Quand le gaz de schiste fait mousser la politique française

Le rôle de l’écologie est-il de massacrer l’économie une bonne fois pour toutes ? On se le demande. En tout cas, une chose est sûre : lorsque les finances d’un pays sont particulièrement tendues, l’écologie politique joue le rôle de révélateur de tensions au sein même d’un gouvernement tiraillé entre le peuple exsangue, et ses élites, jamais à court d’idées pour accroître le sacrifice de la société…

Et en matière de tensions, on en a un fort bel exemple avec les gaz de schistes.

Pour rappel, ce gaz est obtenu en écrasant sous des pressions énormes des cartons de petits chatons mignons, de bébés phoques, des ours polaires, en brûlant une grosse quantité de banquise. Le gaz une fois récupéré sert à polluer les nappes phréatiques et l’eau des robinets qui peuvent ensuite s’enflammer et transformer les bébés en mutants post-apocalyptiques, ce qui, on le comprend, ne réjouit pas vraiment les écologistes.

Bon, certes, je schématise, mais vous comprenez les grandes lignes : le gaz de schiste est, très clairement, un produit directement issu de Satan et il n’est pas envisageable d’en imaginer, même de loin, son exploitation.

Et d’ailleurs, le grand timonier François Hollande l’a réaffirmé le 14 septembre dernier :

« En l’état actuel de nos connaissances, personne ne peut affirmer que l’exploitation des gaz et huiles de schiste par fracturation hydraulique, seule technique aujourd’hui connue, est exempte de risques lourds pour la santé et l’environnement »

Et il a raison, comme d’ailleurs il aurait raison de dire exactement la même chose pour l’anesthésie générale ou le fructose dans l’alimentation. Bizarrement, il s’est contenté, à la suite de sa petite phrase, de demander à Delphine Batho de, je cite :

« prononcer sans attendre le rejet des sept demandes de permis déposés auprès de l’Etat »

… sans demander l’arrêt des anesthésies ou de toute utilisation de sirop de fructose-glucose en France. Bref : délice du principe de précaution et de l’absence totale de toute cohérence, les gaz de schistes sont à l’arrêt total dans le pays.

C’est un choix possible du président Hollande pour satisfaire les khmers verts gentils écolos de son gouvernement et de ce micro-ensemble qui fait un maximum de bruit dans le peuple français.

Hollande, capitaine de pédalo CCCP

C’est, surtout, un choix qu’il faudra assumer sans faiblir quand, dans le même temps, le même Hollande décoince la phrase suivante :

« La centrale de Fessenheim, qui est la plus ancienne de notre parc sera fermée à la fin de l’année 2016 »

Sachant que le pauvret s’est lui-même fixé des objectifs rigologènes de suppression du parc nucléaire français, la question devient : bon, pas de gaz de schiste, pas de nucléaire, alors, à quoi va carburer la France du XXIème siècle ? Au méthane de vaches ? La perplexité gagne. C’est pourquoi, parallèlement, le gouvernement a opté pour la solution « Confusion » qui, au contraire de « Changement », semble être le vrai maître-mot de ce quinquennat.

Evidemment, à peine calmées les quelques molécules d’air gigotées par le discours de Hollande, on se rappelle que Jean-Marc Ayrault (qui, selon les dernières rumeurs, serait toujours premier ministre), lui, n’avait pas totalement enterré l’idée de faire des trous dans le sol français pour y chercher le gaz diabolique. Des rumeurs circulent de Commission Paritaire avec des gens payés par le contribuable pour se pignoler en regardant YouPorn tout en prétendant réfléchir à un sujet (ici, le gaz de schiste).

Rassurez-vous, Delphine Batho, qui, dans son temps libre, s’occupe du ministère de l’Écologie, a tenu à remettre les pendules mécaniques éco-conscientes à l’heure, je cite de mémoire :

« Non, non et non de scrogneugneu, ce sont des spéculations imaginaires qui sont sans fondement »

Voilà. Fermez le ban et n’en parlons plus : le gaz de schiste, c’est niet, et les prix bas qui vont avec, n’y comptez plus.

Sauf que, pour corser un peu l’affaire, Bernard Thibault, expert-philosophe de la gréviculture française et secrétaire général de la CGT à ses nombreux moments perdus, s’est justement exprimé sur le sujet et a déclaré, en remuant fébrilement une coupe de cheveux que Mireille Mathieu approuvait déjà bruyamment en 1970 :

« Je regrette effectivement cette annonce, qui est précipitée. Elle confirme un engagement du président de la République mais elle a lieu alors que le débat sur la transition énergétique n’a même pas débuté. Nous ne devons pas anticiper sur les conclusions qui pourraient en sortir. »

thibault mathieu

Et il faut reconnaître au vaillant grille-merguez cette once de lucidité : oui, effectivement, le débat sur la transition énergétique n’a pas commencé et les déclarations des uns et des autres sont plutôt confuses à ce sujet. D’ailleurs, pour lui, il n’y a pas de « solution de remplacement crédible ». Ici, bien sûr, les habituels trolls écolos viendront nous citer d’abondantes études amusantes sur l’éolien miraculeux (mais pas dans mon jardin), le photovoltaïque génial (mais toujours pas rentable) et l’hydroélectrique (qui crée de grands plans d’eau touristiques), avec des « Si on couvre toute la façade atlantique avec des éoliennes, on pourra fournir de l’énergie sur tout le territoire » et autres fadaises hilarantes.

Oui, j’avoue que donner raison, ici et maintenant, pour ce sujet précis, à Bernard Thibault me fait tout drôle, mais au moins, pour une fois qu’il est dans son rôle (protéger l’emploi et le pouvoir d’achat des salariés) et qu’il ne raconte pas n’importe quoi, saluons la performance. D’ailleurs, il va même jusqu’à préconiser d’investir le domaine au moins pour explorer.

En tout cas, pendant que le fier peuple gaulois, trop content d’avoir un bel environnement protégé à mort et bientôt couvert d’éoliennes en panne et de panneaux photovoltaïques remplis de terres rares et produits en Chine, le pragmatique peuple américain, lui, en a bien fini de ses explorations et exploite la ressource.

Ces gros salauds de capitalistes éhontés ont d’ailleurs poussé le toupet à devenir indépendant énergétiquement pour le gaz naturel, tout en faisant dégringoler les prix de leur gaz à des niveaux historiquement bas. Il semble évident que les Français, pas fou, ne veulent surtout pas se lancer sur cette pente glissante qui pourrait mener à de nombreux emplois, une certaine indépendance énergétique, des prix abordables et une certaine prospérité.

