Vincent Peillon : aucune solution en rayon mais une jolie morale laïque

Ah, mes petits amis, il était temps d’insuffler enfin un peu de morale à tout ce peuple de sauvageons mal dégrossis ! Et qui mieux qu’un fier représentant jacobin anti-clérical turbo-socialiste ultra-républicain comme Vincent Peillon pour pousser la purée vivrensembliste citoyenne et festive dans le crâne des petits écoliers français ? Ça tombe bien, il s’est attelé à la tâche et voilà ses premiers résultats qui déboulent.

tintin épuisé par le mariage gayDécidément, la réforme de la société à grand coups de pelles (éventuellement dans la nuque) de la joyeuse équipe socialiste actuellement au pouvoir n’en finit pas de prendre des proportions qui auraient été difficiles à imaginer avant les élections : le vote sur le mariage homosexuel à peine refroidi, le Groupement Socialiste Républicain d’Intervention Sociétal frappe à nouveau et s’attaque une fois de plus à l’éducation.

On le savait déjà : quand il n’est pas taraudé par les questions sexuelles à l’école, Vincent Peillon aime fourrer son nez dans les cerveaux des autres, de préférence lorsqu’ils sont jeunes ; c’est plus facile, ils n’ont pas encore eu le temps de trop s’attacher à leur parent-1 et parent-2, qui pourraient avoir pour eux une autre éducation que celle, républicaine, laïque et sucrée que Peillon entend leur fournir. Et pour parvenir à ses fins, le gars Vincent dispose d’une méthode de choix : comme il est patron de l’Éducation Nationale, l’usine à fabriquer des citoyens, il lui suffit de proposer son Code Moral Officiel pour qu’immédiatement la grosse machine se mette en route.

Et en ce début de semaine, il nous a donc gentiment précisé les modalités d’application de son Patch Citoyen. L’idée de ce patch est de faire passer une microdose continue de Morale Républicaine de façon indolore, afin d’éliminer les dernières résistances anti-étatiques que pourraient développer des écoliers un peu trop enclins à se servir de leur libre-arbitre. Bien évidemment, ce n’est pas présenté comme ça. Le packaging a été scrupuleusement pensé : on va mettre en place de la morale laïque. Et qu’est-ce que c’est donc ?

La morale laïque est un ensemble de connaissances et de réflexions sur les valeurs, les principes et les règles qui permettent, dans la République, de vivre ensemble selon notre idéal commun de liberté, d’égalité et de fraternité. Cela doit être aussi une mise en pratique de ces valeurs et de ces règles.

Ah, de la réflexion, des principes, des règles, de la liberté, de l’égalité, de la fraternité, le tout pour permettre un vivre-ensemble toujours plus vitaminé ! Que du bonheur en tube, à déguster dès le plus jeune âge, pour se constituer une colonne vertébrale solide, avec une épine dorsale bien pleine, un bulbe rachidien tout frais et tout rose (évidemment) mais surtout pas de cerveau (parfaitement inutile pour marcher en cadence). Le vivre-ensemble, c’est cette machine étatique formidable qui permet à une France apaisée de discuter calmement de sujets sociétaux sans se mettre sur la figure.

Et c’est bien de dissolution de cerveau dans ce vivre-ensemble douillet dont on parle : ici, le passé de Vincent Peillon parle pour lui puisqu’il a largement démontré, dans ses productions littéraires, dans ses interviews, ses discours et sa pratique politique que le but de l’Éducation Nationale était bien de formater former des républicains, des citoyens dont le socialisme serait naturel, évident, et remplacerait directement toute autre religion. Sa « morale laïque », ce sont ses idées, son idéologie, sa « religion » socialiste qui seront, patiemment et petit à petit, insufflés aux petites têtes blondes françaises. Et en parlant de religion, on peut voir qu’ici le Vincent n’a pas inventé la poudre à canon puisque lui et la gauche socialiste se sont contentés de reprendre les méthodes éprouvées de l’Église catholique pour formater de bons petits citoyens.

peillon morale laique

Avec le résultat contrasté que nous pouvons voir, d’ailleurs : on parle régulièrement de faire du bon gros citoyen bien solide, bien rangé, bien moral, bien vivrensemblesque, mais en attendant, on oublie un peu de lui apprendre à lire, écrire et parler correctement ; à chaque réforme scolaire, le niveau scolaire baisse. Même Le Monde est obligé de le reconnaître, si ce n’est dans ses articles de plus en plus approximatifs et à l’orthographe créative, au moins dans les dernières études PISA ou PIRLS, démontrant en cela que l’introduction effrénée de nouvelles matières rigolotes n’arrange pas les charges horaires des gamins, et que les fondamentales, elles, sont de plus en plus réduites à la portion congrue. N’y voyez pas là le moindre hasard : c’est parfaitement logique (normal, dirait certain président). À force de réduire les exigences, de viser l’égalité quitte à abaisser les niveaux, les moyennes s’effondrent avec les résultats, et bientôt, toute une génération de professeurs arrivent en classe, formés à saupoudrer un peu de de grammaire, d’orthographe, de lecture et de calcul sur des semaines vertes, de sport ou poterie éco-consciente. À la seconde génération, il devient difficile de revenir en arrière. À la troisième, les idées se font floues et mal cadrées ; tout est dans tout et réciproquement. À la quatrième génération, tout se vaut, les méchants sont libéraux, les gentils socialistes, et Grok et Gnurk ont du mal à manipuler des concepts un peu subtils. La lecture, trop ennuyeuse, est de toute façon oubliée. Les peintures rupestres sont coef. 5 au baccalauréat. Souligne le mot pomme de terre et discutes-en avec ton voisin, etc…

Mais sans même tomber dans la caricature facile, on ne se demande pas bien longtemps pourquoi, après les changements de rythmes scolaires, le petit père Peillon s’est entiché de cette nouvelle marotte morale : il fallait trouver un moyen d’endoctriner, son poste lui ouvre cette possibilité sur un plateau d’argent. Soyons bien clair : la morale n’est pas une affaire d’instruction, domaine dans lequel devraient être strictement cantonnés l’école et les professeurs. La morale est, précisément, affaire personnelle et familiale. Et c’est parce qu’elle est du ressort des parents qu’il est extrêmement dangereux de la laisser à l’école. D’une part, l’uniformisation des esprits pose de grave problème d’adaptabilité à un monde en changement de plus en plus rapide. D’autre part, chaque tâche retirée aux parents les déresponsabilise un peu plus. La France, en l’état actuel, n’a pas besoin de plus d’enfants aux parents irresponsables, mais exactement du contraire. En cela, le projet de Peillon est non seulement une cautère débile sur une jambe de bois gigantesque (celle des myriades d’options et d’aménagements de cours divers qui sont autant de trous dans les matières fondamentales), mais la morale laïque à la Peillon est une nouvelle façon de produire toujours plus de parents déconnectés de leur progéniture.

cp pubMais surtout, on voit mal comment cette morale pourra résoudre les problèmes structurels graves de certaines zones d’éducation prioritaires. On n’image pas non plus l’intérêt de ce patch citoyen bisou-compatible dans la recherche d’emploi, dans l’acquisition des technologies modernes, dans la formation opérationnelle aux métiers de demain. En bref, on est, exactement comme pour le mariage homosexuel ou les petites poussées urticantes de Najat Vallaud-Belkacem sur la parité, dans le cosmétique sociétal fumoïde : ça occupe des journalistes, c’est intellectuel, c’est philosophique, c’est tout ce qu’on veut, mais c’est surtout un magnifique paquet de foutaises enrobées dans le traditionnel marketing politique, et ça ne résout absolument rien des problèmes que les Français rêvent de voir traités.

Le Vincent, il est gentil avec sa jolie morale laïque. Mais pour le problème des élèves illettrés, des diplômes qui ne valent plus rien, des jeunes sans formation, sans emploi et sans avenir, le brave gars, il n’a rien en rayon.

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Commentaires183

  1. Yrreiht

    En tant que parent, je surveille attentivement ce qui est enseigné à mes enfants, et… je pratique ensuite de la contre-propagande intensive, de véritable cours du soir où j’explique en détail pourquoi non, ce n’est pas nous qui allons sauver la planète en nous lavant les dents avec un verre d’eau, non filles et garçons ne sont pas la même chose, non, etc.

    J’espère vaguement que tous les parents ne laissent pas faire par paresse ou négligence…

    1. Yrreiht

      Et voilà, je suis contaminé moi aussi ! Personne n’est à l’abri de cette influence mortelle !!

      Je rectifie : En tant que père, …

      (grrr !)

        1. aristarque

          Pourquoi cette réduction de choix dans LPDDDLHEDC et celui des DDLFEDLC? Et la nouvelle théorie du genre ? Pfou, quel environnement! 🙂

    2. mominette

      Yrreiht, nos coeurs battent à l’unisson !

      Ma petite (6 ans) rentre de l’école en m’annonçant que, le lendemain, elle ne doit ingérer que du riz en solidarité avec les enfants qui ont faim dans le tiers monde …Un tel pharisianisme baba-cool m’a fait bondir !

