Méchante concurrence et vrais pignoufs

Je l’ai déjà dit plusieurs fois, mais je préfère le redire une fois de plus pour que l’observation soit connue de tous : les politiciens sont, dans une grande majorité, des buses exceptionnelles en matière d’économie. Non pas qu’ils savent mais feignent d’ignorer les arcanes de l’économie, de la gestion, de la finance. Non pas qu’ils mettent leurs convictions en avant en dépit de leurs savoirs. Non. Ce sont de vraies, d’authentiques et véridiques buses en économie.

Et pour illustrer mon propos, je prendrais ici deux ministres, bien dodus, bien imbibés de leur propre importance, choisis au hasard dans la brochette de guignols bigarrés que le gouvernement nous offre actuellement, par une main innocente, oui, toi, là, voilà, viens ici et tu tires deux ministres comme tu veux, voici le premier, merci, et le second maintenant voilà c’est très bien mon petit tu peux retourner t’asseoir.

Qui avons-nous ?

Surprise, nous avons, évidemment, le frétillant Arnaud Montebourg Du Dressement Reproductif Du Bricolage Industriel Grandiloquent, d’un côté, et, de l’autre, nous tombons sur une petite nouvelle, Sylvia Pinel, qui est la ministre déléguée à l’Artisanat, oui oui, ça existe.

Dans son cas, entre les brumes liquoreuses du parfum de la réussite, elle s’occupe notamment du statut de l’auto-entrepreneur et a déclaré à son sujet, début juin et devant l’Assemblée des Artisans de France, que — je cite –

« Ce régime conduit à créer dans certains secteurs, notamment le commerce et l’artisanat, une concurrence déloyale avec les professionnels qui sont soumis à des règles sociales et fiscales et des normes différentes. »

Ben voyons. Comme les auto-entrepreneurs ne sont pas assommés de charges sociales et de taxes ridicules et vexatoires comme le sont les artisans traditionnels installés en France, ces salauds de pauvres, au chiffre d’affaires plafonné à 32K€ (ou 80 si c’est une activité commerciale) entrent en concurrence directe avec les artisans.

C’est, on peut le dire, une honte.

On comprend que l’idée, ici réclamée plus ou moins bruyamment par les corporations des artisans, consiste à, au mieux, abandonner ce méchant vilain statut qui aura permis à 970.000 personnes de se créer leur propre activité, ou, au pire, à lui imposer les mêmes avanies fiscales que celle des artisans, parce qu’après tout, il n’y a pas de raison que ce soit toujours les pauvres qui échappent à l’impôt, zut à la fin.

Bien sûr, une autre idée est possible : si ce statut d’auto-entrepreneur a remporté du succès, peut-être serait-il rentable de l’étendre plutôt que de le supprimer, non ? Cette proposition est, bien sûr, complètement ridicule puisqu’elle suppose de réduire les impôts, les formalités administratives et couper dans les taxes, chose qui est, intrinsèquement, impensable pour tout ministre qui se respecte ! On commence comme ça et on termine par l’enregistrement d’une entreprise en 5 minutes, la disparition des cotisations à payer en avance et autres joyeuseté sans lesquelles entreprendre en France deviendrait presque rigolo voire pas systématiquement voué à l’échec. Et des gens qui entreprennent et surtout réussissent à se passer de l’Etat, c’est, proprement, scandaleux !

Comment la ministre peut-elle ensuite asseoir son pouvoir si personne n’a besoin d’elle ?

Cette question nous permet de nous intéresser au second larron de notre histoire puisqu’elle peut déjà être posée pour Arnaud Montebourg, qui, d’ailleurs, se la pose aussi à lui-même, de temps en temps, en gribouillant son papier à entête d’un air morose, quand il s’ennuie, seul, dans son bureau, en attendant un coup de téléphone ou l’apparition d’un grand M lumineux sur les nuages d’une nuit sans lune qui marquera son départ pour de l’action musclée et du dressement vigoureux.

Encore une mission pour Montebourman !

Parce qu’à vrai dire, il a bien vite compris qu’à part, justement, gribouiller ses papiers à entête et enchaîner des repas plantureux en se faisant doucement lobbyiser par l’un ou l’autre chef d’entreprise en mal de subventions, il n’avait à peu près rien à faire, ou en tout cas rien qui puisse mener à un quelconque résultat mesurable. Du reste, ce n’est pas comme si sa feuille de route contenait le moindre indicateur précis d’évaluation : il sait que, peu importe ce qu’il fera, il n’aura de comptes à rendre à personne. Ça tombe bien : c’est justement ce qu’il fera.

