L’Union Européenne, c’est du bonheur en barre et du beurre en branche

L’Union Européenne, c’est ce magnifique assemblage hétéroclite d’États européens qui ont décidé de se mettre ensemble afin de résoudre tous ces problèmes qu’ils n’auraient jamais eus s’ils étaient restés séparés. Animée au départ des meilleurs sentiments et se contentant, essentiellement, d’abaisser les frontières commerciales et culturelles entre les populations du vieux continent, l’Union a peu à peu dérivé vers un engin politique débridé doublé d’une administration tatillonne et délicieusement décalée des contingences du monde actuel…

Oh, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit : il faut bien comprendre que la bureaucratie européenne reste encore microscopique comparée à l’administration de certains pays membres, à commencer par la France. Et c’est en partie pour cette raison qu’on arrive encore à lire de lucides analyses produites par exemple par la Commission Européenne, dans lesquelles on apprendra (sans vraiment le découvrir) que l’Hexagone multiplie les problèmes macro-économiques qui ont une furieuse tendance à réduire sa capacité à réagir dans l’environnement international. Bon : c’est le langage policé de la Commission, mais cela veut clairement dire que le pays est dans le caca et semble y patauger avec un plaisir non feint.

Mais voilà.

À côté de ces moments évidents de lucidité où l’Union Européenne se permet un jugement perspicace de la situation, on trouve des déclarations consternantes d’un Commissaire, comme par hasard français, ou une récente avalanche de décisions prises dans le plus parfait n’importe quoi chimiquement pur.

Ainsi, l’absence évidente de toute culture économique de la part de Michel Barnier, pourtant en charge du portefeuille européen du Marché Intérieur et des Services, laisse franchement perplexe. On peut se demander comment ne pas l’être en effet lorsqu’il déclare dans une interview accordé récemment au JDD, probablement sous l’emprise de l’alcool (je cite) :

« Nous devons revenir vers l’économie sociale de marché, que l’on a abandonnée depuis trente ans au profit d’une ligne ultralibérale. »

Ben oui, rappelez-vous, cette furieuse ligne ultralibérale qui a poussé la France à consacrer 56% de PIB en dépenses publiques ! Cette ligne ultralibérale qui voit les impôts, les taxes et les ponctions fleurir comme jamais, partout en Europe et particulièrement en France. Cette ligne ultralibérale qui, depuis 40 ans, aura vu les budgets en déficits s’aligner les uns après les autres permettant d’empiler une dette turbolibérale de 2000 milliards d’euros, sans compter les engagements néolibéraux de l’Etat pour les retraites des fonctionnaires et des autres, ou les soultes gigalibérales de ses entreprises mégacapitalistes comme la SNCF, EDF, GDF et tant d’autres. Cette ligne ultralibérale qui voit aux commandes une tripotée de socialistes, soit franchement affirmés, soit sous le manteau comme avec la fine équipe précédente dont Barnier fut d’ailleurs l’un des éminents bras-cassés. Tout cet ultralibéralisme qui bave partout, ça me rend coi !

barnier plaide moins d'ultralibéralisme

Mais à vrai dire, même lorsque la Commission s’exprime autrement que par la bouche un peu moisie d’un Français approximatif et trop confit de ses douillettes certitudes, et même si elle dit des choses techniquement exactes, on ne peut s’empêcher de trouver sa façon de procéder et le timing de ses interventions particulièrement maladroits. Par exemple, on comprend fort bien que Günther Oettinger, le Commissaire allemand en charge de l’Energie, se soit fendu de remarques acides à l’encontre de l’État français : après tout, l’hippopotame incontinent le mérite bien :

« Il ne peut y avoir d’aménagement de la réduction de la dette que si c’est lié à une série de mesures de réforme. La France doit revoir son système de pensions et libéraliser son marché du travail. Elle doit aussi réduire sa dette publique. « 

Ce qui, on en conviendra, est un tacle poli mais aussi musclé que mérité contre son collègue franchouille, mais qui tombe assez mal actuellement alors que la France cherche, précisément, des noises à l’Allemagne et semble y trouver un excellent bouc-émissaire pour éviter toute réforme de fond. D’autant qu’aujourd’hui, le capitaine du pédalo est justement allé serrer la louche aux dirigeants du parti socialiste allemand ce qui revient, diplomatiquement, à filer un petit kick latéral dans les genoux d’Angela Merckel, du parti concurrent, et en plein pendant sa campagne électorale. Réponse du berger à la bergère qui appuya Sarkozy dans des circonstances équivalentes. Tout ceci est d’une classe raffinée, on en conviendra aisément.

S’il n’y avait que ces histoires de politiciens, ces petites phrases feraient, finalement, sourire. Malheureusement, l’Union Européenne se caractérise aussi pour ses prises de positions, ses directives et ses projets de lois de plus en plus ahurissants.

On pourrait s’étendre à loisir sur les petites vexations quasi-quotidiennes dont la bureaucratie européenne nous agonit, comme par exemple la récente interdiction de l’huile d’olive artisanale distribuée en pichets sur les tables de certains restaurants : les meilleures intentions du monde (assurer la qualité de la nourriture et des produits qu’on utilise en Europe, la santé du consommateur, etc…) provoquant comme d’habitude la mise en musique de contraintes absurdes et destructrices, d’ailleurs sourdement propulsées par des lobbies de gros producteurs qu’un étatisme galopant ne fait que favoriser.

Mais ce serait encore anecdotique. De même que les débats homériques sur composition des confitures et des marmelades, ou le diamètre des salamis, avaient entretenus la chronique européenne sur le mode goguenard, les interdictions comme pour l’huile d’olive restent presque bon enfant devant ce qu’on découvre, régulièrement, et qui, pour le coup, ne font plus rire du tout.