Et puis je ne citerai surtout pas ici une étude (réalisée, comme on s’en doute, par des affidés du Grand Capital et des grosses compagnies pétrolières prêtes à toutes les saloperies environnementales pour satisfaire le consommateur engranger des profits pornographiques). Cette étude montre scandaleusement que les bénéfices retirés de l’exploitation des gaz de schistes sont énormes et compensent plus que largement même les pires scénarios de pollution et de nettoyage.

Quant au fait qu’avant cet type d’exploitation, le prix nominal du gaz naturel était en moyenne de 7.97$ par Mcf (1000.ft³) et qu’il soit tombé à 3.95$, que l’économie réalisée pour les USA soit de 103 milliards de dollars, tout ça est sans importance : la vie des Français (et de ceux du gouvernement notamment) dans un air pur et une eau claire vaut plus que ces économies et ces factures allégées, non mais !

Et puis, pendant que la France s’est résolue à fermer progressivement ses gros réacteurs nucléaires crassous pour les remplacer par des vélos d’appartement en batterie (ou je ne sais quoi d’autre), peu importe que la recherche dans le nucléaire progresse au point de proposer des réacteurs nucléaires réellement fiables, sécurisés, et bons marchés : comme il y a le mot nucléaire, c’est, à n’en pas douter, absolument impossible.

Quoi qu’il arrive, au vu des positions brouillonnes et risquées du gouvernement, on se dit qu’il a dû parier sur un prochain hiver fort clément. Pour ma part, je serais très prudent : le réchauffement climatique n’en finit pas de ne pas venir.

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Commentaires121

  1. Emma

    « Oui, j’avoue que donner raison, ici et maintenant, pour ce sujet précis, à Bernard Thibault me fait tout drôle, […] »

    Effectivement h16, c’est très étonnant de constater que ce personnage puisse une fois tout les 10 ans prononcer une vérité avec laquelle on puisse se trouver en accord.

    Merci pour ce billet.

      1. Calvin

        @Vdf
        Il y a des universitaires qui font plus de fautes en s’étant relu et en pouvant corriger – ce qui est impossible sur ce blog…

        D’ailleurs, c’est intolérable !

        Nous autres, gentils internautes, avons le « Droit à » la correction de nos commentaires, non mais !!

  2. Calvin

    Bon résumé de la situation désormais habituelle (appelée « normale ») de tout sujet pouvant faire l’objet d’un débat.
    De débat, il n’y en aura pas, certains dans l’opposition, ayant cru au renoncement du moratoire sur le gaz de schiste (et probablement honteux de ne pas avoir sauvé leur place avec ça), ont crié justement au crime, si les gaz de schistes étaient prospectés.
    Hollande a, à priori, brûlé sa seule carte, son seul atout maître.

    D’un autre côté, je suis opposé à l’exploitation des gaz de schistes par un gouvernement socialiste (de droite ou de gauche), car au lieu de s’en servir pour créer des richesses (baisse des coûts, développement, investissements), cela aurait été taxé pour maintenir un niveau de dépense publique (fonctionnaires, prestations, subventions) titanesque (dans les deux sens du terme).

    1. Aristarque

      Sûrement.
      Laisser un peu d’argent aux Français serait courir le risque qu’ils s’en servent mal et de cela, pas question!
      Seul l’Etat bisounours sait ce qui convient le mieux à ses esclaves§

    2. gem

      CQFD. Vous vous rendez compte qu’il y a des irresponsables comme Calvin pour proposer d’utiliser la manne gazière à rembourser la dette ou autre fariboles comptable ? et bien sûr en retardant l’inévitable, nécessaire et bonne « transition écologique » vers un monde meilleur, sans pétrole, sans charbon, sans gaz, sans moteur, sans nucléaire — bref : sans FEU, cette invention démoniaque ?
      On a bien fait de bloquer tout ça.

      1. Calvin

        Erf…
        Je fais acte de contrition et demande à être puni pour mes offenses.

        Si un militant écologiste passe par là, qu’il sache que je réside au :
        25, rue des artifices,
        96130 Hobbesville
        La clé est cachée sous le pot aux roses (rouges, évidemment).

  3. Sanksion

    C’est quand même beau la politique.

    On crée problème fictionnel : la rareté de l’énergie, alors qu’avec certains cerveaux et quelques moyens techniques, on a de l’énergie en abondance tout le tour du bide.

    Les politiciens apportent des solutions à la pointe du fusil à ce problème fictionnel.

    Et PAF, le problème devient réel. On va vraiment manquer d’énergie.

  4. Marco33

    Pour la CGT, la fermeture de centrales nucléaires, c’est la non-embauche de salariés endoctrinés et cgto-dépendant par la grâce du CE d’EDF….
    Donc encore moins d’adhérents, et les recettes du CE directement dépendante du CA d’EDF, c’est beaucoup de €€€ en moins pour nos chers kamarad!
    Et toucher au pactole de la CGT, c’est un casus belli que François NoLand devra gérer…

    1. Le Parisien Liberal

      a propos d’EDF, il y a :

      – un truc fou

      c’est que les français ne comprennent pas qu’EDF et d’autres boites publiques arrivent à financer toutes les conneries uniquement parce que des filiales capitalistes en prise avec le marché tournent correctement
      http://leparisienliberal.blogspot.fr/2012/08/mais-comment-croire-au-modele-social.html

      – un truc dingue

      c’est qu’aucun politicien ne dénonce cette magouille entre EDF et la CGT, tellement grosse qu’elle vient maintenant s’afficher en pleine rue.
      http://leparisienliberal.blogspot.fr/2011/03/publicite-non-mensongere.html

      1. Pandora

        Aucun politicien ne dénonce le système parce qu’il en fait partie !
        Je n’irais pas jusqu’à penser que certains touchent par ailleurs… quoique…

    1. Sanksion

      Comme ça, on achètera notre gaz à Gazprom, qui lui, pratique le fractal. Le seul pays qui va crier, c’est la Pologne, facile à étouffer.

    2. Ce billet n’est pas un billet sur l’exploitation du schiste, mais sur l’exploitation de l’exploitation du schiste pour des raisons politiciennes. Et ce billet pointe sur des faits invraisemblablement difficiles à occulter :
      a/ l’exploitation du gaz de schiste fait baisser le prix du gaz
      b/ l’exploitation du gaz de schiste crée de nombreux emplois
      c/ l’exploitation du gaz de schiste permet d’assurer l’indépendance énergétique de la France dans ce domaine
      d/ il existe d’autres énergies possibles, sûres, performantes et bon marché.

