Toutes ces fessées qui se perdent

Et la nouvelle enfle, enfle, enfle ! Et le petit monde de la santé bruisse, bruisse, bruisse de l’incroyable nouvelle ! Et les journalistes avides de papiers croustillants relaient, relaient, relaient ! Ca y est ! Enfin, une étude sérieuse montre que mettre une claque ou administrer une fessée à un gamin provoque des lésions mentales ! Alléluia, on a maintenant une base solide pour faire passer une loi pour interdire tout ça.

Tout débute avec une volée d’articles parus dans la presse spécialisée « Santé » : une récente étude canadienne prouve enfin le lien direct entre les châtiments corporels (comme la fessée) et les troubles mentaux durables.

Pour bien marquer les esprits, ces articles titrent alors rageusement « Les châtiments corporels augmentent le risque de développer des troubles mentaux » ou encore « Fessée : c’est (vraiment) mauvais pour les enfants », ce qui ne laisse aucun doute sur l’étude et ses résultats. C’est du pain béni pour une presse friande de ce genre de nouvelles dans leur cœur de métier (la « santé », vaste domaine allant des bains de pieds aux techniques alternatives pour soigner les furoncles en passant par le cancer, la ménopause et le kamasutra) et qui permet aussi d’introduire le débat évident : doit-on interdire la fessée une bonne fois pour toutes, sous-entendu « oui bien sûr et avec des peines de prison ferme pour les abominables perpétrateurs ».

Fessée, s'il vous plait ?

La suite est connue d’avance : du domaine faussement restreint et spécialisé de la santé, on déborde rapidement vers les nouvelles générales et, poum, sans attendre, voilà que déboulent les cohortes de petits articulets écrits à la va-vite entre deux delirium tremens par des pigistes sous-payés : « La fessée peut laisser des traces », « La fessée peut entraîner des problèmes mentaux chez les enfants », « Le libéralisme et la fessée sont responsables du réchauffement climatique », etc…

Ami lecteur, un intrus grossier s'est glissé dans l'un des titres ci-dessus. Souligne le mot "libéralisme" et accuse ton voisin.

Au passage, on notera que toute prudence disparaît dans la titraille : une étude avec des chiffres et des intervalles de confiance (i.e. c’est du sérieux) indique que la fessée, c’est vraiment mal, et que les enfants qui en ont reçu sont devenus des débiles légers ou des psychopathes ; on peut donc défourailler du titre qui cogne.

Et plus l’article est court, plus il contient de conneries sidérales ; un paquet d’entre eux a manifestement été écrit sous ecstasy, puisque même les chiffres — échantillon de 653 individus au lieu de 34.653, excusez du peu (même Le Monde a fait l’erreur, avant d’aller voir et corriger) — sont faux et les pourcentages sortis d’on ne sait où.

On peut même y lire des trucs comme « Les résultats montrent que les personnes ayant reçu des fessées ont entre 2% et 7% de risques supplémentaires de présenter des pathologies mentales une fois adultes. », ce qui donne une mesure assez exacte de la densité de purée qui voyage d’une oreille à l’autre de l’auteur de ces lignes (fut-il de l’AFP, dont le niveau habituellement abyssal ne cesse pourtant d’étonner).

(En effet, une augmentation de 2 à 7% — valeur du simple au triple, admirez la précision diabolique — d’un risque dont on ne connaît pas la probabilité initiale ne donne finalement aucune information pertinente : si le risque est de 1 pour 10.000, cela veut dire qu’après fessée, il passe à 1,045 pour 10.000 en moyenne, ce qui est proprement ridicule.)

Eh oui, pas de doute, nous sommes en présence d’une magnifique …

Et c’est vraiment de la pignouferie de beau calibre car l’étude est disponible assez facilement. On peut la lire en entier ici. On y découvre par exemple que l’échantillon de base n’est donc pas de 653 adultes, mais de 34.653, et que sur cet échantillon, seules 19.359 personnes ont été retenues pour les calculs.

Cette dernière information, pourtant directement lisible, n’est disponible dans aucun (0, rien, zilch, nada, queud) article de presse ; c’est normal, puisqu’aller lire l’étude (en anglais, en plus, beurk), ce serait faire un vrai travail de journaliste et ce serait du délire total. Et lorsqu’on pousse ce délire plus loin, on se rend compte que l’écart est assez grand entre les « analyses » AFP et l’étude elle-même. Non, l’étude ne dit pas que La Fessée Entraîne Des Troubles Mentaux. Elle ne dit même pas qu’administrer des fessée augmente le risque de troubles mentaux. Même pas.

Elle dit qu’il y a un lien entre le nombre d’enfants qui ont eu des fessées et un surcroît de troubles mentaux chez ces enfants adultes. Ce lien n’est pas explicité. Il peut être : « plus de fessées => plus de troubles mentaux » , il peut être aussi « plus de troubles mentaux => plus de fessées » (ce qui, du reste, n’est pas le plus improbable) , il pourrait aussi être « plus de fessées => plus de problèmes familiaux => plus de troubles mentaux » ou n’importe quelle chaîne de causalité entre fessée et troubles mentaux que l’étude se garde bien d’évacuer.

Elle trouve une légère corrélation, mais ne va pas plus loin. Et les journalistes impliquent une causalité.

À présent, si l’on regarde plus précisément l’étude, on ne peut que se demander quel but cherchaient à atteindre les joyeux chercheurs qui l’ont réalisée. En effet, on est surpris par le flou dans lequel baigne finalement l’ensemble de la démarche. Ainsi, on y lit que les individus ont dû évaluer leurs punitions corporelles au moyen d’une échelle de Likert (à 5 degrés) : « jamais, presque jamais, de temps en temps, assez souvent, très souvent ».

Dans cette échelle, si la réponse « jamais » est très fiable pour la réponse à la question « Receviez-vous des fessées étant enfant ? », les autres réponses sont, pour le moins, imprécises. Un adulte jugera qu’une fois par mois sera « assez souvent » quand un autre évaluera ceci à « presque jamais ». Le souci d’une telle méthode est qu’elle va sur-représenter les individus qui ont reçu des fessées (dont la fréquence est difficilement évaluable) par rapport à ceux qui n’en ont jamais reçu (dont la fréquence, 0, est très fiable).

Le flou continue lorsqu’on essaie de savoir ce que l’étude camoufle derrière le terme vague de « harsh punishment », qui, en français, se traduirait par « punition sévère ». En effet, on trouve plus loin le terme de « severe physical abuse », qui, lui, se traduira par « graves sévices physiques ». Les premiers représentent alors la fessée, la claque, et les seconds sont les coups qui laissent des marques, des bleus ou des blessures. Or, la question clef est la suivante :

“As a child how often were you ever pushed, grabbed, shoved, slapped or hit by your parents or any adult living in your house?”