      Je lui ai exopliqué que si nos enfants « riches » se mettaient à manger trop de riz, il serait plus cher pour les pauvres.

      Et que si elle s’intéressait à ces pauvres gosses, elle ne pouvait rien faire actuellement.

      Par contre, bien travailler à l’école, bien se nourrir, faire du sport contribuerait à faire d’elle une grande personne capable, et qu’alors elle pourrait être utile !

      Pain complet, légumes, viande, laitage, fruits et devoirs fignolés ont remplacé cette mascarade de riz 🙂

      1. vivalatina

        Je suis scotché, c’est d’une débilité profonde. C’est l’oeuvre du zéle personnel d’un prof ou bien tous les profs de l’école ont fait de même?

          1. YP

            Oui mais c’était un peu différent : Le delta de prix entre le repas « normal » et le bol de riz était reversé a une organisation pour financer je ne sais quels équipements dans je ne sais quels pays.

            Là on parle de bouffer du riz par solidarité avec ceux qui ne peuvent s’offrir davantage. Il vaut mieux s’habituer tôt au rationnement.

    3. val

      Rassurez vous , nous sommes nombreux à le faire et c’est même un excellent exercice de pensée : à chaque fois je leur présentais la morale « officielle » (celle de l’école)et notre point de vue. Je leur disais de réfléchir à leur tour sur ce qu’ils choisiraient . Finalement il faut voir ça comme un excellent apprentissage de la liberté de conscience. et ils lisent H16 avec délice à présent !!! 😉

      1. Black Mamba

        Nous avons commencé à faire les démarches pour quitter la France.
        nos enfants sont malheureux à l’école pourtant c’est une école privée et la meilleur dans notre département.
        C’est une vrai jungle.
        Pour l’instant , ils ne comprennent pas notre démarche mais j’espère qu’un jour ils nous remercieront

    4. Waren

      Ma fille de 8 ans: on s’en fout, papa, de ce qu’ils disent à l’école, l’important c’est que l’on soit libre. J’en aurai pleuré; ce pays n’est pas encore foutu !

    5. Nemrod

      Suis assez fier de mon fils de 18 ans.
      A la question de son prof de sciences éco ( mélenchoniste écolo compatible à jeans mou et cheveux gras) : « de quel parti politique vous sentez vous le plus éloigné »?:
       » les communistes, Msieur  »
      Regard fulminant et rictus de haine car jusqu’alors il avait eu droit aux traditionnels FN, méchants turbo ultra méga hyper libéraux espérés, quelques UMP et une bordée de nez qui plonge vers les baskets…
      « Et pourquoi donc »?
      Le môme l’a regardé droit dans les yeux ( dixit ses potes) : « parce qu’ils pensent à l’envers ».
      KO version uppercut de Tyson dans sa mâchoire de gauchiote…
      Mouché par un gamin de 18 ans…ça pas du lui plaire
      L’a même pas bredouillé 3 mots et la cloche a sonné.
      Bon, depuis, il ne lui flanque que des 6 mais c’est pas grave ; il a compris que certains vont encore lui et sa meute leur donner du fil à retordre.

      1. Raynote

        Excellent! J’en ris encore, …d’imaginer la scène! Votre fils, Nemrod, n’est pas n’importe qui! Et ce n’est pas non plus le fils de n’importe qui! Bravo, vous pouvez être fier!

    6. bob razovski

      Je fais tout comme vous Yrreiht. Pas question que cette idéologie médiocratique nappée de bonssentiment passe les portes du foyer familial.
      Et nombre de parents ne sont pas dupes.

      C’est bien pour ça que vincent payons (l’addition) cherche à soustraire les enfants à l’influence (forcément) néfaste de leurs parents, et même de leurs grand parents, cette concurrence (forcément) déloyale.

  2. Zendog

    Les Soviétiques avaient les « pionniers » puis les « komsomols », Mao avait la Révolution culturelle. Courage, la voie est tracée !!

    1. janus

      Et les khmers rouges ont été formés en France par le PC Cf Pol pot et quelques autres…
      Rien de nouveau : Nous sommes les plus inventifs des cons dans le domaine idéologique et Peillon est un FM Cf les livres de P. NEMO sur l’éducation nationale : « Pourquoi ont-ils tué Jules Ferry » 1993 et « Le chaos pédagogique » 1995 . Lire le premier surtout, qui est un exposé historique du délire de la gauche parfaitement documenté avec ses sources

      1. channy

        @janus « Et les khmers rouges ont été formés en France par le PC Cf Pol pot et quelques autres »
        C’est vrai, mais vous pouvez me rappeler le programme économique Khmer rouge?
        il y a une anecdote dans le livre de François Bizot: »le portail »
        – il est chargé de localiser et récupérer les citoyens français de Phnom Penh, il avait localisé deux profs à l’université , il va les chercher mais ceux ci refusent tout nette de le suivre car ils veulent assister à l’avènement du communisme et à la renaissance de ce pays( enfin un truc dans ce genre)..deux jours plus tard un camion militaire khmer rouges déboulent devant l’ambassade avec les deux zozos chantant l’internationale..les khmers rouges n’en voulaient pas de ces zozos..et il a fallu que les AK47 soient pointés sur eux avec les insultes à la clé pour leur faire comprendre que les Communards Français c’étaient DEHORS !

  3. JS

    Lutter contre l’endoctrinement de nos enfants et le nivellement par le bas dont ils sont victimes est pour ma part devenu un combat de tous les jours…

    Mais bon si on en prends la peine ils realisent bien vite par eux-meme ce qu’est vraiment le purin socialoide.

    Tres bon billet, sinon.

  4. Emma

    Nous lisons là de l’excellent H16. Cette morale laïque est évidemment inspirée des francs-maçons (Peillon fait lui-même partie de la confrérie) et il faut vite sortir nos enfants de ces petits enfers que sont devenus les écoles publiques. Mais il faudra payer deux fois pour l’école, une fois par nos impôts pour la laïque, une autre fois pour l’école privée.
    Nous sommes réellement dans une impasse très noire dans ce pays.

    1. Josselin

      Je me demandais justement, est-ce que l’école privée est une bonne alternative, ou est-elle aussi dans l’obligation de suivre les petites réformes du ministère de la moralisation ?

      1. Elphyr

        Les privées sous contrat (la très grande majorité) y sont obligées ; les privées pures j’en doute fort puisqu’elles appliquent parfois un programme assez spécial (je regarde trop les enquêtes de M6)…

        Après, toujours à cause que je regarde trop la télé, les écoles privées socialistes (vous savez, là où les éléphants du PS mettaient leur progéniture) sont foison.

    2. Woland

      Est-ce que l’on peut laisser de côté les complots judéo-maçonniques et autres théories à deux sous ? Pour les conneries, je ne crois pas que les socialistes aient besoin de béquilles.

      1. zecrocwhite

        +1.

        D’accord pour faire sortir les enfants des écoles publiques mais justifier ça par un éventuel complot, ça n’apporte rien.

      2. Ben en l’occurrence, le Peillon se réclame lui-même (regarder les interviews qu’il a données) du mouvement maçonnique (qu’il le soit ou pas, peu importe) dans son essence philosophique en tout cas. Et il en fait mention assez clairement dès qu’il le peut.

        1. Alecton

          Bien évidemment, il n’existe pas de grands chefs maçons aux doigts crochus qui prévoient la mise en place de cette politique maçonne à l’échelle du pays ; mais il existe bien des gens comme Peillon qui souhaitent et qui pratiquent la mise en place de principes maçons.

          Quand Peillon déclare ceci :
          « ce miracle de l’engendrement par lequel l’enfant, dépouillé de toutes ses attaches pré-
          républicaines, va s’élever jusqu’à devenir le citoyen sujet autonome…. »

          ou ceci :

          « c’est bien une nouvelle naissance, une transsusbtantiation qui opère dans l’école et par l’école, cette nouvelle Église avec son nouveau clergé, sa nouvelle liturgie, ses nouvelles tables de la Loi… »

          ou encore ceci :

          « c’est au socialisme qu’il va revenir d’incarner la révolution religieuse dont l’humanité a besoin »

          On est clairement face à un idéologue maçon qui met en application ses principes.

          Appelons un chat, un chat.

          Ces citations sont tirées d’une étude, (clairement à charge) du CERU sur Monsieur Peillon réalisée par Monsieur Vivien Hoche.

          http://tinyurl.com/as8opnt à lire d’urgence

      3. max

        Pas de complot, mais entre potes du même club ça peut être utile à l’occasion de se faire des renvois d’ascenseur. Méluche en est aussi.

        Il semble que pour le calcul c’est tout aussi brillant :
        http://www.atlantico.fr/decryptage/pourquoi-francais-ne-savent-plus-compter-et-pourquoi-c-est-grave-michel-vigier-685828.html

        Grok et Gnurk pratiqueront la religion du tout est dans tout et Lycée de Versailles, un très bon Lycée au demeurant.

