Attali fait du sport et se pète un klaxibulle

Parfois, lorsque la période est favorable au farniente et à la détente, on n’a pas envie de trop travailler. Il devient alors nécessaire de ressortir de sa naphtaline l’un ou l’autre vieux penseur / piposophe / auteur / politicien / économiste / capilliculteur biocosméticien que seule la France sait produire avec fougue. Puis, moyennant quelques passages médiatiques évidents lorsqu’on sait comment notre presse fonctionne, voilà le bastringue relancé pour une séance d’abdominaux et de zygomatiques à pas cher.

Et force est de constater que cela faisait un moment qu’on n’avait plus entendu le brave Attali le Zéro. Attali, c’est un peu le Troll des Vieux, qui sait immédiatement conférer ce petit parfum de désuet à tous les sujets qu’il aborde avec sa faconde de cuistre éhonté. C’est aussi un excellent client de ce blog qui, régulièrement, trouve dans ce personnage ridicule de la Cinquième République du Citoyen Qui Pense une cible idéale des moqueries les plus méritées.

Cette fois-ci, c’est de façon complètement fortuite que je suis tombé sur l’une de ses hilarantes productions par le truchement d’une interview pieusement relatée dans l’Express, dans laquelle le maître pliant répond à quelques fines questions d’un think-tank sur le sport, les Jeux Olympiques, la citoyenneté et les transhumains, dans le désordre. Comme d’habitude, l’article résultant n’a pas été relu (il y a donc quelques photes d’ortografe), et les réponses, brut de décoffrage, permettent à nouveau de repartir dans les espaces intersidérants dans lesquelles veaux, vaches et petits cochons dansent une farandole joyeuse sur des poncifs rigolos, dans la décontraction qui sied à tout ce qui fait un What The Fuck puissamment bétonné. Pas de doute, la presse, encore une fois, nous offre ici, en plus de quelques productions séminales d’un Attali sans complexe, une de ces Pignouferies que le Monde relaie parfois.

Le but de l’interview est donc, ouvertement, d’agacer le lecteur avec des considérations fumeuses, et de titiller le piposophe avec un sujet sur lequel il n’avait pas encore pu donner toute la mesure de sa puissance intellectuelle (car Bac + 8 + ENA + X, c’est ça, la vraie puissance intellectuelle). On commence donc directement avec du lourd en lui demandant ce que peut bien apporter au monde un événement comme les Jeux Olympiques.

L’homme de la rue, confronté à une telle question et au lieu de passer son chemin comme l’explique le syndrome du gros micro mou, répondrait probablement « des médailles » (pour la version la plus basique), « des athlètes qui tentent de se dépasser » (dans une version un peu plus élaborée), « un spectacle sportif » (dans la catégorie évidente) voire « une opportunité commerciale pour faire connaître des disciplines, et pour les sponsors, de s’afficher » lorsque l’homme de la rue s’improvise économiste. Mais Jacques n’est pas basique. Il ne fait pas dans l’évident. Il est bien au-delà de l’élaboré. L’économie, il se la déloge des molaires avec un petit cure-dent pointu après chaque petit déjeuner ! Jacques, il a eu l’oreille des présidents et depuis, il tutoie l’univers et il lui arrive même de boire un petit sherry en sa compagnie, dans le club feutré aux lumières tamisées dans lequel ils se rencontrent pour papoter de choses vraiment de sa dimension, le samedi après-midi.

Alors quoi bon merde, Attali, il envoie du steak, sans ménagement :

« Le message que les Jeux Olympiques véhiculent est celui d’une mondialisation qui peut réussir. »

Parce que les avions qui voyagent tous les jours à l’autre bout du monde, les paquebots qui transportent des biens et des matières premières sur les cinq océans, ça, ce n’est pas la mondialisation qui réussit. Internet, le système GPS, la téléphonie cellulaire, ce n’est pas la mondialisation qui réussit. L’effondrement des mortalités infantiles partout dans le monde, le nombre de pauvres qui diminue sans cesse, les maladies combattues avec succès, ce ne sont pas des exemples de mondialisation qui réussit.

En revanche, une dizaine de milliers de types qui se rencontrent pour déterminer qui va nager le plus joliment, sauter le plus loin ou courir le plus vite, ça, ce n’est pas un immense concours de quéquettes mais bien « une mondialisation qui peut réussir ». Et on insistera doucement sur le « qui peut », parce que le concours peut aussi rater. D’ailleurs Jacques le remarque tout de suite et nous en fait part :

« je m’inquiète parfois quand je vois que, dans chaque pays, les retransmissions des Jeux Olympiques ne parlent que des athlètes nationaux. C’est mauvais signe. »

Attali, plein de bonnes idéesEt flute et zut et cornegidouille, voilà-t-y pas que les Français parlent des Français et pas des Serbes, que les Américains se focalisent bêtement sur leur équipe et que les Allemands oublient de s’attarder sur les Tchèques. Jacques doit avoir souvent besoin d’un câlin, devant tout cet anti-mondialisme retors, tiens. Bon, le fait que le temps d’antenne soit obligatoirement limité et que les Français désirent d’abord et avant tout savoir ce qui advient des athlètes français ne rentre pas en ligne de compte. Le fait que les gens sont connement attachés à leurs particularismes locaux montre à quel point le rêve humide des universalistes absolutistes nécessitera un profond travail de retroingeniering de folie sur l’humain…

