Paris, la Ville Plastique

Revoilà bientôt la magie du mois d’août où, enfin, la population parisienne, débarrassée de tous les importuns qui viennent de la lointaine et pouilleuse banlieue pour travailler, pourra retrouver sa capitale si accueillante, si propre, si ensoleillée et si calme. Et alors que de charmantes brigades de clowns et de mimes vont pouvoir fondre dans les rues joyeuses pour calmer les ardeurs des badauds un peu trop bruyants, la capitale française s’apprête à prendre ses quartiers d’été avant d’engluer définitivement sa population dans une circulation anémique d’outre-mangeur hyper-cholestérolé.

C’est donc décidé, par Notre Dame de Paris-Plage lui-même : cette année encore, pour la onzième fois, le mois d’août verra s’ensabler les quais de Seine pour le plus grand bonheur des touristes (qui ne payent pas la taxe d’habitation parisienne), des banlieusards (qui ne payent pas la taxe d’habitation parisienne) et des frétillants bobos (dont une bonne partie ne paye pas non plus la taxe d’habitation parisienne). Le bonheur des Parisiens qui, justement, payent la taxe d’habitation et qui ont commis l’erreur de rester pour travailler pendant le mois d’août, sera franchement tempéré par les effets de bords de l’amusante installation plagiste, comme les inévitables embouteillages que cette fermeture des quais provoque immanquablement, et l’appauvrissement sensible de leur pouvoir d’achat, tout aussi mécanique. Quant au bonheur des Parisiens qui ont, justement, choisi de partir en vacances à ce moment-là, on peut comprendre qu’il sera lui aussi fortement modéré par le fait simple qu’ils auront, de toute façon, eux aussi à payer la taxe d’habitation parisienne sans avoir pu profiter du bricolage delanoësque (mais après tout, ces cons ont choisi la mauvaise période pour partir, c’est donc bien fait pour eux).

Campagne anti-crotte à ParisC’est toujours fort intéressant de constater la quantité d’argent qu’on peut mobiliser pour faire plaisir à des gens qui n’ont pas payé : aménagement de plages avec arbres et palmiers, installation d’équipements sportifs plus ou moins amusants et rémunérations des gentils animateurs forcément citoyens et particulièrement festifs surtout quand il crachine sur la capitale, ces happenings sablonneux bloquent tout de même quelques automobilistes et un budget de deux millions d’euros dont on se dit, à voir les déjections canines qui s’accoudent mollement à tous les trottoirs, qu’on aurait certainement pu trouver à les cramer autrement…

Mais la Ville Lumière sert, rappelons-le, de phare de la pensée moderne et de fanal inoubliable pour tous les artistes spécialisés dans l’événementiel de grande envergure. Elle doit donc pouvoir, de temps en temps, s’enorgueillir soit d’un magnifique caca thermomoulé, soit de ce genre de dépenses poudreuses (et un peu humides avec la météo qui court) : en donnant ainsi à toute une population évidemment défavorisée l’accès à la plage et ses activités, la capitale du pays que le reste du monde envie secrètement montre encore une fois le chemin d’une société plus bisou et surtout plus festive puisque le bordel concept aura été copié dans d’autres grandes villes, elles aussi toutes heureuses de trouver là une raison en béton armé pour claquer des thunes au mois d’août.

crotte de chien volante, par Paul McCarthy

Mais, et c’est là qu’on tique un peu, l’un des arguments qui fit se développer ce projet précisément en août était à l’époque que la circulation, à ce moment-là, est suffisamment peu importante pour que l’axe majeur que constituent les quais puisse être fermé sans trop gêner la circulation. On comprend donc, en contraposée, que fermer les quais le reste du temps provoquerait probablement un engorgement du reste de la capitale. Malgré l’apparente simplicité et logique de ce raisonnement, la Mairie de Paris est restée ferme et a décidé que finalement, non, ça ne poserait pas de problème de transformer radicalement ces quais dans les prochains mois : sur la rive droite, le projet prévoit l’installation d’un joli quintuplet de feux colorés (entre les ponts d’Iéna et de Sully) dont on peut parier qu’il vont fluidifier les échanges automobiles, surtout lorsqu’on sait que les voies seront rétrécies. Sur la rive gauche, on ne s’embarrassera pas de demi-mesures et on va donc purement et simplement fermer à la circulation un tronçon de 2,3 km.

Yabonbouteillages !

