Huile de palme : le triple fail des sénateurs

Vous le savez, nous le savons tous : manger trop gras, trop salé, trop sucré, ne pas bouger, ne pas s’hydrater quand il fait chaud, ne pas se couvrir quand il fait froid et ne pas voter bien comme il faut quand on nous le demande peuvent provoquer des kikis tout petits et des maladies graves. C’est absolument certain, comme la mort et les taxes, du reste. Et pour nous aider dans notre lutte quotidienne contre les produits que nous aimons, l’État a récemment posé toute une série de gestes forts qui, avec l’habituel empressement chaleureux des cuistres interventionnistes, conduiront à distribuer une bonne louche de malheur supplémentaire sur une humanité qui n’en demandait pas tant.

mangibougisme, programme nationale d'interdiction du funCette fois-ci, l’État s’est rendu compte, aussi stupéfait qu’ébahi, que l’huile de palme est dangereuse pour la santé. Dangereuse dans le sens où on la trouve partout et comme elle n’est pas plus taxée que le reste, il est dangereux pour la santé financière de l’État de ne rien faire à ce sujet. Ce qui se passe est fort simple : un odorant bouquet de sénateurs s’est auto-commissionné sur la douloureuse question des Graisses Qui Font Du Mal, propulsés par un de ces nombreux et bruyants lobbies écolos, et mus par ce désir composite de faire parler d’eux, d’agir, et de répondre à l’émotion poignante qui saisit le politicien de base lorsqu’une campagne publicitaire dégoulinante de bons sentiments sirupeux leur est lancée à la figure, sans prévenir.

Bien évidemment, les arguments avancés ne sont pas ceux d’un manque cruel de fonds pour l’État, ni l’honnête aveu que le lobbyisme de Greenpeace ou d’autres a atteint son but. On s’est contenté de l’habituelle prétexte de la bonne santé de nos concitoyens sur le mode « J’ai froid, couvre-toi » inhérent au fonctionnement de l’État-maman : l’huile de palme a été décrétée mauvaise pour la santé, et donc taxable à merci, et pas qu’un peu, méchante huile ! puisqu’on va en multiplier ainsi la taxe par trois, et pan dans les dents.

En substance, le principe est donc de faire durement payer le consommateur qui ose porter atteinte à sa santé qui, depuis qu’elle a été collectivisée, ne lui appartient plus. Notez qu’à présent, à l’exception de Contrepoints, qui est revenu plusieurs fois sur le sujet, on ne lit pas beaucoup d’analyse dans la presse sur la dangerosité réelle ou supposée de l’huile de palme. Or, le sujet de l’impact des graisses alimentaires sur notre santé est loin d’être tranché, simple et, pour tout dire, à la portée d’un groupe de sénateurs.

Pour résumer, le corps humain a de toutes façons besoin d’acides gras, et principalement d’acides gras saturés. Ces derniers sont soit trouvés dans la nourriture, soit produits à partir d’acides gras insaturés, que le corps humain saturera par biochimie interne. À mesure que les études sérieuses (mais malheureusement peu relayées dans les médias mainstream) avancent, on découvre que ce sont essentiellement les acides gras « trans » insaturés et hydrogénés industriellement qui sont dangereux pour la santé (là encore, je simplifie volontairement).

Pour en revenir à l’huile de palme, elle est utilisée dans sa forme « non industriellement hydrogénée » ; dans ce dernier cas, elle n’est pas plus dangereuse que d’autres huiles. Comme le précise Cécile Philippe dans son article, on oublie de préciser qu’elle ne contient ainsi aucun acides gras « trans », qui apparaissent par l’hydrogénation industrielle, pas nécessaire dans le cas de cette huile naturellement solide à température ambiante.

FacepalmBref, en surtaxant cette huile, les sénateurs ont commis une première et bien jolie bourde : ils incitent directement les producteurs et les consommateurs à se diriger vers d’autres huiles, devenues artificiellement moins coûteuses, qui seront hydrogénées pour compenser une température de fusion plus basse. Ce qui veut dire que les huiles de remplacement seront potentiellement plus mauvaises pour la santé. Bien joué !

Évidemment, si l’erreur est humaine, pour une vraie catastrophe sanitaire, il faut faire intervenir des lobbies et des politiciens.

On découvre ensuite que l’autre argument utilisé pour punir les consommateurs de faire attention à leur porte-monnaie est un argument écologiste, parce que ça marche bien auprès de la ménagère soigneusement conscientisée à coup de campagnes verdoyantes ces trente dernières années. En substance, le sénateur écodurable remarque que les plantations de palmiers à huile prennent une place considérable, et empiètent sur de la forêt vierge, ou primaire, et que c’est, forcément, très mal. Chacun sait, en effet, que chaque mètre carré de forêt tropicale détruit,c’est deux millions d’espèces inconnues qui disparaissent (au moins), c’est trois mille cures contre des maladies rares qui disparaissent avant d’avoir été trouvées (au bas mot) et trente koalas mignons qui se vaporisent dans le grand néant probabilistique d’une statistique dégotée on ne sait où. Et quand ce n’est pas ça, ce sont des orangs-outans, des pandas ou des scolopendres.

