Les Français et le syndrome de Cartouche

Ça y est : il semble que la campagne présidentielle soit lancée. Et je ne dis pas ça seulement à cause du clip et de la chorégraphie totalement ridicules lancés par le Parti Socialiste : on sent que l’actualité est, définitivement, à la castagne pré-électorale. Mais alors que les débats se succèdent, une idée n’arrête pas de me trotter derrière la tête lorsque je vois les principaux leaders politiques…

Cette idée, je l’ai déjà formulée de façon plus ou moins claire dans de précédents billets, mais elle apparaît d’autant plus clairement que des élections se rapprochent et que les médias, lâchant tous leurs escadrons de ouistitis à cymbales sur d’amusants petits vélos colorés, nous abreuvent d’une quantité invraisemblable de réflexions profondes et de causeries philosophiques puissantes en allant interroger ou titiller d’un gros micro mou les décideurs politiques de ce pays.

En quelques mots, cela peut se résumer par une question : comment les Français peuvent-ils, systématiquement, écouter puis élire à leur tête une bande de brigands, de voleurs, de menteurs compulsifs, de psychopathes ou de sociopathes ? Quels sont les ressorts, les motivations de l’électeur lorsqu’il glisse son bulletin dans l’urne, et que ce vote n’est pas celui de l’homme honnête devant l’absence de choix, c’est-à-dire le vote blanc, nul ou le fameux bulletin proposé dans ces colonnes précédemment ?

Ici, j’entends les quelques tenants de la démocratie et du vote citoyen s’effaroucher devant le discours hérétique : comment pouvez vous vous ériger contre le vote alors que Des Gens Sont Morts Pour Avoir Le Droit De Voter et patati la démocratie est indispensable et patata expression du peuple souverain tirelidondaine !?

Je vous arrête. Si vous désirez voter, je ne suis pas contre.

D’une part, l’exercice est futile, mais, en bon libéral, je ne vais pas vous empêcher de bousiller une heure de votre temps pour effectuer cette démarche. D’autres choisissent la pêche, le jardinage ou le macramé pour occuper leur temps libre et si voter vous inspire, allez-y.

D’autre part, là n’est pas la question puisqu’en réalité, je me demande non pas pourquoi voter, mais pourquoi voter lorsqu’on n’a comme choix que des types à la moralité plus que suspecte ?

Et j’en veux pour preuve l’avalanche d’affaires toutes plus sordides et scandaleuses les unes que les autres qui secouent régulièrement la République. Regardez, sur les quelques années passées simplement, le nombre de ces « grands leaders » qui se sont retrouvés devant un juge, et/ou ont été condamnés : Chirac (pour emplois fictifs), Mauroy (emplois fictifs), de Villepin (Clearstream), Pasqua (ventes d’armes en Angola), Emmanuelli (trafic d’influence dans l’affaire Urba), Dumas (affaire Elf), Marchiani (abus de biens sociaux), Fabius (sang contaminé), Juppé (emplois fictifs), Tron et Strauss-Kahn (ai-je besoin de fournir des liens ?), etc., etc., etc…

On pourrait ajouter au tableau les tombereaux d’affaires politiques récentes du Parti Socialiste des Bouches-du-Rhône, qui incriminent directement un paquet de seconds couteaux et mouillent indirectement Hollande qui, de façon absolument évidente, ne pouvait ignorer les agissements franchement louches de ses amis politiques du Sud.

PS : le comité de soutien Bouches Du Rhônes

On devrait aussi, pour faire bonne mesure, ajouter l’affaire Karachi au palmarès de Sarkozy, les corruptions diverses et variées qu’on retrouve facilement dans la presse sur une base au moins hebdomadaire, et on comprendra que l’accusation initiale de mafieux, de brigands, de voleurs, de psychopathes et de sociopathes n’est en rien usurpée.

Evidemment, là, la remarque suivante est : oui mais bon, mon brave anarchiste, vous avez fait un échantillon peu ou pas représentatif des politiciens ! Il y en a de très bien, qui sont propres sur eux, et on ne peut pas jeter le bébé avec l’eau du bain et la démocratie est une belle idée et c’est poujadiste ce que vous dites là et vous êtes un gros démago et patati le tous pourri n’est pas vrai et patata vous êtes méchant.

