La rigueur, oui, mais pas pour tout le monde

Surprise : pendant que les primaires socialistes s’amusaient, le monde a continué de tourner. Il y a même eu un G20 (à 0.3 sur mon échelle de palpitance qui s’étale de 0 à 10). La crise continue de s’aggraver. Sarkozy s’agite vaguement. Tout va bien.

Je sais que certains seront surpris : oui, il y a bel et bien eu un G20. Les rumeurs dans la presse se font suffisamment insistantes. Nos élites se seraient réunies ce week-end. Elles auraient mangé pas mal de petits fours. Baroin a repris deux fois du saumon. Il y a eu des photos de groupe. Certaines sont même parues dans la presse.

Lagarde n’a pas bu plus que d’habitude, mais elle s’est écriée, joyeuse :

« Depuis le sommet du 22 septembre, il est plus probable que la situation économique ait empiré durant les trois dernières semaines plutôt qu’elle se soit améliorée. »

Merci Christine. Et ça fera 20.000 USD bien gagnés ce mois-ci.

Il y a eu une déclaration générale et officielle. Ensuite, nos élites sont rentrées chez elles. Et toutes se retrouveront le 23 octobre prochain. Pour faire des choses, dire des trucs, manger des machins et boire des bidules. Car c’est le 23 octobre qu’ils poseront vraiment des actes. Promis.

Comme vous le voyez, ce fut un sommet placé sous le signe de l’Action Résolue.

Ah, j’allais oublier : ce G20 a envoyé balader Sarkozy avec son idée socialiste de taxe mondiale sur les transactions financières. Les Indignés, qui aiment les taxes et les impôts, sont tous très déçus. Cette calamité s’abattra probablement seulement sur l’Europe, afin d’ajouter un boulet de plus à sa compétitivité. Il ne faudrait pas qu’elle prenne trop d’avance sur le reste du Monde, comprenez-vous.

Bon.

Tout ceci manque cruellement de substance.

Ce n’est guère étonnant : tout ce beau monde a très simplement et très officiellement perdu pied.

La crise échappe, sûrement et de moins en moins lentement, à la fois à leur entendement et aux tentatives désespérées de la juguler. Et c’est normal : la grille d’analyse de tout ce beau monde n’a pas évolué d’un iota. Pour les politiciens, tout ce bazar est la faute des méchants financiers. La dette des pays est un problème, certes, mais qui s’ajoute au reste. Et bien évidemment, seule une bonne régulation permet de sortir de la crise, couplée à un round général et généreux de distribution de monnaie pour résoudre le problème de liquidité.

Comme je l’écrivais dans d’autres billets, le principe de réalité, qu’on peut oublier pendant un temps moyennant des piscines de pognon, revient au triple galop lorsque les piscines se vident.

Et c’est exactement ce à quoi nous assistons actuellement : si les dirigeants des pays riches semblent à ce point confus et impuissants, c’est parce que leurs marges de manœuvre sont devenues inexistantes.

D’un côté, les états n’en peuvent plus de devoir s’endetter pour arriver à joindre les deux bouts ; ici, par bouts, je ne parle pas de boucler des budgets annuels, mais bel et bien d’arriver à payer les frais courants, au jour le jour. La Grèce a déjà, en réalité, fait faillite ; la fin de ce mois promet d’être aride pour les retraités, les fonctionnaires et les bénéficiaires nets de l’Etat Grec.

De l’autre, ces états doivent vendre leur dette à des institutions financières de plus en plus méfiantes… Et de plus en plus gavées de ces bons dont toutes savent maintenant qu’ils puent.

Pendant ce temps, la crise de liquidité des banques, notamment française, est passée de préoccupante à aiguë. Il est d’ailleurs du plus haut comique de voir les analyses presque optimistes des cours boursiers en hausse et de l’envolée de l’euro, alors que tout montre que ces hausses sont dues à la liquidation massive, par les institutions européennes en manque cruel de crédit, de tout ce qu’elles avaient en dollar. Ce qui, au passage, explique la décorrélation assez notable entre le cours EUR/USD et l’écart entre les bons français et allemand.

La situation est donc, proprement, inextricable : les états et les institutions financières se tiennent l’un et l’autre par le menton en tentant de rester debout pendant que le sol se dérobe sous leurs pieds. Chacun compte sur l’autre sans que l’autre puisse réellement arrêter le mouvement d’ensemble. Le capitalisme de connivence est en train, devant vos yeux, de s’effondrer.