Et à propos de bidouillage génétique et d’amélioration de race humaine pour une meilleure adhérence aux concepts stato-uniformistes, la question suivante permet d’introduire un magnifique nuage de concepts qui permet au système limbique d’Attali d’approcher d’un petit orgasme ; le think-tank sportif demande en effet au mégapenseur de l’infiniment petit son avis sur les modèles proposés par les JO. Immédiatement, en l’espace d’une vingtaine de mots, on passe d’une considération générale sur l’excellence prônée par les Jeux à celle des transhumains qui trottinent main dans la main avec des handicapés dopés à la technologie pour terminer, dans le même souffle, sur l’évidente question de la moralité, la réussite au travail par l’effort et la transformation du sport en spectacle. On est dans la quintessence du concentré d’huile substantielle de condensé d’arôme de n’importe quoi très serré.

lagaffe et son café

Attali ponctue son effort surhumain de concentration ultime par une question, lâchée comme un petit prout discret entre deux envolées lyriques :

« Reste la façon dont cette moralité va peut-être progressivement être abîmée par la transformation du sport en spectacle puisqu’on voit de plus en plus d’athlètes hors normes. « 

Bien sûr, il y a un bonus si on comprend quelque chose, mais on ne peut s’empêcher de s’interroger : comment un penseur comme Attali a-t-il pu ne pas remarquer que le sport se transformait en spectacle depuis, environ, 50 ans, avec une nette accélération depuis 20 ans ? Parce que bon, certes, les choses vont vite, mais en vingt années, le Jacques aurait pu noter que les sponsors se faisaient plus présents, que les athlètes, plus très amateurs, étaient devenus assez professionnels et gagnaient des fortunes pour trotter en moule-burnes fluos… Quant au lien entre cette tendance et la moralité, on se perd en conjectures.

Heureusement, le troisième paragraphe, en réponse à la question suivante sur la citoyenneté que le sport permet d’injecter à grosses doses dans le PAF et ailleurs, permet d’oublier bien vite le gloubiboulga précédent et d’aborder une jolie brochette de nouveaux concepts acidulés. On tripote même le grandiose avec des petits doigts boudinés puisque notre hôte explique ainsi son point de vue :

« Le sport est la condition même de la santé, de la maîtrise des dépenses de santé et c’est un paramètre essentiel de notre vie sans lequel l’humanité est condamnée à disparaître faute d’engourdissement et d’obésité. »

Il faut un talent certain pour, dans une même réponse à l’interrogation de la citoyenneté dans le sport (ne me demandez pas ce que ça veut dire, je n’y peux rien, ce n’est pas moi qui pose ces questions), arriver à caser une petite remarque discrète sur la sécurité sociale, la façon dont on doit mener sa vie, le futur de l’humanité et l’épidémie d’obésité qui semblerait la toucher. On comprend l’idée simple de Jacques : ne pas faire de sport, c’est se ramollir, c’est grossir bêtement, c’est coûter plus cher à la collectivité et si tout le monde fait ça, on va tous terminer comme les grosses limaces de Wall-E. Dans la bouche d’un énarque / piposophe / économiste, évidemment, ça donne un peu autre chose, mais l’esprit est le même. Que Jakatali s’exprime sur un sujet qu’il maîtrise manifestement très très mal (le lien entre l’obésité et la non-pratique sportive étant pour le moins ténu, au contraire de problèmes plus profonds liés à la génétique, la nourriture industrielle et l’endocrinologie) ne doit pas surprendre : lorsqu’on est arrivé au pinacle de la réflexion en France, aucun domaine, aucune fatuité, aucune cuistrerie n’est impensable, tout se tente, tout se discute.

La conclusion, en forme d’uppercut final dans la mauvaise graisse jaune du ventre d’un quinquagénaire trop peu sportif, justement, arrive à temps pour ponctuer l’interview : « Il n’y a pas de respect de soi sans pratique du sport » ; autrement dit, ceux qui trouvent mieux à faire que trotter, courir, pédaler, sauter, nager, bondir, et s’exciter à droite ou à gauche sont des minables auto-destructeurs. Même si je ne pense pas que la branlette intellectuelle soit à proprement parler un sport, dans le cas du bon Jacques, la puissance de l’éjaculat piposophique lui permet de prétendre à une médaille.

On pourrait se demander ce qui me prend de cogner sur le pauvre Jacques, débris rigolo et vieillissant d’un monde depuis longtemps révolu. A l’instar d’un Séguéla qui n’amuse plus personne et rappelle des années déjà sépia, il ressasse ses bêtises porté par une gloire passée que les journaux sont trop content d’entretenir pour avoir de l’interview à pas cher. Mais il ne faut pas se leurrer : même un vieux beau comme lui dispose d’une capacité de nuisance importante. Relayé par des médias bien trop complaisants, il est écouté, le bougre !

Et lorsqu’on décortique ce qu’il raconte, on retrouve les recettes habituelles des collectivistes qui savent mieux que vous ce qui est bon pour tous. Et que voilà du bon gros mondialisme, et pas dans son expression de la liberté mais bien dans une espèce d’unification aplatissant tout sur son passage ; aucune tête ne doit dépasser ! Et que voilà du désir impérieux d’un universalisme imposé, ici par la persuasion et le côté sympathique & guimauve, feu d’artifice en début et en fin de spectacle, mais au besoin, par les armes et la dictature (on se rappelle que le bonhomme proposait d’envoyer, de force, des experts aux Japonais pour éteindre Fukushima, trop cons qu’ils étaient pour le faire eux-même).