Se faire pousser, empoigner, bousculer, gifler, frapper, tout ceci est très vaste et n’a pas toujours à voir avec une fessée. Empoigner un enfant qui se roule par terre pour l’emmener dans sa chambre (grab) serait donc une « punition sévère » ? Pousser un enfant (shove) hors du passage lorsque, sous le coup d’un caprice, il refuse de céder, serait aussi à ranger dans la même catégorie qu’une fessée ? Ou envoyer valser un enfant à l’autre bout d’une pièce avec une gifle mémorable, est-ce encore comparable à une simple punition, même si l’enfant n’en aura pas d’autres séquelles ?

On voit qu’ici, l’étude ne porte pas sur la fessée ou la gifle, mais sur un comportement parental extrêmement flou, large et très mal défini. Aller réaliser des statistiques sur ce genre de définitions, hautement interprétables par celui qui va recevoir la question et y répondre, c’est plus que du calcul, c’est de l’art, de la dentelle, voire de l’improvisation. Et puis, soyons réalistes : si la fessée ou la gifle sont des châtiments corporels sévères, qu’est-ce qu’un châtiment corporel léger ou moins sévère ? Une agression acoustique avec un cri ? Tirer les oreilles ? Pincer le nez ? Faire des guilis ?

A la lecture de l’étude, chose que n’ont pas faite la peignée de journalistes pourtant payés pour, on ne peut s’empêcher de voir un agenda politique ou social, d’ailleurs confirmé par le background des chercheurs impliqués. Très manifestement, il ne s’agissait pas, pour nos scientifiques, de chercher un éventuel lien de cause à effet entre fessée et troubles mentaux, mais bien de trouver des raisons nécessaires et suffisantes pour interdire purement et simplement ce genre de punitions chez les parents.

On peut discuter du but, on peut aussi ouvrir un débat sur l’utilité de la fessée. On peut largement essayer de voir si l’administration de ce genre de punitions corporelles entraîne des séquelles psychologiques, et peut être remplacé par d’autres méthodes. Mais très clairement, l’étude proposée ne remplit aucun de ces rôles et tente de faire passer des vessies statistiques pour des lanternes comportementales : on peut être sûr qu’elle sera régulièrement ressortie pour justifier une intervention punitive de l’État dans le champ de la relation parents/enfants, et pour propulser une interdiction pure et simple de la fessée ou de la gifle dans le cadre familial.

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Commentaires122

  1. infraniouzes

    Hier des histoires de quéquettes…..

    Aujourd’hui des affaires de… fesses.

    Ce blog va bientôt entrer dans la catégorie X.

    Mais comme il n’y a que ça qui fasse rire, l’auteur est prié de continuer….

  2. gnarf

    Et si c’etait l’inverse?
    « Les adultes ayant des troubles mentaux ont statistiquement plus de chances d’avoir ete des enfants insupportables. »

    1. Calvin

      C’est évidemment le cas.

      Mais on te répondra : « oui, mais ces adultes avaient des troubles mentaux PARCE QU’ils ont eu des fessées, étant enfants ».
      Il faudra alors remonter à la première poule ou au premier oeuf pour trancher…

    2. raphael

      Sans compter le gigantesque biais qui consiste a questionner les souvenirs lointains d’adultes plus ou moins dérangés. Les uns auront peut-être plutôt tendance à magnifier, voir inventer, des souvenirs traumatiques, les autres à oublier ce qu’à tord ou à raison ils auront classé dans les souvenirs pas importants. Pour en avoir rencontré un certain nombre, les personnes ayant des troubles mentaux ont tendance à se focaliser sur des souvenirs traumatiques plus ou moins bidons et évitent d’affronter la vrai cause, beaucoup trop lourde pour eux. D’où une tendance prononcée à adopter les obsessions de son époque: fessée, gifle, racisme, viol, pedophilie. Rien de tel pour se faire plaindre et qu’on leur foute la paix sur les parties plus troubles de leur histoire. Tout cela souvent de bonne foi, mais pas toujours…

    3. Nemrod

      La science dévoyée version Orwell.
      Il s’agit de partir de la conclusion attendue et de fourbir tout un tas de biais statistiques pour y arriver.
      On enveloppe le tout d’un verbiage destiné a tromper le crétin journaleux qui va pisser sa copie.
      Enfin non même pas besoin puisqu’il fait parti du camp du bien…j’oubliais.

      Les lucides et les vigilants genre H16 sont ensuite victimes de la « reductio ad Hitlerum » ou « reductio ad liberalum ».

      Pauvre société fantoche qui vient.
      Le corps social dévirilisé et privé de ses anticorps naturels sera broyés par des cultures moins timorées…sous 20 ans.

  3. Curmudgeon

    Je n’ai pas lu l’article, mais j’en ai entendu parler hier. Ma première réaction avait été de me demander s’il démontrait une causation ou simplement une corrélation (distinction totalement opaque aux journalistes, « innumerate » dans une majorité écrasante, vu leur formation professionnelle déficiente, ce qui ne les empêche pas de baigner dans une culture non pas scientifique, mais scientiste). Des corrélations, on peut en collectionner un nombre gigantesque, notamment entre la concentration en vessies et la concentration en lanternes. Par exemple il se pourrait que les grands fesseurs de progéniture lèguent génétiquement à celle-ci des traits de caractère favorisant les troubles mentaux, dont ils souffrent eux-mêmes. Auquel cas, la fessée n’est pas une cause, mais un symptôme.

    1. raphael

      Je crois assez a ce genre de chose.

      Je trouve intéressant de tout considérer comme symptôme.
      Autant le symptôme est par définition visible, autant la cause est potentiellement infiniment complexe à déterminer. Au moins le symptôme si on veut bien le reconnaitre, alerte, commande la vigilance et le questionnement. Le questionnement n’est hélas pas du gout de tous.

      1. Curmudgeon

        Non seulement la cause est infiniment complexe à déterminer, comme vous le dites justement, mais en plus la causation est souvent multiple, et la détermination des poids des causes plutôt ardue. Dans cette perspective, l’utilisation des statistiques est délicate :

  4. Calvin

    « Comment peut-on s’opposer aux résultats d’une étude scientifique si bien ficelée ? »
    « En tant que citoyens éclairés, on s’en doutait, maintenant on sait pourquoi on avait raison initialement ! »

    Tels seront les arguments des législateurs si prompts à dégainer leur arsenal sociétal.

    Cela ne suffira peut-être pas…

    Donc il faudra aller un peu plus loin : « la fessée est une pratique violente et fasciste ».
    Et toc !