Ce à quoi je réponds en sortant mon jocker Jim Kouri, très aimablement fourni par mon collègue blogueur Franck Boizard : en substance, l’étude des politiciens révèlent qu’ils partagent plusieurs traits avec les tueurs en série et les sociopathes.

Mais, plus à propos et comme le fait remarquer Franck dans son intéressant billet, tout indique en fait que la démocratie contient, en elle-même, tous les ingrédients qui poussent justement ces sociopathes à exercer la fonction, et, de façon rétro-active, cette démocratie à choisir, par défaut, les plus atteints de ces sociopathes.

En effet, d’élection en élection, le citoyen se retrouve confronté à des choix cornéliens pour déterminer le moins mauvais des candidats parmi un choix de politiciens déjà passablement avariés. Et de leur côté, les candidats, pour attirer à eux le plus d’électeurs, doivent flatter, progressivement, leurs instincts les plus bas, d’où la dégradation permanente du niveau des débats. Notez que si Giscard et Mitterrand se battaient pour savoir qui des deux avait le monopole du coeur, on en est, maintenant, à se battre pour savoir si on n’est pas trop gros, pas trop petit ou pas trop arrogant pour trimbaler l’étiquette « présidentiable » ou « éligible ». Si, il y a trente ans, certains débats s’embourbaient dans une bataille de chiffres, heureusement, de nos jours, on en est loin puisqu’on s’approche dangereusement de l’échange d’invectives, auquel succédera le rapport de force direct. A la télé, c’est plus vivant, mais les questions de fond (et de fonds, actuellement) sont alors scrupuleusement oubliées.

Bref : la nature même de la démocratie tend à appauvrir le débat par dilution des opinions tranchées et par avilissement des candidats. Ceci explique assez bien la tendance générale, observable au-delà de la France, de la baisse générale de tenue des politiciens.

Mais d’un autre côté, il y a quelque chose d’assez typiquement français, c’est cette propension assez incroyable à voir dans le roublard, le brigand ou le parrain un type sulfureux certes, mais capable de diriger les autres, et donc, a fortiori, un pays.

CartoucheC’est ce que j’appelle le Syndrome de Cartouche. Pour mémoire, Cartouche était ce brigand du 18ème Siècle qui eut son heure de popularité car, bien que volant et pillant, il avait eu l’idée de redistribuer une partie de son butin aux petites gens. À l’instar de Cartouche, les politiciens sont des brigands qui volent aux uns pour donner un peu aux autres, et savent se rendre populaire par leur bagou et leur langue bien pendue. A la différence de Cartouche, cependant, ils ne sont finalement que très rarement condamnés, et quand ils le sont, la peine paraît bien douce comparée à celle que fut administrée au voleur du 18ème Siècle.

Et comme au 18ème Siècle, les Français semblent quelque peu enamourés de leurs brigands populaires.

On ne s’étonne pas, dans ce pays, qu’un type avec un casier judiciaire non vierge puisse exercer des fonctions de Ministre ou de Député alors que les postes de l’administration française sont normalement fermés aux repris de justice…

Personne ne semble surpris de l’affection que témoignent encore pas mal de Français vis-à-vis d’un Chirac qui a détourné des millions d’euros pour ses objectifs personnels. Honni lorsqu’il était en poste, on ne lui reproche plus vraiment grand-chose maintenant qu’il est loin du pouvoir et on lui trouve même un charme patriarcal mignonnet alors que ce type a, comme les autres avant et après lui, gentiment mené le pays dans le gouffre financier qu’on connaît par sa totale incompétence pendant qu’il passait son temps à forniquer rapidement au frais de la République.

Alors oui, certes, la démocratie a laissé place à une oligarchie de brigands et de pendards aussi mous que corrompus, mais les Français sont aussi responsables de cette situation en ayant, pendant des décennies, adulé niaisement ceux des politiciens qui prétendent, la gueule enfarinée, redistribuer (i.e. voler) l’argent des riches au profit des pauvres (toujours plus nombreux).