Et puis, n’oublions pas que le sport, c’est le moyen le plus simple d’amener des groupes de jeunes à faire, tous ensemble, les mêmes choses, à les répéter tous en groupe jusqu’à ce que tous se meuvent d’un même élan. Après tout, marcher tous en cœur au pas de l’oie, c’est aussi du sport. J’exagère ? Allons ! Le sport a toujours pris une place importante dans tous les régimes étatiques, qu’ils fussent de l’internationale socialiste ou du national-socialisme. Le sport, dans la vision universaliste d’un Jacques Attali, c’est un bon moyen pour faire perdre au citoyen de son individualité au profit du groupe. Et puis, il est clair qu’il n’y a pas besoin de pousser beaucoup les gens dans cette tendance : il est toujours plus facile de se laisser porter par le groupe, débrancher son cerveau et faire ce qu’on nous dit de faire, plutôt que penser et agir par soi-même, avec d’une part le risque d’échec et surtout, le risque de singularisation.

Que le sport permette pour certains de se sentir bien, d’entretenir sa santé, voire de s’insérer dans un groupe de gens qui, pendant une saison ou plus, partagent un même plaisir à faire des efforts collectifs, c’est une évidence. Mais qu’on en arrive à sortir, comme le Jacques, qu’il n’y a pas de respect de soi sans pratique du sport, ou, aussi idiot, que « Quiconque n’a pas fait de sport ne peut pas estimer qu’il a une formation complète. », il y a bien plus qu’un pas que seuls les idiots franchissent sans sourciller.

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Commentaires105

      1. oli71

        Etant moi-même un fan d’Attali, je vous recommande à tous la lecture d’une interview hilarante du bonhomme faite par Le Point dans le cadre d’un sujet sur les surdoués.

        http://www.lepoint.fr/societe/la-dure-vie-des-surdoues-25-09-2008-277079_23.php

        L’interview est tout en bas de la page. je ne résiste pas à la tentation de reproduire la dernière question:

        « Vous avez déclaré un jour vouloir faire de votre vie une oeuvre d’art. Est-ce lié à votre statut de surdoué ?

        Je pense que toute personne humaine doit avoir cette préoccupation. Mais je considère que j’ai un devoir par rapport à ce don particulier, qui m’oblige de trois manières : en me rendant utile aux autres, en recherchant la perfection esthétique et en laissant une trace comme l’oeuvre d’art peut en laisser une. Mais avec, en toute occasion, une obsession personnelle : éviter toute dimension narcissique ».

        Je m’en lasse pas….

        1. fred972

          Pour le coup je ne vois pas où est le problème. C’est un fonctionnement normal pour un zèbre. Cela dit, ce qui me fait réellement douter, c’est le statut de major de promo, c’est tellement rare pour un zèbre que ça en devient l’indice d’un fonctionnement séquentiel, profil « brillant bosseur » , n’était le côté « voir la solution intuitivement uniquement quand je cesse de raisonner afin de penser à autre chose » , et puis j’ai vu des zèbres croire à la responsabilité humaine dans le changement climatique, gober les conneries socialistes, ou encore, au lieu de se mettre à la place de la victime première (au sens chronologique) prendre fait et cause pour un vandale (certes, un enfant, mais le propriétaire l’ignorait) contre le propriétaire vandalisé à de multiples reprises et abandonné par les forces du désordre, a fortiori l’injustice d’état, au point qu’il avait fini par faire le boulot lui-même, avec une forte dose d’amateurisme. Dans ce domaine, je crois que l’éducation, familliale d’abord, puis dispensée par l’enseignement inférieur français, et l’expérience personnelle, jouent autant que les capacités. De même je le crois quand il parle d’éviter toute dimension narcissique, même si cela peut sembler incompatible avec le besoin de briller inhérent à ce mode de cognition pour ceux qui ne le connaissent pas, ou alors très mal, et je me garderais bien de le juger. Pour revenir au sujet initial du billet, j’estime qu’il s’est manifestement aventuré dans un domaine qu’il ne maîtrise pas au lieu d’admettre ses limites, et je l’associe bien plus à la naïveté des zèbres qu’à une volonté délibérée. Dans ce cas la varitable faute incombe selon moi au « journaliste » qui interroge une personne n’ayant manifestement rien à voir avec le sujet, ce qui peut se concevoir à condition d’avoir une discussion ne serait-ce que légèrement argumentée au lieu de s’en tenir aux poncifs habituels… Idem Sarkozy, je l’ai toujours considéré comme un connard, non pour ses capacités mais pour sa méthode : il a essayé de « faire passer la pilule en douceur » afin d’être accepté, au lieu d’assumer sa position. Dépendance affective, encore et toujours. Hollande, en revanche… Nan, à ce stade quel que soit son fonctionnement cérébral c’est un crétin tout court!

  1. dede

    « il est toujours plus facile de se laisser porter par le groupe, débrancher son cerveau et faire ce qu’on nous dit de faire »
    C’est bien ce que j’aurais repondu au gros micro mou : « Panem et Circenses », nous avons grace aux JO le deuxieme element de LA solution politique universelle de notre ere. Ou en un autre terme regulierement choisi par notre hote : les JO, c’est des bisous.

  2. Le Gnome

    Pff, Churchill, qui attribuait sa longévité à l’absence de pratique de tout sport, n’avait donc pas une formation complète. Il n’a pas rajouté le cigare et le whisky, c’est bien dommage.

