L’État-stratège est la ruine de l’immobilier français

On entend parfois, souvent même, tant dans la bouche de nos minustres que dans celles de politologues ou de pipoconomistes officiels que l’État français, s’il est imposant et occupe une telle place en France, l’est pour une bonne raison : c’est un État-stratège, les enfants ! Voilà pourquoi on le voit à tous les étages, ses gros doigts potelés dans tant de pots de confiture ! Stratège, qu’il est, je vous dis !

Malheureusement, un peu d’analyse oblige à tempérer violemment cette notion même d’État-stratège, voire à lui filer une solide claque, l’agacement montant. Et actuellement, on le constate sans problème avec l’immobilier.

Certes, c’est d’autant plus vrai que c’est Cécile Duflot, l’une des excuses paritaires du gouvernement, qui a échoué son flanc dodu sur le banc rocailleux du Logement, de l’Égalité des Territoires et du Veau Sous La Vache : la pauvrette n’avait jamais été outillée pour produire autre chose qu’une purée nauséabonde et la jeter avec plus ou moins d’adresse dans le ventilateur rapide des médias et de la politique française, avec le résultat (pitoyable) qu’on connaît (résultat qui, au passage, m’aura inspiré le mémorable schéma ci-dessous, représentation du parcours institutionnel des propositions de la ministre, et qui s’avère extraordinairement exact).

parcours institutionnel suite

Mais quand bien même Duflot est exceptionnellement mauvaise, force est de constater que le n’importe quoi est, dans le domaine de l’immobilier, érigé en art depuis bien longtemps. La pauvre Cécile ne fait, finalement, que reprendre avec brio le flambeau déposé là lors d’un précédent vol plané catastrophique par d’autres minustres avant elle. Eh oui : cela fait des années qu’on massacre consciencieusement l’immobilier et la propriété privé dans ce pays, et qu’on le fait d’une façon extraordinairement brouillonne.

Il faut bien comprendre que, d’un côté, les propriétaires sont, par nature, des gens riches, qui spolient à l’évidence les locataires auxquels tout le monde sait qu’ils vouent un mépris évident. Dans l’imagerie traditionnelle, la France est peuplée de ces vendeurs de sommeil et autres richissimes propriétaires terriens qui, entre deux parties de chasses et d’entraînement aux pigeons d’argile, entassent les billets dans des coffres suisses et les locataires dans d’insalubres constructions précaires.

L’État aura donc pour mission d’éliminer un maximum de ces bourgeois ignobles, de gêner les autres et de bousiller toute velléité des pauvres de vouloir en devenir un plus tard.

duflot se mêle d'immobilier

De l’autre, les propriétaires sont aussi des citoyens qui votent, et — les cons — ils sont de plus en plus nombreux, croissance et capitalisme aidant malgré tout les gens à s’extraire de la pauvreté, là où le socialisme et les bières tièdes n’ont pas suffisamment sévi. Mieux : ces propriétaires, correctement taxés, constituent une abondante manne de pognon gratuit des autres sans lequel, justement, le socialisme et les bières tièdes dans une moindre mesure ne peuvent se répandre et perdurer. Et pompon final : le propriétaire, le mou correctement bourré, aura eu la bonne idée de s’endetter sur plusieurs dizaines d’années, ce qui constitue un double bonus puisqu’il alimente alors l’économie de la dette que les banques, acoquinées à l’État, sont trop heureuses de soutenir, et puisqu’il devient parfaitement sédentarisé, et provoque une vague de dépenses publiques très justifiables (routes, écoles, centres sportifs neufs, boulodromes, rond-points, etc…) et particulièrement favorables aux politiciens locaux.

Dilemme terrible : l’État stratège se retrouve donc dans le double-rôle de devoir cogner sur le propriétaire foncier parce qu’après tout, la république socialiste populaire française ne peut autoriser tel enrichissement bourgeois, et celui de devoir favoriser l’acquisition de logement suivant l’adage bien connu : « Quand l’immobilier va, tout va et finissons-en avec les bières tièdes ».

Dilemme qui ne sera donc pas tranché et qui n’est toujours pas résolu à l’heure où ces lignes sont écrites.

D’un côté, on lit que le gouvernement tente de supprimer certains abattements : ainsi, pour les plus-values de cession de terrains à bâtir, le gouvernement ne compte pas offrir de cadeaux fiscaux au-delà du 31 décembre 2013. Après cette date, les abattements existants pour durée de détention devraient être purement et simplement supprimés. La façon même dont ce changement fut « acté » est rocambolesque de confusion, comme le relate assez bien cet article de Contrepoints.

De l’autre, on soupçonne que l’État favoriserait les FCPI, et force est de constater que les différentes annonces hésitantes de Cécile ont eu, depuis le début de l’année, le mérite douteux de faire repartir (même si c’est artificiellement) le marché du neuf au deuxième trimestre (+8% des mises en chantier).

D’un côté, l’État favorise la location et l’accession à celle-ci en distribuant de la caution étudiante comme des bonbons à la Saint-Nicolas, avec les magnifiques effets de bord qu’on peut imaginer (à commencer par ceux qui s’inscriront à la fac exclusivement pour cet aspect).

De l’autre, on sent la mise en place d’une nouvelle embuscade, foncière cette fois (après la fiscale révélée dernièrement ici) : sous le prétexte gentil et mignon et moelleux et douillet et crédible d’aider le contribuable, Bercy lui proposera bientôt d’évaluer son bien immobilier grâce à une application ad hoc, « PATRIM Usagers » (ou PATRIE Usagée, allez savoir), en se basant sur les contrôles fiscaux effectués à côté de son bien et des transactions comparables enregistrées dans les petits fichiers de l’institution.

Les petits moutontribuablesMiam, miam, tout ceci sent bon à la fois le big data, la protection des données personnelles à géométrie variable, une forte réutilisabilité dans des contrôles fiscaux prochains et une excellente idée pour traquer le pigeon encore plus près et encore plus fort. Du reste, la paranoïa qui m’anime semble partagée puisqu’on retrouve les mêmes préoccupations chez les agents immobiliers qui rouspètent déjà de la concurrence déloyale que ce logiciel fiscal fait peser sur leurs prestations. Gageons qu’ils n’auront pas autant gain de cause que les taxis contre les VTC, Bercy n’ayant réputation d’être mou du genou que lorsqu’il s’agit des intérêts des autres.

Et au-delà même de l’utilisation fiscale de cette application, on ne peut s’empêcher de se rappeler que la révision cadastrale approche à grands pas et ce nouvel outil pourrait s’avérer utile pour faire gober l’amère pilule qui s’annonce : c’est grâce à elle que sont calculés les impôts locaux et fonciers, dont on voit mal comment ils pourraient soudainement baisser, la dernière révision datant de … 1970. Pour les locaux professionnels, c’est déjà planifié ; les habitations individuelles ne devraient donc plus tarder.

this will not end well

Bref : comme on peut le voir, l’État oscille généreusement entre les mesures qui visent à distribuer l’immobilier à tous et toutes et qui déversent le Cajoline fiscal sur le propriétaire, et les mesures abrasives qui le remettent dans le droit chemin à coup de pompes cloutées dans le derche. Difficile, dès lors, de considérer le marché immobilier comme un marché libre, ou même sain, tant les interventions contradictoires y sont nombreuses, contre-productives et génératrices d’effets de bords de plus en plus dangereux. Ainsi, l’actuelle bulle immobilière, indubitable, crée à la fois une pénurie de logement pour les jeunes et l’impossibilité pour les vieux de se débarrasser facilement de leurs possessions surnuméraires sans réaliser une moins-value bien douloureuse.

Et comme absolument personne ne veut s’attaquer à la racine du mal, pourtant énorme et facilement identifiée, l’issue du tango morbide enlaçant l’État à l’immobilier est inéluctable.

Ce pays est foutu.

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Commentaires212

      1. Simorgh

        Comment ça ? Le/la gagnant(e) ne se voit pas offrir un séjour de 10j/10nuits aux Maldives ? On vient de briser mes rêves…:)

      2. vengeusemasquée

        Bon, vous allez bosser là un peu ? Même moi je bosse, c’est dire ! (enfin, je suis au bureau, ce qui est assez différent en fait 😆 )

          1. vengeusemasquée

            Voilà, t’as tout compris, ou qu’il poste chez H16.
            Cela dit, j’ai du pain sur la planche pour aujourd’hui : je vais archiver des papiers qui datent d’avant 1990 selon une méthode très scientifique : ça prend de la place donc j’enfourne dans un carton et je descends à la cave.
            T’es content de payer des impôts pour ça ? Moi aussi. Et en plus, je suis contente d’avoir fait des études pour en arriver là. 😆

  1. Emma

    Excellent billet. La schizophrénie de l’état à nos frais n’est plus à démontrer. Le malade est très mal en point.
    Une seule solution : remettre l’état à sa place, le faire drastiquement maigrir. Qu’il ne s’occupe que de police, de justice et d’armée mais c’est un voeu pieux. Je pense que nous mourrons avant de voir ça.

  2. Black Mamba

    J’ai déjà eu un premier rappel pour la déclaration de la surface et le nombre de locataire qui occupe notre bâtiment commercial.
    Comme nous n’avons pas répondu à temps (cause résistance active 🙂 ) ils nous prient de répondre au plus vite sinon on aura une amende 150 euro
    La bonne blague!
    🙂

  3. Nyamba

    Je ne sais pas pourquoi – c’est peut-être de l’anti-parité/anti-féminisme primaires de ma part – mais à chaque fois que vous vous attaquez à une minustre femme dans vos billets, M. H16, je trouve que vos propos ont une saveur toute particulière.
    Même les pitreries de Monty, suscitant pourtant un humour saignant à souhait, ont moins d’effet.
    Bref, j’ai ri. Merci 🙂

      1. vengeusemasquée

        J’ai failli m’étrangler avec mon café. Comme je me tordais de rire dans mon bureau, les collègues passant devant ma porte ont cru que j’étais super heureuse d’être

      1. Johnbear

        Je plussoie fortement. D’ailleurs, j’aurais, dans quelques mois, le privilège d’être père pour la seconde fois et j’ai choisi d’appeler ma fille Dissolvine… Je trouve ça joli pour une fille…

      2. Nyamba

        Bien lu l’article. Quelques facepalms ici et là. L’auteur a raison, je crois : certains grands (hum… lire « connus et pleins de pognon ») de ce monde se sentent tellement bénis des dieux qu’ils plombent inconsciemment la vie toute rose qui se profile pour leur progéniture. Juste rétribution ?

        Merci d’avoir ouvert cette réflexion, M. Théo31. Vous avez un joli avatar.