Logo MontebourgAlors, entre deux gros passages à vide dans son emploi du temps, Arnaud se redresse, tout prêt à produire des trucs. Le dernier en date, c’est son retournement de veste à vitesse éclair vis-à-vis de Free. Certes, avec son brusque redressement mouvement, il l’a toute craquée, sa veste, mais il s’en fiche, l’Arnaud : il a sa propre ligne de vêtements, rappelons-le. Et comment a-t-il procédé pour déchirer son veston ? Fort simple : en deux temps.

Premier temps, le brave gars déclare, le 10 janvier 2012, ceci :

Et dans un second temps, le même brave, devenu ministre, explique que l’arrivée de Free Mobile a déjà un impact négatif sur l’emploi dans le secteur télécom, ce qui est fort gênant, voyez-vous, et qu’en conséquence,

« Mon objectif est que cette hémorragie s’arrête. »

… parce que, comprenez bien qu’en réalité, l’ARCEP (l’autorité de régulation des télécoms) est en fait un bidule machin très méchant (et très ultralibéral) qui « s’intéresse exclusivement à la concurrence sans limite ». Le ministre pose alors la question, lancinante :

« Comment donc avons-nous trouvé le génie de mener la concurrence du marché à un tel point qu’il s’autodétruit ? »

Eh oui, morbleu, comment ce pays s’est-il laissé couler dans les affres de la concurrence débridée qui donne du téléphone à pas cher à ses cons de pauvres ! C’est n’importe quoi !

Cependant, diable diable !, on remarque qu’entre le 10 janvier et le 10 juin, le marché est passé de « très bien pour le pouvoir d’achat des Français » à « très mal pour l’emploi à tel point qu’il s’autodétruit » ! Voilà qui sent bon un lobbying (grassement rémunéré ?) de la part de certains acteurs fossilisés du marché des télécoms, ne trouvez-vous pas ?

Mais ce magnifique revirement ne surprendra que celui qui ne connaît pas le lourd passif du Montebourg, qui, au-delà de ses exactions en matière de mode vestimentaire et de sa consternante vision de l’économie qui confine au terrorisme financier, se double d’un bel hypocrite parfaitement compatible avec la vie politique française.

Non, lui comme l’autre minustre n’ont aucune idée du degré de pignouferie économique contenu dans les inepties qu’ils balancent ; et ils s’en fichent éperdument avec le détachement des gens qui auront, quoi qu’il arrive, un douillet salaire pour leur carnet d’adresse, leur entregent millimétré et leur capacité à embobiner la piétaille contribuable, corvéable à merci.

Aux élections qui viennent de passer, une belle brochette de pignoufs (Morano, Lefebvre, Royal, MAM, Guéant, Lang, Bayrou) a été éliminée à grand fracas. Mais manifestement, il en reste encore un paquet et plusieurs élections seront nécessaires pour nous en débarrasser…

J'accepte les Bitcoins !

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Vous aussi, foutez Draghi et Yellen dehors, terrorisez l’État et les banques centrales en utilisant Bitcoin, en le promouvant et pourquoi pas, en faisant un don avec !

Commentaires113

  1. Camille Lienhard

    « Mais manifestement, il en reste encore un paquet et plusieurs élections seront nécessaires pour nous en débarrasser… » D’autant, je crois, que la production de nouveaux pignoufs ne connaît pas de récession, elle !

  2. infraniouzes

    Constat édifiant et terrifiant mais qui s’explique parfaitement: les socialo-marxistes ne connaissent, n’aiment, ne veulent qu’un seul type d’entreprise: le bon gros monopole d’état dont on tire les ficelles depuis le pouvoir, EN ACCORD avec les syndicats qui prendront leur part du gâteau. D’ailleurs ils lorgnent tous vers Cuba, flamboyant exemple d’une société collectiviste qui a parfaitement réussi.
    Alors vous pensez, les auto-entrepreneurs, quelle horreur !
    Je gage que, dans les allées du pouvoir, on doit recommencer à entendre le mot « Nationalisation », mais pas assez fort, pas assez souvent, ce qui expliquerait les réticences des cocos à participer au gouvernent . Pour eux la société est encore trop capitaliste. Ils n’ont rien à y faire. Ils ne peuvent briller que dans une société collectivistes où on distribue les places aux camarades en fonction de l’ancienneté dans les rangs du parti et de la fidélité témoignée aux dirigeants. Patience, ça viendra…

    1. Deres

      Le programme est déjà écrit. Les nationalisations comme en 1981, c’est trop cher et en plus interdit par l’Europe. Donc ils veulent préempter l’épargne des français pour créer un fond souverain géant qui va acquérir des parts de toutes les entreprises françaises. Il sera donc possible de les contrôler plus discrètement. Le résultat sera au final le même. Progressivement, ces entreprises seront dirigés par des ex-hauts fonctionnaires au carnet d’adresse bien rempli. Ils prendront les décisions qui plaisent aux politiques, à chaud en suivant les sujets d’actualité et surtout sans avoir de vision comptable à long terme. Un exemple parmi 1000 : le PDG de Orange est plus jugé sur les histoires de suicide monté en épingle par les syndicats que sur les résultats de l’entreprise …