      Tout le reste est de la fanfreluche amusante pour écolo en mal d’audience. Quand les gens, cet hiver, auront froid et de grosses factures, on ne les entendra plus.

  5. makenukenotwar

    Bravo pour la citation de l’article sur les réacteurs thorium et sels fondus, technologie prometteuse que l’on ne risque pas de voir chez nous étant combattue par les anti nucléaires (c’est nucléaire donc c’est le Mal) mais aussi les guignols du CEA Resu/Areva/EDF qui ont tout misé surla filière Uranium/plutonium, y compris en achetant des mines à prix d’or. Résultat dans 20 ans on aura le choix entre fabriquer nous même un EPR ou un surgenerateur qui coûte un bras ou acheter des paaneaux solaires, éoliennes ou RSF au Thorium aux chinois. J’espère qu’il nous restera assez de vignobles à échanger!

  6. Jesrad

    « le gouvernement a opté pour la solution « Confusion » qui, au contraire de « Changement », semble être le vrai maître-mot de ce quinquennat. »

    Chaos, discorde, confusion, bureaucratie, épilogue. Dans cet ordre.

  7. Théo31

    C’est curieux, quand il s’agit des entreprises et des salariés, Molle Glande explique qu’il faut discuter, dialoguer, faire des concertations, bref se branler la nouille pour passer le temps. Mais dès qu’il s’agit des enculogistes, c’est « fermez vos gueules, c’est moi qui donne les ordres, et les ordres ne se discutent pas ». Molle Glande essaie-t-il de nous faire croire qu’il décide ou a-t-il en fait peur devant les femmes ?

    1. Calvin

      Theo31 : « Molle Glande essaie-t-il de nous faire croire qu’il décide ou a-t-il en fait peur devant les femmes ? »
      Là, je ne sais pas, ça fait un moment que je vois plus de twitt de Valérie, et donc je ne sais pas ce que prévoit de faire le Président Bancal.

  8. eiram

    J’aime beaucoup les articles de H16… Mais,je dois dire que je lis avec le même plaisir les commentaires de ses lecteurs. Décapants, pleins d’humour et d’imagination. Continuez! Ça fait du bien, avant que le rire soit taxé…

    1. Pascale

      C’est vrai qu’on rigole moins sur les blogs ou forum animés par des bobo-écolos-gauchistes. Ils manquent manifestement du sens de l’humour, mais il est vrai, que eux, ce sont des gens sérieux avec tout plein de valeurs inside.

  9. Le Gnome

    Ce n’est pas d’aujourd’hui que nous sommes en retard d’un train. Le paysan solognot du XVIIIème siècle préférait cultiver le seigle au risque de mourir d’ergotisme plutôt que la patate. Le grand savant Arago, précurseur des écolos, prévoyait des morts effroyables au début des chemins de fer, et voulait les interdire. Quand la tomate fit son apparition, de doctes savants français dirent que c’était un poison violent alors que les Italiens les dégustaient avidement. On pourrait multiplier les exemples.

    Il semble que ce soit un travers gaulois, toute nouveauté doit lui faire tomber le ciel sur la tête, et ce n’est pas près de changer.

    1. gem

      La patate et la tomate sont effectivement des poisons violents http://fr.wikipedia.org/wiki/Pomme_de_terre#Toxicité. Il y avait sans nul doute des avertissement semblables à l’étranger ; la différence c’est que la France est centralisée et que donc c’est tout ou rien (pour le meilleur et surtout pour le pire), alors que l’étranger est toujours assez divers pour que les prophètes de malheur ne soient écoutés qu’avec modération (oui, la patate est toxique, mais en ne mangeant que les tubercules sans vert il n’y a pas de problème)

  10. sebleloop

    Bonjour,
    Bon petit résumé.
    Cependant il y a des trucs qui me gênent:
    Les bénéfices engendrés par l’extraction couvriraient largement les dé-pollutions… Hum… au vu de ce qui se passe aux USA concernant les extractions à tout va, on se demande bien COMMENT ils vont faire pour nettoyer les terrains grillés par les quelques 5xx produits chimiques que contient l’eau, les nappes phréatiques rendues toxiques par ces mêmes produits plus le gaz qui s’échappe dedans, dans l’air et jusque dans les robinets des usagers riverains des forages.
    De plus, on commence à se rendre compte via la géothermie que la technique d’extraction par fracturation engendre à terme des instabilités géologiques. Et ça c’est ce que je trouve de pire comme type de pollution. Non content de salir on trouve encore le moyen de bousiller le plancher des vaches!
    Alors oui, reconversion énergétique? Pour sauver des emplois? Pour faire baisser les prix? Mais à quel prix justement? Celui de voir nos faunes et flores décimées? Celui de laisser à nos enfants des terres saccagées qu’ils ne pourront même plus exploiter? En admettant que nous ayons encore des paysans dans 50 ans… Car comme ça va, tous les gamins veulent être informaticien-fonctionnaire. Mal barré du coup pour planter un chou.
    Un truc à savoir, le méthane est pire que le CO2. Il reste dans l’atmosphère moins longtemps (qqs dizaines d’années contre une centaine pour le CO2) mais à des capacités bien plus importantes concernant l’effet de serre. Imaginez-donc l’extraction de gaz schiste sur cent ans.
    Le voltaïque c’est aussi une belle saloperie. On ne sait même pas comment recycler ce produit…
    Je pourrais encore en mettre, mais je vais arrêter là.
    Bonne journée à toutes et tous.
    Seb.

    1. Pour l’instant, en terme de flore et de faune décimée, je ne vois rien.
      En revanche, je vois bien les factures GDF qui augmentent, et les emplois qui sont perdus (dans le nucléaire et ailleurs).
      Les générations futures, si ça se trouve, elles n’existeront pas pour constater les dégâts tout simplement parce que les générations actuelles n’auront plus les ronds pour les engendrer.

    2. Calvin

      Juste une remarque, j’aime pas la formulation : « le méthane est pire que le CO2 ».
      En effet, déjà, le CO2 n’est pas un poison (vu que ça sert aux plantes pour croître), n’est pas vraiment responsable de l’effet de serre (dû à 99% par la vapeur d’eau) et que sans effet de serre, il n’y aurait pas (ou peu) de vie sur Terre.