Je vous passe les péripéties qui auront accompagnées le chambardement de ces quais, enquiquinements politiques multiples et atermoiements financiers divers qui s’éteignirent assez vite une fois Normal 1er arrivé en poste. Fillon avait bloqué le projet, le vil, le fourbe, l’anti-Paris-Aux-Parisien. Ayrault l’aura débloqué, rendant Paris aux Parisiens dans un geste aussi auguste que peu coûteux. But avoué de toute cette opération ? Selon la municipalité, il s’agit bien sûr de « Faciliter l’accès aux berges et leur réappropriation par les Parisiens ». Les Parisiens à pied, en vélo et en poussette, s’entend, pas les autres gros cons de Parisiens en voiture, ne mélangeons pas tout !

Delanoë, trop contentNotez le vocabulaire délicieusement publicitaire : il ne s’agit pas d’un chantier, pas plus que d’une modification de la circulation, mais bien d’une véritable reconquête, terme qui évoque immédiatement le Maire de Paris, en armure étincelante, lance et écu aux armes de la Ville, monté sur un poney, trottant dans le soleil couchant vers un flot de voitures aux pare-chocs acérés… Et comme cette reconquête ne suffit pas, le site nous explique qu’il s’agit bel et bien de « permettre à Paris de retrouver sa relation au fleuve » dont on sait tous qu’elle est indispensable à cette ville et qui permet à tous ses habitants de se baigner régulièrement et s’abluter dans la joie et la bonne humeur d’une onde pure. Et puis, quel bonheur d’en finir une bonne fois pour toute avec les méchantes « autoroutes urbaines » des quais, où la limitation à 50 km/h n’était que trop peu respectée, zut à la fin !

Le pompon est bien sûr atteint par toute la cohorte de vibrants imbéciles suivistes qui adoubent de leurs études flagorneuses les lubies du Maire, et qui arrivent à prouver que la fermeture des berges décrétée ainsi unilatéralement ne provoquera pas de problèmes majeurs ; mieux, selon la direction de la voirie, dont on ne doutera pas une seconde de l’impartialité, le trafic se reportera gracieusement là où on lui dira de se reporter, et ça ira très bien les enfants, mais si mais si. Ainsi, la vitesse « de pointe » lors d’une traversée de la ville d’ouest en est tombera selon ses petits calculs de 24 à 20 km/h, et portera le temps moyen de parcours de 31 à 37 minutes en heure de pointe. Et six toutes petites minutes de plus dans une vie de Parisien détendu de la Paris-plage, c’est trois fois rien. D’autant que ça ne s’ajoute pas (enfin, si peu) aux autres vexations aménagements débiles judicieux pour stigmatiser les automobilistes favoriser les transports en commun, et propositions finaudes d’interdire complètement les 4×4 et autres véhicules diesel (non, ce n’est pas une blague).

On s’en doute : ces projets divers et variés viennent s’agglutiner en un tout qui est, lui, parfaitement cohérent. Delanöe et toute son équipe de constructivistes farouchement anti-pauvres ne peut pas supporter cette crasse automobile, ces pouilleux qui viennent perdre leur vie en la travaillant à Paris, et l’équipe œuvre donc d’arrache-pied à transformer la capitale en écrin verdoyant pour artistes subventionnés, bobos déconnectés de la réalité, étudiants dilettantes et autres glandouilleurs comme la République en produit par paquets grâce au bon soin d’un socialisme débridé et d’autant plus décontracté qu’il est accepté par ceux qui le subissent pourtant de plein fouet. Petit à petit, Paris se vide, par la force, de ses voitures. Paris se vide aussi, mécaniquement, de ses artisans, de ses ouvriers, de ses travailleurs, de ses salariés qui, bientôt, n’en pourront plus des loyers artificiellement exorbitants, des vexations permanentes à la surface et des agressions (verbales, physiques, olfactives, visuelles) systématiques en sous-sol.

La prochaine étape semble évidente, et elle consistera à couler l’ensemble de la ville dans une bonne quantité de résine transparente. Le bonheur socialiste delanoesque sera alors parfait : tout, enfin, sera immobile, figé, et restera intact pour l’éternité, sous les applaudissements de la Socialie triomphante.

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Commentaires80

        1. YP

          Oui, beaucoup n’ont pas voté pour lui (tout comme pour les présidentielles où une large majorité n’a pas voté pour Hollande.) Je n’ai pas voté pour ces gros cons d’énarques (et je reste poli), mais j’ai bien noté que mon idéal de société ne corresponds *absolument pas* à celui de mes concitoyens : j’ai pris note de mon inadaptation à la société française et c’est donc à moi de prendre les dispositions qui s’imposent.

          Il ne faut pas oublier qu’on a ce qu’on mérite !