  5. Lib

    Résumons-nous.

    Pas de définition claire
    Pas de précision dans la mesure
    Des résultats statistiquement insignifiants
    Corrélation=causalité

    Ils ont fait un sans faute là, non?

      1. Lib

        Ca se généralise.

        Une étude du Lib’s lab of leftism studies a démontré que moins une expérience respecte la rigueur scientifique, plus elle aboutit à des conclusions gauchistes et plus elle est médiatisée.

        1. Calvin

          Dans rigueur scientifique, il y a « rigueur », donc poubelle !

          Il faut plus (+) de croissance scientifique, plus de rapports simplistes demandés par les néo-députés en mal de petites lois, de gentils décrets, de belles taxes, …

      2. Bof

        Je me suis fait la même réflexion: cette étude aurait tout à fait sa place dans le futur « rapport » du GIEC. Termes imprécis, conclusions basées sur des corrélations douteuses. + un traitement journalistique au même niveau. Foucart et Huet n’ont pas encore sorti un livre sur le sujet ?

  6. No_name

    Magnifique plaidoyer.
    N’importe quel péquin qui a étudier les statistiques mathématiques peut en retenir une chose: on peut leur faire dire n’importe quoi.
    L’abus le plus flagrant est d’introduire un lien de causalité quand il n’y en a pas, et d’éviter scrupuleusement d’aborder les causalités évidentes, afin d’arriver au résultat que l’on veut obtenir.

    Exemple que tout le monde connaît:
    – « les armes créent la violence. Beaucoup d’armes aux US = beaucoup de morts violentes. Donc interdisons les armes et le problème sera réglé. »
    Là, le joyeux statisticien-vaudou omettra sciemment de parler des pays ayant le même ratio arme par habitant, mais un niveau de violence comparable ou même inférieur à celui de la France (par exemple, la Suisse, la Norvège, le Canada..)
    – « si vous avez une arme chez vous, vous avez deux fois plus de chance de mourir par arme à feux »
    Là, le joyeux statisticien-vaudou omet sciemment de donner un autre paramètre intéressant: la grande majorité des victimes par arme à feux sont liées au banditisme (trafic de drogue, racket, etc..), et détiennent leurs armes illégalement. Donc on vous fait croire que le fait de détenir une arme chez vous attire le mauvais œil, alors que n’importe quel être censé au courant cette information se dira surtout que pour vivre tranquille, mieux vaut éviter de dealer de l’héroïne…

        1. gem

          Et que les bagnoles.

          Et, surtout, que le bulletin de vote. D’ailleurs, vu que le droit de vote est, et n’est que, un décompte de la puissance de feu des votants, une fois les armes supprimées le vote disparait avec, tout naturellement ; même quant tu glisses un bulletin dans une urne de temps en temps…

        2. Calvin

          @Gem : « une fois les armes supprimées le vote disparait avec, tout naturellement »
          Ah non, Gem, dis pas ça !
          Ce n’est pas parce que les dictatures commencent d’abord par interdire les armes, ou que, par exemple, les démocraties basculant vers l’autoritarisme avant le despotisme (comme l’Allemagne de 36) le font aussi, que tu peux prétendre…
          Euh…
          Bon, je crois que je m’a gouré !

        3. Nemrod

          Le degré de liberté du citoyen est parfaitement superposable à la possibilité ( légale..) de posséder une arme.
          Verifié dans 100 % des cas.
          A rapprocher de la tracasserie administrative toujours plus grande d’en posséder une dans nôtre pays de « liberté ».
          Je sais bien que ce n’est pas bisou compatible mais j’attends que l’on me démontre le contraire.

      1. gem

        Mais qui délire ?
        No_name souligne seulement que les gens menacés ont plus tendance à posséder une arme que les autres. Que donc faire une statistique sans tenir compte du facteur de risque préalable, c’est très con.

        1. Bisphénol

          Justement, les stats sur les « morts à la chasse » méritent un détour. Sont considérés comme « chasseurs », et donc rentrant dans les statistiques (des assos écolos), les personnes effictivement en possession d’une arme de chasse se rendant sur leur lieu de chasse. Concrètement, le type se tue, malheureusement, en voiture, c’est considéré comme un mort durant un acte de « chasse ».
          C’est comme un nageur qui se rend à la piscine et se tue sur la route, il est mort par noyade.

      2. Nemrod

        Ca dépend de quel côté du canon tu te trouves…
        Enfin bon, un truc comme ça…le dernier génocide a été fait à la machette.
        Dommage pour les victimes de ne pas avoir eu une pétoire…non ?

    1. Higgins

      J’aime bien celle-ci: « 30% des accidents routiers mortels sont dus à l’alcool. Ça veut dire que 70% des accidents routiers mortels sont dus à des gens qui ne boivent pas. Conclusion: choisi bien ton camp, camarade! » Déclamé de la plus belle façon qui soit par Jean Carmet dans la rubrique « Brèves de comptoir » de l’excellente émission « Palace ».

  7. Deres

    Le flou des conditions des punitions corporelles est manifeste dans l’étude alors qu’il est essentiel dans les faits. Il n’y a rien de similaire entre une gifle infligée instantanément sur le coup de la colère et une fessée donnée après plusieurs sommation et une mise au coin qui n’a pas eu d’effet.

    1. GrosBen

      Oui tout comme il faudrait aussi faire la différence entre la fessée quotidienne qui cogne et la petite claque annuelle que tu donnes quand ton gamin a vraiment dépassé les bornes.

    2. raphael

      Je me demande ce qui est considéré comme le pire en l’occurrence: gifle sur le coup de la colère ou fessée après sommation ?

      Pour ma part, il me semble évident que la première peut s’avérer dangereuse (sous le coup de la colère le geste peut être mauvais) alors que la seconde est contrôlée, participe d’un cadre et assoit l’autorité.

      Je me demande si dans le monde débile dans lequel nous vivons on ira pas plus facilement pardonner la première et condamner le paternalisme fasciste de la seconde.

      Si c’est bien le cas… c’est grave.

    3. Calvin

      Oui et non !
      Certes, un coup de sang ou une violence excessive immédiate peut être fatale.

      Mais une fessée ou une gifle, données sur l’instant, suite à un acte – dont l’enfant n’a pas perçu la gravité ou le danger – a plus d’utilité qu’une fessée infligée de sang froid, loin de l’évènement déclencheur.
      Dans le deuxième cas, si la relation ne se fait pas, on passe dans la catégorie « humiliation ».

      De toutes façons, je recommande de ne plus s’occuper de ses enfants. Laissez-lez devenir des sales garnements gâtés, c’est la société qui les gèrera.
      Quoi ? Quelle ironie ???