      Une autre petite remarque : les gaz qui sort(irai)ent des robinets sont des légendes urbaines formidablement bien orchestrées…

    3. gem

      Mais quel concentré de bêtises … même les pires réchauffistes savent et disent que le CO2 reste en moyenne moins de 5 ans dans l’atmosphère (pas « des centaines d’années »), et que le méthane a une influence moindre que le CO2 (autant dire nulle).
      Et personne n’a jamais détecter la moindre « nappe phréatique rendue toxique », et c’est pourtant pas faute d’avoir cherché, depuis qu’on fore (et pas seulement pour le gaz). Il faut dire que l’eau des nappe est en général inapte à la consommation (sauf traitement préalable), because présence naturelle et massive de minéraux improprement dénommé « métaux lourds » (qui ne sont souvent ni des métaux ni lourd ; l’arsenic par exemple). Ce qui explique la stricte réglementation des eaux de captage

      1. Sanksion

        Ils ont vu à la télé, sur Arte, un robinet qui prend feu. Si ça passe sur le télécran, et sur Arte de surcroit, très sérieuse cette chaîne, c’est que c’est vrai. Point, barre.
        Esprit critique en veille.

        Du coup, ils sont tous persuadés que c’est vrai et que c’est lié à l’exploitation du gaz de schiste. Megalol.

    4. scaletrans

      En voilà un qui a regardé Gasland, mais pas lu un article sérieux sur la question, comme, par exemple, les rapports de l’EPA sur l’exploitation des gaz de schiste, où il est démontré que les exploitants respectent bien les procédures et vont chercher le gaz bien plus profondément que les nappes phréatiques, lesquelles ne peuvent donc être polluées, et que par ailleurs, les eaux de fracturation sont recyclées et réutilisées.

  11. Pascale

    «  » »le photovoltaïque génial (mais toujours pas rentable) » » »

    Attention, H16, vous venez de prononcer un gros mot avec « rentable ». Vous êtes un gros méchant profiteur qui ne voit que le profit derrière chaque activité humaine, et ça, c’est pas bien du tout du tout. Tiens, vous n’aurez pas de bisous, mais une grosse fessée (ah, non, il paraît que ce n’est pas bisoucompatible, alors vous serez privé de dessert) , ça vous apprendra !

    1. Rentable s’entend aussi bien financièrement qu’énergétiquement parlant. Si on met 1 J pour produire un panneau PV et qu’il produit, pendant sa durée de vie, 0.9 J (ou même 0.99), on finira dans le mur.

      1. gem

        n’aggrave pas ton cas, H. La rentabilité est toujours un gros mot, quel que soit l’usage.
        Cela dit il semble que les panneau PV produise l’énergie nécessaire à leur fabrication en 2 à 4 ans ; même en comptant large pour les frais annexes (transport, installation, entretien, etc.) un panneau reste producteur net d’énergie. Le truc, c’est qu’on surestime toujours l’importance de l’énergie ; dans les couts, et dans les produits. Il suffit de comparer le travail à faire pour monter une installation sur un toit (typiquement 3 kW maxi) à la valeur de la production (3000 kWh soit grosso modo 300 € sans les subventions) pour saisir le problème : quel dingue se lancerait dans des travaux de toiture pour gagner moins d’1 € par jour ?

  12. Pascale

    «  » »mener à de nombreux emplois, une certaine indépendance énergétique, des prix abordables et une certaine prospérité. «  » »

    Mais cette vision du monde est satanique. Vous êtes le MAL personnifié, H16 !

    1. Calvin

      Par « M.A.L. », tu entends « Méchant Anarchiste Libéral », non ?
      Si c’est le cas, alors, oui, c’est très très grave, car Satan l’habite.
      Tu seras exorcisé contre ton gré, H16 !

  13. Pascale

    «  » »« En l’état actuel de nos connaissances, personne ne peut affirmer que l’exploitation des gaz et huiles de schiste par fracturation hydraulique, seule technique aujourd’hui connue, est exempte de risques lourds pour la santé et l’environnement » » » »

    Gageons qu’il aurait dit exactement la même chose il y a un siècle avant l’exploitation du pétrole.

  14. Pascale

    «  » »Cette étude montre scandaleusement que les bénéfices retirés de l’exploitation des gaz de schistes sont énormes «  » »

    Vous avez mis pile poil le doigt où ça dérange vraiment les gaucho écologistes : le profit.

    Je lisais pas plus tard qu’aujourd’hui sur un blog gauchiste que le gaz de schiste c’était pas bien parce que ce seront des grands groupes qui s’en mettrait plein les poches aux détriments du consommateur.

    Ces mots « profit » ou « rentabilité » sont agités comme les épouvantails à gauchistes qui se mettent à pousser des cris d’orfraie dès qu’ils les imaginent.

      1. Calvin

        Ca m’arrive, on y trouve des perles, mais même parfois des infos où ils se tapent dessus.
        Par exemple, le PV qui montre que la plupart des écolos français (élus européens) ont voté POUR une directive européenne qui préconise le nucléaire au détriment des autres énergies.

  15. Calvin

    « En l’état actuel de nos connaissances, personne ne peut affirmer que l’exploitation des gaz et huiles de schiste (…), est exempte de risques lourds pour la santé et l’environnement »
    Ce qui est marrant dans cette phrase, c’est le début : « en l’état actuel de nos connaissances »
    – d’abord, cela signifie que nous sommes des ignares, mais que cela ne nous empêche pas d’avoir peur et de refuser le progrès,
    – qu’ensuite, cela sous-tend que, dans le futur, des recherches plus poussées prouveront que les peurs aient été exagérées et que l’on aura tergiversé pour rien,
    – qu’enfin, et c’est à mon sens le plus crétin, il reconnait que si on changeait de technique (puisque celle d’aujourd’hui n’est pas « bonne »), il serait peut-être d’accord. Or, comment trouver une autre technique si on ne commence pas les recherches, l’exploration, les expériences ???

    Bref, de la belle et normale rhétorique Hollandienne…

    1. Pandora

      Les industriels font de la recherche (sinon ils sont morts!).

      Les gaz de schiste sont interdit en France mais Total, par exemple, exploite des gisements en Pologne pour justement acquérir de nouvelles compétences dans l’extraction et chercher d’autres systèmes d’exploitation.
      Ils n’ont pas besoin des politiciens français qui leur interdisent tout (il faut des normes pour protéger le gentil électeur) pour se développer (ce serait même plutôt l’inverse).