  3. nebukadnetsar

    Comme à chaque élection, les pignoufs qui disparaissent sont remplacés par ceux éjectés de l’élection précédente qui reviennent « tout frais tout neuf »(et une promesse électorale de plus), après leur traversée subventionnée du désert (dans le mille-feuille administratif français, ils sont toujours élus à un poste quelconque à salaire > 4.000 euros, la noria n’est pas près de s’arrêter ou se font réintégrer dans leur corps administratif d’origine pour les moins dotés d’entregent.
    Si la mort n’existait pas, soyez assurés que nous aurions encore des ténors de la 4me république sur les tréteaux électoraux…

    1. eheime

      « la noria n’est pas près de s’arrêter »

      Je ne pense pas non plus. Mais ça commence à se voir. Le taux d’abstention trouve sans doute en partie son origine dans le constat que « les pignoufs qui disparaissent sont remplacés par ceux éjectés de l’élection précédente qui reviennent ».

      Malheureusement, il n’y a pas d’issue à court terme. Les politiciens un peu compétents n’ont jamais percé.

      Mais plus que l’incompétence des politiciens, le fond du problème c’est l’electorat qui oublie vite les condamnations, ne tient jamais rigueur des contradictions et, faute de temps ou d’instruction, n’est pas à même de juger de la compétence sur le fond.

      Nous nous en remettons donc à l’intuitu personae. Cela conduit à choisir un bon séducteur plutôt qu’un vrai technicien (qu’on aura d’ailleurs vite fait d’appeler technocrate :)

      Or diriger, c’est un métier.

      Il faudrait un électorat plus mature (la Suisse ou l’Allemagne me semblent être de bons exemples)

      1. Calvin

        Il y a en plus de cela, le réflexe politique apriori, qui fait qu’un électeur de droite/gauche préfèrera voter pour un candidat de droite/gauche corrompu plutôt qu’un autre candidat du bord opposé.
        Le cas le plus emblématique est Sylvie Andrieux (Marseille), qui a même perdu l’investiture PS, pour cause de mise en examen tardive, mais qui a été réélue, puisque le PS n’a pas pu présenter d’autre candidat…

        1. Before

          Effectivement, j’avais le choix entre Andrieux et un candidat FN.
          Franchement, c’est un choix ça ? Dégouté est un faible mot pour exprimer mon ressentiment.
          Je ne suis même pas allé voter blanc…

        2. eheime

          @calvin

          vous avez entierement raison

          c’est d’autant plus aberrant que la difference de politique mise en oeuvre entre la gauche et la droite et souvent bien plus theorique que reelle

          je crois qu’avant les idees, il faut exclure les corrompus.
          On ne peut rien construire sur des pilliers qui ne sont pas fiables

    2. pascale

      Oui, mais il y a eu un pignouf cependant un peu moins pignouf que les autres pour penser et mettre sur pied ce statut régénérateur d’auto entrepreneur . Et celui là ne risquait pas de faire partie de la bande de fonctionnaires actuellement aux manettes. Misère, misère..

      1. nebukadnetsar

        C’est exact puisque Henri Novelli, à l’origine de ce statut d’auto-entrepreneur n’est ni énarque ni même et surtout fonctionnaire de carrière.
        C’est un dirigeant de PME qui a même collaboré un temps au ministère de l’Industrie sous Alain Madelin.
        Vous imaginez le mouton à cinq pattes qu’il constitue(ait) au milieu de ce troupeau de fonctionnaires en disponibilité…

        1. pascale

          Nous pouvons d’ores et déjà imaginer le tissu incessant de conneries qui vont débouler, sans l’apport indispensable de pragmatiques et hommes de terrain(Novelli en était un). Nous aurions tort de penser que tout ce socialisme plébiscité n’est que du cinoche. Ces gens là ont très une haute opinion d’eux-mêmes … Seulement d’eux mêmes.

    1. Vicarious

      tellement bien huilée que le sujet d’hier au bac S était: « Serions-nous plus libres sans l’État ? »
      Histoire sans doute de vérifier que le formatage à la pensée unique socialo-Marxiste a bien fonctionné, et le cas échéant isoler et recenser les récalcitrants à cette idéologie inepte…

      1. bernie

        Surtout que liberte et etat cela n’a rien a voir, ce n’est pas du meme domaine de la rationalite.