En réalité, peu importe que ce soit vrai ou fantaisiste. Tout simplement parce que le rendement de l’huile de palme est d’environ 3,72 tonnes à l’hectare alors que celle du soja est de 0,40 et celle du colza de 0,72 tonnes. Autrement dit, le palmier à huile produit près de 10 fois plus de matière grasse que le soja, et plus de 5 fois plus que le colza. Imposer un boycott, une taxe punitive ou une campagne de dénigrement sur l’huile de palme, cela revient indirectement à favoriser des cultures 5 à 10 fois plus gourmandes en superficie.

Bear FacepalmLes orangs-outans n’ont qu’à bien se tenir : au lieu de périr à cause des plantations de palmier à huile, ils périront à cause des plantations de colza ou de soja. Et si ce ne sont plus les orangs-outans, gageons que les nouvelles surfaces défrichées pour compenser feront là encore disparaître des monceaux de petites bestioles innocentes. Voilà qui est super-malin : les sénateurs, avec leur taxe, vont accroître le problème de déforestation. Bien joué !

Mais pour que la catastrophe sanitaire prenne une ampleur internationale, il faut maintenant laisser les sénateurs en roue libre.

En effet, après avoir bien crié haro sur le baudet facepalmesque huile-de-palmesque, après avoir enchaîné campagne dramatique sur pamphlets enflammés contre les méchants producteurs qui saccagent les forêts et notre sécurité sociale à coup de crises cardiaques coûteuses, ce qui devait arriver arriva : les principaux industriels qui utilisent cette huile de palme dans leurs préparations ont senti la nécessité de se diriger vers une alternative, et d’en prévenir les consommateurs. Eh oui : le goût et le coût des produits vont changer. Aux grandes campagnes de sensibleries sensibilisation des écolos répond donc des campagnes de promotion de nouveaux produits, forcément respectueux des portefeuilles et des réglementations sénatoriales débiles (et, accessoirement, vantées comme respectueuses d’un environnement à géométrie variable).

Sauf que… sauf que ces campagnes ont un effet direct sur les producteurs d’huile de palme dont on a un peu oublié qu’il s’agissait de leur gagne-pain. Et ce n’est pas exactement comme si les plantations de palmiers n’employaient qu’une ou deux personnes localement. On apprend ainsi que des milliers d’emplois, et donc des milliers de familles (plus de 35.000 en Côte d’Ivoire), généralement pauvres, vivent grâce à l’exploitation du palmier à huile. C’est d’ailleurs ces exploitations qui permettent à de plus en plus de pays émergents d’élever le niveau de vie général de sa population ; rappelons cependant que pour un écolo, la vie d’un orang-outan et un hectare de forêt vierge vaut bien plus que la vie d’un triplet ou deux d’enfants pauvres et sous-nourris : après tout, ils sont loin et n’ont même pas la sécurité sociale (les cons !) …

Bilan : l’impact économique de la taxation vexatoire et du dénigrement massif de ces productions (et par voie de conséquence, des producteurs) a provoqué de nouveaux problèmes. Ces derniers ont ainsi décidé d’attaquer Système U qui leur avait bien gentiment taillé un costard en béton (celui qu’on enfile avant d’aller couler dans un océan quelconque, bien loin des yeux occidentaux) … L’organisation d’un colloque, en juin 2013, sur le sujet de l’huile de palme, permettra peut-être, s’il n’est pas tout simplement ignoré de la presse occidentale, de remettre un peu de mesure dans les discours amoureusement teintés de greenwashing des industriels français.

Mais en attendant, le constat est sans ambiguïté : par leurs abrutissantes décisions, les sénateurs ont provoqué des tensions inutiles entre les pays émergents et la France, et vont, si on continue sur la même pente glissante, ajouter une bonne louche de problèmes à ces populations qui n’en avaient pas besoin en sapant le développement économique des producteurs locaux. Autrement dit, les sénateurs ont choisi de conserver dans la pauvreté des producteurs de pays émergents, pour remplacer une huile bon marché par des huiles plus chères et plus dangereuses pour la santé, dont l’exploitation accroît les problèmes de déforestation au lieu de les résoudre.

C’est un Triple Fail. Bien joué, messieurs.

triple facepalm

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Commentaires95

  1. Le Gnome

    « Considérant qu’il n’y a rien de plus certain que la mort, et chose plus incertaine que l’heure de celle-ci. »

    Telle était la formule consacrée dans les testaments d’Ancien Régime.

    Ces clowns à roulettes ne savent pas que nous sommes tous mortels et que mourir à un âge avancé est parfois (souvent ?) une délivrance.

    Notre vie nous appartient, ce n’est pas le rôle de l’Etat de s’en mêler. Ceux qui veulent manger macrobiotique en ont le droit. Ceux qui préfèrent les aliments gras, salés ou sucrés en restant dans leur fauteuil en ont le droit aussi.

