SNCM : encore un échec pour l’État et les syndicats

On s’en souvient : l’État a régulièrement mis des sous (les nôtres) dans les transports, avec à chaque fois des succès pour le moins mitigés qui ne l’ont pas empêché de continuer allègrement. Et c’est notamment le cas dans les transports maritimes avec la SNCM, joyeusement créée en 1969, et dont la lente agonie, commencée avec l’arrivée d’une vilaine concurrence, est en train de s’achever dans de douloureux tressautements.

La situation n’est guère brillante : malgré d’importantes subventions de l’État (toujours actionnaire), selon l’Observatoire régional des transports de la Corse, la part de marché de la SNCM dans les liaisons entre l’île et le continent chutait de 50% à 25% entre 2000 et 2012, année à laquelle ses pertes dépassaient les 30 millions d’euros.

SNCM-2.jpgL’histoire de la compagnie, notamment sur les 20 dernières années, est saupoudrée de grèves du personnel, de gabegies, de vols, de détournements, tant de fonds que de bateaux (comme en septembre 2005, avec GIGN à la clé), péripéties qui expliquent en bonne partie les déboires observés et la perte continue de clients. Le blocage syndical récurrent ajoute quelques clous au cercueil, et les difficultés inhérentes au port de Marseille (et à sa légendaire gestion par des dockers souples et compréhensifs) achèvent la mise en bière d’une société portée à bouts de bras par l’argent public de trop longues années.

On a donc une société de transports, dans laquelle l’État est lourdement engagé (Transdev est détenu par la CDC à 50%, détient la SNCM à 66%, et l’État y est engagé directement à 25%, pour un total de 58%), qui accumule les subventions et les pertes depuis des années, incapable de s’adapter à la perte de sa rente de situation à l’arrivée de la concurrence, et dans laquelle les syndicats (la CGT en premier chef), tant des ports que de la société elle-même, avaient organisé trafics et détournements mafieux pour le plus grand bonheur de leurs finances et de celles de leurs adhérents. Au bout d’un moment et aussi incroyable cela puisse paraître, tout ceci s’est vu (eh oui), les clients sont allés voir ailleurs et ce qui devait arriver arriva donc : l’argent vint à manquer.

La semaine dernière, stupeur et tremblements : selon des informations fuitées au Canard Enchaîné, et par le truchement d’une bidouille invraisemblable, l’État sauverait (encore une fois) la compagnie maritime. Selon le journal, un rapport établi par la CDC et la Banque Publique d’Investissement, remis discrètement au secrétaire d’État aux Transports, Frédéric Cuvillier, privilégierait la constitution d’une société publique locale (SPL) ou d’une société d’économie mixte (SEM) par la région Corse, qui achèterait elle-même les navires pour les louer à « prix d’ami » à la SNCM et en échange, l’État compenserait avec une subvention à la région. C’est exactement le genre d’ « amis » que le contribuable français apprécie à son juste prix dont l’étiquette indique 800 millions d’euros.

Croustillance ultime, cette opération ne fait que contourner le précédent problème de la subvention directe à la compagnie, laquelle avait été sanctionnée par la Commission Européenne. Cette dernière, agacée, avait rappelé que ce genre d’abondement public à des compagnies de transport n’est pas autorisé en ce qu’il déforme le marché (non, sans blague !) et avait donc demandé le remboursement des aides, évaluées à 440 millions d’euros. (Rassurez-vous, le contribuable ne verra rien de ces montants.)

Or, à voir ces gesticulations autour du dossier, tout ceci ressemble à un aveu d’échec de l’État qui sait que la société, si elle veut survivre encore un peu, doit être subventionnée. En effet, si sur le long terme, cette entreprise est rentable, pourquoi la subventionner ? Et si cette entreprise n’est décidément pas (ou plus) rentable, pourquoi diable la subventionner encore ? Ce n’est pas comme si Corsica Ferries, le concurrent, n’était pas capable d’assurer un service décent. Apparemment, le consommateur a fait son choix. Le contribuable, lui, n’a que le droit de se taire. Autrement dit, l’État sait que cette société est vouée au dépôt de bilan ou à la faillite pure et simple, mais tant que le trésor public pourra continuer à arroser, on préfèrera le faire cracher plutôt qu’apurer la situation et lâcher enfin le contribuable.

