Cette inculture économique qui va coûter très cher

On découvre assez régulièrement que les politiciens qui animent la vie politique française sont généralement incapables de faire une règle de trois, une multiplication ou une division en dehors des tables de base, ce qui excuse alors leurs notions économiques quasiment inexistantes. On peut naïvement croire que le niveau catastrophique de nos dirigeants en économie ne reflète pas celui des Français en général ; après tout, une nation qui a compté dans ses rangs Pascal, Descartes, Fermat, Poincaré, Mandelbrot, pour n’en citer que quelques uns, ne devrait pas être complètement étrangère aux notions mathématiques de base. Mais la réalité laisse pantois.

Et en matière de sciences économiques et de finance, c’est, pour tout dire, la déroute.

Certes, on peut comprendre que la définition d’un Warrant ou celle d’élasticité des prix soient un peu ardues pour l’homme de la rue. On est nettement plus surpris d’apprendre, selon une étude réalisée par le Credoc, que la plupart des Français buttent sur le simple calcul d’un intérêt de base. Seul un Français sur deux donne la bonne réponse à la question suivante sur la rémunération d’un compte : «Si vous placez 100 euros sur un compte rémunéré à 2 % et que vous ne faites aucun versement, ni de retrait, combien aurez-vous une fois les intérêts versés ?»

Bien peu savent ce qu’est, en économie, une obligation, alors que cette notion recouvre assez bien la notion d’obligation courante (devoir, engagement, contrainte), ou ce qu’est un dividende, et beaucoup croient à l’existence de produits magiques à la fois très rentables et très peu risqués. Au pays des Bisounours, peut-on réellement s’en étonner ?

Education

Le constat est finalement assez accablant : les Français ont décidé que la finance, l’économie et les bases simples de mathématiques financières étaient hors de leur portée, ou, plus probablement, trop petit-bourgeois pour s’en inquiéter, et s’en sont donc remis, peu ou prou, à leurs dirigeants, tous aussi nuls les uns que les autres dans ces domaines : on notera que peu de nos politiciens ont une vraie culture scientifique solide, et que l’accession au pouvoir mobilise surtout de solides réseaux de connaissances, d’amitiés et un entregent purement politicien, mais pas du tout une connaissance même basique des mécanismes économiques qui fondent pourtant le soubassement logique des grandes orientations politiques.

On n’est dès lors plus étonné de trouver des pépites comme ce genre d’article qui démontre à l’envi qu’il n’y a aucune espèce de corrélation entre la fonction d’une personne et sa compétence dans celle-ci : un type qui préside à l’Autorité des Marchés Financiers et qui ne comprend pas que le marché n’a fait que pointer du doigt les erreurs catastrophiques, systématiques et répétées de nos dirigeants mérite parfaitement sa place dans un pays où n’importe quel gloubi-boulga éco-philosophique new-âge tient lieu de pensée cartésienne.

Et non seulement, le savoir économique et financier est quasiment absent, mais en plus est-il tenu en faible estime, par ceux-là mêmes qui, finalement, n’en connaissent à peu près rien, et pire encore, il est enseigné avec les biais les plus lamentablement en faveur de bricolages qui ont fait les preuves de leur vacuité.

Au bilan, le pays s’en retrouve géré n’importe comment ; Bastiat, un économiste dont la renommée a pourtant fait le tour du monde, est quasiment inconnu en France, et le bon sens qu’il distillait dans ses écrits est maintenant totalement évaporé tant du corps électoral que du corps législatif ou exécutif avec le résultat qu’on voit (une catastrophe de la dette parfaitement prévisible), et celui qu’on voit moins : une accumulation de dysfonctionnements de plus en plus importants de l’ensemble des pans collectivisés de la société française.

Par exemple, les Français ne s’étonnent guère des queues aux urgences hospitalières, des remboursements de plus en plus médiocres de leur Sécurité Sociale, d’une couverture chômage ou retraite de plus en plus mince, et acceptent presque sans broncher d’avoir à renoncer à des soins chez les médecins spécialistes pour éviter les tarifs et les temps d’attente … qui nous rapprochent tous les jours du système soviétique.

En définitive, en refusant de faire l’effort d’essayer de comprendre quelque chose à l’économie, une bonne partie des Français s’est gentiment laissée manipuler par toute la clique habituelle d’aigrefins qui ont rapidement pris les commandes du navire à leur propre compte.

Quelques générations plus tard, les aigrefins sont toujours là, mais même eux ne captent absolument plus rien de ce qui se passe autour d’eux, répétant mécaniquement les schémas qu’ils ont appris de la génération précédente, sans essayer de comprendre (trop fatiguant, trop compliqué pour leur modestes capacités intellectuelles ?) avec le résultat qu’on sait déjà inéluctable : une catastrophe économique majeure.

Ignorance

L’ignorance, dit-on, est une bénédiction.

Le fait de tenir pour exactes et complètes des choses fausses, lacunaires ou biaisées, en revanche, peut tuer. L’inculture économique des Français, dans les prochains mois, va leur coûter fort cher.

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Commentaires129

  1. Higgins

    C’est pourquoi j’ai été littéralement soufflé lorsque j’ai lu « La Grève » d’Ayn Rand (éditions les Belles lettres). Le livre a beau dater de 1957, on croirait qu’il décrit la France de 2011. Hélas, pas de John Galt en vue, du moins chez les aigrefins institutionnels. Quant aux Hank Rearden, Francisco d’Anconia, Dagny Taggart et autres Ragnar Danneskjöld, ils sont aussi rares qu’une décision rationnelle prise par le gouvernement.
    Je recommande chaudement le livre d’Alain Laurent « Ayn Rand ou la passion de l’égoïsme rationnel » aux mêmes éditions. C’est une biographie très éclairante sur Ayn Rand et sa pensée. Dommage que l’auteur y sacrifie au politiquement correct en qualifiant Ayn Rand « d’auteure » (quel horrible mot) et non d’auteur.

    1. Olaf’

      Je pense que vous faites une erreur sur les Frisco et autres John : je crois que de plus en plus des jeunes avec un bagage scientifique / intellectuel / whatever sérieux ont choisi l’exil pour ne pas avoir à subir plus avant les exactions étatiques françaises.
      En attendant des jours meilleurs…

        1. Pandora

          Calculer 2% d’intérêt sur 1 an, ce n’est pas de l’économie, ce sont des mathématiques de base : une simple règle de 3.

          1. D’où la référence à quelques mathématiciens français.
            (mais ce n’est pas une règle de trois, c’est une simple multiplication)

  2. Flo

    Ca devrait s’arranger, Mario Monti, dont on ne peut pas dire qu’il est un ignorant en économie, a été nommé Président du Conseil.
    Comment, à bah non finalement, Mr Jean-Luc M nous souffle que c’est un « illuminé libéral ». Un de plus…

  3. vincent

    En matière économique, l’ignorance vient (parfois) des masses les « mieux » éduquées: l’offensive médiatique néo keynesienne en faveur d’un changement de politique de la BCE pour qu’elle se transforme en monétiseur de dernier ressort en est une preuve parmi d’autres.

    http://www.objectifeco.com/economie/economie-politique/article/vincent-benard-monetisation-des-dettes-publiques-une-tres-mauvaise-idee-a-la-mode

    Le néo-keynesianisme est à la compréhension du monde ce que le Gloubiboulga est à la restauration…

      1. deres

        Avons nous encore vraiment le choix ? Il faut juste espérer que les allemands ne céderont pas sur toute la ligne et que cette monétisation se fera réellement en échange d’une gestion plus rigoureuse de la part des états européens. Les autres alternatives, à base de défaut complet ou partiel, de sortie de l’euros ou de création de sous zone euros sont assez fumeuses. Etant donné la vision magistrale de nos politiques et économistes , je me méfie de ces solutions qui apporteraient surement des avantages à court terme mais certainement aussi des catastrophes à long terme. De plus, cela risquerait de tourner au sauve-qui-peut général …

  4. Guillaume

    Merci pour ce très bon article. Moi aussi, je suis perplexe face à la connaissance économique de mes citoyens.

