Finalement, le racisme anti-blanc existerait un peu tout de même

Surprise, stupéfaction, étonnement et ébahissement : le racisme anti-blanc existerait un peu tout de même et, plus fort encore, serait condamnable au même titre que le Racisme Officiel, celui tourné contre les Pas-Blancs. Avec cette jurisprudence qui vient de s’écrire, de nouveaux territoires juridiques s’ouvrent à l’exploration du vivre-ensemble par les citoyens français de toutes les couleurs. Youpi.

Toute l’histoire se passe en septembre 2010 : un certain Terrence Cheval, vendeur de son métier, se fait agresser par deux individus (l’homme à homme est rare, de nos jours, comme le courage, sans doute, de se battre d’égal à égal, sans arme du coté de l’agresseur) dont l’un, Arnaud Djender, finit par se faire attraper. Défavorablement connu des services de police, comme on dit pudiquement d’un type qui a un casier déjà long comme le bras, ce dernier est accusé, en plus d’avoir tapé dans la viande de Cheval, de l’avoir copieusement insulté avec des injures à caractère raciste.

Oh.

Racisme

Évidemment, dans les articles de presse qui relatent l’affaire, c’est un peu confus puisque dans cette agression, tout le monde est blanc (mais si), ce qui rend le caractère raciste des injures plus délicat à comprendre, et oblige les pisse-copie à des danses du ventre autour du pot pour ne pas dire que l’agresseur est de type « maghrébin » ou « un truc du style mais pas noir ». L’aspect comique de la non-discrimination chromatique des journalistes est flagrant lorsqu’il s’agit d’expliquer la déposition de notre agresseur :

Lors d’une déposition en mars 2011, lors de laquelle le prévenu niait encore l’agression, des clichés de lui-même lui on été soumis, sur lesquels il avait affirmé ne pas se reconnaître. Pressé de décrire la personne y figurant, il évoque un homme « de type arabe ».

Plus facile, en revanche, de glisser avec souplesse sur le casier du guignol ; pour le coup, les scribouillards ont l’habitude. L’aimable agresseur est – c’est ballot – en état de récidive et risque donc jusqu’à dix ans de prison. La procureure requiert donc quatre ans de prison dont un avec sursis. Comme on le voit, le risque de ces dix ans est donc très théorique. Après tout, ce n’est peut-être que sa première récidive, hein. Comme tout le monde, il a le droit à une troisième chance. Ou une quatrième, allez savoir. Disons une huitième et n’en parlons plus :

l’homme a déjà été condamné à sept reprises, notamment pour des affaires de stupéfiant, détention d’armes et outrage à personne dépositaire de l’autorité publique.

Certes, on m’objectera qu’il n’a pas récidivé sept fois pour agression (encore qu’il avait déjà été condamné pour des faits de violence). C’est exact, mais on aurait alors aussi la présence d’esprit de ne pas trop insister, vu les chefs de condamnations qui ne sont pas, exactement, de la petite broutille. En tout cas, manifestement, après sept condamnations, il n’a pas encore bien compris que la société attendait de lui un comportement un peu plus idoine. Et d’ailleurs, pourquoi l’aurait-il, puisque tout indique qu’il ne sera pas derrière les barreaux très longtemps (trois ans, c’est une peine courte, et la probabilité qu’il fasse effectivement une année complète est réduite).

Mais baste, passons : l’originalité de l’affaire ne tient pas au fait qu’un multi-récidiviste agresse quelqu’un à coups de tesson de bouteille au risque de le tuer (selon le ministère public, notre prévenu a frôlé les assises pour meurtre) ; ce genre de faits divers est d’une banalité normale dans une France apaisée. Ce qui hisse cette affaire de la rubrique Faits-Divers aux pages Société des grands quotidiens est le caractère raciste (bien qu’emberlificoté) de l’agression, et, bien évidemment, les réactions très contrastées des différentes associations de lutte contre les crimes-pensée.

google racism

Ainsi, la LICRA décide de se porter partie civile ; le racisme ne passera pas par elle, et puis tant pis si cela mène à défendre un Blanc (même contre un autre Blanc), comme l’explique Alain Jakubowicz, son président :

« Nous ne voyons pas passer beaucoup d’affaire de ce type, ce qui ne veut pas dire qu’il y en a pas beaucoup. Simplement, la réaction d’une personne française blanche n’est pas de s’adresser à une association anti-raciste lorsqu’elle est victime de ce type de fait. Il faut que ça change, car notre porte est ouverte à toutes les victimes de racisme. »

Voilà, c’est dit : les Blancs qui se font traiter de « sales Blancs », les Français de « faces de craie » et autre sobriquets leucophobes ont maintenant le droit de l’ouvrir, au moins auprès de la LICRA. Je ne sais pas si tout ceci est très vivrensemblesque, mais gageons que la société va y gagner en sérénité. Au milieu du gué, on trouve SOS Racisme dont l’absence totale de réaction laisse penser qu’elle n’était pas au courant, occupée qu’elle était à préparer, sans doute, une collecte géante de muguet printanier pour aider le parti communiste socialiste … pour aider à faire connaître sa noble cause. Quant au MRAP, il est bien évidemment contre toute action et ne se porte bien sûr pas partie civile. Le racisme n’est pas son combat, et puis le racisme anti-blanc ne serait qu’une réaction au racisme envers les Noirs et les Arabes, donc bon, c’est pas pareil et puis zut à la fin.

C’est très gênant, cette histoire de racisme anti-blanc, quand on y pense : pour bien faire, il faudrait plutôt parler de discrimination. Oui, voilà : c’est de la méchante discrimination. En fait, la victime s’est fait discriminer le portrait à coups de tessons, ce qui est malencontreux. Il n’y aurait pas eu discrimination, cela aurait été une autre affaire. On aurait appelé ça « une altercation », « des gestes qui dépassent les paroles », un « échange viril de points de vue ». Mais comme l’agresseur a salement discriminé, on n’est plus dans le différend, mais dans la tentative de mise à mal du vivre-ensemble. C’est, en quelque sorte, un coup de canif (ou de tesson) dans le contrat social multiculturel français, et ça, c’est difficile à pardonner (disons, plus de huit fois).

