Un petit vent de WTF au Parlement Européen

Et dans la série « Ces élus qui font n’importe quoi », déjà fournie concernant l’Assemblée Nationale et le Sénat français, je choisis le Parlement Européen qui nous gratifie actuellement d’une bordée d’initiatives délicieusement scandaleuses. En plus, ça tombe bien : il était plus que temps de modérer l’ardeur amoureuse des peuples, actuellement débordante, vis-à-vis de l’Union Européenne !

Alors, pour calmer un peu le jeu, le Parlement Européen s’est donc lancé dans deux actions choc (en parallèle, bien sûr, de ses nombreuses actions chèque, qui ne faiblissent pas puisque c’est avec l’argent des autres qu’on fait les plus belles fêtes !).

La première est un lièvre qu’a levé le Daily Telegraph, production eurosceptique s’il en est puisque provenant directement de la perfide Albion : en substance, les élus européens ont dans leurs cartons une proposition de dépense d’environ 2,5 millions d’euros pour lancer une armée d’activistes rémunérés, sur Internet (les forums et réseaux sociaux comme Facebook et Twitter, notamment) pour lutter contre le méchant euroscepticisme qui risque bien de déferler à l’occasion des élections de juin 2014.

Selon les éléments que Daily Telegraph détaille dans son article, la mission de ces activistes serait d’agir sur les différents lieux de parole sur Internet afin de retourner les sentiments euro-sceptiques à base de « l’Europe est le problème », afin que la conclusion évidente soit « plus d’Europe » et non le contraire. Toujours selon l’article, une attention toute particulière sera accordée aux pays qui ont connu une montée de l’euroscepticisme, dont notamment la France qui a rejeté le Traité constitutionnel en 2005.

notre mère l'europe, 1942

De la même façon que Paul Nuttall, un des leader du parti UKIP (Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni), trouve que cette dépense est particulièrement mal venue puisque des fonctionnaires européens vont être payés avec de l’argent public pour défendre une vision politique particulière au détriment d’une autre, chaque citoyen peut se demander pourquoi — et surtout en ces temps de disette budgétaire — on va ainsi dépenser plusieurs millions d’euros pour essayer d’orienter les choix des électeurs.

Mais j’irai une étape plus loin que Nuttall en rappelant que cette affaire illustre de façon limpide un grave problème inhérent à la façon actuelle dont les institutions gouvernementales fonctionnent (européennes ou françaises, c’est pareil) : d’une part, ce n’est pas toujours (et loin s’en faut) la majorité qui décide de ce qui doit être fait avec l’argent récolté de force par les taxes et impôts, et d’autre part, le citoyen lambda se retrouve souvent dans la situation désagréable de payer des impôts qui vont directement aller soutenir des causes auxquelles il est moralement opposé. Ceci constitue, à mon sens, l’un des viols les plus profonds de la liberté des citoyens puisque non seulement, on va leur faire croire, au travers d’institutions de plus en plus éloignées de lui, qu’une majorité de personnes est pour ce fonctionnement (ce qui n’est pas vrai) mais en plus, on va lui imposer avec cette excuse des choix qui lui sont moralement insupportables. Les exemples actuels abondent, depuis les guerres inutiles financées par vos impôts sans qu’on vous demande votre avis jusqu’aux drones américains déployés sur leur propre sol dans le plus parfait piétinement des principes constitutionnels de ce pays.

Et ici, c’est donc avec un certain détachement, sur le mode « Ben quoi, que fait-on de mal ? » que les élus européens entendent donc verser dans la propagande la plus ouverte, la plus décontractée, et ce, avec l’argent du citoyen dont on ne peut pas dire qu’il soit d’accord, puisqu’il s’agit essentiellement de lui forcer la main…

On pourrait croire qu’avec une telle information, l’article du Daily Telegraph aurait été repris et commenté de multiples fois dans tous les médias, français y compris. Bien évidemment, il n’en fut rien : la presse française s’est consciencieusement gardée de faire la moindre analyse, le moindre commentaire ou de simplement relayer la nouvelle. Et c’est logique : noyée dans ses subventions, les journaux français les plus connus sont, au niveau national, la réplique exacte de ce qu’entend mettre en place le Parlement Européen, puisque pour beaucoup de journalistes dans ces rédactions, il ne s’agit pas d’informer mais bien « de donner des clefs », « d’éduquer », « de former » les lecteurs, bref de former leur opinion par une présentation orientée de l’information. On voit mal les « trolls » français dénoncer avec bruit les « trolls » européens…

Parallèlement à cette formidable initiative d’infiltration du net, le même Parlement entend s’attaquer à un autre pan des interwebs et autres forums. Je rassure certains : il ne s’agit pas ici de légiférer sur les lolcats et les vidéos de chats mignons (ce qui aurait déjà déclenché des émeutes massives). Cependant, l’affaire est sérieuse et déclenche des remous puisqu’il s’agirait d’interdire, peu ou prou, la pornographie sur le réseau des réseaux.

online pornCertes, la fureur des internautes sera un cran plus faible que pour les lolcats, mais on comprend qu’une telle interdiction provoquerait de toute façon de violents mouvements de foule.

D’autant que lorsqu’on prend connaissance du contexte dans lequel se place cette interdiction de la pornographie, on ne peut que bondir : il s’agit en effet pour le Parlement de discuter de l’élimination des stéréotypes liés au genre, tant sur internet que partout ailleurs, du reste. Ici, on rejoint en ligne droite les paragraphes que j’ai écrit un peu plus haut sur la ponction fiscale qui va servir à noyer un nombre incalculable de citoyens dans des barils de débilités anti-discriminatoires gluantes, dont les effets catastrophiques, tant en terme de constructivisme sociétal qu’en simple termes relationnels ou même économiques, ne manqueront pas de se faire sentir au plus profond d’une Europe qu’on va ainsi mettre à genoux, avant le coup de pelle fatidique derrière une nuque déjà bien dégarnie.

Heureusement, des protestations commencent à se faire entendre de toutes parts, et pas seulement sur le simple aspect « pornographie sur internet ». Manifestement, les gens (certains, du moins) aiment bien qu’internet soit un espace de liberté, ou que la censure n’y soit pas à ce point visible, disons. D’autres ont peut-être compris qu’en autorisant ainsi le Parlement Européen à aller mettre ses gros doigts aussi bureaucratiques que boudinés dans les communications inter-personnelles des citoyens de l’Union, ils autorisaient implicitement ce dernier à étendre bien au-delà du raisonnable ses prérogatives, signant un blanc-seing dangereux à une institution qui a déjà amplement démontré sa vision toute particulière de la démocratie et de la liberté d’expression.

Et à force de protestations bien senties, ce même parlement vient justement de s’illustrer en filtrant les arrivées électroniques pour gérer l’afflux inopiné de centaines de courriels bien poivrés de citoyens mécontents. Las : cela s’est franchement vu. Et même si on peut estimer qu’il s’agit d’une réponse purement technique à un problème très ponctuel pour éviter de bloquer des boîtes e-mails professionnelles sous la vague de réprobations, la réponse apportée est particulièrement maladroite tant elle démontre à ceux qui en doutaient encore que l’institution a un problème majeur de communication avec ceux qu’elle est censée représenter.

Au vu de ces deux affaires, la question, lancinante, se pose : où est passée la démocratie européenne ?

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Commentaires121

  1. Peste et coryza

    Mis à part leur aveuglement idéologique du type sexe des anges, la fin du porno sur internet signifie aussi la fin de l’internet commercial, puisque c’est le secteur qui y fait le gros chiffre d’affaires…
    Le porno, c’est techniquement ce que les célibataires trop timides, trop laids, trop pauvres ou trop débiles (pour aller voir une prostituée ou se trouver une femme) ont à se mettre sous la dent pour atténuer leur frustration (oui, la plupart des consommateurs de porno sont des hommes). Avec certains risques cependant…
    Mais il ne faut pas trop s’en faire : ce secteur bénéficie d’appuis bien placés…

    Pour le reste, le coup des blogueurs activistes rémunérés sur fonds publics est simplement la continuation de ce qui se fait dans la presse, française notamment (celle qui personne ne lit et qui survit à coups de subventions et d’abonnement obligatoires): pravdadisation.
    Avec un défaut supplémentaire : au moins, la pravda faisait un PQ acceptable.

    1. Le porno ne fait pas le plus gros chiffre d’affaire sur internet. C’est gros, mais comparé au commerce tradi (livres, biens & services, et même la bourse) c’est rikiki. Les premiers vendeurs internet en France, c’est amazon, ebay, voyages-sncf et la redoute…

    2. Woland

      Non, l’encre de la Pravda était trop grasse. Comme PQ acceptable, les Russes préféraient Sovietskaïa Rossia. (Vécu en 1981 à Leningrad).

      1. Clairon

        En Allemagne de l’Est, dans les années 50, le seul papier Q parfois dispo était franchement rugueux et surnommé « la vengeance de Staline » ….

        1. skunker

          Fallait prévenir Rastinger que l’Europe allait alléger sa charge de travail ça nous aurait peut-être évité de devoir nous taper l’attente des fumerolles en direct live.

          Non sérieusement …
          On parle de quels stéréotypes ? S’il y a bien une industrie qui pense à tout le monde c’est le porn. En deux cliques sur google on trouve des films à destination des femmes (oui oui, elles se masturbent aussi on est au 21ième siècle), des homos etc … ça va du plus subjectif au plus crado. Apparemment il y en a même pour les cons du parlement européen qui aiment regarder des choses qu’ils n’aiment pas regarder.

          Le seul et unique objectif à terme c’est de trouver une excuse qui puisse rassembler les gens derrière l’idée liberticide de censurer le net.
          Le porno ou autre chose là n’est pas la question; tant que ça permet in fine de développer un outil de contrôle ça va dans leur sens. Et une fois qu’ils auront cet outil qu’est-ce qui les empêche de filtrer nos recherches comme ça leur chante ? Plus rien, et on aura bien du mal à s’en rendre compte puisqu’ils pourront aussi nous empêcher d’en discuter à l’occasion.
          Ils ont voulu se servir des pirates comme excuse, sauf qu’on l’a vite dans l’os quand on s’attaque à plus doué que soi. Qu’à cela ne tienne, ils changent de cible …

          PS: de toute façon si les gens veulent se masturber sans porno ils se feront le film qui leur plait dans leurs petites têtes.