        Une fois je discutais avec une instit avec option membre du PCF, personne n’est parfait, j’ai eu le malheur d’employer le mot notion, ce qui l’a mise en colère car figurez vous que c’est un mot trop élaboré, que pas tout le monde comprend et utilise, donc inégalitaire. J’ai cru qu’elle plaisantais, mais non, pas du tout, sérieuse comme une papesse.

      4. janus

        Leurs béquilles sont celles de la gauche radicale (Edgar Quinet et de nombreux autres crétins idéologues de même acabit) et les FM sont légions dans l’educ nat. De là a y voir un lien de cause à effet, cela me paraît évident. Il est rare que les individus fassent des conneries avec une telle constance uniquement par hasard ou par goût : Il faut une autre raison. Et invoquer la théorie du complot pour nier un fait historique est le fait d’un con. désolé,

    3. YP

      Peillon n’est a priori pas un franc mac’ : Dans un article je ne sais plus où, j’avais lu qu’il était sympathisant, non initié (de mémoire, il était qualifié de « sans tablier »).

      1. Nofreedom

        Complot, non, mais il faut reconnaître que leur vision perverse et interventionniste de la société influence grandement le progressisme de nos gouvernements socialistes (de droite ou de gauche).

      2. hussarbleu

        Dommage que l’on ne puisse passer un dessin sur ce blog, en commentaire : je l’explique alors.

        On y voit deux beaux porcins en train de mâchonner tranquillement leur provende. Le premier dit à l’autre « Dis donc, on m’a dit que le fermier ne nous nourrit que parce qu’il veut nous tuer et nous manger »
        et l’autre de répondre « Ah ah ah ! alors toi aussi, tu crois à la théorie du complot ? »….

        Salut les Frangins !

        1. vengeusemasquée

          C’est-à-dire que je ne suis pas sûre qu’on puisse parler de complot mais de réseau d’influence, ça c’est sûr. D’autant que les jeux d’appartenance aux différentes loges permettent d’expliquer énormément de choses en termes de rapport de forces entre les soi-disant courants de la gauche. Ca donne une grille de lecture assez utile en expliquant certains de leurs choix de priorités, c’est tout.

  5. Guillaume_rc

    Cette réforme est surtout un foutage de gueule de plus de la part de Peillon. Une partie de ma famille est enseignante et ils n’ont JAMAIS arrêté les cours de morale. Et si les journalistes faisaient leur boulot, ils pourraient le rétorquer à Peillon.
    Par cours de morale, je veux dire apprendre les règles élémentaires du savoir-vivre (respect des autres, ponctualité, se taire pendant les cours, etc.). C’est là où je nuancerais le propos de H16, la morale est avant tout une affaire parentale, naturellement, mais l’école joue son rôle dans l’apprentissage de la vie collective.
    Bref Peillon, comme avec sa réforme absurde des horaires (qui n’allège pas les semaines des enfants et qui appauvrit les profs – bravo) préfère le cosmétique au travail de fond.
    Il me fait penser à un propriétaire de maison dont le toit fuit et la plomberie est hors d’usage mais qui aurait comme priorité absolue de repeindre le plafond.

    1. Elphyr

      D’ailleurs, dans les 10 règles des professeurs, la laïcité la morale et montrer l’exemple sont quasiment en numéro un.

      Au-delà de la morale, il y a la logique. Et c’est ça que devraient enseigner parents et professeurs : apprendre aux enfants à être logique, expliquer le pourquoi des choses et non étaler une morale décérébrée.

        1. aristarque

          Exactement! Halte à la subversion! Non mais des fois! Réfléchir? On commence comme cela, l’ air de rien, ensuite on démonte le dogme tant aimé du socialisme égalitaire pour les autres et on finit par lire H16 et y faire des commentaires! Vade retro Elphyras! 🙂

    2. « l’école joue son rôle dans l’apprentissage de la vie collective »
      Oui certes, mais c’est une question de territoire couvert. Il doit être congru pour l’école.

        1. La morale enseignée à l’école doit être celle de la vie en commun parmi ses pairs (les autres élèves) et la continuation du rapport à l’autorité (les enseignants). Cela ne doit pas aller au-delà. Ce n’est ainsi pas à l’école d’expliquer aux enfants le rôle des religions (au-delà de leur aspect historique, et dans le cadre d’une école publique, bien sûr), ce n’est pas non plus à l’école d’expliquer la moralité des politiques, de la redistribution, etc… Tout ceci appartient au champ du développement familial et/ou personnel. Autrement dit : le territoire couvert par la morale distribuée à l’école doit être aussi petit que possible et être pragmatique (enseigner par la vie de tous les jours et dans cette vie de tous les jours ce qui se fait, ce qui est bon, de ce qui ne l’est pas).

    1. Black Mamba

      S’il est une caractéristique commune aux régimes autoritaires, c’est bien la criminalisation des alternatives au système d’éducation contrôlé par le gouvernement. Les dictateurs reconnaissent le danger que représentent les libre-penseurs pour leur pouvoir, et mettent en place un certain nombre de règles qui mettent en avant le caractère ‘malsain’ d’idées telles qu’un système éducatif contrôlé par les parents plutôt que par l’Etat. C’est la raison pour laquelle le gouvernement du National-Socialisme (le parti Nazi) Allemand a rendu illégale l’éducation à domicile en 1938.

      Malheureusement, ces restrictions qui datent de l’ère Nazie sont aujourd’hui encore en vigueur en Allemagne, et n’offrent aucune alternative aux parents qui aimeraient pouvoir mieux contrôler l’éducation de leurs enfants. C’est pourquoi en 2006, Uwe et Hannalore Romeike, un couple Allemand qui désirait éduquer chez lui ses trois enfants pour des raisons religieuses, ont demandé le droit d’asile aux Etats-Unis. Le juge de l’immigration Lawrence Burman leur a donné son accord, et a ainsi reconnu le droit pour des parents d’éduquer leurs enfants chez eux comme étant un droit de l’Homme.

      Mais l’administration des Etats-Unis ne voit pas les choses du même œil, et a annoncé qu’il faisait appel à la décision du juge Burman. Si l’administration obtenait le dernier mot, les Romeike pourraient être renvoyés chez eux, en Allemagne, où ils seraient forcés d’envoyer leurs enfants dans des écoles dont le système d’enseignement n’est pas en accord avec leurs croyances religieuses. S’ils refusaient de le faire, ils risqueraient des amendes, une peine de prison, voire même la perte de la garde de leurs enfants.

      L’administration décrète que le gouvernement fédéral a l’autorité constitutionnelle d’interdire l’enseignement à domicile dans les cinquante Etats des Etats-Unis. La vérité, c’est que la Constitution n’offre au gouvernement aucun pouvoir de contrôle sur quelque aspect de l’éducation que ce soit. En plus de cela, les parents qui, comme les Romeike, refusent de placer leurs enfants à l’école pour des raisons religieuses, devraient être protégés par le Premier Amendement.

      L’hostilité qu’éprouve le gouvernement à l’idée de voir des enfants être éduqués à domicile est partagée par les membres du gouvernement, peu importe leur rang. Malgré le succès du mouvement pour la légalisation de l’éducation à domicile dans tous les Etats, de nombreuses familles sont encore sujettes aux menaces de leurs autorités locales.

      Tout Américain amoureux de la Liberté devrait défendre la cause de ces gens qui désirent éduquer eux-mêmes leurs enfants. Si le gouvernement peut usurper l’autorité parentale dans un domaine aussi important que l’éducation de leurs enfants, alors il n’existe aucune limite aux capacités du gouvernement à interférer avec leur rôle de parent.

      Il a été prouvé que l’éducation à domicile est un moyen d’éducation efficace. Nous sommes tous familiers des succès remarquables des enfants éduqués à domicile. Les étudiants qui ont été éduqués à domicile enregistrent généralement des performances académiques supérieures à ceux qui ont été éduqués dans le public.

      Il n’est pas insensé que les enfants s’en tirent mieux lorsqu’ils sont éduqués par des gens qui savent quels sont leurs besoins plutôt que par un bureaucrate fédéral. Un mouvement en faveur de l’éducation des enfants à domicile pourrait aussi contribuer à améliorer les autres formes d’éducation. Si la compétition entraîne une amélioration des biens et des services, pourquoi ne pourrait-elle pas améliorer l’éducation et pousser les écoles publiques comme privées à innover ?

      Lorsque le gouvernement interfère avec la capacité des parents à déterminer quel système d’éducation est le meilleur pour leurs enfants, il agit de manière immorale et fait preuve d’une attitude contraire à l’idée de société libre. Un gouvernement qui interdit à ses citoyens le droit d’éduquer leurs enfants finira par porter atteinte aux droits de tous les parents. Les enfants éduqués à domicile ont plus de chances d’embrasser la philosophie de la Liberté. Je ne serais pas surpris si les prochains leaders du parti pour la Liberté avaient été éduqués par leurs parents.