      1. Deres

        Il y a aussi la création d’une nouvelle agence pour récolter la taxe poids lourd pour la modique somme de 200 millions d’euros par an soit 20% du montant de la taxe !!! (soit 10 000 SMIC chargé)

        Plus la création de la BPI, en plus du gaspillage/saupoudrage de l’argent gratuit, on n’a aucune idée du coût de fonctionnement propre. Mais comme ils vont brasser des milliards on imagine bien que ce ne sera pas gratuit de créer un niveau supplémentaire de management au dessus de ceux déjà existant. Rien que le conseil d’administration et la direction, cela va coûter bonbon, car ce ne sont que des gens habitués aux ors de la République avec locaux luxueux à Paris (http://www.lefigaro.fr/immobilier/2013/06/06/05002-20130606ARTFIG00359-la-bpi-logee-a-prix-d-or.php), secrétariat et petit personnel (au moins 360 personnes), voiture de fonction avec chauffeur, logement de fonction, … A noter que comme ils vont décliner cela avec des agences régionales, cela promet des besoins de personnel pléthorique et des frais en augmentation permanente à cause du débordement de tous ces petits chefs indispensables …

        1. Aristarque

          Comment cela, on n’a aucune idée du coût de fonctionnement de la BPI ? On a déjà une idée du coût presque astronomique des locaux du Bld Haussmann, aller à Maisons Alfort dans les locaux d’ OSEO ayant paru indigne pour son excellence Marie Ségolène R. Et non seulement, le loyer est très élevé mais le ratio de l’ espace moyen/ personne y travaillant les empêchera de s’ y marcher sur les pieds, sauf vraiment très bonne volonté d’y parvenir! Et comme si cela ne suffisait pas, une paire de M€sera employée à rendre ces locaux plus accueillants!

          Sous Smartphone, pas de lien pour l’ instant.

    1. hipparchia

      D’un autre côté, l’Etat refuse de titulariser les enseignants compétents en poste depuis des années et qui remplacent les agrégés qui dépriment parce que le métier est trop horrible. Je suppose que les petits enfants handicapés c’est plus médiatiquement plus rentable que savoir compter et écrire. Je n’ai jamais eu d’AVS dans mes classes mais je crains le jour où j’en verrai un. Les quelques que j’ai croisés étaient d’une rare connerie, débinaient les profs devant les élèves et j’ai même vu une gourdasse qui envoyait des textos durant les cours – c’est pas comme si la chasse au portable n’était pas devenue un sport national ces dernières années.

      De toute façon, c’est un job inutile pour des inutiles, à la bonne franquette du vivre-ensemble non discriminant qui coûte un rein. Avec la rentrée, j’imagine qu’on aura des nouvelles de ce cher Vincent, et elles seront comme d’habitude, toutes mauvaises. Je crains que la mesurette idiote des deux jours de vacances cadeaux qu’on doit rattraper en fin d’années quand tout le monde est crevé par l’année ou à grands coups de réunions inutiles avec un proviseur qui déblatère avant des tables rondes inutiles n’était qu’un prémisse, un frémissement comme dirait l’autre.

      1. ironbooboo

        Je connais quelqu’un qui a essayé de décrocher un de ces postes mais qui a renoncé faute de réussir à passer outre la connerie des gens de pôle emploi.

        Aiguillé par ces derniers il avait fait les démarches et avait été retenu, mais faute de places à pourvoir il n’avait pas eu de poste sur le moment. Il a été recontacté il y a peu pour commencer à la rentrée, seulement voilà : c’est un des contrats àlacon dont ils ont le secret, et pour y prétendre il faut être éligible à une aide pour laquelle le prérequis est de ne pas avoir de diplômes. Sachant qu’on leur demande au moins le BAC …

        Je lui ai suggéré une phrase type que j’utilise de plus en plus souvent dans mes relations avec les administrations de notre bio pays :
        KOMEN KE JE FAY KONAR ?

  4. Fll

    Juste pour préciser, +8% de mise ne chantier sur des produits qui avaient déjà le permis de construire !!!! Le nombre de dépôt de pc aurait chuté de 80% depuis 1 an.
    Nombre de mes partenaires immobilier (promoteur) ont purement et simplement arrêtés les immeubles d’habitations ainsi que de bureaux, se concentrant sur l’immo commercial. Et encore, plusieurs changent de pays et abandonnent la France.

    Simple, les grosses foncières ne veulent plus d’immo locatif d’habitations, trop d’emmerdes, de taxes, pour un rendement de merde !moins de trois pourcent annuel si tout va bien. Bureau 5,5 a 7% si tout va bien, mais tellement de bâtiment vide…. et le commerce morfle gravement sa face en ce moment. Sans compter que pour avoir une CNAC aujourd’hui, c’est 100 000 euros pour le ministre présent, via des facturations avocat….

    Oui, c’est le monde de la promotion aujourd’hui en France… et non dans un pays d’Afrique

            1. jean-marc

              oui vraiment étonné , bien sur. voulez que je raconte la derniere promenade de mon voisin ( gros constructeur ) ? partie de chasse en Ukraine … chasse a quoi? chasse a qui? avec quelques membres importants de notre conseil general? ça vaut un dossier bien ficelé, ça!

    1. Deres

      Surtout que si les taux d’intérêt remontent alors que le gouvernement cherche à bloquer définitivement par la loi les loyers donc les rendements locatifs, cela risque de devenir des placements vraiement pourris à long terme …

        1. Black Mamba

          BEURK!

          Je préfère être à la campagne avec les coqs, les poules et les renards et de tant en tant des biches ou des faisans sur le bord de la route
          😉

  5. Simorgh

    Les cautions « offertes » par l’Etat (je mets « offertes » entre guillemets car on ne peut qualifier d’offre ce qui est pris aux autres…) ne le seront qu’à des étudiants issus de familles monoparentales, probablement déjà boursiers/derniers échelons. Je ne pense pas qu’il y ait d’abus car les revenus et la situation seront pris en compte.

      1. Aristarque

        Moi, je ne parie pas là-dessus. A 10 ans grand grand max d’ ici, tu es absolument certain de gagner sauf si par le plus mirobolant des hasards, un gouvernement non socialiste de droite ou de gauche ou du centre (on va pas se bousculer, alors) accédait durablement au pouvoir pour de véritables réformes libérales… Comme c’est très hypothétique, je la joue sûre! 😛

      2. Simorgh

        Si l’offre est réservée aux boursiers, l’abus sera très difficile (il faut s’inscrire à la fac -être pris, donc minimum BAC-, et devenir boursier ce qui implique que les parents -car c’est en fonction de leurs revenus!- n’aient pas dépassé un certain seuil de revenus, et il ne faut pas être inscrit en même temps chez Pôle Emploi). Donc les chômeurs indemnisés n’auront aucun intérêt à abuser du système. Il y aura abus si l’Etat offre cette caution aux non-boursiers (qui devront donc avoir payé les frais universitaires auparavant). Ce qui, au final, est peu rentable.

          1. DoM P

            J’ai déjà vu des étudiants ne se pointer que pour les partiels, attendre une heure, rendre feuille blanche, et partir.
            A votre avis, pourquoi ? 😉

        1. vengeusemasquée

          Comme les inscriptions dans les universités françaises coûtent extrêmement cher, dans le but que chaque étudiant ait conscience du coût de sa scolarité et choisisse soigneusement sa filière avec un objectif de long terme, cela ne devrait pas arriver.
          A moins que ? …

          1. Duff

            Chut ne dites pas ça, on va vous sortir du chapeau les facs américaines où il faut contracter un vilain prêt pour débourser les 200 à 400 k$ pour être scolarisé.

            C’est tout à son honneur et à gloire éternelle que la France fait payer quelques carambars aux étudiants de Centrale Paris tout ça pour qu’ils foutent le camp travailler pour des méchantes banques anglo-saxonnes…

          2. Simorgh

            Pour avoir été boursière (je raconterai ma vie ô combien passionnante un jour…ou pas), je confirme qu’il y avait pas mal d’abus mais cet article « oublie » de préciser :
            -la bourse de plus de 400 euros par mois concerne les boursiers dernier échelon (6 je crois), ce qui ne représente pas la majorité
            -en 2005, les règles ont changé : désormais, le contrôle se fait via les signatures de deux professeurs (avec tampons etc) une fois chaque semestre qui attestent de l’assiduité de l’étudiant, sur formulaire prévu à cet effet. Sans ça, interruption de bourse et demande de remboursement (à moins que cela ait encore changé!)
            -le droit aux bourses est limité (5 pour obtenir une licence, 7 pour obtenir un master 2)
            -20h de travail rémunéré autorisées.

            Oui les facs sont presque gratuites en France, mais il ne faudrait pas non plus qu’elles deviennent inaccessibles aux étudiants qui « en veulent » mais n’ont pas les moyens et auxquels les banques ne prêteront jamais…

            1. Duff

              Les banques prêteront sans rechigner si les diplômes avaient de la valeur et donc que l’étudiant présente un potentiel réel, quantifiable. Sans la moindre sélection à l’entrée, sans plus d’ouverture sur le marché du travail, l’université à la française est condamnée à rester une usine à chômeurs et de syndicalistes.

              Un exemple, j’ai fait une école d’ingénieur célèbre : Nous sommes allé voir la banque partenaire de l’école pour qu’il nous finance la campagne du BDE. Accrochez-vous bien, sans contrepartie, la banque nous a donné, j’ai bien dit donné, 2000 francs. Et a banque fait ça chaque année et sait fort bien à quoi ces 2000 euros allaient servir : Acheter un maximum d’alcool…

              Croyez-vous que la même banque aurait accordée ne serai-ce qu’un centime à une soirée du master en psychologie des mouettes en milieu montagnard de l’université Karl Marx de Foix?

            2. Peste et coryza

              Y a les bourses sur critère universitaire pour ça (les seules que j’ai eu).

              Les bourses sur critère sociaux sont à supprimer, purement et simplement.
              Même pour la scolarisation dans les facs privés japonaises, il y a des aides pour ceux qui n’ont pas les moyens de payer les droits d’inscription… mais uniquement pour les meilleurs.

            3. « auxquels les banques ne prêteront jamais… »
              Allons.
              S’ils font une formation avec de vraies perspectives, les banques prêteront.

              Évidemment, histoire de lard ou socio, là, ce sera dur.