    De toutes façons, sans un siècle, nous serons tous morts, alors, qu’ils nous foutent la paix.

    1. « dans un siècle nous serons tous morts » : je n’en suis pas si sûr. C’est, disons, une hypothèse logique et raisonnable, mais pas certaine du tout.

      1. LuciusT

        Pour ma part, je compte bien être éternel jusqu’à preuve du contraire (preuve que je ne serais jamais à même d’analyser).

        Certes, les statistiques jouent contre moi…

    1. Aristarque

      Et en plus, vous allez devoir supporter DEPARDIEU qui va piller vos réserves de GUEUZE LAMBIC, de KRIEK et de MORT SUBITE.
      Va falloir doper la production pour qu’il en reste de dispo…

  2. Mominette

    Hashtable est de toute évidence la taupe infiltrée de ce gros capital oppressif qui assassinne la Nature, réduit l’indigène en esclavage, et tue nos enfants.

    Cette huile se produit trop facilement, en quantité trop abondante, ne crée même pas d’emplois dans l’hydrogénisation, n’est même pas aussi saturée que le beurre et le lait, et fait donc un abominable croc en jambe à la P.A.C. Intoléraaable …

    Et puis, que fait-on de ce merveilleux « principe de précaution », noble peplum dans lequel se drape quotidiennement le protectionisme-qui-ne-dit-pas-son-nom.

    Grâce à la vigilance de nos « nanny states », nous allons donc payer plus cher des produits plus favorables aux cholestérols, intensifier par le biais de nos impôts l’aide aux pays producteurs priés de s’abstenir, et communier avec Greenpisse et autres talibans verts.

    1. Aristarque

      Une taupe travaille en silence et sous la surface.
      Pas vraiment le cas d’H16.
      Qualifions le de héraut (vu de notre bord) et laissons les autres le qualifier de vil suppôt inféodé au grand Kapitâââl etc…

    1. Arsi

      Mangez-en deux, vous la sauverez deux fois plus vite.
      Etrange sentiment que celui de se rendre compte qu’un pays peut élire des dirigeants nuisibles à leur propre société…

      1. gem

        saucisse ?viande ? vade retro, satanas.
        Une salade (verte) avec une tomate (rouge) en entrée, une soupe de fèves en plat, et en dessert … heu … un yaourt nature et une pomme. Le tout « bio » et fourni par un petit producteur local (ça bas de soie).

        1. gem

          Le gnome, ta façon réactionnaire d’invoquer la « réalité » signe l’infâme turbo-libéral qui a besoin d’une rééducation citoyenne. Tu sera privé de soupe.

  3. Marco33

    C’est géant !

    Vu que le bateau France ne coule pas assez vite, il faut à tout prix défoncer la coque à coup de haches!

    Bientôt, dans le monde entier, on commencera les blagues moqueuses par « c’est l’histoire d’un français qui…. »

    Vu la popularité de votre blog -si vous en avez l’envie et le temps- ce serait sympa de faire une remise de récompense annuelle comme les « Gérard » du cinéma.
    Avec une récompense pour :
    L’homme ou la femme politique de l’année, idem pour le journal, le syndicaliste, etc…
    Vous nous présenteriez une liste avec vote : on passerait un grand moment et je ne serai pas étonné que cela devienne très populaire !

    1. prunelle

      eh non camarades vous n’avez rien compris! le Sénat taxe l’huile de palme pour payer la prime de chauffage de 4000 euros à chacun de ses 280 employés (corrigez moi si je me trompe)! Les pauvres, ils vivent dans des galetas insalubres et non isolés d’où déperdition de chaleur, d’où fuite ébouriffante de la chaleur, d’où facture désopilante de chauffage! Compatissez au lieu de critiquer, cruels ingrats!

      1. peste et coryza

        En fait, ce qui tire la consommation d’huile de palme, c’est la demande pour les agrocarburants, et pas l’alimentation. Cherchez, c’est corrélé.

        Même si l’huile de palme est la moins chère du marché et a des rendements 10 fois supérieurs au colza.

        La filière bio ester notamment. Les prix sont devenus si élevés que les locaux n’ont même plus les moyens d’utiliser cette huile.
        Bref, il faut regarder du coté des consommateurs de fioul , de kérozène et de diesel/gazole.

        Le fioul, c’est surtout la marine marchande. Or le Baltic dry se pète la gueule.
        Le kérozène ? l’aviation civile se pète la gueule tout pareil.
        Reste le gazole. C’est le chauffage et les véhicules individuels, surtout européens.

        C’est là tout le problème des agrocarburants de première génération : il faut déforester et beaucoup de place pour faire pousser les plantes. Et vu que personne n’a envie de sacrifier sa foret pour y planter des plantes à huile, on fout ça chez les pauvres. NIMBY classique.