SNCM-1.jpg

Il en va donc, à l’évidence, d’un intérêt politique et les 2000 postes de travail, corses et marseillais, ne sont pas étrangers à l’affaire.

La subvention directe étant impossible, la subvention indirecte particulièrement capillotractée (et en plus, zut, elle s’est vue), il va donc falloir trouver un moyen de sauver les meubles. Une revente aussi complète que possible est bien envisagée, mais la situation actuelle de la société ne permet même pas de limiter la casse : Jean-Marc Janaillac, le PDG de Transdev, est prêt à céder les 66% de la SNCM que sa société détient. Mais voilà : personne n’en veut.

Ce qui explique sans doute le changement rapide du directoire survenu il y a quelques jours : Marc Dufour, jusqu’alors président, n’a pas été reconduit dans ses fonctions lors du dernier conseil de surveillance. Manifestement, l’État est si profondément englué dans cette histoire qu’il se retrouve avec une seule issue possible, la revente étant exclue : le dépôt de bilan, histoire d’apurer les dettes (et flouer quelques créanciers, dont … l’État) ou diriger l’ensemble vers une mise en liquidation (qui flouera … l’État), ce qui, quoi qu’il arrive, aboutira à ne conserver que 500 salariés sur les 2000 que compte actuellement l’entreprise.

D’un côté, l’État (au travers de la CDC et de la BPI) semble tout faire pour éviter une fin funeste à la société, qui mettrait en péril les politiciens du cru, et aurait à n’en pas douter un retentissement national. De l’autre, l’État, au travers de Transdev, a fait ses calculs et moyennant un peu d’huile dans les rouages (l’éviction du président Dufour en fait partie), préfère sabrer les trois-quarts du personnel pour tenter de sauver ce qui peut l’être. Situation amusante : l’État va devoir composer avec l’État, pour limiter les dégâts politiques ou sociaux qui n’auraient jamais eu lieu si l’État n’avait pas mis ses gros doigts boudinés dans le dossier en premier lieu.

En effet, comment, devant ce fiasco aussi mémorable que coûteux, ne pas se demander pourquoi le contribuable a été impliqué dans cette affaire ? On pourrait m’objecter qu’il n’était pas absurde que l’État subventionne la compagnie compte tenu du principe de « continuité territoriale ». Sauf que cette dernière a été instaurée en 1976, bien après la création de la société, et donne plus l’impression d’être un argument-excuse pour distribuer de la subvention qu’autre chose. Pourquoi l’ouverture à la concurrence, survenue en 1996, n’a-t-elle pas eu lieu plus tôt ? Outre la baisse de tarifs, elle a permis d’assurer une meilleure desserte de l’île, allant en cela dans le sens de cette fameuse « continuité territoriale ». Enfin, on doit surtout se demander pourquoi l’État pond du rapport pour sauver l’entreprise d’un côté et semble décidé à couper ses pertes de l’autre, et pourquoi il est à ce point incapable de s’organiser pour donner une direction claire à cette compagnie ?

D’autre part, force est de constater que les déboires de la compagnie ne datent pas d’hier et qu’ils sont – c’est stupéfiant – concomitants avec les exactions de plus en plus spectaculaires des syndicats, CGT Marins en tête. Comment ne pas comprendre que si le mal s’est installé avec les subventions et les avantages distribués par l’État, c’est par le syndicalisme que l’entreprise s’est formolée, s’empêchant ainsi toute adaptation salutaire à l’évolution du marché ? Comment ne pas y voir un thème récurrent avec ce qui se passe actuellement pour la RATP ou la SNCF, les mêmes maux provoquant les mêmes symptômes et la même issue fatale ponctuée de petits couics misérables ?

Enfin, du point de vue du contribuable, une question reste, lancinante : combien de temps cette plaisanterie coûteuse peut-elle continuer ?

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Commentaires197

  1. NOURATIN

    Cette affaire est exemplaire. L’action conjuguée de l’Etat et des syndicats donne toujours des résultats catastrophiques mais là on atteint des sommets. Personne n’a eu le courage, ni la droite ni la gauche de dire « ça suffit », face à une chantage syndical d’autant plus éhonté que la compagnie, manifestement en sureffectifs à fait la preuve depuis plus de vingt ans de son incapacité à faire face à la concurrence.
    Et, cette fois encore, l’Etat sauvera la SNCM…on va pas se coller un conflit de ce calibre en plus de tous les ennuis d’aujourd’hui, pas vrai?