La prochaine élection ne sera finalement que le point culminant de cette tendance.

J'accepte les Bitcoins !

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Commentaires66

  1. Lin

    Pourtant, la Chine, où l’état n’est pas vraiment libéral et où la corruption règne, a fait les plus grandes performances de croissance, ces dernières années, comme quoi…

      1. Lin

        En même temps, d’autres pays sont toujours à zéro, ce qui montre que ce n’est pas si simple de partir de zéro et en plus de devenir la deuxième puissance économique et rapidement militaire.

        Comme quoi, les états forts et autoritaires montrent
        qu’ils sont les plus performants. Les US semblent redécoller un peu, l’UE s’embourbe pitoyablement avec son Euro à 3 pattes et à 2 balles sous assistance respiratoire.

        Je ne suis pas un fan de l’état, et encore moins de la Chine, mais le constat est là.

        1. Non.
          Pour qu’un état décolle ou redécolle, il faut certains éléments de base :
          - d’une façon ou d’une autre, la liberté d’entreprendre. Plus elle est forte, meilleur c’est. En Chine, c’est moyen, mais pas nul.
          - un respect de la propriété privée. En Chine, elle est maintenant comparable à celle de la France. Pendant qu’il s’accroît en Chine, il décroît en France.
          - une fiscalité favorable (ou disons, pas trop défavorable) à l’entreprise commerciale.
          Si vous n’avez pas ces trois éléments, pouf, ça ne décolle pas, jamais. Mieux, si l’un de ces éléments faiblit, pouf derechef, la situation économique du pays en question se dégrade.

      2. channy

        Vous oubliez mon cher H16 une systeme scolaire qui tienne un minimum la route je peux voir ce que donne le resultat de citoyens sous eduques et biberones a l ideologie socialo communisme..mais bizarement les guides de voyages pour bobos trouvent meme ces nations #zen#

  2. Yrreiht

    Les peuples ont des dirigeants à leur image.

    Ce ne sont pas les politiciens qui sont tous pourris au départ, c’est le peuple qui choisi systématiquement les pires, ceux qui sont à son image.

    Des politiciens honnêtes, le peuple n’en veut pas ! Pensez donc, un maire honnête pourrait les empêcher de se loger en HLM alors qu’ils n’y ont pas droit (C’est un exemple parmi des milliers).

    Ce peuple est foutu.

    Le problème n’est pas d’extraire les [pourris] d’une masse saine, pour que l’extrait puisse être [écarté] et la masse sauvée. Le problème est de prélever les quelques-uns qui incarnent le meilleur de ce que fut l’Occident et de prendre les mesures nécessaires pour que ce qu’ils incarnent ne [pourrisse] pas avec la masse.

  3. Panda Bourré

    La Chine, à la différence de la France, a quelques mesures énergiques contre la corruption, si ça ne permet pas de l’éliminer, ça a le mérite de permettre un certain renouvellement du personnel. Croyez vous qu’en Chine un Chirac aurait pu dépasser le rang de conseiller municipal avant de se faire soigner d’une aspirine chemisée blindée ?

    1. Aloux

      C’est vrai que le phénomène de la corruption en Chine est assez intriguant : d’un côté elle est notoirement omniprésente, de l’autre elle est punie d’une façon qui suffirait sans doute à calmer les ardeurs de nos mafieux d’opérette si elle était appliquée sous nos latitudes. Peut-être qu’ils en éliminent beaucoup par an, mais que ceux-ci sont immédiatement remplacés par d’autres tout aussi corrompus, ou alors que de toutes façons il y en a tellement qu’il faudrait plusieurs générations pour épurer le pays, je ne sais pas.

    2. Glam

      parlons plus de la Chine s’il vous plait.Au syndrome de Cartouche H16 aurait du ajouter le syndrome de la discussion gourmandement a cote de la plaque; ca marche des qu’on critique le froncais et ca marche pour les politiciens: de petites phrases en tabous, l’integralite du debat est a.cote.de.la.plaque.