Il y a, bien sûr, les travaux en cours sur un projet de législation européenne, dans l’une des commissions du Parlement Européen, et qui vise à protéger les petits déposants à concurrence de 100.000 euros (dit comme cela, ce serait presque rassurant) mais surtout, à faire admettre aux titulaires de comptes disposant de soldes supérieurs un risque de passer des pertes en cas de faillite bancaire. Bien sûr, ceci n’est que le prolongement logique de ce qui est arrivé à Chypre en début d’année, et qui n’avait servi, finalement, que de répétition. Il est maintenant absolument certain que cette directive (voire, plus rapide, ce règlement) sera mise en place, qu’elle s’imposera à tous et qu’on pourra en mesurer l’importance assez vite lorsque, ô surprise, l’une ou l’autre banque (française ?) carafera avec pertes et fracas.

Il y a, évidemment, les autres travaux, parallèles et obstinés, sur le même sujet d’une union bancaire à la fois solide (ici : on peut pouffer) et durable (là : on peut rire), comme par exemple ce projet d’échange automatique de données bancaires sur tout le territoire européen, afin de lutter contre la fraude fiscale, et ce dès 2015. On ne s’étonnera pas de lire que les dirigeants européens entendent capitaliser sur la « dynamique » (ou l’effroi, si l’on veut parler clairement) née ces derniers mois avec Chypre, notamment, et s’engager vers l’adoption d’une série de textes pour faire de la coopération fiscale une réalité, youpi youpi.

grand theft eurozone

Évidemment, on comprend que l’abandon progressif des spécificités fiscales des États est un rêve humide des fédéralistes de l’Union tant ce domaine (avec l’armée) est à ce point fondamental pour déterminer le périmètre d’un État, justement. Le fait même que tous soient maintenant prêts à coopérer de façon de plus en plus ouverte indique à la fois à quel point ils ont décidé d’essorer leurs populations en termes d’impôts, et jusqu’à quelles extrémités ils sont prêts à pousser pour faire durer leur chimérique monnaie-papier. Une telle obstination n’augure généralement rien de bon…

D’autant qu’il y a, enfin, l’interprétation très câlin par la cour de Cassation française de la directive 2005/690/CE, ainsi que d’une flopitude de jurisprudence, qui amènent les bons juges français et humanistes à décider que, finalement, on peut continuer à répandre généreusement les mannes des allocations familiales à des ressortissants de n’importe quel pays, y compris hors Européens. J’ai été assez surpris de ne pas voir ce sujet repris par la presse nationale et les médias d’importance, alors qu’il démontre à l’envi qu’on est sans doute allé bien trop loin dans la distribution d’argent gratuit des autres. Bien évidemment, sur le plan du droit, plusieurs tortillent déjà de l’arrière-train pour trouver un moyen de limiter les largesses sur des critères de plus en plus compliqués à mettre en place, République du Bisounoursland oblige, alors que tout démontre que supprimer une bonne fois pour toutes, et pour tout le monde, toutes formes d’allocations, avec la disparition de la ponction correspondante, redonnerait instantanément du pouvoir d’achat aux ponctionnés et résoudrait tout aussi rapidement une partie des problèmes français, à commencer par celui de la fraude relative.

Oui, décidément, à lire ces éléments, on ne peut plus voir en l’Union Européenne autre chose qu’une suite malheureuse et acharnée de dérives. En définitive, ces institutions démontrent encore une fois, s’il était nécessaire, que l’enfer européen est pavé de bonnes intentions inscrites dans de volumineux traités.

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Commentaires87

  1. Emma

    Je trouve, cher H16, que l’Europe est encore ce qui nous sera arrivé de moins mauvais car sans l’Europe où en serions-nous ?
    La bureaucratie de Bruxelles n’est, à mon sens, ni aussi nocive ni aussi invasive que la française.
    Et puis, nous n’avons pas besoin de Bruxelles pour créer des monstres ingérables (cf. le dernier rapport Migaud sur l’Education nationale). http://www.atlantico.fr/decryptage/rapport-cour-comptes-quand-vraie-gestion-ressources-humaines-dans-education-nationale-erwan-noan-735026.html

    1. Ce que je dis dans l’article est assez nuancé, je pense : au début, quand l’UE s’occupait de marché, de frontières et de commerce, ça allait. Son incursion dans le domaine politique et fiscal aboutit maintenant à des dérives de plus en plus grandes. Oui, ce n’est pas ce qui est arrivé de pire à la France, loin s’en faut, mais c’est parce que la France part de très bas.

    2. oli71

      « La bureaucratie de Bruxelles n’est, à mon sens, ni aussi nocive ni aussi invasive que la française ».

      C’est à voir…
      La Commission européenne s’est tout de même préoccupée de légiférer sur ce sujet essentiel qu’est le calibrage des oignons afin de s’assurer que l’écart de diamètre entre l’oignon le plus petit et le plus gros contenus dans un même colis n’excède pas X millimètres…
      voir ici : http://www.fao.org/ag/agn/fv/files/1233_CONSOLONIONFRENCH.PDF
      Ce seul exemple prouve assez bien le propos de H16.

      1. Eole

        Et vous oubliez de mentionner les concombres qui doivent être droits et non tordus, pour être bien conditionnés dans les cageots!