      J’ai une telle foi dans le mouvement en faveur de l’éducation à domicile que j’ai lancé mon propre curriculum pour les familles désireuses de se lancer dans cette voie. Visitez mon projet révolutionnaire ici : http://www.ronpaulcurriculum.com.

  6. Bof

    Peillon n’est pas tout seul à vouloir imposer « sa » morale.
    Reçue hier la plaquette de la mairie de Paris sur les nouveaux rythmes scolaires à partir de septembre. Entre 15h et 16h30, les mardi et vendredi, la mairie proposera « gratuitement » (avec nos impôts, donc) des activités aux enfants.
    Parmi elles: « dépasser les clichés garçons/filles ».
    Et m…e, va falloir payer une nounou pour les sortir de là à parti de 15h maintenant !

    1. LNB

      Quand je lis ça, je pète un plomb. C’est vraiment de la mauvaise propagande à deux balles. Je suis consterné que je près ou de loin on puisse payer des impôts pour de pareilles conneries.

      1. vengeusemasquée

        Ce n’est vraiment pas un cas unique. En Seine-Saint-Denis, le Département finance du théâtre qui dénonce les inégalités de genre (!), un observatoire des inégalités, des énormes conférences-débats-gloubiboulga sur le sexisme et tout un tas de programmes imaginés par les enseignants ou les villes pour promouvoir l’égalité réelle et lutter contre le soi-disant sexisme ambiant. Après on s’étonne qu’il n’y ait pas de thunes pour rénover les collèges….

  7. Breunz

    La morale est une affaire privée et personnelle, c’est tout à fait clair (dans la mesure du raisonnable, parce que la vie en communauté ça s’apprend aussi à l’école).

    Par contre, est ce que les parents sont déresponsabilisés parce qu’on propose d’ajouter la morale à l’enseignement scolaire, ou bien est ce l’inverse ? Les parents se désengageant toujours plus de l’éducation de leurs gosses, l’école se trouve à faire du boulot en plus, hors de l’instruction pure et simple, mais bien de l’éducation, qui devrait revenir aux parents ?

    Je pense que c’est un peu des deux, et pas aussi simple que seulement l’école qui prend le pas sur les parents pour endoctriner dès le plus jeune age…

    1. « Les parents se désengageant toujours plus de l’éducation de leurs gosses »
      Parce qu’on fait tout pour, pardi. Le sabir que les éducateurs, enseignants et autres professeurs des écoles emploient parfois pour camoufler les choses simples dans un délire d’apparence savante fait partie de l’un des stratagèmes employés, comme l’extension des heures de cours, les matières toujours plus nombreuses, etc… Les parents, confrontés à des savoirs de plus en plus hermétiques et fractionnés, ne suivent plus leurs gamins qui ne peuvent de toute façon plus expliquer ce qu’ils font concrètement à l’école. Et puis, c’est tellement répété : « l’école est gratuite, vous payez des impôts pour ça » que les parents finissent par le croire et laissent l’instruction puis l’éducation à la charge de ce service qu’ils payent si cher ! (après tout, ils ont voté socialiste, hein)

      1. Breunz

        Mouais… Je ne suis pas sur qu’il y a vraiment plus de matières aux collèges lycées maintenant qu’il y a 10ans… Que le niveau descende, c’est clair, mais peut être est ce du au fait que sur un cours d’une heure, le prof passe 30 à 50% du temps a recadrer des gamins qui manquent des repères que ne leur ont pas imposé leurs parents.

        Quant au fait que les parents abandonnent l’éducation de leur gamins à un tiers, quel qu’il soit et « parce qu’on fait tout pour, pardi », c’est peut être la qu’est le problème non ? Je veux dire, comment peut on démissionner de son rôle de parent juste parce que c’est fatiguant et qu’on paye quelqu’un d’autre pour le faire ?! L’éducation de l’école et des parents est complémentaire et doit le rester, sans que l’un délègue à l’autre tout le boulot !

        1. C’est justement ça qui est magnifique : c’est que l’accumulation de matières est progressif. C’est sur les 40 dernières années qu’il faut regarder, en flux, et pas avec deux points. Et si le manque de repères est vrai pour une petite classe, le problème vient surtout qu’ensuite, une partie des gamins ne comprend pas ce qu’elle lit. Et tout le reste suit.

          « comment peut on démissionner de son rôle de parent juste parce que c’est fatiguant et qu’on paye quelqu’un d’autre pour le faire »
          Ben c’est simple. Cotisations sociales élevées et code de l’emploi illisible => pas de nounous, pas de personnel de maison, peu de crèches, peu de garderies, peu de cours du soir etc… Parents mal/peu payés => jobs précaires, horaires étendus. Parents qui ont eux mêmes des difficultés à lire => aucun suivi des enfants. Discipline bisounours à l’école => pas de calme, pas de respect, pas d’apprentissage. Problème du Toumédu. Etc…

          En gros, on assiste à une individualisation galopante parce que le socialisme règne en maître, partout. Et après, on tape sur le libéralisme et le méchant privé. Evidemment.

          1. val

            Merci pour ce commentaire H16, c’est exactement le tableau. Je ne jette pas la pierre aux parents modestes qui ne peuvent ni financièrement ni matériellement (manque de temps) combler les lacunes crées par l’entreprise de destruction massive qu’est l’ed’nat. Nous assistons au naufrage culturel programmé par l’ed nat des classes modestes et moyenne. Les seuls enfants « sauvés » sont ceux dont les parents ont pu investir temps et argent . Pour notre part , nous nous sommes expratriés 15 ans et j’ai arrêté de travaillé le temps qu’il fallait.

          2. Nocte

            @val : les « enfants sauvés » peuvent aussi se sauver par eux-mêmes, cela prendra effectivement plus de temps et on peut considérer cela comme une sorte d’erreur systémique, mais ils peuvent quitter la caverne dans laquelle ils ont évolué.
            Certes, certains préféreront retourner dans ladite caverne, d’autres auront parfois des défaillances, et d’autres encore se seront totalement libérés, mais se dire que si les parents ne les ont pas aidés, ils ne s’en sortiront pas, ça a comme un goût de déterminisme qui a fort peu foi en l’individu et ses capacités personnelles (néanmoins, je reste lucide, à sortir de cette caverne, ils sont bien peu nombreux).

            Pour faire plus moderne, on peut remplacer la Caverne par la Matrice 🙂

          3. vengeusemasquée

            Sans exagérer le déterminisme, je pense que l’étude superficielle des situations des gens qui t’entourent te permet de te rendre compte assez facilement que minoritaires sont ceux qui arrivent à se sortir de tout ce magma quand ils sont nés dedans, y ont passé toute leur scolarité et n’ont pas eu de parents pour leur remettre les idées en place.
            Je pense que les classes moyennes inférieures et les pauvres sont les plus à plaindre dans l’affaire, ce qui est exactement l’objectif de Peillon et de ses sbires. Comme ils représentent la majorité de la population et qu’ils n’ont objectivement pas les moyens de lutter, voire de riposter, ils sont endoctrinés et perpétuent le raisonnement socialoïde ad-vitam aeternam. Le seul espoir dans un sursaut que nous pouvons avoir, c’est le mur financier dans lequel nous fonçons. Quand il n’y aura vraiment plus d’argent pour financer ces conneries, alors peut-être que davantage de citoyens pourront comprendre.

          1. LNB

            Sans parler des notes… leur suppression permettra aux derniers profs consciencieux de ne plus pouvoir évaluer les élèves. Parce que vous comprenez, Toto qui n’a rien glandé depuis le début de l’année, il faudrait pas le traumatiser psychologiquement en lui mettant un zéro hein? Vous verrez, on y viendra…

        1. Lib

          J’ai mis mes enfants dans une école qui a une pratique originale. Une demi-journée par semaine, la classe est ouverte, les parents, grand-parents, oncles, nounous, amis peuvent venir assister au cours (en silence, au fond de la classe).

          Ca change tout. Je peux voir le contenu du cours, la façon il se passe, la façon dont mes enfants se comportent en cours avec leur maîtresse ou leurs camarades (au début ils se retournent pour faire coucou toutes les 2mn, puis ils finissent par m’oublier).

          La relation parent-enseignant est bien meilleure, basée sur la confiance, la connaissance et le respect.

          Bien sûr, c’est privé hors contrat. Mais rien d’autre que l’idéologie n’empêche d’adopter ces méthodes dans l’ed’nat, ça ne coûte rien.

          L’Etat est une malédiction pour les pauvres.

  8. Jesrad

    « de la réflexion, des principes, des règles, de la liberté, de l’égalité, de la fraternité, le tout pour permettre un vivre-ensemble toujours plus vitaminé ! »

    Cher citoyen en cours de rééducation moralaïque, un intrus s’est glissé dans cette liste, sauras-tu le retrouver ?

  9. Ayunkel

    J’ai beaucoup aimé le « Un peizan kapitalist privilégie sanrichi injustement de 20 F sur un sac de patates. Analiz le tekst et recherch les fote de contenu de gramere d’ortograf de ponctuation et ansuite di se que tu panse de sete maniaure de sanrichîr ».