        L’enonce du sujet aurais pu etre:

        Serions nous plus autonomes et responsables sans l’Etat.

        A priori celui qui a pondu le sujet est tout sauf philosophe. Comme c’est section S, surement un chercheur du CNRS.
        Faut etre sur que les futurs esclaves dans les labos sachent pas penser et ne connaissent rien aux bases de la dialectique. Reussi semble-t-il.

        1. Pascale

          Ce matin, sur BFM Business, Alain Madelin a fait une mini dissertation magistrale sur le sujet. Si j’ai le temps je la retranscrirai mais on peut l’écouter en podcast sur les 10 dernières minutes des Experts.

        2. Franz

          Hooo là, vous êtes encore trop généreux avec l’EdNat. Bien sûr que ce n’est pas un chercheur CNRS qui a fait le sujet. Ils sont bien trop occupés (sic.) et surtout ne s’abaisseraient pas à des choses aussi ingrates que s’intéresser à des gens qui n’ont pas au moins une licence.
          Non, le sujet est prosaïquement proposé par des profs de lycée et tiré au sort (ou choisi) par d’autre profs de lycée. Des braves gens mal formés, qui ne maîtrisent pas leur discipline (ils ont une licence ou une maîtrise, mais s’ils avaient été bons, sauf exceptions, ils ne seraient pas profs au lycée), et tentent de bien se faire bien voir des syndicats, seuls maîtres de leur avancement et surtout mutation dans des lycées tranquilles et au soleil…

        3. Alexandrov

          Les chercheurs (scientifiques) du CNRS (même si on peut discuter de leur statut) sont parmi les meilleurs mondiaux et n’ont rien à voir avec l’enseignement au lycée, cette espèce de salade pas fraîche de culture générale qui permet à 85% d’une classe d’âge d’avoir une vague idée de concepts épars, genre « la matière en fait c’est des p’tites boules qu’on appelle atomes ».

          @Franz : être prof au lycée est quand même un formidable boulot à temps partiel pour qui veut faire autre chose à côté.

          @Vicarious : il serait passionnant d’avoir le corrigé de ce sujet. Ca rappelle la vidéo édifiante d’une prof d’économie :

          http://www.youtube.com/watch?v=Aqy0-mVvBSY

  4. Pythéas

    proposition : pourquoi ne pas limiter à 32K€/an le cumul des indemnités de nos chers minustres ? ça évitera la concurrence déloyale de ceux qui ne cumulent pas !

    1. Franz

      Mieux encore, indexer leurs émoluments cumulés sur un mix du solde budgétaire, balance commerciale et niveau de croissance du PIB (marchant uniquement).
      S’il y a déficit, leurs salaires baissent, s’il y a croissance, il monte.
      Chose à appliquer également à l’ensemble de la fonction publique.
      Il faut aligner les intérêts de nos pignoufs et de leurs clients avec ceux du pays entier. Dans le système actuel seuls des saints (et encore) ne finiraient pas par voter toujours plus de lois liberticides et toujours plus d’impôts, de dépenses, de dettes…

    2. Franz

      Mieux encore, indexer leurs émoluments cumulés sur un mix du solde budgétaire, balance commerciale et niveau de croissance du PIB (marchand uniquement).
      S’il y a déficit, leurs salaires baissent, s’il y a croissance, il monte.
      Chose à appliquer également à l’ensemble de la fonction publique.
      Il faut aligner les intérêts de nos pignoufs et de leurs clients avec ceux du pays entier. Dans le système actuel seuls des saints (et encore) ne finiraient pas par voter toujours plus de lois liberticides et toujours plus d’impôts, de dépenses, de dettes…

  5. Mateo

    « ces salauds de pauvres, au revenu plafonné à 32K€ (ou 80 si c’est une activité commerciale) »

    Hum, il me semble que c’est le CA qui est plafonné à 32/80k€, non?

    1. wpe

      « Hum, il me semble que c’est le CA qui est plafonné à 32/80k€, non? »

      Tout à fait. Pour mieux se représenter la chose ça veut dire que dans le cas d’une activité commerciale, ton revenu maximum sera égal à la marge que tu pourras tirer en vendant 80000 euros de produits dans l’année, de laquelle il faudra déduire les impôts et les charges (qui sont vraiment salées par rapport aux revenus, j’en ai fais l’amère expérience).

      Autant dire que si tu veux lancer une activité commerciale en tant qu’auto entrepreneur en France, t’as intérêt à aimer les pâtes et rouler en Lada.

  6. gnarf

    Bah le mec a pondu un livre pronant la decroissance, la demondialisation donc l’arret de toutes depenses houla faut arreter de consommer de produire toutes ces choses cay le mal… et on le retrouve 1 an plus tard ministre de la relance de la production et de la consommation par la depense publique.