    Le truc qui m’a le plus troué le cul, c’est quand j’ai expliqué à un proche qui a la 20 aine le fonctionnement des taux directeurs, les inconvénients comparés d’une inflation/déflation, les mécanismes de bulle immobilière, la création/destruction de monnaire … Le seule problème c’est que cette personne était alors en étude pour faire « conseiller bancaire », et que maintenant elle gère des patrimoines (ou place ce qu’on lui demande de placer?)!

    Mais peut être cela est-il du qu’en France, il vaut mieux faire partie d’une « corporation » qui défend ses interets face aux autres. Il vaut mieux savoir gueuler (ou bruler des pneus/… devant des préfectures), car ça permet de faire des erreurs et de les faire payer à ceux qui comprennent, mais qui ne gueulent pas.

    1. Le Parisien Liberal

      conseiller en gestion de patrimoine, faut juste savoir lire (les docs envoyés d’en haut par le marketing de la banque). Ca fait peur !

      C’est ca le probleme. Les personnes censées s’y connaitre (banquiers, journalistes, politiciens) se trompent et DONC donnent l’impression que de toutes facons il s’agit d’une vaste fumisterie.

  5. Nord

    Bravo – et merci #! Et pendant ce temps dans l’Immonde nous avons l’autre papy-purée, toujours pas plus consistant qu’un Flamby, qui nous explique comme quoi y sait lui qui a été aux écoles que tout ça ce serait à caude de la faute à Friedman: http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/article/2011/11/14/rocard-vouloir-attenter-au-nucleaire-est-une-folie_1603181_1471069.html (je conseille la dernière vidéo: du lourd, du très lourd!

    Question: à votre avis le citoyen de base va mordre à l’hameçon de Rocard ou au raisonnement du libéral? CPEF, c’est l’évidence.

  6. Before

    Effectivement, avec le recul, je me rends bien compte que l’enseignement général que j’ai reçu au collège et au lycée (bac C en 1981, pour situer. C’était pas encore totalement le gros foutoir) comportait à peu près autant de notion d’économie que d’humanité dans l’œil malicieux de Kim Jong Il.
    Et c’est parfaitement honteux.
    Ceci dit, il y a parfois quelques petites lueurs d’espoir.
    Axel de Tarlé sur Europe1 commentait ce matin les élucubrations de je ne sais lequel des abrutis censés nous diriger, qui voulait noter les agences de notations, suspendre les notations des pays en difficulté, autoriser les états à les assigner en justice, etc… Bref du grand n’importe quoi.
    Et bien De Tarlé a finit sa rubrique en remarquant que jeter le thermomètre ne guérit pas les malades, et que la situation gravissime provient bien des dettes accumulées depuis plus de 30 ans. texto.
    Comme quoi, on peut aussi entendre des choses sensées dans nos médias…

    1. De Tarlé, c’est un petit moulin. Il brasse de l’air et tourne dans le sens du vent. Un coup, il est altercomprenant, un coup, il est keynésien, un coup, il est protectionniste, un coup, etc…

      1. Before

        Bref, il est journaliste.
        Mais quand même, comme une horloge arrêtée donne l’heure exacte deux fois par jour, il lui arrive de dire, sur une radio importante, des choses justes.
        Et Jean-Michel Aphatie ? Lisez-vous son blog ? Il dénonce l’importance de la dette depuis longtemps, et depuis quelques jours, ses écrits sont tous sauf optimistes…
        Il n’écrit pas « CPEF » à la fin, mais il s’en faut de peu…

        1. cm

          Autant les écrits d’Apathie peuvent être assez justes et virulents, autant à l’oral face aux politiciens sur canal c’est un simple passe-plats qui ne fait que commenter des choses insignifiantes, il est très décevant.

  7. Stéphane

    Auprès de quelques collègues, je passe pour un dieu parce que j’ai su expliquer qu’un taux d’intérêt avait une composante « risque » et une composante « rémunération ». Ca leur a dessillé les yeux. Pourtant, c’est le B-A-BA.

    Le résultat d’un long travail de sape intellectuel où on évite surtout – surtout! – de faire le moindre parallèle entre les finances publiques et autres indicateurs macro-économiques et les analogies sur les finances d’un foyer. Pour mieux noyer le poisson. Et c’est réussi. Le poisson fait de la planche et la France se dirige guillerette vers son destin économique…

    L’incurie économique des Français altère leur jugement, mais surtout, leurs prétendues élites n’y comprennent rien non plus. Autant dire qu’elles ont autant de chances de répondre correctement au problème que mon chien de finir sur le podium des jeux olympiques en natation synchronisée.

    Ca pédale dans la semoule grave.

    Dans l’article cité en lien, les Français seraient plus de 70% à espérer que l’école fasse un meilleur enseignement en économie. Ca fait rire, sachant de quelle école on parle (et à l’université ce n’est pas mieux). Autant demander au Hamas un cours sur le sionisme.

    1. JG2433

      Rigolons un peu…

      Votre chien champion sportif ? Pourquoi pas ! 🙂 🙂

      Sur Skyfall, voici peu, un contributeur (sous le pseudo « Bob »), pour se gausser du sérieux d’une association scientifique américaine, avait avancé que son chien pourrait tout aussi bien s’inscrire… en tant que scientifique Il suffisait de régler la cotisation (20 $). 🙂

  8. Lawyer666

    « Par exemple, les Français ne s’étonnent guère des queues aux urgences hospitalières… »
    Je ne vois pas ce que ce passage vient faire ici. Pas besoin de connaissances financières pour comprendre qu’en France (comme dans à peu près tous les pays occidentaux d’ailleurs) on dépense plus qu’on ne produit de richesses, et qu’il va falloir arrêter d’emprunter toujours plus, et donc se serrer la ceinture, notamment au niveau santé.

    On peut très bien avoir les bonnes bases en économie sans connaitre les spécificités de chaque produit exotique ou les règles qui s’appliquent sur les différents marchés…

    1. « Je ne vois pas ce que ce passage vient faire ici. »
      Eh bien c’est très simple : les urgences hospitalières devraient être l’exemple type d’endroit où une gestion correcte ne devrait pas permettre d’avoir des queues. On peut à la rigueur en tolérer en boulangerie, devant un magasin, chez le garagiste ou le coiffeur, mais surtout pas aux urgences. Et la gestion des ressources humaines, c’est l’exemple typique de gestion économique qui nécessite quelques connaissances de base en mathématique et en éco. Comme on n’en a pas en France, on obtient exactement ce qu’on observe.

      1. Lawyer666

        Ba désolé, mais je vois toujours pas le lien. Il y la queue aux urgences en France ? Parce que tu penses que c’est différent dans les autres pays ?? Je demande à voir…

        S’il y a la queue, c’est tout simplement à cause du manque de personnel, donc de moyens. Même avec une meilleure gestion, il n’y aurait pas de miracles. Les internes bossent déjà facile plus de 80h/semaine, la seule solution c’est plus de toubibs. Mais l’hopital, ça coute, et ça ne rapporte rien (pour les hopitaux publics en tout cas), donc forcément l’état qui est déjà sur la paille ne va pas investir la dedans.