  4. Laurent

    La corruption accompagne toujours massivement les dictatures et spécialement les dictatures communistes. En fait, la corruption comme le marché noir sont indispensable à leur fonctionnement. l’état étant omniprésent dans les moindres rouage de la société, il y crée un nombre incalculable de blocages et de frustrations. Pour un simple individus la seul possibilité pour contourner ces blocages réside dans la corruption : demander aux représentants de l’état de fermer les yeux sur les règles stupides ou les obligations iniques. out comme le marché noir permet de réintroduire la notion d’offre et de demande dans une économie administrés à 100%. le plus beau dans tout ça c’est que les « autorité » sont parfaitement au courant de ces phénomènes et les acceptes vlontairement car elle savent que c’est grâce à ces « dérives » que le système ne s’effondre pas instantanément. Il faut savoir que 40% de la production agricole en URSS était le fruit du marché noir par exemple. Un autre exemple que je tire de mon expérience personnel. je me suis rendu plusieurs fois en ex Allemagne de l’est dans les année 70 avec mes parents pour visiter des amis allemands (une longue histoire). ceux ci exerçaient le métier de garagiste automobile au vu et au su de tout le monde. jusque là rien de choquant me durez vous. Le Hic c’est que toutes les profession artisanales étaient strictement interdites et leur exercice sévèrement punis pas la lois (emprisonnement, confiscation….) Mais dans les faits ces quelques personnes étaient essentiels au fonctionnement de la société et les autorités le savaient bien et tout le monde fermaient les yeux (policiers, stazi, politicien, fonctionnaires…). Il en est de même pour la corruption partout dans le monde, elle n’existe que lorsque l’état omniprésent rend la vie impossible aux gens. Il n’est donc pas étonnant qu’elle soit particulièrement développée en France (j’ai travaillé dans les TP). Les dictatures (démocratique ou non) ne sont en définitive que des monuments érigés à l’hypocrisie.

    1. jmdesp

      Heu, je bloque sur le passage où corruption dans les TP serait indispensable en France pour s’en sortir. C’est vraiment facile de dire « salaud d’état, il faut bien qu’on triche ».
      Il y a un paquet d’activités qui sont tout autant emmerdé par l’état que les TP mais qui sont beaucoup moins touchées par la corruption. En en fait il me semble que le point particulier des TP est bien dans le fait que les élus sont très rapidement impliqués dans les décisions.
      A la réflexion, dans d’autres domaines où l’administration/les fonctionnaires sont fortement impliqués ils se font souvent rouler dans la farine sur l’intérêt, le véritable prix que devraient coûter les produits, ou se font plaisir en claquant l’argent du contribuable dans des trucs qui ne servent à rien, mais ça ne se termine pas par des enveloppe de billets sous un comptoir, ou plus discrètement des achats de publicité pleine page dans telle ou telle publication.

  5. Lin

    Il n’y a pas que dans les états que la corruption sévi, les entreprises petites ou grandes en sont un beau théâtre, de même les syndicats. Comment détermine t on qu’il y a corruption ? En référence aux lois qui sont déterminées par les états. Supprimons l’état, mais quid alors des lois, de la justice, de la police, du régalien ?

    1. On ne parle pas de corruption dans une entreprise. Là, c’est simplement une question de vocabulaire. Il y a corruption quand on utilise de l’argent public pour une cause privée ou de l’argent privé pour détourner une cause publique. Le fonctionnement interne d’une entreprise commerciale ne peut, intrinsèquement, avoir de corruption.

      Pour les syndicats, ces derniers étant tout sauf libres et responsables, y « découvrir » de la corruption est parfaitement banal. Ca n’a en outre aucun rapport avec l’article.

      Quant à la dernière question, vous confondez anarchie et anomie (c’est classique) et des philosophes y ont déjà répondu (commencez par Spooner). Et c’est hors sujet.