Ah, quel bonheur de segmenter les délits en fonction des délits d’opinion ! Ce qui relève d’une agression devient inextricablement compliqué à expliquer dès lors qu’on veut y faire rentrer des catégories de comportements dont la société ne peut, évidemment, accepter l’existence ou la réalité même. Dans un monde normal, véritablement juste et équitable, on se rappelle que dans « agression raciste », il y a d’abord « agression ». Et c’est celle-là qui doit être condamnée. Le racisme est idiot, mais des opinions débiles, il y en a toujours eu et il y en aura encore de nombreuses années, le reformatage intellectuel, attendu avec gourmandise par les collectivistes, n’étant pas encore prêt. Estimer que le racisme aggrave l’acte et doit aggraver la sanction revient à dire que l’agresseur a été méchant en actes, mais aussi en pensée et ça, c’est double-plus mal.

On pourrait se réjouir que le racisme anti-blanc soit, enfin, reconnu comme ayant une existence tangible : oui, effectivement, il y a des individus qui choisissent d’en agresser d’autres parce qu’ils sont blancs (argh, horreur pas cool !), exactement au même titre que certains choisiront d’aller casser du Noir pour passer la soirée. Belle découverte ! Et belle égalité … Mais le soulagement que peut éventuellement procurer le retour à une égalité de traitement entre les différentes expressions de stupidité collectivistes (car le racisme est un collectivisme, par essence) masque en réalité l’inquiétude légitime que l’on devrait avoir à la judiciarisation galopante des opinions.

Ici, on juge aggravant que l’agresseur ait été raciste, tout comme on jugera aggravant le fait qu’un autre sera homophobe, par exemple. D’une part, on voit mal où la tendance peut s’arrêter : cathophobe, islamophobe, judéophobe sont les prochaines aggravations possibles, à l’évidence. À quand l’aggravation de peine pour avoir filé une claque à un daltonien ? À un libéral ou à un Belge (minorités opprimées s’il en est) ? Le ridicule de la situation apparaît lorsqu’enfin toutes les segmentations possibles d’individus seront méticuleusement recensées. Les plaidoiries promettent de grands moments de décorticage des us et coutumes des prévenus et des victimes pour déterminer si l’attaque était le fait d’un droitier gauchophobe ou d’un glacophobe enragé contre un tyrosémiophile pacifique, ou que sais-je…

Seulement voilà : l’absence de racisme, c’est, justement, faire prévaloir l’égalité de traitement entre les individus, indépendamment, justement, de leur couleur de peau. Et il en va de même pour leur orientation politique, religieuse, ou laitière.

Or, en ayant introduit ces notions (de racisme, d’homophobie) comme éléments aggravants de l’agression, on a introduit (très volontairement, sans doute) un biais ; on a fait pencher la balance de la justice, et ce n’est pas un hasard : c’est idéologique comme le montre l’affaire du Mur des Cons et l’histoire du Syndicat de la Magistrature. Qu’on tente maintenant de refaire pencher la balance dans l’autre sens, pour compenser, montre qu’on a encore franchi une étape supplémentaire dans la confusion générale des esprits.

Les opinions, aussi délétères soient-elles, ne sont pas des crimes. Une République Exemplaire, si elle veut retrouver une France Apaisée, devrait arrêter de pénaliser les opinions et ne condamner que les actes. Elle a déjà fort à faire.

J'accepte les BCH !

1BuyJKZLeEG5YkpbGn4QhtNTxhUqtpEGKf

Vous aussi, foutez les banquiers centraux dehors, terrorisez l’État et les banques en utilisant les cryptomonnaies, en les promouvant et pourquoi pas, en faisant un don avec !
BCH : qqefdljudc7c02jhs87f29yymerxpu0zfupuufgvz6
 

Commentaires91

  1. vengeusemasquée

    Les plaidoiries promettent de grands moments de décorticage des us et coutumes des prévenus et des victimes pour déterminer si l’attaque était le fait d’un droitier gauchophobe ou d’un glacophobe enragé contre un tyrosémiophile pacifique, ou que sais-je…

    😆

    1. Pere Collateur

      tyrosémiophile: Collectionneurs d’étiquettes de fromage.

      J’ai appris un nouveau mot… Mais je vais avoir du mal à le placer dans une conversation…

      1. Aristarque

        En parlant de Normal 1er et de la collection de patronymes bien sentis qu’il trimballe, chaque jour plus développée, tu devrais pouvoir y arriver sans grandes difficultés. 🙂

        1. Aristarque

          Trop long ! Il faudrait pouvoir se servir d’une racine déjà placée qui parait très très peu probable à trouver un jour dans une partie
          tyrosémiophile : tyr : exclus car nom propre, rose : possible mais il faut 10 lettres en sus! semi : idem rose, phile : suffixe pas admis normalement mais 9 lettres à trouver ailleurs…

  2. Jesrad

    J’attends, avec une impatience gourmande et coupable, l’affaire d’agression mutuelle entre un musulman homophobe et un gay islamophobe.

  3. Nocte

    Merci H16 de rappeler que dans une agression – quelque soit le sujet qui l’a engendrée – ça reste une putain d’agression…
    Merci aussi de rappeler qu’entre le risque de la peine maximum et la réalité de la peine ainsi que son achèvement, il y a un gouffre.

    Je pourrais continuer longtemps, mais je vais me limiter à :

    Merci H16

    1. Istvan

      J’aime bien le fait qu’on puisse mettre des coups de tessons à quelqu’un de désarmé qui n’a pas provoqué l’agression et ne pas être ABSOLUMENT CERTAIN de faire au moins 10 ans de taule.
      Un tesson de bouteille c’est une arme mortelle. Le procureur demande 4 ans ? Donc le juge (pas du SM hopefully) condamnera à 2 ans ce qui signifie que le prévenu ne fera probablement pas un seul jour de prison (aménagement de peine automatique pour les condamnations à moins de 2 ans… merci l’UMP – et oui, les socialistes de droite quoi).