    Pour en revenir à l’article, cher H16, si avec toute cette propagande, tout ses profs de gauche, ce système politique avec de la gauche à tout les étages ainsi qu’un programme de morale « de gauche » (je mets des guillemets vu que l’enseignement de la morale est quand même au départ un des attributs de la droite conservatrice); comment expliquez-vous qu’il y est toujours et invariablement en gros 50% de la population à gauche et 50% à droite ?

    Ha oui peut être que les parents ne sont pas déresponsabilisés mais qu’au contraire ils continuent (avec une reproduction sociale évidente) à transmettre leurs normes et valeurs à leur progéniture ce qui aura toujours plus de poids que ce peut tenter d’enseigner l’école.

    Après je regrette moi aussi le recul de l’importance de savoir lire, écrire et compter car c’est là que réside le véritable danger pour les citoyens de ne plus savoir penser et non avec 1h de morale qui de toute façon sera utilisée pour autre chose (rattraper le retard sur le programme par exemple)

    Food for thought

    1. « comment expliquez-vous qu’il y est toujours et invariablement en gros 50% de la population à gauche et 50% à droite ?  »
      Parce qu’on parle de socialisme, ici, pas de droite et de gauche. Vous aurez toujours en gros 50/50 en terme de spectre politique, mais actuellement, en France, vous avez 85% ou 90% de socialistes (conservateurs, à droite, ou progressistes, à gauche) et 10 à 15% de libéraux.

        1. Et surtout qui vont du libéralisme mou (10%), au libéralisme classique (4.75%) et le reste pour les minarchistes, libertariens et anarcaps.

          1. Nocte

            Euh, quitte à passer pour un con, je préfère poser la question, qu’est-ce que le libéralisme mou ? J’ai du mal à définir la notion (LNB, ci-dessus, le définit-il correctement ?)

            1. C’est le libéralisme mais pas trop : en gros, on diminue un peu la taille de l’état mais pas touche aux allocs, aux profs, etc… En substance, le constat (« L’état est trop gros ») est bien posé, les solutions (réduire les impôts et les dépenses) est compris et reconnu comme efficace, mais l’action concrète est rikiki. Bayrou a ses petits moment « libéral mou ». Ça ne dure pas, je vous rassure (et c’est la plupart du temps à son corps défendant).

          2. Before

            Je suis pour un état qui ne s’occupe que de la police, la justice, les relations extérieures, avec en plus un rôle d’assistance minimale pour les autres secteurs importants : éducation, (chèque éducation), minimum santé, minimum vieillesse.
            Suis-je mou ?

            1. Ça dépend de l’implémentation. Mais libéral classique, par exemple, s’arrête aux régalien, et minimise l’intervention partout ailleurs.

          3. Nocte

            Merci H16 ! Je me coucherai un peu plus éclairé ce soir.

            Je voyais les « errances » de Bayrou comme des tentatives de récupération à visée électorale, pas comme du libéralisme aussi mou soit-il.

    2. YP

      « comment expliquez-vous qu’il y est toujours et invariablement en gros 50% de la population à gauche et 50% à droite ? »

      « La politique c’est une affaire de tripes, pas une affaire de tête » (G. Frêche)

      1. Ayunkel

        Merci pour le lien YP, et merci cher H16 pour ce changement de paradigme car je pensais que votre article critiquait l’idée de V Peillon (PS) sur la morale à l’école.

        Non pas que je critique mais le problème du socialisme en France ne vient pas de l’EdNat mais bien du fait de baigner de la naissance à la mort dans cet état d’esprit (omniprésent: parents, pairs, profs, salariés, et même une tradition historique depuis la révolution). Rare seront ceux qui auront les moyens (intellectuels ou financiers) de s’ouvrir l’esprit (culture/voyage) et de remettre en cause le système. Mais là cela n’a a mon humble avis pas grand chose à voir avec l’idée de mettre la morale laïque et républicaine à l’école, ne confondons pas tout. Et après tout le premier mot du slogan de la République est bien « liberté » le rappeler à nos jeunes têtes blondes sera loin d’être inutile (même si bien entendu l’emphase sera probablement mise sur la Fraternité « socialiste »).

        1. YP

          Il y a beaucoup de choses dans ce que vous dites et on pourrait en parler indéfiniment. Je me limiterais donc à deux remarques :

          – « morale » : mot valise dans lequel on peut mettre tout ce qu’on veut (le viol peut être moral dans certaines cultures.)

          – « laïque » : qu’on le veuille ou non, la France est un pays avec une tradition fortement chrétienne. Alors si « laique » consiste à ne pas discriminer selon la religion, je prends. Mais si c’est pour faire le prosélytisme de la religion d’état ou un prétexte pour casser un héritage historique, non merci.

    3. aristarque

      Mais je suis désolé car il est vrai que ton paysan est un vil kapitalist qui abuse sur les prix: pour qu’ il se palpe vingt balles de surprofit dans sa pipoche, il a fallu incorporer dans son prix de vente de base relatif au seul kilo de patate en matiere premiere, une marge composée de tous les impôts et taxes acquittés par son entreprise, la Tva, ses charges sociales, sa paye personnelle, sa CSG RDS, le loyer, les charges de la boutique, l’ impôt foncier, ses amendes diverses et variées, le comptable, les timbres poste, le téléphone, l’ internet, le gazole de la camionnette, ses assurances, l’ amortissement de tout et le reste et j’en oublie surement!
      Déjà que selon la science économique socialiste, il est complètement anormal que l’ entreprise repercute ces justes prélèvements dans ses prix pour que ce soit le malheureux consommateur qui paie ce qui revient à ce kapitalist infâme de payer (cf Fleurette d’ oranger) et, en plus, il veut faire un superprofit!!!
      Tu penses pas qu’ il abuserait pas qu’ un peu, cet affreux? 🙁

    4. menfin

      Reproduction sociale par les parents non déresponsabilisés : mais les tenants du « mariage Gay » qui sont en train de nous préparer le Meilleur des Mondes sont en train de s’en occuper.

      1. YP

        Le « Meilleur des Mondes » avec une bonne rasade de « Bienvenue à Gattaca », le tout saupoudré d’un peu de « 1984 »…

  10. infraniouzes

    Quand un type comme Erik Orsenna, qui vient de commettre «La fabrique des mots» se pâme de bonheur parce que les « djeuns' » appellent les flics des « nuggets », comme je l’ai entendu sur RTL, vous comprendrez que la cause du Français, et de notre société tout entière est… foutue.

  11. aristarque

    Ce qui est assez étonnant, c’est qu’ au début de la République 3me, il y a eu une farouche volonté étatique de donner un enseignement minimal aux français pour leur permettre de s’ échapper des griffes de l’ église catholique, censée les maintenir en état d’ abrutissement permanent. D’ où Jules Ferry, etc…
    Maintenant, il faut reabrutir le français pour que l’ emprise du socialisme de droite ou de gauche ne soit en rien contestée et rien de tel que de laisser l Ednat en pleine dégénérescence pour y arriver tout en prétendant en façade sauvegarder les acquis des glorieux anciens…

  12. Riguite

    « …domaine dans lequel devrait être strictement cantonné l’école et les professeurs ». Ne devrait-on pas écrire  » domaine dans lequel devraient être strictement cantonnés l’école et les professeurs » ?

    Très bonne analyse comme toujours. Ayant des enfants d’âges et de scolarité variés j’ai testé tous les systèmes : public, privé sous contrat, privé hors contrat… Chacun a son charme. Ma préférence allant au privé sous contrat car les profs sont tout de même plus présents et parfois osent déroger aux ordres de l’EN (en particulier en ce qui concerne la lecture syllabique au lieu de la méthode globale tueuse d’élèves)
    Mais le niveau général baisse, c’est indéniable. Comme le disent beaucoup des intervenants ici, les parents éclairés sont obligés de veiller à ce qui se dit, ce qui se fait à l’école et y palier le mieux possible… Et en matière d’orientation au collège on choisit les classes « élitistes » de type Allemand 1ère langue, latin, grec, Section Internationale, Cham… lorsque c’est possible.

      1. aristarque

        Objection, Votre Honneur! Où est l’ égalité sur ce blog? Pour sa correction, vous exécutez et pour celle que je suggère: nada ? Deux poids, deux mesures ? 🙂

    1. Josselin

      Je suis allé dans une école primaire publique qui enseignait la lecture syllabique au lieu de la méthode globale (merci au directeur qui allait contre l’EN).
      Le taux d’alphabétisation était largement supérieur à celui de l’école publique d’à côté.

      1. Riguite

        Vous devriez lire « La Fabrique du Crétin » de Jean-Paul Brighelli et Bernard Lecherbonnier… JP Brighelli est instituteur dans le public et combat (mais oui, il y en a quelques uns) ce que dénonce H16 dans son billet, c’est à dire le saupoudrage culturel au détriment du vrai savoir de base : lire, écrire, compter.