    1. Franz

      Moi.
      S’ils sont dans des barils de plomb ou de béton vitrifié etc.
      Et qu’on me paye pour ça (pas beaucoup, hein, vu qu’en fait c’est ultra sûr à court, moyen et même très long terme).

      Et d’ailleurs les déchets le plus radioactifs ont des demi-vies qui se comptent en milliers ou millions d’années, pas en dizaines.

    2. RTP

      Moi.
      Compte tenu des normes pour les enfouir, les stocker, les surveiller, le prix de mon sous sol loué des dizaines d’années à un exploitant me mettrait, moi et ouate douzaine de génération de mes enfants après moi, à l’abri de tout besoin.

    3. paf

      c’est vrai que le premier choix quand on veut se debarasser de dechets nucleaires, c’est toujours de les enterrer a la main au fond du jardin, pas trop profond, dans des sacs plastique.

    4. Personne et ça tombe bien, personne n’a besoin d’en avoir. Si tous les déchets nucléaires du monde étaient concentrés en un même endroit, on obtiendrait un tout petit cube de quelques dizaines de mètres de côté, ce qui, on en conviendra, se stocke assez facilement.

        1. Before

          Pas vraiment. Pas à cause d’hypothétiques écolos martiens (quoique, ils sont déjà verts) mais bien parce qu’une fusée transportant des déchets radioactifs qui explose au décollage, ça ferait un peu tâche.

  16. Aurélien

    http://www.leparisien.fr/economie/le-rapport-qui-denonce-les-gachis-de-l-administration-17-09-2012-2168523.php

    « « Il n’existe pas de recensement exhaustif » de cette myriade d’agences nationales « créées de façon ponctuelle sans cohérence d’ensemble », dénonce d’emblée le rapport. »

    Tout ça donne une idée de la façon dont notre pognon est géré depuis 40 ans, et du « courage » de nos élus à s’attaquer aux vrais problèmes avec de vrais solutions.

    50 milliards – 1 400 euros par an et par contribuable – qui partent dans plus de 1 200 agences d’état dont on ne sait ni vraiment le nombre ni vraiment le rôle…

    1. Flo

      Le plus « amusant » avec cette affaire: on lit dans les articles qu’on pourrait facilement en supprimer la moitié, et les conclusions « mathématiques » qu’en tirent les politiciens de gauche comme de droite (qui feraint mieux de se taire sur ce coup là) c’est qu’on pourrait :

      – Supprimer 60000 emplois (sur 442000)
      – Economiser quelques centaines de millions d’euros (sur 50 milliards).

      Pour le coup avec moitié moins d’agences,les effectifs seraient encore plus pléthoriques et les dépenses encore plus délirantes non?

      1. vengeusemasquée

        Ben tu rigoles tu rigoles, mais ça existe déjà 🙂 ça s’apppelle l’Inspection des finances…
        (oui je sais, je réponds des plombes après la bataille)

  17. peste et corriza

    Petite précision : ce qu’on appelle gaz de schiste, c’est en fait du gaze de roche mère.

    En France, on SUPPOSE qu’il y en a en, car on a de la roche mère. Mais le seul moyen de vérifier, c’est de creuser.

    Pour le nucléaire, il a le même intérêt que l’hydroélectrique : il permet de stocker de l’électricité sous une forme moins onéreuse que des condensateurs.

  18. scaletrans

    Accessoirement, la fracturation hydraulique est déjà obsolète:

    http://www.gasfrac.com/

    Pendant que nous restons collés au sol, il y en a qui travaillent.

    L’exploitation du gaz de schiste aux USA a déjà créé 600.000 emploi, et on pense qu’il y aura 400.000 de plus dans quelques années.

  19. pmls

    Un thread éminemment trollable … à mon avis, tu devrais te tirer en Amérique du Nord, ici tu es trop malheureux.
    Et puis là-bas tu seras en pole position pour te tirer sur Mars quand le gaz de schistes aura fait pschit.
    Tout bénef.
    ^^

    1. Alex6

      Comme on s’amuse.
      En tant que troll gauchiste, je me ferais tres discret en ce moment etant donne les resultats de l’ultra-etatisme en demonstration actuellement. Un scoop pour vous cher ami ecolo-gauchiste un peu lent du bulbe (c’est une tautologie, ne cherchez pas), ca ne va pas s’arranger. Ni maintenant, ni dans un an ni meme dans dix.
      J’aime bien aussi les « si tu n’es pas content ici, degage blablabla… »
      C’est demonstratif de tout un etat d’esprit considerant que sa petite personne peut imposer ses idees et bouter hors du pays, verbalement dans un premier temps, les mechants revolutionnaires qui se lavent l’arriere-train avec les ideaux gauchistes qui nous pourrissent la vie depuis tant d’annees.
      IRL, je terminerais mon propos en vous souffletant d’un bon coup de boule.

  20. Ds

    Le permis de recherche de gaz dit de Montfalcon (nord-Drome, ouest-Isere) vient d’être refusé. En plein centre de son territoire, il y a pourtant, creusé dans des couches de sel à 800 metres de profondeur, une des 2 réserves nationales de gaz (méthane), alimentée en gaz algérien ou russe.
    Voila déjà un permis ou on sait qu’il n’y a pas de fuites de gaz …

  21. peste et corriza

    Rappelons néanmoins les défauts du gaz, et du gaze de schiste en particulier :

    – le gaz est … un gaz. Il est plus cher à extraire et traverser moins de frontières que le pétrole.
    – le rendement énergétique du gaze de schiste est lamentable avec les technologies actuelles. Pareil pour les pétrole de sables bitumineux ou l’agro éthanol.
    – le gaz de schiste nécessite environ 1 puits tous les km2 pour être exploité. Sur un gisement, ça fait beaucoup de puits, donc beaucoup de terrains bousillés.

    Mais regardons aussi les autres ressources :
    – Le solaire pourrait être rentable, mais déjà, il faudrait le faire en France et non avec l’énergie des centrales à charbon chinoises.
    – l’éolien est top intermittent, et nécessite des centrales conventionnelles pour être compensé.
    – le pétrole conventionnel est en voie d’épuisement (il ne disparaitra pas, mais deviendra trop peu rentable à extraire)
    – le pétrole arrivant sur le marché est déjà du lourd, plus cher à raffiner.
    – l’hydroélectrique marche bien, mais on manque de vallées à noyer.
    – le nucléaire nécessite de lourds investissements, et a de gros risques mais de bons rendements.
    – l’agroéthanol entre en compétition directe avec les usages alimentaires, même en seconde génération.