Et bien évidemment, cela commence à faire grogner : il faudra trouver des coupables. Et ceux qui ont les flingues, la force, la loi et la dissuasion nucléaire sont évidemment les mieux placés pour les désigner. On ne sera donc pas étonné de voir José-Manuel prendre les devants : le président de la Commission Européenne a d’ores et déjà désigné les méchants (ce sont les vilains financiers), et comment on va les manger (régulation !).

Soyez bien attentif à ce qui va se passer dans les prochains mois.

Les Indignés veulent des taxes et des impôts, ils en auront plein. Ils seront certainement très déçus, voire indignés d’apprendre qu’ils font, eux aussi, partie des riches, mais qu’ils le soient ou non, peu importe. Ils sont les 99%, donc très nombreux, donc très imposables : 1€ sur 500 millions de personnes tous les mois rapporte plus qu’une fois 500 millions sur un riche qui n’hésitera pas à partir.

Les Indignés et pas mal d’autres veulent des nationalisations de banques : ça tombe bien, c’est probablement ce qui va se passer, à la Dexia au début, à la hussarde et en catastrophe à la fin. On comprend que les banques, actuellement, hésitent à demander de l’aide : le premier qui en croque a perdu.

Et lentement se mettent en place les étapes suivantes ; les coupables désignés, les nationalisations faites, il faudra, tout de même, apurer une situation devenue intenable. Il faudra se serrer la ceinture.

Fini la retraite par répartition. Au lieu d’un pécule minable, ce sera 0 pour tout le monde (je parle des versements, pas des cotisations qui elles, seront toujours prélevées).

Fini la sécu gratuite. Ce sera 0 pour tout le monde (je parle des remboursements, pas des cotisations qui elles, seront toujours prélevées).

Fini l’assurance chômage pendant un an ou plus…

Bonjour le travail au noir, le troc et les files devant les administrations et certains magasins discount.

Mais attention !

Au menu : la rigueur qui doit permettre au gouvernement de faire rentrer dix milliards d’euros dans les caisses de l’état. Ces dix milliards correspondent à une série de nouvelles taxes ou de nouveaux prélèvements mais aucune économie de dépense sur le train de vie de l’Etat n’est envisagée par ce budget.

Oh. « Aucune économie sur le train de vie de l’Etat. »

Quelle surprise !

J'accepte les BCH !

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Vous aussi, foutez les banquiers centraux dehors, terrorisez l’État et les banques en utilisant les cryptomonnaies, en les promouvant et pourquoi pas, en faisant un don avec !
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Commentaires33

  1. Aurélien

    Il y a deux mois à peine Moody’s annonçait une perspective stable pour le Aaa français… Si même la vigie ne voit plus rien, comment éviter les icebergs?

    Le premier qui (re)propose 60 000 poste en plus à l’EN ou 30 000 places de prison supplémentaires a un gage.

  2. gem

    la bonne illustration de la relation état-banques c’est les dupondt dans « On a marché sur la Lune » : on leur crie « tenez vous bien » et eux ils s’accrochent l’un à l’autre

  3. daredevil2007

    Waouh! Notre Hash national se lâche! Et quand il le fait, ça fait mal 😉
    Tiens, à propos de lâchage : Je suppose que toute le monde a entendu la bonne nouvelle de Moody’s?
    Youpie! ça va devenir saignant sous peu…

    CPF

  4. Bof

    un petit avant goût de ce qui attend la France, – et belle illustration de ce que dit Hash
    http://www.20minutes.fr/monde/807068-greve-incertitude-seul-avenir

    A côté de ça, les écolos nous déclarent que, « le sujet de 2012 sera le nucléaire ». Pouvaient pas faire plus à côté de la plaque… (notons au passage que même pour les écolos, le terrrrible réchauffement climatique à l’honneur en 2007 ne sera pas le sujet principal)

    1. Guillaume

      Cet article commence mal :
      « Comme ses camarades de jeu, Helen est étudiante depuis deux ans à l’école des fonctionnaires grecs. «J’avais choisi cette voie pour la sécurité de l’emploi…» Mauvaise pioche. Ce matin-là, au lieu de jouer aux cartes à la cafétéria, Helen devrait soit préparer des banderoles pour la manifestation de l’après-midi, soit réviser l’examen de comptabilité à venir.  »

      Effectivement, si à cette école on apprend à jouer au cartes…

      1. Mateo

        « Effectivement, si à cette école on apprend à jouer au cartes… »

        Je trouve au contraire que la formation dispensée par cette école est en parfaite adéquation avec le futur emploi de ses étudiants… 😀

  5. Pascale

    Les réunions du G20 sont en train elles aussi de devenir des non-évènements. Sauf à ce que tous les clowns (à roulettes) s’y auto congratulent abondamment …. et coûtent un pont aux contribuables. Car je n’ose penser aux millions d’euros dépensés pour l’organisation et la tenue de ces joyeuses plaisanteries.