        La méconnaissance de français en économie n’a décidément rien à voir la dedans.

        1. Aïe aïe aïe. Tu illustres assez bien le propos de l’article.
          a/ non, il n’y a pas de queues dans d’autres pays aux urgences sauf … dans les pays où la santé a été massivement collectivisée.
          b/ oui, il y a la queue en France aux urgences.
          c/ non, il n’y a pas de manque de personnel (le nombre de personnel hospitalier n’a pas arrêté d’augmenter sur les 20 dernières années).
          d/ la gestion des ressources humaines, c’est aussi de l’économie.

        2. Lawyer666

          a/ sources ? Je suis curieux ! Je pense que dans à peu près tous les pays du monde, les urgences sont de bien moins bonne qualité qu’en France. Je ne parle pas des pays du Nord de l’Europe, de l’Allemagne ou du Japon qui sont pour moi des exceptions parmi les quelques 200 pays qui composent notre planète.
          c/ sources ? J’ai souvent lu et entendu que le personnel hospitalier est de moins en moins nombreux. Je vais faire quelques recherches la dessus de mon coté.
          d/ Gestion RH ou pas, il y a un travail à faire : accueillir le patient, l’écouter, l’ausculter, faire des analyses, etc… ça prend un certain temps, incompressible. Une meilleure gestion ne changerait rien à ça.
          e/ Je travaille dans le milieu de la finance. Je suis loin d’être un expert, mais je connais quelques trucs, donc bon ton « Tu illustres assez bien le propos de l’article. » c’est un peu l’argument du désespoir 😐

          1. a/ toujours rigolo de comparer la France avec les pays du bas du classement, mais surtout pas avec ceux du haut. Ça s’est vu. Et non, ce ne sont pas des exceptions. Il n’y a pas la queue dans les cliniques françaises, du reste.
            c/ source insee, irdes, etc… Tiens, au pif: http://www.irdes.fr/EspaceEnseignement/ChiffresGraphiques/Cadrage/Hopital/Emploi.htm ; 1994, 1M de personnes, 2008: 1.250M… Bref, la vache de décroissance et de manque de moyen ou de personnel.
            d/ comment on faisait, il y a 10 ans ? De grâce, ne me sort pas que la population française a augmenté pour justifier le décalage visible.
            e/ tu donnes un bon gros bâton pour te faire battre. Sortir le manque de personnel ou de moyen, c’est même pas éculé, c’est juste de l’inculture de base.

        3. BN

          Non, les urgences françaises ne fonctionnent pas bien.

          La semaine dernière, ma grand-mère, 90 ans, en très mauvaise santé et incapable de marcher a fait une phlébite. C’est bénin mais les complications peuvent-être mortelles. Elle a attendu 5 HEURES aux « urgences ». Sans que qui que ce soit ne se préoccupe de leur apporter de l’eau ou un plateau repas évidemment.
          À la sortie, l’interne dit à ma tante « et surtout vous la faite boire régulièrement ». Après 5 heures sans soins et sans eau…
          Mieux vaut en rire.

          Ce que font les autres pays… Il faut comparer à pays équivalent en terme de développement, et là il n’y a pas de quoi être fier.

          Pour des sources sur la quantité de personnels dans la santé : http://www.irdes.fr/EspaceEnseignement/ChiffresGraphiques/Cadrage/Hopital/Emploi.htm

          Une bonne organisation fait gagner du temps. Ça ne fait pas de miracles, mais ça aide. Par exemple, vous parlez de l’accueil du patient. Dans de nombreux hôpitaux, il n’y en a pas : les patients sont vus par l’interne dans l’ordre d’arriver. Employer une aide-soignante pour accueillir les gens dans de bonnes conditions et les aiguiller vers le bon service ou les renvoyer vers le médecin de ville quand certains viennent faire soigner un rhume aiderait beaucoup.

          Sinon, l’un des gros problèmes niveau santé, c’est le numerus clausus, sciemment maintenu trop bas par rapport aux besoins. Et c’est ainsi qu’il faut attendre 6 mois pour un rendez-vous chez l’optalmo ou qu’un cardiologue que je connais ne prend plus de nouveaux patients, faute de temps. Il s’agit directement d’une décision de l’état.

          1. Et le numerus clausus, c’est ce qu’on appelle, en éco, une barrière à l’entrée. Si l’on y ajoute le monopole de droit (notion d’économie et de droit aussi), on se rend compte que les problèmes hospitaliers en France sont bel et bien un problème d’éco.

        4. Lawyer666

          a/ Ben il faut comparer avec tout le monde je pense, bien sur tu trouveras des pays avec des urgences de meilleure qualité, mais aussi un paquet de moins bien. Bizarre de toujours se plaindre à l’extrême en France comme si c’était la cata, alors qu’on est quand même pas si mal lotis AMHA.
          c/ OK tu as raison, y’a eu une grosse augmentation pendant un bout de temps. Ca semble s’inverser depuis 3 ans ceci dit : http://lexpansion.lexpress.fr/economie/saignee-d-emplois-a-l-hopital_254823.html ou http://www.coordination-nationale-infirmiere.org/index.php/201103151406/Actualites/Baisse-spectaculaire-des-effectifs-des-hopitaux-publics.html
          d/ Je ne me risquerai pas à répondre car j’en sais tout simplement rien. Mais la population, si elle n’augmente pas, vieillit. Et ça va être de pire en pire. La demande en soins va forcément augmenter.
          e/ C’est cool de sortir ce genre de phrases, mais la logique veut quand même qu’avec plus de personnel, ben il y aurait moins d’attente forcément. C’est le bon sens.
          Concrètement, comment veux-tu réduire les queues avec une meilleure gestion ? Donne une réponse concrète, un exemple, au lieu de me traiter d’inculte. Si ça marchait bien y’a 10 ans avec moins de monde, qu’est ce qui a changé d’après toi ?

          1. a/ non, on compare des poires avec des poires, et pas avec des pommes. Comparer Allemagne et France, oui, France et Zimbabwe, non.
            d/ le problème des urgences est un problème purement organisationnel. Encore une fois, les cliniques s’en sortent nettement mieux que les hôpitaux. L’un est privé, l’autre public. Coïncidence ? Non, puisqu’on retrouve le même problème dans d’autres pays où les deux systèmes cohabitent.
            e/ Non. Il faut faire un peu de stats mais ce n’est pas toujours vrai. Et accessoirement, puisque le personnel augmente, ce n’est pas un problème de personnel ici.

            Le changement majeur ? Ils (l’état, les syndicats et les personnels eux-mêmes) ont introduit un maximum de rigidité dans les urgences à cause de deux facteurs : la CMU et les 35H (pour avoir eu l’occasion de travailler avec les gens de ce milieu, c’est ce qu’ils m’ont dit et c’est ce qu’on peut constater chiffres en mains). Solution pratique : supprimer les 35H et la CMU.
            (il y a d’autres facteurs, mais ils sont minoritaires)

        5. Théo31

          « Elle a attendu 5 HEURES aux « urgences » »

          Pareil pour moi il y a trois ans. Arrivé à 12 h 30 avec une entorse avec déchirement osseux, la radio et l’examen ont eu lieu vers 16 h. Entre midi 30 et 16 heures, quasiment personne, sauf une dame qui voulait se faire faire des points de suture et qui s’est cassée lasse d’avoir à attendre et attendre qu’on s’occupe d’elle.