      1. gem

        le mec sera condamné à la durée qu’il a déjà fait en préventive.
        Système génial : le présumé innocent — jusqu’à son procès — est en tôle, on le libère une fois déclaré coupable 🙂

  4. Nord

    Histoire à rapprocher de ce qui vient d’arriver à un météorologue belge, agressé par des norvégiens très déçus et licencié pour propos racistes.

    Où l’on voit qu’il n’y a pas que la France qui soit foutue …

  5. Black Mamba

    Petite anecdote qui m’est arrivé un jour:
    Un monsieur tout à fait respectable entre dans notre entreprise pour un rendez vous:
    Bonjour, monsieur, vous désirez?
    Bonjour, je suis raciste
    j’ai déduit que ma couleur de peau ne lui plaisait pas
    Je lui réponds: Ah! C’est bien, vous savez nous sommes tous plus ou moins.
    Je vous donne un rendez vous tout de même?
    Oui, s’il vous plait.

      1. Black Mamba

        Il espérait une aggression verbale de ma part ainsi cela aurait réconforter sa conscience, manque de pot je ne suis pas entrée dans son jeu.
        Zut! Alors!

  6. max

    Est ce que la critique d’habitants de l’Elysée de petite taille est du racisme, de la nanophobie ?
    Est ce qu’un violeur est surtout condamnable pour misogynie ?

    Avec la remise en cause de la politique allemande par certains du PS, on a vu dans les médias une hémorragie de germanophobie, germanophobes… godwinesques.

    1. Aloux

      Oh oui le PS a pété un câble en déclarant la guerre… pardon, un « affrontement démocratique », avec l’Allemagne. Comme si la France et l’UE ne tenaient pas debout seulement grâce aux efforts des Allemands.
      Une petite citation d’un dirigeant anonyme du PS qui résume toute l’affaire en ce qui me concerne : «Depuis un an, nous n’avons pas désigné d’adversaire politique. […] Il était temps de désigner un adversaire pour ressouder les troupes.» Bien entendu, l’objectif est encore de gagner du temps en livrant des boucs émissaires à l’opinion publique. Le socialisme reste le socialisme.

      1. zecrocwhite

        « Il était temps de désigner un adversaire pour ressouder les troupes. »

        Vu l’état de l’opposition dans le pays, il est parfaitement logique d’aller chercher à l’extérieur des frontières.

      2. max

        Oui, enfin de là à parler de germanophobie. A ce compte les partis allemands et certaines personnalités allemandes critiquant Merkel seraient germanophobes. Les français ou étrangers qui critiquent Hollande sont alors des francophobes.

        1. Eole

          @ Max: « A ce compte les partis allemands…. » ouais, il serait quand même plus honnête de dire ou d’écrire certains partis allemands, et encore, à des degrés très divers.

        2. Aloux

          Bah germanophobe ou pas on s’en fout (enfin moi en tout cas, d’ailleurs en lisant les articles on remarque que l’Angleterre est mise dans le même sac que l’Allemagne), par contre ce qui est intéressant c’est le fait d’accuser la droite (étrangère de surcroît) de nos maux, et de justifier ça cyniquement par le besoin d’un « ennemi » pour « ressouder les troupes ». Je trouve le choix de la méthode et des termes employés assez… hum, révélateur.

    2. carpe diem

      je mesure 1m53, je me sens victime de la nanophobie depuis que je suis toute petite… je pense intenter une action auprès de la HALDE pour que le mot « petit » soit définitivement BANNI DE LA PLANETE . Dorénavant, vous devrez dire « à la verticalité contrariée depuis l ‘enfance » misérable nanophobe.

  7. Aloux

    Article très bien vu, outre le rocambolesque de l’affaire, moi aussi j’ai tiqué sur l’expression « circonstance aggravante morale » que j’ai lu dans certains articles qui la relatent. Ca veut dire, si je comprends bien, que si vous agressez quelqu’un mais qu’en plus vous êtes méchant (ex : raciste ou que vous avez une carte au FN, libéral etc), c’est beaucoup plus grave que si vous faites exactement la même chose mais en étant gentil (ex : syndicaliste qui lutte pour son emploi à coup de cocktail molotov). Je n’ai jamais bien compris en quoi le caractère raciste d’une agression constituait une circonstance aggravante. D’abord, comment le déterminer avec certitude, par exemple je suis blanc, je m’embrouille avec un noir à la sortie d’une boîte de nuit pour une broutille et parce qu’on a tous les deux trop bu, ai-je commis une agression raciste ? On nous parle de « crime de haine », parce que j’imagine tabasser quelqu’un juste pour le dépouiller mais sans arrières-pensées racistes c’est un « crime d’amour » ? Puisqu’il existe déjà des circonstances aggravantes morales, à quand la pénalisation de l’immoralité tout court ? Remarquez y a une cohérence : de même que les socialauds de tous poils demandent à être jugé sur leurs (bonnes, forcément bonnes) intentions plutôt que sur leurs actes (aux résultats déplorables), ils jugent les autres sur leurs opinions plutôt que sur les actes.
    Toujours intéressant de voir que ce sont les gauchos post-68, ivres de progrès et de libéralisation des mœurs, qui sont en train d’établir un ordre moral peut-être bien plus oppressif que ceux de sociétés plus traditionalistes.

