Fleur Pellerin, neutralité du net et incompétence décontractée

La Femme est, vraiment, l’égale de l’Homme. Et c’est d’autant plus vrai qu’on n’hésite plus, de nos jours, à mettre une femme incompétente à un poste important. Ainsi, la ministre déléguée à l’économie numérique Fleur Pellerin incarne très bien pour ce gouvernement ce qui avait été vrai pour le précédent avec Christine Albanel ou Napthaline Kosciusko-Morizet, à savoir l’incompétence frétillante à un poste en vue de l’économie numérique.

Et pour donner un peu de substance à mon observation (si) misogyne voire machiste (allons-y, chargeons la barque, nous sommes entre nous), voici un peu de contexte qui permet d’apprécier l’ampleur de l’inaptitude de la dernière arrivée au poste charnière entre la Culture et l’Industrie. Lors d’une conférence à Montpellier (« Les Rencontres de Pétrarque »), une série de tables rondes et d’émissions de radio organisées par deux piliers du bon goût culturel français, à savoir France Culture et Le Monde, la ministre Fleur Pellerin, en poste depuis un peu plus de deux mois, s’est retrouvée dans la délicate position de devoir répondre à un sujet sur lequel elle n’avait pas préparé de petite fiche bristol.

Comme nous l’apprend Fabrice Epelboin dans un article détaillé sur Reflets.info, la conférence portait sur les rapports entre Internet et la démocratie. On pouvait donc logiquement s’attendre à des questions sur internet, sur la démocratie, et sur les rapports entre l’un et l’autre. Surprise totale, donc, lorsque l’animateur Emmanuel Laurentin (France Culture) introduit la neutralité des réseaux et en demande la définition à la ministre, ainsi que sa position. C’était complètement inattendu, puisque ce sujet parle d’internet et de la neutralité de traitement des données quels que soient la source, la destination et le contenu de ces données. On comprend que la pauvre ministre ait été prise complètement à revers. Et comme dans tous les cas où un politicien est en terrain vaseux, le double-salto arrière avec moulinets rhétoriques s’impose. La ministre s’en est sortie par une pirouette en donnant une définition à côté de la plaque puis en embrayant sur une position que je vous livre :

« Tout cela n’est qu’un concept américain et qui a tendance à défendre les intérêts économiques de Google, Apple et consorts… »

Patatras et badaboum ; ici on entend distinctement la cavalerie légère ministérielle qui se fait pilonner au canon de 105, ce n’est pas beau à voir et il y a de la bidoche partout. Tout comme Epelboin, on ne peut qu’être attentif à cette déclaration, qui bien qu’à côté de la plaque, s’aligne étrangement bien avec celle du CSA, justement appelé à fusionner avec le régulateur des télécoms, comme c’est commode.

Pour rappel et avant de poursuivre, rappelons que Fleur Pellerin, à la suite d’un parcours prestigieux saupoudré d’ENA, d’ESSEC et d’organisations internationales rigolotes comme l’ONU, a été nommée le 16 mai dernier comme ministre déléguée aux PME, à l’Innovation et à l’Économie numérique et non aux alcooliques anonymes Anciens Combattants comme on aurait pu le croire aux bafouillages rhétoriques confus rapportés ci-dessus. Cette belle boulette exposée, je pourrai reprendre mot pour mot le commentaire d’Epelboin qui explique que tout ceci est

« Un ratage à la hauteur du Firewall openOffice de Christine Albanel, le genre de chose qui discrédite définitivement un politique aux yeux des spécialistes et d’une génération tout entière qui suit depuis des années les tourments de la loi Hadopi. »

On se rappellera en effet la tranche de rigolade mémorable que nous avait offert la pauvre Albanel (le Capitaine Anéfé pour ceux qui connaissent) lorsqu’elle avait montré sa parfaite et compacte ignorance du sujet sur lequel elle entendait faire légiférer. À la lumière des boulettes précédentes des ministres en charge de ces questions finalement assez techniques sur internet et l’économie numérique, on comprend que le patouillage artistique de Pellerin va maintenant la suivre comme son ombre dans les prochains débats et lui sera rappelé avec insistance lorsqu’elle tentera, comme les autres avant elle, de promouvoir encore et encore la politique industrielle des petits copains et l’habituelle distribution de subvention camouflée en exception culturelle. Je passe pudiquement sur l’anti-américanisme idiot qui est devenu, en France, la marque de fabrique des socialistes décontractés, et je mettrai ça sur l’ignorance crasse du domaine plus que sur une intime conviction personnelle. Après tout, c’est une politicienne et s’il faut répéter bêtement des stupidités, elle le fera pour conserver sa place au soleil.

Ce que montre cette mésaventure ministérielle au royaume du numérique, c’est la double incompétence dont on peut encore faire preuve à un poste pareil en toute décontraction.

Incompétente parce qu’elle n’a pas pris la peine de se renseigner sur son ministère et son portefeuille, et sur les questions d’actualité. On peut me susurrer gentiment qu’elle n’est en poste que depuis deux mois, mais justement, depuis deux mois, l’actualité lui a franchement laissé les coudées franches pour se pencher sur les deux ou trois sujets brûlants comme la gestion du droit d’auteur et de l’HADOPI dans le domaine numérique, la neutralité du net, la bataille des opérateurs téléphoniques depuis l’arrivée de Free et le chambardement prévisible avec le déploiement de la fibre optique sur le territoire national par Google. Et puis, ce n’est pas comme si elle était toute seule dans son ministère. Ce n’est pas comme si elle n’était pas payée pour l’occuper. Ce n’est pas comme si la fiche wikipedia des principaux problèmes d’Internet en France permettait à n’importe quel citoyen d’avoir plus d’idées sur la question que la minustre entre deux trains…