    2. Glam

      ‘Ca n’a en outre aucun rapport avec l’article.’

      pas possible! Lin est l’exemple type de pourquoi il est impossible d’adresser les problemes en fRance: on vous repond un contre argument de justification-par-la-comparaison a cote de la plaque.C’est a vous rendre fou!

      1. Lin

        Bah…vous l’êtes déjà, pas besoin de mes efforts. Vous vous
        débrouillez très bien sans moi, comme un grand.

        « Le fonctionnement interne d’une entreprise commerciale ne peut, intrinsèquement, avoir de corruption. »

        On croirait lire du Mao ou du Ratzinger en version originale.

        A mon avis, vous n’avez pas beaucoup connu le fonctionnement d’une entreprise.

        C’est dommage vos articles sont amusants et parfois intéressants, mais destinés à l’oubli.

        1. Laetitia

          Vu son niveau en langue francaise, ça m’étonnerait qu’il soit ce qu’il prétend être.
          C’est sûrement un pauvre garçon qui fantasme sur les potentialités de son Master obtenu avec mention passable.

      2. Lin

        Je ne suis peut être pas si à côté de la plaque puisque en toute modestie je fais gagner des dizaines de millions d’euros à mon patron…qui ne s’en plaint pas.

        Si j’étais tant que ça à côté de mes pompes, je doute que je sois en position d’obtenir ce type de résultats.

        Méfiez vous de ne pas trop sous évaluer vos interlocuteurs en les prenant pour des biquettes qui ne comprennent rien à rien, vous risqueriez des déconvenues.

        1. … dixit celui qui écrit juste avant « A mon avis, vous n’avez pas beaucoup connu le fonctionnement d’une entreprise. »

          Jolie cuistrerie.

        2. Lin

          Cuistrerie pour cuistrerie.

          La votre ne répond pas, manque de gaz sous la pédale de l’accélérateur ?

          J’envisage assez bien que mes coms ne soient pas gravés dans l’histoire, ne vous inquiétez pas pour cela, je n’ai pas d’affection spéciale pour les statues de grand commandeur.

          Qu’en pensez vous ?

        3. Lin

          julito

          Réflexe troll très baveux aussi, comme vous l`êtes, plein de bave merdeuse.

          Combien d’euros vous valez et avez vous produit, pas sûr que vous soyez à ma hauteur. Je vous envisage assez bien comme un trou duc se faisant tout petit face à la police ou à son patron. Si mon patron dit des conneries, je l’envoie promener. Vous, vous ferez petit buste.

          Il me parait probable que vous n’êtes qu’un fion à 2 balles et que je sois bien au dessus de votre fiel de 3 cm.

  6. Nicolas B.

    Je suis d’accord avec vous sur la classe politique… Pour autant, j’irais voter en mai car j’ai la bétise d’être encore en France… J’irai voter blanc, peut être avec votre bulletin ci-joint ou avec celui pour Bastiat… Mais quel est l’intérêt? Le vote blanc n’est pas considéré… Je tiens juste à démontrer que l’offre politique ne correspond pas à mes attentes!

    1. Nico

      J’ai voté blanc pendant des années, jusqu’au jour où je me suis rendu compte que les votes blancs n’étaient effectivement pas comptabilisés dans le résultat final; le fait de signifier qu’aucune offre ne correspond à mes attentes n’a de toute façon aucun impact; et c’est encore pire, car le vote blanc compte quand même pour un vote, et fait augmenter la participation.
      Depuis, je ne vote plus, car je crois qu’il n’y a que la baisse de participation qui puisse faire flipper les brigands.
      L’idée du vote avec un bulletin Bastiat ou Enculés est intéressante, s’il y en a suffisamment en nombre, pour que l’opération puisse être remarquée en tant que tel, et que ça ne fasse pas juste quelques votes blanc supplémentaires.

      1. Pascale

        Ce serait bien si tous les libéraux de France se passait le message pour inscrire un nom particulier (par exemple Bastiat) sur le bulletin de vote.

      2. Maleypart

        Je vote pour le moins délirant au 1er tour, et blanc au 2e, et ceci depuis très longtemps…

        Pourquoi? Parce que je viens d’un pays où cette démarche n’était même pas possible, et que je considère qu’en mon âme et conscience, je ne peux pas laisser ce choix à d’autres.