        1. Lord Jordan C. Black-Mohr

          J’ai toujours su que les fruits et légumes devaient être carrés! Comme les boîtes de conserve et les bocaux! C’est 15000 fois plus simple pour faire les courses, ça ne roule pas partout et ça se stocke facilement! \o/ XD

        2. mlallier

          J’ignorais que les concombres étaient touchés par la maladie de Lapeyronie.

          Mais il faut reconnaitre que les droits sont bien plus faciles à utiliser.

          1. Black Mamba

            Besoin d’un concombre avec courbure?
            Et pourquoi pas un GPS avec?
            À moins que vous soyez atteint d’une certaine mollesse, laissez ce légume pour une bonne salade…

      2. Black Mamba

        Avec toutes ces réglementations, la notion de terroir n’a plus sa place.
        Il faut tout stériliser, tout calibrer, tout paqueter.
        Si tu n’entres pas dans leur norme, tu es rejeté, c’est la même chose pour les humains.

        1. calc80

          J’en connais un, Petit Gros Premier dit la Grosse Boule, qui essaye d’être carré.
          La quadrature du cercle n’ayant pas de solution, y va pas réussir…
          (c’est un peu primaire je sais, mais ça soulage… il ne me reste plus que ça avant le débarquement de la police politique, alors j’en profite)

    3. Deres

      Le problème n’est pas l’Europe en elle même. Le problème c’est que celle-ci prenant de l’ampleur, nos hommes politiques commencent à s’intéresser à elle maintenant que les postes associés donnent suffisamment de pouvoir, d’influence et d’argent. Les mêmes hommes seront tout aussi incompétents au niveau européen qu’ils l’étaient au niveau national … Comme c’est le merdier au niveau national, ils cherchent à se réfugier au niveau au dessus, comme des rats fuyant une inondation. Pour nous pauvres européens, c’est que nous récupérons un peu au passage de l’influence d’une partie des politiciens des pays du nord qui sont plus raisonnables et moins idéologues. Notre avenir se joue donc bien dans cette guerre d’influence des pays sur les décisions européennes. Si les pays du Sud l’emportent, en forçant la main de ceux du Nord, ils veulent reproduire les mêmes erreurs au niveau du dessus. Pour moi, chaque humiliation de Flamby lors d’un meeting européen est un soulagement car cela veut dire que sa politique débile ne sera pas adopté au niveau au-dessus ! Quand on en est réduit à vouloir l’humiliation de son pays, on voit que la gouvernance de ce pays est tombé bien bas …

    4. Laurent

      Pas d’accord. en fait le « monstre administratif européen » ne fait que se rajouter au monstre Français Français. Tout comme les diverses couches administratives ajoute chacune un peu plus d’oppression, l’Europe loin de se substituer à l’oppression étatique Française en rajoute une couche. la plupart du temps. Il est vrai qu’en quelque rare occasions ça n’est pas le cas mais c’est loin d’être la règle.
      Sinon sans l’Europe et sans l’euro il y a bien longtemps que la France aurait du faire le ménage dans ses finances, encore un pierre dans le jardin européen…

  2. Black Mamba

    Que la presse n’ébruite pas sur les allocations familiales , je pense que c’est un bon point positif, on est ainsi sur même pied d’égalité quand la presse n’ébruite pas non plus que toute personne en France a le droit de sortir de la SÉCU .
    J’espère que le personnel de la CAF fera le maximum pour égarer les dossiers et de faire la sourde oreille.
    C’est un minimum !

  3. infraniouzes

    Vous avez bien fait de montrer Barnier: ce type est extrêmement dangereux. Il est l’archétype du politicien sans vrai couleur qui est partout, plein de suffisance de morgue et du sentiment qu’il est indispensable à la France et maintenant… à l’Europe. Qu’a-t-il fait dans sa carrière ? Dépenser l’argent gratuit du contribuable pour sa plus grande gloire (J.O d’Alberville) et bondir de cabinets ministériels en commissions et organismes divers et variés tous à connotation étatique.
    Malheureusement les Barnier sont légions et ce sont eux qui font tout pour faire durer le système.
    CPEF mes aussi l’Europe est foutue.

    1. Marcus Aurelius

      Une petite anecdote vécue il y a 15 ou 16 ans juste avant Noel:

      De retour de Cologne vers Paris dans un petit avion à hélices de la Lufthansa, style 30 places, j’étais assis non loin derrière Jacques Delors et ses deux adjoints ou accompagnateurs, tous les trois installés à l’avant de l’appareil.

      En milieu de vol l’hotesse passa avec une corbeille remplie de grands chocolats en forme de personnages de Noel. Arrivée à la hauteur de J.Delors, celui-ci, comme les quelques autres passagers avant lui, en prit un seul. Ses adjoints par contre, se « servirent » à pleines mains, ne laissant après eux qu’une corbeille quasi-vide.

      Arrivée à ma hauteur, celle-ci était vide. Mon voisin demanda à l’hotesse s’il en restait. Elle répondit: « non, les Français ont tout pris ». Il lui rétorqua alors en Allemand à mi-voix « fichus parasites », ce sur quoi elle répondit « je sais, désolée » avant de tourner les talons, emportant avec elle la corbeille vide au grand dam des autres passagers.

      Anecdote authentique. Ce fut aussi pour moi le début de la compréhension de qui étaient tous ces gens.

  4. Mominette

    Juste pour info, et après avoir été sidérée par les propos turbo-crétins de Barnier, une petite précision concernant les allocations familiales payées aux enfants d’immigrés même vivant au bled : c’est tout bonnement le cas en France, Belgique, Allemagne etc depuis … 40 ans ! La Directive ne concerne que quelques « nouveaux pays » de l’UE.