  8. GrosBen

    Il y a pire que la fessée: le coup de pied au cul.
    Si si les 2 ou 3 que j’ai reçu dans mon enfance ont fait de moi un infâme libéral. Et ça c’est vraiment le pire des troubles mentaux !

    1. Calvin

      Le seul salut, c’est que si tu te retiens de donner des coups de pied au cul à tes propres enfants, ils seront pris en charge par l’Eglise du Non Au Travail (acronyme EdNAT), seule garante d’épanouissement et de bisous sucrés.

      1. Nemrod

        Je dois dire que je me régale quotidiennement de voir la pietaille de l’ednat totalement démunis devant des petits monstres de 8 ans sur lesquels ils serait si facile d’agir en appliquant le différentiel imparable de rapport de force en leur défaveur…en gros les chopper par le colbac à la moindre incartade en leur foutant la trouille de leur jeune vie !
        Nan!, nan! pas possible, trop simple et primaire.
        Alors on empile les pseudos punitions et sanctions à escalier sous le regard goguenard des gamins qui ont vu le bluff dès le début…
        ca donne ça, en forçant à peine le trait :

        Kevin ! je te préviens si tu continues, je te met au coin !
        J’irais pas gros blaireau !
        Kevin, au coin !
        Vas chier Tarlouze !
        Bon!, je te met un zéro en conduite.
        M’en fous, passerais quand même connard, tu peux pas me faire redoubler.
        Bien, je convoque tes parents !
        Ouais, c’est ça, viendrons pas et pis vaux mieux pour toi , sinon tu vas prendre cher fils de pute…
        …bon, puisque tu est vraiment perturbé aujourd’hui c’est Samantha qui va nous réciter la poésie.

        Ensuite, du classique : lexomil, prozac et pour finir risperdal et centre de repos.

      2. nebukadnetsar

        Non, je me suis pas retenu spécialement.
        Peut-être finirai-je en taule de ce fait si jamais ils tombent sur toute cette prose « scientifique »

    2. mrqfrd

      Vous aussi! Ce sont ces quelques rares coups de brosse dans le cul dès que j’ai eu l’age de raison qui m’ont fait comprendre que j’étais le seul responsable de mes actes.

  9. Yrreiht

    Après avoir torturé les chiffres, arrangé les questions, bidouillé les résultats, faussé les calculs, biaisé l’échantillonnage et j’en passe…

    Être arrivé à une corrélation supposée aussi faible que 2 à 7% ne signifie logiquement qu’une seule chose, et mon opinion est faite :

    La fessée DIMINUE grandement le risque de trouble mentaux. Parfaitement en accord avec le bon sens, d’ailleurs, l’absence de limites, bornes à ne pas franchir et autres repères étant évidemment nuisible à l’enfant.

    1. JMvS

      Hmm, mais alors, peut être que le climatoscepticisne figurait sur la liste des afflictions mentales!

      Un régal comme toujours.

      Sinon j’ai remarqué une petite coquille: évacuer en lieu et place d’évaluer.

        1. Non non. Evacuer.

          L’étude aurait dû évacuer différentes causalités, pour n’en garder qu’une, après argumentation idoine, ce qu’elle n’a pas fait.

  10. axel

    Moi d’ailleurs je viens de fesse bouc 😉 A mon avis le problème est pris à l’envers: c’est parce qu’ils étaient dérangés et donc difficiles à gérer étant enfant qu’ils ont reçu des fessées. Leurs problèmes psycho ne sont pas survenus après! CQFD

    1. raphael

      Le problème n’est pris ni à l’endroit ni à l’envers, il n’y a pas même de vrai problème posé, juste un gros gloubiboulga censé faire croire qu’on a mérité son salaire et son statut de scientifique.

      Si ça fait réfléchir, il y a un problème.

  11. Le Gnome

    Ce qui est consternant, c’est la façon dont les gens sont manipulés, et avec quelle facilité. Qui va aller chercher la source, qui va être critique vis à vis de ces pignouferies ? Pas grand monde,j’en ai peur, et les esprits seront préparés pour une p’tite loi qui règlera le problème avec une intrusion de plus de l’Etat dans la vie des familles.

  12. something

    Pas de possibilité de commenter sur Topsanté et Doctissimo, c’est louche. Sur le Point et Atlantico, en revanche, les commentaires disent presque tous l’inverse de l’article. Une pignouferie de plus, donc. Fuck les pignoufs (en levrette) !

  13. egomet

    Juste une coquille:

    « si le risque est de 1 pour 10.000, cela veut dire qu’après fessée, il passe à 1.045 pour 10.000 en moyenne, ce qui est proprement ridicule.) »

    C’est 1,045 pour 10.000!

  14. z

    un bon article qui devrait être donné en lecture aux classes de collège et même aux plus grands, car d’une part vous montrez bien que ce qui est écrit dans la presse n’est pas parole l’évangile (les journalistes étant dans leur majorité assez peu consciencieux) et d’autre part parce que vous décortiquez bien que conséquences et causes liées n’est pas égal à preuve de causalité.

    Ca n’à l’air de rien mais j’ai souvent constaté autour de moi que même des gens instruits ne maîtrisent pas correctement ce mécanisme. Alors des journalistes, rien d’étonnant. J’ai même eu l’occasion d’avoir en face de moi un spécialiste de la sécurité routière m’expliquer :
    – qu’on ne sait pas prouver que vitesse implique accident (c’est lui qui l’affirmait)
    – mais qu’on a remarqué que derriere la plupard des accidents il y a de la vitesse excessive
    – que DONC à la prévention routière ils en avaient déduit intelligemment que la vitesse impliquait des accidents, les statistiques allant dans ce sens.

    Je lui ai fait remarquer la bêtise de son raisonnement, par l’exemple, en lui montrant que derriere tout accident de voiture on pouvait constater qu’il y avait un siege conducteur dans le vehicule et qu’avec ce type de raisonnement on pouvait déduire que les sièges conducteurs étaient responsables des accidents.

    Le mec n’en a pas démordu. Et il donne des leçons de conduite tous les jours …

    1. Pour ma part, je pense que c’est les essuie-glaces. Dans 100% des accidents impliquant des voitures et des camions (100% !), il y avait des essuie-glaces.
      Il faut donc supprimer les essuie-glaces.

    2. kelevra

      30% des accidents sont dus a l alcool, on peut en deduire que 70% sont dus au buveurs d eau, 20% a la vitesse excessive donc 80% parce que l automobiliste ne roulait pas assez vite; en roulant a 180 km/h accident mais a 250 la voiture est deja a 300 metres du lieu de l accident, donc pas d accident.