          1. Higgins

            @ Skunker,

            Autant votre raisonnement sur la prétendue sécurité routière m’a irrité, autant ce billet me réconforte. Dans les deux cas, le but principal est d’attenter aux libertés.
            L’épisode neigeux en fournit un nouvel exemple: on ne devrait pas tarder à imposer les pneus neige en hiver au cas ou… (http://www.franceinfo.fr/politique/la-systematisation-des-pneus-neige-est-une-bonne-reflexion-gouvernement-919139-2013-03-13). Encore une excuse bien facile pour faire oublier l’incompétence des pouvoirs publics mais en Socialie française, on voit bien des ministres donner des ordres à la météo: http://www.caradisiac.com/Quand-le-gouvernement-se-prend-pour-Meteo-France-85185.htm
            S’ils mettaient autant d’énergie et de moyens à faire faire correctement leur boulot aux différentes administrations de ce pays qu’ils mettent de hargne à traquer le moindre dépassement de vitesse, peut être pourrions-nous chasser de notre langage cet acronyme célèbre sur ce blog CPEF. Hélas, ça restera un vœu pieu et il nous faut supporter cette engeance et leurs décisions stupides.

          2. skunker

            @ Higgins :

            Je vous ai répondu mais c’est un peu long et relativement hs donc pour la lisibilité des commentaires j’ai posté à la fin.

    3. NoName

      « Le porno, c’est techniquement ce que les célibataires trop timides, trop laids, trop pauvres ou trop débiles (pour aller voir une prostituée ou se trouver une femme) ont à se mettre sous la dent pour atténuer leur frustration (oui, la plupart des consommateurs de porno sont des hommes). Avec certains risques cependant… »

      Alors comment expliquer que certains qui ne sont ni pauvre, ni célibataires, ni laid, ni débiles, en regardent quand même ?

      1. Fergunil

        En tous cas, une corrélation ont été trouvée entre la hausse de la consommation de produits pornographique et la baisse du nombre de viols.
        J’irais même jusqu’à émettre l’hypothèse d’un lien cause conséquence : maintenant que n’importe qui peut assouvir virtuellement le plus tordu de ses fantasmes depuis chez lui, sans avoir à subir opprobre du marchand de journaux, le « besoin » de viol a diminué : pourquoi risquer des décennies de prison pour tirer son coup, quand on peut avoir une dose palliative quotidienne en toute discrétion ?

        1. NoName

          Absolument d’accord avec cette idée. Comme je le disais plus bas, à mon avis, on peut même considérer le droit à la pornographie comme un indicateur de liberté puisqu’il permet de supposer que le gouvernement ne cherche pas à s’étendre dans la sphère morale du citoyen.
          Pour répondre encore à Peste et Coryza, je soulève quelques objections:
          1) Son argumentaire suppose que la condition célibataire est inférieure à celle de couple, puisque si on suit son raisonnement, si on est capable d’avoir une femme/un homme on a pas recours à la pornographie. Qu’est ce qui prouve qu’il vaut mieux être en couple que célibataire ?
          2) Par extension, ça laisse aussi supposer qu’on préfère le sexe à deux que tout seul. Je suis pas sur que ça soit le cas pour tout le monde.

          J’avais encore une objection mais elle s’est barrée en route.

        2. Godwin

          L’étude que les médiacrates et autres sociologues à deux balles se plaisent à ressortir systématiquement à ce sujet est une vulgaire étude de corrélation entre deux périodes différentes dans un certain pays (scandinave, je crois ; le gus qui a commis ce travail a un article sur Wikipédia, amusez-vous à le trouver comme Charlie) ne prenant RIEN en compte au niveau des mécanismes psychologiques/sociaux explicatifs.
          Autant dire tout de suite que cette étude ne vaut pas tripette ; en revanche, d’autres études, bien plus sérieuses et spécifiques, ont montré toute une série d’effets nocifs de la pornographie (dont la dépendance — comme pour une drogue —, l’isolement, l’effet désastreux sur les plus jeunes — qui y sont malheureusement dorénavant MASSIVEMENT exposés avant même la puberté, il y a des statistiques effrayantes — dans leur approche de la sexualité, une diminution de la tendresse, l’éloignement affectif des conjoints… La liste est longue des méfaits de cette saloperie).
          Le site The Occidental Observer a consacré une série d’articles au sujet, pour les curieux.

          (Je précise que je ne dis pas du tout que je soutiens les prétextes bidons de la technocratie bruxelloise, mais cette défense de la pornographie me fait toujours bondir.)

          1. NoName

            Moi c’est sa condamnation qui me fait toujours sauter au plafond. A chaque fois je peux pas m’empêcher de faire le parallèle avec les jeux vidéos, le métal, dont tout tend à montrer que leurs supposés effets nocifs sont bidons de A à Z.
            Personnellement, étant gros consommateurs de porno, de jeux vidéos et de métal, je suis un peu la bête noire des « psychôlôlôgues » spécialiste de l’enfance qui rêvent de nous voir éloignés de la corruption du monde moderne.

            Le porno, comme tous les produits, n’a d’effet négatifs que sur des individus en particuliers. Comme l’alcool, le sport, le métal, le rap, la religion, et des tas d’autres choses. Le problème vient des individus, pas de ce qu’ils consomment. Si effectivement il est vrai que des individus se renferment sur eux-même en jouant au MEUPORG, en écoutant Deicide, en fumant de l’herbe ou en collectionnant les films de Katsuni, y’a fort à parier qu’ils n’allaient pas bien avant.
            Il n’y a probablement pas de liens de causalités entre ces éléments: le porno ne rend ni cinglé, ni insensible, et ne fait pas de vous des pervers sexuels. Par contre, si vous êtes cinglés, pervers et insensible, y’a des chances que le porno soit votre seule horizon sexuel.
            En tout cas, ça m’apparaît plus probable.

  2. Mominette

    Pas de démocratie sans information.

    Bien entendu, il n’est nullement question d’infiltrer des taupes pro-européennes tout partout, mais de remettre un peu les pendules à l’heure auprès des innocents totalement désinformés.

    Les français sont eurosceptiques ? Bien entendu, puisqu’ils croient dur comme fer que c’est la France qui leur offre la rénovation souvent magnifique de leurs centres-villes, leurs grands travaux, leur viaduc de Milleau, etc.

    Tout simplement parce qu’après avoir grassement fait banquer le Feder, les élus locaux se font passer pour les généreux donateurs ! La plupart du temps, les panneaux annonçant les travaux ne le mentionnent même pas.

    Par contre, tout ce qui foire, c’est toujours et fort commodément « la faute à l’Europe ».

    Qui n’entend qu’une cloche n’entend qu’un son, et ce n’est pas avec le conditionnement malhonnête des peuples qu’on peut s’attendre à leur avis éclairé !

    NB : je certifie sur l’honneur ne pas avoir reçu la moindre parcelle du budget présumé pour formuler ma réponse 🙂

    1. Le PE n’a pas a financer une propagande (dans un sens ou l’autre) avec l’argent des contribuables. Aux euro-enthousiastes de faire des campagnes avec leur pognon.

      1. mominette

        Non H-16, la règle c’est « bien faire et le dire ».

        Rien en peut évoluer en démocratie sans une réelle information de l’électeur, et c’est à néglkjgrr cdette règle qu’aucune réforme quelconque ne peut passer en France sans provoquer des émeutes … qui coûtent bien plus cher qu’une bonne information préalable.

        Cela fait donc normalement partie du budgetde toute innovation, politique ou non.

        En France, on se croit informé parce qu’on voit quelques gusses se contredire sur un plateau, dans une vivifiante cacophonie de type « à qui ment gagne ».

        1. Franz

          Mauvaise réponse !

          L’argent provient des poches des contribuables. Et de la dette qui est l’argent pris par avance dans les poches des futurs contribuables.

          1. Mominette

            Tout budget public provient nécessairement de la poche du contribuable.

            Celui de l’Europe est en somme une cagnotte à laquelle chaque pays contribue au prorata de ses moyens, en vue de mener des projets communs.

            Avec le Feder, l’objectif commun est clair : favoriser les infrastructures déficientes dans certaines régions d’Europe, selon le principe des « frais partagés » avec les autorités locales (pour qu’elles se mouillent tout de même un peu) et donc de favoriser le développement de ces zones au grand bénéfice des locaux, mais aussi du développement des marchés, bien entendu.

            Si les collectivités loczales sont de grandes habituées du Feder (même si elles n’en parlent jamais), les entreprises peuvent aussi s’y adresser. Exemple :

            http://www.europeidf.fr/fr/feder/votre-projet/mode-demploi/index.html

        2. dexter

          La France est contributeur net (si on enlève la PAC et les aides que vous mentionnez) au budget de l’union de 8 milliards d’euro…

          Your argument is invalid…

          1. « La France est contributeur net (si on enlève la PAC et les aides que vous mentionnez) »
            Heu. Si on enlève la PAC et les aides diverses, ça n’a plus aucun sens. On ne parle pas ici de cacahuètes et de broutilles en fin de budget.

        1. Peste et coryza

          Hitler était un européiste, comme Napoléon.
          Avec force coups de latte pour mettre tout le monde d’accord.
          Les deux ont échoués, plombés d’un coté par les russes, et de l’autre par les anglo saxons

          1. Franciskus

            A la place, on a eu droit aux Etats (dés) unis d’Europe soviétique.
            Merci les ricains, merci les russes, de nous avoir sauvés.

