Interventionnisme débridé, première mamelle de l’échec français

Si, comme le grand Charles l’a dit, « les Français sont des veaux », peut-être est-ce parce que beaucoup d’entre eux tètent obstinément à deux mamelles essentielles pour un échec permanent et systématique : celle de l’interventionnisme débridé, et celle du lobbyisme éhonté. L’actualité nous en fournit deux beaux exemples…

Aujourd’hui, pour la première mamelle, nous allons nous pencher sur l’interventionnisme débridé, et il ne faut pas très longtemps pour en trouver un exemple récent.

Comme vous ne le savez sans doute pas, pendant les deux années qui viennent de s’écouler, les taxis parisiens ont été forcés de limiter à deux leurs allers-retours vers Roissy par arrêté préfectoral. Autrement dit, peu importe la demande des passagers de Roissy désirant se rendre à Paris par taxi, le nombre de navette que chaque chauffeur pouvait faire dans une journée devait se limiter strictement à deux.

Pourquoi une telle limitation ? On pourra la supposer prise en fonction de critères objectifs et dans un but précis ; c’est la Préfecture qui nous les donne elle-même :

«15.000 taxis étaient parfois présents en même temps à Roissy, bien plus que la demande, et certains attendaient trois heures avant de charger. Environ 1100 réalisaient plus de deux rotations par jour. Pendant ce temps-là, les gens ne trouvaient pas de véhicule à Paris, où la course, de 4 km en moyenne, rapporte beaucoup moins mais peut durer longtemps à cause du trafic.»

Autrement dit, la préfecture de police prétend donc jouer le gendarme du marché des taxis parisiens. Elle constate, en une seule phrase, plusieurs choses, et y apporte, comme on peut s’y attendre, la réponse étatique la plus invraisemblable.

Ainsi, elle note que la demande en taxis à Roissy est un peu inférieur à l’offre. Elle note implicitement qu’il est bien plus rentable pour un taxi d’attendre trois heures à Roissy que de faire plusieurs courses dans ce temps dans la capitale elle-même, à cause du trafic. Et elle note qu’un millier de taxis arrivent à réaliser plus de deux rotations par jour. Parallèlement, la même préfecture constate qu’il y a pénurie de taxi dans la capitale.

Devant ce constat, la réponse libérale est claire : il faut trouver une solution simple pour accroître le nombre de taxis dans la capitale. Le nombre de licences étant fixées par … la préfecture de police, il lui est alors facile d’augmenter ce nombre, ce qui aura mécaniquement trois effets : le premier, de combattre le renchérissement de la licence, le second, de combattre le renchérissement de la course de taxi, et le troisième, de rendre le nombre de taxis disponibles dans la capitale plus important.

Eh oui : puisque le prix de la course vers Roissy va, mécaniquement, baisser (comme le prix de toutes les courses, par accroissement de la concurrence), il deviendra progressivement plus rentable aux taxis de rester sur Paris.

Si on pousse le raisonnement un peu plus loin, en libéralisant totalement le marché de la licence de taxi, on laisse au marché le soin de trouver le point d’équilibre entre le nombre de taxis dans la capitale et à Roissy, le prix de la course depuis et vers l’aéroport et dans la capitale. Mais c’est pousser le raisonnement déjà trop loin pour les capacités de la préfecture de police. Pour elle, la solution est simple : interdisons aux taxis d’être rentables et répartissons autoritairement le nombre de taxis à Roissy et à Paris. C’est ça, l’avantage de l’omnipotence de la police.

Notez que cette omnipotence ne s’accompagne pas du tout de l’omniscience, ce qui fait que la préfecture peut tout, mais agit les yeux bandés ne sachant pas exactement ce qui se passe. Et fait donc n’importe quoi. N’importe quoi qui se traduit par le cassage de l’arrêté préfectoral après deux ans de couinements des taxis.

Government Demotivator

Petite question : combien aura coûté la ridicule aventure préfectorale ?