            4. Black Mamba

              Mon époux sur ces 5 année d’études il a eu 3 fois 20 000 francs pour financer le matériel pour ces études et même un prêt pour financer une voiture d’occase pour faire ces stages.
              Donc à peine son doctorat validé nous étions endetté de 80 000 francs .
              Heureusement qu’il a trouve rapidement différent postes pour rembourser mais le plus terrible nous ne pouvions pas déduire dans nos frais professionnels
              🙁

            5. simorgh

              Permettez moi, Duff et Peste et coryza, de ne pas être d’accord avec vous sur certains points :
              Qui détermine, dans la société, la valeur d’un diplôme ? Comment peut-on qualifier/quantifier le potentiel d’un étudiant ? Je connais des diplômés d’école d’ingé françaises réputées, qui sont brillants dans leur domaine mais totalement coupés de certaines réalités du monde. J’en connais d’autres qui ont fait archéologie dans la fac où j’ai fait mon second master au Royaume-Uni (une université qui a bonne réputation), et qui réussissent très bien, car les sciences humaines/sociales/les études littéraires, sont appréciées là-bas. A Londres, nombre de hauts fonctionnaires et directeurs de banque ont fait philosophie, grec ancien (et autres filières sur lesquelles on crache volontiers en France) et pourtant se révèlent être de très bons décideurs. Ils ne sont pas sélectionnés sur la filière mais sur leurs résultats académiques, leurs capacités à réfléchir, à analyser, à apprendre. Car les anglais ont compris ce que les français ne veulent pas admettre : la fac n’est pas censé être un lieu où on forme à un métier (l’Université donne les bases théoriques). Et le fait que les universités françaises soient devenus des lieux de rassemblement pour coco et socialistes n’est pas une raison suffisante pour blâmer toutes celles et tous ceux qui en sortent (exemple : avocat, ou autres spécialistes d’un domaine particulier).
              Je lis en ce moment, grâce aux recommandations des commentateurs de ce blog, « La route de la servitude » de F.Hayek. Très bon livre, qui mentionne justement cette notion de libre choix du métier.
              Je ne conteste pas qu’il y a beaucoup de filières qui absorbent une quantité astronomique d’étudiants qui n’iront pas au delà de la 2eme voire 3eme année (psycho, socio, histoire), mais cela devrait-il avoir pour conséquence que les meilleurs de ces filières, ceux qui aiment la matière et donnent tout pour elle, ne puissent être financés ? Si le marché du travail français n’arrive pas à trouver une « utilité » à ces diplômés, c’est à cause de l’idéologie socialiste qui veut régler la vie de chacun de sa naissance à sa mort et qui veut faire rentrer tout le monde dans des cases.
              A vous lire, je n’aurais pas dû avoir droit aux bourses sur critères sociaux. Et là, je suis d’accord : j’aurais préféré qu’on laisse mes parents travailler et s’enrichir au lieu de leur mettre systématiquement des bâtons dans les roues. Et ils m’auraient envoyée aux Etats-Unis dès la fin du lycée.

            6. vengeusemasquée

              « Histoire de lard » 😆

              si les étudiants payaient de vrais frais de scolarité, ils ne s’égareraient pas autant dans des formations qui ne servent à rien, des formations qu’ils n’achèvent pas parce que pas le courage ou du saupoudrage (un an par-ci, un an par-là). La gratuité dévaste tout.

            7. Istvan

              Je confirme : « grande école », caution familiale pour la forme (zéro patrimoine, revenus rikikis) => 38k€ prêtés sans discuter, franchise de remboursement de 4 ans (le temps de sortir d’école), remboursement sur 10 ans (dont 4 de franchise), coût total du crédit : 4k et des poussières…

            8. yp

              simorgh « Qui détermine, dans la société, la valeur d’un diplôme ? »

              Les employeurs.

              Et même si plein de diplomés en histoire de lard travaillent dans des banques ou des assurances faute de débouchés dans le secteurs des conservateurs de musées, j’ai du mal à croire que c’est la meilleure formation pour ces emplois.

              « Histoire de lard » est un parfait exemple de filière qui n’a pour but que de donner du boulot aux profs en histoire de lard…

            9. Duff

              @simorgh Nous ne sommes pas en désaccord, mais il me semble que vous mélangez causes et conséquences. En France il existe un système de grandes écoles qui permettent aux étudiants de capter les meilleurs postes. Mais quelle différence au fond entre ce système et l’étudiant diplômé de l’université du fin fond de l’Oklahoma vs celui d’Harvard?

              Ce qui compte c’est la suite de la carrière professionnelle. Plus une société connaît une croissance faible avec des contrats de travail sur-protégés rendant le marché de l’emploi complètement verrouillé, plus les gens s’accrochent à leurs postes et se cooptent entre eux.

              La France fait même pire : Les dirigeants de grandes entreprises ont tous le même profil pas uniquement par copinage mais beaucoup d’entre eux sont passé par la case administration/cabinet ministériel etc.

              Après ce qui fait la valeur d’un diplôme, c’est plusieurs choses : Le niveau des étudiants, des cours et des débouchées… ça était dit plus haut, en psycho ou histoire de lard, j’avais parlé de psychologie des mouettes, il y a 10 étudiants qui n’ont aucune pression pour rentrer dans la vie active (et qui se verraient bien accordé un salaire étudiant, on l’a entendu cette connerie en 1997 et 2002, ça semble plus dans les cartons mais on ne sait jamais) pour au mieux 1 emploi à la sortie.

              Le marché du travail français est déjà sacrément grippé mais en plus le marché des formations universitaires est inexistant. La réforme de l’autonomie des université commençait à esquisser un semblant de début de changement dans la bonne direction mais c’est encore trop maigre et je ne vois pas Peillon, tiens fac de philo comme par hasard, aller plus loin. Je suis même étonné qu’il ait pas déjà tout bousillé. C’est peut être pas lui le minustre en charge de l’enseignement supérieur du coup…

            10. Peste et coryza

              Pour la fac française, le choix est simple : master et au delà.

              Pourquoi ? contrairement à d’autre pays où entrer est difficile mais y rester est facile, la fac française augmente la difficulté d’année en année.
              Sur 300 gus en L1, il en reste 30 en master.

              @tous
              La valeur d’un diplômé ne dépend pas que du diplômé et des employeurs.
              Réseau, conjoncture, réputation, personnalités, localités, etc… il y a tellement de variables.
              Y a qu’à voir : un doctorant en histoire en France est promis au chômage, en Angleterre à la banque…
              A Washington, il ne fait pas bon être scientifique : là bas, c’est être un politicien raté.

              Une chose est néanmoins sure : le piston et ou un bon réseau communautaire est la meilleure arme qui soit pour trouver du travail, même en étant une brèle ultime.

            11. Nocte

              « Oui les facs sont presque gratuites en France »

              Mais pas le logement… ou les transports.

              Il y a toujours un écueil en France, le problème, c’est qu’il n’est jamais lié à votre mérite, à vos capacités, il est lié à l’Etat qui préfère l’illusion d’études gratuites ou presque, en oubliant vaguement le coût direct de la vie (logement, énergie, nourriture, éventuellement transport), et le coût indirect (les impôts).

            12. simorgh

              Nous arrivons donc à la même conclusion : une baisse voire la suppression de ces aides sociales en échange de la libéralisation du marché du travail. Douce utopie.

            13. Pascale

              Une de mes filles à contracté un emprunt pour suivre ses études ds une école supérieure entièrement privée. Elle a terminé sa scolarité il y a plusieurs années, elle continue à rembourser son prêt chaque mois, je ne l’ai encore jamais entendue se plaindre de cette situation qu »elle semble trouver tout à fait normale.
              Elle est loin d’être la seule dans mon entourage.
              C’est vrai que c’est une bosseuse et que de toute façon, à moyen terme, elle veut quitter la France avec son mari.

            14. kobus van cleef

              Mon voisin et ami, néanmoins deugaucheu,à qui je faisais remarquer que le système vronzais, avec son offre pléthorique et de qualité….. inégale ne suscitait pas l’excellence, m’avait rétorqué.  »et qu’est ce que tu voudrais ? un système à l’Américaine ? »
              à ma réponse affirmative, il avait éclaté.  »Oui mais là bas, pour avoir des chances d’être pris en fac lorsque t’as pas d’fric,faut être Einstein, tu comprends »
              Je lui avait donc représenté que, en somme, c’était ça qu’on recherchait, des nouveaux Einstein, que lui, chercheur de renommée internationale pouvait le comprendre, et qu’aux zuessas ils avaient aussi leur lot de branleurs issus des minorités et/ou économiquement défavorisés et spécialisés dans les sciences humaines, c’est à dire en rien du tout
              Il avait préféré couper court à la suite de la conversation….

    1. Aristarque

      On peut aussi voir qu’ on commence à la jouer soft en décidant que les pauvres étudiants mono parentés soient concernés. Puis, la presse se fera bien écho qu’ il y a une flagrante injustice entre des étudiants certes monoparentés mais aisés (tous les divorcés ne couchant pas sous les ponts) par rapport à d’autres bi parentés mais plus pauvres. On se sentira donc l’obligation morale, une campagne électorale du moment aidant, à faire une extension… et ainsi de suite.
      A partir du moment où tout est basé sur le pognon gratuit des autres, il n’y a pas d’autres limites à la générosité bienveillante des spoliateurs légaux que celles de la source pompée puisque les bénéficiaires ne seront pas les mêmes…

      1. Pascale

        Je rajoute à mon post précédent sue ma fille n’a jamais eu le sentiment d’être victime d’une quelconque injustice sociale, ni mon fils d’ailleurs, alors que je n’ai jamais eu les moyens de leur payer des études supérieures. Ils ont bossé sans attendre rien de qui que se soit et n’en sont pas aigris pour autant.

        1. Jeanpierre

          « n’en sont pas aigris pour autant. » J’en suis qu’à moitié étonné. Quand on doit faire face à ses responsabilité, on a moins le temps de se plaindre et de s’apitoyer sur son sort. Donc ça va bien. C’est peut être dans ce sens qu’il faut entendre « le travail, c’est la santé ».

          Par rapport à tout ce qui a été dit plus haut, je pense que le prêt étudiant est une bonne solution. Néanmoins, il parait que les banques américaines ont fait énormément d’emprunts étudiants et qu’ils se retrouvent avec des dettes pourries, parce que les étudiants en question ont du mal à rembourser une fois dans la vie active.

    2. vengeusemasquée

      Parce que tu crois déjà qu’il n’y a pas d’arnaque dans l’attribution des bourses universitaires ? Ne crois-tu pas qu’il y aura toujours un gros malin pour trouver la faille pour vivre aux crochets des autres avec ce nouveau dispositif ?
      Je te laisse méditer. 🙂

    3. Johnbear

      De toute manière, même en cas de sélection drastique des dossiers cautionnés, les effets pervers se feront immédiatement sentir. La caution induit un engagement de responsabilité; de ce cas précis, si l’état engage sa responsabilité à la place du locataire, ce dernier n’a plus aucune raison de prendre un minimum soin du logement qu’il occupe. J’ai hâte de voir les premiers collectifs de bailleurs indignés se former quand ils auront récupéré leur bien avec du caca sur les murs et le parquet enlevé.
      Quant au tri drastique des dossiers, je n’y crois pas trop. Rappelons tout de même que nous sommes en socialie!

      1. vengeusemasquée

        Ca dépend des critères de tri !
        Quand on sait que malgré la crainte de ne pas retrouver sa caution, une bonne part des locataires, et pas les plus mal élevés, rendent les appartements recouverts de caca, on ne peut qu’attendre avec une impatience non dissimulée les résultats de cette mesure.
        Pour vous en donner une idée, j’aimerais pouvoir partager avec vous des photos de l’état dans lequel on récupère régulièrement certains logements de fonction dans les collèges et lycées après passage de fonctionnaires qui y ont vécu des années tous frais payés et sans caution d’aucune sorte. Je suis sûre que vous imaginez bien. Bon, pensez que c’est toujours pire que ce que vous imaginez.