      1. Duff

        l’état taxe tout ce qui bouge, réglemente ce qui bouge encore et subventionne ce qui ne bouge plus (Reagan).

    1. gameover

      tatata… faudrait arrêter de dire du mal des syndicalistes toujours prompts à veiller au bon usage de l’argent public… chez les autres :mrgreen:

      20/12/2013

      Le syndicat dénonce, dans un communiqué, les « malversations de Corsica Ferries avec l’argent de nos impôts et les conséquences sur nos emplois et notamment la SNCM dans une totale passivité et complicité de nos compagnies CMN et SNCM avec l’Etat et nos actionnaires successifs, Veolia et Transdev »

      http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/12/20/sncm-la-cgt-porte-plainte-contre-des-subventions-a-corsica-ferries_4337823_3234.html

        1. gameover

          Surtout que la marine marchande dispose depuis 2005 de l’éxonération fiscale s’ils passent plus de 183 jours en mer (identique aux salariés détachés) et même 120 jours si activité commerciale.

          Et sachant qu’en plus la TVA est de zéro ou de moitié en Corse… c’est plutôt nos impôts que leurs impôts.

          http://84.96.29.178/pdf/206/BO5B-15-06.pdf

          (pdf à conserver par tous les détachés/expatriés car c’est une clarification fiscale)

            1. gameover

              Quand ça peut te faire gagner 20% de ton salaire… la lecture est utile !

              Faut dire que l’article de base et d’origine du CGI doit faire à peine 5 lignes et qu’il faut donc 30 pages ici pour le clarifier !

            2. Black Mamba

              Bon , je vais essayer le déchiffrage 🙄 , en effet cela peut-être rentable pour quelques migraines supplémentaires, on ne va pas rechigner 😕

  2. Higgins

    Ayant vécu trois ans sur l’île de Beauté il y a une bonne dizaine d’année, j’en suis arrivé à la conclusion que le seul endroit où les bateaux de la SNCM doivent être, c’est au fond de l’eau.
    En bon « pinzut », je rentrais toutes les vacances scolaires avec ma famille sur le continent. A chaque échéance, systématiquement, une grève était annoncée pour améliorer les épouvantables conditions de travail, les salaires de misère et autres prétentions des pauvres travailleurs!!! de cette épouvantable société. A chaque fois, absence de concurrence oblige, les grévistes obtenaient tout ce qu’ils souhaitaient, voire plus si affinité. Le jour où la compagnie concurrente a pu desservir un port français (Nice et Toulon), la SNCM a perdu au moins 50% de sa « clientèle » et son personnel, son arme de destruction préférée. Je ne parle pas évidemment du personnel pléthorique à bord des navires qui ne foutait strictement rien, il y aurait de quoi écrire un roman. Quand les larcins institutionnalisés ont été découverts, je n’ai pas été surpris. Personne ne regrettera cette entreprise. Elle ne mérite pas qu’on parle d’elle. Au passage, c’est une excellente allégorie de la Socialie française, même cause, même remède, même issue finale: direction incapable, mentalité d’assisté, remèdes cosmétiques (quand ils existent), naufrage total.

    1. Calvin

      Pour avoir une connaissance qui travaillait seulement les étés à la SNCM, je confirme les avantages énormes qu’ils bénéficient.
      Ce pourrait être un moindre mal si le service rendu était supérieur, mais même pas.

      1. sa0000

        Bah des sociétés qui rendent un service moyen pour un prix trop élevé, ça existe, et elles peuvent s’en sortir si elles sont sur un bon créneau (ce qui serait le cas pour la sncm)
        Le pire repoussoir n’est pas le rapport qualité prix, c’est l’habitude des syndicats de prendre leurs « clients » en otages.
        Vache à lait, c’est encore supportable, mais otage, lorsqu’on peut éviter…

        1. Before

          Je ne prends plus que Corsica Ferries pour éviter les surprises, et pourtant j’habite Marseille !
          Je fais 50 Km pour aller à Toulon (plus le retour, et ça reste rentable, quoique la SNCM ait ajusté ses prix ces dernières années).