        Le plus drôle, c’est le jatropha, sensé répondre au problème causé par le palmier à huile.
        Résumé : la culture du palmier à huile, c’est pas bien, ça déforeste, et ça concurrence les usages alimentaires en tirant les prix vers le haut.
        Solution des glandus de l’UE : mettre du jatropha. Les graines de jatropha font de l’huile, et comme la plante est toxique, il n’y a pas de concurrence possible avec la bouffe. (note : admirez les grand esprits que vous payez avec vos impôts, et n’oubliez pas de payer votre premier tiers)

        Problème : le jatropha, c’est gourmand en eau, ça demande de la place, c’est toxique, et ça bousille les sols.
        Où le mettre ? En Inde, à la place des cultures vivrières (avec expulsion des paysans et tutti quanti). Et bouffe qui devient plus chère. Remerciez qui vous savez.

        La boucle est ainsi bouclée.
        Le prolo indonésien voit sa foret partir en fumée (qui soit dit en passant était exploitée pour le bois et en partie cultivée pour la bouffe), et ne peut pas se payer d’huile de palme.
        Le prolo occidental est assommé de taxes et culpabilisé.
        Les vendeurs d’agro carburants se remplissent les poches.
        L’état se remplit les poches.
        Les vendeurs de bouffe se remplissent les poches.

        Mon opinion : à 5000 euros la place pour la conf sur le jatropha, ça ne sent qu’une seule chose :
        Kleptocrats seal of approval.

        1. Ernest

          Non mais vous fabulez sur le jatropha! Son intérêt principal c’est justement de pouvoir pousser sur des terrains impropres à des cultures vivrières et généralement pauvres écologiquement (genre savane).

          De toute façon jatropha ou palmier, le problème n’est pas la plante, c’est la façon de l’exploiter. Du jatropha à la place de culture vivrières en Inde, c’est con. Raser la moitié de Bornéo (avec ses pauvres orangs-outangs) pour y coller du palmier, c’est con aussi.

          Le problème n’est pas les commentateurs, c’est leurs commentaires lorsqu’ils sont bigrement mal informés. Raser la moitié de bornéo, tu as vu jouer ça où ?

          Sinon vous me faites quand même tous bien marrer avec vos complaintes quotidiennes sur le thème « bouh le vilain Etat qui m’empêche de vivre ». Franchement c’est risible. Détendez-vous les djeuns!

          C’est vrai que toi, question commentaire constructif, tu te poses là. Tu es très très détendu.

      1. Peste et corriza

        @Ernest

        Je ne fabule absolument pas. J’ai lu les publis sur le sujet.
        Il y a une différence entre l’intérêt et la réalité.

        La réalité, c’est que l’avidité compilée à la connerie donne de biens mauvais résultats.

        Le jatropha pousse mieux sur des bons terrains (utilisés pour la vivrière) et est ainsi plus accessible pour des véhicules de transport.
        Et puis, pourquoi se casser la tête à défricher, alors que ça revient moins cher et plus pratique d’expulser des paysans et de remplacer leurs cultures ? Que sont quelques paysans indiens contre les intérêts des ploutocrates indiens et de l’UE ?

        « Du jatropha à la place de culture vivrières en Inde, c’est con. Raser la moitié de Bornéo (avec ses pauvres orangs-outangs) pour y coller du palmier, c’est con aussi. »
        Certes… mais la connerie semble dominer ces temps ci.

        Le gros problème, c’est le pic de pétrole conventionnel et la demande ne énergie, qui n’est pas prêt de déflater. Perso, je bosse sur les agrocarburants de seconde génération…

  4. shnaffy

    j’ai réussi à sortir l’argument du rendement qui limite la déforestation lors d’un débat et la réponse vaut bien un ou deux facepalm aussi :
    - comme le rendement est 10 fois plus faibles , les prix vont monter donc les gens vont arrêter d’acheter (ou les industriels changer -encore?!- de produit)
    -comme les gens n’achètent plus, il n’y aura pas besoin de défricher des nouvelles zones donc cela va limiter la déforestation !

    1. gem

      A ouais… quand même… en somme : moins yad gruyère moins yad trous, et moins yad trous plus yad gruyère, donc moins yad gruyère plus yad gruyère.
      on a beau savoir que « les cons ça osent tout », je reste toujours autant sur le cul.

  5. Ernest

    « On apprend ainsi que des milliers d’emplois, et donc des milliers de familles (plus de 35.000 en Côte d’Ivoire), généralement pauvres, vivent grâce à l’exploitation du palmier à huile. »

    Oh mince! Il y aurait donc, dans le monde, des petits Noirs qui travaillent pour 0,5€/jour pour qu’on puisse mettre de l’huile « éthiquable » dans les bigs macs servis à Chicago ou Pontaux-Combault??
    Qu’est-ce qui est plus révoltant, cette situation actuelle d’exploitation de la pauvreté qui permet d’avoir une huile bon marché, ou le fait qu’on bride un chouïa cette industrie?