Incompétente aussi parce que manifestement pressée de choper son train et retrouver son train-train quotidien, elle a laissé échapper la stratégie de long terme du gouvernement en matière de neutralité du net, qui se résume finalement à céder le pas à la protection de contenu avec de gros bouts d’exception culturelle, sur le mode « régulons internet comme on a si bien su réguler la téloche et la musique, pardi », prôné par un CSA tout frétillant à l’idée de gagner de nouvelles prérogatives. Ici, bien sûr, je m’avance. Mais franchement, quand on voit le passé de HADOPI (pour laquelle Hollande n’a toujours pas pris la décision d’en finir, bien que ce soit une relique de la méchante droite) et de tant d’autres réalisations gouvernementales en matière d’internet, on ne peut que craindre le pire. Pire qui nous est donc dévoilé par Pellerin, ce qui est très bien pour nous (un internaute averti en vaut plusieurs centaines, twitter et facebook aidant) mais qui laisse une marque indélébile sur le plastron de la ministre en terme de professionnalisme…

Toute cette mésaventure et Fleur Pellerin montrent à qui en doutait encore que ce n’est finalement jamais la compétence qui est récompensée lorsqu’on est nommé(e) ministre. Ce n’est pas la connaissance d’un domaine ou la passion d’en comprendre les rouages qui motive la nomination à ce genre de poste. Le maroquin ministériel n’est pas, n’est plus depuis un moment la mission, l’apostolat, la tâche ou le mandat précieux qui permet d’améliorer le bonheur collectif, de résoudre des problèmes nationaux ou que sais-je. C’est devenu seulement une récompense pour la servilité et l’attachement au chef. C’est le morceau de viande fraîche que le victorieux accorde à sa meute et qu’elle pourra boulotter le temps que durera la victoire.

Et si c’est à ce point visible et si vrai pour les nouvelles technologies, l’économie numérique et de façon plus générale, les « petits ministères » dont, a fortiori, ceux qui ont été créés de toute pièce avec un nom à mourir de rire, croyez-vous qu’il en aille autrement pour tous les autres ministères ?

À quoi sert Montebourg ?Qui peut prétendre que Montebourg sert à quelque chose ? Même Libération doute ! Qui peut dire sans rire que tous nos ministres ont largement gagné leurs galons par un bilan historique à la fois irréprochable et flamboyant de succès ? Même en oubliant les condamnations et autres ornières judiciaires dans lesquelles les uns ou les autres sont parfois (ou régulièrement) tombés, et contrairement à ce menteur de Hollande qui prétendait ne nommer que des minustres irréprochables, force est de constater qu’aucun ne peut prétendre sérieusement à des réalisations d’importance, des résultats palpables et dont on peut être fier. Peut-on être fier de l’état des comptes de la Corrèze, monsieur Hollande ? Peut-on vraiment crâner avec le bilan budgétaire de la ville de Nantes, monsieur Ayrault ? Le track record de Bartolone, éternel caliméro de villes surendettées, est-il réellement à son avantage et mérite-t-il, comme récompense, sa place au perchoir ?

Sérieusement, à quoi servent encore nos ministres ? Sur quelle compétence chimérique peuvent-ils encore nous mentir ?

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Commentaires94

  1. Le Gnome

    Les ministres ne servent à rien, ils sont parfaitement interchangeables. Ils changent de ministère et le lendemain, ils pérorent comme s’ils connaissaient parfaitement les rouages de leur nouveau domaine. Ils sont là pour déblatérer devant le micro et signer les papiers que leur chef de cabinet leur tend. Un robot fera ça prochainement, pour moins cher, et en racontant moins de conneries au micro.

  2. El Gringo

    Combien de temps avant que le ridicule ne tue Montebourg?
    Finalement, les socialistes ont pris le pouvoir au bon moment. Le mur se rapproche et cette bande de pitres accélère encore. Après le coup des heures supplémentaires « refiscalisées », même les ravis du socialisme devraient déchanter lorsqu’ils paieront leurs impôts et nous pourrions être débarrassés de cette clique pour au moins deux décennies.
    Malheureusement, j’ai bien peur que leurs remplaçants soient pire encore…

    1. vdf

      Les ra{v/ss}is du socialisme adôôôôôrent prendre des coups de pied dans le fondement. Dans vingt ans, les vieux seront morts, les jeunes seront vieux et les bébés nourris à l’instruction nationale seront prêts à prendre la relève avec les mêmes idées alakons huilées aux taxes sur les impôts (ou le contraire).

      Le ridicule est leur raison d’être. L’incurie leur credo. L’intolérance leur viatique. Le mensonge leur seule vraie parole. Ils se maintiennent artificiellement, et depuis longtemps, bien au delà de ce que le principe de Peter leur accorde. Ils n’ont plus rien à dire, plus rien à faire qui soit encore constructif. Changer, pour eux, c’est acquérir la rigidité d’une bûche.

      En réalité, mais ils sont bien trop modestes pour le reconnaître, ils ont réussi. Il n’y a plus rien qu’ils puissent faire pour améliorer la société. Elle est ce qu’ils veulent qu’elle soit.

    2. Aristarque

      Vous oubliez la taxation de l’épargne salariale, notoirement alimentée (l’épargne) par « les riches » à destination « des riches ».
      Quant aux remplaçants des clowns-clones roses, nous avons les mêmes issus de la même fabrique nationale mais dans la variété bleu horizon

  3. Marc Aurèle

    Et pendant ce temps Ségolène se reconstruit et entreprend d’aller passer son été en Afrique du Sud assister au sommet de l’internationale socialiste

    1. Calvin

      C’est un évènement à suivre.
      En effet, en général, on y découvre les dictateurs de demain.
      Ca évite des mauvaises surprises plus tard.