    Grande différence : la France et l’Allemagne paient dans le pays d’origine les allocations familiales (modestes) prévues dans ces pays ; les belges, bien plus c… cette fois, paient à un enfant d’un village sur saharien … les mêmes allocations qu’à un enfant belge, c’est à dire de quoi faire vivre largement toute une tribu !

        1. Black Mamba

          Je veux bien que ce soit la faute au neo-turbo-ultra-giga-libéralisme comme vous le dite:
          Si ce neo-turbo-ultra-giga-libéralisme existait au moins mais ce n’est même pas le cas.

          1. doh

            C’est justement ce qui est drôle (ou triste, c’est selon). Tout comme « on est toujours le con de quelqu’un », on est toujours le libéraliste de quelqu’un.
            Ce mot a été vidé de son sens, les politiques le balancent à tord et à travers, sans que ce ne soit jamais vrai. Ils ont même réussi à en faire un gros mot…

        2. Black Mamba

          C’est la faute aux Végétariens, ils devraient manger de la viande comme ça, il y aurait plus de taxe versé pour l’Etat maman
          PS : Je blague
          Je vais me faire lyncher
          Aie! Aie! Aiiie! Arrêtez….

  5. Josselin

    ce projet d’échange automatique de données bancaires sur tout le territoire européen

    La Suisse est-elle à ce compte considérée comme « sur le territoire européen » ?

    1. Techniquement, non. Par effet d’externalité (la Suisse est entourée d’Européens), il est probable que l’Union force plus ou moins ouvertement la Suisse à suivre le mouvement.

    2. Nocte

      C’est surtout pour faire plier l’Autriche et le Luxembourg qui ont vraisemblablement plus de « burnes » que les Suisses sur le sujet.

  6. LeRus

    Le cas de la chasse aux fraudeurs (vielle antienne des léninistes quand les caisses sont vides) est une belle étude de cas: Plutôt que de se mettre d’accord sur une fiscalité unique (15 min de discussion), on préfère dépenser temps et ressources à rattraper par les bretelles les quelques malins qui refusent de payer le train de vie de leurs tourmenteurs.

    Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué, n’est ce pas?

    1. « 5 min de discussion »
      Heu. Non. Jamais. C’est un des piliers de l’Etat, donc 15 minutes de discussion, c’est impossible.

      1. LeRus

        Sans mettre en place une véritable union fiscale, je suis persuadé que des alignements soient possibles dans certains domaines clés tels que l’IR, l’impôt sur les entreprises ou la TVA. On va y venir, tôt ou tard. (On est bien parvenu à créer une monnaie unique.)

        Bien sûr, c’est pas certains qu’on s’aligne sur le système français…

        1. Je vous assure que les alignements en questions sont quasiment impossibles : chaque pays ergote pour la moindre petite virgule. Pourquoi croyez-vous qu’il n’y a aucune union bancaire/fiscale et aucune armée commune en Europe ? Parce que ce sont précisément ces deux piliers qui forment la souveraineté des états. Abandonner cela, c’est, pour chaque type au gouvernement à ce moment, la certitude de perdre à l’élection. La certitude.

          1. LeRus

            Présenté comme ça, je suis d’accord. C’est d’ailleurs pour la même raison que l’Euro n’est pas prêt de disparaître.

            Ceci dit, je continue à croire (oui, je suis fan de l’escalation of commitment) que plus tôt que tard certains politiques européens proposeront un aplatissement des taxes en Europe, afin de limiter les inégalités (mot compte triple) dans l’EU.

            Il suffirait que quelques pays (par ex. l’Allemagne) en fassent un sujet majeur et dès lors tout est possible.

        2. menfin

          Dans ce domaine là le système Français n’est pas le pire, donc on ne s’alignera pas dessus : on aura la TVA danoise (25%), l’IR suédois, l’IS Italien, les charges sociales Françaises et les taxes diverses Françaises, l’ISF que nous sommes les seuls à avoir gardé, la CSG et la CRDS uniques en Europe, et L’UE nous parquera en appartements collectifs et nous distribuera des tickets de bouffe.

      2. Deres

        Quand on fait un conseil des ministres à 37 personnes, un ministère des finances à 5 ministres et des commissions des tous les côtés avec toujours plus de 12 membres, c’est que l’on cherche à tout compliqué au maximum. Quand on veut prendre de vrais décisions, on fait des réunions à 2 ou 3 …

  7. douar

    Je suis plutôt d’accord avec Emma. Nos politiques s’abritent souvent derrière « c’est la faute à l’Europe ». Mais je trouve quand même qu’elle empêche certaines dérives protectionnistes franchouilles, même si certaines directives telles que REACH sont franchement nuisibles pour l’industrie européenne. Après, ce sont aux États de transposer ces directives, et il faut reconnaitre que la France surinterprète parfois ces directives, quitte à saboter des pans de l’activité économique (c’est le cas en agriculture, mais le seul secteur, hélas).

  8. Jesrad

    « le capitaine du pédalo est justement allé serrer la louche aux dirigeants du parti socialiste allemand »

    Le baiser de Judas ? L’élection allemande sera pétrie d’anti-francisme, d’anti-européanisme et d’anti-socialisme.

    1. Lord Jordan C. Black-Mohr

      Sans vouloir repertir sur du point godwin ou ressasser les HLPSDNH, je pense que certaines idées vont ressurgir outre rhin des tréfonds de la culture teutonne. Ils se sont toujours définis eux-mêmes comme « les casque à pointe » et c’est pas prêt de changer, contrairement à ce pays où on se définit… Heu… En fait je sais pas si les français sont encore défini par quelque chose, à part la saleté du pays, l’inculture, l’hypocrisie et l’imbécilité opaque en mode grosse hallu collective et persistante…

      1. Pandora

        Tsssssssssss
        La France et les Français sont toujours …. champions du monde !!,
        quel que soit le domaine, d’ailleurs.