Parce qu’après tout, les préfets doivent — ou devraient — rendre des comptes aux contribuables et aux citoyens qui les nourrissent et pour lesquels, service public oblige, ils travaillent. Et quand on se penche en détail sur le cas qui nous occupe, on voit une assez jolie facture, et pas le début du moindre commencement de solution.

Ainsi, dans cette facture, il faut compter le temps passé en procédures légales, tant du côté des taxis que du côté de la préfecture elle-même. Les uns ont passé ce temps sans pouvoir faire tourner leurs taxis en attendant. Les autres ont été mécaniquement impliqués dans une procédure qui leur a aussi coûté du temps, donc l’argent du contribuable.

La facture s’alourdit si l’on doit aussi tenir compte du chiffre d’affaire clairement perdu par les patrons-taxis ne pouvant faire autant de rotations sur Roissy que prévu/voulu. Accessoirement, c’est autant de TVA, de TIPP, d’impôts et de ponctions diverses que la préfecture n’aura pas pu collecter.

Il sera difficile d’évaluer précisément le coût de la dégradation de la réputation de Roissy lorsque les passagers ne trouvent plus de taxis, ceux-ci étant coincés sur Paris, quota de rotations épuisé. Roissy est déjà régulièrement cité comme étant l’aéroport le plus pourri du monde ; je suppose que la Préfecture de Police fait donc ici le nécessaire pour qu’il conserve sa belle première place.

Et bien sûr, la plus grosse ligne sur la facture sera pour le contrôle des limitations artificielles imposées par la préfecture ; combien de policiers mobilisés pour vérifier que les taxis n’ont bien fait qu’un maximum de deux rotations dans la journée ? Combien de patrouilles, combien de dossiers autrement plus important n’auront pas été traités grâce à la l’invraisemblable intervention de la préfecture ?

Heureusement, on apprend que la préfecture va faire appel et donc continuer à utiliser l’argent du contribuable pour pérenniser une solution débile à un problème idiot qu’elle a causé en premier lieu. L’interventionnisme montre ici qu’il n’y a rien de pire qu’une solution étatique à un problème étatique.

Et c’est vous qui remplirez la facture quoi qu’il arrive.

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Commentaires72

  1. Deres

    Regardez cet article, cela vaut son pesant de cacahuète en argent publique …

    http://lacourneuve.blog.lemonde.fr/2012/06/25/emplois-davenir-une-opportunite-quon-ne-peut-pas-laisser-passer/

    A noter que l’on trouve facilement le nom de son ancien président : http://www.linkedin.com/in/bonjourmartin

    Lui ne semble pas avoir eu de soucis particulier d’éducation et ne fait pas trop parti de la France métissée. Mais pas de chance, après sa longue formation au frais de l’Etat (Polytechnique et Etat), il est parti travaillé pour Google à Londres … Pas à temps partiel je suppose …

  2. Deres

    Ton raisonnement souffre d’un petit problème. Comme la préfecture fixe aussi les tarifs et la règlementation tatillonne, la concurrence ne peut pas jouer pleinement entre les taxis avec des ajustements de prix ou de qualité. A la station e taxi, tu ne peux pas choisir, tu dois prendre le premier au tarif officiel …

    1. Oui, bien sûr. On aura compris que la libéralisation de la licence s’accompagne d’un léger assouplissement des quelques milliards de règles Alakon qui noient le marché en question.

    2. Filibert

      Oui, de mémoire, le problème vient surtout du prix de la course Roissy-Paris, fixé par l’Etat (la préfecture ?) à un niveau très élevé, ce qui rend rentable l’attente des taxis 3 heures à Roissy.

      Sinon, quand bien même le nombre de licences soient limité, les taxis se reporteraient naturellement vers des trajets intra-muros plutôt que un trajet de 40 min accompagné de 3 heures d’attente.