        2. vengeusemasquée

          Oui le problème aussi est que Paris est le centre la région parisienne et que ce sont potentiellement 12 millions de citoyens qui sont touchés par le vote d’à peine plus d’un million d’électeurs parisiens… Ca donne un peu envie d’envoyer une bombe !!!

        3. vengeusemasquée

          Je sais bien et tout ça, c’est sans compter les Départements, justement la Région et les EPCI qui chacun ajoutent un niveau de dépense inutile pour un aménagement routier toujours plus absurde. Exemple : pour me rendre sur mon lieu de travail, j’ai deux autoroutes différentes. L’une est en travaux depuis un moment avec une voie condamnée dans chaque sens et cela va encore bien durer (tunnel de l’A86 à Nogent, le + gros bouchon d’Europe) et l’autre sera en travaux pendant l’été uniquement (A3). Et pour les gens qui travaillent aussi l’été ? C’était impossible de faire les travaux à tour de rôle ? C’était si urgent que ça ? Non, simplement ce ne sont pas les mêmes collectivités qui ont décidé. Cool.

  1. daredevil2007

    Et oui, depuis que nous avons ce gugusse comme maire, tout va en s’améliorant ;) Mais vu la difficulté à se loger, que faire? Et avec le droit de vote aux étrangers, cela promet d’arranger à coup sûr la situation ubuesque de cette ville… mais un espoir reste tout de même : du fait de la faillite fort probable de l’état, il arrivera bien un moment où le nerf de la guerre viendra à manquer…

    Petite question : »ces pouilleux qui viennent perdre leur vie en la travaillant à Paris » : vouliez-vous dire : « ces pouilleux qui viennent perdre leur vie en la passant à travailler à Paris » ?

    Au plaisir de vous lire encore longtemps, votre prose agit sur beaucoup d’entre nous comme un exutoire purificateur ;)

  2. Théo31

    Paris est, au propre comme au figuré, une ville de merde, où une bonne partie de la population n’a aucune honte à exposer sa crasse à la face des touristes.

      1. vengeusemasquée

        Ah tiens je ne m’étais jamais fait cette réflexion parfaitement raccord avec le constat lamentable formulée de nombreuses fois déjà : les touristes sont là le week-end mais le dimanche, tout est fermé. Du coup qu’est-ce qu’ils font les touristes ? Ils gardent leur argent pour eux. En période de soldes, c’est particulièrement triste de les voir errer dans Paris alors que c’est clair qu’ils n’ont qu’une envie : dépenser leur blé ! CPEF.

        1. dede

          Ne pas oublier que l’on fait dire ce que l’on veut aux statistiques. En ce qui concerne le tourisme, la definition est de passer une nuit en France. J’avais lu un rapprochement avec l’Espagne il y a quelques annees : les Hollandais, les Belges et les Allemands aimaient bien aller passer 15 jours ou 3 semaines en Espagne. Pour cela, ils traversaient la France (deux fois, je ne suis pas certain qu’ils etaient comptes deux fois mais je n’en sait rien – cela ne modifie pas la conclusion) : devinez ou etaient depenses les euros, en Espagne ou en France?
          S’ennorgueillir d’etre la premiere destination touristique du monde est une veritable supercherie! Par-contre, premiere porcherie du monde, personne ne s’en vante…

  3. Jojo

    @daredevil2007,
    Pouvez vous m’expliquer ce que vient faire le droit de vote des étrangers, ici?
    Ca devient pathétique cette fixette! Le mec (H16 – Désolé ;)) Te parle du gaspillage d’argent publique, de la logique « illogique » de la taxe d’habitation. Et monsieur arrive quand même à placer le droit de vote des étrangers.
    Vasy continue, la Sharia, Le hallal… Faut arrêter de tout ramener aux étranger bon sang !!!!

      1. Jojo

        Je ne suis pas Parano,
        Je demande juste quel est le lien. Sans déconner. Faut arrêter non plus de traiter tout le monde de Parano dès qu’on s’indigne du fait qu’on mette les étrangers à toutes les sauces. Je trouve que les libéraux (certains) ont la gâchette facile. Leur libéralisme relève plus d’un conservatisme déguisé que d’une réelle compréhension de la philosophie libérale.

    1. daredevil2007

      Si vous ne voyez pas la relation entre cette loi promise par Normal 1er et le social-clientélisme qui vise à se maintenir coûte que coûte au pouvoir, je ne peux rien pour vous ;)
      Rien de parano là-dedans… c’est plutôt vous qui faites dans l’angélisme! Relisez Carl Schmitt ou Leo Strauss!