  9. Jean

    N’oublions pas la directive tabac, examinée en ce moment par le parlement européen : interdiction confirmée sauf en Suède du snus dont on sait aujourd’hui qu’il permet aux Suédois d’être en meilleure santé que les autres, quasi interdiction prévue de la cigarette électronique, qui aurait le même effet, plus d’autres choses du même genre. Ce n’est pas simplement une question d’intrusion bureaucratique dans la vie des gens, c’est un texte qui va probablement coûter très cher en vies humaines. Le site de Clive Bates contient tous les détails (http://www.clivebates.com).
    Et n’oublions pas l’épisode rigolo du commissaire européen qui démissionne après avoir essayé de racketter le fabriquant de snus suédois Swedish Match.

    1. yoyo6963

      La loi dérape du côté de la « charité », elle prétend ainsi assurer le bien être et le bonheur des gens, fusse cela contre leur gré… Que les gens fument et boivent où est le problème, tant que cela n’est délétère que pour eux-mêmes ? Ayant dit cela, il est tout autant normal qu’une assurance demande plus cher à un fumeur, que le client du restaurant réclame du fumeur de pouvoir respirer un air pur, où que le conducteur bourré qui tue une famille sur la route soit puni – et réellement puni – à hauteur du préjudice réel (autant dire que la sanction serait on ne peu plus dissuasive…). Autrement dit les gens doivent être responsables de leurs actes, ce qui est le corollaire évident de la liberté. Aujourd’hui tout est fait dans le sens contraire, personne n’est responsable puisque « l’état bienveillant » (!) veille, que les actes n’ont plus aucune conséquences… Les français sont réduits à l’état de bétail, et comme le bétail ils aiment leurs maîtres…

  10. NOURATIN

    Evidemment, à la façon dont nous nous y sommes pris pour faire l’Union, cela ne pouvait qu’aboutir à ce genre de déconnage.
    L’ennui c’est qu’on voit mal comment s’en dépétrer…

  11. max

    Les populations grecques et italiennes ont longtemps été pro-Europe pour échapper à leurs classes politiques locales dont ils connaissent bien l’incurie et les talents en matière de copinage.

  12. Before

    Excusez l’immixtion mais je viens de lire ça sur Atlantico, à propos de la loi sur la sécurisation de l’emploi :
    « Cahuc et Zylberberg, économistes alertes, ont découvert dans la loi sur la sécurisation de l’emploi votée le 14 mai une disposition s’écartant curieusement de l’accord national interprofessionnel du 11 janvier.
    En gros, alors qu’initialement les entreprises avaient le libre choix du prestataire des complémentaires santé rendues obligatoires, elles devront recourir à ceux désignés par les partenaires sociaux dans les négociations de branche, quand bien même les salariés seraient déjà couverts par des contrats d’assurance. »

    (http://www.atlantico.fr/rdv/chroniques-pot-aux-roses/rendez-dans-six-mois-ou-dans-rue-francois-hollande-est-addict-blague-provocateur-ou-victime-inconscient-serge-federbusch-734454.html, § 4)

    Déjà, rendre une mutuelle obligatoire, ça me broute sérieusement, mais je croyais que le libre choix avait finalement été laissé aux entreprises. Est-ce que quelqu’un peut confirmer ?

    1. Pandora

      Je confirme : la mutuelle est obligatoire et c’est la branche professionnelle qui doit la désigner. Plus de choix pour le petit entrepreneur.

  13. Tea Party

    Nous en avons de la chance ! Barnier est UMP ! Dire que certains essayent encore de nous faire croire que ce parti est à droite ! Qu’il représente l’opposition, voire l’espoir avec un retour de Sarkozy ! et ils sont sérieux en plus ! Ils y croient ! La France est sauvée !
    C’est même une magnifique arnaque, l’UMP, se compare sans arrêt, à nos socialos-cocos français, donc là, effectivement ! ils biseautent les cartes, et surtout, nous prennent pour des cons. Sans parler de libéralisme, ne rêvons pas, nous n’avons aucun parti de droite en France.

  14. Mateo

    « Nous en avons de la chance ! Barnier est UMP ! Dire que certains essayent encore de nous faire croire que ce parti est à droite »

    Évidemment qu’il est de droite. La VRAIE droite française, la pure et dure: dirigiste, constructiviste, protectionniste, étatiste, paternaliste, liberticide, bref anti-libérale. C’est ça la droite française, depuis toujours.

    « nous n’avons aucun parti de droite en France. »

    Ben si, l’UMP: bon gros parti socialiste de droite. Encore une fois, c’est ÇA la vraie droite. Ainsi que le FN, parti national-socialiste.

    Il faut que les libéraux se mettent bien ça dans le crâne: la droite (française) n’est pas libérale, elle ne l’a jamais été et elle ne le sera jamais. La gauche non plus d’ailleurs, évidemment.