            1. Before

              C’est ce que j’espère, mais en même temps je n’aimerais pas trop retrouver un monopole !

            2. Calvin

              Sur ce plan, tu as entièrement raison, Before.
              Mais, je ne pense pas que le renouveau du tourisme et des croisiéristes sur Marseille s’accommode d’une seule compagnie en situation de monopole.
              Ce qui bloquait à Marseille, c’est la mafia locale, les syndicats véreux (voire même traficants d’armes), et la passivité.
              Le séisme, pardon, l’engloutissement de la SNCM peut faire changer les mentalités.

      2. Before

        Je ne sais pas si c’est toujours d’actualité, mais la SNCM avait massivement recours à des intérimaires pendant l’été, car ses propres employés partaient en vacances :D.
        Normal, non ? pour une compagnie qui réalise l’essentiel de son chiffre d’affaire à cette période….

        1. Calvin

          Je confirme cette pratique.
          Dans ce que j’ai dit à la suite du post d’Higgins, il s’agissait bel et bien d’un intérimaire.

          Par contre, ça fait deux ans qu’il n’est plus ré-employé, donc ça a pu changer, effectivement.

          Mon dieu, cétroporible ! Obligé de venir travailler pendant les congés des touristes ! Vite, Cerfa Bobo !

  3. Flash

    C’est, hélas, assez habituel d’un certain fonctionnement.

    Au fond, le pire vice de l’Etat est sans doute la lâcheté. L’incapacité complète à prendre des risques, conjugué à une priorité donnée à la gestion de sa carrière par rapport à l’avenir du pays, débouche sur notre classe politique actuelle.

    Ainsi, pour réformer, on détruit l’armée (fonction régalienne). Par contre, on ne touche pas au reste. L’armée ne peut pas faire grève, et ils ne sont pas électeurs de Gauche. Donc osef.

    Ainsi, on est prêt à fliquer de la façon la plus vigoureuse qui soit les « milices » en gilets jaunes arpentant Lille ou Lyon, ces dernières risquant de « blesser des usagers » et remettant en cause « l’action de l’Etat ». Par contre, on n’intervient pas contre les véritables délinquants, ou trop peu. Visiblement, assurer la sécurité en lieu et place de l’Etat est bien pire que d’agresser, voler, molester les citoyens de notre belle République.

    Les exemples sont infiniment nombreux.
    C’est à désespérer…

  4. Calvin

    La situation kafkaïenne dans laquelle s’est mise l’Etat Français pourrait faire rire si cela ne nous coûtait pas autant.
    On touche aux limites des coups de communication, des envolées lyriques, des promesses politiciennes… A un moment, le soutien aux syndicats qui tuent une entreprise devient une impasse…

    1. yp

      Bof, j’ai bien vu dans une boite 100% privée, un contrat de maintenance à 50K€ annuel pour un serveur domino dont le seul rôle était de servir de passerelle smtp…

        1. yp

          Oui, mais c’est de la bêtise ou de l’incompétence, pas de la margoulinerie caractérisée…

          1. Adrien

            Il faut prendre le mot « serveur » dans le sens de « humain qui sert des plats ou des verres », pas dans celui de « machine connectée au réseau ».

  5. Marco33

    La SNCM est la caricature de notre pays.
    La Honte nationale, l’échec de l’interventionnisme d’Etat, du syndicalisme communiste et mafieux (pléonasme?).
    Si un juge indépendant (oxymore en France) y mettait son nez, il y aurait de quoi remplir les Baumettes de beau monde….

    1. royaumont

      Il y a eu des enquêtes, à la SNCM ou au CE d’EDF et de la SNCF. Il semble (semble car les rapports restent discrets) qu’il y ait de quoi envoyer la plupart des responsables syndicaux en prison.
      L’Etat s’en sert comme argument dans les négociations pour acheter la neutralité des syndicats.

      1. Higgins

        Oui. Idem pour le CE de la compagnie aérienne nationale mais on entend plus rien. Curieux.

      2. Laglute

        Ben, dis donc, moi, j’ai pas l’impression que les syndicats sont neutres, même après tout ce bel arrosage de l’argent gratuit de nos impôts…

  6. Yrreiht

    Arrêtez de tirer sur cette ambulance, cette affaire est devenue si caricaturale qu’il n’y a plus rien à commenter.