      1. Calvin

        Ces chiffres ne représentent rien, car la première cause d’accident est en réalité l’endormissement et la faute d’inattention, c’est à dire la perte de contrôle humain.
        Comme par hasard, ces deux derniers cas sont rangés dans la catégorie vitesse excessive, alors que, justement, la vitesse découle de la perte de contrôle.

        On peut dire que ce sujet des accidents de la route rejoint pile poil les propos du billet du jour…

        1. Deres

          Mais non, si vous dormez dans votre voiture à l’arrêt, vous n’aurez pas d’accident. Cela prouve bien que c’est la vitesse qui cause les accidents par endormissement. CQFD 😉

        2. Pandora

          Quand tu es tout seul à 90 sur une ligne droite de 3 km, là tu risques de t’endormir !
          Les flics n’ont pas hésité à me verbaliser alors que j’étais seule entre deux champs de maïs (à 120 d’accord mais seuls les sangliers risquaient quelque chose).

          J’ai bien essayé de leur dire que la route était dangereuse et que c’est pour ça que je roulais vite mais ils n’ont pas compatit. Les amendes rapportent tellement aussi (630 millions en 2011, pas mal !!).

    3. egomet

      S’en remettre aux seules statistiques est d’autant plus idiot dans le cas de la vitesse, qu’on sait très bien pourquoi elle est un facteur d’accident. Plus de vitesse signifie moins de temps pour réagir et plus d’énergie cinétique en jeu.
      D’ailleurs on devrait toujours rejeter une étude qui annonce une relation de causalité sans décrire un mécanisme d’action.

      1. andré

        il y a un truc que je n’ai jamais compris, à savoir :
        si la vitesse, disons 90 ou 130 ou ce que vous voudrez, est la cause DIRECTE des accidents, pourquoi construire des autos dépassant ces vitesses?
        les constructeurs sont en fait les vrais responsables de nos malheurs de conducteurs; à quand une classe-action contre ces pousse au crime?

        1. vengeusemasquée

          C’est à peine de la fiction puisque régulièrement sont ressorties les menaces de limiter la vitesse de façon mécanique sur les autos, au moins pour les jeunes conducteurs. Si on est plusieurs sur la voiture, tout le monde s’en fout, si on aime faire de la piste, tout le monde s’en fout, si on aime conduire dans des pays moins relouds, tout le monde s’en fout.
          Puis de toute façon comme les gens ne savent pas conduire, je pense qu’il faudrait interdire les voitures. Comme ça, plus d’accident. Parce que derrière chaque accident de la route, il y a une voiture.

        2. Théo31

          On répète avec moi : ce n’est pas la vitesse qui tue, mais le connard de Franchouille qui tient le volant.

          @vengeusemasquée :
          Ensuite on interdira les deux roues mais aussi les piétons, les chiens, les rues. Risque zéro qu’on vous dit.

        3. Calvin

          @André : « si la vitesse, disons 90 ou 130 ou ce que vous voudrez, est la cause DIRECTE des accidents, pourquoi construire des autos dépassant ces vitesses? »
          Le problème, c’est qu’il n’y a pas de « bonne vitesse ».
          Imaginons que 80km/h soit le maximum acceptable, cette vitesse est pourtant trop grande en ville, excessive aux abords d’une école.
          Celui qui achète une voiture pouvant aller jusqu’à 200km/h, pourra l’essayer sur circuit ou sur une autoroute allemande sans limitation.
          Brider une voiture à 130km/h maximum sous prétexte que c’est le maximum possible en France, revient à dire :
          – vous ne pouvez pas sortir du territoire (pour rouler ou acheter un véhicule),
          – vous ne pouvez pas la revendre à un ressortissant étranger (allemand, par exemple).

  15. dede

    Personnellement je n’ai pas d’enfants

    Par-contre, j’ai une femme et quand je rentre le soir, je la bat. Je ne sais pas pourquoi mais elle, elle sait!

    Ouf que l’etude ne porte que sur les enfants, je vais pouvoir continuer.

    1. Nemrod

      Si en plus tu la prenais en levrette après; tu aurais dans quelques années le plaisir de pouvoir en plus battre tes enfants…bon je sors.

  16. Lib

    Faudrait lancer un concours de confusions spectaculairement stupides entre corrélation et causalité.

    Je commence :

    Ceux qui touchent des allocations chômage sont plus pauvres que la moyenne => les allocations chômage rendent pauvre => supprimons les allocations chômage.

  17. johnny_rotten

    Apprenant la mise examen de Didier Lombard parce qu’il a prétendument harcelé moralement des salariés (pas assez productifs) pour les inciter à quitter l’entreprise, on en vient à se demander s’il va être possible dans ce pays de gérer correctement une entreprise.
    fessée interdite assimilable à incitation à quitter l’entreprise = délit pénal ? on n’en est pas loin.

    1. gem

      D’expérience, dans le secteur public le harcèlement est de règle : toutes les techniques normales sont prohibés. Une entreprise normale se serait contenté de virer les gens, au pire, mais à FT c’était simplement impossible

      1. Nemrod

        Tout à fait.
        L’exemple même de la protection contre-productive.
        Dans une société « normale » et non décomposé comme la nôtre; si un salarié ne fait pas ou plus l’affaire…tu le vires.
        En « Fraonce » en général et dans le public ou parapublic, tu le fais chier à mort pour qu’il calte.
        Tous ça pour des connards constructivistes qui voulaient son bien.

    2. eheime

      Cette loi du ‘harcèlement moral’ connaît les mêmes limites que le ‘harcèlement séxuel’ : ce sont des notions complètement subjectives. Un texte de loi bien fait ne fait jamais que proscrire des actes précis, jamais des attitudes. Avec pour effet que la personne respectueuse va s’interdire beaucoup d’actes qu’elle juge incertains alors que la loi ne les prescrit probablement pas, tandis que la personne peu scrupuleuse va souvent interprêter le texte restrictivement, avec une certaine ‘bonne foi’ dans son manque de scrupules, car il pense être légal. Ce qui est à peu près l’inverse du but poursuivi par la loi qui tend à être floue volontairement pour étendre son domaine à tous les actes du non-scrupuleux alors que ce dernier le serait peut-être moins s’il savait clairement ce qui lui est interdit.

      Et de toute façon, sur le fond, quelle utopie de vouloir faire cohabiter des personnes qui ne s’entendent pas ..
      Et un employeur qui perd son temps à emmerder ses employés inutilement perdra vite en compétitivité et finira lui même par perdre son job. Plutôt qu’une sanction subjective, on pourrait par exemple imaginer un fichier nominatif sur internet où les employés partis pour n’avoir pas supporté le comportement de leur patron, feraient connaître tout le bien qu’ils en pensent. Gageons qu’après 2-3 mauvais comportements le patron en subira vite les conséquences commerciales et manageriales, plus encore s’il a la boite entière contre lui. Le salarié qui aura fait plusieurs dénonciations aura du mal de son coté à retrouver un emploi ce qui limiterait les abus.