        Mais cela n’est que mon avis.

  7. Jesrad

    Je ne sais plus où je l’avais lu (probablement chez Michel de Poncins, spécialiste du sujet), mais « politicien » est la catégorie socio-professionnelle la plus condamnée, de TRES TRES TRES LOIN, devant les agents immobiliers et les vendeurs d’assurance. Le taux de condamnation devait tourner autour de 20-25%, contre dans les 2% pour les seconds (immo).

    1. Maleypart

      On parle peut-être des politiciens d’envergure nationale et/ou médiatiques?
      Je doute que 25% des 360000 maires de France soient condamnés…

      1. Pascale

        Ce qui signifie que, si on retire ces 360.000 maires du nombre des hommes politiques, le pourcentage de condamnations monte vertigineusement pour atteindre quasiment les 100%.

    2. Laetitia

      Pour les agents immo (comme pour les politiciens me direz-vous) le taux de condamnation est loin de refléter la réalité en termes d’infractions, vu leur niveau de protection.

  8. Agon

    Je propose, plutôt qu’une longue intervention, une citation qui me semble résumer en une poignée de phrases cet article.

    « Le peuple n’est pas nécessairement vulgaire. Pas même dans une démocratie. Par contre, les classes supérieures d’une démocratie le sont nécessairement, parce que si ses membres ne l’étaient pas, ils ne se seraient pas élevés dans une démocratie. »
    (Nicolas Gomez Davila)

  9. NeverMore

    Personnellement je me sens de plus en plus inspiré par Mandrin. Pas pour le personnage, mais pour son action et ses méthodes.

    Quant aux élections, j’ai décidé de voter pour la candidature que je considérerais le moment venu comme la plus nuisible pour la personnalité favorite, quelle qu’elle soit.

    1. Jesrad

      C’est vrai qu’un personnage flamboyant qui combat contre les taxes, apporte aux gens ce qu’ils veulent et se réclame ouvertement du libre-échange, ça change :)

  10. Talleyrand

    « comment pouvez vous vous ériger contre le vote alors que Des Gens Sont Morts Pour Avoir Le Droit De Voter »
    Historiquement, je n’en connais pas ! (je parle de l’histoire, la vraie.)

  11. breizh06

    Au syndrome de Cartouche j’ajouterais le syndrome du « rat plongeur » ou du « rat de Skinner ». Le « Darwinisme social » montre que certains individus acceptent la domination par une sorte « d’altruisme ». Mais que ce rôle de dominé peut s’inverser en fonction de l’environnement.

    « Un étude universitaire de 1994 a mis en évidence un facteur de différenciation sociale chez des rats de laboratoire : la peur. La création d’un stress aboutit à la création d’une hiérarchie de type exploiteurs / exploités / autonomes.

    ..La structure sociale ainsi mise en place est définitive, et le résultat de l’expérience est systématiquement le même…Puis l’expérience a été reproduite dans une cage plus grande contenant deux cents individus. Ils se sont battus toute la nuit. Le lendemain, trois rats morts et scalpés gisaient sur le sol et les exploiteurs entretenaient une hiérarchie de lieutenants leur permettant de répercuter leur autorité sans même se donner le mal de terroriser qui que ce soit.

    Plus la société est nombreuse, plus la cruauté envers les « faibles » augmente. D’autre part, la peur est le principal moteur de l’organisation hiérarchique d’une société.
    Finalement, l’homme n’aura guère inventé que la persécution des autonomes »

    http://rats.plongeurs.free.fr/
    http://www.lesmotsontunsens.com/sciences-homme-est-rat-homme-3185

  12. julito

    « La prochaine élection ne sera finalement que le point culminant de cette tendance. »

    Parce que les choses se seront améliorées en 2017 ;)

  13. Pascale

    «  » »les politiciens sont des brigands qui volent aux uns pour donner un peu aux autres, «  » »

    les politiciens sont des brigands qui volent BEAUCOUP aux pour donner un peu aux autres ….