  4. Pere Collateur

    C’est vrai que l’incompétence de ces gens sur le numérique (et tant d’autres sujet) est bleuffante.
    Autant pour Albanel ou Mittrand, on pouvait éventuellement dire qu’au vu de la génération à laquelle ils appartiennent, le fait qu’ils soient à l’ouest… Bon ok. On peut comprendre, même si ca n’excuse rien.

    Mais cette Fleur Pellerin, elle, elle est de la génération X, celle qui à vécu les débuts de l’informatique et des réseaux. Elle a donc au moins baigné dedans dés son adolescence.

    J’en viens donc à en conclure la même chose que vous: Le systeme démocratique actuel ne promeu que des gens ayant un profile bien particulier tout à fait apte à conquérir le pouvoir et les marocains, mais une fois en place, totalement inapte au service de ceux qui les ont élu.

    Le pire dans l’histoire, c’est que je ne vois pas comment en sortir, la chose étant fait pour fonctionner en vase clos et s’auto alimenter à l’infini. En somme c’est très robuste… Malheureusement.

      1. Pere Collateur

        « maroquin »

        Oups, celle là elle est belle ^^

        Toutes mes excuses aux « marocains » qui n’ont rien à voir avec cette galère…

        1. Calvin

          J’allais dire qu’il parait que certain ministre de la République a eu droit à un petit marocain, mais je ne voudrais pas être attaqué pour dix femmes à Sion.

    1. channy

      Pas faux père collateur, au vu de son passé, Marc fiorentino avait déclaré que c’était une des rares bonnes décisions prise par maigrichonnet..on devait enfin avoir un ministre qui comprenait quelque chose au numérique.
      Completement largué Fiorentino? ou bien Fleur pellerin à été victime du syndrome du gros micro mou(un gros micro mou passé d’age et recyclé en micro à mettre sur le chemisier)?

  5. eiram

    Ce qui est grave, c’est qu’elle est aussi ministre des PME!
    Ça ne va pas les aider. On pourrait se demander comment des femmes incompétentes arrivent à ce niveau là? Uniquement parce qu’elles sont femmes? Peut-être que oui, mais pas pour des raisons de parité.

    1. Aristarque

      Surtout parce qu’elle est énarque (censé(e) être polyvalent(e)),
      qu’elle a choisi le bon camp politique (celui du moment sans plus),
      qu’elle s’est fadée quelques années à se faire mousser dans des « clubs de réflexion »,
      qu’elle a tiré une langue de thuriféraire « du pôle Société et Economie numérique » (plus c’est pompeux, grandiloquent et cuistre, mieux c’est sous le règne de François II RF5) durant les mois de campagne électorale en débitant suffisamment de flagorneries à l’adresse du Grand Sachem pour qu’Il soit convaincu qu’elle a mis dans sa poche tous les geeks et autres fondus des bits…

      Evidemment, le jour où on doit passer aux travaux pratiques, le public découvre une soi-disant ministre qui n’a fait aucun effort particulier pour affiner ses connaissances en vue de gérer au mieux son domaine…

      Ces gugusses sont donc parfaitement interchangeables puisqu’il n’y en a pas un ou une qui mette du coeur à l’ouvrage…

      Rassurons-nous, il y a quantité d’énarques masculins tout à fait capables d’aussi mal faire, ce qui démontre bien que les dames sont nos égales.

  6. gem

    « compétence » est un gros mot dans l’administration. Parce que c’est pas égalitaire ni bisous, la compétence. Ça peut éventuellement concerner quelques grouillots catégorie D voire C, niveau jardinier ou cuisinier, mais pas le personnel ordinaire, surtout pas les cadres, et encore moins les dirigeants.
    Et comme il arrive malheureusement qu’après quelques années à faire un truc on développe quelques compétences, on fait absolument tout pour éviter ça :
    * choix au départ : on prend le plus incompétent et surtout le plus inapte à apprendre possible ; ainsi la compétence acquise sera limitée
    * rotation rapide : pas plus de deux ou trois ans au même poste.
    * joker : si vous prouvez votre incompétence par des boulettes crasses, votre durée de vie dans le poste peut être prolongée. Ou alors on vous en donne un plus important, pour que vous puissiez donner toute la mesure de votre incompétence (attention, ce n’est pas le principe de Peter, même si l’effet est le même).

    1. Shnaffy

      Échelle de Peter inversée !

      Cependant, il dit lui même que les « super- compétents » seront autant maltraités que les « super- incompétents »
      ( attention le principe de Peter ne s’applique pas sur le président, car il est élu , mais s’applique bien aux ministres qui sont nommés )

      1. Calvin

        Sans faire mon intéressant, je pense néanmoins que le Principe de Peter s’applique à F.H.
        En effet, en 2012, le plus important était d’être au second tour face à N.S.
        Pour cela, il fallait être un candidat solide pour le PS.
        Donc, il lui fallait franchir les différentes strates de hiérarchie du parti…

    2. vengeusemasquée

      La catégorie D n’existe plus. Pour tout le reste, je dois convenir que c’est vrai. Au grand jeu de la promotion à l’ancienneté, on se retrouve à prier chaque matin pour que certains (de nombreux) cadres se cassent une jambe pour qu’au moins, ils cessent de nuire à ceux qui essayent de faire avancer la fonction publique. Gros soupir.