    1. Nocte

      « D’abord, comment le déterminer avec certitude, par exemple je suis blanc, je m’embrouille avec un noir à la sortie d’une boîte de nuit pour une broutille et parce qu’on a tous les deux trop bu, ai-je commis une agression raciste ? »

      Ca dépend de l’actu… si elle est chargée, on n’ira pas trop chercher si c’est raciste ou non, en revanche, si c’est calme, ou qu’il faut un leurre pour que les gens regardent ailleurs, alors oui, ça sera raciste jusqu’à preuve du contraire (mais sans mea culpa des politiques et journaleux qui auront crié au loup, si malencontreusement, c’était tout sauf raciste)… cf le jeune juif qui s’était fait agressé par deux types; automatiquement, on hurle à l’antisémitisme, aux heures les plus sombres de l’Histoire, puis bah finalement, après enquête, le pauvre gars était juste au mauvais endroit au mauvais moment… « ah merde, c’était juste une ‘banale’ agression ! »

      1. Egomet

        Une petite agression pleine de sens moral, sans haine ni préjugés: « Rien de personnel, c’est le contrat! »
        Mais attention que votre accent ne vous marque pas comme appartenant à une minorité supposée raciste.

    2. franciskus

      Ben c’est facile à déterminer : si c’est un blanc qui agresse une autre couleur, n’importe laquelle (ça marche aussi avec les juifs qui sont blancs , mais pour eux c’est un crime spécial) alors de fait il y a présomption irréfragable de racisme. Dans tous les autres cas de figure, c’est du à la société.

  8. duff

    L’idéologie qui se planque derrière tout ça a eu la peau du député Christian Vanneste quand il a osé contester qu’en France sous l’occupation, les homosexuels subissaient le même traitement que les juifs.

    Nous avons hélas de plus en plus d’exemples qui montrent que la concurrence victimaire produit du racisme.

    1. calc80

      Là je dis attention, le port d’un tee-shirt présentant deux adultes se tenant honteusement la main avec deux enfants est considéré comme une agression. On ne dit donc pas « agresseur habillé d’un tee-shirt de la manif pour tous » mais « porteur du tee-shirt homophobe de la manif pour tous » (le mot agresseur friserait ici le pléonasme, dixit les troupes très organisées des chiens de guerre contre la pensée de Soviet 1er dit le petit).
      Le port de ce tee-shirt fait d’ailleurs l’objet d’une sanction pour cogito.ergo.sum.onite aiguë, maladie d’opinion en voie de développement par contagion (certains sites webs, d’ailleurs, seraient très contaminants, suivez mon regard. C’est pourquoi on n’apprend plus à lire à l’école et ça explique pourquoi h16 met des images dans ses billets).
      J’attends mon tee-shirt par la poste : « Cogito, Non Socialo Sum ».
      Mince, je vais me faire arrêter pour socialo-racisme (sanction = viré de France 3, du monde des journaleux, et tête d’affiche sur le fameux mur, mise en examen par un Gentil).

      1. will

        Oui, c’est un grave délit d’opinion. Il doit être réprimé avec la plus grande sévérité pour ne pas mettre en danger notre démocratie exemplaire.

  9. Le Gnôme

    Je n’aime pas les cons, il n’y a pas de quoi en faire un mur.

    A force de segmenter la société comme un salami découpé en fine tranches, il va être de plus en plus difficile de lui donner une cohérence.

    Les blancs, les noirs, les hommes, les femmes, les hétéros, les homos, les riches, les pauvres, les fonctionnaires, le privé, les Français, les Allemands, les Terriens, les extra-terrestres, faut il cocher les cases pour avoir sa p’tite loi bien à soi ?

  10. Caton

    En ce qui concerne l’inactivité de SOS Racisme, Desproges l’avait expliquée :

    « J’adhérerai à SOS-racisme quand ils mettront un S à racisme. Il y a des racistes noirs, arabes, juifs, chinois et même des ocre-crème et des anthracite-argenté. Mais à SOS-Machin, ils ne fustigent que le Berrichon de base ou le Parisien-baguette. C’est sectaire. « 

      1. Nemrod

        Desproges, Murray ( Philippe pas le tennisman ecossais)
        Ils nous auraient régalés ces 2 là.
        heureusement que Hashtable est bien vivant.

    1. Tea Party

      Dominique Sopo, ex président d’ SOS Racisme, sur R.M.C :  » Le racisme antiblanc est une notion forgée par le FN, et l’extrême droite  ». http://www.youtube.com/watch?v=PSOnkCUV7RQ
      La connerie, l’ incompétence, l’aveuglement, le dogmatisme le plus rétrograde, la bêtise crasse, elle, est bien forgée par la gauche, bien plus profondément qu’avec une simple notion.

      1. Nocte

        Ca a ce petit côté cercle vicieux :

        – A gauche, négation du racisme antiblanc en disant que c’est une création du FN
        – Réplique à cette négation par repli identitaire (et pas forcément par des gens proches des idées du FN)
        – Repli qui nourrit l’idée de notion forgée par l’extrême droite selon la gauche
        – Idée qui nourrit le réflexe de repli identitaire
        – etc…

        1. Aloux

          Mais je suis convaincu que ce cercle vicieux est tout-à-fait voulu, enfin disons plus ou moins consciemment, c’est une des grandes techniques de manipulation de la gauche : l’injonction contradictoire. La France et les nations en général c’est de la merde/soyez patriote, surtout quand il faut payer vos impôts, liberté sexuelle totale pour tous/la prostitution c’est mal, le racisme c’est le mal/on vous traite de sale blanc ? c’est parce que vous êtes facho.

          L’idée c’est que quoi que vous fassiez vous avez tort.

    2. Tea Party

      Sur son livre, il avait expliqué qu’ayant surpris des voleurs menaçants chez lui, il leur dit, du tac au tac  » Soyez sympas, laissez ma mort à mon cancer » Là, nous avions un grand homme.
      Son courrier aux impôts, qui commence en intro par  » Mon trésor  », et le reste à l’avenant, restera dans les anales . Mon dieu, quel grand bonhomme, nous avons perdu là, ils sont si rares ! Oui, il nous manque.

