont bien trop compliqué la tâche. Dans « Brave New World » il y un état totalitaire (comme dans 1984), les joyeux citoyens doivent prendre leur tite pilules…

    « L’abrutissement des masses » réel, tant soit peu que l’on puisse se permettre de juger du loisir des autres, n’est pas une action direct du gouvernement mais une conséquence.
    Vous remarquerez que ce que les gouvernement ont réussit à faire, choses qu’aucun des deux auteurs n’avaient prévu, c’est de faire croire à la majorité des électeurs que le gouvernement gérait mieux les choses que n’importe qui d’autre!

    Ainsi, pourquoi lire de l’économie, histoire, politique pour comprendre comment est traité notre retraite, lorsqu’il suffit de faire confiance dans la gestion infaillible, parce que par répartition, de notre système de retraite?

    Se cultiver, ça fait mal, pourquoi ce faire mal sans nécessité?

    Une petite phrase comique que j’ai entendu aujourd’hui: « les économistes devraient se taire, comme celui qui prône le libéralisme et qui s’est bien planté dans ses analyses… »

    Ce qui est implicite ici: si il avait prôné plus de régulation et qu’il était au gouvernement y aurait pas eu tout ça. Logique. (en passant, il devait parlé de Greenspan, pas le me le plus libéral du monde)

    Vive la France.

  8. Guluxite2

    Un petit détail, non des moindres : l’oeuvre d’Huxley semble plus exacte seulement parce qu’il était au courant de ce qui serait mis en place. Lisez sa bio et prêtez attention aux centres par lesquels des membres de sa famille sont passés.

    Essentiellement, Huxley c’est comme Attali, sauf que le premier l’a écrit sous forme de fiction. Le second nous l’annonce tranquillement à la télé, par morceaux.

      1. Laglute

        Oh que oui, après nous avoir prévu la nationalisation en 80 alors qu’il aurait fallut le contraire, il nous prévoit… quoi au juste maintenant ?

  9. richard

    Bonjour.
    Existe-t-il un pays sur terre où on ne consomme pas en toute légalité des drogues psychiatrique soit disant appelées « médicaments » ? Aucun.
    le sexe est omniprésent. La violence, l’ultra violence( tien Kubrick.. ) est banalisée sous prétexte de fiction. Les drogues légale ou non touche sans doute un homme sur quatre..
    Cette planète va droit dans le mur, et Huxley était visionnaire. un cauchemar deviens réalité.

  10. Boz

    Une petite remarque : il est toujours facile, a posteriori, de trouver celui qui a eu raison. Mais à l’époque où ces auteurs écrivaient, l’Histoire n’avait pas encore tranché. Et rien ne dit que dans un petit siècle on ne considère pas Orwell comme le véritable visionnaire.

  11. Mizzazo

    Dire que le meilleurs des mondes est une métaphore du communisme ou socialisme c’est n’avoir rien compris.

    La religion c’est le capitalisme, le monde est Capital et société de consommation. Les classes génétique – et non social – sont une critique de l eugénisme et a l image des classe social capitaliste.
    Le meilleur des monde c’est la critique de la democratie liberal, qui selon l auteur avec de bons outils est totalitaire.

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