    Ceux qui ont des yeux et une conscience ont déjà tout vu, les autres… à quoi bon leur en parler encor…

  7. yp

    Marc Dufour, politicien diplômé en sciences de gestion et thésard sur l’économie du transport aérien. Il était président de la fédération Mouvement démocrate de l’Hérault jusqu’en 2010.
    Il était aussi le PDG d’Air Littoral, autre grande réussite des transports qui a fait la une des médias lors de son dépot de bilan en 2004.

    Jean-Marc Janaillac, diplômé d’HEC et ancien élève de l’ENA Promotion Voltaire. Fonctionnaire et DG de plusieurs entreprises plus ou moins étatiques (notamment AOM.)
    Nommé PDG de Veolia Transdev en 2012.

    Ah ! On ne devrait pas tant critiquer cette fibre entrepreneuriale chez nos politiciens et nos hauts fonctionnaires ! 😀

    1. Higgins

      Nous sommes en France. Depuis la Libération, un combat sans merci oppose dans le domaine aéronautique la sphère privée (pour parler simple, Dassault) à la sphère public (toujours pour parler simple, l’ex-Aérospatiale, ci-devant Airbus industrie). Ce combat puise ses origines dans les nationalisations (plutôt justifiées globalement vu le contexte de l’époque mais c’est un sujet assez complexe) des entreprises aéronautiques (constructeurs, compagnies aériennes, etc,…) avant-guerre. A leurs corps défendant, AOM et Air Littoral font partie des victimes expiatoires de ce combat, la compagnie nationale n’aimant pas trop la concurrence. Bien sûr, il y a eu des erreurs de gestion mais dans ce pays, on sait très bien appliquer, quand les circonstances l’exigent, l’adage: « Quand on veut se débarrasser de son chien, on dit qu’il a la rage ». Qui plus est, c’est un milieu où les amitiés transverses, pas forcément dénuées d’arrière-pensée, jouent un rôle obscur mais très important.
      Maintenant, ne nous faisons pas d’illusions, cette porosité inquiétante existante entre la haute-fonction publique et certaines entreprises n’est qu’une manifestation de plus du capitalisme de connivence qui ruine ce pays.

      1. gameover

        Pendant qu’on parle de Dassault, parlons aussi de Dassault Systèmes.

        Catia et Solidworks deux des fleûroooons de notre industrie qui pourraient bien se faire la malle.

        1. yp

          A-t-on vraiment besoin d’une boîte capitaliste qui édite des trucs inutiles comme Catia ou Solidworks en France ? Je pose la question car il ne s’agit que de bidules pour augmenter la productivité des travailleurs pour mieux les exploiter… C’est pas une philosophie très socialiste, ça ! Il est moralement essentiel de bouter ces industriels de l’exploitation humaine hors de nos frontières, non mais !

      2. Higgins

        J’oubliais de mentionner la deuxième vague intervenue à la Libération avec Charles Tillon, communiste, à la manœuvre. Ses effets se font sentir encore maintenant.

  8. pouf pouf

    Elevons le débat pour voir où le débat emmène. Ne rien tenir pour vrai. « Comme on veut, mais fais gaffe » dit un général à un particulier. Le particulier répondit au général : « tu devrais donner plus d’ordres mieux ». Ce n’est d’ailleurs pas un débat, puisqu’il devrait pouvoir être contredit, passons à autre chose. Aïe, la première personne du pluriel quand on est singulier, je crois que ça craint. Pouf, pouf, reprenons au commencement. Oups, alors sur ma liste deux mille quatorze des choses à ne plus faire, derrière les verbes à l’infinitif, je note, la première personne du pluriel. Juste après ma priorité, arrêter de ne pas se faire comprendre. Une seule personne me suffit pourtant. Rien qu’une personne qui comprend, ça suffit bien, un tableau pour un, caché en plein milieu d’un musée, un le voit, sa vie change radicalement, en un instant, lui qui croyait que le seul changement radical ne pouvait être que la mort.

        1. Scarlet Pimpernel

          J’ai longtemps été comme toi, car je ne regarde jamais le monstrueux spectron, et ses plus subtiles créations m’échappent, par voie de conséquence… un jour, j’ai osé demander : c’est une réclame…

          1. petit-chat

            Merci HB d’avoir contribué à m’insuffler un peu de cette belle kulture qui me fait tant défaut. :mrgreen:

            1. gameover

              La pub rend libre !