    1. Le plus révoltant, de loin, c’est qu’un con vienne crotter un commentaire comme celui-là malgré les nombreux billets qui prouvent que la pauvreté diminue avec des salodemplois à 0.5€/jour (en lieu et place des emplois à 0.2€/jour voire pas d’emploi du tout). Le plus révoltant, c’est qu’on t’ai autorisé à t’approcher d’un ordinateur pour commettre d’aussi navrantes bêtises : « la situation actuelle d’exploitation », quand on demande leur avis aux gens concernés, eh bien ils en redemandent parce qu’ils en ont marre de vivre dans la merde dans laquelle des abrutis comme toi entendent les laisser.

    2. Monoi

      Rassurez vous Ernest, grâce au chouia de bride sur cette industrie, ils ne gagneront plus leurs 0.5euros et ne seront donc plus exploités!

      Ils vont pouvoir retourner à leur occupation favorite de pauvres.

      Ceci dit, ayant côtoyé la pauvreté à Madagascar récemment, j’aimerais beaucoup pouvoir échanger des abrutis de votre espèce avec des pauvres de la bas. Je n’ai vraiment plus de patience pour les idiots inutiles.

      1. Ernest

        Rah l’excuse « on les paye mieux que ce qu’ils gagnent en principe », « je paye ma femme de ménage 50€, tu te rends compte c’est 3 fois plus que la norme » etc, merci bien. C’est le discours d’expat à 5000€ que j’entends presque tous les jours, ils se donnent bonne conscience comme ça.
        On discute de pauvreté à Madagascar quand vous voulez… H16 doit savoir de quel pays vient mon IP…

        1. monoi

          Il n’y a pas grand chose a discuter, si vous y habitez et que vous tenez des propos aussi debiles c’est que vous n’avez vraiment rien compris au film.

    3. Aristarque

      Pour répondre à Ernest qui préfére que les pauvres restent pauvres à attendre ses généreux subsides fournis avec l’argent des autres, par exemple une remise de dettes de 3,5 Md euros: (tiré d’abidjan-net »

      Une activité rentable

      «Le planteur d’hévéa est comme un salarié. Il a un revenu mensuel qui lui permet de vivre décemment durant toute l’année. Il peut planifier ses revenus. Même si les prix bord champ du cacao sont plus élevés que ceux de l’hévéa, sa culture est beaucoup plus rentable », confie le président de la Cophesud-co, également producteur d’hévéa à Aboisso. Le prix Apromac (Association des producteurs et manufacturiers de caoutchouc naturel de Côte d’Ivoire), structure qui fixe les prix, a oscillé en 2009 entre 194 à 382 Fcfa par Kg, bien loin de celui du cacao fixé à 1000 Fcfa le Kg pour la campagne 2009. N’empêche que le producteur peut réaliser plus de profits que celui de cacao, explique Emmanuel Kadio. «Le cacao n’a que deux saisons par an, le café a en une et la récolte du palmier à huile se fait sur 6 mois dans l’année», indique-t-il. Il fait savoir que plus une plantation d’hévéa est vieille plus elle est rentable contrairement à celle des autres cultures. Selon lui, quand l’arbre après 9 ans d’exploitation, la méthode de saignée employée par les producteurs, la saignée inversée, permet de recueillir plus de latex. L’arbre a une durée de vie 40 à 46 ans. Ainsi, une jeune plantation d’hévéa, mise en saignée depuis 4 ans, peut produire 300Kg de caoutchouc par ha. Entre 5 et 8 ans de saignée, la production est estimée à 500 Kg par ha. De 9 à 11 ans de saignée, la production peut atteindre une tonne. Kattié Etjen, secrétaire général de la coopérative, révèle qu’un planteur qui a une production mensuelle de 500 Kg par ha peut percevoir entre 97.000 et 191.000 Fcfa par mois si l’on tient compte des prix Apromac 2009. La superficie moyenne des plantations au Sud Comoé oscille autour de 5 ha, poursuit-il. Pour une plantation de 5 ha, le producteur d’hévéa peut avoir un revenu mensuel compris entre 485.000 et 955.000 Fcfa. Ce qui correspond à un gain annuel de 5.335.000 et 10.505.000 Fcfa, explique Kattié Etjen. «Nombre de producteurs d’hévéa du Sud Comoé ont une plantation dont la superficie oscille entre 20 et 30 ha. Quand la production par ha est estimée à 1 tonne, le planteur peut facilement peut toucher des millions Fcfa par mois», affirme Emmanuel Kadio. »

      L’article développe aussi que ces paysans abandonnent peu à peu le palmier à huile qui ne démérite pas mais demeure moins rentable que l’hévéa (ouh, l’affreuse graine de capitaliste qu’on implante ainsi chez les « bons » sauvages!)