      1. Jojo

        Donc on donne le vote aux étrangers pour des élections locales pour qu’un président soit élus…? Ahhh oui vraiment logique votre raisonnement.

        Encore une fois, je ne vois pas le lien entre Paris Plage, les impôts locaux et les étrangers. Maintenant si je suis Parano certes, peut être con ?????

        C’est vrai que Leo Strauss est réputé pour ses analyse Public Choice…

      2. vengeusemasquée

        Si si, le lien existe, à partir du moment où tu poses le postulat que les électeurs étrangers seront de très faibles contribuables, voire des contribuables nuls. De fait, ils voteront pour le candidat leur promettant le plus de dépenses festives et inutiles. Bien évidemment, ça peut se tenir même si je conçois que ça puisse être considéré comme quelque peu capillotracté.

        1. daredevil2007

          Ce que vous décrivez est une évidence dont nous venons d’avoir la preuve lors de l’élection présidentielle de Normal 1er… Par ailleurs, il ne s’agit pas de « mettre les étrangers à toutes les sauces – vous me faites là un procès d’intention à la manière des socialistes et autres totalitaires! – mais de reprendre l’un des thèmes de campagne de l’actuel président ce qui correspond clairement, je le répète, ne vous en déplaise, à du social-clientélisme que, d’ailleurs, l’hôte de ces lieux dénonce régulièrement sous toutes ses formes!
          Enfin,si l’on veut voter, il suffit de demander à être naturalisé – il y en a des milliers de personnes qui le font chaque année!

  4. Pascale

    De toutes façon, les Parisiens, je ne les plains pas : ils ont choisi en toute liberté Notre Dame de Paris-Plage pour les administrer et m’est avis que ce sera rebelote aux prochaines élections. À croire qu’ils aiment se vautrer dans la m…. !

    1. vengeusemasquée

      J’ai me grand regret de t’annoncer que les électeurs parisiens, ceux qui n’habitent pas les HLM et gagnent 2 fois le salaire médian, eux ils en sont contents de leur maire. Ils ne voient pas le problème de la dette, aiment prendre leur vélo pour aller bosser, sont ravis de la fermeture des voies sur berges et apprécieraient qu’on mette des péages à l’entrée de Paris pour définitivement dégager ces saletés de banlieusards dans leurs poubelles polluantes qui n’ont qu’à aller bosser ailleurs. Non mais ! quelle idée de s’incruster dans LEUR ville. Mais sinon, ils votent PS.

  5. Pascale

    « péripéties qui auront accompagnées » ? « Péripéties » n’est pas le sujet du verbe et ne devrait donc pas s’accorder avec celui-ci ?

  6. Pascale

    «  » »La prochaine étape semble évidente, et elle consistera à couler l’ensemble de la ville dans une bonne quantité de résine transparente. Le bonheur socialiste delanoesque sera alors parfait : tout, enfin, sera immobile, figé, et restera intact pour l’éternité, sous les applaudissements de la Socialie triomphante. » » »

    Impossible, ce sont des « progressistes » !

  7. Pascale

    Je suis née et j’ai vécu plus de 50 ans à Paris. Dans les années 50, 60 et 70 c’était réellement le paradis. C’est devenu un enfer.

  8. vabo

    C’est comme cette connerie d’avoir interdit l’essence plombée, qui nous fait payer l’essence beaucoup plus chère (c’est l’unique raison de sa flambée). Sans ces putains de pots catalytiques, on aurait pu continuer de relarguer du plomb, du brome, du chlore, ça n’aurait gêné absolument que les cyclistes, qui auraient disparu des quais de seine, et donc, plus de bouchon, car, qu’on se le dise, la cause des bouchons, ce sont ces innombrables vélos et autre poussettes qui encombrent les rues. On les vire, et ça respire enfin. D’autant plus que le vélo, c’est dangereux, ça coûte un bras à l’économie du pays, et en plus ça va beaucoup moins vite que les voitures en heure de pointe. A vrai dire, un Libéral ne PEUT PAS monter sur un vélo, c’est un truc de bobo socialo déviant (même les socialos les plus déviants voient ça comme déviant). Beaucoup de bruit pour rien. il n’y a qu’à voir un exemple, le coût et le temps de ravalement des belles façades, privée ou mieux, publiques, pour se dire que la voiture créée des richesses et enrichit Paris.
    Si au contraire on s’économisait des gesticulations pour faire des pistes cyclables inutilisables, des pâtés de sables et des concours de clowns, si on se retrouvait avec que des vélos sur les quais, pour sûr on traverserait Paris plus rapidement, y compris en ambulance, car on pourait même se payer le luxe de leur réserver une voie toujours LIBRE. Seulement voilà, cette situation n’est envisageable qu’avec la Sagesse d’un totalitarisme bien verdoyant, car en fRance, le libre arbitre n’existe plus depuis bien longtemps, il n’y a qu’à voir à quel point le débat peut devenir irrationel quand il est question de cette chère voiture. Alors, sans libre arbitre, on ne peut que se contenter de rêver nos libertées. La voiture, je n’en ai pas depuis 8 ans. Pourtant, je n’habite pas Paris, n’ai pas de transport en commun qui me mène partout, j’ai un emploi, et par dessus tout, je me fous de la vie des ours polaires. C’est sans doute idiot, car je suis bien seul, mais je ne comprend pas comment on peut penser que les embouteillages dans Paris sont dus aux clowneries du maire, et non à la voiture particulière, véritable cancer de société (en phase bien avancée). Ce point de détail me fait penser pourquoi on n’est pas prêt d’être à l’aube du prémice d’un début de société libérale, mais malgré tout, j’ai pu rire une nouvelle fois grâce à ce billet bien écrit. C’est un exutoire bien précieux pour aider à vivre dans ce monde, péniblement mu par des repères bien coulées dans la résine.