      1. Guillaume_rc

        énorme.
        Ils ont vu 60 ans avant (à quelques détails comme la croix gammée et la Suède hors de l’UE) ce qu’allait devenir l’Europe : un grosse mère poule qui anesthésie ses poussins.
        Même l’allusion anti-sémite (le fameux complot américano-sioniste), de rigueur actuellement, y est.

  3. Josselin

    et d’autre part, le citoyen lambda se retrouve souvent dans la situation désagréable de payer des impôts qui vont directement aller soutenir des causes auxquelles il est moralement opposé

    Ce qui est particulièrement vrai avec le financement des partis politiques, puisque leurs campagnes sont remboursées avec nos sous, qu’on soit en accord ou non avec ces partis, ou avec des associations (inter)nationales largement subventionnées avec l’argent des autres, même si leurs actions sont moralement discutables.

    Je me balade dans la rue dans l’espoir de me faire accoster par l’une de ces associations (Greenpeace, Sortirdunucleaire, …), qui, non contentes de ponctionner le citoyen une fois déjà, essaient de leur faire cracher encore plus de liquidités, et leur dire d’aller se faire voir et que je leur donne déjà bien assez contre ma bonne volonté.

    Petite correction :

    « l’un des viols les plus profond »
    => profonds

    1. francoise

      Josselin : eh bien, moi, je l’ai fait la semaine dernière pour Green truc ; je me suis fait un plaisir de leur demander s’ils avaient l’intention de pédaler ou de laisser les corbeaux le faire à leur place. Quant à mon opinion, je la leur ai exprimée sans détour : je suis pour les centrales nucléaires ! Pas pour le pédalage des corbeaux qui me semblerait un peu court !

  4. Higgins

    La mesure « suce-nommée » a été rejetée: http://geeko.lesoir.be/2013/03/13/la-pornographie-ne-sera-pas-bannie-du-web-en-europe/

    Sinon, tu as raison. Les parlements ont une nette propension à dépasser allègrement leurs prérogatives alors leurs membres représentent au mieux 60% de la population élective. La montée croissante de l’abstention devrait inciter leurs membres à une grande modestie. Pour la France, les dernières élections européennes ont vu un taux d’abstention de près de 60% et les législatives de l’année dernière un taux qui avoisine les 50%. La tripotée de peintres (qui vit très bien grâce à nos sous) qui siège devrait se rappeler que que sa légitimité, du fait des chiffres cités, a un périmètre restreint qui, normalement, ce qui devrait limiter considérablement ses prétentions. En cela, Normal 1er et consort s’inscrivent dans une dynamique qui frise par moment le totalitarisme guidés qu’ils sont par une idéologie mortifère. Contrairement à ce que pense un des commentateurs du billet précédent, c’est avant tout un idéologue pur et dur qui se trouve à la tête de ce pays. Entouré d’une bande d’individu dont la marque de fabrique est une incompétence croissante, Flamby, sous un aspect débonnaire conduit ce pays à la ruine et au naufrage: « Transformer l’homme par la contrainte légale : tel est donc l’idéal socialiste. » (http://www.contrepoints.org/2013/03/06/117222-le-socialisme-est-un-cancer-de-la-democratie-abattons-le ). Cet autre billet paru également sur Contrepoints, est emblématique de l’échec socialiste et du cauchemar que devient cette société: http://www.contrepoints.org/2013/03/11/117844-fuite-des-talents-la-vague-ne-faiblit-pas-video.

    1. YP

      On a surtout affaire à une population dont l’idéologie consiste à sacrifier sa toute sa liberté contre l’illusion d’un peu de sécurité matérielle (via redistribution). Et bien sûr, cela va mal finir. Alors cette même population sacrifiera la liberté qu’elle n’a plus contre de la sécurité (policière).

      On obtient ce qu’on mérite.

      1. max

        C’est en route, quelques centaines de millions d’Euros pour le contrôle urbain :

        L’armée française, se prépare à la guerre des cités, et a construit spécialement dans ce but à Sissonne, dans l’Aisne, une cité fantôme (centre d’entraînement aux actions en zone urbaine – Cenzub) comparable à une ville de 5000 habitants, pour y entraîner ses soldats. Le budget de ce programme de guérilla des banlieues, nommé « Scorpion » (sic), est de… 400 millions d’euros par an pendant 10 ans, rien que ça.

        https://pagedesuie.wordpress.com/2013/03/03/nos-gouvernements-se-preparent-a-nous-combattre/

        1. Cyrille

          Je viens de lire le lien. J’ai bien ri. Merci.
          Encore une théorie des complots.
          Ce centre existe depuis quelques années déjà. Avant pour s’entraîner en combat urbain, l’armée ne disposait que de petits villages de combat. Vu la puissance de l’armement, il n’y a qu’en ville qu’un fantassin peut se protéger. Et le fantassin c’est lui qui tient le terrain pour faire simple. Depuis la seconde guerre mondiale, ça commence à dater quand même, le combat urbain à pris une importance stratégique non négligeable. D’où l’importance de s’y entraîner et d’en avoir les moyens. D’autant plus que c’est un combat très techniques et difficiles.
          J’ai fait court puisque ce n’est pas le thème du jour.
          Puis pour vous rassurez, le budget de la défense continuera à chuter, l’armée française n’aura bientôt plus les moyens d’acheter des munitions pour les utiliser sur ses propres concitoyens….

          1. « l’armée française n’aura bientôt plus les moyens d’acheter des munitions pour les utiliser sur ses propres concitoyens…. »
            Je ne parierais pas ma chemise là-dessus, cependant.

          2. aristarque

            Pour des armes et munitions afférentes, un état trouvera toujours de l’ argent, et en bonnes devises siouplait, pour s’en procurer. Aucune incertitude à avoir sur le sujet…

        2. YP

          Ce qui me fait le plus peur, c’est que le « peuple français » est constitué de gens dont une grosse majorité sont des personnes molles, frustrées et jalouses de leurs voisins : Aucun risque qu’une révolte ne se manifeste jamais (ce qui est par contre très pratique pour encourager la délation).

          Bref, inutile de craindre une intervention militaire contre le peuple : il n’y en aura pas besoin.

  5. Phil aus Berlin

    Une lueur d’espoir néanmoins. Je trouve que les journalistes de la presse grand public sur internet (‘main stream’), se libèrent de plus en plus du ‘politiquement correct’. Exemple en lien cet article du Point aujourd’hui. J’ai adoré l’allusion à la visite de l’usine de pansements par le président.
    http://www.lepoint.fr/politique/parti-pris/hollande-s-est-pris-les-pieds-dans-sa-com-13-03-2013-1639304_222.php
    (PS: il me semble que l’on écrit « …les paragraphes que j’ai écrits. » avec un « s » à écrit.

    1. Guillaume_rc

      merci pour le lien. Je viens de lire l’article et j’adore cette vanne :
      « Les présidents font toujours comme si leur seule apparition allait soulever la liesse et guérir les écrouelles, comme par l’imposition des mains – alors que le pouvoir pratique plus l’imposition des revenus… »
      Digne de figurer comme baseline d’un site libéral….

  6. zen aztec

    J’ai vu la mature se faire gangbanger par une bande de bikers,franchement ça serait insupportable de se faire priver de ça

    1. dede

      Pas d’inquietude : cela ne va pas disparaitre mais se deplacer. On va revenir aux cassettes video.
      Ce qui est merveilleux, c’est que cela va permettre de relancer l’economie pour pas un rond : Thomson va ressortir sa chaine de montage de magnetoscopes, on va de nouveau voir fleurir les loueurs de videos et comme nous ne serons plus inondes de porno russe et americain, on va relancer la production cinematographique francaise.

      En Europe, on a peut-etre pas de jolies minettes mais on a des idees!

  7. Nord

    Bon, la proposition sur l’interdiction de a pronographie a fait long feu hein. Par mon job, je connais un peu Christian Engström, le MEP du Parti Pirate qui a sonné l’alarme: pas vraiment un libéral, mais plutôt bien en ce qui concerne le restect des libertés du web.

    Maintenant, sur l’élimination des stéréotypes gnâ gnâ gnâ ce n’est pas un rapport qui changera grand-chose car il n’a qu’une valeur d’avis. Oh on y arrivera, je suis sans craintes, mais ça prendra encore du temps tout simplement parceque le PE est quand même majoritairement de droite.

    Après, je ne vous ferai pas l’affront de vous exposer mon point de vue sur ces lamentables affaires, les moins libéraux d’entre vous auront compris que je n’aime guère la vulgarité.

    1. Franz

      Le gros du problème sur l’élimination des stéréotypes c’est qu’ils sont en fait largement vrais. Pour tout dire c’est un des trucs les plus souvent « vrais » en sciences sociales. Ils sont des généralisations, des raisonnement à la moyenne, validés par l’expérience collective. Il y en a de faux, mais c’est rare.

      Éliminer les stéréotypes c’est faire du constructivisme social, détruire l’outil usuel de compréhension du monde pour pouvoir prétendre que les théories fumeuses sont vraies. Et puis surtout, si on exprime ça en mots plus simples c’est dire aux gens ce qu’ils doivent penser, parce que nous, on sait mieux. Du totalitarisme de la plus belle eau.

  8. NOURATIN

    Ben voyons! Pas de liberté pour les ennemis de la liberté! Pas de démocratie pour les ennemis de la démocratie!
    Et pas de porno pour les beaufs qui se complaisent dans le stéréotype.
    Quand on croit que le PE est majoritairement à droite c’est qu’on a une conception un peu gauche de la droite.

  9. Fergunil

    C’est étrange quand même, parce que s’il existe un domaine ou l’ensemble des minorités sont représentées, c’est bien le porno : sans ressortir la règle 34, les milieux gay, bi, trans, les femmes dominatrices, les hommes soumis, l’inverse, les nains, les géants, les gros, les minces, les beaux et les moches de toutes les ethnies se retrouve en une quantité impressionnante de variations, avec toute les combinaisons possibles …
    Ça me semble super vivre-ensemble compatible, non ?