      1. pi31416

        ??? Les dernières fois que j’ai pris un taxi de Roissy à Paris (Bld Parmentier) cela m’a coûté de 35€ (circulation fluide) à 60€ (bouchons). Le prix de la course n’est donc pas fixé par l’Etat.

        1. Stéphane

          Il y a aussi une taxe de prise en charge liée à l’emplacement. Par exemple, prendre un taxi depuis une gare coûte plus cher que depuis une rue adjacente à ladite gare.

  3. Le Gnome

    Il y a à l’heure actuelle 17000 taxis à Paris contre 25000 en 1931. Cherchez l’erreur.

    A noter aussi que les propriétaires de plaques ne veulent surtout pas une augmentation massive du nombre de celles-ci , car ils estiment que le prix dégringolerait. Monti, en Italie, a trouvé une solution élégante pour ne pas léser les propriétaires de plaques qui valent aussi un prix fou, il a donné gratuitement une deuxième plaque aux propriétaires à charge pour eux de la revendre.

    Ce n’est évidemment pas l’abolition d’un privilège, mais c’est pragmatique et ça évite les manifs.

    1. Pandora

      La Suède a été réformée dans les années 90 en commençant par libéraliser ce marché. Je ne sais plus qui expliquait que ça a influencé toute l’économie.
      La solution de Monti est proposé au moins 2005 par l’institut Montaigne.

      En France, le clown à roulette précédant a timidement essayé avec des couloirs réservés mais avec le clown actuel, ça ne risque pas d’arriver.

    2. dede

      La solution de Monti a-t-elle etait mise en place? J’en avais entendu parler mais entre l’annonce et la realite, il y a parfois un gouffre…

      Pour ma part, j’irai plus loin : dans la mesure ou les tarifs sont regules (protection du consommateur : on ne va pas negocier le prix a chaque fois qu’on hele un taxi), Kuala Lumpur a mis en place deux tarifs, les taxis « discount » (rouges) et les taxis « executive » (bleus) deux fois plus chers. Si chaque plaque existante donnait droit a une plaque « discount » et une plaque « executive », on creerait un marche qui permetrait a des gens qui ne prennent jamais le taxi de pouvoir se l’offir et une offre de taxis plus facilement disponibles parce que plus chers (A KL, les grands hotels ne permettent la prise en charge qu’aux taxis « executive », il y en a toujours un devant l’hotel).

      1. Calvin

        Il y a plein de possibilités, mais toutes celles qui marchent obéissent à une seule règle : la loi du marché.
        Celles qui ne marchent pas font toutes appel à :
        – une grande idée et/ou une grande utopie,
        – un plan constructiviste,
        – une volonté généreuse de s’affranchir de la réalité économique,
        – une vision écologique et festivo-citoyenne,
        – la démagogie du moment,
        – le dernier qui a parlé,
        – un twitt qui buzze, …

      2. Le Gnome

        Il semble que la réforme des taxis en Italie recontre pas mal de problème, car elle a été confiée aux municipalités qui freinent des quatre fers. Milan a lancé une étude, avec une commission, ce qui est une manière bien connue d’enterrer une réforme.

        1. Deres

          C’est une des grandes forces de la décentralisation. Il est ainsi possible de gesticuler à tous les niveaux sans que cela ait le moindre effet en réalité. Tous les niveaux agissent alors dans tous les domaines, sans aucun effet concret sauf de la dépense massive d’argent gratuit et des fonctionnaires complètement débordés bien entendu …

      3. channy

        curieux de prendre la Malaise comme exemple? car à bien des égards ce pays ressemble à la France, avec un état qui interfère sur tout et n importe quoi.