          Ensuite visite régulière chez le doc pour voir l’évolution de la pathologie. 4 médecins consultaient avec uniquement des gens sur RDV. Les deux salles d’attente du service étaient blindées de patients dès 9 h du mat. Et c’était dans une clinique.

        6. gnarf

          En 10 ans ca fait 5 fois que j’accompagne quelqu’un aux urgences en Pologne. Aussi bien dans une ville de 400 000 habitants que dans la campagne profonde.

          Jamais attendu plus de 30 minutes. Ce matin mon beau-pere a malheureusement fait un AVC, il a ete amene aux urgences et pris en charge immediatement bien evidemment. Et on parle ici des hopitaux publics.

          Vous avez perdu le sens du mot « urgence »? Vous croyez vraiment que ca fonctionnait comme-ca en France il y a 30 ans?

  9. Pere Collateur

    Excellent article.
    Ça fait quelques jours que tourne ce sondage sur la culture économique de nos concitoyens.
    Pour être tout à fait honnête, j’ai peine à y croire.
    J’ai fait tourné le test, et sur un cheptel de 30 personnes d’horizon très diverse, la note tourne à un peu plus de 7 sur 10.
    Je me demande ou ils ont pêché leur panel…

    Rien à voir avec l’économie, mais très parlant quand à la stupidité de nos « représentants », je ne peux pas n’empêcher de vous faire partager ce lien:

    http://www.numerama.com/magazine/20556-un-timbre-payant-pour-les-emails-un-senateur-prend-le-canular-au-serieux.html

    Pour résumer, il s’agit de l’un de nos sémillant sénateur qui a cru à un canular, comme quoi il faudrait payer un timbre numérique sur chaque envoi d’Émail à partir de 2012.
    Il a même été jusqu’à poser la question à Bercy lors d’une séance… Édifiant!

    1. Stéphane

      Il est juste en avance sur son temps…

      Le timbre numérique sur l’email, on y viendra peut-être. Et on présentera ça comme un moyen de lutte contre le spam.

    2. Guillaume

      Par contre, posez la même question, mais plus sur un emprunt, et sur une durée > 1 an.

      « J’emprunte 100.000€ sur 10 ans à 3%, combien cela va t il me couter »?

      Vous aurez généralement les réponses suivantes :
      – Nié?
      – 2000€ (niveau « auféminin.com », on se contente de calculer le pourcentage )
      – 2000€ * 10 = 20.000€ (un peu mieux, mais n’a pas compris le principe de location d’argent)
      – Passe moi ta caletos : bonne réponse, car calculer une suite géométrique n’est pas si simple, même si ici on est dans des puissances de trois.

      1. Guillaume

        PS : j’ai changé le 2 en 3 après avoir rédigé le mail (pour justifier l’emploi d’une caletos). Inutile de relever l’erreur!

  10. Aymeric

    Un bon article, et je fais largement partie de ceux qui n’y comprennent rien au monde de la finance (même si je comprends bien que 2% de 100€ ça me fera 102€ sur mon compte à la fin ^^)

    J’essaie d’apprendre le B-A-BA sur le Net, et je trouve quelques vidéos qui expliquent l’origine des échanges financiers, et autres petites choses, mais les sources ne semblent pas toujours très fiables (et parfois très engagées d’un côté ou de l’autre) et pas toujours très claires.
    J’essaie de lire Wikipedia ou des blogs qui nous parlent de la dette des pays, mais beaucoup de vocabulaire m’est inconnu et me renvoie encore vers d’autres lectures peu claires…

    En gros, savez-vous s’il existe des documents basiques qui peuvent aider à la compréhension et ainsi partager la connaissance à ceux qui souhaitent s’informer ? La vidéo est en général un excellent moyen éducatif…

    1. Malheureusement, rien ne remplace l’effort personnel. Et les sites anglo-saxons sont bien plus neutres idéologiquement. Pour le reste, les ouvrages d’économistes connus, quand ils parlent bien d’économie et pas de politique (fuir Krugman), ça donne des idées. Exemple type : la série des Freakonomics donne des réflexions intéressantes, par exemple…

    2. Pascale

      Vous pouvez essayer avec ce livre : « Monnaie, banque et marchés financiers » de Frederic Mishkin.
      C’est un pavé de plus de 900 pages.
      Des cours avec des exercices à la fin de chaque chapitre, qui vous aident à savoir si vous avez bien compris le fonctionnement de tout ce qui est cité dans le titre de l’ouvrage.
      Très intéressant et neutre.
      Un site est associé au livre : http://www.monnaie-banque9.pearson.fr

    3. bruno

      A mon avis, Bastiat est aussi une excellente source, il faut parfois s’accrocher un peu pour bien suivre les raisonnements, et on peut trouver que ça date un peu quant au contexte, mais le contenu est parfait et toujours autant d’actualité : il exprime en Français « courant » les mécanismes économiques fondamentaux, ceux qui sont universels et ne changeront jamais, indépendamment de la technicité du moment.

      1. bruno

        Et si l’on va dans l’académique, en assez neutre et accessible au lecteur raisonnablement « cultivé », il y a le « Macroeconomics: understanding the wealth of nations » de Miles & Scott.

        Les initiés reconnaîtront le clin d’oeil à Adam Smith dans le titre…

        Ah oui, évidemment c’est en anglais, mais peut-être existe t-il une traduction, je n’ai pas vérifié.

  11. zen aztec

    Récemment cette conne de NKM à proposé de passer la TVA des produits phyto agricoles de 5,5% à 19,5% indiquant qu’on allait pouvoir ainsi piquer 45M€ aux paysans(évidemment il y a aussi un peu d’écologie la dedans).
    Cette pétasse qui n’a jamais du faire de compta dans sa vie ne sait même pas que la TVA on la récupere,et que ses 45M€ elle va pouvoir se les carrer bien profond..

    1. bruno

      Ah oui elle est pas mal celle-là !

      Disons que ça frappera surtout la minorité de petits paysans qui sont en régime micro-entreprise et en franchise de TVA…

      Ca en dit vraiment long sur le degré d’incompétence mais aussi d’arrogance de ces abrutis qui prétendent nous diriger… Lorsqu’on prétend proposer des « solutions » (qui se résument toujours à : taxer), le minimum serait au moins de maîtriser un tant soit peu le sujet dont on parle…

    2. gnarf

      Ba en fait elle sait tres bien ce qu’elle dit. Elle ponctionne l’ensemble des consommateurs, tout en profitant de l’ignorance generale pour faire croire qu’elle tape uniquement sur une categorie limitee de mechants professionnels qui ne participent pas assez.

    1. Stéphane

      Fiche 3.2 : Comment un marché concurrentiel fonctionne-t-il ?
      (Activité 4: la construction sociale d’un marché parfait)

      Fiche 3.4 : Quelles sont les principales défaillances du marché ?

      Fiche 4.3 : Qui crée la monnaie ?

      Fiche 5.1 : Pourquoi la puissance publique intervient-elle dans la régulation des économies contemporaines ?

      Thème « regards croisés »

      Fiche 2.1 : Comment l’État providence contribue-t-il à la cohésion sociale ?

      Argh.