  11. JS

    Billet toujours aussi bon sur un sujet où la majorité de nos scribouillards nationaux rament sévère. Ils arrivent à la limite de leur (grandes) capacités à faire coller la réalité à leurs idées.

    Par ailleurs chose que je n’ais pas vu dans le billet, un des agresseurs était visiblement bien Noir (mais n’a jamais été retrouvé).

    De toutes facons le racisme anti-Blanc ou anti-Français est en pleine explosion depuis une petite 10aine d’années, c’est une réalité flagrante pour quiconque est en contact avec certaines couches de la population. Je l’ais encore entendu le we dernier en faisant mes courses chez Carouf’, agrémenté des menaces « usuelles » de type « on t’attendra à la sortie » et « on retrouvera où tes enfants vont à l’école », etc.

    Sur le même sujet en début d’année, une association pour le racisme avait placardé dans Paris des affiches affirmant « le racisme n’est pas une opinion, c’est un crime ! » Tout un programme..

    Quel bô pays.

    1. Nocte

      C’est tout le paradoxe de parler d’intégration tout en pointant du doigt les origines en disant qu’il faut cultiver les différences…
      Dans le même genre d’aberration , il y a le concept de discrimination positive.

      1. Théo31

        Le socialisme fonctionne exactement comme les sectes : une collectivité où tout le monde doit penser pareil et où tous les déviants imaginaires (qui permettent de remplir tout plein de cases) doivent être exclus et combattus. Le seul déviant qui pose un gros problème pour un socialiste et ce depuis deux siècles, c’est le Juif qui a le droit d’être juif tout en ne l’étant pas mai en l’étant quand même un peu. On n’a donc pas le droit d’être antisémite mais tout socialiste qui se respecte a le devoir d’être antisioniste.

      2. Aloux

        Mais non tu n’as rien compris, l’identité c’est cool, il faut être fier de ta culture et de tes origines, sauf si tu es français, là tu es culturellement, intrinsèquement et irrémédiablement facho, et tu dois donc accepter la diversité et te fondre avec des gens de toutes les couleurs dans un grand tout bigarré. Bon le problème c’est que du coup les « divers » sont pas forcément d’accord pour se mêler avec toi, mais ils ont le droit eux, ce sont des gentils, alors que toi tu es méchant.
        Cf ce que je dis plus haut sur l’injonction contradictoire.

        1. Nocte

          Ta vision de l’identité française semble proche de la mienne (oui, je sais j’ai fait une sortie il y a 2 ou 3 semaines sur l’identité, où on peut s’imaginer que je n’accepte pas ce concept) : la culture est, à mes yeux, le berceau d’une identité.

  12. jaar

    Ah oui, je me disais bien que c’était bancale cette histoire de blanc anti-blanc. Il va bientôt falloir un google translate entre la novlange jounralistique et le français.

  13. NOURATIN

    Belle démonstration. En effet, la subtile injection d’éléments subjectifs dans
    le droit pénal, et pas n’importe lesquels, doit permettre à une justice de classe fondée sur l’omnipotent Syndicat Trotskyste de la Magistrature, de
    rejouer le coup de 1793 le jour du Grand-Soir. Il ne reste plus qu’à ressortir la « veuve » et à y passer Badinter en premier. Ainsi le tour sera joué.

  14. dom

    En même temps ça se complique encore un peu plus quand on s’arrête sur le patronyme de l’agresseur : Djender, comme gender ? C’est donc un gentil au fond, mais tourneboulé par les injonctions machistes rétrogrades qui l’emprisonnent dans une identité biologique inhibante et schyzogène. Il aspirait à devenir ce qu’il était, dans son identité même. Et patatras, le voici confronté à un type dont le nom est pure provocation. Moderne transi contre machiste moisi, heureusement que le genre l’a emporté sur la biologie !
    J’vois que ça pour expliquer son geste… Pas de racisme là-dedans.

  15. tmtisfree

    On ne dit pas ‘blanc’, ce n’est pas politiquement correct. Le marxisme culturel impose de dire ‘déficient en mélanine’.

  16. franciskus

    « Le racisme est un collectivisme » « le racisme est idiot »

    A partir du moment ou l’on reconnaît l’existence des races, le racisme en découle logiquement. Et il semblerait que les races, pardon, les zethnies, existent.
    http://www.contrepoints.org/2013/02/16/115008-limportance-du-qi-dans-la-reussite
    Le racisme, c’est juste une question de science, et en faire un enjeu idéologique, comme vous avez l’air de le faire, ça ressemble à du lyssenkisme.

    A part ce point de détail, ah ah, c’est toujours un régal de vous lire.

      1. franciskus

        Votre définition du racisme alors ? que nous soyons d’accord sur les termes employés. Parce qu’ admettre que les races existent, au sens actuel et gauchiste du terme, c’est du racisme. Si reconnaissez leur existence, monsieur h, c’est que vous êtes raciste.

        1. Non. Le racisme suppose une relation d’ordre sur les races. Accessoirement, sur le plan scientifique, on parle de sous-espèce, pas de race (trop vague).

          1. Franciskus

            D’accord avec cette définition du racisme, qui est quelque peu datée.
            Pour l’aspect zoologique, la notion de race n’existe pas, on parle effectivement de sous espèce, selon le système de classification du monde animal. La race, à la base, c’est un terme d’éleveur. Là aussi je suis d’accord.
            Mais race, ethnie, sous espèce, peu importe, ne jouons pas sur les mots.
            Le problème de fond c’est que si vous n’avez pas une lecture raciste, disons anthropologique si ça passe mieux, vous passerez à côté d’un paquet de trucs.

            Rien n’empêche d’être libertarien et raciste, même si ça vous pourrit la vie en société doublement.

            Le libéralisme/le libertarianisme/l’anarcho-capitalisme ont été conçus par des Blancs, pour des Blancs, quoique les asiatiques s’en soient à peu près accommodés aujourd’hui.
            Mais si vous aviez demandé à Frédéric Bastiat si ses théories pouvaient s’appliquer à des Africains, il aurait probablement éclaté de rire. A l’époque, on n’y pensait tout simplement pas.