  7. free jazz

    Nunuche et godiche certes, mais charmante au demeurant la Fleur Pellerin, je suis prêt à lui pardonner davantage qu’à un clown mâle incompétent. Vous noterez que depuis quelques années, ce sont toujours des cruches femelles qui sont placées dans cette niche de l’économie numérique pour faire de la régulation d’internet, en fait pour créer des législations toujours plus idiotes et des postes de fonctionnaires dans des comités Théodule de surveillance. Au fond il s’agit vraiment d’un domaine auquel les socialistes ne comprennent rien avec leur gros paradigmes holistes et centralisateurs, cela illustre à merveille l’adage reaganien: « If it moves, tax it. If it keeps moving, regulate it. And if it stops moving, subsidize it. »

  8. Moudubulbe

    A quoi sert « X » ne veut pas dire qu’il ne sert à rien, mais pas forcément à ce que l’on croit.
    Les mots ont un sens…
    Quand à la neutralité du net, seuls quelques excités du web s’en soucient. (B. Bayard et ses fans dont je fais partie). Les Windowsiens et autres accros au mac s’en moquent et ne se sentent pas concernés.
    On ne peut donc pas reprocher à un gestionnaire (un énarque gère avant toute chose)de ne pas connaître un sujet qui préoccupe 10% (sûrement moins)des utilisateurs de net en France.

    1. Quand il est payé pour, si.
      Mais je doute que l’argent gaspillé dans les conneries ministérielles intéresse plus de 10% des citoyens, hein.

  9. Pascale

    Pour Hadopi, Flanby est bien embêté. Certes il s’agit d’une production de la droite, mais elle a l’avantage d’avoir créé des postes de fonctionnaires pour y placer les copains. Donc, maintenant qu’il est au pouvoir, il doit hésiter entre son anti sarkozisme primaire et son irrésistible tentation d’offrir des postes aux copains. Choix cornélien, il faut l’admettre.

    Ceci dit, je me mets o la place de Sarko : voir ton son boulot de 5 années détruit en 2 mois, ça doit lui rester en travers de la gorge. Car, n’en doutons pas, Sarko est un vrai et grand bosseur, malgré tous ses autres défauts dont nous avons longuement parlé ici.

    1. gem

      Oui, enfin, le boulot de Sarko… s’il avait bosser correctement au lieu de vibrionner brownien, son travail aurait été aussi durable que celui de Thatcher, et même ses ennemis lui rendrait hommage

      1. Calvin

        +1

        Et, pour répondre à Pascale, le démantèlement des lois Sarko par Flanby, tandis que le pays va s’effondrer, pourrait presque le faire rebondir.
        Flanby ne peut plus dire que c’est la faute aux lois de son prédécesseur…

  10. Pascale

    «  » »quelque soient la source » » ».
    J’aurais écrit : « quelle que soit la source » ou « quelque soit la source ».

      1. Aristarque

        Exact, il y a un groupe de trois sujets dont un masculin qui commande aux deux autres féminins.

        Vite, une loi pour mettre fin à cette intolérable outrance de machisme qui survit dans la langue française!

        Que font les femmes de l’Académie Française à propos de cette affreuseté ?

  11. Pascale

    Cette histoire de parité est choquante parce qu’elle amène au pouvoir des personnes incompétentes et qu’elle empêche les véritables compétents à accéder aux postes importants. En effet elle ne reflète en rien la composition de la société en terme d’intérêt que peuvent éprouver certains pour certains domaines.

    Je visite beaucoup les sites politiques, économiques, financiers, informatiques et en général j’y suis la seule femme à poster des commentaires. Sauf quelques autres interventions féminines rares voire rarissimes.

    Par contre, sur les sites de psycho, de cuisine, d’art créatif, etc, les femmes sont majoritaires.

    Internet étant le seul endroit où les gens peuvent former librement des communautés et s’exprimer selon leurs affinités, j’en ai conclus que la politique, l’économie, les finances, et l’informatique intéressaient fort peu les femmes.

    C’est là où l’on voit le désastre du constructivisme qui veut façonner la société selon ses dogmes. Là, en l’occurrence, le constructivisme veut forcer les femmes à s’occuper de domaines qui, manifestement, les enquiquinent et veut forcer la société à se faire gérer par des personnes, non pas compétentes, mais correspondant au dogme de la parité. Les meilleurs sont évincés au profit de l’application de l’idéologie constructiviste.

    1. Calvin

      J’ai une anecdote à ce sujet.
      Ma compagne est commerçante, mais, pour diverses raisons, sa boutique a pris le statut SCOP.
      Du coup, elle est associé à l’économie sociale et solidaire.
      Elle a donc participé à des forums et des conférences.
      Une fois, lors de l’un d’entre eux, elle a été invitée à intervenir, à la table de conférence.
      Tandis qu’un animateur rappelle que 80% des emplois de l’ESS sont occupés par des femmes, elle jette un oeil à la quinzaine d’intervenants sur l’estrade.
      Elle était la seule femme…

      Pascale, je rebondis donc sur ton commentaire.
      Ma compagne a fait une maîtrise de gestion, prend des risques, aime innover et trouver des idées. Elle se sent à l’aise pour en parler et discuter avec les décideurs, les autres entrepreneurs.
      Ce n’est pas une loi sur la parité qui l’a aidée. C’est son envie personnelle.

      1. Pascale

        Quand je pense que la parité a même été décrétée dans les conseils d’administration, ça me fait bondir. Si les femmes avaient réellement envie d’y être, elles y seraient, rien ne les en empêche aujourd’hui, sauf leur intérêt pour ce genre d’activité.

        Et si la parité doit se faire un jour, ça se fera naturellement petit à petit, grâce aux compétences ou aux souhaits sincères des femmes de parvenir à ces postes, et pas à coup de lois constructivistes.