    1. NoName

      +1

      A mon avis, on peut même considérer le droit à la pornographie comme un indicateur de liberté. C’est un indice qui permet de supposer que le gouvernement ne cherche pas à s’étendre dans la sphère morale du citoyen.

  10. Aloux

    Moi ce que je trouve intéressant avec cette histoire d’internautes rémunérés pour diffuser un message pro-gouvernement c’est que ça me fait furieusement penser à la situation du pays où je me trouve actuellement, officiellement communiste. Les « wu mao » (50 centimes, soit le prix d’un message pro-gouvernement) sont ici souverainement méprisés par les internautes lambda, qui les débusquent sans trop de difficultés. Bon par contre c’est vrai que contrairement à l’UE, y a une vraie censure du net, et un contrôle vraiment impressionnant des communications. Ca s’est aggravé récemment avec le blocage des communications cryptées (qui étaient interdites depuis longtemps, mais techniquement ils ne les arrêtaient pas encore), là j’ai trouvé un vpn qui passe encore mais je mettrais pas ma main à couper que le message que je suis en train de taper ne puisse être intercepté d’une façon ou d’une autre.

    Pourquoi je raconte tout ça ? Pour dire qu’à mon avis l’UE est sur une TRES mauvaise pente, ça prendra peut-être du temps mais elle y va, c’est sûr.

    1. eheime

      Ce n’est qu’une question de temps.
      L’internet libre était une anomalie de l’Histoire.
      Les parlementeux (nationaux, supranationaux) vont restreindre notre liberté d’expression, celle qui, s’il n’y en avait qu’une à défendre, est la plus importante d’entre toutes.
      Tout ça pour notre bien, notre sécurité, pour nous protéger de nous-même et de notre incapacité à reflechir correctement.
      Et vous verrez que les gens trouverons ça normal, comme quoi ce n’est pas si faux …

      1. Aloux

        En Europe le mal me paraît effectivement avancé et incurable à court terme, mais j’ai quand même bon espoir que l’atmosphère ne devienne pas irrespirable partout. Pour parler de ce que je connais le mieux, je pense que la Chine est sur la bonne voie. Outre mes conversations avec des locaux qui me surprennent parfois par une lucidité que je n’entends plus très souvent chez mes compatriotes, j’ai lu récemment un article d’un professeur d’économie de l’université de Pékin, tout ce qu’il y a de plus officiel et reconnu, sur la lutte contre la corruption. Et au milieu d’un éventail de propositions ad hoc, il case, l’air de rien, réduire le périmètre de l’Etat et assurer une liberté d’expression réelle, en particulier sur internet. Je rappelle qu’il y a 40 ans, c’était Mao et la révolution culturelle. Bon pour ceux qui me soupçonnerait de naïveté, je les renvois à ce que je disais au-dessus : la censure sur le net est absolument redoutable, la liberté d’expression est encore trèèèèès loin de celle dont on jouit actuellement en Europe, et si seulement c’était le seul problème… Mais j’ai quand même l’impression qu’ils y vont doucement, et que sauf accident ils y arriveront.

        Sinon je fais confiance aux Américains pour secouer le joug quand il deviendra insupportable, ainsi qu’à quelques autres peuples (Australiens, Suisses…)

        1. eheime

          Justement les americains filent un mauvais coton je trouve. Surtout en ce qui concerne internet. les australiens et les suisses representent presque rien et s’expriment peu de surcroit.

  11. JS

    Les politocards européens et nationaux sont en roue libre…

    D’ailleurs ils commencent à sentir la grogne qui monte : par chez moi ils ont refait la Route Nationale et à l’issue des travaux ils ont placardés des panneaux ventant le résultat…et le caractère « apaisé » que cela allait procurer au quartier…

    Sans commentaire.

  12. hussardbleu

    Deux pensées du bon Mencken, que j’aime de plus en plus :

    « The only good bureaucrat is one with a pistol at his head. Put it in his hand and it’s good-bye to the Bill of Rights. »

    « The fact is that the average man’s love of liberty is nine-tenths imaginary, exactly like his love of sense, justice and truth. He is not actually happy when free; he is uncomfortable, a bit alarmed, and intolerably lonely.
    Liberty is not a thing for the great masses of men. It is the exclusive possession of a small and disreputable minority, like knowledge, courage and honor. It takes a special sort of man to understand and enjoy liberty — and he is usually an outlaw in democratic societies. »

    Hence : this country is doomed (TCID)….

    1. eheime

      C’est plein de vérité.

      Quand on voit l’aisance avec laquelle les dictateurs s’installent, parfois sur de simples malentendus, presque naturellement, il est clair que cela répond à un besoin humain.

      Il n’y a que dans les pays d’anciens bagnards ou d’émigrants rejetés qu’on trouve des gens plus exigents en terme de liberté.

      1. Peste et coryza

        Du genre, Australie (ancienne colonie pénitentiaire anglaise) ou Canada (où la France envoyait les jacques capturés qui avait opté par l’exil plutôt que la corde) ?

        Sans parler de Cromwell et son obsession à expédier dans les colonies les indigents d’Écosse et d’Irlande.

  13. herveLE

    Bon article.

    Meme si je trouve votre ton un peu trop indulgent face à ce totalitarisme larvé qui est en train de se mettre en place..

    1. mlallier

      Meuh non ! La France, patrie des droits de l’Homme, dont l’aura couvre l’Europe à tel point que tous les peuples européens envisagent de ne plus parler que le français après avoir expérimenté les notions de liberté, de fraternité et d’égalité de ce pays exemplaire, va offrir ses services à l’Iran pour le défendre contre ces vilains américains qui font rien que l’embêter : http://french.ruvr.ru/2013_03_13/L-Iran-envisage-de-poursuivre-Hollywood-en-justice/

  14. Stephane

    financer avec l’ argent du contribuable une campagne sous marine pour influencer son opinion, c’ est du viol. Ils ont bon dos de lutter contre la pornographie.
    La bonne soeur, c’ est bien Benoit XVI?

    1. Franz

      Ben c’est ce qu’ils font depuis toujours, non ? Ils nous taxent de partout et se servent d’une partie de ce pognon pour nous convaincre (via l’éducation nazionale et la presse aux ordres, entre autres) que les impôts c’est le bien ! Le pire c’est que ça marche quand même assez bien : alors qu’on est à un niveau de prélèvements et de dépense publique proche de ceux de la défunte union soviétique, il y a encore des neuneus pour dire qu’il faut plus d’État et plus de taxes (pour les autres, surtout, eux faut voire… )

  15. NEV

    Merci pour cet article qui à mon avis est un cran au desus des autres.
    Dans l’objectif de « limiter les stéréotypes », il y a aussi la volonté du parlement de légiférer sur l’apaprence des femmes dans les jeux vidéos (et les films?).

  16. aristarque

    J’aimerais rappeler ici qu’un des buts principaux de la construction européenne est d’assurer à ses membres un espace de vie collective les amenant tous à un niveau de prospérité matérielle identique sans se faire la guerre selon les précédents essais de Napoléon, Bismarck ou Hitler. Sur les 150 ans entre la Révolution Française et 1945, il y avait des guerres séparées de brèves périodes de paix relative puisqu’on s’affrontait joyeusement pour construire des empires coloniaux, tâche dans laquelle la France s’illustrait sans retenue ni complexe. A ce titre, la plupart d’entre nous serait « ancien combattant », voire « double ancien combattant » si cette tendance avait perduré. Dès lors, il vaut peut-être mieux mettre de l’argent dans un machin pas parfait, probablement trop coûteux, mais qui arrive néanmoins à des résultats tangibles comme celui d’une paix relative intermembres ou par exemple la Cour Européenne de Justice qui « calme » les tendances liberticides de la France, par exemple. Rappelons l’ effort économique quasi insensé de la France dans les années 30, pour se doter d’une armée »à la hauteur », ce qu’ elle était techniquement malheureusement avec une doctrine d’utilisation obsolète, et d’ une ligne Maginot qui n’ était pas aussi idiote que cela initialement où il était prévu qu’elle soit continue du Rhin à la mer du Nord et avec un développement plus en profondeur.
    Les budgets de travaux communautaires nous coûtent mais on en profite en partie et il est inévitable dans une communauté que tout l’ argent qu’on y consacre soit totalement utile à 100% pour ses propres buts ou besoins. Travaillons plutôt à limiter ces pertes qu’à imaginer vainement les faire disparaître. C’est peut-être à cette occasion que les Français devraient se poser la question d’élire constamment comme représentants européens des multi-cumulards qui n’y travaillent pas puisqu’ils sont occupés nationalement à tenter de faire croire à leur utilité démultipliée puis « découvrent » que d’autres ont bossé sans les attendre ni les consulter, puis entament l’ antienne « c’est la faute à l’ Europe » comme on chantait la faute à Voltaire. Pourquoi croyez-vous qu’une décision d’AG de copropriété ne peut se contester qu’en Justice et non pas avec une LR+AR???

    1. Franciskus

      Aristarque,

      Seriez vous l’un de ces futurs trolls grassement payés par la Commission ?
      « L’europe c’est la paix », et le nationalisme c’est la guerre, auriez vous ajouter.
      D’abord, c’est faux, la guerre du Kosovo a démontré que la guerre pouvait naître en Europe malgré l’intégration politique.
      C’est la Paix post 45 qui a permit la construction Européenne, et pas l’inverse. L’Europe prix Nobel de la Paix est l’ultime fumisterie (quoique le Prix de Barack est pas mal non plus).
      L’Europe a commencé avec le traité CECA. 50 ans après, la plupart des pays ne produisait plus ni charbon, ni acier.
      L’Europe, c’est de l’étatisme mis en commun. C’est tout.
      L’Europe, c’est un peu comme l’art contemporain : c’est laid, ça coûte cher, c’est grassement subventionné, personne n’y comprend rien, mais c’est sympa d’en disserter tout en gobant les petits fours.