        Kuala je connais bien, les taxis rouges sont de vieilles proton saga à la propreté douteuse( extérieure et intérieure), leurs conducteurs sont d une grossièreté extrême et d une hygiène douteuse . Ils ne manque jamais une occasion de vous entuber.;genre refuser de mettre le compteur quand il pleut pour vous facture le triple ou alors des « surcharges » par rapport au prix indiqué sur le compteur..on ne compte plus les touristes qui se sont battus avec ces connards malhonnêtes..lisez les post bag du malaysia star si vous avez un doute .
        Les taxis bleus « exécutive « sont des monospaces récent, les chauffeurs sont propres sur eux et honnête( meilleur management?), ils ne cherchent pas à entuber le client.
        Voila pourquoi les grands hôtels leur donnent l’exclusivité
        Le problème des « executives » ils stationnent seulement près des hôtels de jalan sultan ismail, ailleurs dans KL vous pouvez toujours courir pour les trouver.

  4. bon aloi

    Pour rajouter un peu d’interventionnisme joyeux:
    L’orlyVal, le métro qui relie Orly au RER B pour ce rendre a Paris, a des horaires très étroits (de 6h00 à 23h00).
    Je rappelle que celui ci est entièrement automatique …
    Donc quand celui ci est fermé, les passagers ont pour obligation de prendre un taxi.
    Taxi qui se mérite vraiment comme nous l’a montré si bien H16.

    1. nebukadnetsar

      Un sénateur qui se soucie du coût financier d’une réforme pour justifier son abrogation?
      Ce déviant doit être placé en asile au plus vite tellement il fait d’ombre aux autres….

  5. Jesrad

    « le premier, de combattre le renchérissement de la licence, le second, de combattre le renchérissement de la course de taxi, et le troisième, de rendre le nombre de taxis disponibles dans la capitale plus important. »

    Et le quatrième, de réduire le nombre de chômeurs peu qualifiés (mais ayant un permis de conduire) en région parisienne, le cinquième d’améliorer un peu l’image de la capitale aux yeux des touristes, etc.

    « les préfets doivent — ou devraient — rendre des comptes aux contribuables et aux citoyens qui les nourrissent et pour lesquels, service public oblige, ils travaillent. »

    C’est bien là le coeur du problème: à partir du moment où son employeur peut vendre de force ses services, le fonctionnaire, qu’il soit haut ou bas, n’a plus aucun compte à rendre à « l’usager/électeur ».

    Puisque la valeur d’un bien ou d’un service dépend de ce que ceux qui en profitent sont prêts à débourser pour l’avoir, on voit qu’il faut juste retirer définitivement et complètement le caractère obligatoire des prélèvements de l’état. Cela suffirait à corriger ce biais… et les fonctionnaires pourraient alors mesurer pleinement et avec justesse l’amour des Français pour leurs services publics.

  6. Lib

    Ce qui est intéressant (et déprimant) dans ce magnifique exemple, c’est qu’il illustre admirablement un cercle vicieux : l’interventionnisme génère plein d’effets pervers qui justifient plus d’interventionnisme ce qui augmente encore les dérives.

    A terme on a un truc complètement pourri où personne n’a plus la moindre idée de ce qu’on voulait faire au départ ni pourquoi.

    Ceci dit, il ne faut pas désespérer. La liberté, c’est comme les mauvaises herbes, ça se faufile partout. Et comme disait je ne sais plus qui, « Ce qui nous protège de l’administration, c’est son inefficacité ».

    Bref, la licence à la con ne donne le monopole que pour prendre des clients aux stations de taxis. Et la techno permet aujourd’hui de complètement s’affranchir des stations.

    Du coup, on voit des initiatives intéressantes comme Ubercab ( http://www.uber.com ) qui court-circuitent le merdier.

    On va voir combien de temps il vont tenir avant d’être interdits.

    1. Deres

      Le souci, c’est que la liberté prend alors souvent la forme de l’escroquerie pure et simple. Les escrocs se retrouvent souvent en situation avantageuses vis-à-vis des gens honnêtes écrasés par les taxes et les réglementations. Les effets pervers explosent alors encore plus. Dans le cas des taxis, on se retrouve avec les courses sans compteurs et les arnaques systématiques des touristes à Paris (les français ne s’en rende pas compte évidement mais il suffit de lire un guide étranger sur Paris pour y lire de ne jamais prendre le taxi).