        1. Aristarque

          Et même qu’elle va insister tout plein tout plein pour que cela continue!!!!

          Mais il faudra que les gentils acheteurs s’engagent à ne pas les utiliser en région parisienne pour préserver les jolis poumons de Delanoë et de ses potes écolos.

          Ce qui serait du bisounours extra serait qu’ils les achètent pour les mettre à la casse derechef.

          Du boulot pour Aulnay sans la pollution des gaz brûlés en conséquence.

          N’est-ce-pas une belle soluce à nos problèmes ?

    1. Aristarque

      Officiellement, la part de l’automobile dans la circulation parisienne diminue constamment mais pas au profit, comme l’espéraient Delanoë et ses potes, des transports en commun (qu’ils n’empruntent d’ailleurs jamais) mais des deux roues motorisés (motos et scooters, surtout).
      Eux fonctionnent à l’essence!

        1. Pascale

          dans une rame à 19h un jour de canicule à la station Blanche repoussée par l’odeur pestilentielle qui régnait dans la rame et où j’ai littéralement cuit à 45° voire même plus, dans un bus sans clim et sans fenêtre un jour de canicule toujours. Je voulais leur demander s’ils avaient déjà pris les transports en communs et s’il leur était déjà arrivé d’essayer de rentrer chez eux après 1h du matin sans leur voiture particulière …

          1. Allons. Que foutiez-vous à Paris en pleine nuit ? La nuit, à Paris, les gens dorment ! La fête de la ville lumière, c’est de 10h à 18h. Après, on rentre, une camomille et au dodo.

        2. Le Parisien Libéral

          en même temps, est ce que le maire est responsable de la faible hygiène de certains ?
          A Londres aussi, les rames sont bondées. La différence doit se situer au niveau de la marque de déo ;-)

          Et, sans, une fois encore, vouloir defendre en rien Delanoé, certes on met de la clim sur la ligne 1 et la 4, tant mieux, mais le climat parisien ne le justifie pas en permanence, et surtout ca a un prix !

    2. Bon.
      1/ le retour chariot existe.
      2/ tl; dr
      3/ vous pouvez vous passez de voiture, c’est très bien bravo. Ne pas imaginer qu’il n’en aille pas de même pour tout le monde, c’est croire que le privilège de sa situation est extensible à tout le monde. C’est imaginer que les choix que vous avez fait pour vivre sont a/ les bons, b/ transposables à d’autres, et c/ sans conséquences néfastes pour tous.
      4/ vous n’êtes très probablement pas assez vieux pour avoir connu Paris il y a 10, 20 ou 30 ans et pour comprendre pourquoi c’est bien Delanouille qui a provoqué les embouteillages, au-delà de tout doute possible.

      Rien d’insurmontable, finalement, mais ça demande une solide dose d’humilité.
      Avez-vous cette humilité ?

      1. vengeusemasquée

        Sans parler du fait que fuck le cancer de la société, moi j’aime ma caisse confortable avec la clim et il n’est pas question que je prenne le bus ou le métro à l’heure de pointe. Zut alors ! je rêve. Je gagne de l’argent pour vivre confortablement, pas pour manquer de faire un malaise chaque matin et chaque soir au contact très rapproché de mes concitoyens.