    Je me doutais bien que certaines athlètes qui participent en moule-burnes fluo ne me semblaient pas très féminines.

    Le sport est le dernier refuge du nationalisme qui est encore avouable. Tour le reste est un crime contre le vivre ensemble.

        1. Jesrad

          Uniquement l’eau gazeuse (Badoit, de mémoire), et pas de dessert, effectivement, car je reproduisais l’expérience de de Tom Naughton, qui limitait volontairement les glucides. Ce n’est pas un exploit, c’est scientifique ;)

    1. Pythéas

      Petit rectificatif ; la citation exacte de Churchill, à la question d’un journaliste sur le secret de sa longévité :
      « Whisky, cigars and low sports ».
      En voilà un que le syndrome du Gros Micro Mou n’aurait jamais touché !
      Churchill était excellent nageur et redoutable cavalier, mais piètre golfeur. D’où ses nombreuses citations pleines d’enthousiasme sur les chevaux :
      “There is something about the outside of a horse that is good for the inside of a man.” ; « No hour of life is wasted that is spent in the saddle. »
      mais pleine d’amertume sur le golf : « “Golf is a game whose aim is to hit a very small ball into an even smaller hole, with weapons singularly ill-designed for the purpose.”

      Ayant été absolument fasciné par celui qui fut LE grand homme du XXème siècle, je ne saurais que trop vous recommander la lecture de sa biographie par F. de Kersaudy : http://www.amazon.fr/Winston-Churchill-Le-pouvoir-limagination/dp/2847345833/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1343909348&sr=8-1
      et son autobiographie sur son enfance : http://www.amazon.fr/Mes-jeunes-ann%C3%A9es-Winston-Churchill/dp/2847344772/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1343909433&sr=1-1

      Voilà un homme qui n’hésita pas à changer de parti politique pour rester fidèle à ses convictions, des conservateurs vers les libéraux quand les premiers instaurèrent des mesures protectionnistes dans les années 30, humhum – tout lien avec des événements actuels étant purement fortuit.

  3. Aurélien

    «l’humanité est condamnée à disparaître faute d’engourdissement et d’obésité. »

    « Faute de » ça signifie bien « par manque de « , non?

    Donc pour sauver l’humanité, tous chez McDo et cette nuit, n’oubliez pas de dormir sur un bras!

    Merci Jacquot.

  4. Paulo

    « Des paquebots qui transportent des biens et des matières premières sur les cinq océans » ? Ce serait pas plutôt les CARGOS et autres porte-conteneurs qui font ça, les paquebots transportant de préférence des passagers (avec leurs bagages, il est vrai) ? Ca même Attali devrait le savoir ! Sans rancune…

    1. bismarck

      Les paquebots font les deux, ils transportent du fret et des passagers mais c’est vrai qu’on en trouve plus beaucoup ces derniers temps.

      En remontant plus loin en arrière, le fret et les humains se confondaient, on appelait cela du bois d’ébène ou du « coke en stock » pour les fans de Tintin.

  5. Pere Collateur

    Mouais bof.

    Je suppose que vous avez une espèce de vieille affection pour le Jakatali et que c’est ca qui vous pousse à en parler alors que ca ne mérite même pas un pet de mouche dans un mouchoir de poche…
    Tout comme les médias mainstream, vous aussi avez vos bon clients ;)

    Evidemment, comme vous le faites bien remarquer, le fait qu’il soit écouté le rend très dangereux. Si il se contentait de blablater dans le désert, on ne s’en porterait que mieux.

    Néamoins, il y a ces derniers temps un truc dans le profil de ce genre de type qui me frappe de plus en plus:

    Ils ont tous des formations béton. Par exemple le Jakatali c’est du X+ENA.
    J’ai vu que NKM est une X aussi.
    Vauquier a aussi un pédigré monstrueux.
    Je n’ai plus les autres exemples en tête, mais on a une forte concentration de diplomes que je sais tres difficile à obtenir, puisque moi même j’y suis passé, et que la deuxieme année math sup M’, condition nécessaire pour accéder à l’X, était hors de ma portée.

    Ayant tout de même fréquenté pas mal de gens intelligents durant ces années là, je ne me souviens pas de types aussi superficiels, incultes, vides et disons le, franchement stupides.
    Vraiment, je ne comprend pas comment on peut d’un coté être diplomé de l’X (et parfois être major de promo) et finir par débiter des conneries de ce niveau que meme le quidam moyen ne se permettrait pas…

    1. Jesrad

      Comment est-ce possible ? Très simplement: ce sont des narcissiques, tout leur être les pousse à redoubler d’efforts pour paraître, c’est pour ça qu’ils alignent des formations prestigieuses comme autant de médailles en chocolat. C’est un peu le syndrome de l’imbécile qui regarde le doigt, mais en mode « compétition à mort ». Une fois imbus d’eux-même, c’est-à-dire une fois parvenus à un poste d’élu ou de conseiller oint par la Pressunanime, ils ne se sentent plus, et alignent des prouts comme Attali ci-dessus.

      « je m’inquiète parfois quand je vois que, dans chaque pays, les retransmissions des Jeux Olympiques ne parlent que des athlètes nationaux. C’est mauvais signe. »

      Je m’étais fait la même réflexion en voyant (par accident) le journal TV de RanceTV expédier les exploits du jour en ne parlant que des sportifs français (en 2 minutes chrono), du coup on sait qu’un français a eu un médaille de bronze, mais on ne sait pas qui a eu celle d’or et d’argent – voire non plus dans quelle discipline, pressés qu’ils sont.