    1. Susu

      Pascale,

      Les consignes de sûreté aériennes liées au sommet du G20 à Cannes viennent d’être publiées.

      La bonne nouvelle est que les vols de baudruches sont interdits du 1er novembre 01:00 au 5 novembre 12h00.

      La mauvaise nouvelle est que les baudruches en question sont les ballons gonflables, pas nos éminentes autorités volant à nos frais dans leurs palaces volants!

      ps : aéromodélisme interdit aussi de Menton à Hyères…

  6. Pascale

    «  » »e n’est guère étonnant : tout ce beau monde a très simplement et très officiellement perdu pied. » » » écrivez-vous H16. Comme en plus ils n’ont jamais su nager, nous sommes dans une situation critique.

  7. kelevra

    -le spread de taux a 10 ans entre l allemagne et la france bat des record
    -la france est championne du monde des CDS sur sa dette publique devant l italie
    -le deficit de 2011 sera quasiment identique a celui de 2010
    -la croissance de 2012 a 2.25% !!!!!! puis 1.75% maintenant 1.5% (baroin) quand on sait comment ce chiffre est calcule, comme celui de l inflation
    -merkel et le minsitre des finances allemand disent pas de decision au 23/10 pour le g20, comme d habitude

    tout va bien, ah non DSK demande a etre entendu par la justice dans une affaire de prostitution a lille, encore!!!

  8. eheime

    Très bonne analyse .

    La France va perdre son AAA, ça fait pas un pli. Si les agences en parlent, c’est pas qu’elles se posent la question, c’est pour préparer les esprits.

    Le gouvernement (clown rose ou clown bleu – peu importe) sera confronté à la réalité dure cette fois :

    Banques en faillites, probleme de trésorerie, probleme de refinancement donc négociation avec la BCE/pays euro pour avoir du cash, les fonctionnaires en greve qui voudront pas lacher une queue de cerise, le privé qui va se décourager et se figera, les petits vieux qui auront bien du mal a faire face.
    Les zindignés à la rigueur, ce sera le moment de détente qui fera rire tout le monde.
    Et comme tout toujours quand tout va mal, tout va arriver exactement au meme moment.
    Ca va être un sacré boxon.

    Ils veulent tous être Président, mais je suis pas sûr qu’ils mesurent bien l’ampleur de la tâche.

    Meme en mettant la tête dans le sable pour pas voir, on ira les chercher.

    Quant à nous, faut se préparer à faire le dos rond parce qu’on va en prendre plein la figure

    1. Pascale

      «  » »Ils veulent tous être Président, mais je suis pas sûr qu’ils mesurent bien l’ampleur de la tâche. » » »
      Je crois qu’ils s’en moquent du moment qu’ils sont au pouvoir

    2. deres

      Le pauvre Hollande, si il est élu, n’aura pas droit à 2 ans à se pavaner avant d’entamer le tournant de la rigueur comme Mitterrand en 1983. Martine est heureuse. Elle va avoir le droit d’être le premier ministre fusible qui doit endosser les mesures impopulaires.

      Ne nous faisons pas d’illusion. Les politiques français pensent que nous aurons suffisamment de poids pour obliger l’Europe à faire l’équivalent d’un dévaluation de l’Euro au lieu d’une réelle austérité et d’une baisse drastique de nos dépenses étatiques. La façon de faire n’est pas déterminée (QE, achat de dette par la BCE, structure de défaisance, FSFE, etc …) mais au final, cela revient à imprimer de la monnaie et de créer de l’inflation qui spolie les épargnants (les fourmis) au profits des endettés (les cigales).

      Wait and see.

      1. Guillaume

        +1 c’est ce qui risque d’arriver. Par contre, dans le cas d’une dévaluation, le salaire des foncs sera bien sur indexé sur l’inflation. Les perdants seront les petits artisants qui mettent de coté pour leurs vieux jours, les autres salariés etc…

        Moralité : il vaut mieux avoir un contrat en or qu’un travail!

      2. eheime

        L’inflation spolie tout le monde.

        Les cigales perdront peut être rien en valeur sur l’argent pas économisé, mais elles perdront en pouvoir d’achat assurément car ici les salaires suivent les prix, pas le contraire.