        1. jmdesp

          Non, ce n’est pas exclusivement l’intérêt qu’elle porte à ce domaine qui entre en jeu. Ca me gène d’entendre une femme dire cela, car c’est précisément sur ce type de chose que se joue le plafond de verre. Par exemple, la valorisation du renoncement comme stratégie sociétale vicieuse qui repousse les femmes : « On ne retrouve pas beaucoup de femme dans les conseils d’administration car les femmes sont trop nobles pour le type de jeu de pouvoir carriériste qui permet d’entrer dans un conseil d’administration ».

          La parité imposée est une mauvaise solution, mais le problème existe.

        2. Théo31

          « mais le problème existe »

          La parité ou la non parité n’est un problème que dans les rêves super humides des constructivistes.

          Si les femmes ne sont pas contentes de ne pas être dans le CA de leur entreprise, elles peuvent créer elles-mêmes leur propre boîte où elles auront tout loisir de choisir les membres de leur administration. Juste pour rappel : hormis ceux qui bossent à leur compte, les salariés ne sont pas propriétaires de leur emploi.

    2. jmdesp

      Ma chère Pascale, vous avez une tendance misogyne, j’espère que vous me permettrez de le dire : Vous sautez à la conclusion essentialiste que si on retrouve aussi peu de femmes dans ces domaines, c’est forcément que par essence ça ne les intéresse pas.

      Moi, je dirais plutôt que le modèle de la société les a découragé dès le plus jeunes âge de ce type de rôle et orienté ailleurs. Et a constamment cogné sur la tête, souvent insidieusement, de celles qui s’intéressaient à autre chose.

      Le résultat apparent est voisin, mais la conclusion sur ce qu’il faut faire, beaucoup moins.

      En particulier, ça aide à prendre conscience que ces orientations de société soit-disant gravés dans le marbre peuvent parfaitement changer radicalement :
      – En 1946, 0% des magistrats était des femmes, et tout le monde naturellement se figurait que c’était un domaine qui par essence ne présentait aucun intérêt pour elle.
      – Dans les dernière promotions de l’école de magistrature, le pourcentage de femme est de 80%
      – Sur la même période, le prestige attaché au fait d’être magistrat s’est dégradé au fur et à mesure que les femme y entrait. Ça reflète que sur un angle plus global, il y a des choses qui elles ont encore plus de mal à changer.

      1. Taisson

        Ami jmdesp, (si vous intervenez sur le site d’H16 vous ne pouvez n’être qu’ un ami…) quand vous parlez du prestige de la fonction qui se dégrade et que vous le rapprochez des 80% de femmes, nous nous trouvons dans le cas de la poule et de l’oeuf ! La société à bon dos, et j’ai hélas sufisamment d’age pour savoir que même quand on les pousse dans des domaines qui ne les interessent pas les individus, femmes ou hommes ne sont pas performants. Et il faut bien aussi reconnaître que les femmes sont bien les plus fortes dans l’ indifference quand elles ne se sentent pas concernées.
        Mais revenons au sujet: Qui peut trouver un quelconque prestige à une profession qui ne rend la plupart du temps que des jugements uniquement sur la forme, qui ne tient compte d’aucune différence entre les justiciables, qui se trompe sans aucune sanction, qui inverse systématiquement les valeurs de toujours, en étant plus compréhensive avec les assasins et les voleurs qu’avec ceux qui ont eu pour leur plus grand malheur le courage de se défendre…
        Ne parlons pas du syndicat qui les representent, ni de leur porte parole qui se précipite vers les médias quand la police à arrêté « trop vite » un tueur récidiviste!
        Cette coterie ne sert plus que ses propres intérêts, et préfere passer du temps sur les dossiers de personnes en vue pour se faire mousser, ou sur les délits routiers…
        Mieux vaut pour eux s’occuper d’une affaire médiatisée plutôt que de s’occuper des dossiers moins glorieux, et laisser croupir des non jugés en préventive, ou pire libérer des crapules notoirement dangeureuses…
        Nous avons ressucité en pire la noblesse de robe de l’ancien régime, et une complète réforme serait indispensable…
        Et le sexe des magistrats n’à surement pas grand chose à voir la dedans !! Il faudrait plutôt regarder le niveau d’endoctrinement dans l’éducation supérieure, et là, malheureusement les magistrats ne sont pas les seuls concernés…

        1. Eh non. On peut maintenant se demander si le prestige a décru parce que les femmes y sont plus présentes, ou si les femmes y sont plus présentes parce que le prestige a décru.
          Mais bon, le résultat est le même : on a 80% de femmes dans la magistrature, plus de 60% dans les administrations, plus de 70% dans l’éducation, et moins de 10% dans le bâtiment et personne ne trouve à redire.
          Par contre, quand il y a plus d’hommes en politique, là, c’est la panique.

        2. gem

          Y’a pas que dans le bâtiment. Les boulots de merde, ceux qui se font loin, seuls, dans l’inconfort (trop : froid, chaud, humide, sec), avec des risques sérieux, qui c’est qui se les coltine ? qui est marin, routier, machiniste, etc. ?

          A quand une loi sur la parité de l’espérance de vie ? :-)

      2. Pascale

        Je crois plus à la démocratisation de certaines professions (donc à la perte de prestige de ces professions) qu’à la féminisation de ces mêmes professions pour expliquer leur perte de prestige.

        Et je continue à affirmer que lorsque les femmes seront prêtes à entrer dans les CA volontairement, elles y arriveront. Naturellement, c’est à dire avec une évolution naturelle et progressive des mentalités et de la société. Pas besoin de lois pour cela, nous avons strictement les mêmes droits que les hommes.