    2. eheime

      Ubercab bof. T’arrives avec ta valoche, il pleut bien sur et tu te cailles. Et là tu sors ton telephone qui bien sur ne capte pas le reseau …

      Enfin bref ..

      Ce serait pas mieux un systeme cohérent avec suffisamment de normes (compteur pour eviter les escroqueries, indicateur avec ecrit « taxi », rouge s’il est occupé, vert s’il est libre …) pour que le client utilise le service facilement et suffisamment de liberté donnée aux taxidrivers pour qu’il puisse trouver une offre de services adaptée à son besoin ?

      1. Lib

        Si ce serait mieux, mais l’Etat ne veut pas. Alors faut contourner. Et Ubercab est une bonne initiative… quand les réseaux sont fonctionnels :)

        1. Monoi

          A Londres, vous avez les taxis officiels, dont les conducteurs ont passe 2 a 3 ans a etudier la carte de Londres pour acquerir la « knowledge » et la license, les minicabs qui existent depuis longtemps mais sont maintenant un peu reglementes, et les voitures qui vous helent a la sortie des bars/boites/etc…

          Ces dernieres sont en fait des minicabs a l’ancienne, mais qui se foutent de la reglementation.

          Vous avez donc le choix. C’est fou.

      2. Franz

        Bof…
        Pourquoi mettre des compteurs… Prix libres, non ? On négocie le prix avec le chauffeur, à l’avance. Si le prix n’est pas intéressant, on ne monte pas.
        Pareil pour le reste indicateur taxi, pourquoi pas, mais libre. Après, si des entreprises ou des chauffeurs indépendants trouvent des techniques pour garantir le service, tant mieux… C’est leur problème, et celui des clients, pas celui de l’Etat, d’un « régulateur » ou quoi que ça soit…

        1. paf

          mais enfin tu oublies que si on laisse faire c’est la jungle et les faibles et les opprimes se retrouvent didons de la farce

        2. channy

          Les taxis refusent de mettre le compteur quand il pleut dans bon nombres de villes d’Asie du sud Est…ou les orages ne durent que 1 à 2 heures mais sont très violent.
          je vous garantie que vous ne négociez pas ! ou vous payez ce que demande le chauffeur ou vous dégagez et bizarrement ils sont tous au même prix prohibitif les taxis quand il pleut…les prix peuvent être fixés par l’état ou par la mafia des taxis( cela inclus les syndicats, les patrons des compagnies de taxis etc)
          « Après, si des entreprises ou des chauffeurs indépendants trouvent des techniques pour garantir le service, tant mieux »
          le problème c est que celui qui va à l encontre de sa corporation on va vite lui faire plier bagage..
          par exemple comme l avait écrit H16 à propos de cette compagnie de taxi à Avignon qui osait pratiquer un tarif inférieur à ceux pratiquer par la mafia locale de la ville..le syndicat local des taxis s est chargé de lui régler son compte.
          la concurrence oui! mais il faut que toutes les conditions soient réunis pour qu’elle puisse jouer

  7. daredevil2007

    S’il n’y avait que les taxis qui sont sous la coupe de l’état-mama… CPEF comme vous dites, Hash ;)

    Petite correction : « les taxis parisiens ont été forcés à limiter à deux leurs allers-retours = les taxis parisiens ont été forcés de limiter à deux leurs allers-retours « 

  8. Calvin

    L’image est en deçà de la réalité !
    En France, une vache avec une telle mamelle ne pourrait plus se mouvoir…

    En plus, le niveau d’interventionnisme augmente à chaque alternance politique, puisque, c’est bien connu, chaque nouvelle équipe doit montrer avec ses petits bras musclés qu’elle a des idées sur tout, et surtout des idées de naze.