    La solution viable est connue depuis longtemps : économies d’énergie, autonomie des habitations, et électricité moins centralisée. La micro-hydraulique marche bien au Japon…
    Mais ce serait des rentes en moins pour les gouvernements centraux, et in fine une perte de contrôle politique sur les citoyens…

    1. douar

       » l’éolien est top intermittent, et nécessite des centrales conventionnelles pour être compensé » et le solaire? il est moins intermittent peut être?

    2. Les solutions comme le thorium sont connues et exploitables. Le nucléaire civil dans des pays normaux (i.e. pas communistes), c’est combien de morts, déjà (à comparer aux autres, comme l’hydroélectrique ou le charbon, pour rire) ?
      Bref : on a déjà de quoi remplacer, sans problème.

      Et si le gaz de schiste n’était pas rentable, ça se saurait.

  22. Célestin

    – « le rendement énergétique du gaze de schiste est lamentable avec les technologies actuelles » Ah bon ? Expliquez-nous donc cela.
    – « Sur un gisement, ça fait beaucoup de puits, donc beaucoup de terrains bousillés ». Idem, expliquez-nous donc comment le terrain sera « bousillé ».

  23. JFD

    Bonjour,

    Je me pose une question sur la concurrence des gaz de schistes et le gazoduc « nord-stream »?. N’y aurait-il pas volonté de gentils « crony » capitalistes et politiciens français d’empêcher la concurrence, avec les investissements effectués dans ce gazoduc !!! Mais j’ai surement l’esprit tordu, n’est-ce-pas! Et on pourrait se demander si certains n’utilisent pas les écolos bisou-compatibles pour arriver à leur fin. encore des bêtises de ma part.

  24. peste et corriza

    Très simple :

    On distingue deux rentabilités.
    – financière : combien de pognon tu mets et combien ça te rapporte. Très bonne avec les gaz de schiste.
    – énergétique : combien d’énergie tu mets pour combien tu en obtiens. C’est là que le bas blesse !

    Pour l’énergie, le standard est le pétrole, car c’est ce qui se fait de mieux. Et le gaz de schiste, c’est naze à coté d’un champ de pétrole conventionnel. Ce dernier rapporte plus énergétiquement.
    En terme de chiffres, Pour un baril d’équivalent pétrole consommé, tu en sors 200 pour le pétrole conventionnel, contre 10 voire 2 pour les gaz de schistes, pétroles bitumineux et autres agroéthanol.

    Ce qui fait justement la rentabilité financière des gaz de schistes et pétroles butimineux, c’est le peak oil. Sinon personne n’irait se casser les reins à exploiter cette mélasse (faut voir les procédés et la consommation en eau !)

    Pour intermittence de l’éolien, c’est simple : les éoliennes ne produisent pas tout le temps, et comme il ne faut pas qu’il y ai de grosses chutes sur le réseau (ne pas oublier la demande en énergie, et que l’électricité n’est pas stockée dans cet exemple), il faut compenser par d’autres centrales. Par exemple, l’Espagne possède un parc éolien, et un parc plus réduit de centrales à charbon ou à gaz pour compenser les creux de production.

    Il y a pareil avec les barrages, qui servent à stocker de l’électivité sous forme d’eau dans la retenue, remontée par des pompes alimentées par la centrale à charbon ou à gaz du coin. Ensuite, l’eau est libérée et fait tourner les turbines.

    C’est un peu le principe des STEP. Voici une source rédigée par quelqu’un de bien meilleur que moi (je n’ai qu’une culture générale en énergie, je ne suis pas ingé dans le domaine)
    http://mobile.agoravox.fr/actualites/technologies/article/une-electricite-stockable-83787

  25. yoananda

    http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9acteur_nucl%C3%A9aire_%C3%A0_sels_fondus
    le thorium c’est au mieux pour dans 20 ans, il reste de nombreux obstacles.
    Le CRNS (grenoble) s’y penche dessus.
    http://www2.cnrs.fr/presse/journal/2805.htm

    Le gaz de schiste est une bulle (liée aux élections, c’est le moment de faire croire au peuple que l’indépendance énergétique est à portée de main, tout est bidon) pour obtenir des crédits, un résultat direct du QE2 et QE3. Ce sera fini d’ici 2 ou 3 ans probablement, une fois que les investisseurs auront perdus leurs sous. Le taux de déplétion des puits est énorme, sans parler des quantité pharaoniques d’eau nécessaire a l’heure ou la planète entre dans la guerre de l’eau justement.
    Au mieux ce sera un dernier shoot de pétrole pour 5 à 10 ans … au mieux du mieux.

    Les USA peuvent se permettre parce que le taux d’habitant au km2 est beaucoup plus faible qu’en France. Ici, de toute manière, personne n’en veut et les populations locales dynamiteront les installations.

    1. a/ le thorium, ce sont des réacteurs qui fonctionnaient déjà il y a 50 ans et qui ont été abandonnés au profit de l’uranium et du plutonium, militarisable.
      b/ pour une bulle, elle a commencé à être exploitée il y a un paquet d’années maintenant et a explosé avec le prix du baril élevé sur les 5 dernières années. Compte-tenu des profits réels et palpables réalisés par les industries concernées, s’il y a bulle, d’où vient-elle ? Quant au pétrole pour 5 à 10 ans, je pouffe.

      1. yoananda

        Il ne faut pas confondre un prototype et une version industrialisée. Lis l’article du CNRS au moins, tu verras que ce n’est pas aussi simple.

        Le forage horizontal existe depuis 50 ans environ (de mémoire). Il ne faut pas confondre les articles dithyrambiques destiné aux masses et aux investisseurs imprudents et la réalité du terrain qui elle est beaucoup moins rose. L’un des producteur de gaz de schiste a dit « on y perds notre chemise ». Les 100 ans de réserves sont une pure manipulation.
        Et de toute manière, au final, le gaz de schiste est très coûteux a extraire, et n’est viable qu’avec un pétrole très cher, temporairement.
        L’énergie pas chère est finie, c’est ce qui compte.
        Le gaz de schiste suscite tant d’enthousiasme parce que justement, il y a des énormes masses de liquidités qui cherchent un endroit ou s’investir.