    2. daredevil2007

      Oui, sauf que même dans ces sections « élitistes » que l’EN refuse de qualifier ainsi – il est interdit de faire des classes de niveau puisque l’hétérogénéité, c’est super-génial 😉 – on se retrouve avec des gamins incapables de tenir en place, de se concentrer ou tout simplement d’avoir un esprit « d’élève »… sans oublier le fait que nombre d’établissements tentent d’en maintenir (ou d’en ouvrir) coûte que coûte pour ne pas effrayer les bons éléments alors qu’ils n’ont pas les effectifs pour ce faire…

      1. vengeusemasquée

        D’où les options « élitistes » dans les collèges et lycées. Dans mon lycée, fallait déjà prendre chinois pour entrer quand on n’était pas du secteur…

        Faut vraiment être complètement con (i.e. socialiste) pour penser qu’en mettant un mauvais à côté d’un bon, le mauvais va miraculeusement devenir bon, un peu comme avec des vases communicants. Ca défie toute logique, tout résultat d’expérimentation, mais c’est pas grave. TOUT-VA-BIEN.

  13. Pascale

    Nous nous acheminent vers le moment où des réunions de quartiers entre les habitants seront organisées pour être sûr que personne, dans la population, n’ait de pensées «deviantes».

      1. vengeusemasquée

        On appelle ça des « réunions publiques » de « comités de quartier ». A éviter soigneusement si on ne veut pas se prendre des volées de cailloux dans la tronche.

  14. mominette

    Les cours de morale sont une vaste foutaise. S’il s’agit d’apprendre aux enfants à se comporter correctement en société, cela se fait à toute heure, et corrigeant et commentant un fait à l’instant où il se produit.

    Si votre chien se soulage un lundi sur le tapis du salon, allez-vous attendre le débriefing du vendredi pour évoquer son incivilité ?

    Moi, dès la première primaire, j’ai été appelée « Mademoiselle » et « vous », mais maitresses ont toujours témoigné d’une éducation raffinée, et un simple froncement de sourcils mettait fin définitivement à nos bévues de petits gosses.

    Bien plus efficace que ces palabres subventionnées !

    1. Pascale

      Le respect des biens et des personnes : c’est dans cet esprit que nous étions éduqués 1/ par les parents 2/ par l’école.

      Au lieu d’enseigner la morale qu’il rendre à nouveau obligatoire la montée en classe en rang et en silence. C’est plus formateur au niveau de la gestion de ses frustrations et de ses pulsions que n’importe quoi d’autre et surtout d’une morale laique vivrensenblesque.

      1. daredevil2007

        Vous n’y pensez pas, ma bonne dame, ce serait stigmatisant-traumatisant pour ces pauvres ptits chouchous 😉
        Beaucoup de chefs d’établissement font comme nos politocards de combat : ils essaient d’acheter, quoi qu’il en coûte, la paix sociale…

      2. vengeusemasquée

        Moi j’avais ça au collège. Et fallait se lever et se la fermer dès qu’un adulte entrait dans la salle. Oh wait… j’étais dans le privé. Même pas hors contrat d’ailleurs.
        Le niveau était relativement mauvais d’ailleurs mais comme les enseignants exigeaient qu’on se tienne, étaient bienveillants et fondamentalement moins endoctrinés qu’ailleurs, ça allait. C’est fou comme on peut revoir ses exigences à la baisse dans la nouvelle société d’après, dans l’ère du changement.

  15. Pascale

    Avec ses cours de morale laique Peillon doit croire ainsi faire rentrer dans le droit chemin tous ceux que la justice selon Taubira laissera dans la nature sans protéger la société. Il n’y aura absolument plus besoin de prisons car tous les citoyens seront devenus irréprochables (comme leur république …) et méritants de plein de bisous grace à la loi Peillon. Elle sera pas belle la France !?

  16. raimverd

    Petit rappel :

    « selon notre idéal commun de liberté, d’égalité et de fraternité. »

    DÉCLARATION DES DROITS DE L’HOMME ET DU CITOYEN DE 1789
    Article II
    Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression.

    1. Nocte

      1789, c’est trop libéral tant dans la lettre que dans l’esprit, il faut l’oublier (et c’est d’ailleurs en passe de l’être). Sinon, comment justifier, à la lumière de cette déclaration, les agissements des gouvernements français ?

  17. Pascale

    Certes mais pour un socialiste le terme et la notion meme de liberté a été complètement zappé. Ils sont obsédés par l’égalité et la fraternité rebaptisée « vivrensemble » pour faire plus joli. En oubliant que l’égalité est une égalité de droits et non pas une égalité de conditions. Son esprit est complètement perverti.

      1. Pascale

        Ca dépend de quel type d »égalité on parle. Si c’est celle des gauchistes, c’est à dire égalité de conditions qui ne fonctionne que si on supprime une liberté fondamentale à un autre, et celle des libéraux qui est l’égalité des droits qui ne prive personne d’autre de ses droits fondamentaux. La liberté est en effet incompatible avec la notion d’égalité telle qu’appréhendée par un gauchiste.

        1. Nocte

          Oui, c’est l’exemple qui montre à quel point la suppression ou l’omission de deux mots peut changer le sens d’une phrase (notamment quand les deux mots en question sont pleinement définis dans le même texte).

          Les hommes naissent libres et égaux (en droits)

          Et là, nouveau tour de force, dans l’éventualité où un « abruti » aurait l’outrecuidance de rappeler les deux mots en question, on a créé quelque chose de magnifique : le droit à. Comme ça, emballer c’est pesé, celui qui viendrait nous parler du droit de propriété (par exemple), on lui retournera le droit au logement…

          Et on en arrive même non sans une pointe d’ironie, à avoir une loi d’amnistie pour les actions syndicales « musclées », pour être garant de la résistance à l’oppression…(capitaliste et libérale, cela va sans dire)

  18. Nocte

    J’admire l’évolution du problème de mathématique, et plus encore : le lieu où est hébergée cette page !

    Belle trouvaille.

  19. kelevra

    dans les quartiers dit difficiles, ca va faire un carton. une amie institutrice de primaire a cergy pontoise est au bout du rouleau. deja dans sa classe, pas de blancs, 100% de noirs ou d arabes, qui se font une guerre inter ethnique perpetuelle, ils ont 8 ans!!! de plus les mioches, des que quelque chose ne leur plait pas, font systematiquement reference au coran. les conneries de vivre ensemble, de moraline, de gender et d egalitarisme, franchement ca devient lassant.

  20. duff

    Comment on fait si parent1 et parent2 ne sont pas d’accords sur la note à donner à l’enfant? Il faut impérativement légiférer! Vite! il y a urgence.

  21. LeRus

    Dans notre bled libéralo-communiste, les policiers, ambulanciers et pompiers font la tournée des écoles (maternelles et secondaires). En uniforme et avec véhicule surmonté de gyrophare.

    Au début j’ai trouvé ça délirant, limite orwelien. Et puis depuis je m’y suis fait. En fait ils font un travail de prévention assez utile: à quoi servent les services de secours, qui sont-ils ? (des papas et de mamans comme à la maison) Les mômes montent dans les camions, ça crée une proximité mais surtout un grand respect des personnes et des règles (faire attention en traversant, ne pas partir avec des étrangers, quoi faire en cas d’accident, etc). Ici, pas question de dire M*rde à un flic ni de caillasser un pompier.

    Je suis rendu à la conclusion qu’il vaut mieux laisser les pros faire ce travail, en discuter avec les minots à la maison, et laisser les enseignants… enseigner.

      1. LeRus

        Dans une petite république d’Europe centrale qui fabrique beaucoup de voitures, de la bière et des joueurs de hockey sur glace …

        Les enfants (et donc les profs) ont globalement deux fois moins de vacances qu’en France, l’école se termine vers 3h (souvent même plus tôt) et, miracle, tout le monde sait a peu près lire et écrire, même compter.

        L’index PIB/hab est de 80 pour une France à 108 (EU=100) mais je parie que dans 10-15 ans ils auront rattrapé les français.

        Ils ne sont ni meilleurs ni pires que les français, simplement ils essayent de ne pas vivre trop au dessus de leurs moyens. Les trains ne font pas du 300km/h mais sont souvent à l’heure et les billets sont abordables. Le bonheur tient à peu de choses finalement.