    1. Tea Party

      Les libéraux l’ont compris depuis longtemps, mais de grâce qu’ils arrêtent tous de mentir et de nous prendre pour des demeurés mentaux. Le curseur, de l’analyse politique française est complétement pipé, tout est décalé à gauche. Le corolaire est beaucoup plus attristant, le français n’est pas intrinsèquement de droite, la vraie, et pour cause, personne ne le représente et cela ne gêne personne.
      C’est toujours délicat de comparer avec les USA, droite et gauche, mais on a l’impression de vivre sur une autre planète. Je cite souvent cet exemple, mais il est symptomatique, un candidat à candidature Républicaine, avait dans son projet, de construire une double barrière entre les USA, et le Mexique, avec des alligators entre les deux ! Il a été éliminé …… car il n’était pas fidèle, uniquement ! Imaginez un candidat chez nous faisait une proposition similaire ! : il est mort sur le plan politique, dans le quart d’heure. (personnellement je rajouterai bien des lions, et des tireurs par précaution, côté américain, mais cela n’engage que moi !!)

      1. Mateo

        Même si le spectre politique français était décalé à droite plutôt qu’à gauche, ça ne changerait rien, la droite serait tout aussi anti-libérale. Le libéralisme n’a aucun rapport avec l’axe droite-gauche, et tout avoir avec le « triangle » socialisme – conservatisme – libéralisme (ou avec le diagramme de Nolan, selon les goûts),

  15. eheime

    « se contentant, essentiellement, d’abaisser les frontières commerciales et culturelles entre les populations du vieux continent, l’Union a peu à peu dérivé vers un engin politique débridé doublé d’une administration tatillonne et délicieusement décalée des contingences du monde actuel… »

    > Oui l’Europe a quelques défauts. Quand elle empeche un italien de manger sa pizza cuite à sa façon, le français à acheter du fromage digne de ce nom (l’allemand sa saucisse, etc ..), oui, c’est idiot.

    Mais pour le reste le bilan est à mon sens extremement positif. Et je suis toujours étonné de lire que des libéraux au global sont contre l’Europe. Voici pourquoi :

    On l’oublie mais l’ouverture des frontières intra-européennes ça a été du pouvoir d’achat en hausse pour tout le monde.
    Des produits moins chers pour les pays les plus riches de la zone, une croissance économique et donc la possibilité d’acheter des produits chers dans les pays moins riches, grâce aux échanges commerciaux. C’est un principe de base du libéralisme.
    Qui peut contester que l’Espagne, la Grèce, l’Irlande n’ont pas bénéficié d’un vrai boom en 30 ans ?
    On ne voit aujourd’hui que le mauvais côté, mais le niveau de vie était très inférieur à ce qu’il est aujourd’hui.
    Qui peut contester que les Français, les Allemands, les Anglais voyagent plus qu’avant , peuvent s’acheter des matériels pas cher, grâce à la force de l’euro ?

    Les « fautes » qu’on reproche à l’Europe sont le plus souvent celles des gouvernements des pays confédérés :
    - l’Espagne avait axé toute son économie sur le logement et construisait plus que la France, l’Allemagne et le UK réunis. L’Europe est responsable ?
    - La France, l’Italie, la Grèce surrendettée ? En France on distribue gratos. L’Italie et la Grèce étaient déjà surrendettées au moment de l’entrée dans Maastricht. Les gouvernements ne sont pas responsables de leur comptabilité ???
    - La force de l’euro. Ca c’est l’argument le plus c… D’abord la Suisse et l’Allemagne montrent que ça ne freine en rien les exportations. Ensuite où est l’interet de dévaluer sa monnaie, c’est à dire son crédit ? Qui irait voir son banquier et dire « Monsieur le banquier , diminuez mon compte en banque par deux, ça me forcera à accepter plus facilement une baisse de salaire « . Personne. En réalité, rien ne nous empêche aujourd’hui d’être réalistes et de réviser nos prétentions salariales et couts de prestations. Mais rien ne nous empêche non plus de dévaluer la valeur de notre patrimoine.
    Je ne dis pas qu’un peu de souplesse ne sert à rien, mais une politique inflationniste, ce n’est pas une solution intelligente, c’est un aveu d’echec.
    Que les Etats assument leurs erreurs !

    La liberté d’aller et venir est merveilleuse. L’Etat français me casse les b.. ? Je me taille. Facilement. ( certains blogueurs ne s’en plainderont pas il me semble :). Je trouve que telle politique est meilleure ailleurs en Europe ? Hop, libre à moi d’y aller. Chacun – Etats et citoyens- prend ses responsabilités. Qui peut etre contre çà ??

    Enfin et surtout, l’Europe a accompli son principal but : aucune guerre n’a eu lieu entre Etats Européens. Au contraire les mariages mixtes se sont multipliés. C’est une vraie réussite.

    Enfin comme le souligne l’Europe exerce un certain controle qui n’est pas mal venu quand un pays et gouverné par des clowns (France, Grece, ..). Elle est mal organisée ? A la rigueur tant mieux, ça lui évite d’intervenir le reste du temps.

    Le seul défaut de l’Europe à mon sens, ce sont des institutions encore diformes, mal qualibrées. Cela a fait débat un moment, mais en ce moment on a d’autres chats à fouetter.

    Allez-y, maintenant je me prépare à prendre les baffes :)

    1. douar

      entièrement d’accord. Et puis, n’est ce pas grâce à l’Europe que je peux espérer me tirer du RSI et pouvoir aller voir ailleurs?

    2. Il n’y aura pas de baffes. Je ne suis pas contre l’Europe du tout. Je suis contre ce que c’est devenu, sur les 4 ou 5 dernières années.