    1. Alexandrov

      C’est vrai que le plus gros craquage de veston d’une grande partie de notre gôche qu’on aime, c’est quand même leur « idéologie » de la croissance : ceux qui prônent la gentille croissance contre la vilaine austérité d’Angela sont les mêmes que ceux qui prônaient la gentille décroissance (rappelez-vous, il fallait remplacer le PIB par un indice de bonheur ou quelque chose comme ça) contre la vilaine croissance turbo-libérale des anglo-saxons.

  7. Jacktheripper

    Je partage votre point de vue.
    On peut supposer qu’en entrant dans la gouvernement, Mr Montebourg à découvert la réalité des choses, qu’une baisse des prix de la téléphonie apporte du pouvoir d’achat aux français mais une entrée d’argent moins importante pour l’état.

    1. Calvin

      Conclusion évidente : quand on est dans l’opposition (ou pas aux manettes), on est pour le pouvoir d’achat.
      Quand on est au pouvoir, on est pour la dépense publique.

      Un bon politicien est un politicien non élu…

      1. Alexandrov

        C’est plutôt les gains de pouvoir d’achat exogènes : dans l’opposition, ça permet de dire « le gouvernement est nul ».

        Par contre, quand on est aux manettes, avec un peu d’idéologie collectiviste en sus, tout gain de pouvoir d’achat non offert par l’Etat est criminel : aussi on prendra soin de refiscaliser les heures sup’ pour augmenter l’allocation rentrée scolaire (ça n’est qu’un exemple).

        Je ne sais pas s’il existe de bon politicien…

        1. Calvin

          Non, il n’existe pratiquement plus.
          C’était le corollaire de mon « Un bon politicien est un politicien non élu ».
          Une fois élu, il est bon à jeter !!
          CQFD

          (Qui ne signifie pas Ce Québec Finit Dangereusement, quoique…)

  8. Calvin

    En fait, le drame français, c’est que à chaque élection,
    - on récupère les éliminés de la fois d’avant,
    - on découvre les nouveaux pignoufs de la démagogie ordinaire,
    - on garde le quota important de pignoufs habituels.

    La quantité d’élus intéressants (et non intéressés) diminue à vitesse grand V, et tend vers le zéro.

    Il y a sans doute plusieurs facteurs (EdNat, médias, conformisme, …), mais, une chose est sûre, il y a une « main invisible » qui tire la France vers le bas.

  9. Before

    « il n’avait à peu près rien à faire, ou en tout cas rien qui puisse mener à un quelconque résultat mesurable »
    Pas d’accord : j’ai bien peur que les résultats soient catastrophiques et bien mesurables !
    Sinon, il me semble bien que le plafond pour l’auto-entrepeneur s’applique à son chiffre d’affaire.

  10. kelevra

    Robert Hue, dit le nain de jardin, est pressenti pour etre ministre. vous avez dit quoi? mais vous etes fou? oh oui (beni bennassi)

    c est pas les revenus 32 et 80 k€ mais le chiffre d affaires, ca relativise.

    1. Nemrod

      Ca c’est certain qu’avec de tels guides nous voguons toutes voiles dehors dans l’ocean du 21 ième siècle !
      Merde ! le poteau noir !

  11. shadoko

    l’hégémonie bureaucratique de gauche est hallucinante et sans limite, avez vous entendu parler cher h16, de la gauche suédoise qui veut instaurer une loi pour obliger les hommes ….à pisser assis!! à quand les formulaires en 6 exemplaires pour aller aux toilettes, à quand les caméras pour tancer les contrevenants? Orwell n’aurait pas pensé à ça…

    1. Nemrod

      Le mâle suédois est castré depuis longtemps.
      Le problème est qu’il en nait encore…quelle misère !
      Et comme les hormones sont têtues et insensibles au bien pensisme il faut sans cesse rééduquer le vilain garnement couillu.
      Un jour ou l’autre la virilité bafouée fera exploser tout ce fatras a grands coups de lattes testostéronés sous les cris d’orfraies des vigies d’alors.
      C’est écrit.

      1. paf

        bah ils ont essaye en allemagne et ca n’a rien donne.
        m’etonnerait qu’ils pensent vraiment enforcer ce que les gens font chez eux…

        1. Pascale

          La Suède me semble un être un pays aseptisé. Il y est très mal vu d’avoir du personnel qui travaille à votre domicile, dixit des amis suédois.

        2. Théo31

          En Allemagne, ils ont aussi essayé de faire payer les ordures ménagères au poids. Résultats :
          - tout plein de canalisations bouchées
          - tout plein de jolies poubelles dans les forêts
          - tout plein de gens brûlés par leurs ordures
          Ils ont très vite arrêté.