      1. pod

        aie aie aie… mais ne nous cachons pas les yeux : rien d’étonnant.
        Les quadras lecteurs de ce blog ont tous bouffé bien pire. Peut être moins lorsqu’ils ont eu la chance d’étudier dans le privé dans certaines régions de Bretagne.

        L’EdNat supervise le tout, comment voulez-vous que la censure collectiviste et étatique ne passe pas au noir le moindre soupçon de sabotache libéral des manuels d’économie (ou d »histoire voire de géographie…) ?

        Pour repartir sur l’exergue du post, à part prendre nous même en charge l’éducation économique des enfants, comment voulez-vous qu’ils s’y retrouvent ? Les lacunes décrites viennent bien de là… à condition d’être à même de leur faire comprendre les bases essentielles d’un fonctionnement économique éclairé; l’avantage du merdier actuel étant de bien pointer du doigt la déshérence de l’étatisme et du collectivisme républicain.

        De mon côté, une chose est sûre, mes enfants ont bien compris la notion d’Etat Providence, c’est pourquoi ils ne vireront jamais socialistes (OK, on s’en fout mais je vous en souhaite autant 🙂

  12. Yul

    en France, l’enseignement de l’économie est aux mains des marxistes et des keynésiens, qui dégoûtent des générations entières à cause des contorsions nécessaires à la production de leurs sophismes, tout en inculquant de sains préjugés. Mais ils ont de moins en moins prise à cause de la perte des fondamentaux nécessaires à la réception d’un enseignement, à savoir la lecture, l’écriture, la réalisation des opérations de base. L’inculture économique n’est qu’un état de transition vers l’inculture tout court, franche et massive. La croyance dans les martingales est typique à mon avis de l’état d’esprit brumeux induit par le socialisme. Maintenant, si le marxisme a pu faire aussi facilement son opa sur la culture française c’est sans doute à cause du dégoût de cette dernière pour les questions d’argent, et les préjugés marxistes aujourd’hui renforcent l’inculture économique. La richesse d’une nation dépend vraiment de ce qu’il y a dans la tête de ses citoyens. Et en ce qui concerne la France, c’est mort: quand j’entends les raisonnements autour de moi, je pense que le peuple français préfèrera des siècles de pauvreté sordide et de corruption généralisée, accompagnée par la fin de sa culture, plutôt que d’avoir à apprendre des notions d’économie et faire des efforts.

    1. Pascale

      Toute la 1ère année de fac (économie) a été consacrée à Marx. Nous l’avons étudié en long en large et en travers, à tel point qu’après ma 1ère année, j’étais persuadée qu’il n’existait pas d’autres économistes. C’était en 1973 ….

      1. adnstep

        En seconde j’ai pris option éco (filière S, mais j’aimais bien l’économie), c’était dans les années 80. Je me souviens des premiers cours, on m’a bien expliqué le libéralisme et le socialisme, Keynes et les Autrichiens, les cycles de Kondratiev, la création de monnaie, l’étalon-or et Breyton-Woods. De façon neutre. Ça m’a toujours paru normal, mais maintenant, je me dis que mon prof devait être un kryptolibéral infiltré.

  13. Yul

    quand je parle de préjugés marxistes je ne rigole pas: une simple explication, en mots simples, de concepts économique de base dans le cadre d’une conversation sur l’actualité peut provoquer d’une réaction immédiate d’ennui à un rejet burtal accompagné de propos haineux comme si on avait des dit des obscénités (et plus la personne est à gauche plus sa réaction sera la seconde, la tolérance comme la lucidité ne sont pas le fort des socialistes).

    1. Stéphane

      Déjà, dans certains milieux, dire que les marchés financiers ne font que répondre aux demandes d’emprunt des Etats est passible d’exclusion sociale immédiate

      1. Lawyer666

        Ah bon ?? Les marchés financiers ne font que répondre aux demandes d’emprunt des Etats ?! On en apprend des choses sur ce site 🙂
        Donc quand un automate de trading achète et revend je sais pas quel produit financier (je sais pas, au hasard, un CDS) par quantité de 10000 en l’espace de même pas une seconde, c’est pour répondre au désir de financement d’un état ?
        Et j’imagine que vous trouvez normal aussi qu’une banque puisse prêter de l’argent qu’elle n’a pas ? Et ainsi s’enrichir à partir de… rien !
        Moi aussi je vais commencer à prêter des trucs que j’ai pas, et m’enrichir grâce aux intérêts tiens !

        1. Depuis quand les dettes des états sont soumises au HFT ? Les adjudications françaises du jeudi, par exemple, c’est moins de 30 opérateurs (banques et assurance) en direct et sans HFT. Bref, quel rapport ?

        2. Stéphane

          On en a chopé un beau!!

          « Moi aussi je vais commencer à prêter des trucs que j’ai pas, et m’enrichir grâce aux intérêts tiens ! »

          Faites donc. Obtenez une licence bancaire (une formalité j’en suis sûr), créez une banque avec un petit capital que vous aurez réussi à réunir Dieu sait comment, empruntez quelques milliards d’euros à la BCE et refilez-les à n’importe quel pays insolvable de la zone euro sur 10 ans. Super! Dans l’intervalle, vous allez toucher des intérêts et devenir surper-riche!! Non?

          Ah, au fait, si jamais vous ne revoyez jamais votre capital, n’allez pas toquer à la porte du politicien du coin: vous n’êtes pas too big to fail.

        3. deres

          Bonjour petit Troll.

          Une banque ne peut prêter de l’argent qu’elle n’a pas uniquement car les Etats se sont mis d’accord sur ce système monétaire afin de remplacer celui basé sur l’Or, qui n’arrivait pas à suivre le développement de l’économie. Les Etats d’alors ont tout de suite compris que si ils pouvaient eux-même créer de la monnaie directement sans demande réelle, cela allait mal tourner. Ils n’ont pas vu assez loin puisque au final, ils ont remplacé les demandes de l’économie par leur propre dettes cumulatives.

          Les banques et les investisseurs ne fonctionnent pas entre eux. Ils appliquent des législations et des régulations très longues et touffus dictés par les Etats. Ceux-ci effectivement voient souvent leurs profits à court terme et ceux de leurs lobbys plutôt que l’intérêt général.

          En contrepartie de ce droit d’émission de monnaie, les banques doivent avoir des fonds propres des investisseurs qui sont perdus en cas de faillite. C’est exactement comme quand on monte une entreprise. On apporte une partie de l’argent, mais le reste vient d’autres moyens qui demandent un rendement. Pour être rentable, il faut avoir un rendement supérieur à son emprunt. Le vrai problème, c’est que les Etats ont permis la création de banques « Too big to fail » (ont dit « champions nationaux » en France). Sachant qu’elles seront sauvés par les Etats, celles-ci prennent trop de risque et ne conservent pas assez de fonds propres. Il est bien loin le temps des lois anti-trust américaines …

          Il n’y a pas de renard dans le poulailler. Il n’y a que le chien de son propriétaire.

        4. Lawyer666

          Bon je peux pas faire répondre à vos messages, alors je réponds au mien oO
          Je répondais à cette assertion « les marchés financiers ne font que répondre aux demandes d’emprunt des Etats ».
          Pour moi les marchés financiers sont là pour mettre en relation des acheteurs et des vendeurs, comme un marché aux légumes. Sauf que les légumes sont des produits financiers. Euhh c’est bien le but 1er nan ? Et je n’ai rien contre ça.
          Donc les marchés ne font pas QUE répondre aux demandes d’emprunt des Etats, faut pas raconter n’importe quoi.