  9. Alexandrov

    Pour le pays le plus touristique au monde, c’est quand même un comble. On devrait ériger des statues aux japonais et aux américains qui continuent à venir acheter des Tour Eiffel en plastique malgré tout.

    Mais dites-moi, sur les 577 rigolos fraîchement élus, en connaissez-vous un seul qui parle de libéraliser le marché du travail (les taxis n’étant qu’un cas particulier) ?

    A force de prendre les français pour des veaux, j’en connais quelques-uns qui risquent de prendre un sacré coup de corne dans l’oignon quand ceux-là seront devenus boeufs.

    1. johnny_rotten

      >Mais dites-moi, sur les 577 rigolos fraîchement élus, en >connaissez-vous un seul qui parle de libéraliser le marché >du travail

      Actuellement, on est dans une situation comparable à celle d’un groupe de néophytes incompétents (le gouvernement, les députés, les senateurs etc…) qui auraient entre les mains un engin ultra-explosif et chercheraient à le neutraliser de manière empirique (chacun donnant son avis).
      Leurs actions consistant à dire : »Et si on essayait de faire ceci ou cela ? ».
      Mais, comme ce sont des artificiers incompétents, à un moment ou à un autre, le bidule va leur exploser à la gueule.
      La question c’est juste de savoir : Quand ?

    2. Calvin

      Pour compléter ce que dit johnny_rotten, ci-dessus, nos députés sont devenus incompétents.
      Avant, la politique consistait à prendre :
      – soit des citoyens pour réfléchir, dans la durée, sur des lois (nos députés),
      – soit des techniciens devant prendre des décisions sur des problèmes régaliens (diplomatie, sécurité, etc, nos ministres).

      Aujourd’hui, sous l’influence du monde politique lui-même, qui a décidé de régir tout et n’importe quoi, les députés et ministres doivent décider de tout, dans l’urgence, quelles que soient leurs connaissances du sujet.

      Ils ne souffrent pas d’incompétence (encore que, je suis très très optimiste, là), mais de méconnaissance, de démagogie et d’absence de recul.

      1. Alexandrov

        Mais là ce n’est même pas un problème de compétence, c’est un problème de représentativité : la droite actuelle n’oserait jamais présenter (ou se désister pour) un libéral.

        Or la vraie question, la seule qui compte, celle qui se posera au jour du jugement dernier (à la date du « quand ? » de johnny_rotten), ce sera libéralisme contre communisme/socialisme/collectivisme, appelez ça comme vous voudrez.

        Pourtant une grande partie de la droite a des racines libérales, et il y a quand même un bout de conscience collective chez certains du genre « augmenter le SMIC, c’est pas bon pour les boîtes ». C’est le libéralisme par le petit bout de la lorgnette, mais ça existe malgré tout. Résultat : 577 députés socialisants. Arf.

        1. Théo31

          La droite a des racines libérales quand ça l’arrange, c’est-à-dire quand elle est dans l’opposition. Car une fois au pouvoir, c’est socialisme à tous les étages.

  10. max

    Humm, pendant ce temps le PS va nous concocter une jolie abolition de la prostitution, la police va courir après les client(e)s des prostitué(e)s au lieu de consacrer ses moyens à attraper les proxénètes masculins et féminins.

    C’est dommage de voir que les gens payent des impôts pour rémunérer des politiques sans cerveau.