          Donc en Suède, si la loi passe, il faudra remplacer les urinoirs par des WC ou les supprimer carrément. Si les mecs sont malins, ils se feront un plaisir de les boucher et on rétablira les pissotières.

      2. nebukadnetsar

        Il montre qu’en Suède aussi, il y a des hommes politiques très peu occupés pour avoir le temps de penser à de tels détails.

    2. channy

      je vais l’envoyer à mes amis en Asie celle la! ils vont bien se marrer.
      @Nemrod
      « Le mâle suédois est castré depuis longtemps. »
      +1

    3. Alexandrov

      Mais diantre, comment font les gens pour ne pas flipper de ce qui ressemble chaque jour plus à des états liberticides et totalitaires ??

      Qu’on ne vienne pas me parler de francophonie ou de Révolution romantique en Suède…

  12. Paul

    En Grèce aussi ils sont bons en économie:

    Le réseau grec, ce sont 2.500 kms de voies qui assurent une part minuscule des transports terrestres. C’est surtout un réseau dont les recettes s’élevaient il y a trois ans – avant la crise proprement dite – à 100 millions d’euros par an, alors que les dépenses, elles, atteignaient… 1 milliard d’euros. En gros, chaque fois qu’un voyageur prenait le train, il payait 5 euros tandis que la collectivité en supportait 45. Comment ? L’Etat faisait les fins de mois et la compagnie, OSE, s’est endettée à hauteur d’environ 10 milliards d’euros !

    http://blogs.lesechos.fr/dominique-seux/la-grece-par-l-exemple-a11041.html

    1. paf

      c’est logique.Bientot en france il n’y aura plus que des Renault roulant au diesel.Ce sera comme Cuba mais version 2012.
      c’est marrant parce que, exile depuis une decennie, j’ai du aller sur google pour m’assurer que Peugeot existait toujours.Ben oui, des Peugeot hors de fRance on n’en voit guere.Des Renault non plus d’ailleurs.
      On voit parfois passer une deuche de collec, une 4L ou une citroen pre-1945…

      1. paf

        tiens je lis les commentaires, apparemment ils ont pas le droit de faire ca, a cause de l’Europe et tout ca.
        Ca ve etre dur pour Moullande de ramasser du pognon.

        1. Calvin

          Si, ils ont le droit, tant qu’on ne cible pas des marques précises ni de la provenance, mais bien des catégories de produits.
          D’ailleurs, à ce titre Dacia by Renault eût été taxé, ainsi que les Peugeot fabriquées en Espagne, etc…

          Non, là, ils veulent faire ça sous couvert d’écologie…
          En peu de temps, les voitures étrangères seront en dessous du seuil taxable, et ce sera encore une disposition inutile.
          D’ailleurs, je ne comprends pas pourquoi ils prétendent que les voitures allemandes sont moins écologiques que les françaises…

          Au final, preuve est faite que l’écologie ce n’est pas la protection de la nature, mais la taxation sous couvert d’une noble cause.

    1. BN

      Est-ce vraiment nécessaire de le détourner ?
      Je crois que ça se suffit à lui-même…

      En tout cas, merci pour la tranche de rigolade :)

      1. paf

        ben ca depend, si on considere qu’a Libe ils sont des tanches absolues en economie et que la crise est du domaine de l’esoterique rattrapable avec de la Krwassance, on peut imaginer que leur vision supermanesque de Moullande est de bonne foi.
        « On n’y comprend rien mais lui il va assurer la’n’dans! »

        1. Alexandrov

          J’ai peur qu’ils soient de bonne foi.

          C’est pareil sur France Inter, accessoirement la seule radio nationale captable dans certains coins reculés de notre beau pays. Etonnez-vous des résultats électoraux, après ça…

      2. Alexandrov

        La question est surtout sur le verbe « battre ».

        Est-ce qu’ils croient vraiment qu’il y a des gentils socialistes qui vont battre « la crise » ? Au Puissance 4 ? A la belote ?

        1. Calvin

          Tout à fait d’accord.
          La Crise y est personnifiée, elle représente un ennemi à abattre (en général aidée par la finance apatride, les agents ultra-néo-libéraux, etc…).
          En réalité, la Crise n’est rien qu’un principe de réalité, qui s’applique dès que les paramètres le permettent. Un peu comme la gravité quand on se jette d’un building. On peut crier, battre des mains, on ne remonte pas.