      1. oli71

        Votre sentiment est également le mien.
        La construction de l’UE a eu l’immense mérite de faire beaucoup pour promouvoir la concurrence et venir bousculer nos monopoles en tous genres et autres « sévices publics ». De ce point de vue, un libéral ne peut être totalement mécontent.
        Mais je reste stupéfait depuis quelques années par les abus de pouvoirs permanents des institutions communautaires et notamment de la Commission, qui veut tout régenter au prétexte que cela serait indispensable à la réalisation du marché intérieur. L’exemple du calibrage des oignons est anecdotique, car il y en réalité beaucoup plus grave. Le principe de subsidiarité est aujourd’hui réduit à une peau de chagrin.
        Tout cela donne l’impression qu’on veut substituer à la tyrannie exercée par nos administrations nationales (enfin chez nous en tout cas), la tyrannie d’une administration centrale à Bruxelles, qui ne vaut pas mieux.
        Bref, c’est pas la joie…

    3. gem

      Et bien moi je suis contre. On avait le choix entre le concept libéral (britannique) de zone de libre-échange (AELE) et le concept socialiste (français) d’intégration politique. Et on a choisit… ?
      Tout centraliser à Paris c’était pas encore assez, alors ils ont décidé de tout centraliser à Bruxelles, pour « résoudre tous ces problèmes qu’ils n’auraient jamais eus s’ils étaient restés séparés ». Quel progrès…
      Le programme libéral a toujours été, est, et sera toujours la subsidiarité maximale, des individus vers les états et les autres groupes (associations, entreprises…), et des états petits et nombreux, avec des frontières laissant librement passer les capitaux et les hommes (quoique pas totalement sans surveillance voire limitation pour les hommes, qui sont nettement plus dangereux que l’argent). L’Union ? Elle ne sera jamais assez grande, et ne pourra se terminer qu’en grande dictature mondiale ou quasi mondiale (« meilleur des mondes » ou « 1984″) à laquelle il sera strictement impossible d’échapper et qui n’aura aucune société plus libre à laquelle se comparer, donc figée, dictatoriale ET bordélique — le groupe au pouvoir n’en ayant rien à foutre du maintien de l’ordre tant que son pouvoir n’est pas menacé — (comme la Chine entre le XVème et le XIXème siècle).
      A bas l’Union.

    4. yoyo6963

      L’europe de la liberté de commercer, et même le monde de la liberté de commercer, oui. Tout ce qui est bon pour le consommateur est bon pour l’intérêt général, Bastiat le démontre bien.
      L’Europe et l’€uro comme construction politique sortie de néant, poussée par des idéologues contre l’avis des peuples, se permettant de légiférer sur la taille de nos radis ou l’huile d’olive, imposant une monnaie unique sans aucun fondement économique et non conduisant par là-même à un désastre économique dont il a été démontré qu’il était inéluctable, NON NON NON et NON !

    5. Tea Party

      @ eheime : Je suis bien trop souvent en accord avec vos écrits pour sortir la machine à baffes ! Par contre : ’’Enfin et surtout, l’Europe a accompli son principal but : aucune guerre n’a eu lieu entre Etats Européens.. … C’est une vraie réussite.’’ Là, absolument pas d’accord, et argument de gauche ! D’une part un dictateur quelconque comme Hitler, Mussolini, ou autre serait arrivé à la tête d’un état européen, avec des idées d ’’ extensions’’ personne n’aurait pu l’empêcher, surtout pas les instances européennes, ils leurs auraient fallu cinq ans de réunions stériles, avant d’agir et encore. D’autre part sans faire l’Europe, je ne vois pas leurs états, et encore moins leurs habitants recommencer leurs guerres d’antan, ils ont compris. Tertio, les tensions entre les peuples se durcissent de plus en plus et cela va aller crescendo. L’allemand, déteste les pays ‘’ du club Med’’ comme ils disent, et ses derniers le leur rend bien. Plus la crise va perdurer, car elle n’est pas terminée, n’en déplaise à Hollande, plus les différents peuples obligés d’ accroître leurs efforts pour les autres souvent cigales, vont créer des tensions graves. Là à cause de l’Europe, leur entêtement à plus protéger leur usine à gaz, leur Euro, que les peuples : ils jouent avec une grenade dégoupillée.

  16. hussardbleu

    « Le fait même que tous soient maintenant prêts à coopérer de façon de plus en plus ouverte indique à la fois à quel point ils ont décidé d’essorer leurs populations en termes d’impôts, et jusqu’à quelles extrémités ils sont prêts à pousser pour faire durer leur chimérique monnaie-papier. Une telle obstination n’augure généralement rien de bon… »

    Cela fait double emploi : je réponds à Geheime, et j’admire la formulation hacheseizième.

    Je partage exactement ce sentiment : nos « gouvernants », pris dans les déficits monstrueux qu’ils ont créés, sont maintenant prêts à piller le contribuable dans un Maelstrom fiscal européen…

    Et ce n’est pas l’insistante campagne actuelle sur les bienfaits des protéines contenues dans les insectes – encore un « préjugé qui nous coûte cher » – qui va me convaincre que l’on n’est pas en train de nous préparer psychologiquement à une catastrophe prochaine… remarque, les larves de hannetons, ça à l’air comestible, faut bien reconnaître…

  17. Pod

    N’oublions pas la nature de cette Union Européenne : des fonctionnaires subventionnés à gros bouillons qui resteront cantonnés dans leur culture de l’Etat-Unique-vous-sauvera-malgré-vous. Ce petit monde, interventionniste, keynésien à en claquer ne mordra pas sa propre main. Et il utilisera le fort (proche et très possible) collapsus monétaire du Japon et des USA pour vider les bas de laine avec la complicité des bancassureurs, puis ce sera plié. Pourtant, l’infatigable souscription en livrets d’épargne à rendements négatifs et assurances-vie sans filet & gros bobards se poursuit en France et ailleurs. Le bankrun sera la sentence et les moins informés geindront. Cependant, ils se consoleront de la confiscation d’une épargne transformée en monnaie de singe ‘En fait, ce n’est pas si grave, ça ne valait déjà plus rien… ma pauv’ Ginette.
    Les libéraux les auront pourtant prévenus.