      1. hussardbleu

        Je crois qu’Aristarque a été « pressé », en effet, sous faux pavillon… C’est la première fois que je serais en désaccord avec lui… ergo : il y aurait troll infiltré ?… deviendrais-je conspirationniste ?
        Mais je soutiens tout à fait l’excellent Franciskus….

      2. En gros, l’Europe a été utile tant qu’elle ne s’occupait que de commerce en unifiant ou faisant disparaître les tarifs douaniers inter-Europe. Dès qu’elle s’est piquée de politique (acte unique), là, ça a commencé à partir en sucette sociale-démocrate.

        1. oli71

          Le jugement est un peu sévère. Grâce à l’Europe, un certain nombre de nos monopoles ont sauté (vous vous souvenez des factures de téléphone fixe, il y a 20 ans ?), timidement certes, mais c’est déjà cela.

          Cela étant, ce qui est préoccupant, c’est la tendance absolument délirante de la Commission européenne à vouloir absolument tout régenter.

          Pensiez-vous par exemple que la Commission européenne négligerait de s’occuper d’un sujet aussi vital que celui du calibrage des oignons contenus dans un même colis ? Et bien non.
          Il existe un règlement européen n° 2213/83 du 28 juillet 1983
          « fixant des normes de qualité pour les oignons et pour les chicorées witloof ».
          Ce texte (qui a été modifié une dizaine de fois depuis son adoption) contient, entre autres des dispositions essentielles sur le calibrage des oignons. Je cite :

          « Le calibrage est déterminé par le diamètre maximal de la section équatoriale. La différence de diamètre entre l’oignon le plus petit et le plus gros contenus dans un même colis ne doit pas excéder:
          — 5 millimètres lorsque l’oignon le plus petit a un diamètre compris entre 10 millimètres inclus et 20 millimètres exclus; toutefois, pour les oignons d’un diamètre compris entre 15 millimètres inclus et 25 millimètres exclus la différence peut être de 10 millimètres,
          — 15 millimètres lorsque l’oignon le plus petit a un diamètre compris entre 20 millimètres inclus et 40 millimètres exclus,
          — 20 millimètres lorsque l’oignon le plus petit a un diamètre compris entre 40 millimètres inclus et 70 millimètres exclus,
          — 30 millimètres lorsque l’oignon le plus petit a un diamètre égal ou supérieur à 70 millimètres.
          Le diamètre minimal est fixé à 10 millimètres ».

          Indispensable n’est-ce pas ?

          1. YP

            Concernant la folie normative et législative de l’Europe, on pourrait parler de « biais français », tant nous sommes pointus dans ce domaine.

          2. mlallier

            « vous vous souvenez des factures de téléphone fixe, il y a 20 ans ? »

            Vous vous souvenez des factures d’électricité, il y a 20 ans ?

        2. duff

          Je suis assez d’accord.

          Gommer ce qu’il y a en terme de culture, de langue, d’histoire, de politique les différences entre les pays européens est une utopie européiste qui me semble dangereuse.

          Puisqu’il est cité dans l’article, il est bon de rappeler que Nigel Farage apprennant que le prix nobel de la paix avait été discerné à l’UE faisait valoir le faix que la paix en Europe tient beaucoup plus de la présence de forces armées américaines sur le sol européen que de l’usine à gaz technocratique qui a enfanté d’un monstre à Bruxelles. A ce propos, j’ajouterais qu’à partir de 1960 et du premier essai nucléaire français qui ne doit aucun marchandage avec les USA contrairement à l’UK, toute question de guerre entre la France et l’Allemagne est évacuée… Voilà 2 points essentiels bravement évacués du débat alors qu’ils me semblent expliquer la stabilité actuelle.

          H16 votre article n’est anti-européen, au contraire, les européens sont je pense, et c’est mon cas, sceptiques sur le fonctionnement peu démocratique actuel, mais favorables à une entraide avec des réalisations concrètes qui ne sont pas décidées en petit comité de gens tout-puissants ne répondant à aucune assemblée élue.

          J’ai l’impression de me répéter, le dernier article de Charles Gave est parfaitement clair à ce sujet (même s’il va beaucoup plus loin).
          http://institutdeslibertes.org/schumpeter-et-tocqueville/

          Cdlt

      3. Aristarque

        Diantre, mon fan club qui manifeste! 😉

        Néanmoins un grand merci de lire, posément, la prose du troll (à l’insu de son plein grè, sinon) avant de hisser le drapeau noir sur la marmite et d’aiguiser les sabres, voire la guillotine(?)… 😉
        Pas plus que Mominette, je ne reçois aucun subside de cette Commission, uniquement de mes clients commerciaux dont elle ne fait pas partie…
        Mon point de départ était un soutien à Mominette avec son Feder et j’aurais peut-être dû rattacher ce commentaire au sien plutôt que de le placer en final (à ce moment là).
        Je parlais exclusivement des pays membres initiaux de l’U.E. (par la CECA puis la CEE) dont un des buts était d’éviter qu’ils se battent (trois guerres -hors les coloniales- en septante ans dont deux mondiales, c’est assez remarquable et coûteux pour qu’on ait envie de changer de mode opératoire et de mode de cohabitation), surtout pour les trois ou quatre plus gros d’entre eux, en développant la coopération économique.
        Me dire que c’est la fin des hostilités en 45 qui a permis à la CECA de naître, revient à valider mon propos par d’autres termes, non ?
        Coopération économique : bon ou mauvais axe de développement de la pacification, mon propos n’est pas là.
        J’aurais aimé que cet esprit de pacification gagnât par osmose (c’est plus sympathique que contagion) les voisins non membres du club mais cela n’a pas été visiblement le cas pour tous…
        La Yougoslavie modèle 63-92 n’était pas membre de l’U.E. en ses prémisses et n’est donc pas concernée par mon propos.
        Seule la Slovénie, morceau de cet ex-Etat est venue nous rejoindre, mais bien après (post 2000).
        Les autres sont toujours en Europe continentale mais pas dans l’U.E.
        Je vais être lourd mais je n’ai dit ni sous-entendu nulle part que cela empêcherait les guerres extérieures, même européennes et ce n’est pas nos Sarkozy et Hollande « vont-en-guerre » qui me contrediront.
        Du charbon et de l’acier, on en produit encore dans la plupart des membres avec plus ou moins d’intensité. (Merci de ne pas tout évaluer à partir du cas français).
        Pour conclure ici, je ne pense pas être un « ravi de l’Europe » mais simplement estimer qu’elle est un moyen de coopération plus profitable que néfaste à condition que le jeu soit joué selon les règles et non dévoyé en permanence au gré des humeurs de ce qui tient lieu de nos dirigeants.
        Elle nécessite sûrement des corrections, des réformes et des recadrages ou des retouches des règles mais faisons-les ou du moins proposons les de façon crédible.

        L’U.E. actuelle nous insupporte que cela en devient intolérable ?

        Devenons adultes et responsables (libéraux, non?) et comme je le dis plus bas, cassons-nous de celle-ci, détruisons nos aéroports (tant pis pour Zayrault airport), nos ports (sauf un pour le rhum et les bananes des Antilles), les ponts sur le Rhin, dynamitons le tunnel du Mont Blanc et und so weiter puis jouons notre partition tout seuls comme des grands dans nos 550.000 kms² + DOM TOM

        On est assez vernis (heureux comme Dieu en France, disaient les Teutons) pour avoir de quoi bouffer autre chose que des patates en permanence et boire du vin, de la bière, des alcools en tous genres tous les jours et en variant les plaisirs qui plus est (notre cuisine, xième merveille du monde), de quoi construire des habitations bien typées, se faire des vêtements en laine et en lin, aller à la mer, à la montagne, à la campagne avec Ste Sécu en prime.

        Bon d’accord, il faudra se procurer les Mercédès et les Béhêmes en contrebande ainsi que le coco pour les faire rouler mais on le fait déjà pour le tabac…
        On a de l’expérience, là aussi.
        😉

        1. Higgins

          J’approuve Aristarque quand il déclare de l’Europe qu’elle « est un moyen de coopération plus profitable que néfaste à condition que le jeu soit joué selon les règles et non dévoyé en permanence au gré des humeurs de ce qui tient lieu de nos dirigeants. ». Je crois que cette Europé était viable quand elle ne comportait que quinze pays. Il aurait fallu alors conforter ce noyau dur avant d’y faire entrer d’autres pays. En leur octroyant un statut d’association protecteur, les nouveaux entrants auraient pu mieux finaliser leur propres évolutions (je pense surtout au ex-pays du bloc soviétique) que ce soit au plan politique ou au plan économique. La charrue a été mis avant les bœufs et nous sommes arrivés dans l’impasse actuel. Bien que fortement européen, je suis de plus en plus convaincu que certains choix comme la monnaie unique (dans sa forme actuelle) sont avant tout des pièges mortels et qu’il conviendrait de faire une pause salutaire. Quand on y ajoute la bêtise crasse de nos gouvernants associée à une démagogie confondante, on ne peut qu’être inquiet pour l’avenir. Compte tenu de ses problèmes structuraux, de l’imbécilité des politiques menées et de l’apathie, pour ne pas dire plus, du corps électoral, je pense de moins en moins que l’économie française soit capable de redresser la tête. Nous allons devenir l’Argentine de l’Europe, vous savez bien, ce pays riche qui a gaspillé toutes ses cartes en succombant aux sirènes d’un populisme mâtiné de socialisme. Normal 1er en est une splendide incarnation.

      4. dede

        L’illustration Kosovo ne tient pas : l’objectif de paix de l’Europe, c’est l’UE (apres la CECA et la CEE). Le Kosovo n’en fait pas partie, cela pourrait donc etre utilise en argument inverse (genre « l’integration a l’UE permet de maintenir la paix entre ses membres »)…

        Pour ma part, je crois dans ce projet d’integration europeenne visant a maintenir la paix mais comme je suis pessimiste, je pense que la crise des dettes gouvernementales finira par faire exploser l’Europe et que la guerre s’ensuivra.

    2. monoi

      Sophisme.

      L’europe, ca aurait du rester marche unique et libre mouvement.