        Au contraire, c’est le symptome qu’on au bout de la logique de « croissance exponentielle infinie ».

        Mais peu importe qui passe, chaque jour me donne un peu plus raison. Et d’ici 2 ou 3 ans il n’y aura plus de débats sur le sujet. Sauf avec quelques retardataire.

        Il faut creuser un peu plus que les annonces publiques, allez voir le rendement réel, les réserves extractibles en vrai, a quel rythme pour se faire une idée plus valable.

        1. Tout ceci serait intéressant si le gds n’était pas actuellement exploité, actuellement rentable, et actuellement générateur d’emploi et d’énergie.

  26. peste et corriza

    Certes, mais :

    – j’ai pas que ça à f*utre.
    – ça a le mérite de clarifier la situation pour ceux qui ne la connaissent pas.

    1. Calvin

      Le souci de ta « démonstration » est de comparer l’extraction du pétrole dont l’humanité a, sur ces techniques, 100 ans de recherches et d’amélioration, avec l’extraction des GdS et autres qui ne bénéficient que de 10 ans de recul.
      Rendez-vous dans quelques années, où je ne doute nullement qu’on aura amélioré grandement la performance, la sécurité et l’aspect environnemental.

  27. peste et corriza

    Je suis désolé, mais ces démonstrations ont du sens.
    C’est l’énergie (en volumes) qui conditionne les sociétés, pas l’inverse.
    Compare les rendements énergétiques du pétrole avec celui du travail humain, et tu comprendras pourquoi l’esclavage a disparu…

    Améliorer les process ? pourquoi pas, mais rendez vous dans 10 ans, et on verra. Mais dans l’état actuel des choses, le pétrole conventionnel, qui nécessite juste un puits à la con, reste ce qui se fait de mieux. Ce qui fait l’intérêt des gaz de schistes, c’est que le pétrole conventionnel qui sort par le puits « à la con », ça n’existe quasiment plus, et que exploiter un gisement passé le pic de production coute de plus en plus cher à mesure que le gisement s’épuise.

    D’ailleurs, avant, les pétroliers ne s’intéressaient pas au gaz, car il gênait l’extraction,. Aujourd’hui, la donne a changé, car le pétrole très bon marché se raréfie, et le gaz est devenu rentable malgré ses défauts.

    Pour le gaz de schiste, je rejoint complétement yoananda.
    C’est la même chose que le bioéthanol (sur lequel je bosse) : une fuite en avant au pire, une énergie chère au mieux. Pour moi, c’est une farce dans l’état actuel de la technologie.

    Le gaz de schiste est rentable au prix actuel car pour l’extraire on utilise… du pétrole (EIROI = 200). Si tu utilise du gaz de schiste ou de l’agroéthanol, qui des rendements biens moindres (disons EIROI = 2), le prix énergétique (et pécunier !) de ton gaz de schiste va être multiplié par un facteur pouvant aller jusqu’à 100…

    Par contre, la rentabilité financière peut être au rendez vous, aucun souci, mais surement pas les volumes nécessaires à la demande actuelle !

    Autre chose à comprendre : si ton baril de gaz vaut 1 milliard à la vente, personne ne se fatiguera à l’extraire si pour sortir ce baril de gaz, il faut dépenser 1 baril de gaz…

    1. Deeggs

      Vous êtes en train de dire que des industriels exploitent une source d’énergie, en dépensant plus d’énergie qu’ils n’en extraient, et que malgré ça, ils arrivent à gagner de l’argent ?

      Soit ce sont d’habiles arnaqueurs et cette industrie toute entière est fondée sur un mensonge que vous êtes l’un des rares à révéler au monde, soit vous vous fourvoyez quelque part et n’êtes qu’un perroquet recrachant une énième théorie du complot sur un sujet que vous ne maîtrisez pas.

  28. i17

    Serait-il possible d’avoir plus d’info sur l’exploitation des gds par l’oncle Sam, montrant la corrélation avec la baisse du prix du gaz et le gain des 103 milliards ?

  29. peste et corriza

    @Deeggs

    « Vous êtes en train de dire que des industriels exploitent une source d’énergie, en dépensant plus d’énergie qu’ils n’en extraient, et que malgré ça, ils arrivent à gagner de l’argent ? »

    Non, ils n’en sont pas encore là, je dis juste que les rendements énergétiques sont nazes, mais pas nul ni négatifs. Pour l’instant, le gaz de schiste, c’est deux barils de pétrole conventionnel consommés pour un équivalent de baril de pétrole conventionnel produit avec l’état actuel de la technique.

    Pour les industries qui gaspillent plus d’énergie qu’ils n’en obtiennent, il y en a plein, mais c’est possible seulement si le produit a une bonne valeur ajoutée, supérieure à celle de l’énergie perdue.

    C’est un point que je ne connais pas : les débouchés du gaze de schiste
    En revanche, je sais que le gaz est un produit de départ pour pas mal industries chimiques, comme celles des engrais et du phénol (liste loin d’être exhaustive). Avec ça, on fait des colles, des médocs, et des isolants. Bref, il y a moyen de faire de la plus value.

    Après, pour l’aspect bullesque, il faut bien avoir à l’esprit que notre monde ne manque ni de travail (d’où chômage structurel), ni de capital (d’où bulles spéculatives, dont certaines fort bien décrites dans ce blog).

    Mon opinion ?
    Vu que le capital cherche à s’investir, et que les investisseurs ont été échaudés par les subprimes et autres produits, je pense qu’ils se sont en partie tournés vers les MP et les énergies émergentes, dont le gaz de schiste fait partie. D’où le boom du secteur, qui malgré sa rentabilité énergétique naze, bénéficie de la tendance lourde du peak oil, ce qui assure sa rentabilité financière.

    @i17
    Le web of science est ton ami. Là dessus, je ne peut pas t’aider, je me borne à la chimie et aux publis dont j’ai besoin pour écrire ma thèse.

  30. Marx

    En fin c’est magnifique ce mode, pas loin de chez mon domicile un point P à fait son apparition j’espère que ont vas devenir autonome, tout le monde il va falloir aller la bas pour péter dans une bouteille et s’impliquer totalement à la vie sociale et énergétique de notre commune. Dans la politique deux bêtes c’est mieux que un intelligent, aux élections. Il va falloir la mise en place d’un système aussi pour décimer le chômage avec la mise en place d’un statut d’auto entrepreneur assermenté et pouvoir acquérir son propre radar mobile et devenir contrôleur délateur déclaré « un chômeur un radar », le chaumage disparaître, l’état gagnerai aisément sur les verbalisations et pourrait mener une vrai politique sociale , le pôle emploi pourrait être transformé rapidement en point P et voilà la fin de la recherche des combustibles de plus la police serait plus disponible pour des vrais affaires . Marx.