  11. Deres

    Hors sujet

    Un magnifique exemple d’argument d’autorité abusif dans l’Immonde. Des scientifiques se prononcent contre la publicité et défense des gauchistes casseurs d’écrans. En analysant les profils à la fin sur internet on trouve des personnes travaillant sur des sujets sans aucun rapport dont un qui n’est même pas chercheur mais seulement titulaire d’un diplôme de science informatique … Il est certain que la connaissance de Matlab et du Peer-to-peer sont des arguments de poids à un procès sur des choix de société !

    http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/06/26/la-publicite-peut-avoir-des-effets-nocifs-sur-la-societe_1724489_3232.html

    http://camille.roth.free.fr/index.php
    http://www.lppa.college-de-france.fr/EN/equipes/people/Foubert/index.htm
    http://www.ville-en-mouvement.com/mobilite_des_salaries/telechargement/Yves-jouffe.pdf
    http://neurotree.org/neurotree/peopleinfo.php?pid=9273
    http://www.lppa.college-de-france.fr/equipes/people/Khamassi/index.htm
    http://www.linkedin.com/in/guillaumedumas

    1. paf

      « la mublicite c’est catipaliste! mechannnnnnnn ! »

      et voila le discours intellectuel et cultive de l’immonde; y a pas a dire ca vole haut.

      « alors que tant d’ignominies dues à la recherche du profit maximum sont tolérées. »

      d’accord, des exemples.Non-etatiques, non connivents, of course, qu’on rigole.

  12. Sansintérêt

    L’aspect positif, c’est de voir que ce pays n’a pas explosé il y a des dizaines d’années, ce qui montre un potentiel inexploité assez énorme. Quel meilleur exemple pour le reste du monde qu’une France libérale !
    (Allez, je retourne à ma paperasse…)

    1. Calvin

      Je me suis aussi fait cette remarque.
      Je pense qu’on peut classer les Français en deux catégories (pouvant se recouper, d’ailleurs) : les râleurs et les jaloux.
      Les râleurs ne sont pas contents, mais une fois qu’ils l’ont dit, ils se remettent au boulot, et bossent bien et dur.
      Les jaloux, eux, sont de moins en moins productifs et finissent par être dégoutés, puisque rien ne change (et si c’est l’égalité totale qu’ils veulent, ils doivent attendre la mort).
      Ce pays tiendra tant que la proportion des premiers sera plus grande que celle des deuxièmes…

      1. Alexandrov

        Il faut voir comme on leur parle, aussi, aux français. Pas moyen d’allumer sa télé ou sa radio sur une chaîne publique sans qu’on ne vous explique que tous vos malheurs sont dus à d’autres (qui peuvent d’ailleurs différer selon les malheurs, et en général vous exploitent d’une manière ou d’une autre).

        Comme on ne peut pas non plus demander à tout le monde de lire Contrepoints tous les jours, je m’étonne qu’il y ait encore plus de râleurs que de jaloux. A croire que le gaulois a la tête dure.

  13. paf

    a Montreal les taxis qui ont le droit d’aller a l’aeroport attendre le client sont designes par tirage au sort, pour un an il me semble.
    Je ne sais pas si le nombre total de taxis est fixe.

    1. Flo

      Le prix semble imposé et unique à 40 $ (pour aller de l’aéroport au centre ville)…que sa clim fonctionne ou non (juron étouffé ici!)

        1. Flo

          Ah? Pourtant sur ceux que j’ai pris il ya une semaine à l’aller et au retour il y avait un auto-collant sur la vitre arrière avec un plan « Aéroport-Centre ville » avec le tarif indiqué et même écrit à côté que le tarif miminmum au départ de l’aéroport était de 17 $ quelle que soit la destination.
          Cet information semblait « officielle » car inscrite sur le même document que la prochaine date à laquelle le taximètre devait être vérifiée.
          Ceci dit ce n’est peut-être pas le cas de tous les taxis à Montréal.

  14. Homo-Orcus

    + 2% de SMIC est aussi de l’interventionnisme sur une économie à 0% – Une prochaine stat (si non truquée) annoncera une augmentation du chomedu, c’est mathématique. Bon, pour les « bénéficiaires » en fait de coup de pouce c’est un coup de majeur bien raide.

    1. paf

      je me marre a la vision de plusieurs articles de la section eco de libe (oui je sais c’est drole en soi) ou les minustres se relaient pour dire que non non ca ne va pas impacter sur le chomage.