      1. Calvin

        @Eheime : « Et de toute façon, sur le fond, quelle utopie de vouloir faire cohabiter des personnes qui ne s’entendent pas … »

        Tellement vrai…
        Mais entre les patrons qui ne peuvent pas se permettre de licencier hors faute lourde, et des salariés apeurés de quitter leur poste, pas certains de retrouver du travail, la situation perdure.

        Le code du travail est si verrouillé qu’on en a accepté une « soupape de sécurité » : le harcèlement…
        Pathétique.

        1. eheime

          vous avez entierement raison
          c’est pourtant tellement evident
          je ne comprends meme pas que ça fasse débat

          Et d’une façon générale ce type d’interventionnisme se retourne toujours contre le but visé.
          L’employé difficile à virer sera difficilement employé et se remettra difficilement en cause avant d’être viré malgré tout.
          L’employeur qui a des employés inamovibles cherchera la cause dans ses problemes dans leur inamovibilité plutôt que dans son propre comportement.

          Et au delà, toutes ces vies gachées par des destins subis : l’employé qui doit s’accorcher à son poste qu’il n’aime pas, faute de meilleures opportunités, l’employeur qui tombe mal (car ça reste rare) avec un individu invirable et procédurier et ça vire au cauchemard.

        2. eheime

          sans parler des injustices entre employés :
          – X ne fiche rien, mais on le laisse pour éviter le procès, jusqu’à ce qu’il veuille bien partir
          – les autres bossent sans forcément être mieux payés

    3. MIA

      Le retour à la réalité peut être dur. Il ne faut cependant pas oublier que pendant des années, certains salariés de FT jouissaient de conditions de travail tout simplement surréalistes. Des informaticiens qui ne savaient pas programmer etc…

      Je sais que certains me trouveront simpliste mais pour moi la solution du suicide est tout bonnement intolérable.

      1. vengeusemasquée

        Effectivement, dans le public et parapublic, la seule solution pour faire partir les bons à rien est d’exercer une pression morale sur eux. On les coince sur leur incompétence ? Ils font appels aux syndicats. On fait un rapport sur leur absentéisme ? Ils font appel aux syndicats. On leur balance une mesure disciplinaire ? Ils font appel aux syndicats…
        On leur pourrit la vie ? Bah ils trouvent un couillon quelconque pour les recruter (généralement en échange d’un autre bon à rien mais on n’a rien sans rien). Déprimant.

  18. gem

    Cette magnifique étude ouvre des perspectives immenses
    * si les prisons sont pleines de débiles, c’est qu’ils ont pris des coup au cul. Et qui d’autres que les flics les leur ont asséner ? Halte au violences policières !
    * il faut prohiber toutes les pratiques qui secoue un peu les fesses, dont évidemment la levrette (en hommage au post précédent), l’équitation et la chute brutale sur un siège pas assez rembourré. La production, la vente et l’achat de tout objet comportant une surface plane de plus de 10 cm² non recouverte d’une substance amortissante sera prohibée. Les table, chaise, tabouret et autre escabeau seront confisqués à moins d’être doté d’une protection selon les normes NF

    donne des coup même lé

    l’équitation rend con (on reçoit trop de choc au derrière), il faut l’interdire
    * il faut prtotues les position sexuelle

    la levrette implique de violent coup au fesse
    La conclusion s’impose :

    1. johnny_rotten

      > La production, la vente et l’achat de tout objet >comportant une surface plane de plus de 10 cm² non >recouverte d’une substance amortissante sera prohibée.

      Tu dis ça en rigolant ….mais c’est déjà pratiquement vrai dans les faits ! ! !
      exemple : Murs d’enceinte de propriéts privés: jusqu’au milieu du XXème siècle on avait le droit de mettre sur la partie supérieure des tessons de verre pour empécher l’escalade.A présent cette pratique fait encourir aux proprios un risque pénal.
      J’ai aussi l’exemple très récent près de chez moi d’un opticien qui avait refait sa boutique dans un passage commercial et en avait ras-le-bol, car il avait des bordures le long des vitrines où venaient s’asseoir en permanence des marginaux. Il a fait rajouter sur ces bordures des petites pointes metalliques dissuasives et bien la mairie l’oblige à les retirer ! ! !

      1. Calvin

        Juste une remarque : l’interdiction des tessons de bouteille sur les murs me semble un vrai scandale (et prouve que le droit de propriété est bafoué), en revanche, les bordures, si elles sont basses, c’est normal d’interdire les pointes : n’importe qui peut se blesser en tombant.

        1. Deres

          Les tessons de bouteille sur les murs ne sont pas interdits tout comme les barbelés. Mais si quelqu’un se blesse dessus, votre responsabilité sera engagée. Vous pourrez être condamné à payer les frais médicaux de la « victime » voire à lui verser des dommages et intérêts conséquents si elle s’est gravement blessée par exemple.

      2. Aloux

        Etrange tout de même qu’on les lui ait fait retirer, à Paris j’en voyais plein des petits trucs dans ce genre sur les rebords de certains magasins, en particulier les banques il me semble. Après s’il avait mis des lames affutées comme des rasoirs ça peut se comprendre aussi.

    1. paf

      absolument.Le comportement de certains parents canadiens est atterrant.J’en connais qui offrent des chatons a leurs petites pestes qui deviennent violentes a 9 ans pour qu’il retrouvent « leur cote tendresse » (pauvres betes), et je vois regulierement des parents attendre avec une patience qui confine a la connerie leur chiard qui merdouille le long d’une palissade au lieu de se grouiller de rentrer a la maison fissa.Ils n’ont peut-etre rien de mieux a faire de leur soiree, chez moi c’est avance ou coup de pied au cul.

        1. vengeusemasquée

          heuh où as-tu vu ça ? Personne ne cède jamais sa place dans aucun bus ni aucun métro dans notre beau pays. Faut pas déconner non plus.

  19. Stéphane

    Voyons le bon côté des choses: les lois sur l’interdiction de la fessée permettront un grand pas dans la dénonciation des parents par leurs enfants, dans le plus pur style de l’Allemagne de l’Est.