        1. Calvin

          Ouiiii !!
          Il y , il faut le concéder, une emprise de la mentalité des gens sur la société.
          Mais, et d’une, cela n’empêchera pas l’émergence de celles qui le méritent, et ce qui créera des vocations nouvelles (« si elle, elle a réussit, pourquoi pas moi »).
          Et de deux, une loi aura l’effet inverse : l’apparition de dames qui veulent bien les avantages d’un poste « offert par la parité » sans les responsabilités de bien le tenir, avec un effet repoussoir pour celles qui se diront : « je veux pas être aussi ridicule qu’elle ».

          Ca marche aussi pour les hommes : quand je vois le niveau des hommes politiques, je ne voudrais pas être élu en France.

          D’ailleurs, au lieu de créer des lois sur la parité, forcément une mauvaise solution, il suffit de changer autre chose : interdire le cumul et interdire de se représenter après une ré-élection. Vous verrez que le renouvellement se fera par les âges, par les types de profession, par les deux sexes, etc…

        2. vengeusemasquée

          @ Calvin, j’approuve totalement la conclusion. Il n’y a que très peu de femmes en politique parce que ceux qui nous représentent sont les mêmes depuis 30, voire 40 ans. La société a évolué depuis mais la politique ne le reflète pas parce que les situations sont calcifiées par les années de privilèges, c’est tout. Si on dégageait toute cette vermine dont plus personne ne veut, je suis sûre qu’une nouvelle classe politique plus représentative pourrait apparaître. Il n’y a pas à sortir de là.

  12. YouplaBoum

    C’est un peu court …
    J’ai du trop lire Alain, et notamment ses propos sur « l’objection de la compétence » : Mme Pellerin occupe un poste de pouvoir, et à ce niveau là on n’attend pas un professionnel, un technicien, mais un chef,c’est à dire quelqu’un capable de faire travailler efficacement son équipe, son administration, quelqiu’un capable de gérer les passions et les individus de cette équipe.
    Si je suis d’accord pour dire que ce manque d’information sur un sujet, au final assez basique, est choquant, porter l’accent sur la compétence est critiquable tout autant.

    1. Calvin

      Pas d’accord, et pour les mêmes raisons que tu avances !!
      Un ministre, en France, n’est pas un chef. C’est quelqu’un qui entérine (et donne son nom à) des décisions des fonctionnaires en charge dudit ministère.
      Dans le cadre du travail au quotidien, seul compte le leadership, inexistant en politique en France depuis des années.
      Mais devant le gros micro mou, on attendrait quelqu’un qui maîtrise son sujet, allez, soyons sport, qui montre au minimum un vernis de façade de maîtrise.
      On n’a même pas cela.

      Pour appuyer mes dires, prenons Miss Boulette, pardon, Cécile D.
      Voilà un ministre qui promeut un plafonnement des loyers, sans se poser la question, ni elle, ni ses sous-fifres, de savoir si, dernièrement (très récemment, en fait), la Cour Européenne n’a pas sanctionné ce type de loi (absurdes et par ailleurs dangereuses).
      Ca manque ou de leadership, ou de compétence, ou des deux.
      Dans le cas de Cécile D. ça doit venir de l’hémisphère sud de son cerveau qui est bridé.

    2. gem

      Un chef incompétent est méprisé de ses subordonnés, n’a aucune autorité sur eux, ne peut pas les faire travailler (et a fortiori pas efficacement !) ni les « gérer » ni leur passions. Recette pour un désastre…
      C’est la raison pour laquelle on ne pas moins de 6 couches hiérarchiques (cabinet, secrétaire général, chef, directeur, sous directeur, chef de bureau) entre un ministre et le mec ou la fille qui va réellement faire le boulot, dont au moins 4 seront assez incompétent eux-même pour faire fusible des griefs (justifiés) du soutier bosseur. Je le sais d’expérience

      1. vengeusemasquée

        Tu oublies les directeurs généraux des services, directeurs généraux adjoints, directeurs et leurs adjoints, chefs de service et leurs adjoints. Que faire des énarques sinon ????

        1. gem

          oui, 6 niveau c’est un minimum, mais ça peut monter à 12 et plus (notamment en service déconcentrés où on peut rajouter 3-4 couches sans forcer)
          Les énarques, c’est tout un poème… Je rigole (et je fais rigoler) en rappelant qu’ils bénéficient de quotas d’embauche, comme des handicapés. De là à conclure qu’il en sont … :-)

  13. Shnaffy

    A quand la création d’un miniluv?

    Ou genre la remplaçante de la hadopi :
    La Habile, haute autorité de bisoutage des internautes libres et engagés ?

    1. Calvin

      Un simple détail [puisque l'article me plait, c'est à dire qu'il est intéressant, pertinent et drôle] :
      Il me semble que le titre de Libé (« à quoi sert X ») ne reflète pas directement le doute sur son action, mais au contraire, l’article parle avec éloge du Minustre.
      Il semblerait que l’on soit en face de la méthode Coué ou d’un aveuglement pathétique.

      Je dis ça, sous réserve de confirmation par quelqu’un qui a lu l’article !

  14. johnny_rotten

    > Sérieusement, à quoi servent encore nos ministres ?

    Seriez-vous pour l’application du principe suivant (dans une période où il faut couper dans les dépenses publiques) ?
    Lors de chaque élection (cantonales, municipales, legislatives, régionales etc…), la loi donne droit à un taux d’abstention maximum de 15%.
    Si le taux d’abstention est supérieur, on réduit d’autant le nombre de représentants concernés par l’election et cela sans etat d’ame selon une logique comptable et arithmétique.