        1. Johnbear

          Vous me parlez de logements de fonction. Je vous comprend amplement… Mon cher père faisait partie des bénéficiaires de ces logements. Un été, lors de sa mutation, nous avions pris possession d’un de ces fameux logements… L’odeur d’urine de chat était insoutenable, les moquettes en lambeaux, les tapisseries déchirées dans chaque pièce, etc… Un taudis!

            1. vengeusemasquée

              Voilà. La routine dans les logements de fonction.
              J’ai eu :
              – baignoire cassée,
              – lavabo volé,
              – plans de travail de cuisine + robinets + abattants des chiottes retirés,
              – aménagement sauvage des combles façon bidonville,
              – épave abandonnée sur le parking,
              – clefs + bips parking jamais rendus,
              – trous dans les murs et portes défoncées (je ne plaisante pas)…

              et plein d’autres trucs auxquels je ne pense pas là maintenant tout de suite. C’est sûr, faire porter la responsabilité sur la collectivité est TOUJOURS la bonne solution.

              1. Nyamba

                J’avoue que parfois, je m’interroge sur la façon de vivre des gens… en particulier à la lecture de ce genre de témoignages.

                Il ne me serait jamais venu à l’esprit, par exemple, en tant que locataire, de voler de la robinetterie… ou de défoncer les portes pour le plaisir O_O

                Hum…

                1. Peste et coryza

                  1 : vous êtes bien élevé.
                  2 : vous n’êtes pas protégé par la justice.
                  3 : vous êtes mauvais en maths, vous n’avez jamais « bossé » dans la recup, ou vous n’avez pas assez de sang gitan.
                  – caution : disons 400 euros.
                  – la chourave potentielle : baignoire (200 euros), lavabo (80 euros), plan de travail de cuisine (16 euros, parfois plus), robinets (30 à 50 euros l’un), abattant de chiottes (20 euros), cuivre (difficile à dire, facile 100 euros), radiateurs (60 à 300 euros l’un), clefs (histoire de refaire une visite au cas où), carrelets (pour la maison secondaire : quelques dizaines d’euros)
                  – les extras : aménagement sauvage des combles façon bidonville (histoire de bien faire chier le locataire suivant), épave abandonnée sur le parking (tôle 30 euros la tonne chez un ferrailleur : ça vaut pas le coup de l’emmener, il vaut mieux laisser ça au locataire suivant. Par contre, les pièces détachées ont été revendues sur le bon coin… facile 200 euros), trous dans les murs et portes défoncées (chiards + amélioration de l’aération).
                  – en prime : pizza sur les murs, bouffe en train de pourrir, nid de cafards, éventuellement rats (pour un ragout ?).

              2. Peste et coryza

                Ne vous plaignez pas je vous prie : vous ne payez pas de loyer… C’est un privilège que l’on vous octroie, n’ayons pas peur des mots… même s’il prend la forme d’un appart pourrave (j’ai aussi connu les nettoyages et travaux dans des logements de fonction de part le boulot de mon père, c’était pas triste non plus : heureusement, une bonne gueulante arrange beaucoup de choses, et avoir le nom du précédent occupant permet d’exercer sa vengeance s’il a moins de gallons).

                Votre logement de fonction ne doit pas accaparer tous vos efforts. Laissez le pourrir (nettoyez juste une chambre, une pièce à vivre, les salles d’eau, et la cuisine, condamnez le reste ou mettez-y votre propre m*rdier), et investissez plutôt le loyer ainsi économisé dans votre résidence principale ou dans autre chose de plus utile.

            2. vengeusemasquée

              @Nyamba ; les gens sont super créatifs dans les logements de fonction.
              J’en ai même vu faire pousser de la weed dans les espaces extérieurs (donc près des gamins, tout va bien).

              @P&C
              J’ai effectivement déjà entendu ce genre d’argumentation surréaliste et je crois que les gens ne plaisantaient pas.
              En revanche, sur les vengeances, je suis moyennement convaincue mais c’est peut-être que je ne suis pas du côté Education nationale.

            3. Peste et coryza

              Mon père est dans l’armée. Et dans l’armée, plus vous avez de galons, et plus vous êtes dieu le père (pas celui qui est dans l’annuaire).

              [Dans le dortoir, pendant la revue du Sergent, quand il passe devant Fausse-couche]
              [Le Sergent-instructeur US dans toute sa splendeur 😉 ]
              Sergent : Pfaffenback? Qui tu regardes comme ça ?
              Fausse-couche : PERSONNE CHEF !
              Sergent : Oh. J’ai même pas l’honneur de t’intéresser quand je passe devant toi ! P’tit gars ce genre d’attitude est suicidaire ! Je suis Dieu tout puissant et je peux t’en faire chier !

    4. Deres

      Ce qui est certain, c’est que si une fraude massive se met en place, il faudra au moins 2 ans afin que la presse s’en fasse l’écho. le gouvernement mettra alors 2 ans pour pondre un dispositif bancal pour lutter contre cette fraude. Il faudra à nouveau 2 ans pour réaliser les trous de cette loi et contre efficacement la fraude d’origine. Pendant tout cela, la loi ou ses décrets d’application aura été modifié tous les ans, ce qui fait que de nouvelles possibilités de fraude auront été créées. Pour chacun de ces mécanismes, la réaction gouvernementale prendra aussi environ 6 ans …

  6. Peste et coryza

    L’état ne peut pas se retirer du marché immobilier. La situation présente arrange trop de monde.
    – l’état, pour ses taxes.
    – les vieux qui ont acheté pas cher et veulent leur uber plus value.
    – les boites de BTP (Bouygues, pas Giacommo TP…)
    – les promoteurs (Bouygues encore)
    – les chancres et autres cassos pour les allocs, les HLM et autres aides…
    – létat encore, parce que ça permet d’occuper une masse de fonctionnaires et d’employés du privé.
    – etc…
    La croissance de ces dernières années a uniquement été tirée par le bâtiment. Les vieux et les chancres pèsent sur les élections…

  7. Manu

    Juste une idée en passant : pourquoi n’utiliserait-on pas massivement le fameux logiciel Patrim pour (ré)évaluer le patrimoine immobilier de nos chers gouvernants ? Cela nous donnerait l’occasion de nous marrer (ou de pleurer…) cinq minutes !

    1. vengeusemasquée

      J’imagine, d’ailleurs, que c’est précisément l’outil qu’a utilisé notre Mou Présigland pour évaluer sa propriété de Mougins, n’est-ce pas ?

  8. gem

    vraiment H16, quel mauvais esprit. Alors que ce magnifique ministère « Égalité des territoires et logement » QLMENEMNCP qui s’occupe de extraordinaire cette stratégie ne dispose que d’un ridicule budget de même pas 8 milliards d’euros/an. Dont 800 millions pour son personnel, ce qui représente le magnifique ratio de 10%.

    http://www.performance-publique.budget.gouv.fr/ressources-documentaires/lois-projets-de-lois-et-documents-annexes-par-annee/exercice-2013/plf2013-ministere-egalite-des-territoires-et-logement.html#resultat

  9. Le Gnôme

    L’État-stratège est la ruine de l’immobilier français

    A mon avis, il faut biffer tout ce qui est après le mot ruine, parce qu’il n’y a pas que l’immobilier. Mais bon, ce n’est pas un billet qu’il faudrait écrire, mais l’équivalent du Larousse en 20 volumes.

  10. max

    Une chose est sûre, c’est que le prix de l’immobilier en France plombe le pouvoir d’achat de biens et de services.

    Il faudrait que le chef du dressement reproducteur s’en soucie.

  11. FaLLaWa

    Bonjour,
    Très bon article.

    Par ailleurs, j’aimerais vous poser une question:

    Je précise pour ceux qui ne m’aurait jamais croisé que je suis de tendance libérale classique ( 🙂 parce que la question suivante pourrait facher :P)

    Que pensez-vous d’Alain Soral?

    J’ai regardé quelques vidéos de lui sur youtube et je ne me peux m’empêcher d’éprouver un peu de sympathie pour ce type qui diagnostique pas mal de choses correctement et raisonne assez bien (voir sa couverture de l’affaire Méric par exemple ou bien sa vidéo sur la police et l’armée, le fonctionnement complètement disfonctionnel de la France).

    Ca me désole par contre qu’il tire des conclusions pas du tout en ligne avec les libéraux car il a l’air d’avoir une bonne dose de bon sens mais il associe le libéralisme avec la finance mondialisée, la course au profit etc. En fait j’ai bien l’impression qu’il amalgame pas mal de trucs… Et puis il est un peu conspirationniste aussi.

    Enfin bref, quelqu’un a une opinion?

      1. FaLLaWa

        http://www.dtom.fr/archives/alain-soral-nous-sommes-dans-un-monde-qui-nest-absolument-pas-liberal-au-sens-economique/

        Voici un lien vers un article d’un site auquel H16 contribue qui conclue par : « Alain Soral, vers le libéral-conservatisme ? »

        Juste pour étayer.

        En fait ce type m’interesse car si Marine Le Pen remporte la prochaine presidentielle (ce qui est une possibilité non négligeable il me semble), on pourrait entendre plus parler de ce type.

        1. « auquel H16 contribue »
          Heu non.
          Je contribue à Contrepoints et c’est tout. Les autres reprennent mes articles avec un embargo de 24H, mais c’est tout (et c’est la même règle pour tout le monde, pas de distingo).

        2. Duff

          Soral est drôle quand il dirige ses éructations sur ses anciens potes gauchistes mais c’est un sophiste dont les interprétations sont finalement identiques aux autres sophistes télévisuels qu’il prétend dénoncer… cad ne pas lier les causes de la crise économique avec le socialisme.

          Je suis prêt à parier malgré tout ce qui peut arriver de grave en France, d’ici à 2017, le plus grand rôle que jouera MLP serait peut être d’éliminer Hollande au premier tour de la présidentielle.

            1. Duff

              Guignol dangereux parce que les jeunes qui l’écoutent au lieu de se poser des questions sur notre cher modèle social iront chercher des coupables ailleurs.

          1. Natroy

            Il est sommaire voire se trompe sur les questions économiques (et aussi raciales), mais il est bon sur tout un tas d’autres sujets qu’il contribue par ailleurs à populariser (rien que pour avoir éveillé un tas de jeunes sur la Question juive, on peut lui dire merci).
            Dire qu’il est « dangereux » sur l’économie (cf. autre commentaire plus bas), c’est juste du foutage de gueule (ce n’est pas lui qui est responsable de la propagande socialiste qui fait partie des fléaux ravageant le pays).

            Quant à Marine Le Pen, je n’y crois que très modérément (elle n’est pas d’extrême droite et ne fait même pas semblant de l’être, ce qui devrait lui aliéner un noyau dur d’électeurs pourtant nécessaires à enclencher une dynamique électorale positive).