    – Qu’est-ce qui t’arrive mon petit Kevin*? T’a pas l’air dans ton assiette ce matin?
    – Mon pêr’ y m’a tapé.
    – Quel enfoiré! Quelle ordure néo-libérale réactionnaire! Merci mon petit Kevin. Je vais vite prévenir l’académie, qui transmettra aux services sociaux. Tu seras peut-être placé en famille d’accueil avec une Playstation, et pour bonne mesure ton géniteur sera soumis à un contrôle fiscal, avec de la chance.. Mais pas un mot de tout ceci, hein, mon petit, ça doit rester entre nous.
    – J’ai pas tout compris m’sieur…
    – Ne t’en fais pas, et va t’asseoir à ta place.

    (Kevin va s’asseoir)

    – Zyva Kevin ton pêre y t’a tabass’?
    – Ouais Mouloud*, y m’a collé une baffe après que j’ai jeté la télécommande par la fenêtre en le traitant de gros con.
    – Nardenamouk t’as bien eu raison Kevin. Moi mon père il oserait jamais me frapper, quoi que j’y dise. Ni aucun de mes frères. Tout le gang lui tomberait dessus. Bon, il a bien foutu le feu à ma grande soeur Yasmina* y’a un an, mais cette salope mettait vraiment des jupes trop courtes. Elle foutait la honte à ma famille.
    – Il a rien eu?
    – Nan, c’est mon petit frère qu’a dit que c’était lui et que c’était un accident… Il a dix ans, ça arrangeait tout le monde. Bref quand Yasmina a été enterrée ils ont diminué les allocs, parsqu’on était moins nombreux, qu’y-z-ont dit. Ca la bien fait chier.
    – Y-z’ont pas dit qu’y z’allaient vous mettre en famille d’accueil ou chépakoi?
    – M’étonnerait. On EST une famille d’accueil.

    *: prénoms fictifs

  20. akhenaton

    Un article pareil sied parfaitement dans le bisounoursland.

    Dire que je ne peux même plus traîner mon père devant les tribunaux pour toutes les fessées reçues…et probablement méritées à l’époque…

  21. nana

    Je n’ai pas lu cette étude et vous fais confiance pour en mettre en valeur la substance.
    Je me pose néanmoins quelques questions:

    D’autres critères que la fessée sont-ils pris en compte pour expliquer les troubles mentaux par exemple:
    – la mère picolait-elle pendant sa grossesse ?
    – le milieu intellectuel ?
    – le régime alimentaire ?
    – la dose de câlin ?
    – le temps passé devant la télé ?
    – la génétique ? ETC…

    1. Les cas de problèmes génétiques, des parents alcooliques, des cas sociaux, etc… ont été traités et éliminés de l’étude, oui (ce qui veut dire que c’est un peu moins approximatif que ce qu’on pourrait imaginer).
      Pour la dose de câlins, de télé, de sucre dans l’alimentation, il n’y a pas un mot, en revanche.

  22. akhenaton

    Et dire que le POINT de ce jour parle d’un ouvrage sado-maso (50 nuances de gris) paru outre-Atlantique qui s’y arrache comme des petits pains, dont le thème traite d’un contrat entre un beau milliardaire (rien que cela montre que l’action ne peut être en fRance) et une jeune pucelle sans le sou et fleur bleue pour qu’il puisse assouvir ses fantasmes.

    Si elle ne finit pas complètement dérangée et bonne à enfermer, la pauvresse…

    Et c’est une auteure qui a commis une telle apologie heureusement inexportable dans notre bel et bon bisounoursland…

    Heu, version française prévue pour cet automne… et film en préparation, of course

  23. MIA

    Plus de fessées, plus de problèmes. Simple non? D’ailleurs il est notoirement connu que si Mme Hitler et Mme Manson avaient parlé gentiment et fait un gros BISOU à leur progéniture alors beaucoup de vies auraient pu être épargnées.

    Sinon, j’ai récemment appris qu’en France, on n’est pas autorisé (sans l’accord d’un juge) à faire passer un test de paternité à son enfant. Maintenant la fessée… Bientôt on sera obligé de les aimer….

    1. Deres

      La poisse ! On est encore obligé de passer par internet et des labos étrangers pour le faire ! Vite Monsieur Montebourg, une aide pour compenser ce travail délocalisé dans les paradis fascistes !

    2. gem

      On t’as mal expliqué. Le code civil est relativement clair : voir article 310 et suivants. Tu peux faire tous les tests que tu veux, mais il te faudra un juge pour que l’enfant présumé le tien cesse de l’être. D’autre part, la notion de paternité n’est pas génétique, mais légale ; un gamin que tu a élevé est le tien par ce seul fait, même si tu ne l’a pas engendré (un peu comme si tu l’avait de facto adopté)

  24. faram

    bonjour,
    Dans la suite de billets sur l’éducation, dans la ligne du Kahn Acadmey, découvert sur ce blog, je me permets de signaler aux lecteurs cet apps permettant d’apprendre l’algèbre facilement. Je ne l’ai pas encore essayé, les commentaires sont excellents;

    f

    http://dragonboxapp.com/

  25. Lousk

    J’ai été tout aussi choqué de voir la propagande moraliste découlant de cette étude douteuse. Ravi de voir que tu t’attaques à la psy, avec le même sens critique que d’habitude !

    Je refuse de croire qu’une étude puisse décemment nous prouver une causalité de la fessée jusqu’aux troubles mentaux ou même le simple taux de délinquance.

    Méthodologiquement parlant c’est impossible à cause des variables parasites : un enfant qui développera plus tard un ou des troubles mentaux, c’est probablement qu’il a déjà des problèmes maintenant. Qu’il s’agisse d’un axe thymique, psychotique, obsessionnel… il y a bien souvent des signes précurseurs, n’oublions pas qu’une maladie mentale témoigne d’un fonctionnement cérébral pathologique.

    La différence de cet enfant (humeurs instables, signes schizotypiques, schizoïdiques, une certaine psychorigidité… pour reprendre mes exemples) pourrait bien expliquer la fréquence plus élevée des châtiments qu’il reçoit.

    Je défie quelqu’un de me proposer une méthodologie vérifiant suffisamment ce phénomène. J’espère qu’on me donnera tort sur ce point mais j’ai du mal à y croire.

    La prévalence des troubles mentaux étant très culturelle (c’est un langage codifié pour dire : y’a trop de variables, on y comprend rien 😉 ), il nous est impossible de décemment comparer avec le monde nordique, ou même d’utiliser le paradigme des jumeaux séparés. Idées que je vois souvent être avancées dans les commentaires des articles de presse à ce sujet.

    L’article source pour les intéressés : http://pediatrics.aappublications.org/content/early/2012/06/27/peds.2011-2947.full.pdf

  26. Lousk

    Et sinon, y’a un truc qui me fait beaucoup rire (mais un peu chier), c’est que si peu de personnes donnent raison aux articles de presse à ce sujet, de ceux qui vont en contresens y’en a bien peu qui ont un argumentaire correct.