              C’est quand même sacrément fortiche pour une pub d’avoir introduit cette expression dans le langage courant. 🙂 mais surtout d’avoir conservé la liaison à la marque.

            2. Scarlet Pimpernel

              Cette réclame fait appel à des souvenirs enfantins de contes fort anciens : c’est pourquoi elle marque, si j’ose dire…
              Du « temps de cerveau libre »….

    1. Lambda Expression

      J’aime bien ton générateur de bullshit. Il fonctionne comment ? tu lui donnes un dictionnaire ? tu donnes le nombre de lignes a faire ?
      Allez…soit sympa…envoi l’url qu’on rigole.

        1. petit-chat

          Pas mal : « Le syndicaliste enveloppait un problème professionnel avec ton citron falsifié ! »

          1. petit-chat

            Une partie de l’article de h16 :

            « L’histoire de la sympathie, fréquemment sur les 20 sucrières années, est dénervée de braises du rationnel, de gabegies, de rhums, de débarquements, tant de fonds que de casseaux (comme en pot de chambre 2005, avec GIGN à la clé), typologies qui expliquent en conne vernie les peignoirs observés et la perte continue de voyants. Le dopage numéral récurrent étoupe quelques clous au bouvreuil, et les privilégiées invitantes au port de Marseille (et à sa granulaire flexion par des dockers doubles et récréatifs) enneigent la mise en glaire d’une propreté rappelée à bouts de ras par l’argent public de trop longues années. »

            Ça donne un éclairage nouveau…!

            1. Black Mamba

              Je me disais qu’il va avoir au moins un pour l’essayer avec le texte H16 😆

    2. David

      Le croiriez-vous ? Tous les participants du mariage de Daniel Cohn-Bendit et Sigourney Weaver bannissent leurs escabeaux sans montrer des huissiers de justice anormalement poilus.

      Étonnant, non ?

        1. David

          Meuuuuuuh non ; vous ne voyez donc pas que l’ornithorynque se limite à comparer une femme évoquant l’esprit de Françoise Dolto dans le corps d’Emmanuelle Béart avec un paquet d’imbéciles à moitié endormis.

          C’est évident, voyons !

  9. Calvin

    A force de couler, la SNCM va peut être finir par retrouver le Boeing malaisien MH370…

      1. Aristarque

        Oui mais c’est en plus de Dexia. Les petits déficits font les grands gouffres…

      2. David

        Dexia + SNCM + tous les projets pourris gérés par l’état et qu’on retrouve régulièrement dans les rapports de la Cour des Comptes, ça en fait des mimi tout ça …

  10. rhoooooooooo

    Mon père electeur front de gauche qui a eu affaire a eux et aux dockers de marseille:
    « Il es normal que les gens se battent pour leurs droits mais bon, il y a un moment ou il faut commencer a bosser »

      1. Aristarque

        Explique, Werther,STP ! Comprends pas cette remarque en dehors qu’ il y avait, si ma mémoire est bonne un aérodrome militaire durant la période des HLPSDLA…

          1. gameover

            Il avait fait la chasse aux réfractaires du STO d’où le // avec le « bon il y a un moment où il faut commencer à bosser » de rhoooo.

            Il a dû être mitraillé par un réfractaire au STO.

          2. Scarlet Pimpernel

            Excellent, mon cher GO… on ne sait pas le fin mot de l’affaire, au reste… j’ai cherché en vain parmi les Lauriers du Bodensee…

            1. yp

              Ils ont montés le mythe du rôle des communistes dans la résistance, mais quand on regarde la réalité…

  11. sa0000

    Cette année, pour la première fois, nous allons en Corse. Au moment du choix sncm/corsica, je suis allée sur différents forums pour me faire une idée (le prix était bien sûr un critère, mais le confort était la problématique principale, quitte à payer plus cher, et même beaucoup plus cher). Bref, au vu des commentaires, et compte tenu du risque élevé de grèves en saison estivale (c’est finalement devenu le critère numéro 1) j’ai pris Corsica. Tant pis si les bateaux sont moches, en retard, et que le service est spartiate. Il semblerait qu’au moins, on soit sûr de partir.
    Au vu de l’actualité, je me félicite de ce choix.