  14. stilicon

    Hier, ZH mettait en ligne un chapitre de The Road To Serfdom de F.A. Hayek, où de façon assez cinglante ce dernier rappelle que le socialisme est essentiellement contradictoire au principe démocratique.

    Or, les individus qui, très majoritairement forment la nation française, incapables, par leur mentalité archaïque, de vraiment penser la liberté individuelle, ont choisi de se réfugier dans le socialisme.

    Il en résulte que tout ce cirque pseudo-démocratique est trompeur. Un débat démocratique où toutes les propositions sont d’inspiration socialiste, tendra inévitablement à détruire de l’intérieur les institutions démocratiques.

    On arrive à notre époque sans-doute à la fin de ce processus avec l’émergence saluée par tous les commentateurs « officiels » de gouvernements technocratiques totalitaires (Bruxelles, l’Italie de Monti, etc.)

  15. gnarf

    Je ne pense pas que les hommes politiques d’hier aient ete vraiment meilleurs que ceux d’aujourd’hui a de rares exceptions pres….exceptions qui sont toujours presentes. Le temps embellit les choses en effacant la petite histoire.

    Je crois que la democratie met justement les hommes politiques a poil. Leur cote prosaique, leurs turpitudes ressortent au grand jour. Ils ne peuvent plus se draper dans cette aura de respectabilite bien commode qui fait que la petite histoire des « grands » hommes politiques du passe est si differente de l’histoire officielle.

    La democratie fait apparaitre les hommes politiques comme ce qu’ils sont: des hommes ordinaires qui veulent etre elus. Il n’y a plus le seigneur, le noble appelle a gouverner…seulement des gens assez ordinaires a quelques exceptions pres.

    C’est pour cela que la democratie est le fondement du liberalisme. Elle desacralise les dirigeants et pousse le citoyen a s’interroger: « en quoi ces gens qui pretendent gerer ma vie sont-ils meilleurs que moi? ».

    Plus les hommes politiques apparaitront dans leur veritable mediocrite, plus le liberalisme ira de soi.

  16. Deres

    Sans rapport. J’adore la différence de traitement d’un même sujet entre le Figaro et le Monde :

    Le Figaro : La France a perdu 20% de ses vergers en dix ans
    Le Monde : Les noix à la conquête des vergers français

    L’un constate que même dans le domaine agricole, nous nous faisons tailler des croupières par nos voisins, y compris du Nord de l’Europe alors que l’autre pavoise que nous progressions dans une micro-niche à forte valeur ajoutée …

  17. Joe

    Même si vous l’avez certainement déjà lu, Hayak décrit parfaitement ce phénomène dans la Route de la Servitude : pourquoi en social démocratie, le pouvoir attire toujours la lie de l’humanité à terme ? (En l’occurrence, il parlait de l’avènement au pouvoir de Hitler et pourquoi ce n’avait rien à voir avec un pseudo-gêne allemand du nazisme mais que c’est une conséquence logique pour toute société sombrant dans le socialisme).

  18. scaletrans

    Pour compléter heureusement (ou infirmer)les idées énoncées ici, je conseillerai bien la lecture de Serge Tchakotine (Le Viol des Foules par la Propagande Politique), malheureusement introuvable (est-ce d’ailleurs un hasard?). Ce que je vois dans cet article remarquable, comme dans celui de Frank Boizard, c’est le début du commencement des prémisses d’un doute sur ce qu’est réellement la démocratie, c’est à dire ce qu’elle est apparemment, et ce qu’elle est en réalité, c’est à dire ce qu’elle suscite quasi mécaniquement comme « élites ».
    Qu’elle reflète la volonté du peuple est une illusion, car ce n’a jamais été le cas. C’est une malédiction que les peuples (enfin ceux qui représentant 2.5% de la population à la Constituante, s’intitulaient LE PEUPLE) ont appelé sur eux.
    Pour terminer, je citerai cette phrase d’un certain Paul Janselme (La Démocratie, sa nature et son évolution): « La démocratie est née sur les bords de la Méditerranée, la Grèce en est morte ne 80 ans. Les peuples barbares du Nord, qui n’ont jamais été complètement civilisés, l’ont perfectionnée avec la lourde méthode qu’ils apportent à tout ce qu’ils font, et nous l’ont retournée sous forme d’instruments de torture sociale de précision.
    Bravo à H16 et bonne semaine à tous.