          Au final, « battre la crise » signifie combattre notre (son) conformisme, notre (son) archaïsme, notre (son) modèle social d’Etat-Providence…

        2. nebukadnetsar

          Bien sûr que la gôche peut battre la crise !
          Mimolette le Conquérant a donné la recette à laquelle aucun autre gouvernement du monde n’avait pensé, obsédés qu’ils sont tous à promouvoir le rabougrissement à leurs peuples : il suffit d’invoquer Ste Croissance pour que le miracle ou le charme opère…

      3. wpe

        « Je me demande franchement si Libé a voulu faire du second degré, ou s’ils voient vraiment Hollande en Superman… »

        Ou alors c’est la gauche elle-même qui commence à réaliser que Hollande n’est qu’un bouffon ?

  13. Lib

    Le concept de l’auto-entrepreneur représente une grave menace idéologique pour les socialistes.

    Une activité économique sans méchant patron exploiteur et donc sans besoin de protection syndicalo-étatique, c’est une rupture du cordon sanitaire contre la liberté.

  14. gem

    Comme Pythéas : pourquoi les politiciens ne sont-ils pas d’office considérés comme des auto-entrepreneurs (commerciaux, vu qu’en terme d fabrication ou de services ils sont nullissimes) ?

    1. eheime

      Vous voulez la réponse ? Je vous la donne :

      Parce que ce sont des comédiens et que leur statut est ou devrait être inter-mitant du spectacle

  15. labolisbiotifool

    Comment faites vous H XVI ? Vous avez tout de même bien
    une activité alimentaire ? Je vous vois mal retraité …
    Ou alors vous ne dormez pas la nuit, comme moi ?
    Pask’ un billet par jour minimum, référencé, illustré etc,
    ça me la coupe, si vous me permettez ce raccourci dangereusement précis :)

    En tout cas bravo – j’ ai du mal à suivre pour les coquilles ! – c ‘ est remarquable ! et merci !

    1. Alexandrov

      Mêmes questions et compliments.

      Moi ce qui m’impressionne surtout c’est que vous retrouviez des tweets de Montebourg de Janvier…

      1. Calvin

        C’est là que tu vois que ce mec prépare à l’avance, mûrit ses articles, et quand ça sort, paf ! ça fusille !
        Après tout, si ça se trouve, ils sont 16 à se relayer !!

      2. Sans tout dévoiler de mes secrets ;) il faut préciser que je passe environ 1:00 à 1:30 par billet et qu’ils sont pour la plupart écrit le samedi et le dimanche.

        1. paf

          c’est faux.Tu emprisonnes des chatons communistes que tu obliges a ecrire des posts liberaux entre deux Nike de contrebande cousues a la main

        2. nebukadnetsar

          Il fait bosser les petits-z-enfants communistes qu’il a enfermés dans son micro-goulag avant de se les apprêter comme zakouski d’apéritif.
          Chapeau en tout cas pour la production abondante. On en vient à trouver le temps long le samedi sans rien à se mettre de neuf sous l’oeil de votre part

  16. Alexandrov

    Le début de votre article pose une vraie question :

    « Non pas qu’ils savent mais feignent d’ignorer les arcanes de l’économie, [..] ce sont de vraies, d’authentiques et véridiques buses en économie. »

    Je n’arrive pas à y croire. Je sais, on en a des preuves tous les jours, mais ça dépasse mon entendement. Ces gens-là semblent quand même normalement constitués, et il n’est pas besoin de savoir évaluer un produit structuré ou d’être un boss du marketing viral pour constater les ravages de l’étatisme à travers l’histoire. Quand Rocard dit que « le responsable de la crise s’appelle Milton Friedman », je ne peux pas croire qu’il le pense vraiment.

    Peut-être ont-ils l’impression que pour être élu en France, il faut ça. Ca expliquerait que Sarko – qui considère depuis 2002 que la France est un pays très à droite – ait oublié tous les accents libéraux qui décoraient sa jeunesse.

    Accessoirement Cuba (si c’est leur modèle, qu’ils le regardent, que diantre !), qui « ouvre son économie » peu à peu, n’étant plus subventionné par l’URSS, le fait en… autorisant la population à créer sa propre activité économique. Une sorte de statut d’ « auto-empresario », en somme.

    1. Là encore, sans développer plus, je vous assure que ce sont des buses, des incultes. J’ai eu l’occasion d’en côtoyer, ils n’ont même pas une idée de la façon dont se lit un simple bilan comptable ou un compte de résultat. Ils s’en foutent et n’y comprennent rien. Ajoutez à cela qu’ils n’ont que peu ou pas de logique, et quasiment jamais de culture mathématique, et vous avez un bilan complet…

      1. wpe

        Si vraiment ils ne sont pas de mauvaise foi et que ce sont des buses alors ils sont rattrapables, on pourrait leur expliquer leurs erreurs (encore faut-il qu’il disposent d’un cerveau en bon état de marche pour comprendre l’explication… heu wait…)

        1. Calvin

          La première chose qu’ils apprennent (et la seule), c’est :
          « La dette n’est pas un problème ».
          Ensuite, ils déclinent ça à tous les secteurs de la vie publiques.