        @ Guillaume

        L’inflation officielle n’est pas forcément égale à l’inflation réelle

      3. Martine ne sera jamais PM. Ils ne peuvent pas s’encadrer elle et FH.
        Ceci dit, les chances de Hollande de décrocher la timbale s’amenuisent de jour en jour.

        1. Calvin

          Je pensais comme toi, moi aussi pour FH.
          Mais de plus en plus, je me dis que c’est le seul assez … naïf pour croire qu’une fois élu, il va changer la France, l’Europe, voire le Monde.
          J’ai l’impression qu’il est vraiment déconnecté de la réalité économique. Qu’il ne se rend encore moins compte que les autres que le pays est au bord du gouffre.
          Donc, au final, je me dis qu’il va conserver l’envie d’être président jusqu’au bout. Alors que ses compétiteurs auront moins de mordant.
          Ceci dit, je n’ai jamais été bon en pronostic…

  9. Pascale

    «  » »Le ministre de l’Economie entend «mettre tout en oeuvre» pour la* garder. » » » sous-titre Le Figaro. Il y en a qui n’ont pas peur du ridicule !

    *la note AAA

    1. gem

      c’est le discours « antiphrase » par excellence. A traduire donc :
      le ministre dit qu’il voudrait bien «mettre tout en œuvre» pour la* garder, mais malheureusement il ne peut que parler et pas agir vraiment dans ce sens,

      autrement dit :

      Le ministre de l’Economie se résigne à la perte du AAA, il ne fera rien pour éviter ça.

      1. Higgins

        C’est ce que sous-entend Reuters: http://fr.reuters.com/article/businessNews/idFRPAE79H0QV20111018

        Dans le texte, on relève ça: «  »Le message de Moody’s revient à dire que la France ne peut pas aider son secteur bancaire », commente Alex Koagne, analyste financier chez Natixis. » ou encore «  »Si on parle de renflouement des banques avec garanties de refinancement comme en 2008, là il y aura un problème de notation pour la France », prévient aussi Christophe Nijdam, analyste chez Alphavalue. » avec, cerise sur le gâteau: « La menace qui pèse sur le « triple A » de la France devient dans le même temps une menace aussi pour les notes des banques françaises dans la mesure où une dégradation de la France entraînerait une dégradation des notes bancaires, avec pour conséquence un nouveau renchérissement des coûts de financement. »

        Comme mesure de prévention, on souhaite taxer les sodas!!! Les digues lâchent de partout comme l’indique aujourd’hui JP Chevallier: http://chevallier.biz/2011/10/ecart-franc-francais-dm-battu/. On se croirait dans Atlas Shrugged.

        CPEComplètementF.

    2. YP

      Non, « tout mettre en oeuvre » veut dire que le minustre de l’économie va passer un coup de fil Moody’s et se faire rabrouer, ou encore décréter une prévision de croissance 2012 de 23%. Le ridicule ne tue pas… Malheureusement !

  10. simple citoyen

    Enfumage.
    Quand Baroso prétend désigner les banquiers à la vindicte populaire, alors qu’on s’achemine vers la mise en place du traité du SME, véritable outil de guerre totalitaire, c’est du grand art.
    Devinette:
    1. Mon premier est une nouvelle institution financière internationale.
    2. Mon second est un mandat donné par les pays de la zone euro à la dite institution pour lever autant d’argent que nécessaire. Il y a bien sûr une limite officielle de 500Mds€, mais il est prévu dans les petits caractères en bas, que l’institution peut relever ce plafond quand elle le juge opportun…
    3. Les états de la zone euro qui ont signé ce machin (nous donc) auront 7 jours pour exécuter un ordre de l’institution en question.
    4. Les décisions de l’institution sont souveraine, elle a personnalité juridique etc… MAIS, il est inclus dans le traité une provision qui la rend imperméable à toute enquête, toute mise en cause (immunité de son personnel bien évidemment) non seulement par les états membres, mais également par toute juridiction fût-elle compétente. En gros, elle est hors sol, hors judiciaire, hors d’atteinte et toute puissante. Une future planque de plus pour nos chers politiques en mal de justice?
    Par ailleurs elle peut posséder des biens, des titres etc., mais toutes ses possessions seront non seulement inviolable mais également insaisissables.
    5. Le statut de toute créance de cet organisme sera hyper-prioritaire (on s’en doutait un peu) SAUF pour le FMI qui sera privilégié devant lui… étonnant, non? Que vient donc faire le FMI dans cette affaire? Eh bien il est prévu que tout pays faisant appel au MES devra également faire une demande auprès du FMI et que les politiques et actions du MES devront être coordonnées avec celles de ce dernier… Ah bon? Moi qui croyais que c’était un outil de notre indépendance…