    1. gnarf

      « Les peuples barbares du Nord, qui n’ont jamais été complètement civilisés, l’ont perfectionnée avec la lourde méthode qu’ils apportent à tout ce qu’ils font… »

      Sans meme regarder le nom, on est sur que c’est ecrit par un intellectuel Francais ;)

  19. JFDuroudier

    Lire sur contribuables et associés la monographie n° 9 de Bernard Lemennicier, qui est réellement corrompu : l’électeur ou l’homme politique ? http://www.contribuables.org/publications/les-monographies/qui-est-reellement-corrompu-lelecteur-ou-lhomme-politique/
    Je penche pour l’analyse d’Hayek à la fin de sa vie, en promouvant la démarchie, il faut toujours des utopies de rechange, disait-il?
    Nous avons le plus souvent affaire à une génération qui vie sur le dos d’une autre ! aujourd’hui en France celle de 68 !

  20. galt17

    Pourquoi ne pas voter? mais tous simplement parceque depuis la loi du financement public des comptes de campagnes par l’argent du contribuable (loi balladur), la consanguinité politique s’est installée.
    Tout parti n’ayant pas les 500 signatures et n’ayant pas eu plus de X% aux éléections précédentes et/ou suivantes devra se faire financer tout seul.
    L’argent étant le nerf de la guerre y compris en politique, seuls ceux qui sont pourvus d’un beau budget avec jet privé grâce aux impots des idiots utiles, pourront monopoliser le temps d’antenne (radio et télé) et plus de belles affiches de propagande.Je ne compte pas comme pour les éléections européennes, un bon découpage régional afin d’augmenter le coût et d’éviter la concurrence des petits partis.
    La nouvelle donne est que les + de cinquante ans font leurs choix en fonction des supports classiques (radio télé) aux ordres des cousins et des tontons magouilleurs de la politique, mais ceux de – 50ans commencent à se décider en fonction des vilains blogues et sites d’infos sur le net.
    Ah le bon vieux temps avec les serrages de mains et tripotage de melons…

  21. Deres

    Tout espoir n’est pas complètement perdu. Comme le dit très justement Franck Boizard, l’atout principal de la démocratie est l’alternance de pouvoirs. Or, il est peut être possible de la faire revenir. Sarko a bien mis en place l’interdiction de plus de 2 mandats présidentielles. Maintenant que ce point est rentré dans la tête des français, je pense qu’ils sont devenus mûres pour l’étendre à tous les mandats électifs. Le non-cumul prôné par les hommes politiques est la muleta pour ne pas en arriver à cette mesure … Cela serait déjà un net progrès, ne serait ce que cela gênerait la création d’une carrière complète basé sur la politique …

  22. BA

    Lundi 30 janvier 2012 :

    Pendant que tout le monde regarde la Grèce, le Portugal agonise.

    Les investisseurs internationaux n’ont plus aucune confiance dans la capacité du Portugal à rembourser sa dette.

    Les taux des obligations du Portugal atteignent des niveaux insoutenables.

    Portugal : taux des obligations à 2 ans : 21,008 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPT2YR:IND

    Portugal : taux des obligations à 3 ans : 24,478 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPT3YR:IND

    Portugal : taux des obligations à 5 ans : 22,874 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPT5YR:IND

    Portugal : taux des obligations à 10 ans : 17,393 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPT10YR:IND

    D’après le patronat portugais, il va falloir trouver une deuxième aide d’urgence pour sauver le Portugal … et pour sauver les banques privées : il va falloir trouver 30 milliards d’euros supplémentaires.

    http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5ijQrFhqKw2mKj2b2RBG0vASVUFnw?docId=CNG.a9b0f481987090da00ae2785c4fbdbdc.461

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