      Ca a commence a partir en couille a cause de l’abruti de delors et son harmonisation. Et quand on voit ce qui s’est passe en Yougoslavie quand le pays a fini par eclater, je suis assez inquiet pour l’avenir de mes enfants.

    3. Guasilas

      Sur les 150 ans qui séparent la révolution française et 1945, il y a eu 100 ans de paix européenne, de la fin des guerres napoléoniennes a 1914 ( petit interlude en 1870,c’est vrai) La période etait économiquement libérale et les pays et leurs citoyens se sont enrichis comme jamais.

  17. Peste et coryza

    @aristarque

    La bombe A a calmé plus d’un conquérant potentiel… l’UE n’est pas nécessaire à la paix.

    Plus sérieusement, l’UE serait utile si elle était resté un machin administratif sans grand pouvoir mis à part quelques règles communes facilitant le commerce et les visas.
    Mais le bouzin actuel, non seulement ne favorise pas les économies des pays membres (à titre de comparaison, la chine et les USA sont protectionnistes), met un boxon législatif ahurissant, créé une nouvelle oligarchie dont une partie made est « made in soviet » et l’autre vendue aux USA, et comme pompon une monnaie commune bancale.
    L’immigration ? au lieu d’encourager une immigration restreinte mais de qualité, seuls quelques pays comme l’Allemagne tirent leur épingle du jeu en attirant les ingés et les docteurs frustrés de ne pas trouver de travail dans leurs pays d’origine, et par contre les autres doivent se taper des masses sous qualifiées dans un contexte de chômage de masse.
    .

    1. PAF

      l’Ue n’a jamais servi a rien.
      Ce sont le commerce, la prosperite et la chute du mur qui ont change le territoire, le monde a change; mais certainement pas grace a une administration.

      1. gnarf

        Avant de devenir un machin bureaucratique en expansion incontrolable, l’UE etait l’organisation par laquelle arrivaient quasiment toutes les liberalisations en France. L’ouverture des frontieres on connait, mais c’est l’UE qui a force les gouvernements d’Europe a liberaliser beaucoup de marches, en menacant de lourdes amendes. Ca c’etait pas mal.

    2. Aristarque

      On peut le voir aussi comme cela.
      J’admets complètement que l’idée initiale de coopération principalement économique a furieusement dérapé vers d’autres concepts pas toujours bien nets ni surtout expliqués aux citoyens.
      Nous sommes bien au delà de ce que ses concepteurs initiaux envisageaient, notamment par l’inflation de textes en tous genres y compris des plus cocasses ou chipoteurs.
      Il est probable que nos hommes politiques aidés en cela par d’autres du même acabit dans d’autres pays ne sont nullement étrangers à ces dérives puisque la tendance française à tout vouloir réglementer dans les moindres détails, est une tendance lourde et constante dans les décennies mais que nous ne devons pas en avoir l’exclusivité. On voit que là aussi, une administration cherche perpétuellement à accroître son emprise par rapport à son pré carré initial.
      Répondre que la bombe A est un moyen de protection perpétue une tendance militariste antérieure (j’ai les plus beaux blindés, la meilleure marine de guerre, etc…) qui n’est nullement un progrès de ce fait puisque les 3 dernières guerres franco-allemandes n’ont pas été empêchées par une telle comparaison, ni les guerres coloniales d’ailleurs.
      Et ce n’est pas gratuit non plus…
      Selon Bastiat, pendant que vous mettez du pognon dans vos armes, vous ne le mettez pas dans vos tracteurs…
      Je préfère que la compétition économique porte sur le point de savoir qui fait les meilleurs produits civils et que le second, le troisième, etc… s’attellent à les améliorer (ce qui est in fine profitable à tous) plutôt que de comparer les avantages de nos boutons de guêtre contre les chars Tigre et de déterminer si nous pourrons mobiliser un million d’hommes avec 8 jours de moins que le « voisin » dans de fumeux plans Schlieffen.

      Plutôt que de jeter l’UE par la fenêtre à la moindre contrariété, imaginons plutôt de la faire revenir à ses objectifs initiaux et demandons donc à nos politiciens de s’y atteler.
      Or que voyons nous à chaque campagne électorale :
      des bateleurs d’estrade qui nous expliquent dans tous les sens et sur tous les tons qu’il faut-être-européen-parce-que-c’est-le-seul-avenir-qui-vaille-pour-notre-cher-et-vieux-pays pour le lendemain de l’élection se moquer du quart comme du tiers des obligations européennes fussent-elles logiques et de bon sens, aux motifs de la souveraineté nationale, de l’exception française, etc, etc, etc… Vous connaissez la chanson aussi bien que moi.

      Ou alors, cassons-nous de l’Europe et de la zone euro mais avec les conséquences logiques en prime, si on peut dire!
      Remettons des douaniers à Menton, à Strasbourg et à Menin, reprenons nos anciens nouveaux francs pour en faire ce qu’on pourra au delà de la dénomination, recréons des lignes maginot commerciales, militaires et culturelles façon Astérix et son village cernés par les camps romains et on verra bien si on est capable de maintenir notre actuel train de vie sans douleur ni effort, si on continuera à nous prêter allègrement du pognon pour nos fins de mois (ce qui me révulse par la note laissée à nos enfants et petits enfants) ou si on dévaluera à gogo tous les six mois pour tenter de faire croire aux gogos qu’on s’enrichit en ne rien foutant ou pas grand chose.

      On peut parfaitement jouer les libéraux entre nous dans nos 550.000 km² en em…t le monde entier, ce qui ravirait sûrement une bonne partie des autochtones qui ne conçoivent l’originalité et la personnalité que par l’enquiquinement maximal causé aux autres, même leurs voisins de palier.
      Je ne suis simplement pas sûr que ce soit un progrès par rapport à l’actuelle situation, néanmoins améliorable.

      1. YP

        En fait, l’Europe est le rêve des politiciens français : aucun compte à rendre à personne.

        La libre circulation est une bonne idée. Mais il faut que le peuple puisse tenir ses politiciens en laisse. Ce qu’ils ne permettrons jamais.

    1. Aristarque

      Encore un effort et il demandera bientôt les pouvoirs spéciaux prévus (par je ne sais plus quel article de) l’actuelle Constitution puisqu’apparemment les ultra-majorités écrasantes dans l’A.N., le Sénat, les collectivités locales de tous niveaux ne sont pas suffisantes pour gouverner de façon apaisée.
      Enfin, gouverner… Façon de parler…

  18. Peste et coryza

    D’où l’intérêt de se barrer d’ici au plus vite. Et même hors UE vu la tournure que le machin prend.
    Mais quand on a pas de réseau, je ne vois pas comment faire… surtout dans certains métiers où ça ne marche qu’à ça… (typiquement la recherche)
    Est-ce qu’il y a un endroit où trouver des conseils et des cours ? Mis à part la maison des français à l’étranger et les liens donnés sur les sites des ambassades françaises… (notamment groupes français implantés dans d’autres pays)

    1. YP

      Y’a quelques sites « généralistes » genre expat.org, mais en fait il vaut mieux chercher du coté des forums et sites dédiés a un pays précis : google est ton ami. Autre chose : Se focaliser sur un pays sans se rendre sur place est suicidaire.

        1. YP

          C’est juste une remarque de bon sens : il convient de visiter le pays (et si possible, la ville de destination) avant de mettre toute son énergie dans un projet d’expatriation.

    2. Franz

      Ah ben justement la recherche c’est un des domaines où c’est le plus facile. On parle tous le même langage (un doctorat est le seul diplôme vraiment international, compréhensible par tous et les publis dans les bonnes revues idem), par défaut tout le monde parle anglais quasi couramment et les équipes sont déjà très internationales, partout.
      Les facs du monde entier recrutent au niveau mondial, et les centres de recherche idem.

  19. Robert Marchenoir

    Concernant une éventuelle obligation de mettre des pneus neige : il faut arrêter de hurler à l’oppression face à toute obligation, sinon on sombre dans l’absurde.

    En Suisse, pays libéral s’il y existe un pays libéral sur la planète, les pneus neige sont obligatoires en hiver.

    Il est aussi obligatoire (en Suisse comme en France) de rouler à droite, de ne pas pisser dans la rue, etc.

    Vous aurez remarqué qu’en Suisse, pays éminemment libéral, il n’est pas rare de se faire engueuler par les gens si on traverse en dehors des clous, si on gare sa voiture à un endroit interdit, etc.

    En France, pays éminemment anti-libéral, c’est un droidlôm de traverser en dehors des clous et de se garer n’importe où, et si jamais vous en faites la remarque à quelqu’un, celui-ci ne tardera pas à vous traiter de délateur et de nazi.

    Contrairement à une croyance assez répandue en France, chez les anti-libéraux mais aussi (plus surprenant) chez les libéraux, le libéralisme n’est pas le droit de faire n’importe quoi.

        1. Il n’y a rien à répondre. Soit on se considère en minarchie et l’argument vaut. Sinon (anarchie capitaliste), tout peut arriver : imposition « contractuelle » au niveau d’un réseau routier, ou pas. Au niveau d’une sociale-démocratie, vous pouvez parier votre chemise que de généreux lobbies sont derrière. Mais faire dans la bonne grosse généralisation « c’est comme ça et puis c’est tout », c’est de la philo à la truelle. C’est amusant, parfois utile, mais toujours assez grossier pour qu’on puisse en rire de bon cœur.

          Je vous trouve bien ronchon, Robert.

    1. skunker

      J’ai essayé d’expliquer exactement la même chose au sujet des limites de vitesse il y a peu. On m’a gentiment rembarré alors qu’il ne s’agissait pas de forcer l’achat de quoi que ce soit pour le coup.
      Certains refusent obstinément de comprendre que la route peut être dangereuse, que tous les conducteurs ne se valent pas et que pour une fois les règles ne sont pas une contrainte mais une protection …
      Que l’état s’en foute et utilise la sécurité routière principalement pour nous racketter c’est un autre sujet.