      Et puis j’ai repris du fromage, puisqu’aucun journaliste n’était venu me déranger avec son gros micro mou.

    2. eheime

      Je suis d’accord.
      Pour avoir croisé également quelques « pédigrés », il est très clair que je n’en ai jamais vu d’idiots au sens propre.
      Ce sont des gens souvent surprenants par leur puissance de raisonnement (suis-je suffisamment intelligent pour pouvoir en juger ?).
      Mais j’ai pu remarquer que certains d’entre eux vous le font savoir et de ce fait sont très imbus d’eux-mêmes.
      Et j’ai toujours pensé que l’égo est quelque chose qui vous empeche d’atteindre vos objectifs car en réalité vous vous fixez un objectif primaire plus important : satisfaire votre égo. Quelqu’un de peu malin mais consacré à sa tache parvient souvent à faire aussi bien sinon mieux qu’un autre intelligent en dilétente.
      Je ne vois donc pas de contradiction à ce qu’une personne brillante échoue là ou une autre commune réussirait.
      C’est un peu comme face à un gars fort de sa personne : avec du temps et un peu de technique, on parvient à faire le même boulot.
      C’est pour ça que même si l’on est un peu simplet, il ne faut jamais s’en laisser compter sans comprendre un minimum. Un résultat ne se présume pas, il s’obtient.

      1. eheime

        Plus globalement, dans la vie, les claques rendent modeste. Quelqu’un qui a tout réussi et qui réussit plus facilement encore grâce à la confiance en soi ainsi acquise, pourra facilement perdre contact avec la réalité. Je crois que c’est ce qui est arrivé au « pauvre » Attali

    3. Aurélien

      Le problème – ce qui les fait passer pour des abrutis auprès de ceux aptes à prendre 10 mm de recul – ce n’est pas leur intelligence, mais leur agenda. Ils disent des conneries non pas parce qu’ils les croient, mais parce qu’ils veulent qu’on les croient.

    4. scaletrans

      Cette nullité, je l’ai souvent remarquée, et cela n’a pas été sans provoquer, chez un autodidacte comme moi, un étonnement sans bornes.

    5. Questionnement

      Je suis d’accord pour dire qu’Attali n’est pas aussi idiot qu’il le montre.

      Par contre qu’il défende son steak quitte à raconter des âneries pour le justifier est tout à fait possible.

      Une preuve, dans ce reportage où il est particulièrement méprisant à défendre sa boite de microcrédit qui se transforme en crédit à la consommation(intérêt de 30%!):

      http://www.dailymotion.com/video/x9afce_banquier-des-pauvres-2-2-envoye-spe_news&start=160

  6. H.

    « Le blabla de Jakatali: de la branlette intellectuelle produisant un puissant éjaculat piposophique. »
    J’aime pas, j’adore !

    1. Lib

      Selon les estimations, le coût de ces jeux représente entre 10 et 30 milliards d’euros.

      Si on suit le raisonnement de cette moule, avec ce que coûtent les dépenses publiques françaises (1000 milliards), on aurait pu donner les moyens de travailler durablement à entre 120 et 400 millions de personnes.

    2. Jesrad

      Tiens tiens… et il ne s’est pas demandé combien de gens ça ferait bosser en France, si on arrêtait de gaver d’argent des autres nos 600 000 élus ?

    3. Pascale

      Et ce c.n ne s’est pas demandé combien de gens avaient travaillé dans le monde, justement, grâce à ces JO ? Il n’a pas réalisé le nombre de journalistes, de techniciens etc, qui s’étaient déplacés à Londres ou bien travaillaient dans leur pays ?

  7. Brice

    Au sujet des JO, voici un article remarquable d’Alain Cohen-Dumouchel :
    http://www.contrepoints.org/2012/08/02/92453-moins-de-pain-mais-toujours-des-jeux

    Rien de pire que que de voir en boucle dans les médias cet « immense concours de quéquettes », alors que l’actualité exigerait des analyses et des débats approfondis sur l’économie européenne et mondiale. Cela reflète sans doute l’état d’esprit du commun des français, pour la plus grande satisfaction de Normal Ier qui y fait le guignol mégalo pour féliciter « nos » nageurs. Pauvre France…

  8. Calvin

    Me manquait le Jakatali décodé par H16 !
    c’est bien, c’est un sujet d’été léger, et insidieusement dangereux pour plus tard.
    Pourquoi dangereux ?
    Il y a un mois, la cause était entendue : la GB s’était endettée pour ces jeux, et beaucoup, en France, remerciaient les jurés de ne pas avoir choisi Paris.
    Et puis… Et puis, il y a eu la cérémonie d’ouverture, avec une Reine « sautant en parachute » et d’autres trucs pas trop mal faits.
    Du coup, ce que notre pays compte d’artistes, de designers, de concepteurs que le monde nous envie sont en train de se mettre sur les starting-blocks pour Paris 2024.
    La dette, les déficits ? Oubliés !!
    Mieux, en s’endettant, on va faire reculer le chômage (DJ Attali feat. Krugman) !!
    C’est reparti pour un long tunnel, où la France va privilégier le paraître, le clinquant, le coûteux.
    De sport, il n’en est pas question, de rigueur et d’économie non plus.
    Le problème, c’est que la future ville des JO 2024 devrait se décider en 2014 (merci d’infirmer), que la France ne sera peut-être pas encore en faillite, et que cela rendra une candidature faisable mais dangereuse…
    Une sorte de 2004 grec ??