    1. Vaclav Olmac

      Alain Soral vénère Castro, Chavez, Ahmadinejad, Poutine, et Boucher El Assad. Excusez du peu. Disons que c’est un libéral rouge brun (tendance dure, merde écarlate) 🙂

      1. Peste et coryza

        Encore, Poutine, c’est bien. Ce mec a quand même réussi à relever la Russie de l’ère de l’alcoolo incompétent.
        Je préfère largement Poutine à Mollande. Et puis Poutine a eu la sagesse de préparer des gens plus compétents que lui en économie à prendre sa suite.

        Plus dangereux que Soral, il y a son cercle :
        – Matzneff (pédophile occultiste)
        – De Benoist (écrivain du figaro, occultiste dingue)
        – LLP (dentiste occultiste musulman dingue)
        – Livernette (bac-2 journaliste théoricien catho anti vatican 2)
        – Jovanovic (écrivain ésotorique et économie, juif catho qui chie sur l’église, adorateur de banquières anglaises),
        – Mbala*2 (comique, politicien).
        – une espèce de prof catho néonazi occultiste.
        – Franck Abed (juif catho royaliste fréquenteur de païens).
        – un païen occultiste (le patron de Maxime Brunerie).
        – Douguine (encore un occultiste dingue)
        – un théoricien musulman, occultiste et économiste à ses heures perdues.
        – + un gay pédophile néonazi païen. Du genre nostalgique de la pédérastie grecque.
        Le point commun entre tous ces personnes n’est pas à chercher du coté du libéralisme, mais du coté du libertaire sauce Cohn Bendit et de René Guénon.

        1. LeRus

          L’économie russe s’est relevée en même temps que le prix du pétrole, toute seule. Poutine n’y est pour rien: peux-tu me citer quelles réformes il a conduit pour « relever la Russie »?

          Et puis pour ceux plus compétents que lui en économie (ça c’est pas dur, le type est colonel du KGB, comme spécialiste en économie on fait mieux), ils sont où? Il n’y a aucun nouveaux visages autour de lui, que ses vieux potes. (Ceux qui se présentent comme économistes universitaires sont souvent des politiciens parachutés dans les universités.)

          Un dernier mot à propos du pétrole: lorsque fin 2009 le pétrole est retombé pendant quelques mois à $50 (qui est est déjà pas mal), l’économie russe s’est contractée de 10% sur l’année. Si le pétrole retombe à mois de $70 pendant six mois, le pays est en faillite.

          Non, non, franchement, il n’y rien à attendre de cet égocentrique narcissique (botox, lifting, photos torse nu à cheval, etc) qui est en plus un malpoli notoire (on peu être autoritaire et avoir des bonnes manières, lui, même pas).

          1. hussardbleu

            Je suis sans nul doute naïf, mais quand je vois la gueule de ceux qui le critiquent, au niveau international, je me dis qu’il ne peut être entièrement mauvais….

            tanti nemici molto onore

  12. max

    Dans le genre idiot :

    Il est question d’augmenter les droits de mutation (taxe payée par l’acheteur d’un logement, qui vient s’ajouter aux frais de notaire dans le coût d’acquisition d’un logement). Plus précisément, les départements qui le souhaiteront pourront le faire. Certes, la hausse autorisée est modérée. A titre indicatif (chiffres BFM TV), elle représenterait 1 400€ pour l’achat d’un bien à 200 000€. Pas de quoi fouetter un chat, dira-t-on. Mais plus que l’envergure, c’est la tendance qui, elle, est déplorable.

    http://econoclaste.org.free.fr/dotclear/index.php/?2013%2F07%2F17%2F2132-l-un-des-impots-les-plus-cons-va-etre-augmente

    1. Aristarque

      Vous plaisantez, j’ espère, en estimant que 1.400 €, ce n’est pas grand chose sur 200K€. Présenté comme cela, OK. Mais les acheteurs de biens à 200.000€ ne sont sûrement pas parmi les gens les plus aisés. Ce sont ceux à 3.000€ le couple pour lesquels cela va encore représenter un effort non négligeable d’ épargne! De petites hausses microscopiques en ajustements minimes, la CSG, pour ne citer qu’ elle est passée de 1 à 8% en quelques années et les bons apôtres de la Socialie de proclamer à chaque ajustement « que c’est pas grand chose »… 1.400€, cela suffit amplement à faire capoter un dossier un peu « juste » ! De toutes façons, prétendre soutenir les transactions immobilières ou, mieux, les relancer… en augmentant les frais, on a inventé mieux comme méthode. C’est du Marie Ségolène R. en plein qui braillait l’ an dernier en Juillet/aout qu’il fallait soutenir le secteur automobile et qui, le mois suivant, met un coup de bambou sur la taxe du cheval fiscal dans sa bonne région…

    2. max

      Je cite l’article en lien. Une chose est certaine, en France être propriétaire a éventuellement un intérêt si on habite son bien, si on le loue c’est nettement moins évident. La fiscalité ne favorise pas la mobilité géographique et professionnelle tant vantée.

      1. Aristarque

        N’Ayant pas bien lu tous les mots de votre post, j’ai cru que vous abondiez dans le sens du  » pas beaucoup plus », évitant le fouet au matou de service en attendant qu’il passe entre les mains expertes de notre taulier préféré et de sa rôtissoire. Je vous donne acte bien volontiers que vous n’ étiez que le héraut de cet article. Heureusement pour vous que l’ habitude ancienne et séculaire de zigouiller les porteurs de mauvaises nouvelles se soit un peu perdue, ces temps-ci! 😛

  13. Nicobos

    Je pense que le vrai but de Duflot est d’instaurer le droit au logement (DAL). L’état devient l’intermédiaire entre propriétaires et locataires. Vous allez voir que ceux qui ont la cmu, les allocs, etc. vont se voir reconnaître un droit au logement, l’Etat (grâce à l’argent des propriétaires versé au moyen de la taxe spéciale) décidera d’aider ou non certaines catégories sociales en prenant en charge leur loyer. Les autres paieront leur loyer, leurs impôts et leurs cotisations avant de tomber dans le chômage de masse, au fur et à mesure que le pays adopte le modèle économique et politique de l’ex RDA.

    1. Fausto Consolo

      l’Etat, totalitaire forcément totalitaire, ne souhaite qu’être Le bailleur n°1. Contrôle géographique de la population, méga-clientelisme bien centralisé, marchés publics « à volonté » hou hou voila une source de financement et de coercition bienvenue ! Vivement la faillite décidemment : youpi ce pays est bientôt foutu.

    2. hussardbleu

      Cela existe déjà, depuis 2007, c’est le DALO :
      http://vosdroits.service-public.fr/particuliers/F18005.xhtml

      Et il existe, auprès des Préfectures des fonctionnaires spécialisés, chargés de rechercher les logements convenant aux familles « éligibles » au Dalo ; j’ai vu le cas d’une famille de 18 personnes (les parents, une dizaine d’enfants entre 2 et 18 ans, et plusieurs des filles déjà chargées d’enfants…) qui attendait une maison avec une dizaine de chambres au moins… et on la lui a trouvée….

      1. hussardbleu

        Je crois que j’ai retrouvé dans ma pauvre mémoire le nom donné à ce fonctionnaire spécialisé : ce doit être le « prospecteur immobilier »… or words to that effect…

  14. purf

    Excellent article !

    Juste corriger FCPI et remplacer par SCPI, les FCPI concernent des fonds pour l’innovation et non l’immobilier.

  15. christophe

    Jusqu’à la lie… Encore 4 ans à ce rythme. Mais n’oubliez pas : derrière, il y aura 5 années supplémentaires, avec grosso modo le même patchwork nimportnawak.

    Bref, tout ceci n’a aucun intérêt (à part bien entendu, celui de de rire entre soi, avec le sublime talent de H16).

    Revenons aux fondamentaux SVP : assécher le marigot, tuer le Leviathan.

    Petite histoire perso : ma première cousine a fui à Londres, où elle a monté une belle boîte, mariée, 2 enfants
    C’était il y a 10 ans.

    Ma seconde cousine vient juste de partir, elle, en Allemagne. Formation HEC, son mari itou, et 2 enfants.

    La mise en location de leur maison en banlieue parisienne…. couvre leur loyer en Allemagne + le remboursement de l’emprunt.

    Vous imaginez la perte sèche pour la mafia publique ?

    TVA, impôts sur le revenu, cotisations sociales, taxes diverses… le tout sur une vie entière, 2 adultes hyper qualifiés et avec en plus leurs 2 enfants (en bas âge, ils ne reviendront jamais en France).

    Ces 4 personnes étant de plus remplacées par XX étrangers débarquant de Somalie, de Syrie, de Roumanie, bac -12 et ne parlant même pas le français…

    Cherchez autour de vous le nombre de gens déjà partis, et ceux sur le point… c’est vertigineux. Il y a un vrai mouvement de fond.

    Et c’est cela qui est important.

    Sans la thune que la mafia « publique » nous extorque depuis des décennies… plus de Duflot ! Evanoui le Hollande ! Atomisé le Montebourg ! Vaporisée la Taubira. Annihilés les Sarkozy, Copé etc.

    Il faut accroître le mouvement, soutenir les gens qui s’en vont, faire du bruit, et pour ceux qui ne peuvent pas, réduisez votre consommation, vos investissements, et vos revenus.

    La peur est clairement en train de changer de camps.

    1. Fausto Consolo

      OUI mais qui c’est qui part ? qui laisse son ricard son papa et sa mamie ? C’est bibi. Et c’est enrageant. La peur ? Eux ? Ce sont des bactéries !

    2. vengeusemasquée

      Je n’achète que le strict nécessaire dans le circuit classique. Le reste, c’est vide-greniers, petites annonces, entre-aide… tout au black quoi. Ou alors je fais venir direct de Chine ou de n’importe où sauf la France. Je me démerde pour faire au max moi-même ce qu’il faudrait demander à un spécialiste, dans l’hypothèse où je ne puisse le demander au black à qqn que je connais (mon plafond est acceptable, pour un premier essai 😆 ). Et je réunis mon courage pour envisager très sérieusement l’expatriation au Canada. On devrait monter un groupe de discussion pour les futurs expat d’ailleurs.
      Ce que je n’arrive pas à économiser, c’est la bouffe. Ca, il faut bien l’acheter. C’est un problème.

      1. Peste et coryza

        Toit plat ? courges/potiron
        Bac à fleurs ? aromates, radis (quoiqe, les miens ne payent pas de mine)
        balcon un peu sous élevé ? hop des haricots.

            1. Black Mamba

              C’est sûr!
              D’ailleurs c’est ce que je fais j’en achète régulièrement même si je ne les consomme pas.
              Et dès que mes enfants me disent en ouvrant le frigo
              « Maman, il devient urgent que tu ailles faire les courses @@@@
              Nous n’avons plus rien à manger ####!
              Et je réponds
              « Mais si regardez ! Il y a de quoi tenir un mois. »
              Je fais ainsi mon turn over de boîtes de conserve.
              😉

      2. vengeusemasquée

        J’ai des aromates sur le balcon mais je ne peux pas vraiment faire mieux pour cause de manque de soleil. Je vais de près comment améliorer cel lorsque j’aurai déménagé !