  31. Marx

    Tout va bien …. Dormez braves gens !

    C’est l’histoire normale d’un mec normal qui naît à Bagdad . . .

    Dans les années 70, sa famille immigre au Royaume-Uni pour raison politique. Normal !
    En 2002, cet irakien obtient la nationalité britannique. En 2002 juste avant que le corps expéditionnaire allié dont l’Angleterre attaque l’Irak ! Normal !
    Il s’avère que le mec est un chef d’entreprise, ingénieur-consultant qui bosse dans les satellites… Normal !
    Son dernier client était l’entreprise SSTL, Surrey Satellite Technology Ltd qui travaille pour l’agence spatiale Britannique et qui fait partie du groupe EADS, complexe militaro-industriel français. Le job normal quoi !

    Le mec, il habite avec toute sa famille dans un quartier aisé de l’agglomération londonienne, dans une maison cossue d’une valeur minimum d’1 million d’euros ; mais il aime aller en France régulièrement pour aller faire du camping avec sa caravane. Normal !
    La famille était surveillée par les Services Secrets Britanniques. Normal !
    Le mec, il décide juste au moment de la rentrée scolaire et du retour du business, en Septembre, de partir en vacances avec toute sa famille. Normal !
    Il part avec sa voiture, prend le ferry pour aller dans un camping français en Haute-Savoie, mais sans sa caravane qui, elle, est restée en Angleterre. Normal !
    Par contre, le mec, en plus de son passeport britannique, il prend également son passeport irakien pour aller en France ! Normal !
    Ah oui, y a aussi la grand-mère dans la voiture… et elle, elle a un passeport suédois. Normal !

    Bon, le mec, il arrive avec toute cette famille dans un camping près d’Annecy un lundi matin et le mercredi après-midi, il emmène toute la famille faire une petite excursion (sans oublier Mémé suédoise) dans la montagne, en prenant soin d’emmener tous les bagages dans sa voiture. Normal !
    Et le mec, une fois arrivé sur le parking de cet endroit isolé en pleine montagne, il a même pas le temps de dire ouf et d’arrêter le moteur de la voiture qu’il se fait buter, lui, sa femme et la grand-mère au pistolet-mitrailleur. Normal !
    Chacun avec une balle dans la tête.…Normal !
    La voiture, elle, est restée intacte, sans avoir reçu de balles… Normal !
    Ah oui, quand même, la voiture, elle a un pneu dégonflé… Normal !
    Ah et puis, tant qu’on y est, y a aussi à côté de la voiture un cycliste français qui s’est fait buter en même temps. Normal !
    Le cycliste, il bossait pour Cezus du groupe Areva dans le secteur des combustibles nucléaires. Normal !

    Alors, pour résumer la situation, le cycliste français d’Areva, l’ingénieur britannique d’origine irakienne bossant à la fois pour l’agence spatiale anglaise et EADS, sa femme et puis la grand-mère irakienne avec un passeport suédois se sont fait buter par un ou plusieurs pros de la gâchette avec 15 étuis retrouvés, mais la gamine de 8 ans, elle, elle s’est uniquement fait tabasser et est toujours vivante… Normal !
    Juste après la tuerie, y a un témoin qui se pointe. Normal !
    Lui aussi, c’est un cycliste. Normal !
    Lui aussi, il est britannique. Normal !
    Et c’est un ancien de la Royal Air Force. Normal !
    Quand il arrive sur les lieux, la voiture est toujours en marche, la gamine titube encore, debout, mais les agresseurs, eux, ont disparu…Normal !
    Après avoir secouru la gamine et appelé les secours à 15h48, le cycliste anglais de la RAF casse la vitre du conducteur pour rentrer dans la voiture, au lieu d’ouvrir simplement la portière… Normal !
    Les secours arrivent sur place, constatent le décès des 3 adultes dans la voiture sans remarquer la présence d’une deuxième gamine de 4 ans à l’arrière aux pieds des 2 passagères. Normal !
    L’enquête est tout de suite confiée à des experts parisiens au lieu des experts lyonnais quasiment sur place…Normal !
    Les experts parisiens (qui eux sont pros et réactifs) arrivent sur la scène du crime 8 heures après le premier appel au secours. Normal !
    Et là, parce qu’ils sont de vrais bons experts, ils découvrent la deuxième gamine de 4 ans dans la voiture. Normal !
    Tandis que les policiers d’Annecy, eux, ils ont cherché cette deuxième gamine pendant des heures dans la montagne sans la trouver. Ben ouais, puisqu’elle s’était cachée dans la voiture !!! Normal !
    La gamine de 8 ans, elle, elle a été déclarée morte dans un premier temps, puis en vie et sauvée dans un deuxième temps, et enfin, dans un troisième temps, plongée dans un coma artificiel pour une seconde opération médicale selon la conférence de presse du procureur d’Annecy… Normal !
    Toujours à cette conférence de presse, le procureur nous explique qu’il faut être prudent, qu’il n’est pas sûr de l’identité des victimes, que l’enquête commence tout juste. Par contre, il nous présente le déroulement des faits avec précision, intégrant d’office la version du cycliste britannique. Normal !
    Une dernière news nous apprend que l’ingénieur irakien d’EADS était aussi un cycliste passionné, tout comme le cycliste français d’Areva et le cycliste britannique de la RAF !… Normal !
    Bref, pas de quoi en faire un gruyère, c’est juste une histoire normale de 3 cyclistes en balade en Haute-Savoie !…
    Moi qui suis « vieux », ça me rappelle étrangement l’histoire de la famille Drumond, des anglais aussi. Affaire connue en France sous le nom « d’affaire Dominici « ! Et pourquoi pas le « suicide » de Bérégovoy avec un reportage-reconstitution de 52 minutes visible en cherchant sur Google « la deuxième mort de Pierre Bérégovoy », avec un seul des protagonistes du fait divers pour soutenir la thèse du suicide : le Procureur ! Toujours les Procureurs pour dire la vérité officielle !
    On vit dans un monde « normal ». On a un Président « normal ». Tout va bien dormez braves gens.

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