    1. H.

      Je crois me souvenir avoir lu quelque part que la ville pour 2020 serait choisie en septembre 13…???
      On pourrait s’attendre à une décision concernant 2024 en 2017.
      Mais d’ici là….

      1. Calvin

        Ah ok, ça doit être ça.
        Et tout dépend du vainqueur. Si c’est Madrid (lol), ça ne pourra pas être Paris en 2024.
        Mais si c’est Tokyo ou Istanbul, Paris a malheureusement ses chances…
        Espérons que la Réalité cueille nos apprentis sorciers avant…

        1. H.

          Si c’est Madrid, triple lol ! Mais ça m’étonnerait, il y a eu Barcelone trop récemment.
          La Réalité les a déjà cueillis mais ils ne la voient pas, ils ont de la merde dans les yeux… Ou ils ne veulent pas la voir parce qu’elle n’est pas bisou du tout…

        2. Calvin

          @H.
          Ouais, mais Barcelone est en Catalogne, alors que Madrid est, heu, c’est une autre division territoriale (la sienne).
          Bien sûr que je n’y crois pas, sauf qu’il suffit qu’un Attali espagnol, pardon, un couillon calcule que ça fera baisser le chômage (quadruple lol) pour que des gens soutiennent sa candidature !

    2. max

      Les JO de la dette remportée par la Grèce :

      Une aberration au regard du budget dépensé: de 4,6 milliards d’euros prévus au départ, il est serait passé, selon les chiffres officiels, à 11,2 milliards. Selon des estimations indépendantes, il serait en fait grimpé à 20 milliards d’euros.

      http://www.slate.fr/economie/60043/jo-2004-athenes-ruine-grece

      Le sport de compétition bon pour la santé ? Le dopage, les claquages de muscles, les articulation déglinguées, les fractures d’os en tous genres, les entorses…

  9. Calvin

    Une remarque sur la formule « Il n’y a pas de respect de soi sans pratique du sport » de notre sérénissime sénile.
    Cette même phrase était déjà utilisée dans les années 80, mais cette fois pour fustiger les américains.
    Oui, ces abrutis qui se détournaient de l’Etat pour se complaire dans l’amour de leur petite personne, avec la naissance du jogging de masse, des émissions d’aérobic, du boom des salles de sports, etc…

    Mais je vous rassure, dans l’esprit du brouillon bouillonnant, il s’agit du respect de soi dans un groupe constitué : la Nation !!

    1. Taisson

      Pour une fois, Calvin, je ne te suis pas dans ta conclusion , parce que parmi tout ce que cet olibrius déteste, si quelque chose l’emporte, c’est bien l’idée de Nation!!
      Mais, il faut dire que l’animal n’en est pas à une contradiction près !!

      1. Calvin

        Taisson, je vois ce que tu veux dire, puisque tu entends Nation au sens patriotique.
        Or, justement, la Nation a bien été ré-appropriée par nos socialistes officiels, en tant que :
        – pays Phare du Monde,
        – peuple Indivisible voulant des bisous,
        – Etat omniprésent (j’ai pas dit totalitaire ! pensé oui, mais pas dit), etc.

        La Gauche a changé ses codes (c’est donc cela le changement !?) :
        Désormais, elle défile de la République à la Nation !!!

  10. Jesrad

    « Et que voilà du désir impérieux d’un universalisme imposé, ici par la persuasion et le côté sympathique & guimauve, feu d’artifice en début et en fin de spectacle, mais au besoin, par les armes et la dictature (on se rappelle que le bonhomme proposait d’envoyer, de force, des experts aux Japonais pour éteindre Fukushima, trop cons qu’ils étaient pour le faire eux-même). »

    Ce doit être de son âge… J’ai (il y a longtemps) lu « Mon utopie » de son camarade piposophe Albert Jacquard, qui est tout aussi confit que lui. Tout y est dit dans les pages 81, 82 et 83, si jamais tu as l’occasion de feuilleter l’ouvrage (petit format, léger et écrit gros) dans une librairie (tout arrive), H., je te conseille la lecture de ces passages. Tu risques de te mordre une couille de rire ou de consternation (ou des deux).

  11. Pascale

    «  » »comment un penseur comme Attali a-t-il pu ne pas remarquer que le sport se transformait en spectacle depuis, environ, 50 ans, avec une nette accélération depuis 20 ans «  » »

    Il y a même plusieurs millénaires que c’est ainsi : les jeux du stade grecs et romains et les tournois au Moyen-Âge.

    1. Aristarque

      Autrefois, il fallait aller dans les stades, les arènes ou les cirques pour voir les sports, d’où un effort minimal à faire + coût de la place éventuellement…

      Avec la télé, le nombre d’heures de retransmission sportive est en croissance permanente, comprises dans le prix de la redevance et finit même par justifier des chaînes exclusivement dédiées…

  12. Calvin

    Au fait, H16, tu as oublié de dire : CPEF
    Ce Piposophe Est Félé

    (Coquille, j’ai détecté un  » trop cons qu’ils étaient pour le faire eux-mêmes)

    1. Aristarque

      Pliant, il est!
      Il sert obséquieusement chaque Grand Maître du moment sans états d’âme (ou il les cache bien) Mitterrand, Chirac, Sarkozy et Mimolette…

  13. jeu de parc

    au début je le trouvais rigolo mais force est de constater que c’est en réalité un véritable danger public ce mec

    « mais que fait la police ! » comme disent certains

  14. Jean

    Un peu tl;dr pour une fois, je reviens juste sur un truc :

    « Le fait que les gens sont connement attachés à leurs particularismes locaux »

    Ca n’a rien de con, c’est même parfaitement logique, et sans ça effectivement les JO (voire le sport) perdraient le seul petit intérêt qui leur reste.