      Un MF CFA vaut 1524 euros.
      Vu d’Europe, cela reste modeste au niveau du SMIC mais au niveau de la Côte d’Ivoire, le pouvoir d’achat doit être bien meilleur puisqu’il est annoncé que le paysan peut en vivre décemment tout au long d’une année (avec 5Ha)…

      Bien sûr, ce revenu brut d’exploitation peut être déglingué par un gentil état bisounoursesque qui se contentera, pour ses gentilles nuisances, de 56% de prélèvements mais que ne ferait-on pas pour avoir une Sécu qui rembourse royalement 14,88 euros par verre pour permettre aux binoclards d’y voir clair….

    4. BN

      Quand vous voyez un SDF dans un duvet, vous lui arrachez le duvet, parce que « c’est honteux cette exploitation des SDF par les fabriquants de duvet, tout le monde devrait avoir un toit » ?

    5. Théo31

      Allez Ernest, pour te coucher un chouilla moins con ce soir : explique-moi pourquoi un coiffeur à Tombouctou gagne moins qu’un coiffeur à Paris alors qu’il fait exactement le même boulot. La réponse est simple : ils n’ont pas la même productivité du capital ni le même pouvoir d’achat.

      Quand on ne sait pas on la ferme !

      Les cons, ça ose vraiment tout.

    6. Nighthawk

      Etant expatrié au Cameroun lire une réponse aussi stupide me laisse sans voix. L’huile de palme permet ici de faire vivre des milliers de familles, représente un pan entier de l’économie nationale, attire des multinationales qui investissent massivement sur place,je pense notamment à Biopam Energy, filiale de Siva Group, qui a déboursé 1,9 milliards de USD pour lancer un immense projet dans le pays et permettre de dynamiser une région entière. La grande majorité de la production camerounaise étant destinée à l’export, les pays voisins négocient directement avec les fermes ce qui a eu pour effet d’augmenter le prix vente de l’huile et d’améliorer les revenus des fermiers (oh malheur !).
      Evidemment tout ça étant trop beau pour être vrai et la production camerounaise ne cessant de croître au détriment des Colibris de Lafresnaye, des Coqs de Roche Andéen et des éléphants de jungle, les gugusses écolos de Greenpeace ont commencé à mettre leur nez dans toute cette histoire immonde de faire gagner de l’argent à des pauvres et bloquent en ce moment le projet d’une société US, Herakles Farms, qui a eu le malheur de vouloir planter 70 000 hectares de palmiers ! Sacrilège, vite, intervenons, des milliers de personnes auraient pu sortir de leur quotidien misérable !
      « On discute de pauvreté à Madagascar quand vous voulez… » ça me ferait bien marrer tiens !

    7. channy

      A Borneo ce sont les indonésiens qui travaillent dans les plantations d’huile de Palme pour environ 180 euros par mois…c’est révoltant hein?sauf que c’est deux fois le salaire qu’ils obtiendraient dans leurs propres pays pour travailler à l’usine,si encore ils ont la chance d’y être accepter.
      nighthawk je vous rejoint sur vos commentaires , Au Sabah l huile de palme a permis a des milliers de famille de sortir de la pauvreté(la production étant un mélange de gros groupe type sime darby et d’innombrables petits planteurs), Le plus drôle? la deuxième source de revenu de cette province Malaisienne grosse productrice d’huile de palme;c’est l’eco tourisme..cherchez l’erreur!

  6. realist

    Il doit y avoir quand même quelque chose de « spécial » en France pour que la connerie y fasse tant de ravages.
    Le cas de l’huile de palme est particulièrement intéressant car on a du mal à voir quel « bénéfice » (politique? sociologique? médiatique? prévaricatoire?) en retirent les promoteurs de cette brillante initiative.
    Non, c’est un Don de Dieu, la quintessence de la connerie pure dans toute sa gloire.

        1. gem

          Oh mon dieu. Harcèlement sexuel, contre des mineurs, à l’instigation et au profit d’adultes, ayant autorité sur ces enfants. proxénétisme aggravé.

    1. Aristarque

      le machin spécial : bactéria marximisa socialista donnataparamoa à la virulence particulièrement développée en direction des cerveaux localisés dans le 6me et le 7me arrondissement avec des avancées vers le 8me et le 12me… :)

  7. Martel

    Le même matraquage pseudo-scientifico-écolo-santé-publique sévit depuis des années, en favorisant les margarines, huiles insaturées au départ mais saturées artificiellement par hydrogénisation, aux dépens du beurre. Or, cet acide gras artificiellement saturé est mal reconnu par l’organisme, se métabolise mal et donc est bien plus dommageable que le beurre. Mais évidemment, l’industrie agro-alimentaire fait ses choux gras (c’est le cas de le dire…) de ce matraquage.

    1. Le Gnome

      La margarine supporte depuis l’origine un taux de TVA à 19,60 %, et ce pour éviter qu’elle ne concurrence trop le beurre. Il n’y a pas si longtemps, il était interdit de la commercialiser en plaquettes et la forme devait être cubique.