            1. Vous faites de pures supputations sur ce qu’aurait pu répondre Bastiat, d’une part, et d’autre part, où voulez-vous en venir ?

          2. Franciskus

            « d’autre part, où voulez-vous en venir ? »

            J’essaie de vous faire passer du côté obscur, autrement dit de vous rendre raciste, monsieur H.

            Je plaisante. Ce que j’essaie de vous dire, c’est qu’il est illusoire de croire que dans une société multiraciale et démocratique, le système resterait libéral indéfiniment. Tôt ou tard, certains voudront mettre leurs propres échecs sur le dos d’une société qu’ils jugeraient injuste, ou tout simplement exploiter les aides sociales par paresse ou manque d’intelligence, comme c’est déjà le cas dans les banlieues, en Martinique ou en Guadeloupe, où les scores de la « gauche » atteignent des records. Ou comme ce fut le cas il y a deux ans à Londres avec les émeutes ethniques.

            Sur ce, je vous souhaite un excellent 1er mai.

            1. « Tôt ou tard, certains voudront mettre leurs propres échecs sur le dos d’une société qu’ils jugeraient injuste »
              Dans une société libérale, la responsabilité étant la mamelle qui permet d’abreuver la liberté, ça risque de tourner court.

  17. Mominette

    Toute cette agitation « anti-raciste » ne fait que le bonheur des parasites qui en vivent, et le cultivent comme une plante en pot pur magnifier leurs subsides.

    Voici un avis non négligeable, qui devrait être la bible guidant nos conduites de société.

    Ancien ingénieur d’affaires et de recrutement de cadres de PME, aujourd’hui membre du Haut Conseil à l’intégration, Malika Sorel a passé ses dix premières années en France, avant de suivre ses parents en Algérie où elle suit sa scolarité. Après avoir terminé l’école polytechnique d’Alger, elle revient en France, où elle suit le troisième cycle de Sciences po.

    En 2007, elle publie le Puzzle de l’intégration et les Pièces qui vous manquent (Mille et une nuits). Elle y explique que la question de l’immigration-intégration doit être traitée globalement et non plus de façon sectorielle, qu’il faut cesser d’octroyer la nationalité française à des personnes qui ne sont pas prêtes, psychologiquement et moralement, à l’assumer, et s’appliquer, en revanche, à faire respecter la loi française par tous, sans exception.

    > Pourquoi avez-vous écrit ce livre ?

    > Les émeutes de 2005 m’ont poussée à écrire ce livre parce que je me sentais responsable de n’avoir, alors, rien dit. Moralement, mais aussi sur le plan affectif, je ne supportais plus cette injustice vis-à-vis du peuple français :les Français sont bâillonnés ; et quand ils osent s’exprimer, on leur fait un procès en racisme ou en xénophobie alors qu’ils veulent simplement préserver leur identité.

    Mes origines me permettaient, peut-être, de dire que la véritable victime de l’immigration est le peuple français.

    > Vous parlez beaucoup du rôle délétère de la « repentance ». Non seulement pour les Français, mais pour les immigrés eux-mêmes. Le rôle des élites françaises a toujours été déterminant dans l’instrumentalisation de l’histoire.

    > La décolonisation a traumatisé tout le monde, soit ! Mais il devrait tout de même être possible, cinquante ans après des drames partagés, de traiter sereinement du passé, avec ses ombres et ses lumières, au lieu de renier son histoire en se laissant enfermer dans la dialectique culpabilisation-victimisation.

    Or, c’est malheureusement ce qui se passe. Le discours dominant ne parle que des « horreurs » de la colonisation, et plus personne n’écoute le peuple français, qui est pourtant le plus légitime pour parler objectivement des problèmes engendrés par l’immigration.

    > De surcroît, transformer les Français de souche en bourreaux n’a fait qu’injecter le poison de la haine dans le c½ur des enfants issus de l’immigration.

    La France s’autodétruit sans rendre service aux immigrés, puisqu’on attribue leurs erreurs, ou encore leur manque d’investissement, à la société. Une excuse facile qu’ils reprennent pour ne pas assumer leurs responsabilités. A partir du moment où l’on enferme des gens dans le rôle de victimes, on leur envoie le signal que tout leur est dû. Or, cela n’est pas vrai.

    > La France fait beaucoup pour les immigrés et leurs descendants, et ceux-ci ont encore énormément à faire pour se rapprocher des Français de souche européenne, en particulier les Maghrébins et les Africains dont la culture reste très éloignée de celle de leur pays d’accueil. Il fallait d’emblée être ferme et affirmer que nos valeurs fondamentales ne changeraient pas. On a fait l’inverse. Dans ces conditions, il est naturel qu’ils développent de moins en moins d’efforts pour respecter les normes collectives françaises. Ils sont convaincus que celles-ci vont changer pour s’adapter à eux.

    > Il faut aussi dire aux populations d’origine étrangère tout ce que l’Etat fait pour elles, l’argent qui est injecté dans tous les domaines : c’est ainsi qu’on aidera les enfants de l’immigration à se construire le socle de reconnaissance sans lequel rien d’harmonieux ne sera jamais possible. Ce n’est pas en se flagellant qu’on fera aimer la France aux enfants et aux adolescents des banlieues.

    Bien au contraire. Notre comportement relève parfois de la psychiatrie !

    > Pourquoi l’idée de « discrimination positive » est-elle dangereuse à vos yeux ?

    > Parce que c’est une escroquerie. L’intégration n’est pas un ascenseur automatique, mais un parcours semé d’obstacles ! L’idée que l’on puisse progresser dans la société de manière passive est absurde. C’est un engagement sur plusieurs générations, la famille entière doit s’engager autour du projet éducatif. Aujourd’hui, beaucoup d’élèves ne font plus rien. Il faut arrêter de les bercer de mensonges :pour réussir, il faut se prendre en main.