    Du coup j’espère que vous vous incluez dans ce que vous appelez « les gens », car comme tout être humain vous y êtes soumis, que vous le vouliez ou non.

    1. Jean

      Bon je ne vois pas ce que ça change d’avoir lu ou non le reste de l’article (pour info j’ai dit « UN PEU trop long », pas « j’ai RIEN lu »). Pour vous faire plaisir je l’ai lu en entier, mais évidemment ça n’a rien changé puisque je réagissais sur une phrase qui hors contexte a exactement le même sens qu’à la lecture complète de l’article.

      De la part du premier kevin qui commente avec une belle fote en plein milieu ça ne m’étonnait pas trop, mais là h16 tu aurais pu faire un effort, au hasard essayer de… lire mon commentaire en entier (à moins qu’il soit trop difficile de dire « oui tu as peut-être raison ? »)

      D’autant plus que qu’il n’y avait rien de « critique » (ce n’est pas parce qu’on réagit à quelque chose qu’on est « critique » hein les gars, calmez-vous).

      Bref je reformule : Les « gens » sont naturellement plus intéressés par ce qui les concerne, c’est une évidence. Dire que quelqu’un s’intéresse « connement » aux athlètes de son pays est à peu près aussi con que de dire que l’on s’intéresse « connement » plus à la vie de son quartier qu’à celui d’une ville où on n’a jamais foutu les pieds.

      Je disais donc que :
      – Si les gens n’avaient pas ce « con » réflexe, les JO et le sport ne serviraient vraiment plus à rien, ce qui serait dommage parce qu’en l’état ils ne servent pas à grand chose.
      – Même l’auteur de l’article est soumis à ce « con » réflexe dans sa vie de tous les jours, qu’il le veuille ou non.

      Rien de plus!

      1. Calvin

        @Jean
        A mon humble avis, tu n’as pas perçu l’ironie du propos !

        Ce que H16 dit, c’est que notre abruti abouti découvre que les gens (pas lui, pas eux, mais les autres : le peuple) a des réflexes locaux voire nationaux.

        1. Calvin

          C’est moi que tu appelles « kévin » ??
          Parce que j’ai répondu avant toi sur l’ironie ?
          Fais gaffe, tartagueule à la récrée !!

        1. Jean

          Ha oui désolé c’est pour moi, cependant la phrase est un peu mal tournée et au scan la phrase est passée comme  » Le fait que les gens sont connement attachés à leurs particularismes locaux montre à quel point [ces gens la ont tort] » qui est une tournure habituelle chez toi (et « connement » prenait le sens de « habituellement »).

  15. Calvin

    Pour ceux qui ont le temps, je propose un petit jeu, autour de divagations probables de l’Attila des Uns et de l’Attali des Autres, en modifiant la phrase complètement farfelue, si ce n’est débile :
     » Le sport est la condition même de la santé, de la maîtrise des dépenses de santé et c’est un paramètre essentiel de notre vie sans lequel l’humanité est condamnée à disparaître faute d’engourdissement et d’obésité.  »
    Je propose :
     » Le syndicalisme est la condition même de la production industrielle, de la maîtrise du chômage et c’est un paramètre essentiel de notre vie sans lequel l’humanité est condamnée à disparaître faute de licenciements et de délocalisations.  »

    (déjà posté mais pas dans le bon billet)

    1. jeu de parc

      L’état fort est la condition même de la nation, de la maitrise de la finance apatride et c’est un paramètre essentiel de notre vie sans lequel la FRAONCE est condamnée à disparaitre faute de mondialisation et d’ultra-libéralisme.

      1. Mister B

        finance apatride ? jamais compris le concept ! tout financier, tout crediteur, tout debiteur a une patrie.

        mais zut je suis trop serieux …

    2. paf

      la tartine est la condition meme du petit dejeuner, de la maitrise des gargouillements stomachaux et c’est un parametre essentiel de notre vie sans lequel la journee est condamnee a disparaitre faute d’hipoglycemie et de mauvaise humeur

    3. Aurélien

      Le bon sens est la condition même de l’économie, de la maîtrise des dépenses de l’Etat et c’est un paramètre essentiel de notre vie sans lequel l’humanité est condamnée à disparaître faute d’emprunts et d’impôts.

    4. Aurélien

      Le pétage de klaxibule est la condition même de la pignouferie de presse, de la maîtrise du gros micro mou et c’est un paramètre essentiel de notre vie sans lequel l’humanité est condamnée à disparaître faute de réflexion et d’intelligence.
      (spéciale dédicace au taulier)

      1. Calvin

        Ah ouais !!
        On croirait vraiment à une chimère Attali-H16.
        Ce genre d’animal ne pourrait exister sauf sous une forme de schizophrénie féroce et ne devrait pas survivre 15 min d’une discussion avec elle-même !!