        1. Pascale

          Et puis, les bus, ils pourraient avoir des fenêtres qui s’ouvrent … Ah, on me dit que suite à un accident provoqué par une fenêtre de bus ouverte il a été décidé que les fenêtres des bus ne pourraient plus s’ouvrir …

      2. vabo

        @h16:
        1/ Si j’avais le style de h16, j’écrirais sans doute à sa place, même si c’est vrai que je peux faire un peu d’effort et ne pas écrire sous apnée.
        2/? oui, j’aprouve
        3/Je veux bien, mais je constate que cette situation est bien plus extensible qu’on veut bien le voir, car les contraintes rendant la voiture indispensable sont créées par son usage. Ces « choix de vies » sont contraints par la pression sociale plus que par une liberté d’agir individuelle. Cela se lit dans les propos des gens sur leur « choix » de la voiture, qui sombre rapidement dans l’irrationnel. Ce qui est dur à vélo, ce n’est pas de pousser les pédales comme on s’efforce à le croire, mais bien de se foutre du regard de la société, pour qui quelqu’un qui n’a pas de voiture tout en ayant la maille pour la payer cash et le permis pour la conduire est très dérangeant.
        Je ne dis pas que j’ai fait un bon choix, je défend qu’il est rationnel, et qu’il témoigne de ma liberté d’arbitre, qui manque je trouve autour de moi, et qui est pourtant indispensable pour envisager nos libertés.
        Je ne vois pas de conséquences néfastes pour tous au vélo, en tout cas bien moins que la voiture…
        4/Certes, faire des couloirs de bus nuit aux voitures… Mais il y a aussi des bouchons à Seatle. Comme je ne suis de toute façon pas convaincu que l’on parvienne à faire sauter une barre d’hausmannien sur 2 sans faire de mécontent, disons que rien ne peut vraiment permettre à la Voiture Individuelle de bien circuler aujourd’hui. Je dirais que vous n’êtes pas assez vieux pour avoir connu Paris il y a 150 ans, on y circulait encore mieux. Virons Delanouille, si on veux, pour se faire plaisir, mais soyons honnête, ça ne résoudra pas le problème.
        Sinon, croyez moi ou non, faire du vélo, pas le dimanche avec les gosses, pas la semaine du Greewashing Durable, mais tous les jours, été comme hiver, ça rend humble. Mais je vend pas le vélo, ici, je vend le libre arbitre. Il est vraiment là avec la voiture? On peut vraiment en faire l’impasse pour aller vers un timide libéralisme?
        @vengeusemasquée
        Je ne parle pas de bus ni de métro, moi aussi je trouve que c’est (et ça sent, parfois) un peu la merde. Vous gagner de l’argent, moi aussi. Avez vous compté ce que coûte cette caisse? Bon début. Est-ce que le service rendu est à la hauteur? Il y a un service rendu, bien sûr, mais il est cher, moi je trouve. Quand au confort, pardonnez moi, mais traverser Paris en voiture, je peux pas. Si vous pouvez, tant mieux. Moi aussi le contact raproché subi me fait chier, tout comme vivre en boite et respirer le petit sapin parfumeur, pour masquer le reste. J’ai besoin d’air, de Liberté, d’écouter autre chose que la merdre à la radio. Je siffle à vélo. En voiture je peste, je deviens con (encore un peu plus!). Je vous laisse volontiers le volant, votre « choix » de vie, mais qu’il reste un choix, et surtout le vôtre, car sinon, oubliez le monde libre, c’est pas fait pour vous.

        1. Alex6

          Les gens qui n’ont pas de voitures par choix sont insupportables et chiants.
          En plus, ils se sentent obliges de venir s’expliquer a chaque occasion alors que tout le monde se fiche de leurs raisons et il faut toujours les « deposer » quelque part (de preference tres proche de chez eux ou meme mieux, chez eux)
          Bref, des chieurs de premiere categorie.

        2. Mais enfin redescendez sur Terre. Avant 2001 et l’arrivée de Delanouille, le nombre de voitures sur Paris n’était pas sensiblement plus faible et la circulation était effectivement bien meilleure. C’est un fait facile à vérifier par le nombre de km de bouchons au jour le jour enregistré par les autorités. C’est visible qu’ils ont commencé à augmenter régulièrement à chaque innovation parisienne.

          Quant à votre tirade sur le vélo, c’est simplement surréaliste mais pas surprenant. Si vous aviez vécu comme beaucoup en rase campagne, ou, a contrario, avec femme & enfants en ville, vous comprendriez rapidement que c’est un moyen de transport totalement inadapté. D’ailleurs, dans tous les pays du monde, dès que les gens le peuvent, ils lui préfèrent la voiture. Franchement, mettre ça sur le dos du « regard de la société », c’est faire preuve d’un autisme assez poussé.