    On voit beaucoup de coms comme « moi j’ai eu plein de fessées et je m’en sors très bien », « la plupart des délinquants ont été des enfants rois », etc…
    Entre affirmations bidons et exemples uniques qui ne font la preuve de rien du tout (oui, essayer d’infirmer une tendance statistique par un exemple lui-même compris dans la stat : c’est con), la zététique n’a pas besoin d’ennemis avec des amis comme ça.

  27. Higgins

    Pour ceux qui penseraient un instant se trouver, sur ce problème crucial de la féssée comme sur celui de la meilleure position sexuelle, le face à un simple artefact d’information, je recommande chaudement la lecture du livre d’Edward Bernays (1891-1995), un des pères fondateurs des « relations publiques » et neveu américain de Sigmund Freud, « Propaganda ou comment manipuler l’opinion en démocratie », publié aux éditions La Découverte, collection « Zones ».
    Entre autres « titres de gloire », au début des années 50, Bernays organisa des campagnes de déstabilisation politique en Amérique latine main dans la main avec la CIA. Ce petit livre est paru initialement en 1928. J’en extrait trois affirmations emblématiques:  » La manipulation consciente , intelligente, des opinions et des habitudes organisées des masses joue un rôle important (merci les journaleux) dans une société démocratique. Ceux qui manipulent ce mécanisme social imperceptible forment un gouvernement invisible qui dirige véritablement le pays » puis « Un conseiller en relations publiques est donc quelqu’un qui, en s’appuyant sur les moyens de communication modernes et sur les formations collectives constituées au sein de la société, se charge de porter une idée à la conscience du grand public. » et enfin « On peut amener un collectivité à accepter un bon gouvernement (ou n’importe quelle idée ou décision) comme on le persuade d’accepter n’importe quelle produit. »

  28. Deres

    Amusant.

    http://www.lemonde.fr/politique/article/2012/07/05/hausse-des-prelevements-quel-part-pesera-sur-les-plus-aises_1729588_823448.html

    Dans cet article il est écrit que les enseignants recourent fortement aux heures supplémentaires (56 % d’entre eux en 2011, pour en moyenne 2,19 heures par semaine, selon un rapport parlementaire). Quand on sait qu’ils font moins de 20h de présence par semaine et le reste de « préparation de cours » et « correction de copie » plus les congés gargantuesque, cela donne une bonne idée de l’inefficacité de l’Ednat … Comme d’habitude, les mesures destinés en apparence aux salariés du privé sont très vite détournés par le public. Dans ce cas là, c’est le beurre et l’argent du beurre … Peu d’heure plus un paiement d’heures supplémentaires. A noter que c’est pareil pour les corrections de copies du bac. C’est payé en supplément du salaire normal alors que justement les cours ne sont plus données …

  29. ludo44270

    Les scientifiques qui ont écrit cette article ont probablement voulu s’assurer de sa publication. Car même dans les revues scientifiques sérieuses la forme est très importante. Si ils avaient titré « les fessées n’ont aucune incidence sur le comportement mental futur » titre qui n’est pas en contradiction total avec la suite de leur article, ils n’auraient sûrement pas été publié.

    +1 à on peut faire dire ce que l’on veut aux statistiques et cela s’applique encore plus aux simulations informatiques.

  30. paf

    c’est un probleme typiquement anglo-saxon.Ils ont un tel probleme avec l’autorite sur les enfants que laisser pleurer un bebe pour qu’il apprenne a s’endormir seul est vu par un certain nombre comme de la maltraitance.

  31. vdf

    Bah, interdire la fessée est une des grandes causes que l’Europe, dans un superbe assaut de détraquitude comme on en connait tant depuis dix ans, ne pouvait pas manquer.

    Ce qui lui manquait, c’étaient des preuves. Maintenant, youpi, on en a.

    Nous connaissons un certain nombre d’équations comme CO2 + ONU = réchauffement climatique anthropique, tsunami + centrale électrique = catastrophe nucléaire, taxes + impôts = amélioration du pouvoir d’achat…

    Pourquoi pas enfant + fessée = politicien perturbé ?

    http://www.coe.int/t/dg3/children/corporalpunishment/celebrity/default_fr.asp

  32. Théo31

    « Les journalistes réunis au siège de la John Galt Line pour la conférence de presse étaient de jeunes reporters auxquels on avait appris que leur métier consistait à dissimuler au public la vraie nature des évènements qu’ils couvraient. Ils servaient quotidiennement de faire-valoir à des personnalités qui énonçaient des platitudes sur l’intérêt général et alignaient des phrases creuses empruntées à la langue de bois. Leur travail consistait à jeter des mots sur le papier, aussi longtemps, qu’ils ne disaient rien de précis. »

    Ayn Rand, Atlas Shrugged

    N’empêche que le législateur veut interdire les fessées sur les enfants mais autorise le matraquage fiscal sur les adultes.

  33. pi31416

    Voilà un article qui fait plaisir, H16. Clairement et magistralement expliqué (c’est le statisticien qui parle ici).

    Il m’a fait me souvenir du temps où je potassais les statistiques et où l’on nous répétait que corrélation ne signifie pas relation de cause à effet. Comment? En nous rappelant qu’il y avait une corrélation positive entre la consommation de rhum et la rémunération des pasteurs presbytériens au 18e siècle en Angleterre. La raison? Hausse du niveau de vie.

    J’ai demandé à Google presbyterian rum consumption et voici ce que j’ai trouvé (entre autres que je vous laisse découvrir vous-mêmes si le sujet vous intéresse)

    http://www.burns.com/wcbspurcorl.htm

  34. Julien

    « Et lorsqu’on pousse ce délire plus loin, on se rend compte que l’écart est assez grand entre les « analyses » AFP et l’étude elle-même. Non, l’étude ne dit pas que La Fessée Entraîne Des Troubles Mentaux. Elle ne dit même pas qu’administrer des fessée augmente le risque de troubles mentaux. Même pas. »

    Ce type de deformation des résultats scientifiques (encore que dans ce cas, on peut douter qu’il s’agisse de science) par la presse est systématique et toujours biaise vers le « politiquement correct » de l’époque…

    Les journalistes en quête de sensation ne se satisfont pas de demi-mesures, de résultats nuances, ou d’hypothèses… il leur faut du trash et/ou du politiquement correct a n’importe quel prix…

    Le contraste entre l’ecologie scientifique et ses résultats et la façon dont ceux ci sont repris par la presse et l’écologie militante est encore plus frappant !! Je suis biologiste et aie déserté l’écologie militante depuis longtemps pour cette raison précise (déformation de la réalité scientifique quasi-systematique)

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