        1. YP

          Ce que tu dis ressemble fortement à ce que j’ai pu ressentir lors d’un (trop court) « voyage pour prendre la température » dans un autre pays de l’Est. En fait, c’est l’adjectif « libéralo-communiste » qui m’a fait réagir, mais c’est un autre débat…

          1. LeRus

            C’était une boutade. Ils sont globalement très libéraux mais aiment voter pour des communistes. Quand j’y pense, c’est un peu le contraire en France! 😉

  22. calc80

    Je connais une prof en région parisienne qui est horrifiée par les orientations actuelles de l’éducation nationale. Elle est obligée de se taire au milieu des autres profs, ayant des idées susceptibles d’être considérées comme « subversives » (et là, fin de carrière direct) car très peu socialistes. Chez elle pourtant, l’éducation des plus jeunes est une vocation.
    C’est tellement cloisonné que pour réaliser qu’une autre prof, voisine de classe, a les mêmes idées qu’elle, il se passe bien du temps. Une forme d’omerta règne. On n’affiche pas ses opinions quand elle s’éloigne trop de la doxa. Il semble y avoir une belle chape de béton dans l’éducation nationale pour maintenir les esprits dans la ligne bien-pensante.
    Ça semble comme ça depuis assez longtemps (noyautage profond).

    1. Riguite

      Et c’est pareil au niveau des parents d’élèves dans les conseils de classe… Il ne faut pas essayer de faire objection à la pensée unique FCPE ou PEEP sinon gare à vous.
      De même, les enfants dont les idées sont affirmées et étayées par des preuves et des faits (en Histoire Géo par exemple) se voient rapidement réduits au silence par l’éreintement de leurs notes. Ou alors il faut qu’ils soient brillants dans leurs résultats généraux pour pouvoir « l’ouvrir » et encore… avec parcimonie.

      1. daredevil2007

        Désolé, ça a validé trop vite! Je disais donc que nombre de jeunes collègues en ont déjà plus ou moins assez de la lâcheté ambiante et de l’incurie administrative ; cela en amène plus d’un à reconsidérer son plan de carrière… d’ailleurs, le système a de plus en plus de mal à recruter dans nombre de matières, disons, essentielles ce qui montre bien, malgré tout, que le bouche à oreille fonctionne…

    2. Ave

      Je bosse aux impôts, et je peux vous garantir que je dois également cacher mes idées « subversives ». Impossible de faire autrement, sans quoi, plus personne ne vous parle….. J’en suis tellement lasse que je pense me barrer de l’administration. Je me souviendrais toujours de l’un de mes collègues qui se moqua de moi, car, dans ma déclaration, j’avais joint un reçu fiscal pour le denier de l’Eglise….

        1. vengeusemasquée

          Oui oui Ave, il ne faut pas lâcher l’affaire. Nous sommes quelques uns ici à ressentir la même chose que vous. Moi je bosse en collectivité locale et je vous comprends tout à fait. J’ai payé très cher d’avoir ouvert ma gueule mais il ne faut pas s’aplatir, vraiment pas.

          1. Ave

            Quoi que cette semaine, je crois qu’ ils ont parfaitement compris que je n’étais pas socialo pour deux sous. Ils ont tiré une de ces gueules quand j’ai dit que j’étais pour la suppression de l’ISF, que je pensais que nos très chers ministres mentaient sur leurs déclarations de patrimoine, car, mes parents, avec des revenus plus modestes, avaient pu cumuler plus de 600 000 Euros de patrimoine en économisant le capital de leur dur labeur. Le plus drôle fut quand je leur dis que l’une de mes grands-tantes était millionaire en Euro. Je fus jugé pour hérésie : « Avoues que tu as voté Sarko l’an dernier ». En tel cas, je leur ai dit que j’avais voté blanc car aucun candidat ne me convenait. Bref, j’ai manqué être envoyé au bûcher !

  23. Before

    « l’introduction effrénée de nouvelles matières rigolotes » : ma fille (dont c’est aujourd’hui l’anniversaire; je sais, on s’en fiche, mais pas moi) prépare le Brevet des Collèges.
    J’ai donc appris que les 3ème doivent plancher sur des épreuves de français, maths, histoire-géo et …. histoire de l’art !
    Pas de langue vivante, hein, trop évident, mais histoire de l’art.
    Bon.
    Pourquoi pas, c’est un choix et ça aurait pu être pire : faut positiver !

    1. Riguite

      Tiens ! Mon fils aussi doit présenter au Brevet cette année 5 sujets d’histoire de l’Art avec pour Objet : Art, État, Pouvoir… Ça a le mérite de les obliger à approfondir ou découvrir certains aspects de la littérature, de l’architecture, des arts en général et de leur interaction avec l’Histoire. Intéressant comme démarche. (Excuses aux internautes qui se fichent du Brevet…)

  24. Before

    A propos, comment on va faire pour choisir qui sera le parent 1 et qui sera le parent 2 ?
    Dans un couple hétéro, choisir « parent 2 » pour la mère (arrgh pardon, je l’écrirai plus) ça sera du sexisme, non ?

      1. bob razovski

        Ordre Alphabétique… voilà t’y pas quelque chose de pas bisou du tout…
        Pourquoi le B serait-il après le A ? C’est rétrograde. Je propose une égalité des lettres dans leur placement.

        Pour que tout discours politique ressemble à du potage au petites pâtes « alphabet ». Ainsi, la forme rejoindra le fond.

    1. Black Mamba

      La mère est le parent 1 si ce n’est pas aussi le parent 2 car le parent 2 « mâle » a souvent la mentalité d’un gosse donc à materner aussi

      1. max

        Par politesse, le père peut être parent 2 comme lors de l’ouverture d’une porte. Ah, zut c’est macho mon truc… Les Femen vont me houspiller.

    2. calc80

      Histoires de parents 1 et 2, dans 10 ans :
      – Dites Papas, c’est quoi une maman ? Dans les livres, tout le monde en a une et pourquoi pas moi ?
      – Papas, c’est quoi une fille ?
      – Mamans, où est-ce que ça s’achète un enfant ? C’est quoi e-nfants.gouv.fr ?
      – Papas, pourquoi j’ai trois grands-pères ?
      – Papas, pourquoi mon frère il a coûté plus cher que moi ? qu’est ce qu’il a de plus que moi ?

      On ne dit plus :
      – C’est plutôt une boisson d’homme !
      mais :
      – C’est plutôt une boisson de parent-1 !

      Que de livres et de films à revoir car trop rétrogrades !

      Ou là, là, je sens que m’égare, je sens que je vais mal finir, quelque part dans un joli camp de vacances que le bon Présidium tant adoré aura préparé à l’intention des déviants, des non vivreensemblistes, des refus-de-la-diversité, des méchants… A la limite, je préfère encore apparaître sur le mur des cons, et ça va bientôt devenir un honneur d’être un « con sur le mur ».
      Ah, on sonne à la porte, ils viennent me chercher. Quoi ? je serais socialophobe ? goulag direct !

  25. fangshuo

    Au sujet de l’incompétence tellement crasse qu’elle en devient légendaire de ce gouvernement, je me permets d’y aller moi aussi de mon petit lien :

    http://lecourrierdeshanghai.over-blog.com/article-martine-aubry-representante-speciale-pour-les-relations-economiques-avec-la-chine-ah-bon-117352500.html

    Oui, parce qu’il n’y a pas qu’en économie ou en rééducation nationale qu’on est mauvais : les affaires étrangères écopent aussi. Et c’est presque plus grave, dans la mesure où c’est directement visible pour nos partenaires étrangers.

    Et parce que les promesses de campagne du type « moi-président-je-ne-nommerai-pas-mes-petits-copains-à-droite-et-à-gauche(enfin-surtout-à-gauche-vous-m-avez-compris) » il ne fallait décidément pas y croire.

    H16, comme vous avez raison : ce pays est foutu…

    1. max

      Oui mais on a le deuxième réseau diplomatique après les US, il coute un bras, mais il est deuze. Aux finances, c’est pas mal aussi les sinécures de fin de carrière, sur le plan gestion des charges salariales c’est discutable. Dommage, j’y ai pas de pote :

      « A part quelques-uns, ces cadres ne font presque rien. Officiellement, ils supervisent les rapports, en réalité, nous faisons tout le travail’, nous confie l’un de ces énarques révoltés, pointant certains « généraux » qui partent en week-end dès le mercredi soir…

      http://www.challenges.fr/economie/20130214.CHA6220/de-grands-corps-malades-des-amis-a-recaser.html

  26. carpe diem

    Du vécu récemment : un car scolaire est chargé de transporter des cafards de 17 ans qui vont disputer un match de rugby à Redon. Ils sont accompagnés de deux profs « encadrants sportifs ». Dès le début de l’alcool circule dans le car au grand dam du chauffeur, aucune réaction des « encadrants », à l’arrivée, le chauffeur s’aperçoit que les cafards ont pissé dans les canettes de bière et qu’ils s’apprêtent à laisser le tout dans le car. Froncement de sourcils général, les récipients sont enfin jetés à la poubelle. A l’arrivée, une riveraine du stade vient prendre le chauffeur à partie, motif : les cafards montrent copieusement leurs parties intimes aux passants, elle menace d’appeler les gendarmes. Réponse des « encadrants » : « ce ne sont que des enfants madame! ». Le chauffeur est scandalisé. Voilà qui résume bien la situation actuelle : une éternelle idéologie de l’excuse, la déresponsabilisation des parents, du personnel qui gare ses fesses car « il ne faut surtout pas faire de vagues ». La morale du minustre n’y changera rien : IL APPARTIENT AUX PARENTS DE FAIRE LEUR BOULOT. D’ailleurs il paraît qu’il a fait un lapsus révélateur : « il faut socialiser les enfants » au lieu de « sociabiliser » a dit le cher ministre stalinien.