      @ h16 :
      Au fait qui paie les dégâts si tu te crashs tout seul comme un grand sur une autoroute dégagée ? Qui doit attendre pendant qu’on libère la voie ? Tu ne serais pas le premier à te ramasser en pleine ligne droite.
      La route c’est collectif donc politique collectiviste. Et si, la vitesse ça joue, pas besoin de chiffres gouvernementaux pour se persuader qu’une tonne de taule est plus facile à maitriser à 50 qu’à 200 même si ce n’est pas forcément l’origine d’un éventuel accident.

      1. « La route c’est collectif donc politique collectiviste. »
        Les cantines c’est collectif donc politique collectiviste.
        L’actionnariat c’est collectif dont politique collectiviste.
        etc…

        Argument stupide.

        « Au fait qui paie les dégâts »
        Toi. Ou ton assurance. (Du reste, ce problème existe déjà, est déjà résolu, et en plus, de façon privée.)

      2. LM

        @ skunker
        Encore une fois, tous les gens responsables (c’est à dire supportant les conseqences de leur actions) se rendent bien compte que la route est dangereuse. Sinon comment expliquer l’expérience de Drachten en Hollande ?
        Les humains sont moins idiots que vous ne le pensez et savent évaluer les risques … L’accumulation de contraintes sur la route donne une illusion de sécurité qui rend les gens moins vigilants. C’est exactement le même phénomène que la suppression des prix.

  20. skunker

    @ Higgins :

    « le but principal est d’attenter aux libertés. »

    Pardon mais ce n’est qu’une conséquence.

    Ils veulent de l’argent, des opposants muselés, des médias à leurs bottes, un système « éducatif » (je n’en dit pas plus, éducation et instruction sont deux choses différentes), un peuple inoffensif et divisé avec un service d’ordre musclé pour protéger le tout.

    De la prohibition des armes à la sécurité routière en passant par la délinquance, l’écologie, l’énergie, la laïcité ou le porno sur le net, tout, absolument tout leur sert de prétexte à pérenniser leur système de merde. S’il en allait autrement ils auraient parfois des résultats positifs, mais même avec force coups de bâtons rien ne change jamais vraiment, en tout cas pas du fait de leurs (ex)actions.

    Quand ils sentent que la grogne monte ils s’arrangent pour attribuer les résultats de leurs conneries à quelqu’un, d’ailleurs ils n’hésitent pas à en profiter pour se faire réélire à l’occasion. C’est tour à tour la faute des riches, des pauvres, des immigrés ou d’une communauté quelconque, quand ce n’est pas tout simplement celle de leurs prédécesseurs dont ils sont sûr qu’ils ne risquent rien, surtout pas qu’on demande la justification de leurs bilans calamiteux.

    Tout ça participe à diluer la rage d’un peuple qui ne demande qu’à se lever mais qui n’a plus en guise de sources d’informations que des outils de propagande et qui refuse obstinément de le voir, persuadé par son bulletin de vote sans effet de vivre dans une démocratie ou cela ne saurait exister.

    « Le pouvoir tend à corrompre, le pouvoir absolu corrompt absolument. Les grands hommes sont presque toujours des hommes mauvais. »
    Lord Acton.

  21. Sylvain Jutteau

    L’article de H16 m’évoque Willi Muzenberg (1889-1940), propagandiste au service du socialisme.

    Muzenberg promeut quatre principes de propagande :

    – Premier principe : l’émotion l’emporte toujours sur la raison.
    – Deuxième principe : en communication, le mensonge est égal à la vérité.
    – Troisième principe : il est préférable de faire dire que de dire.
    – Quatrième principe : le débat est improductif, préférez déconsidérer l’adversaire.

    Ces quatre principes ont une vocation morbide : lorsque votre adversaire les ignore, écrasez-le sous l’opprobre. Il est alors facile de l’éliminer, physiquement de préférence.

    Remarquons que Staline avait une tête de mort tatouée sur la poitrine, à l’instar de la tête de mort qui figure sur la casquette des SS. Socialisme national et socialisme soviétique ont en effet une même fascination morbide. Les socialistes français retrouvent d’ailleurs cette fascination morbide dans leurs troubles rapports aux sujets de l’avortement, du « mariage » infécond, et de l’euthanasie.

    H16 fait référence, sans le savoir je pense, mais en l’intuitant, au troisième principe, et cela provoque son ire salutaire.

    En effet, la décision de recruter des internautes est l’application du troisième principe qui consiste à faire dire plutôt qu’à dire.

    Willi Muzenberg avait par exemple inventé la méthode des « compagnons de route ». Il recrutait des intellectuels pour défendre une cause, sans laisser apparaitre de référence au socialisme. Parmi la multitude des organismes créés, il y avait la « ligue mondiale contre l’impérialisme ». Il recrutait des intellectuels qui se sont d’ailleurs insurgés ensuite d’avoir été embarqués de bonne foi.

    Les internautes recrutés sont les outils d’une cause dont ils ignorent la totalité des motivations.

    Ceci étant, je rejoins la posture du commentateur ci-dessus « Aristarque » : la cause servie est juste nonobstant ses actuels travers.

    Le procédé de recrutement d’internautes est certes détestable, mais l’intention me parait dépourvue de la morbidité caractéristique des socialismes.

    Grosses Bises.

  22. Sylvain Jutteau

    (ré-édité moyennant quelques corrections)

    L’article de H16 m’évoque Willi Muzenberg (1889-1940), propagandiste au service du socialisme.

    Muzenberg promeut quatre principes de propagande :

    – Premier principe : l’émotion l’emporte toujours sur la raison.
    – Deuxième principe : en matière de communication, le mensonge est égal à la vérité.
    – Troisième principe : il est préférable de faire dire que de dire.
    – Quatrième principe : le débat est improductif, préférez déconsidérer l’adversaire.

    Ces quatre principes sont un hommage au Prince du Mensonge, et ont une vocation morbide : lorsque votre adversaire les ignore, écrasez-le sous l’opprobre. Il est alors facile de l’éliminer, même physiquement.

    Staline avait une tête de mort tatouée sur la poitrine, à l’instar de la tête de mort sur la casquette des SS. Socialisme national et socialisme soviétique ont une même fascination morbide. Les socialistes français manifestent leur fascination morbide dans leurs rapports aux sujets de l’avortement, du « mariage » infécond, et de l’euthanasie. Pour un socialiste, la vie est dépourvue de dimension sacrée absolue : elle est donc d’une valeur relative.

    H16 fait référence, sans le savoir mais en l’intuitant, au troisième principe de Muzenberg, et cela provoque son ire salutaire.

    En effet, la décision de recruter des internautes est l’application du principe qui consiste à faire dire plutôt qu’à dire.

    Willi Muzenberg avait par exemple utilisé la méthode des « compagnons de route ». Il recrutait des intellectuels pour défendre une cause, sans laisser apparaitre de référence au socialisme. Parmi la multitude des organismes créés pour défendre ces causes, il y avait par exemple la « ligue mondiale contre l’impérialisme ». Il recrutait des intellectuels qui se sont d’ailleurs insurgés ensuite d’avoir été ainsi embrigadés.

    Dans le cas mis en lumière par H16, les internautes recrutés sont les outils d’une cause dont ils ignorent la totalité des motivations.

    Ceci étant, je rejoins la posture du commentateur « Aristarque » : la cause servie est juste nonobstant ses travers.

    Le procédé de recrutement d’internautes est détestable, mais l’intention me parait dépourvue de la morbidité caractéristique du socialisme.

    Grosses Bises.

    1. skunker

      @ sylvain jutteau :

      Ne vous imaginez pas valoir mieux que les socialistes sous prétexte que vous exprimez des avis contraires aux leurs, vous avez significativement la même démarche. D’ailleurs vous utilisez quelques uns des préceptes de ce brave Muzenberg.

      « La » vie, ça n’existe pas. « Ma » vie, c’est « ma » propriété.
      Elle ne saurait avoir d’autres valeurs que celle que je lui accorde puisqu’elle ne saurait souffrir qu’on la marchande sans faire de moi un esclave, qu’il s’agisse de lui donner une valeur relative ou absolument sacrée.
      Ainsi rien ne vous autorise à imposer vos mœurs à quiconque sauf à défendre votre bien.

      Vous êtes contre l’avortement ? N’avortez pas.
      Vous êtes contre l’euthanasie ? Ne vous faites pas euthanasier.
      etc…
      Les idées des uns et des autres sur ce qu’est la bonne morale importent peu et ne devraient pas entrer en ligne de compte, pas plus que de simples conseils.

      In fine la seule politique valable est de faire notre maximum pour préserver cette dualité, fondement de l’univers et seule apte à permettre à chacun de vivre heureux à sa façon.

      Pour vous la faire courte : occupez vous de ce qui vous concerne, cessez de lorgner chez votre voisin et tout le monde s’en portera mieux vous le premier.

      1. Mhm. La philosophie libérale et le droit ne se résument pas en quelques phrases de skunker. Des livres entiers ont été consacrés aux question de l’avortement et de l’euthanasie, par exemple, par des libéraux un tout petit peu plus illustres que vous. S’il y a matière à pondre des livres, c’est que ça ne se résume pas à « Vous êtes contre l’avortement ? N’avortez pas. »

        Rien que pour le sujet de l’avortement, on peut très bien laisser les gens libre de faire ce qu’ils veulent, l’avortement provoqué est un homicide. Il peut être légalisé / moralement compris / etc… mais il reste un homicide (la loi Veil en convient dès son préambule en réaffirmant le fait que l’humain existe dès la fécondation). Dès lors, une société libérale doit clairement se pencher sur ce cas et déterminer si c’est un homicide acceptable ou pas. Et là, c’est déjà nettement moins facile à trancher que « bon bah bon fastoche occupe toi de tes fesses ».

        Bref : votre vision des choses manque singulièrement de finesse.

        1. skunker

          Quel manque de finesse ? Je n’ai pas besoin de la moindre finesse puisque c’est un choix qui ne m’appartient pas, et penses bien que je savais d’avance à quels genres d’argumentaires je devrais faire face.