        5. Lawyer666

          Les dettes des états soumis aux HFT, j’en sais rien du tout ! Mais pourquoi pas ? Les automates ne sont pas cantonnés à certains marchés en particulier je pense ?
          Sinon aucun rapport en effet, donc j’arrête là.

        6. Lawyer666

          @Stéphane :
          Je voulais juste souligner, que le fait de prêter quelque chose que l’on n’a pas, me parait totalement contre-nature et anormal. Je sais bien qu’une banque ne devient pas banque en claquant des doigts et qu’il doit y avoir des critères à n’en plus finir à respecter.
          Mais cela ne justifie pas le fait de prêter quelque chose que l’on ne possède pas, il y a quelque chose de malsain la dedans.

        7. Lawyer666

          @deres : j’adore les mecs qui traitent de trolls ceux qui sont pas d’accord avec eux 🙂 C’est toujours un grand plaisir.
          Bref, j’ai jamais dit que c’était pas légal ce que faisaient les banques.
          Pourrais-tu m’expliquer pourquoi cela tournerait mal si les états produisaient eu-mêmes leur monnaie ? Risque d’inflation si la planche à billets tourne un peu trop ? Il suffirait que cela soit très strictement encadré pour éviter tout dérapage.

          Et puis les EU rachètent déjà une partie de leur dette en imprimant des $, donc bon…

          En tout cas, tu reconnais qu’il y a un problème dans ce système j’ai l’impression ? Tu vas pouvoir bientôt rejoindre des nouveaux potes d’occupydefense 🙂

          Sinon, je pige pas trop, je suis tombé sur ce blog par hasard, mais à 1ere vue, j’ai l’impression que vous descendez tous ceux qui ne partagent pas votre vision de l’économie ?
          Faut quand même avoir un minimum d’ouverture d’esprit… ‘fin bon éclatez vous bien les mecs.

        8. bruno

          Je pense que 99% des gens n’ont pas compris en quoi consiste le métier d’une banque, du coup on voit souvent des réactions du genre « vous trouvez normal aussi qu’une banque puisse prêter de l’argent qu’elle n’a pas ? Et ainsi s’enrichir à partir de… rien ! »

          Il faut comprendre que la création de valeur par les banques ne provient pas du fait de prêter de l’argent en soi, mais du fait de savoir sélectionner des risques de crédit, et de prendre des risques à long terme en gérant des risques à court terme (le fameux « emprunter court et prêter long »).

          Du coup, cela n’a aucun sens de parler d’argent « qu’elle a » ou « qu’elle n’a pas ». L’activité de la banque consiste à sélectionner des risques de crédit et à gérer son exposition à la courbe des taux. Pour effectuer cette activité, elle utilise des ressources (dépôts, capital et création monétaire si elle dispose de réserves excédentaires auprès de la banque centrale). Quelle que soit la structure du passif (et donc quelle que soit l’origine des ressources), la banque ne s’enrichit évidemment pas « à partir de rien », puisque ce qu’elle vend est un SERVICE – i.e. la sélection et le « swap » de risque -, et non pas de l’argent en soi !

          Le fait qu’une partie des ressources proviennent de la création monétaire ne permet aucunement aux banques de générer un profit « indû » ou « à partir de rien ». Evidemment, pour comprendre cela, il faut un minimum de notions comptables et financières, et déjà comprendre la structure du bilan d’une banque.

          Prenons donc un exemple de création monétaire par l’activité de crédit. Une banque décide de prêter 10000 € à un de ses clients, après examen de son profil de risque (on suppose bien sûr qu’elle dispose des réserves excédentaires suffisantes auprès de la banque centrale pour pouvoir émettre ce crédit). Elle crédite donc le compte de son client de 10000 € (au passif), et inscrit une créance de 10000 € à son actif. Il y a donc effectivement création de 10000 € de monnaie M1 (dépôt), « à partir de rien ». Cependant, ce dépôt sera rémunéré, que ce soit en intérêts directement versés sur le compte, ou bien en coût moindre sur les autres services bancaires (cas de la France). Elle génère néanmoins un profit, c’est quand même le but. Evidemment, on va dire : mais c’est scandaleux, la banque s’enrichit des intérêts que va payer le client sur 10000 € « virtuels ».

          Maintenant, examinons un autre cas : le client en question ne possède pas de compte auprès de la banque et ne compte pas en ouvrir. Dans ce cas, pour prêter les 10000 € et les virer sur le compte que le client possède auprès d’une autre banque, la banque devra trouver 10000 € au passif, en général en les empruntant sur le money market. Elle va certes payer un intérêt, mais en principe du même ordre que la rémunération (directe ou indirecte) des dépôts, elle fera donc un profit comparable au cas précédent.

          On voit donc que dans les deux cas de figure, si l’on suppose qu’il y a équivalence entre la rémunération versée sur le dépôt dans le premier cas, et le taux payé sur le money market dans le deuxième cas (ce qui est vrai en l’absence d’arbitrage), le profit de la banque est exactement le même, indépendamment du fait qu’il y ait eu création monétaire au passage ou non.

          Conclusion : la banque ne peut PAS s’enrichir du processus de création monétaire, parce que ce qu’elle vend est un SERVICE, ou encore de « l’information », et non de l’argent en tant que tel.

          On arriverait exactement au même résultat si la création monétaire était faite directement par la banque centrale à 100%.

          Après, on peut débattre des avantages et défauts du système de réserve fractionnaire, mais il faut bien comprendre que c’est le seul système qui permette aux dépôts d’alimenter abondamment l’offre de crédit et ainsi permettre un recyclage très efficace des capitaux inutilisés. Si l’on avait un système de « 100% banking », comme voudraient le faire certains, il ne serait plus possible de prêter les dépôts, ce qui raréfierait considérablement l’offre de crédit et limiterait sévèrement l’activité économique (seuls les comptes épargne « bloqués » pourraient servir à financer du crédit).

      2. kerplouz

        Demandes d’emprunt dont quelque dizaines de milliards d’euros allaient renflouer les banques (colonne vertebrale du systeme financier) misent en péril par la crise dite des subprimes.
        Crise qui si mes souvenirs sont bons, est une crise des intérêts privés…

        On pointe le manichéisme socialo/bobo en oubliant qu’il n’est pas une chasse-gardée…

        1. La bonne blague. La dette française avant les subprimes, c’est plus de 1400 milliards. Et en plus, les emprunts des banques ont été remboursés par ces banques, avec intérêt. Bref : neutre.
          Quant à sortir que la crise des subrpimes est une crise d’intérêt privé, bingo, on est encore dans l’inculture. C’est juste moins basique, mais c’est encore du travail de recherche qui n’a pas été fait.

        2. deres

          Pour les ignards, il est bon de rappeler que la crise des subprimes est une crise privée créée sous tutelle étatique. Par volonté de favoriser l’accession à la propriété des plus pauvres et la bulle immobilière qui crée des emplois dans le BTP, l’Etat américain a progressivement modifié la législation afin de faciliter les prêts immobiliers. Des structures à garantie publique ont garantis les hypothèques. Les opérations de courtages de prêt ont été autorisées. La découpe des prêts (subprimes) a été autorisé explicitement par le législateurs pour pouvoir créer du AAA demandé par ailleurs à de nombreux endroits de la même législation. L’Etat n’a bien évidemment pas mis en place les protections nécessaires pour éviter les débordements (ce n’est pas pour rien que tout cela n’existait pas auparavant) ou n’a pas vérifié la mise en place de tout cela. Seule comptait le résultat : les gens achetaient des Mac Mansion de tous les côtés et le BTP se portait à merveille !