    1. Calvin

      Pourquoi 15% ? et pas 5% ou 20% ?
      Il y a un système plus simple : un ratio sur les suffrages exprimés.
      Je rappelle que si on ne peut voter, on a la possibilité d’une procuration.
      Ne pas faire croire que 15% des électeurs se sont abstenus « mais auraient bien voulu »…

      1. gem

        L’idée est excellente mais ne marche que pour les scrutins de liste. On peut éventuellement appliquer une variante pour les assemblée (ne garder que les députés X % députés les mieux élus, ou X = 100%-abstention moyenne), mais ça ne marchera pas pour le pire : le président.

        1. johnny_rotten

          Cette idée part du principe qu’il n’est pas normal de « nourrir » avec nos impots des gens qui sont élus par une toute petite minorité mais dont les salaires sont payés par tous (votants et non-votants).
          Ainsi dans un scrutin à fort taux d’abstention comme une election cantonale si il y a 40% d’abstentions (40%-15% = 25%),on doit appliquer une règle découlant du principe qu’il y a 25% d’élus EN TROP.A la limite ça ne me dérange pas qu’on élimine ce trop par tirage au sort .
          Où alors pour les conserver il faudrait que tous soit d’accord pour diminuer leur salaire et que ça rentre dans une enveloppe budgétaire diminuée de 25%.

          Dans une société commerciale quand les ventes chutent est-ce que tout le personnel est conservé ?

  15. jmdesp

    h16 tu n’as pas bien suivi les épisode précédent au sujet de Fleur. L’explication principale de sa position n’est pas tant son incompétence que sa très grande proximité avec les dirigeants du Syntec, et quelques autres sociétés télécom bien introduites en France, qui lui ont dicté ce qu’il faut penser de la neutralité du réseau : « Des bâtons dans les roues stupides qui aident Google à nous écraser, surtout ne pas accepter cela, et au contraire faites passer la fameuse taxe Google pour nous donner plein de sousous. »

  16. gnarf

    En fait c’est meme pas drole. Le plan Montebourg par exemple, mettre des bornes de recharge dans 12 ville de France pour…euh…on sait pas.
    Et bien c’est tellement con, qu’il est presque impossible de faire un article dessus (sauf peut-etre pour H16). Ces gens sont deja des caricatures, plus moyen de grossir le trait. Ils monopolisent le comique.

    1. Calvin

      Euh, vous n’avez pas mal compris ?

      En tant que Misustre du Dressement Reproductif, il n’a pas plutôt parlé de recharge de burnes ??

      Ouais, ok, je sors…

    2. Aristarque

      Mais si, on sait pourquoi !

      C’est pour alimenter les (au moins) 2.200 voitures électriques qui seront vendues en France en 2012 si le niveau des ventes 2011 se reproduit!

  17. Marc Aurèle

    J’ai fini il y a peu la lecture d’un petit ouvrage qui m’a été conseillé par un ami, livre écrit il y a plus de 80 ans un peu avant l’époque du front populaire et l’émergence des socialisme nationaux européens, et qui décrit et prévoit de manière réellement troublante la réalité sociale actuelle.

    Tout y est: arrogance et détachement des gouvernants, incompétence systématisée dans les cercles du pouvoir et de l’administration (mais qui correspond à un motif sous-jacent récurrent surprenant et inattendu ou je vois Fleur Pellerin à chaque ligne), néo-spiritualisme (sauvons la planète) accompagné d’une dégénérescence spirituelle généralisée de l’occident ainsi que de la perversion par le constructivisme des idées et du langage en général. Pas nécessairement facile-facile à lire, mais en 130 pages, tout y est dit. Plus abordable que « The Road to Serfdom » de Hayek tout de même, mais dans une lignée similaire.

    La perspective décrite de manière très apaisée en 1927 par l’auteur de ce qui nous attend, est désespérante. Pas de catastrophisme, ni de fin du monde cependant…

    Je sais qu’on ne doit pas faire la pub dans ces colonnes, mais bon, ce bouquin écrit il y a 85 ans est édifiant. Ce d’autant plus qu’il a été rédigé par la personne la plus inattendue en la matière et qui est en fait semble-t-il le plus grand penseur et ésotériste français contemporain. Il a su voir avant tous la direction prise et les effets qu’elle induisait. Je veux bien connaitre votre avis à l’occasion.

    René Guénon, La Crise du monde moderne, Paris, Bossard, 1927
    nombreuses rééditions, dont Gallimard, Paris. ISBN 2-07-023005-8

    1. gem

      J’ai bien peur que ça ne soit pas très original. Il n’y a que dans les mythes qu’il est possible d’imaginer
      * des gouvernants humbles et impliqués
      * des cercles du pouvoir et une administration compétents et au service du peuple
      * un rationalisme réel (ne virant pas à une pseudo-spiritualité type « déesse raison », mais compatible avec toute spiritualité)
      * le respect du langage et des traditions, sans recherche de les reconstruire en fonction de nos intérêts

      Marc-Aurèle, l’original, l’avait sans doute déjà dit

      1. gem

        ceci dit sans critiquer la référence (que je n’ai pas lu) : certaines évidences restent hélas d’actualité et il n’est jamais mauvais de les rappeler ou d’en trouver de vieilles traces

      2. Calvin

        En même temps, on peut avoir (et on a eu) :
        – des gouvernants certes hautains mais respectant le bas peuple,
        – des élus ambitieux mais ayant des compétences,
        – des candidats féroces mais respectant la légalité…
        Je me demande si même ça, on ne l’a plus…

  18. ANT1

    C’est toujours la meme chose qui m’etonne: des gens avec des parcours academiques pourtant impressionnants se revelent incompetents une fois en politique?
    Ils ont l’intelligence mais il leur manque quand meme quelque chose…

  19. berdol

    Gallon : e gallon (symbole : gal) est une unité de volume anglo-saxonne, utilisée pour mesurer les liquides ne faisant pas partie du système international d’unités.
    Galon :Un galon est une bande de tissu d’or, d’argent, de soie, de fil, de laine, etc., qui a plus de corps qu’un simple ruban, et que l’on met au bord ou sur les coutures des vêtements, des meubles, etc., soit pour les empêcher de s’effiler, soit pour servir d’ornement.