  16. Pascale

    Je vous admire, cher H16. Car vous semblez ne plus habiter en France et pourtant vous continuez à vous pencher quotidiennement sur la gangrène qui envahit de plus en plus notre pays et qui sent de plus en plus mauvais. Comment faites-vous ?
    Parce que moi, si j’avais réussi à quitter ce pays étouffant, pour ne pas dire nauséabond, je ne m’y interesserais plus du tout et je le laisserais continuer à pourrir dans sa m….

    1. Lambda expression

      Il semble que nous soyons plusieurs expatriés a continuer a nous sentir concernés. Je pense qu on a chevillé au corps cet amour de la France qui nous y pousse. Et nous enrageons de voir ce qu en font nos prelats bisous compatibles.

    2. Fausto Consolo

      La France est un des plus doux pays au monde, sa culture une des plus subtile. Alors je parle pour moi mais… la nostalgie. Français, jusqu’à la mort et même après ! Vous partie vous resteriez proche comme tout le monde : impossible indifférence. Vite une gitane bout filtre.

      1. yp

        J’aime la France. Mais j’ai du rester trop longtemps, car je ne supporte plus la mentalité de houret d’une très grande majorité de mes compatriotes.

        Il y a une blague sur la France : Dieu à crée les continents, les mers et les montagnes. Il a crée un lieu ou le climat n’est jamais trop chaud, ni trop froid, mais ou les saisons sont marquées, ou les terres sont fertiles et ou les paysages sont magnifiques… Au point que les autres régions du monde sont allés le trouvé et ont exprimés leur mécontentement devant cette injustice flagrante… Alors, pour équilibrer les choses, au sixième jour, Dieu créa les français.

        1. Wapi

          Excellente!
          En accord avec vous, mais l’amerique du Nord regorge de paysages
          merveilleux. Le narcissisme français voudrait nous faire crore qu’ailleurs point de salut…

    3. max

      Je suis parti mais je reviens parfois pour les vacances, ce qui me permet de constater les prix, parfois délirants, pour un touriste, chambres, restaus, autoroutes, trains pas entretenus…

      Malgré un patrimoine naturel et historique riche, même le tourisme sous performe :

      « Et tout ne se résume pas à l’Espagne : même l’Allemagne fait mieux que nous ! Elle génère 1.240 euros par visiteur pour 30 millions de visiteurs par an, contre 647 euros pour la France. »

      http://www.challenges.fr/economie/20130820.CHA3143/non-la-france-n-est-pas-championne-du-monde-du-tourisme.html

    4. LeRus

      C’est un peu comme demander des nouvelles à propos d’un parent malade. Même si on est loin et qu’on ne peut pas faire grand chose, ça nous attriste mais on tache de garder le contact.

      (Et puis on nous demande souvent notre avis: celui de français de la part des locaux, celui de celui vivant à l’étranger de la part des français.)

  17. Peste et coryza

    L’exil des français est tout de même quelque chose d’assez curieux.
    Historiquement :
    – un peuple part en masse car l’endroit devient invivable ou est vaincu militairement.
    – les élites, chassés par des renversements politiques (ex : Hannibal le carthaginois, qui part bosser en Bithynie).
    – des particuliers qui fuient un danger (chasse aux sorcières, expulsion des protestants et dragonnades, etc…).
    – les affaires…

    Nos exils ou volontés d’exils sont plus sordides : nous ne mourrons pas de faim (certains ont même de très bonnes situations), nous n’avons pas été défaits, il n’y a pas de dangers importants…
    La seule chose qu’il y a, c’est un pays bloqué par ses rentes de situation, et mal gouverné.

    1. Duff

      Pas de dangers importants? là je ne vous suis pas. Au rythme ou vont les choses, la violence des braquages, les armes de guerre en circulation, les zones de non droit, la paupérisation galopante des couches les plus modestes, les déficits et la dette qui risquent très vite de devoir débrancher les aides qui font encore tenir la baraque à peu près normalement quand on n’y regarde d’assez loin… ça sera pas joli à voir, bien plus dangereux qu’il n’y paraît.

      1. vengeusemasquée

        Quand on a la conviction de n’avoir aucun avenir professionnel et le risque très réel de se faire spolier le maigre fruit de ses gros efforts, c’est sûr que l’expatriation devient une option extrêmement séduisante.

        1. yp

          Ce n’est pas une option : c’est ça ou se faire voler plus que de la moitié du fruit de son travail, quasiment quelque soit son niveau de revenu (selon son caractère, il existe certes une troisième voie : sortir de la légalité.)

          La voie de l’expatriation offre en plus la possibilité d’opter, au choix, pour plus de liberté, d’espace, de sécurité ou tout autre critère de votre choix. Mais c’est surtout se mettre à l’abri des caprices de dangereux voleurs psychopathes, voire de se mettre physiquement à l’abri d’une guerre civile à la Yougoslave…

    2. Fausto Consolo

      Si, nous nous allions mourir de faim ou de froid, bref choisir entre se loger (dans une banlieue encore une banlieue et dans des immeubles pourris) ou manger et mettre de l’essence dans la bagnole. Pourquoi faire si au bout de 20 ans vous n’avez fait aucune pelote ni patrimoine immobilier ? Si vos enfants reviennent de l’école en disant « nique lui sa race » ? si vous tremblez chaque jour de perdre votre emploi sans perspective ? Non, il n’y a pas que des Supelec et des Centraliens en France ! L’endroit est quelquefois invivable.

    3. max

      La perte de son boulot ou le risque de le perdre et donc ses revenus, surtout si on a un emprunt immo, avec beaucoup de difficultés pour trouver un autre boulot, je trouve que c’est assez motivant pour choisir l’option out.

    4. max

      Ailleurs aussi ça bouge :

      La France est également concernée. Actuellement, 1,6 million de Français vivent à l’étranger. Si leur niveau de qualification n’a pas été répertorié, on estime qu’il s’agit généralement de personnes âgées de moins de quarante ans, et diplômées d’un bac + 5. En 2012, selon une étude publiée par le cabinet de conseil et d’audit Deloitte, 27 % des jeunes diplômés français souhaitaient partir travailler à l’étranger.

      http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2013/08/23/exode-la-grande-bretagne-confrontee-a-une-fuite-des-cerveaux/#xtor=RSS-3208

      1. Lambda Expression

        Pour sur dans la city c’est du Francais a bac +5 et yen a un tres tres gros paquet.
        Mais pour le reste, ici en Ireland, ya de tout, vraiment.
        Dans les metiers de bouche ca pullule et c’est pas du bac +5 a priori.
        Chez google aussi, chez Yahoo, chez SalesForce, j’en connais quelques uns.
        D’ailleurs, j’ai un nouveau voisin, un Francais.

    5. yp

      Personnellement, j’ai le sentiment de m’être fait foutre à la porte de mon propre « chez moi » sans pouvoir défendre mon droit à conserver ne serait-ce que la moitié du fruit de mon travail…

      Comme le dit Duff, je n’ai ni l’intention de contribuer à régler les dettes accumulées par nos politiciens pour se faire élire (j’ai déjà payé plus que ma part et celle de mes parents), ni celle de risquer ma peau quand les robinets de pognon gratuit s’arrêteront d’arroser les clientèles socialistes.

  18. Lambda expression

    Je viens de l entendre la verte gueuse, expliquer la gueule enfarinée, que la taxe carbone c’est pas un impot mais une contribution. Nuance !
    Et qu en plus c est pour financer la renovation des maisons energivores pour moins payer d energie et par conséquent augmenter le pouvoir d’achat.
    Moralite, les socialistes sont geniaux, ils viennent d inventer l impots qui augmente votre pouvoir d’achat.
    Alors, elle est pas belle la vie ?

      1. Pascale

        CE sont des foux furieux. Parce que je veux bien croire qu »ils ont besoin d’argent pour acheter leur électorat, mais de la a scier la branche sur laquelle ils dont perchés, il faut vraiment qu »en plus d’être foux ils soient d’une bêtise crasse.

        1. Aristarque

          Fou n’ est pas dans la litanie des mots hibou chou genou caillou bijou joujou… qui prennent un x au pluriel. -1 point! 😛

          1. Pascale

            Oups ! J’me disais bien qu »y avait quelque chose qui «clochait». EN plus aujourd’hui, je rédige via une tablette, et c’est pas évident du tout du tout …

        1. Black Mamba

          Je croyais qu’il n’était plus nécessaire de faire la distinction entre il ou elle!
          Mince alors ! C’est une femme!
          Rhhhoooo! Autant pour moi ….
          🙂

  19. Zazou

    De toute façon je n ai jamais compris comment on pouvait laisser des responsabilités a quelqu un capable de prénommer sa fille Térébenthine . Mais ce n est qu une incapable de plus, on nous annonce une taxe carbone sur les énergies polluantes, les écolos grimpent au plafond. Mais ils vont pas comprendre quand leurs carottes bios seront plus chers ( les tracteurs de l agriculteur et le camion du livreur, ils tournent a quoi bande d’ignares qu ils sont?) mais c est pas grave, ils achèteront des patates ( bio) qui viennent d Égypte, via la belgique, dans un camion polonais. Moins cher moins taxé pour plus de chômeurs français …

    1. Pascale

      Quant à moi je n’ai jamais compris comment on pouvait donner le poste de Ministre des finances a un type tellement lifte et botoxe qu » on dirait que sa peau va éclater. Pour moi ce genre de type est un naze fini trop narcissique pour être une seconde crédible à un poste de responsabilité quel qu » il soit. Alors Ministre des Finances, on n’en parle même pas !

      1. Deres

        Cela lui permet de se persuader que les petites jeunes de 30 de moins que lui l’aime réellement pour son physique et pas pour son porte-feuille et ses relations …

    1. Peste et coryza

      http://www.fdesouche.com/390167-bordeaux-une-octogenaire-retrouve-son-appartement-occupe-par-des-roms
      Pas des bulgares. Des roms bulgares. C’est encore pire.
      Les bulgares vomissent les roms de leur pays (de toute façon qui ne vomit pas les roms ?).
      Déjà que le bulgare est mal vu (un peu comme l’albanais du point de vue du serbe, d’après ce qu’on m’en a dit).

      Le DAL, c’est de bons gauchistes anti HLPSDNH, et qui saisissent les appartements de vieux blancs car blancs = racistes et vieux = faibles.
      Admirez également le montant de la pension de la vieille soit disant riche…

      Une bonne chose néanmoins : le DAL a perdu dans cette affaire. Quant aux roms, on pourrait toujours ré-ouvrir Drancy pour les y loger.

      1. vengeusemasquée

        C’est de l’incitation à la haine raciale ça monsieur, c’est nauséabond et ça a des relhans d’avhan-ghèr et des HLPSDNH. C’est mal.