  14. vilmouss

    Effectivement, cela fait plus de 15 ans maintenant que je suis atterré par le manque d’éducation économique dans notre pays. Rendez-vous compte, j’ai du faire un 3me cycle de gestion après mon école d’ingénieur (soit Bac+5) pour faire, pour la première fois de ma vie, des mathématiques financières. C’est à dire qu’avec mon diplôme d’ingénieur je ne serais, pour faire court, toujours pas capable de donner la bonne réponse à la question des 100 Euros placés sur un compte rémunéré à 2%. Je ne peux m’empêcher de penser que si 1 français sur 2 a trouvé la réponse, c’est aussi peut-être qu’on a été « gentil » et qu’on a compté bon ceux qui ont vaguement expliqué le raisonnement. Je suis persuadé que si on avait attendu le résultat correct (raisonnement correct, application correcte + pas d’erreurs de calculs) on ne serait même pas à 1 sur 2.
    Malheureusement quand j’exprime cette inquiétude envers l’enseignement économique, je m’aperçois que la plupart de mes relations me regardent avec de grands yeux vides que je ne peux m’empêcher d’interpréter comme « mais qu’est ce qu’il raconte, qu’est ce qu’on en a à faire de la culture économique ? ».

  15. gnarf

    C’est en m’installant a l’etranger que j’ai decouvert que les petits comptes bancaires courants etaient remuneres partout sauf en France.
    C’est fondamental. Ca replace le petit epargnant comme acteur economique. Je depose mon argent a cette banque, qui le prete en echange d’interets. Normal que je recoive ma part. Ne pas la recevoir serait completement injuste.

    Tandis qu’en France, tout ca est confisque par un accord d’Etat. Donc immediatement c’est le petit epargant d’un cote, et l’economie de l’autre. Les histoires de capital et d’interet c’est pas pour lui.

    Je pense que c’est fait expres, tout comme le drainage de l’epargne vers des « placements » genre livret A qui eux aussi ne repondent pas du tout aux regles economiques risque contre recompense. C’est double emploi. Cet illusoire cocon protecteur permet a l’Etat de monopoliser l’Epargne et de la tondre sous pretexte illusoire de la proteger. Et le pequin moyen est completement deconnecte et ne comprend pas du tout ce que fait vraiment une banque ou un compte ou un placement.

    1. Nord

      « les petits comptes bancaires courants etaient remuneres partout sauf en France. »

      Il y a mieux: des banques qui rémunèrent les mouvements -> K******E c’est 5 centimes par opération. C’est belge(*) et c’est balèze non?

      Enfin bref … (mode dogmatique « on ») les banques, c’est paaaaaaaassss bieeeeeeennnnnn (mode « dogmatique » OFF)

      (*) enfin c’était belge au départ.

  16. bertrand

    Mmm pas sur que la culture économique de giscard ait été une bénédiction non plus… le problème est ailleur je pense…

        1. bertrand

          non en effet 😀
          c’est pas grave c’est bon pour les stats du site

          Je voulais juste souligner que tous les dirigeants n’avaient pas eu cette inculture économique dans le passé. Et malgré leurs compétences dans le domaine on peut que constater que ça n’a pas servi l’intérêt général et voila ou nous en sommes.

      1. Paf

        tu me confonds avec h16 je pense
        mon commentaire etait en guise d’introduction a une figure de style apparemment nouvelle pour toi: le sarcasme.

        1. bertrand

          Difficile en 2 mots de la relever sans te connaitre.

          Et oui je fais partie des 80% de la population qui connaissent leurs figures de styles car ils ont eu leur bac… truc de ouf !

  17. Olivier de Tirer-Profit.fr

    Nos « représentants » sont comme les français. Nuls en économie, addicts à Tf1 et ils subissent comme tout le monde le bourrage de crâne.

    C’est désolant et effrayant en effet . Mais ce n’est pas le pire.

    Si 90% des élus sont inconscients des réalités économiques par ignorance, ceux là peuvent au moins arguer de leur bonne foi…

    Le problème c’est les 10% restants qui eux nous amènent au bord du précipice en toute conscience, par allégeance aux puissances financières.

    1. Pascale

      Ce n’est pas allégeance avec les puissances financières, c’est copinage avec les puissances financières.

    2. Oh, avant l’allégeance aux puissances financières, on peut regarder du côté de leur propre portefeuille, hein.

    3. Paf

      TF1 n’est pas le pourvoyeur de betise.TF1 n’est que le reflet de la fRance.
      c’est PARCEQUE les francais sont des veaux chauvins que TF1 est une chaine de veaux chauvins.

    4. Nicolas

      « Le problème c’est les 10% restants qui eux nous amènent au bord du précipice en toute conscience, par allégeance aux puissances financières. »

      Laisse tomber le complot judéo maçonnique : ce qui compte pour un politicien ce sont les votes.. Il s’agit « de faire plaisir » aux français..
      (Et au font, c’est ca la démocratie, hein !)

      Si après les électeurs se comporte comme une putes, bein faut pas se plaindre du racolage..

  18. Mathons

    Hola, tout doux les amis…

    Échec et maths sont des choses qui vont très bien ensemble, très bien ensemble…

    Et si nous partons d’un résultat escompté pour construire une formule, alors n’attendons pas de miracles.

    Les politiques savent très bien compter lors des élections, en faisant voter les morts, les virtuels, les inexistants, les non-inscrits…

    Les banquiers savent pertinemment que votre assurance vie est déjà partie en fumée, et votre assureur a pris toutes les mesures pour ne rendre aucun centime en cas de litige. c’est leurs jobs.

    Nous sommes dans un monde frauduleux. C’est cela la République sociale démocratique. Comme c’est beau le propret, la civilisation et tout ça.

    Donc, vous savez pertinemment comment éduquer vos enfants en dehors des institutions, ou vous êtes des glands et hypocrites en plus.

    Allez, les p’tits loups, un peu de courage, si j’ai un très bon placement à 25,22% l’an, c’est qu’il y en a des paquets qui se font mettre en ce moment… Et en plus, ils en redemandent.

    Les maths c’est très compliqué quand c’est mal expliqué…

  19. RonRon

    H16, comme de nombreux « libéraux », tu fais preuve d’une arrogance inouïe.

    Il n’y a pas que l’économie dans la vie et je ne doute pas que tu fasses preuve d’incompétence dans de nombreux domaines plus important que l’économie comme : la santé, l’éducation des enfants, les femmes, l’amour, le sexe, la philosophie…

    En économie, les notions importantes sont maîtrisées par tous comme par exemple :
    – on ne dépense pas plus que ce que l’on gagne,
    – 2%, c’est moins que 4%.

    Après certains ne sont pas capable de mettre en pratique la théorie. Tous les fumeurs savent que fumer, c’est mauvais pour leur santé et leur portefeuille, ça ne les empêchent pas de fumer.

    N’oublie pas que c’est grâce à tous ces imbéciles que tu manges tout les jours, que tu as une voiture pour te déplacer, de l’eau froide et chaude potable au robinet etc… Toute chose que tu serais incapable de produire toi même. Certains ne sont pas compétant pour gérer leurs revenus, raison de plus pour réglementer la finance pour qu’elle ne spolie pas ces travailleurs méritants !

    1. Je vois que, comme tant d’autres, tu dévoiles bien plus la façon dont tu penses en décrivant autrui que l’autre que tu caricatures ainsi. Pour être à ce point piqué, tu dois avoir quelque lourde bévue financière à te reprocher. Va, je ne te hais point.