    Et puis la « discrimination positive » est injurieuse pour les immigrés eux-mêmes : on part du principe que les gens issus de l’immigration n’y arriveront pas seuls parce que les Français les détesteraient. C’est zéro pointé sur toute la ligne. Quand vous travaillez dans une équipe, il faut acquérir sa légitimité auprès des autres. Si vous n’avez pas respecté le même processus de sélection, c’est impossible. Pour devenir légitimes, les personnes issues de l’immigration doivent se plier aux mêmes exigences que les autres.

    > Vous êtes également très sévère avec la Halde !

    > Elle joue un rôle d’exaspération et de crispation entre les groupes. Elle passe le plus clair de son temps à exacerber les tensions en disant que les gens issus de l’immigration sont victimes de notre société, alors que c’est l’ignorance des codes sociaux et culturels qui empêche les jeunes d’être recrutés. Cela avait été parfaitement mis en évidence par l’analyse d’entretiens d’embauche auxquels la sociologue Jacqueline Costa-Lascoux avait assisté. Le fait qu’on accepte d’eux ce qu’on n’accepterait jamais des autres ne fait que les enfermer dans leurs propres codes culturels.

    J’ajoute que je prends comme une bonne nouvelle la mise sous tutelle de la Halde. Mais il faut, à terme, qu’elle disparaisse. Le système judiciaire français est là pour traiter des vraies affaires de discrimination. On n’a nul besoin d’une institution qui participe, vraisemblablement sans le vouloir, à dresser les gens les uns contre les autres.

    > Qu’opposer, alors, aux doctrines que vous dénoncez ?

    > Rien d’autre que le modèle d’intégration républicain qui fonctionnait très bien ! On doit accueillir les gens dans la communauté française et non l’inverse. Ils doivent respecter le système français. Si on avait fait ça, on aurait suscité le désir d’intégration. Mais comment y parvenir quand on injecte 200 000 nouveaux entrants par an dans une société déjà en proie à des difficultés majeures ? C’est irresponsable, grave et fondamentalement dangereux.

    Il est évident que là réside le défi des prochaines années : si l’on continue comme aujourd’hui, nous irons vers des troubles majeurs. Trop de gens arrivés récemment n’éprouvent plus le besoin de respecter la loi de la République, et reconstituent leurs sociétés d’origine sur le territoire français. Si rien n’est fait pour y mettre un terme, la pression va devenir rapidement intenable.

    > Quelles pressions, justement, exercent ces sociétés reconstituées ?

    > Dans les cultures maghrébines et africaines, le groupe prend possession de l’individu. Or, plus la société est déstructurée et permet des accommodements, plus les membres des groupes mieux structurés sont tentés de bafouer les règles françaises, qu’on peut défier à moindre risque. La culture de l’école de la République que les enfants ramènent à la maison est aussitôt rejetée parce qu’elle ne correspond pas aux normes culturelles d’origine.

    Le racisme anti-blanc est une réalité. L’insulte suprême utilisée, c’est «céfranc ». Les professeurs nous le disent : être sérieux en cours, c’est déjà, pour certains, vouloir devenir français : une honte, car assimilé à une traîtrise. Les bons élèves sont, de ce fait, de plus en plus soumis à des pressions par les enfants issus de la même origine culturelle. Le fait que les institutions françaises, la police et l’école soient attaquées n’est évidemment pas anodin. Or, on continue à excuser les auteurs de ces attaques, à les déresponsabiliser en invoquant leurs conditions sociales.

    Ces mêmes populations, avec des conditions sociales nettement inférieures, ne se comportent pas ainsi dans leur pays d’origine. C’est bien la preuve que l’attitude de notre société a joué un rôle déterminant dans l’apparition des problèmes que nous connaissons.

    > Vous accusez le droit du sol. Pourquoi ?

    > Devenir français est un processus qui doit être personnel, car il faut être prêt à assumer d’inscrire ses propres descendants dans un nouvel arbre généalogique qui n’est pas celui de ses ascendants biologiques et culturels. Il y a là une véritable rupture, très difficile à assumer. C’est pourquoi, aujourd’hui, pour une multitude de raisons, peu de gens ont le désir de devenir français. Ils prennent les papiers parce qu’ils savent que c’est le sésame avec lequel ils n’auront plus jamais faim. Ils sont honnêtes et l’avouent : je ne suis pas français, j’ai juste les papiers. C’est la classe politique, dans son ensemble, qui ment et occulte ce que signifie l’identité française.

    La communauté française reste pour l’instant silencieuse car elle est bâillonnée mais, comme dans tous les pays du monde, elle n’est pas prête à accepter comme françaises des populations étrangères à son identité. Il y a aujourd’hui, en France, une négation fondamentale du droit des Français à être français.

    > Quelle distinction faites-vous entre insertion et intégration ?

    > L’intégration, c’est le fait d’assumer l’héritage du peuple français, de porter soi-même les valeurs et les principes des Français, de les transmettre à ses propres enfants. Il y a une forte dimension affective et morale. On ne peut pas exiger cette étape, elle est trop personnelle, trop intime. En revanche, l’insertion est absolument non négociable, c’est le respect des règles et lois de la société. Nombre de ces règles sont tacites. Elles ne sont pas nécessairement inscrites dans des lois. L’insertion dans la société française constitue une étape indispensable avant l’intégration dans la communauté nationale française. C’est ce que ne respecte pas le droit du sol.

    > L’une des plus grandes erreurs a été, selon vous, de dégrader l’apprentissage de la langue et de la culture française. Pourquoi ?

    > L’école de la République a un savoir à transmettre, qui crée un référentiel commun à tous les enfants. La langue est un passeport culturel pour naviguer dans la société française. On les a empêchés de pouvoir le faire en revoyant nos exigences sans cesse à la baisse. Pis, l’école s’est mise à verser dans le relativisme culturel, et même à leur transmettre des éléments de leur référentiel culturel alors que c’est bien la seule chose que leurs familles leur transmettent.