  8. Pascale

    C’était trop beau ! Les industriels de l’alimentaire avaient trouvé un produit parfait, peu cher, sans goût et facile d’utilisation. Mais c’était sans compter sans la mesquinerie et le sadisme castrateur des écolo-fachos qui refusent que l’Humanité progresse.
    Mais, ils sont pris à leur propre piège : l’Homme étant ce qu’il est, c’est à dire toujours enclin à progresser (la décroissance est contre nature), d’autres produits seront trouvés.
    J’aime cette phrase de Pompidou : « arrêtez d’emmerder les Français ! »

  9. Sarah Palin

    Ils font beaucoup mieux, une grande enseigne, les ‘’ U ’’ font de la pub contre l’aspartame : ‘’ Sujet à controverses ! ? ‘’

    Donc ils sont fiers de nous faire savoir, qu’ils ont supprimé de leurs rayons, tous les produits qui en contenaient.

    Un principe de précaution sur le principe de précaution !

    la France s’améliore ! et cela s’enflamme de joie, sur les forums des bobos-écolos-gauchos.

    Et si, pour gagner du temps, nous faire gagner le nôtre, ils nous disaient tout de suite, ce qui ne donne pas le cancer ?

    En attendant, je suis en train de rédiger mon testament, car je n’ai mangé que deux fruits et légumes aujourd’hui.

  10. Aristarque

    Ah que si le Nutella était français au lieu d’être Rital, et comment qu’on aurait taxé autre chose en remplacement (le gas-oil peut-être ou les moteurs de chalutier).
    Euh, en fait on taxe le consommateur ou le détenteur de ces produits comme aime à le rappeler A. Madelin.

    Un peu H.S. : on dirait que les électeurs contributeurs commencent à s’énerver contre Flanby et consorts : aucun candidat PS au 2me tour dans le 94, il y a longtemps que cela ne s’était pas vu même si c’est peut-être du à une très faible participation…

        1. skunker

          Connaissez pas Morsay ? C’est le fondateur du collectif « Truand 2 la galère ». Remarquez que ça ne l’empêche pas de sortir moins de conneries que les nullos habituels.

        2. NoName

          Non sans déconner, c’est un troll là, c’est obligé. Morsay, c’est le branleur qui faisait copain-copain avec Cortex sur le net y’a pas si longtemps que ça et qui invitait tous les flics de france à avoir des rapports anaux avec leurs mamans.
          Je le vois mal nous parler de respect, égalité et raternité & tout ça…

  11. Sanksion

    En substance, le principe est donc de faire durement payer le consommateur qui ose porter atteinte à sa santé qui, depuis qu’elle a été collectivisée, ne lui appartient plus.
    -> Wahou. Je ne l’ai jamais perçu aussi clairement. Prix nobel pour cette belle équation !

  12. Touchepasamonpot

    On a échappé de peu à la taxe Nutella et elle risque bien de revenir par la grande porte dans le cadre d’un plan santé…. Les petits producteurs font condamner Casino pour dénigrement et pendant ce temps, comme si de rien n’était, EELV propose aujourd’hui au conseil de Paris de supprimer l’huile de palme des cantines de Paris. Tout cela comme si de rien n’était ! Tout simplement ahurissant ! http://www.rtl.fr/actualites/info/politique/article/l-huile-de-palme-bientot-bannie-des-cantines-parisiennes-7755683324
    Pour ceux qui voudraient s’amuser, voici la page Facebook de Système U et ses danseurs de rue https://www.facebook.com/Palmeoupas
    Ca vaut le détour !!!!!!

    1. Aristarque

      On est effectivement content de savoir qu’un préfet + tout ce qui s’occupe du dossier dans la préfecture, I.E. au moins 20 personnes + autant au Conseil Régional + autant à l’Agence de l’eau et des voies navigables du coin, vérifie la présence d’une échelle à poissons sur un cours d’eau (la Calonne) qui a cet endroit doit faire péniblement (estimé à partir de Google maps) 10ml de large… et qui n’est pas réputé pour ses saumons ou ses truites arc-en-ciel…
      Il est vrai qu’un saligaud de petit vieux qui ose vivre de ses installations et gratte ainsi le revenu du CE d’EDF + les taxes locales + la TVA sur lesdites d’où le déficit abyssal des finances fvrançaises…
      Il est tellement gigantesque le lac de retenue de son barrage qu’on ne le distingue même pas sur Google…
      Ne soyons pas étonné après qu’il faille autant de monde pour que la boutique France soit opérationnelle selon la norme que l’administration pond pour elle-même…

    2. Aristarque

      Il manque un bout de phrase (pas compris pourquoi): abyssales françaises… MERITE amplement se savoir combien il peut en coûter de se prendre pour un libéral dans le pays à la devise libertaire…

  13. paf

    L’article plus les quelques troll appates par h16 ne laisse aucun espoir: la france est dominee par des anes bates, qui font la politique voulue par une population de cretins au cerveau lave.