  18. steackhe

    cher eheime vous ne méritez pas de baffes, je suis assez d’accord avec vos propos, cette énorme machine à sans doute été construite en effectuant de grosses erreurs ex: la Grèce et leur travail au noir dans un système ou ils n’étaient sans doute pas prêt à entrer avant 2050 mini… des règles de fonctionnements qui auraient du être fixées et fabriquées un peu plus en amont etc…. mais les raisons sont toujours bonnes et notre salut, si il en reste un, passe par l’Europe. Maintenant chacun veut tirer son épingle du jeu et les choses risquent d’avancer très lentement

  19. Pandora

    Cette décision de la Cour de Cassation n’est pas un problème de l’Europe. C’est un problème de Juges.
    Grâce au prétexte fourre-tout des droits de l’homme, ils peuvent installer leur point de vue selon lequel il faut lutter contre les « inégalités ». Cela ressemble assez à une idéologie constructiviste et communiste, d’ailleurs.

  20. GrandNicolas

    Tiens, Cameron (entre autre) les a bien bachés avec l’histoire de l’huile d’Olive, et d’ailleurs, ils viennent de reculer aujourd’hui. Mais comme c’eut été trop désagréable pour eux de reconnaitre qu’ils avaient tort, ils déguisent ça en « on reviendra après avoir fait une large concertation ». La blague habituelle, en gros.
    http://bourse.lesechos.fr/infos-conseils-boursiers/actus-des-marches/infos-marches/l-ue-fait-marche-arriere-sur-l-huile-d-olive-882305.php

    1. Black Mamba

      Surtout que l’huile d’olive cela fait des millénaires que l’on utilise de façon artisanal.
      Si j’ai l’occasion de trouver chez un paysans portugais ou libanais, je n’hésite pas. C’est plus goûteux que les huiles trouvés dans le commerces.

  21. Aristarque

    Pour l’instant, l’Europe et sa monnaie nous protègent d’un épouvantable dilemme auquel nous serions confrontés si nous en étions encore au franc :
    ressortir de la naphtaline les matrices des billets d’avant 1960 pour coller (à moindre frais) aux résultats de nos dévaluations trimestrielles quant au nombre de zéros nécessaires sur les billets… ;-)

  22. Marcus Aurelius

    A propos de Michel Barnier: je pense que nous sommes en présence du syndrome Cahuzac, celui du mensonge.

    Cahuzac et Barnier sont des personnes intelligentes, mais tous les deux (et ils ne sont pas les seuls) ont estimé qu’il était possible de mentir sans crainte de se faire prendre. Cahuzac a cependant pris un gros risque, car mentait sur un sujet vérifiable, et il a été pris en flagrant délit de parjure.

    Barnier lui, dans ses propos, ment sur des sujets plus cérébraux pour lesquels des générations d’universitaires (je sais, ce n’est pas une référence systématique) n’ont toujours pas réussi à s’accorder sur le vrai et le faux (alors vous imaginez ce qu’il doit imaginer de ce que pense le Français moyen!). Il est même tellement à l’aise dans son mensonge qu’il pousse le vice à prononcer des contresens tels, qu’il fut une époque il se serait fait retoquer au BEPC pour de telles aneries…

  23. Duff

    Juste en passant sur la fraude fiscale que l’UE semble tout juste d’avoir découverte:

    http://youtu.be/-VAxSnt0X7c

    Pour ceux qui suivent les interventions de Farage, ils apprécieront comment des eurodéputés qui prennent encore le risque de lui apporter la contradiction se font immanquablement moucher proprement…

  24. Fausto Consolo

    Waterloo, Union Européenne

    Seguin avait raison (sidération)
    Les punks aussi (no future)…
    Allégorie :
    Et métallos, ouvriers, délaissant leurs outils,
    Citoyens que Berlin eut pris pour légionnaires,
    Employés, secrétaires qui changeaient le toner,
    Portant noire cravate ou bien souliers vernis,
    Tous, ceux de l’autre côté, tous ceux des eightie
    Comprenant qu’ils allaient mourir dans cette fête,
    Clignèrent des yeux, debout dans la tempête.
    Leur bouche sans un cri s’affaissa dans la peur.
    Puis à pas lent, ticket en main, sans fureur,
    Tranquille, souriant à leurs pieds dans la glaise,
    Tout ce pays gêné entra dans la fournaise.

    Hélas ! Hollande sur son discours penché… etc etc

  25. labolisbiotifool

    Ca fait des décades que j’ entend nos zélites – en particulier Françaises – braires et hennir au sujet des paradis fiscaux et de la fraude, en particulier vers l’ Helvétie . Bon, ça mange pas de pain, mais à part quelques mouvement de menton des Usa pour faire plier nos cousins mangeurs de fondue, la situation n’ a pas changé …
    Logique à mon avis : ce sont justement les mêmes zélites, ou leurs cousins, qui possèdent les comptes anonymes enrobés de gruyère . Ces gars là ne vont tout de même faire fondre la tome qui protège douilletement leurs piastres et picaillons !
    Et c ‘ est pas l’ Europe qui changera quelque chose, sauf à se tirer une balle dans le pied : l’ Europe de l’ élititude se contente de mettre les peuples en esclavage, pour mieux savourer les fruits juteux de l’ imposition, entre amis …

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