    1. LMAE

      Avant de poster j’ai cherché dans la page si quelqu’un avait mentionné l’erreur… et chrome m’a dit « 0 occurences » de « gallon »… c’était sans compter l’utilisation de majuscule!

      Berdol m’a tuer.

  20. Pascale

    HS mais ça fait froid dans le dos :

    «  » »a ministre a souligné qu’il s’agira d’abord de « mobiliser l’ensemble des terrains constructibles disponibles ».

    S’agissant du foncier privé, elle a annoncé « une fiscalité spécifique qui permettra de lutter contre la rétention foncière ». » » » En parlant de Duflot dans l’article suivant :http://www.boursorama.com/actualites/logement-duflot-promet-des-lois-plus-justes-et-plus-efficaces-3261d4464b301e1cd03b49e8937c930c

    1. Aristarque

      Pas de panique ! Du simple bla-bla à usage des gogos! Voici pourquoi :
      Même dans sa période « constructiviste forcenée » des années 60 et 70, la France n’a jamais réussi à produire 500.000 logements neufs par an.
      En 1972, on a frôlé les 500.000 permis de construire parce qu’il y avait des modifs juridiques sur les dossiers de permis à partir de 1973.
      Elle tournait autour d’une moyenne de 400/420.000 lgts par an.
      Vint François 1er RF5 qui par son action avisée, fît chuter le niveau à la moitié (pour être charitable)…

      Depuis, quantité d’entreprises du bâtiment de taille suffisante pour construire des immeubles à la queue leu leu ont disparu du paysage économique en ne laissant que de très grands groupes et des TPE pour l’essentiel….

      Pour réaliser autant de logements, il faut donc parallèlement reconstruire des entreprises du BTP de moyenne taille et trouver le personnel ad hoc…

      Quelques travers français à résoudre :
      L’amour des travaux manuels constamment promu par l’Ed Nat…
      L’enthousiasme débordant des ados pour cette catégorie d’emplois que vous rapporteront, la voix vibrante d’émotion, les profs des LEP qui n’en reviennent pas quand ils ont trois gus/20-25 qui travaillent normalement en classe…
      Ferveur soutenue par les employés de Paulemploi quand ils évoquent les offres d’emploi du BTP si facilement pourvues (ils doivent faire le tri parmi la quarantaine de postulants par annonce)
      Le manque de qualification des personnels du BTP, sauf au stade basique de manoeuvre
      L’entrée dans le monde des seniors dès 45 ans (c’est vrai pour les maçons, du moins ceux qui ont véritablement turbiné, beaucoup moins pour les électriciens mais que voulez-vous, le dogme de l’égalité à tout crin…

      Pensez-vous que cela puisse aussi se faire, les doigts dans le nez, en parlant de gratuité du foncier pour les HLM, de pénalisation fiscale de détenteurs/rétenteurs de terrains à bâtir et autres punitions que le grand Socialisme Libérateur des Masses Populaires a le génie constant d’inventer?

      Quant à la ministre géographe patentée à l’hémisphère cérébral sud japonais, qui ne paraît déjà pas compétente dans le cher objet de ses amours estudiatines, est-ce bien à elle de tant promettre.

      Ayons une pensée pour Dalida qui chantait très bien cela en d’autres temps que les moins de 20 ans (suite connue des 2×20 ans…)

      1. Calvin

        Commentaire intéressant que j’avais raté.
        Cela me rappelle l’énarque qui ayant constaté une baisse de la production laitière pour cause de quotas antérieurs, avait décrété que l’année prochaine, « on » pourrait produire plus de lait.
        Sauf que le « on », c’était pas lui, c’était pas vous, c’était des vaches. Et le cheptel de vaches laitières était alors limité.
        Il fallait d’abord reconstituer les troupeaux…

        En 2012, c’est pareil !
        Yapa assez de logements ?
        Yaka construire !

  21. simple citoyen

    Si je ne me trompe pas, cette dame était bien responsable du pôle société et économie numérique du candidat Hollande, non? C’est donc qu’elle est plus que supposée maîtriser le sujet, puisqu’il s’agissait de son faire-valoir… Donc non seulement elle n’a pas bossé depuis qu’elle est en place, mais elle a probablement intrigué pour obtenir très précisément ce poste. Gageons donc effectivement que sa compétence est ailleurs et que nous allons assister à plein de petites naissances de choses rigolotes destinées à nous pourrir la vie tout en arosant substantiellement les copains et ramenant de l’argent dans les caisses.

  22. Alex6

    C’est ce qui arrive logiquement quand on ne prend pas les bonnes decisions; faire disparaitre 80% des ministeres et de sa clique de parasites, eliminer un ou deux etages du mille-feuille (regional, departemental, faites vos choix), stopper toutes subventions aux associations, aux syndicats et aux entreprises, privatiser massivement tout ce qui peut l’etre.
    Pour faire cela, il faut des politiques competents (oxymore inside) et donc exit les rigolos comme la minustre sus-nommee, on pointe a pole emploi comme tout le monde.

    Sinon, on peut continuer a faire dans l’etatisme debride et attendre le mur patiemment. En attendant, il est vrai que l’on se marre bien.

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