    Mon tout est le MES, ou SME pour les anglophiles, car un traité de cette importance et de cette portée ne saurait bien évidemment être traduit. Il n’est qu’en anglais…

    http://consilium.europa.eu/media/1216793/esm%20treaty%20en.pdf

    Pour avoir une vue sympathique de la chose, voir le très bon article de Libertas:
    http://journal-libertas.blogspot.com/2011/10/comment-lue-sasseoit-sur-letat-de-droit.html

    Pour bien comprendre à quel point on nous prend pour des idiots, voici la présentation de la chose par l’UE elle-même:
    http://ec.europa.eu/economy_finance/articles/financial_operations/2011-07-11-esm-treaty_en.htm

    Faites circuler ces infos les amis, c’est du très très lourd et c’est surtout la fin de nos états et d’une vision libérale, même vaguement, de l’UE. N’hésitez pas à faire vos recherches et des billets.
    C’est je crois l’information la plus importante dont j’ai pris connaissance dernièrement. Un total abandon de souveraineté et un cadre juridique totalement inimaginable au sein d’une construction qui se veut démocratique.

    1. J’ai déjà vu ça, oui. Je confirme qu’effectivement, c’est l’idée générale.
      Mais j’ai le sentiment que l’heure de ce genre de tentatives est passée (ie: ils se la jouent gros bras, mais vont se retrouver avec un monstre incontrôlable à la fin).

    1. Onfray, quel imbécile.
      Consolation, ce crétin a soutenu le gentleman farmer qui a raté l’investiture et roucoule à l’oreille de Hollande. Onfray, en plus d’être un parfait pignouf, est donc aussi cocu. Bien fait.

  11. Franck Boizard

    Les hommes de l’Etat ont un atout considérable : ils ont réussi à éradiquer des têtes toute idée de se passer d’eux.

    Ils nous ont enfermés dans une cage avec des monstres qui s’appellent fiscalité confiscatoire, dette insoutenable, corruption, prévarication, bureaucratie, colonisation à rebours, inquisition.

    Et ils sont parvenus, après des décennies d’efforts, à nous faire oublier que cette cage avait une clé nommée libéralisme.

    Ca me rappelle L’ange exterminateur de Bunuel : des gens n’arrivent pas à sortir d’une soirée alors qu’aucune barrière physique ne les retient. D’ailleurs, cela vaut le coup de citer le résumé wikipedia avec un peu d’imagination on peut en faire une transposition des peuples enfermés dans l’étatisme :

    Lors d’une réception organisée chez un notable se produit un étrange événement : nul ne semble pouvoir partir; tout d’abord parce que le départ de chacun est toujours reporté par un événement quelconque, puis, à partir du matin, se manifeste une impossibilité physique de sortir de la maison. Seuls les notables sont présents, en compagnie de leurs épouses, les domestiques ayant tous démissionné avant le début de ces évènements mystérieux.

    Durant la durée de l’enfermement – plusieurs jours -, on assiste peu à peu à la révélation du caractère et de la personnalité des protagonistes. La faim, la soif – interrompues après quelque temps suite à l’étrange apparition d’animaux vivants, dont le sacrifice contribue à la montée en violence de la situation – entraînent une déshumanisation, un effacement des apparences si soignées d’ordinaire. Les tromperies, la cruauté se révèlent peu à peu, et les dernières heures d’enfermement montrent une tension extrême, une grande violence psychique; la seule solution trouvée à la situation devient alors de tuer l’hôte afin de contenter la divinité. Ce plan funeste échoue de peu grâce à la levée de la « malédiction », permettant aux notables de retrouver les secours qui n’avaient pas été en mesure de franchir le portail de la maison, repoussés par une étrange force s’exerçant sur leurs esprits.

    Le film est en quelque sorte circulaire : à la fin, les notables se réunissent à l’église pour la messe. On voit alors arriver des moutons, bien plus nombreux que lors du premier enfermement – ils assuraient alors la survie durant l’enfermement -; ils entrent dans l’église, et les portes se ferment…

    1. Alex6

      Nigel Farage est plein de bon sens mais il se bat contre l’interet des ideologues europeens qui est de conserver le pouvoir et leurs boulots en or. Une cause perdue malheureusement.

  12. stef

    Cet article a été écrit il y a à peine 1 mois et demi, et déja beaucoup de choses ont changé en europe notament avec les plans de sauvetage a répétition du couple Sarkozy Merkel …

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