    Aimer une langue est un tremplin pour aimer un peuple. Au travers de la langue, des textes de littérature et aussi des contes et des chansons enfantines, c’est bien la culture qui est transmise. Aujourd’hui, dans les rues, dans les cours d’école, on ne parle plus français. C’est un signe sans équivoque du réel refus d’intégration. Sans compter qu’un enfant qui ne peut s’exprimer et se faire comprendre du fait de la pauvreté de son langage a une plus grande propension à devenir violent. Commençons donc par accentuer l’effort sur la maternelle et sur les premières classes de l’école primaire, en réduisant les effectifs par classe et en mettant l’accent sur la transmission de la langue. Revoyons aussi le circuit des allocations. Il faut impérativement que cet argent aille en priorité au projet éducatif, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. A chaque rentrée scolaire, au lieu de remettre aux parents un chèque qui, souvent, sera envoyé dans le pays d’origine, donnons un cartable, des cahiers et des livres directement à l’enfant.

    > Que pensez-vous de la déchéance de nationalité ?

    > Il faut la mettre en place. Et il faut cesser de donner la nationalité à tout le monde. Les gens qui risquent aujourd’hui la déchéance de nationalité n’auraient jamais dû l’obtenir. Il faut vraiment que les politiques s’occupent de toutes ces questions très rapidement. Beaucoup, parmi eux, sont habités par la peur car les populations de l’immigration leur apparaissent comme ayant facilement recours à la violence. Il va pourtant falloir avoir le courage de traiter toutes les dimensions de ce sujet. C’est dans l’intérêt de tous. Notre société est chaque jour plus déstabilisée. C’est la cohésion nationale qui est désormais en jeu !

  18. karl

    Le deni de democratie de la France épinglé par Bruxelles

    Violences policières : le gouvernement français devra s’expliquer devant le Comité des Ministres du Conseil de l’Europe

    De Grégor Puppinck, Directeur du European Centre for Law and Justice :
    « Le Comité des Ministres du Conseil de l’Europe a été saisi jeudi 25 avril 2013 d’une question écrite mettant en cause la gestion par le gouvernement français des manifestations en faveur de la famille, ainsi que l’impunité dont bénéficient les Femen.
    Le Comité des Ministres du Conseil de l’Europe regroupe les ambassadeurs des 47 Etats membres du Conseil de l’Europe. Il exerce notamment un rôle de surveillance du respect par ces Etats de la démocratie, des droits de l’homme et de l’Etat de droit.
    L’auteur de cette question est M. Luca Volontè, député italien, Président du groupe PPE à l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE). Le PPE, Parti populaire européen, est le principal groupe politique de l’APCE, c’est un parti de centre-droit dont l’UMP est adhérant.
    Le Comité des Ministres devra apporter une réponse écrite et circonstanciée à cette question dans les prochaines semaines. A cette fin, il demandera au gouvernement français de s’expliquer sur sa gestion des événements. La réponse adoptée par le Comité des Ministres est dotée d’une autorité politique : elle peut exprimer une préoccupation, formuler des recommandations, etc. L’intérêt de cette procédure est d’évoquer au niveau européen des situations problématiques qui peinent à trouver une solution au niveau national pour des motifs de politique interne, et si nécessaire, de faire ainsi pression sur le gouvernement en cause.
    Cette question écrite a été déposée le lendemain de la tenue d’un séminaire co-organisé par l’ECLJ sur les nouvelles atteintes à la liberté de conscience causées en Europe par les lois relatives au mariage, à l’adoption homosexuelle et à la non-discrimination. Les intervenants y ont notamment dénoncé le climat croissant d’hostilité et d’intolérance à l’encontre du christianisme en Europe et des personnes attachées à la famille et à la morale naturelles. Cette hostilité se traduit notamment par une violence de plus en plus ouverte et tolérée, y compris par certains grands médias et partis politiques. Un diaporama de ces agressions et violences a été présenté. Plusieurs députés ont alors convenu de se saisir du sujet, d’où cette question écrite.
    Voici le texte de la question écrite déposée, par le député italien Luca Volontè :
    « Le mouvement social de défense de la famille et des droits des enfants qui anime actuellement la France, à l’occasion notamment de très grandes manifestations, fait l’objet d’une répression croissante et inquiétante, inacceptable de la part d’un Etat membre du Conseil de l’Europe. Cette répression est attestée par de nombreuses vidéos, photographies et témoignages.
    Ainsi, par exemple, lors de la manifestation du 24 mars 2013, de nombreuses personnes dont de très jeunes enfants, des femmes et des personnes âgées ont été violentées et gazées sans nécessité par les forces de l’ordre. Régulièrement, des passants dans la rue sont arrêtés et verbalisés seulement en raison du port d’un vêtement ou d’un insigne marqué à l’effigie du mouvement. Les témoignages affluent de personnes frappées par la police. Le 19 avril, un prêtre qui tentait de protéger un jeune a été jeté à terre, frappé, et mis en garde à vue. Le 14 avril, 67 jeunes gens qui participaient à une veillée pacifique (bougies, silence et chants) ont été arrêtés et placés en garde à vue.
    A l’inverse, des mouvements violents, tels que les « Femen », multiplient leurs agressions contre les manifestants et contre des lieux de culte dans une totale impunité. »
    M. Volontè
    Demande au Comité des Ministres:
    Face à ces évènements, quelles mesures le Comité des Ministres entend prendre pour engager le Gouvernement français à mettre un terme à cette violence, pour enquêter sur les agressions réalisées par les « Femen » et pour empêcher qu’elles se renouvellent à l’avenir. »

    1. Intéressant. Cependant, cela n’a rien à voir avec « Bruxelles » puisqu’il s’agit ici du Conseil de l’Europe (donc pas l’Union Européenne).

Laisser un commentaire