  20. NOURATIN

    Voilà qui méritait d’être écrit!
    J’ajouterai que le coup de pied en vache dans les tibias des propriétaires fonciers ont été largement pratiqués sous Chirac et du temps de Sarkozy.
    Pourquoi?
    Tout simplement parce que dans de domaine, c’est Bercy qui fait la loi.
    Partant de là, il ne faut pas s’étonner…

  21. christophe

    « Contribution » ? Oui c’est la novlangue des socialos.

    Souvenons-nous de Filippetti en juin au sujet de la taxe sur les smartphone… Elle avait fait son instit’, très contente d’elle-même : « «C’est une contribution à l’achat, qu’on ne paye qu’une fois ; alors qu’une taxe, on la paye chaque année».

    Donc voilà, une contribution c’est pas une taxe. Next !

    Enfin, pour bien débuter le week-end, Moscovi a lâché sa petite crotte à la Rochelle : «la crise de la zone euro est finie»

    😉

    Quatre ans… quatre ans…

    1. Aristarque

      Ben oui, c’est logique! Cette contribution sera payée en UNE fois à chaque voyage. Ce n’est pas comme une taxe levée annuellement sur les voyages effectués durant l’ exercice. Même hors sémantique, le différence est vraiment flagrante. Et puis quel bonheur, quand on mangera du chou fleur de Bretagne, de savoir qu’ habitant en IDF, on aide un lorrain à souscrire un emprunt forcé pour rénover thermiquement sa maison. D’ ailleurs, on devrait installer ces portails en haute mer et sur les aéroports pour taxer tout le fret qui va dans les DOM/TOM! Avec les conditions météorologiques scandaleusement favorables des tropiques, il faut qu’ ils contribuent par solidarité, que dis-je, fraternité socialiste, à financer les dépenses de ceux qui sont défavorisés du climat! On me dit dans l’ oreillette que cela ne va pas le faire parce qu’ on les subventionne déjà à donf! Mais il n’ y a pas de problème! Augmentons les subventions qui seront prélevées uniquement sur les scandaleusement riches pour que nos DOM TOM puissent contribuer à la solidarité pour tous comme le mariage du même nom! Baste ! Encore quelques envolées comme celle-ci pour me faire la bouche et je me présenter comme député!!!…

            1. Duff

              Je cède à la mode lancée par BM. Votre amoureuse cher Aristarque… J’y vais de ma petite photo de Pink Floyd que j’aime beaucoup pour des raisons qu’il n’est nul besoin d’expliciter :

              http://dinmoney.deviantart.com/art/Pink-Floyd-Girls-193933184

              Notez qu’on s’écarte quand même beaucoup du sujet initial mai comme je l’ai déjà écrit, normalement c’est interdit mais s’agissant de Cécile Bufflot, on a subitement le droit, ce n’est pas sa croupe qui détournera mon regard…

            2. Duff

              Animals c’est mon préféré devant les deux précédents. Par contre quelle drôle d’idée d’uploader donc dans un format encodé numériquement le son d’un vinyle! Le vinyle étant analogique le son est meilleur q’un CD (au crépitements et à l’usure près) mais on ne peut pas rendre cette qualité en numérisant justement!

  22. Fausto Consolo

    Flamand rose…. hum, citons Desproges :
    « Les Grecs s’appellent aussi Hellenes, c’est dire à quel point ils sont pédés. Quelquefois ils enculent même leurs chevaux et roulent des pelles aux poneyses » Désolé pour cette facilité et sachez que j’adore le samos 99.

  23. Aristarque

    « Bercy lui proposera bientôt d’évaluer son bien immobilier grâce à une application ad hoc, « PATRIM Usagers » » .

    Ben voyons !
    Officiellement, cela débute par un louable (du moins, nos élites roses l’espèrent-elles être perçu ainsi) souci de permettre aux pauvres (fleur de rhétorique, bien évidemment) assujettis à l’ISF de ne pas se tromper dans la cote à attribuer à leurs biens.
    C’est-y-pas-mignon tout plein !
    Si vous ne percevez pas la future explosion du nombre des « riches » se profiler, c’est que la lecture de ce blog ne vous profite guère…
    Bon bien sûr, tout le monde n’aura pas droit à l’ISF sans une petite période de rôdage fiscal à deux composants façon Kisscool. TH & IF et, en variante CFE.

    Socialando delenda est !

  24. Alp Azur

    « Ainsi, l’actuelle bulle immobilière, indubitable, crée à la fois une pénurie de logement pour les jeunes et l’impossibilité pour les vieux de se débarrasser facilement de leurs possessions surnuméraires sans réaliser une moins-value bien douloureuse.  »

    => S’il y a une bulle, ce qui est indéniable, c’est bien que les prix actuels sont bien au-delà de ce qu’ils étaient voici quelques années (+200% depuis 1998 en moyenne sur le territoire).

    Dès lors, comment peut-on parler de moins-value ?
    Un bien acquis 660.000Frs (100k€) et revendu 300k€ implique une PLUS-value de 200k€. Une paille !

    Même si celle-ci est goulument taxée, le bénéfice demeure confortable, et surtout moins aisément justifiable que les revenus du travail taxés toujours plus lourdement.

    My 2 cents

    1. Vous oubliez l’inflation, et vous partez du principe que la vente se fait dans des conditions normales.
      a/ l’inflation sur la période 2000-2012, c’est 25% (INSEE) voire 35% et plus si on inclut l’énergie dans le panier de la ménagère. Ce qui veut dire que cette inflation bouffe déjà une partie de la fameuse plus-value nominale.
      b/ si, comme je le pense, la crise continue, l’inflation réelle ne restera pas à 2 ou 3% par an, mais plutôt 10. En une paire d’année, la plus-value est encore rognée.
      c/ si, comme je le pense, la crise continue, le marché va se retrouver avec beaucoup de vendeurs (des vieux qui meurent, qui doivent payer leur maison de retraite, etc…) et de moins en moins d’acheteurs. Les ventes seront de plus en plus forcées et la dégringolade sera forte. Rappelons que si un marché monte de 100%, une descente de 50% suffit à effacer le gain.
      d/ et vous le mentionnez : l’état passera par là. Aux abois, il taxera tout ce qu’il peut. La « plus value » risque de fondre totalement.

      Bref : dans un avenir proche, tout montre que le rabotage (big time) de la monnaie, la panique sur le marché et la démographie feront un travail efficace pour exploser cette plus-value.

      Je peux me tromper. Mais des monnaies qui s’effondrent n’ont jamais été un bon plan pour l’immo.

      1. Aristarque

        « N’ ont jamais été un bon plan pour l’ immo ». Bien d’ accord surtout que ce n’ est pas non plus bon pour tous les autres domaines. Cfr République de Weimar ou Zimbabwe…

      2. Alp Azur

        Bonjour H16,

        Merci pour votre réponse.
        Comme c’est la première fois que nous échangeons, je tenais en premier lieu à vous assurer que j’apprécie vraiment vos analyses décapantes, et si je ne partage pas toujours complètement vos positions, celles-ci ont le mérite d’être argumentées et souvent à l’encontre du doxe dominant. 🙂

        Concernant l’immobilier, j’aurais quelques réserves à apporter à votre propos. Certes, j’ai (sciemment) omis l’inflation, par ailleurs copieusement sous-évaluée par notre inénarrable INSEE, en considérant ce paramètre comme négligeable devant la prise de valeur annuelle de l’immo sur les 15 dernières années.

        Mais le fait d’être propriétaire (ou multi-propriétaire) depuis une date antérieure à 1998, ou au pire 2002-2004, n’a rien d’un drame.
        Au pire, seule une partie de la généreuse plus-value serait en partie absorbée par le Gargantua étatique. Sans compter que la part liée à l’inflation officielle ne serait pas comptabilisée comme plus-value.

        En revanche, les grands perdants sont les primo-accédants actuels, nés trop tard pour mettre le pied à l’étrier avant le tournant des années 2000.

        Eux aussi sont aux prises avec l’inflation, ou plus précisément la perte de valeur de la monnaie, qui sape leur apport en transformant leur compte bancaire en Tonneau des Danaïdes.

        Cette génération doit aussi faire face à un marché de l’emploi en berne, et à une revalorisation annuelle du salaire généralement inférieure à l’inflation.

        Corrolaire évident : le pouvoir d’achat immobilier, prix en tenaille entre des prix par unité de surface qui ont triplé, et des salaires stagnants voire baissiers en monnaie constante, sont condamnés à choisir entre la peste et le choléra.

        Plus précisément, entre :
        – S’endetter sur des durées déraisonnables (25, 30 ans…) pour l’achat de biens dont le prix fantaisiste est décorrélé de toute réalité économique, par la faute notamment de la politique accommodante (laxiste) d’une BCE aboutissant à une bulle du crédit immo.
        – Epargner en attendant que le marché revienne à ses fondamentaux, quitte à voir le fruit de l’épargne du travail fondre comme neige au soleil…

        Clairement, les propriétaires sont les grands gagnants de la politique, notamment monétaire, menée ces 15 dernières années.

        Le fait que l’immobilier reste en sustentation, obligeant de nombreux foyer à s’endetter au taquet sur des périodes outrageusement longues pour financer un investissement « improductif » (achats dans l’ancien vs marchés action, investissement), risque d’obérer durablement la consommation dans l’Hexagone). C’est d’ailleurs un point de différentiation important par rapport à l’Allemagne, dont l’immo au ras des paquerettes favorise la mobilité géographique et la consommation intérieure.

        Par conséquent, quitte à passer pour un iconoclaste, je suis persuadé que le mieux qui puisse nous arriver est un effondrement franc et massif du marché immobilier.

        Ou, plus exactement, un retour aux fondamentaux, comme l’a théorisé un certain Friggit.

        Comme vous le soulignez, une baisse de 66% serait suffisante pour annuler le triplage (+200%) de l’immo depuis 15 ans en monnaie courante. En intégrant l’inflation, une baisse de 50% par rapport aux prix actuels serait déjà bienvenue…

        1. « le fait d’être propriétaire (ou multi-propriétaire) depuis une date antérieure à 1998, ou au pire 2002-2004, n’a rien d’un drame. »

          Ah tout à fait. Je n’ai jamais dit le contraire. Et puis, être propriétaire de son propre logement, si on est encore jeune, par exemple, est tout à fait logique.

          les grands perdants sont les primo-accédants actuels,

          Clairement, oui.

          les propriétaires sont les grands gagnants de la politique, notamment monétaire, menée ces 15 dernières années.

          C’est plus compliqué que ça. S’ils sont propriétaires complets, ou de leur propre logement, ok. S’ils ont des biens en location, ça dépend. Et s’ils sont encore propriétaires dans quelques années, ça dépendra beaucoup des conditions générales d’inflation. Je n’ai pas d’avis générique.

          je suis persuadé que le mieux qui puisse nous arriver est un effondrement franc et massif du marché immobilier.