        1. adnstep

          Oups, désolé, j’ai merdé entre h16 et un autre blog.
          Aucun rapport. Quoique Le Cid, c’est de la culture bourgeoise réactionnaire, ça, non ?

    2. Le Parisien Liberal

      En économie, les notions importantes sont maîtrisées par tous comme par exemple :
      – on ne dépense pas plus que ce que l’on gagne,

      ca, c’est du lourd, surtout quand on a un premier ministre qui se FELICITE de voter un budget rigoureux mais quand meme en deficit de 60 ou 80 milliards d’euros, soit de 25 à 30%.

      Quand à hierarchiser des sciences ou des techniques (economie, santé, philo) et des sentiments ou des actes de la vie (aimer, sexer, elever des enfants etc), faut le faire !!! Surtout si on se souvient que les enfants coutent cher, qu’il existe une economie du sexe et que l’amour, disent les sociologues, n’est pas complètement aveugle au porte monnaie

      @+ Ronron, et lis Freaknomics, http://fr.wikipedia.org/wiki/Steven_Levitt très accessible.

    3. Paf

      « raison de plus pour réglementer la finance pour qu’elle ne spolie pas ces travailleurs méritants »

      mort de rire! le gogol.

    4. Théo31

      « Il n’y a pas que l’économie dans la vie »

      Il y a aussi le cul, lequel a énormément à voir avec l’économie, laquelle n’a souvent que peu de rapport avec l’argent. Cf. le joli chapitre de Superfreakonomics sur la belle prostituée qui devient économiste.

    5. pod

      @ RonRon : Je ne suis pas d’accord pour les femmes et le sexe : en baisant bien une banquière de haut niveau, on peut faire du pognon et ainsi influer sur l’économie… pendant 3 à 4 décennies (les amateurs de portraits chinois apprécieront).

      1. Nicolas

        « nombreux domaines plus important que l’économie comme : la santé, l’éducation des enfants, les femmes, l’amour, le sexe, la philosophie… »

        Voila un garçon paré pour affronter le deux décennies de récessions qui s’annoncent !

        Chômeur, oui, mais baiseur volontaire !

  20. Tabilore

    Désespérant. Je viens de lire l’article et les commentaires.
    Vite, je vais me replonger dans Télérama. Et je vais me repasser en boucle les vidéos de papi Rock hard postées en lien. Répétez après moi: « le responsable de la crise, c’est Milton Friedman » L’homme frit est responsable de tout. Pas moi, circulez, y’a rien à voir. Moi? … Enfin voyons, un peu de sérieux… (rire gêné) Moi je suis un homme politique respectable. Je… (silence)… Non, je n’ai pas honte…

    Très bon article. Le meilleur depuis longtemps.
    Quelqu’un aurait du prozac?
    Il faut que je fasse une cure, que je délaisse ton blog, H. Calmant et irritant à la fois. Dur mais doux. Une vraie drogue. Le blog qui fait du bien, mais qui fait du mal.Promis, demain j’arrête. Non, après-demain.

  21. Le Parisien Liberal

    tiens, d’ailleurs, toute la communauté des lecteurs de H16 est conviée à la 6ème Convention des Professions Financières, une association qui veut comprendre et faire comprendre l’économie.

    Sujet : comprendre l’endettement
    Date : Le 24/11 de 18:15 à 20:30
    Lieu : Assas
    Cout : gratuit, y compris le cocktail
    Guest Stars : Ramon FERNANDEZ, Directeur Général du Trésor, Louis VOGEL, président d’Assas, Edmond Alphandery, ancien ministre .
    Inscription ? http://www.professionsfinancieres.com/gene/main.php?base=315&id=NTc=

  22. Théo31

    « Bien peu savent ce qu’est, en économie, une obligation »

    Moi, mssieur, je sais : tu files du blé à l’Etat grec. En échange, il te la met bien profonde. 😀

  23. steph08

    Bonjour,
    Sur l’inculture économique …
    Une amie russe était en 4ème année à Sciences Po Paris. Lors du 1er cours de micro-économie (mieux vaut tard que jamais), le prof s’assure qu’ils connaissaient bien les dérivées. 3 sur une vingtaine lèvent le doigt.
    Le prof donne alors un exemple pour les mettre sur la voie : la dérivée de x^2 ? La copine s’est alors retrouvée bien seule.
    Pas étonnant que notre caste politico-médiatique n’y comprennent rien aux chiffres, tant dans le domaine économique que scientifique. C’est juste culturel. Il suffit de regarder son clavier pour s’en apercevoir : les 10 chiffres ne sont pas directement accessibles (touche shift ou caps nécessaire) contrairement aux caractères &é »‘(§è!çà, à la différence des claviers anglo-saxons.

    1. raphael

      C’est bien pour ça qu’on a des claviers étendus avec un beau pavé numérique qui fait même les opérations de base.
      Faut il penser que la progression des ventes de claviers réduits ces 3 dernières années est inversement proportionnelle à l’effondrement de la pensée économique française ?…
      Bon sang, c’est presque crédible !

  24. Thomas

    Bon article, le : »dans un pays où n’importe quel gloubi-boulga éco-philosophique new-âge tient lieu de pensée cartésienne. » est je pense la conséquence la plus évidente.

    C’est sérieusement choquant, faites le test essayez de parler d’économie ou de finance à un Francais. Vous aurez droit à la même réaction que RonRon (en pire), ils parlent de philosophie (pseudo), de sentiments, de culture, de faim dans le monde etc… Bref de tout sauf du sujet.

    Vous avez vu « thank you for smoking » la scene ou Nick apprends à son fils à être un bon lobyste ? c’est exactement ca.

    1. Théo31

      Il suffit de demander le nom d’un grand économiste pour chacun des 3 derniers siècles. Désert garanti.

  25. JulesXR52

    Excellentissime article. Je ne vois pas un mot à ajouter, pas un mot à retrancher. A mettre en introduction de tous les manuels d’économie destinés à nos chers lycéens (rêvons un peu, ça ne coûte rien et ça fait du bien). Il est vrai que, dans les « CDI », pour parler ednat, de nos lycées, la seule revue d’économie qu’on peut trouver est « Alter éco ». Il y a du boulot…

  26. BA

    Mardi 15 novembre 2011 :

    Le Trésor espagnol a émis mardi pour 3,158 milliards d’euros de bons à 12 et 18 mois, à des taux d’intérêt en très forte hausse par rapport à la dernière opération similaire, souffrant d’un effet de contagion dans un climat de tension élevée en zone euro.

    L’Espagne a dû concéder un taux de 5,022 % pour les bons à 12 mois, et 5,159 % pour ceux à 18 mois, contre moins de 4 % dans les deux cas pour la dernière émission, le 18 octobre 2011, a annoncé la Banque d’Espagne.

    Le niveau atteint mardi est un record depuis 2000, selon les médias espagnols.

    Conclusion :

    Les investisseurs internationaux n’ont plus aucune confiance dans la capacité de l’Espagne à rembourser ses dettes.

    L’Espagne emprunte à des taux d’intérêt de plus en plus exorbitants.

    L’Espagne va bientôt demander l’aide du FMI et de l’Union Européenne.

    http://www.romandie.com/news/n/_ALERTE___L_Espagne_emet_3158_mds_EUR_de_bons_a_12_18_mois_taux_au_dessus_de_5151120111111.asp

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