    3. gnarf

      Quand ta femme accouchera a 3h du mat et qu’il n’y aura ni taxi ni ambulance libre parce que plus personne n’a de voiture, tu verra ou se situe le cancer de notre societe.

      1. vabo

        Good, je ne pouvais immaginer qu’elle ressorte celle là, c’est un classique.
        Quand on voit la performance atteinte en 2012 par le système de santé, malgré la profonde ineficacité de notre société, je m’inquiette peu. Louis XIV serait jaloux du moindre clodo, qui ne mourira pas d’une carrie et peux espérer se faire opérer par quelqu’un d’autre que le barbier du coin.
        Pour autant, gardons nos acquis, perfectionons les.
        Je pense que les ambulances rouleraient mieux s’il n’y avait que des vélos sur les routes. A surface égale, pour pourrait leur réserver un couloir vide. Avant d’en venir là, pas de doute, on a le temps de commander quelques ambulances, voire hélico en rab. Le coût? Je veux bien le payer cash. Entre entretenir une caisse 24/7 et une ambulance avec chauffeur par lit de maternité, la deuxième me semble plus économe et de loin. L’hélico, c’est bien aussi, mais restons sur la banale voiture. C’est une fantastique invention, à mes yeux aussi. Gardons-là pour les livreurs et autres ambulanciers. La voiture particulière, par contre, c’est manifestement un cancer de société, qui disparaîtra peu à peu comme il est apparu, exactement comme la cigarette.

    4. eheime

      Je circulais sans gros probleme a Paris. Pour tout vous dire je realise que je n’en avais pas conscience. Mais en fait ca circulait bien , voire tres bien, pour une ville de cette taille. Depuis les voies a bus c’est devenu l’horreur puis progressivement un enfer. Du coup je ne fais plus mes courses a Paris. Et a terme je quitterai probablement Paris. Je n’aime pas les transports en commun parce c’est tres lent et peu pratique. Et il en est desormais de meme avec la voiture et meme les 2 roues. Or je refuse de perdre des instants de ma precieise vie a me deplacer. Ca ne vous plait peut etre pas. Mais chacun sa facon de voir. Il n’y a pas que la votre.

      1. vabo

        eheime,
        ne balisez pas, je m’en fous de vos choix de vie. Certes, je respire votre pot, mais je n’en suis pas rendu à boire de l’eau en bouteille Bio. Votre « choix » interfère si peu sur ma vie que je ne peux vous en vouloir. Ne vous laissez pas culpabiliser par Hullot ou Delanoë, ou je ne sais qui. Vous aimez vraiment la voiture, admetons. Vous en êtes à renoncer à vivre à Paris, que vous sembliez aprécier, c’est peut être un peu triste.Allez, il est tard. Immaginons que j’ai choisit de vivre sur mon île artificielle Libérale pour échapper au bienveillant Etat que je trouve néo-soviétique. Forcément, je me déplace en hélico (ça me fera un point commun avec les Verts, je me rapproche du Bien). Le jour où je renonce à l’invitation chez H16 parce qu’il habitte Paris et qu’il n’y a pas d’héliport sur son toit, c’est franchement rigide, non? Pourquoi ne pas me poser au Bourget et prendre ce qui me va le mieux (devinez), pour le rejoindre? Je vous garantis qu’il y a d’autres choix aux transports en commun, taxis, rollers et à la trotinette. Il y a plus pratique. Si vous êtes victimes de vos choix, est-ce un choix? Moi le jour où le vélo me fait chier, je ne pense pas avoir de dificulté à trouver un concessionnaire et le cash pour une voiture de base.
        Vive la Li-ber-té, avec ou sans Delanoë!
        Bon, je sors.

  9. Aristarque

    Notons que l’immense majorité des importuns banlieusards qui envahissent quotidiennement la capitale viennent pour travailler dans des entreprises qui, elles, paient des taxes parisiennes.
    Ils peuvent donc estimer avoir droit, eux aussi, à leur carré de sable frelaté, charriés par des norias de camions (et le vilain bilan carbone de tout cela ne fait pas hurler les potes écologistes)…

  10. Higgins

    C’est une fois de plus ce bon Winston qui avait raison:  » Le socialisme est une philosophie de l’échec, le credo de l’ignorance (qui est la force si en croit ce bon Georges Orwell) et l’évangile de l’envie. »

  11. Calvin

    Ouais, sauf qu’il y a un truc qui me gène.
    C’est à Paris, ça devrait coûter aux Parisiens, et pourtant quelque chose me dit que ça coûte aussi aux autres Français, par divers impôts, affectation d’argent, de divers ministrulères, etc…

    Alors, je dis aux parisiens : vous avez « choisi » Delanoe, c’était pas pour nous l’imposer à nous !
    Comment ça, tous n’ont pas voté pour lui ?
    C’était néanmoins démocratique !
    C’est pas comme si on avait élu… un Flanby à l’Elysée…

    Ah ben zut, alors.
    C’est vachement bien foutu la démocratie.