          On ne peut empêcher les gens de jouir de leur possession. Ils le feront même s’ils doivent se mettre hors la loi, même s’ils doivent se cacher, se mettre en danger et/ou faire ça dans un cadre insalubre. C’est ce qui ce passe pour la drogue, pour la prostitution …

          Tu te plains régulièrement des commissions et autres comités, résultat de la politique politicienne qui crée plus de problèmes qu’elle n’en résout, pourtant il va t’en falloir quelques un :
          Les victimes de viols on les laisse avorter ? Les femmes pour qui la grossesse représente un danger sanitaire on les laisse avorter ? etc …
          Qui jugerait de ça ? la morale hasardeuse de nos politicards ?
          On assisterait juste à une augmentation des fausses déclarations.

          La loi Veil je m’en bas les steaks, l’idée c’est qu’elle n’a pas lieu d’exister.
          Il n’y a pas lieu non plus de parler d’homicide à propos de quelques cellules qui n’ont pas plus conscience de leur existence que le bout de peau que je viens de m’arracher en me rongeant les ongles. Et quand bien même conscience il y aurait, elle reste la propriété du corps qui l’héberge et la développe.

          Où s’arrête ton raisonnement ? On interdit aussi toute forme de contraception, forme horrible de génocide spermatique et ovulaire ? Des millions de vies potentielles foutues en l’air à chaque fois c’est inacceptable ma bonne dame ! Ils ont raison de vouloir interdire le porno !

          Dans le fond tes convictions ne sont pas plus profonde que ton porte-feuille et je commence à me sentir plus proche des anarchistes que des libéraux. Tu ne souhaites en aucun cas t’affranchir de l’oppression gouvernementale, simplement la modeler à ton image. Tu n’as pas à comprendre moralement quoi que ce soit qui ne te concerne ni de près ni de loin.

          1. « On ne peut empêcher les gens de jouir de leur possession. »
            Un être humain n’est pas objet de droit, il est sujet de droit.

            « Il n’y a pas lieu non plus de parler d’homicide à propos de quelques cellules qui n’ont pas plus conscience de leur existence »
            Tiens, voilà. Quand je dis que tu manques de finesse, je constate un fait. Sortir ça, c’est passer à côté de 99% du problème avec la lourdeur d’un gauchiste mal dégrossi.
            Ainsi, comparer la contraception et l’avortement (débile). Un oeuf, une morula n’est pas un « humain potentiel ». C’est un humain. A 100%. Comme un bébé. Comme un vieillard. Après, on peut épiloguer sur la possibilité, la moralité de s’en séparer, mais ce n’est plus la même chose. Toi, tu en es encore au stade où tu nous parles, la bouche en coeur, d’un sujet que tu ne maîtrises pas (amalgames et approximations, nous voilà).

            « je commence à me sentir plus proche des anarchistes que des libéraux.  »
            Dit-il en parlant à un anarcho-capitaliste qui a lu quelques livres de plus. Tu devrais essayer ça, pour voir.

            « Tu n’as pas à comprendre moralement quoi que ce soit qui ne te concerne ni de près ni de loin. »
            Qui te parle de morale ici ?

            Non seulement tu t’escrimes tout seul sur des sujets que tu ne connais pas, mais tu détruis avec conviction des hommes de pailles.
            Bravo. Note que j’ai un temps limité.

  23. skunker

    Je ne souhaitais aborder aucun sujet en particulier, mon propos n’était pas là, tu m’as poussé à me focaliser sur un des exemples que j’ai (mal) choisi. Du reste tu pars du principe que ce que tu penses (enfin la synthèse de tes lectures) à valeur de vérité; la preuve que tout ce discute j’ai émis des avis contraires aux tiens (d’ailleurs c’était plus pour te montrer qu’éventuellement tu n’es pas le messie que pour exprimer ce que j’en pense réellement; raté).

    J’ai juste voulu souligner l’incongruité et l’imbécilité de légiférer de façon à réduire l’emprise qu’on a sur nous même et je suis persuadé que sur la question de fond on est d’accord :
    1- ce n’est pas applicable, les gens passent outre à loisir.
    2- ça détériore systématiquement la situation.
    3- ça coûte un bras aux contribuables.
    Et même l’état le sait : on distribue des seringues et on met des salles de shoot à disposition pour que certains puissent être dans l’illégalité tranquillement alors qu’en parallèle on claque des fortunes pour les en empêcher …

    Je parle de moralité et de jugement de valeurs parce que dès qu’il s’agit de pondre ce genre de textes on y a droit. L’émotion avant la raison et tant pis si on s’interdit des choses qu’on a jamais eu l’intention de faire.

    Je voudrais qu’on me laisse le choix tout simplement.

    1. Sylvain JUTTEAU

      @ Skunker.

      Merci de votre réponse.

      H16 vous a répondu dans un sens auquel j’adhère, pour la majeure partie des sujets que vous soulevez. Je réponds toutefois sur le point non traité : celui de la vérité.

      En effet, vous écrivez à H16 :

      « tu pars du principe que ce que tu penses (enfin la synthèse de tes lectures) à valeur de vérité; la preuve que tout ce discute j’ai émis des avis contraires aux tiens ».

      Pour Platon, les philosophes doivent être à la tête de la Cité car ils sont seuls capables de recevoir les Idées grâce à leur « connaissance rationnelle intuitive ». Je pense, comme Platon, qu’il y a dans une société ordonnée et pacifique une élite qui s’efforce de boire à la source de la vérité.

      Je pense aussi que dans une société désordonnée et belliqueuse il y a une fausse élite, qui crée des raisonnements qu’ils font passer pour des Idées véritables, et qui offrent leur fausse production à l’idolâtrie des masses. C’était le cas de Socrate, et c’est aujourd’hui le cas des socialistes, après avoir été celui des « nominalistes », de Hobbes, etc. L’opposition entre ces deux tendances est sans fin.

      Soit on considère qu’il y a une vérité extérieure à l’Homme, soit on considère que c’est l’Homme qui élabore la vérité.

      L’école libérale est gênée par ce débat, car elle y voit un conflit entre la raison et la foi.

      Mais comme je ne me définis pas comme libéral, mais comme un partisan de la liberté du commerce exercé par la caste des commerçants, je suis très à l’aise dans mes chaussures pour vous dire que je suis de ce poitn de vue un pur Platonicien et un élitiste sans fard.

      Pour moi, c’est devant l’infini de Dieu que les Hommes sont égaux, x/∞ étant toujours égal à zéro quelque soit la valeur de x. D’ailleurs, je pense que la notion d’égalité est par nature rafistolée chez tout mécrant.

      Oui, il y a une vérité accessible à une élite. Non, cette vérité n’est pas créée par l’Homme.

      Et parmi ces vérités, je crois que l’Homme a une dimension transcendante et que la manipulation ou la destruction de la vie a des impacts qui nous dépassent et pour lesquels la première urgence est d’exercer notre prudence.

      Ensuite, pour votre curiosité personnelle, comme notre société n’est plus organisée avec une élite véritable, j’ignore si je ferais ou non partie de cet élite car je suis dépourvu du don de divination, et ma religion prohibe la pratique des mancies.

      Tenez, pour conclure, c’est cadeau :

      «Il ne se trouvera au milieu de toi.. ni devin qui se mêle de divination, ni pronostiqueur, ni enchanteur, ni magicien, ni sorcier, ni personne qui consulte les esprits, ni diseur de bonne aventure, ni personne qui interroge les morts ; car quiconque fait ces choses est en abomination à l’Éternel» (Deutéronome 18 v. 10-12).

      Grosses bises.

  24. skunker

    @ Sylvain JUTTEAU :

    Merci pour la vôtre!
    Le ton de mon commentaire était quelque peu déplacé. N’y voyez aucun irrespect de ma part; je viens d’une famille nombreuse où gueuler est souvent la seule façon de se faire entendre. Je gueule beaucoup c’est mon grand travers, mais cela n’affecte en rien la considération que je porte à mon interlocuteur.

    Pour moi « la » vérité n’existe pas non plus dans le sens où je considère que ce n’est qu’une façon d’accommoder la réalité pour se la rendre plus sensée et supportable. Choisir une religion et un dogme (au sens large: catholicisme, sciences, agnosticisme, libéralisme …) m’apparait n’être qu’un moyen de partager « sa » vérité avec d’autres pour lui donner plus de valeur. Notez qu’il ne s’agit pas d’une critique; ça me semble au contraire incontournable. Mais cela relativise l’idée.

    L’infini est une chose que je ne considère pas à portée de compréhension d’un esprit dont la pensée est limitée physiquement. Néanmoins ne pouvant l’ignorer puisque nous y vivons nous devons faire de notre mieux pour appréhender le concept.

    Je le fais de cette façon : l’infini est pour moi la manifestation du divin, esprit à la conscience infinie où toutes choses cohabitent en étant à la fois liées et opposées comme les deux facettes d’une même pièce. Un esprit qui s’est affranchi du besoin de trancher toute question. Partant de cette réflexion j’imagine que rien ne saurait disparaitre de l’infini et qu’ainsi l’énergie qui nous anime ne fait que changer de forme.
    C’est pourquoi d’un point de vue spirituel j’estime qu’un avis en vaut un autre puisque tout participe à l’infini.

    Notre condition humaine nous oblige à différencier le bien du mal, seule façon que nous ayons de limiter nos souffrances et de satisfaire nos désirs. Ainsi il est légitime quand on a un point de vue quand à la meilleure façon de le faire de vouloir le répandre. Reste que légiférer me semble à moi la pire façon de s’y prendre. Vouloir faire disparaitre certains choix revient à vouloir soustraire une partie de l’infini, c’est voué à l’échec. C’est une perte de temps et d’énergie.

    Essayez de convaincre plutôt que contraindre, à terme le résultat ne saurait être que meilleur même si vos idées ne seront pas forcément retenues.

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