      2. Mateo

        @h16

        « Là encore, sans développer plus [...] »

        Moi j’aimerais *beaucoup* que tu développes un peu plus. Je ne demande pas de noms, par charité chrétienne pour les personnes dont il est question, mais j’aimerais bien savoir par exemple la taille de l’échantillon de politiques avec qui tu as discuté d’économie, la variance au niveau des connaissances éco des personnes de cet échantillon, le rang / la notoriété de ces personnes (je suis prêt pardonner à un élu d’un petit village de campagne de ne rien connaître à l’économie), la représentativité de cet échantillon etc.

        1. Mateo

          Et surtout des exemples concret de leur inculture.

          Et sinon, comment peux-tu être sûr de leur sincérité? Et si à force de sortir les mêmes sophismes pour caresser l’électeur dans le sens du poil, ils avaient fini par y croire eux-mêmes?

          Oh, et puis zut, balance les noms! :p

        2. Je comprends que tu aimerais bien ;) mais bon voilà. Disons que le rangs des personnes, c’est ministres et chefs de cab, donc non, pas des petits élus.
          Et l’échantillon est très très significatif, bien malheureusement (au passage, ce qui est vrai pour les Français l’est nettement moins pour d’autres pays, notamment du Nord).

  17. Théo31

    « Comment donc avons-nous trouvé le génie de mener la concurrence du marché à un tel point qu’il s’autodétruit ? »

    Il n’est pas venu une seule seconde à cet abruti de compétition que le « marché » des télécoms Français est organisé par l’Etat.

  18. wpe

    Il faudra quand même qu’un jour quelqu’un se dévoue pour leur expliquer que les salariés étant eux-même des consommateurs, une baisse des coûts leur est également profitable. Il faudra aussi les informer du fait que l’argent dépensé en moins dans la téléphonie ne disparait pas (Lavoisier) mais est dépensé dans d’autres secteurs de l’économie, remplaçant ailleurs les emplois perdus ici (tout en améliorant le pouvoir d’achat des consommateurs évidemment, mais ça je pense qu’ils l’avaient quand même compris).

    1. Calvin

      C’est pas du Lavoisier, qui, lui, parlait de physique, mais du Bastiat.
      Le sophisme de la vitre cassée. Le même… l’éternel… je devrais dire, tellement nos hommes politiques ne semblent pas l’avoir lu…

      1. wpe

        Oui bien entendu, mais j’ai volontairement remplacé Bastiat par Lavoisier pour souligner l’absurdité des thèses Montebourgeoises. Car autant un socialaud pourra toujours rétorquer que Bastiat était un ultranéolibéral, autant il pourra difficilement nier le principe de Lavoisier sans passer pour un pitre.

        1. wpe

          Et je rajoute que les lois de l’économie n’existent pas indépendamment du monde réel, elles sont bien entendu contraintes aux principes physiques.

      2. paf

        dans ce cas il faudrait que le media lui explique.Ce qui n’est pas gagné; prenons par exemple Laberration avec cet article rigolo :
        http://www.liberation.fr/economie/2012/06/19/cameron-se-dit-pret-a-accueillir-les-entreprises-fuyant-l-impot-en-france_827437

        tout message economique clair y est soigneusement esquive.C’est normal puisque on est en presence de politiques de gauche, et de journalistes de gauche, mis nez a nez avec l’absurdite de leurs croyance en politique economique, et qui se retrouvent obliges de parler d’economie sans en parler.Resultat, on se retrouve avec:

        « «Il existe des difficultés, il existe des tensions en Europe, les rencontres comme celles-ci sont faites pour avancer, pour faire en sorte que l’on surmonte ces tensions et qu’il y ait des solutions, des propositions», a-t-il affirmé. Selon lui, beaucoup de monde se préoccupe de la situation en Europe. «Les Européens veulent pouvoir proposer des solutions, y compris à leurs autres partenaires du G20. C’est tout ceci qui est en train de se jouer ici», a expliqué Michel Sapin. »

        notez la presence du terme ‘expliqué’: il n’a rien expliqué du tout.Il a languedeboitisé a mort mais pour l’explication on peut se brosser.Voila le media francais accessible au electeurs (et surtout ceux de gauche) donc non, ils ne risquent pas de comprendre.

  19. Crucol

    Personnellement, j’ai une question ouverte, peut-on me définir ce qu’est la concurrence loyale?

    Parce que s’il existe une concurrence déloyale, c’est qu’une loyale existe, non?

    Si quelqu’un(e) a une réponse, je suis preneur…

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