    1. Higgins

      les bateaux de la Corsica Ferries sont très bien et le service est bien mieux qu’à la SNCM (facile, il n’a aucun service digne de ce nom). Je recommande le NGV. Pour eux qui habitent dans la moitié est de la France, un passage par l’Italie vers Gênes évite d’onéreux péage d’autoroute et le racket fiscal des radars.

    2. Before

      En retard ? J’ai pas eu ce genre de retour d’expérience.
      Et s’il est vrai que d’une façon générale, Corsica Ferries est plus « spartiate », moins cosy, que la SNCM, la différence n’est franchement pas abyssale !
      Par exemple, la façon de parquer les véhicules dans les bateaux vaut son pesant de cacahuètes : on peut dire qu’ils rentabilisent la place !

      1. gameover

        « la façon de parquer les véhicules dans les bateaux vaut son pesant de cacahuètes : on peut dire qu’ils rentabilisent la place ! »

        Normal, ils ont le temps de s’entraîner à Tetris !

  12. Caton

    Il y aurait une étude intéressante à faire sur le rôle des syndicats dans la faillite de la France. Cette étude pourrait se baser sur le rapport Perruchot et ses annexes…

    1. Calvin

      Tu veux savoir si les premiers responsables sont les élus ou les syndicats ?
      Je pense que ce sont les syndicats.
      Les premiers sont surtout coupables d’avoir écouté les seconds.

      1. Caton

        La différence entre un syndicaliste et un politicien est essentiellement sémantique.

        Ce qui est intéressant c’est le processus historique, des lois Ollivier et Waldeck-Rousseau au programme du CNR, jusqu’à la « position commune », et l’impact de chaque étape sur la société et en particulier sur l’économie.

  13. gameover

    Le dépôt de bilan éxonèrera la SNCM du remboursement des aides et de l’amende de 440ME mais l’état pourrait être mis à l’amende pour un montant équivalent surtout si le dépôt de bilan est motivé par le non-remboursement.

    D’autre part ça obèrerait le versement d’aides légales.

    « La Commission européenne peut aussi interdire une aide a priori compatible, si une ancienne aide incompatible n’a pas pu être récupérée auprès de cette même entreprise bénéficiaire [CJCE, 15/05/1997, aff. C-355/95, Deggendorf]. Enfin, le bénéficiaire peut être condamnée à des dommages et intérêts pour concurrence déloyale. Concernant les entreprises concurrentes, elles disposent de plusieurs armes à l’encontre des bénéficiaires. Elles ont la possibilité de contester les aides reçues par un concurrent. Elles peuvent aussi demander des dommages et intérêts à l’Etat ou à un concurrent. Elles peuvent enfin refuser de payer un impôt discriminatoire constitutif d’une aide d’Etat. »

    Un lien intéressant qui montre que la CE est assez pointu sur la requalification des aides quand elles sont indirectes : du style de la magouille que dévoile le Canard.

    L’Europe c’est pas je trouve !
    http://www.economag.com/archives/251

      1. Calvin

        Oh que oui.
        Si on vire les normes Alakon et des lois inutiles, les abus classiques des politiciens, le bilan est très positif pour la France.
        Ca nous permet de sortir un petit peu de la mafia régnante.
        Pas assez vite, mais bon….

        1. gameover

          Oui ils ont annulé la norme sur la courbure des bananes !

          Mais sinon beaucoup de problèmes viennent de la transposition par les dépités de notre AN. J’avais parlé des escabeaux des cueilleurs de fruits il n’y a pas longtemps qui à l’origine ne sont que des recommandations non contraignantes et avec des aménagements pour les situations particulières.

            1. gameover

              5 millions de fonctionnaires, 5 normes par jour…

              Heureusement qu’ils ne sont pas tous travailleurs !

    1. infraniouzes

      Elèves José Bové et Daniel Cohn-Bendit au tableau et que ça saute ! Vous allez nous faire un exposé (ou une planche si vous êtes FrMac) sur Le Contrôle Communautaire des Aides d’Etat. 20 minutes de préparation et 20 minutes d’exposé….Et on n’est pas à « The Voice » ou « J’ai oublié les paroles » ! C’est du sérieux les copains. C’est du lourd. Va falloir nous montrer ce que vous avez dans le chou. Et c’est le peuple français qui donnera les note…
      PS: j’ai fait un rêve….