          Je le pense aussi…
          (et tous calculs faits, normalement, une baisse d’une trentaine de % du marché serait déjà suffisante à revenir à des prix normaux en monnaie réelle ; il y a aussi une question de temps pour y arriver : une dégringolade en 6 mois ou une baisse en 6 ans, ça n’a pas les mêmes effets 😉 )

          1. Duff

            Je viens de voir une conférence sur youtube dans laquelle Jean-Yves Le Gallou s’exprimait. Les ronchons me diront que j’écoute un vilain petit canard passé par le FN, ce à quoi je réponds que parmi les voix dissidentes qui offrent un éclairage plus étoffé de la crise que ce qu’on peut entendre sur les médias dominants il me semble intéressant de se pencher sur les énarques des années 70 qui comme lui ont été tentés par le FN à la fin des années 80. Après la défaite de Chirac, une défaite nette alors que le bilan de Mitterrand après 7 années et pour la première fois sous la Vème république, une cohabitation, était monstrueusement mauvais.

            Le Gallou faisait observer une chose essentielle : Quand on parle aujourd’hui de l’Union Européenne, on dit « L’Europe ». Ce qui est évidemment de la novlangue au même titre qu’on parle de faits commis par des jeunes en banlieue pour éviter de préciser l’origine de ces mêmes gens qui hélas est souvent la même. J’ai trouvé ça intéressant à plus d’un titre : Sur Contrepoints, bon nombre de commentaires semblent hostiles aux critiques formulées à l’encontre de l’UE. Peut être est-ce la raison pour laquelle les interventions au parlement européen de Nigel Farage n’ont pas été relayées depuis un moment par la chaîne youtube de Contrepoints. Son intervention face à Hollande en début d’année pour dénoncer les grosses ficelles socialistes françaises n’était pourtant pas piqué des vers! Le problème c’est qu’au centre, trop peu de monde explique qu’il y a une grande différence entre l’UE actuelle et l’Europe du traité de Rome ou de la CEE : Trop de pays, de moins en moins d’histoire en commun et surtout aucune démocratie dans le fonctionnement des institutions européennes. Rôle majeur de la commission non élue échappant à tout contrôle démocratique, parlement européen inutile au pouvoir factice mais aux avantages en nature bien réels pour les députés bien que très peu assidus, pas plus qu’à l’assemblée nationale alors que la majorité des lois viennent de là bas…

            Trop peu de monde j’ai l’impression comprend qu’on peut fort bien être très européen et fervent partisan d’une collaboration étroite voire en faveur d’un transfert de souveraineté en faveur d’une union/fédération européenne mais dans le même temps, observer une défiance profonde dans les instances actuelles que je juge non démocratiques, non transparentes, oligarchiques.

            De plus en plus de monde se rend compte de ce décalage entre Europe et Union Européenne. Des charlatans comme Asselineau se sont engouffrés dans la brèche bien que ce ne soit pas payant pour le moment. Que ce soit sur l’Europe, l’économie et la démocratie directe, nous allons avoir à faire des choix majeurs dans les prochaines années. Souhaitons que le consensus au sens des grands médias manipulés ne soit pas seulement battu en brèche par des charlatans.

    2. Aristarque

      Cela dit, la pénurie de biens reste patente, non pas au niveau global de la France mais au niveau de certaines zones qui sont l’IDF et les grandes métropoles urbaines en particulier.
      Pour ce qui est des zones littorales, le niveau des prix baisse clairement sauf comme toujours pour les biens exceptionnels où la prime à la rareté joue pour les maintenir au dessus du lot.
      Mais comme ils ne sont pas à destination du commun des acheteurs, ils n’ont aucune influence réelle sur le marché général, même local.
      Merci de ne pas inverser le fait que c’est la pénurie savamment entretenue par nombre de maires au moyen des POS et autres documents et règlements d’urbanisme qui engendre la bulle immobilière de par le fait que la production de logements ne peut pas suivre la demande de près et non pas la bulle immobilière qui entretient la pénurie car quand une demande forte existe, il se trouvera toujours des producteurs qui voudront la satisfaire.
      Or une opération banale de construction d’immeuble collectif prend maintenant quatre ans minimum minimorum entre le moment de la réservation du terrain et la livraison, à condition que tout se « passe bien », notamment au niveau des recours contre le permis d’autant plus aisés à mettre en place que le maquis de lois et règlements est touffu facilitant les dons aux bonnes oeuvres…
      Quant à la plus-value qui excite tant les foules, sans nier son existence, il faut comprendre qu’elle n’apparaît vraiment que si vous vendez pour NE PAS racheter de l’immobilier (ou alors dans une région décotée où vous êtes le roi local du pétrole).
      Si vous vendez pour une autre raison (genre famille qui s’agrandit) mais en restant dans le même secteur, comme tout a augmenté, vous n’êtes toujours pas plus riche en réalité.
      Le seul véritable gagnant sont l’Etat et ses démembrements locaux qui ont gagné et gagnent ainsi nettement plus d’argent qu’ils ne l’auraient fait et le feraient si les prix étaient restés dans l’évolution générale.
      Voilà pourquoi tout ce petit monde a un intérêt bien compris à maintenir une rareté relative pour soutenir de facto les prix généraux. Comme cette ressource qu’ils ont pris pour habitude de considérer pérenne à 100% alors qu’il faut de toute évidence ne considérer pérenne qu’une partie de celle-ci, commence à se tarir, quelle réaction ont-ils : augmenter les droits littéraux de mutation pour maintenir le rendement, ce qui va se révéler aussi efficace que la taxe sur les produits de la pêche pour soutenir les marins-pêcheurs… Parce que s’ils alourdissent encore plus la réglementation qu’ils ne le font déjà, cela risque l’étranglement productif complet…

      Enfin, vous commettez l’erreur de penser que c’est le Vendeur qui fait le prix qu’il veut quel que soit ce que pense l’Acheteur. Désolé mais tant qu’il ne trouve pas un Acheteur qui relève le gant à son niveau, il peut réclamer le prix qu’il veut, celui-ci n’est que virtuel.
      C’est la rareté relative de ce qu’il propose à l’instant T et à l’emplacement E comme bien B à vendre qui lui permet de fixer un prix face à un lots d’acheteurs potentiels avec des moyens par définition limités mais adaptés à l’offre peu ou prou, où il se trouvera éventuellement un qui aura les moyens de ce prix ET qui fera son choix sur celui-là plutôt qu’un autre.
      Et quoi qu’on pense de cette logique, les trois conditions à remplir pour bien vendre un bien immobilier sont 1) l’emplacement 2) l’emplacement 3) l’emplacement. Tout le reste passe après.
      Exemple :
      Des immeubles haussmaniens et post-haussmaniens (jusqu’à la guerre 14 et même quelques années au delà), il y en a des milliers à Paris, globalement tous avec à peu près la même allure extérieure, la même typologie générale de construction, les mêmes plans intérieurs et la même qualité générale de construction (Normal puisque le baron Haussman a codifié les premiers réglements d’urbanisme pour satisfaire à la tendance française d’une régularité d’apparence extérieure). Ne pensez pas que je parle en l’air, j’en ai géré pendant 15 ans comme syndic (puisque vous êtes nouveau sur ce site et ne me connaissez pas) et je continue à les fréquenter par d’autres approches professionnelles. Or, selon les arrondissements, selon l’emplacement dans l’arrondissement, selon même la rue voire le côté de la rue*, les prix peuvent varier sensiblement. En tous cas, des immeubles quasiment identiques ne valent pas le même prix (et avec des écarts notables) dans le secteur de la gare du Nord ou de l’Est que dans celui de St Lazare ou encore celui de la gare de Lyon ou celui de l’ancienne gare d’Orsay qui était en service au moment de leur construction. Le quartier des gares était systématiquement du dernier cri moderne à cette époque là, on y a énormément construit et du même tonneau puisque les architectes étaient plutôt rares (formation interminable, fallait faire son séjour à Rome pour tâcher d’avoir le prix qui était la garantie de boulots ultérieurs, etc…).
      A objet identique, prix différent. C’est donc bien la variable emplacement qui joue à plein dans cette différence.
      Mais le jour où le nombre d’acheteurs potentiels baissera soit par désintérêt pour Paris, soit par baisse des capacités d’endettement, ne vous inquiétez pas, les prix baisseront car tout le monde ne peut pas mettre en vente et attendre plus ou moins longtemps. Reste à ce que ce jour se lève.

      * J’ai eu en gestion un immeuble dans la rue de Suffren (vers 1996/1998), malheureusement situé dans l’arrondissement pourri du 15me où les propriétaires se lamentaient en choeur que le simple fait qu’il ait été situé sur le trottoir en face mais dans l’arrondissement top du 7me leur aurait valu +10% parce que les annonces de vente auraient été rédigées avec en tête Paris 7me plutôt que Paris 15me. Normalement, c’est complètement idiot parce que l’avenue est de la même qualité architecturale des deux côtés.
      Mais le dire et le constater est vain. C’est comme cela.

  25. BA

    Dette publique de l’Allemagne : 81,2 % du PIB, soit 2150 milliards d’euros. Je dis bien : 2150 milliards d’euros.

    Vendredi 23 août 2013 :

    « Euro-rettung, die rechnung, bitte ! »

    « Sauvetage de l’euro, l’addition s’il vous plait ! »

    Après l’annonce du ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble d’un probable nouveau plan d’aide à la Grèce après 2014, le Handelsblatt consacre un dossier à « l’addition » que les Allemands doivent payer pour le sauvetage de l’euro.

    Le quotidien économique allemand critique Angela Merkel, qui s’était dite « incapable d’indiquer le montant du sauvetage de l’euro ».
    « La chancelière poursuit visiblement un but cet été : garder le calme sur le front de l’euro », commente le Handelsblatt, qui a fait ses propres calculs.
    Selon le journal, il en coûte à l’Allemagne quelque « 150 milliards d’euros, dont 42 devraient être rendus disponibles très vite. »

    Handelsblatt pose quelques questions urgentes :
    Est-ce que la politique de Merkel sauve le continent, ou est-ce qu’elle ne fait qu’apporter de la douleur ?
    Quels sont les coûts du sauvetage de l’euro pour le pauvre brave contribuable allemand ?
    L’Allemagne se surestime-t-elle, en voulant sauver la monnaie unique ?

    Article en langue française :

    http://www.presseurop.eu/fr/content/news-brief/4079821-sauvetage-de-l-euro-l-addition-s-il-vous-plait

    L’Union Européenne, c’est des pays surendettés qui se surendettent encore plus, pour pouvoir prêter de l’argent à des pays en faillite qui ne les rembourseront jamais.

    L’Union Européenne, c’est un suicide collectif.

  26. ronchonnette

    Au fait, on entend régulièrement bruisser dans les couloirs l’idée par notre cher gvt d’imposer une sorte de  » loyer » aux proprios, car ces vilains sont bien riches et donnent pas assez de sous. H16, votre silence à ce sujet, c’est pcq vous n’en avez pas entendu parler, ou que vous n’y croyez pas?

    1. Non, je n’y crois pas trop : c’est une rumeur qui traine depuis l’élection de François, mais elle n’est basée sur rien de concret.

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