      1. Calvin

        Je ne conteste absolument pas le fait que les ménages Parisiens contribuent plus que les autres.
        Mais, je ne suis pas sûr que le différentiel Paris/Province en terme d’impôt suffise à payer ce que coûte la Capitale.
        Certes, on me rétorquera que c’est normal, puisque Paris représente en partie la France, mais bon, un Etat minimal m’irait bien mieux.

  12. gnarf

    Dans 20 30 ans la France sera un immense parc touristique passeiste, ou viennent passer leur retraite tous ceux qui sont alles bosser ailleurs.
    Et les serveurs/serveuses seront tous ceux qui sont restes.

  13. Aristarque

    Dans le projet de restrictions (en fait interdictions) de circulation en cas de pollution, seuls les diesels postérieurs au 01.01.2006 seront autorisés dans la circulation de ces jours là.

    Autrement dit, je serai interdit de travail ces jours-là car avec mes scandaleux et époustouflants bénéfs d’entrepreneur (mais pas du CAC 40, hélas!), j’ai du mal à financer des véhicules de moins de 5 ans sans pour autant devoir recourir à des antiquités et ma camionnette de 2003 m’a été vendue d’occasion il y a deux ans avec sa pastille verte d’autorisation de circulation selon la législation précédente….

    Ce n’est pas que je sois fan du diesel, bien au contraire, mais essayez donc de trouver un utilitaire à l’essence et, pire, au GPL !!!

    Quant à la solution du gaz naturel, cela n’a duré que le temps des roses du poète et non pas celui de nos actuels guignols…

    1. vabo

      C’est bien là la vraie connerie de Delanouille, et des autres. Ils ne pensent pas. Pas plus que l’essentiel des automobilistes. Ils sont moulés par une société quoi qu’on en dise dès à présent bien orwellienne où on ne pense pas.
      Quelle connerie d’inclure les livreurs, artisans, dans le panier! Qu’importe, le marché à toujours raison à la fin, mais combien d’entreprises massacrées au passage?

  14. Aristarque

    Petit rappel à l’usage de ceux qui recherchent l’animal rare qui a voté Delanoë : vers 1984/1985, il était aussi devenu très très difficile de trouver des électeurs qui admettaient avoir choisi l’Arsouille…

    Je suis étonné que les proprios parisiens qui savent te vous discuter à n’en plus finir un devis pour grapiller 2 à 3% de moins restent sans rien dire devant les augmentations fiscales de leure maire et surtout l’ont réélu…

  15. axel

    ah paris, les transports en commun obligatoires… il a déjà pris un bus avec une poussette le Delamachin? Il a déjà monté et descendu 4 étages pour prendre un métro bondé et sale avec des enfants en bas âge? Que connait-il de la vie quotidienne des parisiens ce type pour choisir pour eux?

      1. daredevil2007

        Ce n’est pas son problème puisque sa pensée – si l’on peut employer ce terme pour le caractériser – est entièrement idéologique…

      2. Calvin

        T’es un âne ou quoi ? (ironique, bien sûr !)
        Les 800.000 places représentent l’objectif du nombre de voitures tolérés.
        Donc, il y a 500.000 véhicules parisiens de trop par rapport à la normalité de ce qu’une petite ville comme Paris peut avoir.

  16. Le Parisien Libéral

    L’election du Maire de Paris, encore plus que celle des autres maires (elus au suffrage indirect) est quand même une blague.

    N’oublions pas que nous votons en fait pour des grands électeurs (les conseillers d’arrondissement) dont certains deviennent conseillers de Paris tout court, qui eux, élisent le Maire de Paris.

    Il y a donc un double filtre.

  17. daredevil2007

    Petit rappel concernant le vote des étrangers : « Le Conseil municipal est un des organes principaux de notre République, une et indivisible. C’est aussi une institution souveraine. Les conseillers municipaux désignent les maires, votent pour les représentants des conseils aux communautés de commune et d’agglomération. Les maires élisent les sénateurs et fournissent les parrainages aux candidats à l’élection présidentielle. »
    Si le système demeure inchangé, cela pose un réel problème politique…

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