  27. Sandra

    Excellent article, comme toujours. Mais la situation en France devient franchement effrayante. Ce pays est désormais gouverné par des Khmers roses et verts que la passivité des citoyens encourage à asseoir davantage leur pouvoir sur toutes les étapes de la vie. Je suis bien contente de ne pas y vivre et même si l’enseignement dans notre région est aux mains des socialistes (avec un fiasco prévisible dont les enfants feront les frais ces prochaines années; quel que soit le lieu, ces ignares parviennent toujours à saper les forces vives), nous n’en sommes heureusement pas encore au stade où la morale, le « bien-vivre-ensemble » et les cours d’éco-âneries ont envahi la grille horaires.

  28. BA

    Jeudi 25 avril 2013 :

    François Hollande : « Nous, la droite … »

    Nous sommes en 1983, Pierre Mauroy est Premier ministre de François Mitterrand. François Hollande, jeune énarque, est le directeur de cabinet de Max Gallo, porte-parole du gouvernement.

    Sur l’instigation de François Mitterrand, Jacques Attali – qui avait repéré Hollande à l’ENA – demande à l’éditeur Fayard de publier un pamphlet contre la droite. La tâche est confiée au journaliste André Bercoff, qui écrit un livre nommé « De la reconquête », sous le pseudonyme de « Caton », un soi-disant dirigeant de la droite.

    François Hollande apportera à André Bercoff des éléments chiffrés pour la rédaction du livre, et le journaliste, dont la notoriété ne lui permet pas d’en assurer lui-même la promotion, lui confiera cette tâche. Personne ne connaît alors le visage et la voix du compagnon de Ségolène Royal.

    Dans différentes interviews, François Hollande se fait alors passer pour Caton, le faux dirigeant de la droite. Et au téléphone, il s’en donne à coeur-joie.

    Trente ans plus tard, cet extrait mis en ligne sur YouTube en 2008 refait parler de lui. Il prend aujourd’hui une saveur particulière.

    Difficile après cela de fustiger les faux-semblants et les mensonges en politique !

    Difficile de crier au traître quand un politicien de gauche passe à droite (ou réciproquement) !

    Difficile enfin d’en appeler à la morale en politique ! Ou de faire de la transparence, de l’honnêteté et de la « traçabilité » de nos dirigeants une valeur cardinale et irréductible de notre démocratie ! François Hollande ou l’art de la dissimulation…

    ÉCOUTEZ François Hollande dans le rôle de l’opposant de droite :

    http://www.lepoint.fr/politique/ecoutez-francois-hollande-nous-la-droite-25-04-2013-1659841_20.php

  29. johnny_rotten

    Pourquoi a-t-il aussitôt accolé le terme « laique » à morale.
    Il a peur de quoi ?
    A la fin des années 50 en France il y avait des cours de morale (morale tout court ) dans les écoles primaires publiques.

    1. Nocte

      Il faut aussi voir comme le gouvernement nous parle de République sans parler de démocratie et quand cela arrange, la Démocratie est sortie de son placard comme un épouvantail.

      Certains régimes ont été/sont des Républiques sans la moindre once de démocratie.

      Ce petit jeu de mots, peu sembler anodin, mais je connais des gens qui ne font plus aucune différence entre une république et une démocratie, pour eux, c’est exactement la même chose, résultat : dès qu’ils entendent république, c’est comme s’ils entendaient démocratie, et ça, c’est foutrement dangereux.

      1. Théo31

        La constitution de l’URSS de 1936 était la plus démocratique du monde selon son auteur, quelques mois avant la grande purge.

        1. Nocte

          je ne fais pas de la démocratie un formidable outil… surtout la version Française.
          Un certain nombre de dictateurs se sont servis de la démocratie pour arriver au pouvoir et verrouiller le tout.
          Et quand j’entends des journalistes dire un truc du style « mais il a été élu démocratiquement » ou « cette loi faisait partie du projet que la majorité des français a accepté en votant pour Lui » sous-entendu « ferme ta gueule », j’entends des bruits de bottes…
          Là je disais juste qu’en si prenant bien, les gens finissent par ne plus différencier certains mots.

      2. vengeusemasquée

        Ca m’a toujours fait rire ça. Demande dans la rue à des passants de définir république d’une part et démocratie d’autre part. Ou plutôt non, ne le fais pas. Tu vas pleurer.

    2. bob razovski

      « Pourquoi a-t-il aussitôt accolé le terme « laique » à morale. »

      Pour devenir le gourou d’une nouvelle religion.

  30. Sébastien

    Il y a des jours ou je te maudis de m’avoir ouvert les yeux sur ce gigantesque tas de fumier qu’est mon pays …. mais j’arrive toujours à m’étonner qu’on aille de plus en plus loin dans la stupidité et l’inefficacité.

    1. calc80

      Si ça tombe, on va se payer une révolution, mais pas libérale du tout !

      Parce que les musclés de gauche (très très très à gauche pour plagier Mosco) sont capables de tout. Ils oserait ! C’est bien connu, les cons, ça ose tout. D’ailleurs c’est à ça qu’on les reconnaît (oui, je sais, on la retrouve partout, cette pépite d’Audiard).

  31. Alexandrov

    Ca n’est pas le plus grave, mais je lisais hier sur le site ultra-libéral Rue 89 un article d’un blogueur gravement libertarien (puisque prof d’histoire-géo au collège), rappelant que sur ce sujet aussi on avait créé une commission (avec vos impôts, merci), composée par le Ministre himself, et qui bien sûr a pondu un joli rapport.

    Mais badaboum, je site le blogueur : « Avec constance, tout au long des 66 pages du rapport, les auteurs semblent prendre un malin plaisir à se démarquer des conceptions moralisatrices défendues par Vincent Peillon, avec son ode au « redressement moral » de la jeunesse. »

    Les auteurs proposent notamment d’oublier la locution « morale laïque » et de la remplacer par « enseignement laïc de la morale ». On y trouve même quelques accents libéraux : « la morale commune ne peut plus, à l’image de la morale laïque du passé, prescrire et imposer la conception d’une vie bonne, ce qui reviendrait à imposer une conception du bien parmi d’autres en violation de la neutralité laïque ».

    Mais à la lecture de l’article de Contrepoints (édifiant !), on comprend que la « neutralité laïque », notre bon Ministre s’en tape, puisque le socialisme doit être la religion d’Etat.

    Le rapport sera donc enterré (avec vos sous, merci).

    Toute cette propagande néo-libérale contre le gouvernement, il faut que ça cesse !!

    http://blogs.rue89.com/journal.histoire/2013/04/24/morale-laique-peillon-commande-un-rapport-et-sassied-dessus-230192

  32. tmtisfree

    La déliquescence de l’éducation n’a rien de local et tout de voulu.

    Pour ceux qui n’ont rien contre l’anglais, le blog http://www.invisibleserfscollar.com/ relate la lente érosion du niveau scolaire dans les pays anglophones (US surtout) et démontre pourquoi et comment les enseignants sont forcés d’appliquer, souvent sans le savoir, de nouvelles méthodes, matières ou approches en vue de modifier/développer chez les élèves les comportements, sentiments, valeurs et/ou morales (toujours dans le sens d’éradiquer d’individualisme au profit du groupe), ou d’infuser des réflexes plutôt que de développer le sens critique, toutes choses qui n’ont rien à voir avec l’acquisition des connaissances qui est le but ultime de l’éducation.

    Comme le décrit ce document suivant issu de l’UNESCO (http://unesdoc.unesco.org/images/0019/001905/190537e.pdf) :

    « Education is an accelerator for achieving the Millennium Development Goals… Education is also a force for equity and equality… Fundamentally, education is about values. »

    Le mouvement du nivèlement par le bas est global.

  33. Hugues001001

    Je me demandais s’il était possible, comme ça, de savoir dans quelles écoles vont les enfants de nos chers ministres si attachés à l’École publique, laïque et désormais morale ? Après le scandale Cahuzac, cela serait pas mal de démontrer qu’encore une fois, ils sont les premiers à faire la leçon aux méchants individualistes anti-vivre ensemble que nous sommes sans toutefois s’y soumettre eux-mêmes. Remarquez, s’ils mettent leurs enfants dans le privé, voire, pire, dans le privé hors contrat, cela expliquerait peut-être le fait qu’ils ont si peu sur leurs comptes en banque: ce type d’écoles coûte en effet fort cher…Cerise sur le gâteau: si ça se trouve, ils ne respectent même pas cette innovation française que le monde entier nous envie: la carte scolaire.

    1. bob razovski

      « Je me demandais s’il était possible, comme ça, de savoir dans quelles écoles vont les enfants de nos chers ministres si attachés à l’École publique, laïque et désormais morale ? »

      Question rhétorique 😉

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