      1. nebukadnetsar

        Ils peuvent raconter ce qu’ils veulent, ils n’ont pas à assumer sinon qu’avec l’argent gratuit des autres, les futurs nouveaux chômeurs.
        Et vas-y que je te larmoie dans le micro pour expliquer que 22 euros nets de plus cela ne va pas changer la face du monde sauf qu’ils oublient les charges sociales et que l’augmentation pour l’entreprise va être de 500 euros sur l’année. Dans des métiers type nettoyage où les contrats sont calculés avec des marges de misère, cela a un impact… mais qui aura le bon goût de se faire sentir avec quelques mois de décalage, ce qui permettra de l’attribuer à la crise, à Sarkozy, aux ultra-libéraux, pourquoi aps à l’Europe ou aux Teutons ?…

    1. paf

      il y a un troll sociolopathe qui reprend tous les commentaires plaintifs des gens qui ont pas apprecie; apparemment pour lui gagner un salaire a 4 chiffres est une marque de richesse extreme…

    2. nebukadnetsar

      Que c’est merveilleux !
      Un coût supplémentaire compensé avec une nouvelle taxation va laisser un boni pour amortir un peu plus le déficit général!
      Comment n’y avait-on pas pensé plus vite.
      A ce titre, instaurons d’urgence la retraite à cinquante ans en augmentant les cotisations suffisamment lourdement pour que cela soit « rentable » et il n’y aura plus de déficit…
      Si ce n’est pas du bisounours land ?

  15. H.

    C’est ça, ouais!
    Plus il y a de gruyère, plus il y a de trous.
    Plus il y a de trous moins il y a de gruyère.
    Donc plus il y a de gruyère moins il y a de gruyère.
    Tsssssss.

  16. nebukadnetsar

    Superbe article qui illustre bien et une fois de plus qu’un étatisme proliférant de métastases engendre des problèmes qui nécessitent (aux yeux des fonctionnaires) obligatoirement encore plus d’étatisme pour le résoudre.

    Quant aux motos taxis, elles apportent une réponse partielle à la bonne desserte des aéroports mais ne conviennent qu’aux voyageurs seuls et très peu chargés de bagages…

    Soyons sûrs que l’administration veillera, si ce n’est déjà fait, à leur pourrir la vie, notamment si l’une d’entre elles a un accident avec amochement sérieux du client…

    Incapable le pôvre de pouvoir apprécier qu’il y a un peu plus de risque en moto qu’en voiture, l’administration veillera à sa place sur sa santé…

      1. Calvin

        Je m’associe à nebukadnetsar.
        Va falloir que tu augmentes ton rythme, H.
        Il semble que la société française et ses élus ne te laisseront pas de répit, et produisent des conneries à vitesse grand V.
        Pour l’année 2012, il te faut :
        – des collaborateurs pigistes (non rémunéré, bien sûr),
        – une version plus productive de ton décodotron,
        – une masseuse pour le surcroît de travail,
        – un avocat pour les problèmes conjugaux à venir,
        – notre soutien !

        1. Calvin

          @miniTAX
          Ouais, mais c’est là le problème…
          Fier comme il est, le H16, il n’osera pas demander une belle subvention, une chouette allocation, un gentil détournement de fond, un coquin dessous de table…

          Ils sont nuls ces libéraux à ne pas faire comme les autres.

          Moralité, il ne va pas être aidé, il va rater plein de trucs débiles à nous narrer… et le samedi va rester une journée perdue…
          (soupire)

  17. Pandora

    HS : Pierre Chappaz candidat libéral dans les circonscriptions de Suisse et Liechtenstein.
    Diffusé sur BFM, il a une version éclairante de la politique française : l’UMP représente la haute fonction publique et le PS représente les profs et la fonction publique plus basse.

    Il veut sortir de ce clivage et se déclare donc libéral. Très intéressant.

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