  16. gnarf

    Quand-meme, il y a des journalistes sportifs francais qui couvrent d’une facon deplorable les epreuves olympiques, ecorchant systematiquement tous les noms des athletes non francais, quand ils ne les ignorent pas tout simplement, et nous font comprendre a demi-mot que ca ne sert a rien de dire le nom d’un athlete Coreen ou Russe.

    C’est meme assez comique, le cote « le concurrent francais est elimine, je casse du sucre sur le dos du gagnant et rends l’antenne ». C’est un peu partout la meme-chose, mais a divers degres.

    1. gnarf

      Un journaliste radio, qui ignorait le nom d’un athlete Chinois, s’en est sorti en disant « oui mais c’est un athlete obscur qui n’a jamais rien fait de remarquable ». Warf dans ta tronche le Chinois.

  17. BA

    Jeudi 2 aout 2012 :

    Mario Draghi : c’était du bluff.

    Mario Draghi : c’était du pipeau.

    Mario Draghi est le gardien de la fosse septique.

    La Banque Centrale Européenne est devenue une fosse septique, remplie d’obligations d’Etat pourries.

    Elle sent mauvais, ta fosse septique, Mario. Elle est en train de déborder. Reste bien assis sur le couvercle de ta fosse septique, Mario.

    Si tu es croyant, prie le Ciel pour éviter le débordement de ta fosse septique.

    Mais surtout, Mario, surtout, ne nous rejoue plus de pipeau. Ce n’est plus la peine : nous savons tous ce que tu es.

    Tu es un impuissant qui bluffe.

    Tu es un impuissant qui ne peut faire qu’une seule chose : jouer du pipeau.

    Tu es un impuissant qui joue du pipeau, assis sur le couvercle de ta fosse septique.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Fosse_septique

    1. Alex6

      Comme ce spamming est penible et en plus sans aucun rapport avec l’article.
      Oui l’economie va disparaitre, oui on va tous mourir mais par pitie, lachez-nous la grappe avec ce matraquage quand on vient ici pour diversifier nos lectures!

  18. NOURATIN

    Quand on pense que ce jean-foutre a pondu des milliers de
    pages de bouquins qui se sont vendus (enfin, il semblerait)
    on ne peut qu’en tirer des conclusions pessimistes sur
    l’état sanitaire de la population. Lire Attali doit forcément
    comporter des conséquences néfastes, pourquoi pas l’obésité, tiens, par exemple. Mais je déconne, en réalité, personne ne
    lit Attali, les gens ne sont pas cons à ce point-là.

  19. RTP

    Ah Ah Ah !
    Et encore, si vous l’aviez entendu ce matin sur France Inter, ça volait aussi haut (ou aussi profond) avec un côté émouvant en plus. Limite si le pauvre homme ne pleurait pas de la situation des pays de la zone euro.

  20. Alex6

    Je me souviens de sa tirade sur le nouveau nomadisme mondial, comme quoi l’elite de l’humanite etait en train de se metamorphoser en une espece nomade se deplacant au gres des opportunites.
    Il faut vraiment ne jamais avoir vraiment voyager (aller manger des petit-fours et consommer de la p*** au quatre coin du monde au frais des contribuables n’etant pas du voyage a mon sens…) pour sortir de telles aneries.
    Les hommes voyagent certes beaucoup pour les loisirs mais sont plus que jamais attaches a un lieu, une nation, des habitudes sur le fond. Les capacites d’adaptation sont tres faibles des que les periodes d’expatriation augmentent, typiquement au-dela de 4-5 ans.
    C’est d’ailleurs ce qui permet aux etats de maintenir la pression fiscale actuelle et une plus grande mobilite des gens, meme regionale, mettrait a terre tout l’edifice des prelevements car l’etat est bien moins reactifs que les individus.
    En bref, j’aime bien le gars Attali, il est distrayant (et puis c’est avec votre argent, hein… :-))

    1. Calvin

      Alex6 : « En bref, j’aime bien le gars Attali, il est distrayant (et puis c’est avec votre argent) »

      J’admets le distrayant.
      Néanmoins, avec ce type, si on le paye avec notre argent, comme d’hab, le plus grave, c’est que certaines de ses fulgurances (euphémisme trauma-klaxibullaire), tombées dans les oreilles des guignols au pouvoir, nous coûtent encore plus cher.
      C’est un peu le deuxième effet kiss kool (mais pas drôle).

    2. Jesrad

      En un sens, il n’a peut-être pas complètement tort… L’avant-garde agoriste, ce sont les « perpetual travelers » qui se débrouillent pour être expatriés continuellement sans jamais être formellement résidant d’un seul pays, donc en évitant la fiscalité afférente.

      Mais bon, ils ne sont pas, très loin de là, « l’élite de l’humanité » telle que l’entend Attali :D

  21. hussardbleu

    Suis un vieux rhéteur lettreux, pas scientifique pour un sou… mais dans le cadre d’une activité de loisir, j’ai fréquenté pas mal de X-Mines, en fait l’E-M (en retraite) d’une célèbre multinationale basée en France.

    J’y ai croisé quelques types bien, dont un doté d’une intelligence fulgurante, mais le plus con, c’était un Major…

    Certainement transcendant dans les matières scientifiques, mais absolument pitoyable dans la vie courante… et d’une vanité pyramidale, totalement imperméable à l’humour, et incapable de comprendre le ridicule qui s’attachait à sa personne… Attali me semble ressortir assez bien à cette même catégorie.

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