    1. Alex6

      C’est aussi pour ca que je viens, pouvoir observer du bon troll bien francais evoluant dans son habitat naturel, ca n’a pas de prix.
      J’espere qu’ils en sauveront quelques uns quand l’ensemble aura coule pour de bon, ca serait dommage que l’espece disparaisse…

    1. peste et coryza

      @H16

      Le pétrole conventionnel, c’est le pétrole terrestre qu’on extrait par un puits. Genre Ghawar.
      Celui de Deep water, c’est de l’offshore profond.

      Pourquoi on parle de conventionnel, de non conventionnel, etc… ? parce que les couts d’accès à la ressource ne sont pas les mêmes.

      D’après les publis, la plupart des champs pétrolifères géants (comme Ghawar) ont passé leur pic de production en 2006, et sont soit sur le plateau soit en déclin. Ce n’est pas pour rien que les saoudiens se lancent dans l’offshore.

      Bref, produire du pétrole va vraisemblablement couter de plus en plus cher.
      Comme pour le gaz de roche mère (et non de schiste) qui a deux gros défauts :
      1 : c’est un gaz…
      2 : il faut beaucoup de puits, donc ça coute plus de pognon.

      Mais, je te le concède, il y a encore deux grosses variables :
      1 : la technique
      2 : les taxes…

  14. peste et coryza

    @H16

    Effectivement, pour l’instant, on n’en manque pas de trop.

    Le déclencheur de cette malencontreuse histoire d’huile de palme, c’est les pics pétrolier et la panique de 2007. L’engouement pour les agrocarburants vient en partie de là.

  15. Gaeloup

    Si l’on en croit peste et coryza qui explique que le catalyseur de l’huile de palme est l’agrocarburant et non l’alimentaire, ce qui est tout à fait crédible, h16 est finalement loin du compte et les écologistes réalisent un triple strike. Car non seulement ce sont eux qui sont à l’origine des ces énergies de la troisième voie de garage, pour pouvoir déplacer sa voiture à plus cher, mais en plus ils vous expliquent que la culture de l’huile de palme c’est très mauvais pour l’environnement. Et donc, très pragmatiques, ces génies de la suite dans les idées vont tout logiquement l’interdire dans l’alimentation, histoire que les pauvres qui payent déjà leur carburant plus cher, payent aussi leur repas plus cher. C’est le jackpot à l’euro million trois soirées d’affilée, y’a pas à tortiller, les huiles de l’écologie ont réellement décroché la palme.

  16. lemiere jacques

    Plus loin….
    Si on considère que l’on doit taxer TOUT aliment ou boisson selon sa « nocivité » il serait intéressant de connaitre comment on fixe le niveau de la taxe « santé »…
    Les taxes dissuasives ça fait un peu rire…

    Je crois que c’est tout bonnement une forme de protectionnisme agricole.

  17. channy

    Tres bon article H16, je vous joint un lien de Malaisie sur la réaction à cette taxe:
    http://biz.thestar.com.my/news/story.asp?file=/2012/11/20/business/12340907&sec=business

    Sinon on verra bien ou en sera cette taxe dans quelques mois car:
    http://www.challenges.fr/transports-et-defense/20121213.CHA4274/air-asia-commande-100-airbus-a320-dont-64-a320-neo.html
    J ai du mal à croire que les Malaisiens n’aient rien exigé de la France en contre partie (lors de la dernière commande géante en 2009,Sarko avait fait accorder des slots horaires pour air asia à Orly, alors que d’autres compagnies tentent en vain de les obtenir depuis des années).

  18. julie

    ce n’est pas la première fois que l’état se sert (ou sert des intérêts économiques privés) sous des prétextes fallacieux.
    (voir vaccin grippe h1n1, éthylotest,…etc)

  19. Rémi57

    Moi, je suis devant un de ces dilemmes cruciaux qui engagent le restant de mon existence et tout un pan de l’humanité avec : élevé au nutella depuis ma plus tendre enfance (je suis né un peu avant sa parution) que je persiste par pure bêtise gourmande à savourer avec du beurre demi sel sur ma baguette de pain (quel franchouillard) je suis parvenu (grassement, donc)à un âge canonique nécessitant quelques artifices.
    Et c’est là que se pose le dilemme : Je ne comprends rien aux étiquettes des diverses crèmes et produits de beauté permettant d’étaler à la face du monde un peu plus longtemps mon ignoble laideur et ne sait comment faire perdurer ce principe de précaution qui m’a jusqu’alors si bien servi !
    En bref, je dirais bien ceci : « Si au lieu de nous péter les noix (pour le rapport avec l’huile) avec le nutella, les sénateurs et autres bien faisandés vous pouviez vous attaquer à la lisibilité des composants de savons, shampoings, crème anti-rides au moins pourrais-un savoir de quoi je suis mort » !
    Je sais, ce n’est pas le débat ici, mais ça me fait du bien d’enfin libérer toute cette haine contenue. Merci H16 pour cette place octroyée sur ton espace afin de cracher mon venin à la face du monde, sans cela, j’aurais fini avec un furoncle ou pire, sénateur !

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