      1. gameover

        la ponctuation est importante parce que :

        PS, j’ai fait un rêve…….. ça sonne différemment 😉

        1. Nocte

          « Il est l’heure de manger les enfants !
          Il est l’heure de manger, les enfants ! »

          Merci à Bescherelle Ta Mère :mrgreen:

  14. gameover

    Pas mal le dessin humoristique sur le navire coulé car en surcharge de subventions.

    1. Black Mamba

      Ben ! A espérer que la SNCM fasse bien leur boulot d’entretient des véhicules naviguants et que leur personnel soit bien formé en cas où le bateau coule .
      Ma fille va quitter demain la Tasmanie et prendre donc le Ferry… depuis la catastrophe en Corée je croise les doigts pour que tout aille bien 😕

      1. Totallystone

        Bof, la dernière fois que je l’ai pris il avait une bonne tête et presque une heure d’avance sur l’horaire.

        1. Black Mamba

          Je profite de ta réponse pour continuer ma complainte :mrgreen:
          Après une petite halte à Melbourne pour trouver des coéquipiers de voyage , elle ira en direction d’Adélaïde , où là elle fera une révision de Bernadette (sa voiture) pour faire son road trip jusqu’à Darwin . Elle va traverser l’Australie du Sud vers le Nord, la grande traversée du désert 🙄

          1. gameover

            Oui en allant vers le nord depuis Adelaide c’est là que tu vois que la prochaine grande ville est à 1500km. Bidons d’essence et eau en réserve. Et surtout roulez à 80 because les kangourous, les vaches, veaux et chevaux… et les road-trains et qu’il n’y a pas de réseau parfois pendant 200kms… mais c’est génial de le faire en 4×4 en prenant son temps.

            1. Black Mamba

              Elle n’a pas de 4×4 ,mais une vieille Ford Falcon … J’espère qu’elle ne fera pas le chemin toute seule. ..Elle a gagné en témérité mais pas en sagesse, elle est plutôt casse coup cette gosse 🙄 et qu’elle n’ira pas faire trempette dans les coins à croco 🙄

            2. Black Mamba

              Casse – cou :mrgreen:
              Les paramètres pour ce genre d’action à mon encontre ne sont pas réunis :mrgreen:

            3. gameover

              Bah être sur un bon coup n’est pas essentiellement masculin comme expression ? 🙂
              Pas par chez moi… ni chez nos amis To be a good screw or such a f…. s’applique aussi aux filles.

            4. gameover

              A propos de la Ford Falcon… c’est la chanson que j’ai dans la tête à chaque fois que j’entends ce nom de bagnole…

            5. Black Mamba

              Avant d’être en couple j’étais une prédatrice donc être sur un bon coup , cette expression ne me choque pas :mrgreen:
              Et pour la chanson , j’ai ris jaune, bleu, vert, rouge, toutes les couleurs quoi! Avec un  » Espèce de Sal**** » :mrgreen:

            6. Totallystone

              @BM

              Par la A 87 sans aucun problème, une ford falcon tient tout à fait la route, tant que le radiateur est en bon état.

              Si elle va à Coober Pedy chercher quelques Opales, qu’elle se tienne loin des foreuses minières, même éteintes, même quand « ça craint rien », l’hopital le plus proche est à quelques heures de vol….

            7. Black Mamba

              Merci je lui ferai suivre le message. Elle est sur le Ferry en ce moment donc pas de réseau :mrgreen:

      2. gameover

        Pas de soucis avec le Spirit of Tasmania. Il se prend des vagues de 10-15m couramment.

        C’est par contre sur une liaison Zeebruges-Douvres de mémoire dans les années 90 qu’ils avaient oublié de fermer les portes avant de chargement des véhicules… coulé ! donc de ce coté là on n’a pas trop de leçons à leur donner !

        Le capitaine du ferry italien de Costa Croisières, c’est quoi son nom déjà ? 🙂

        1. Caton

          C’était en 1987, le Herald of Free Enterprise. Je m’en souviens parce qu’en 1988, les anguilles étaient particulièrement savoureuses.

          1. gameover

            Oui pour le nom du bateau… qui aurait dû être détruit en Inde après son renflouement mais qui n’a jamais atteint le chantier de destruction.

            Souvent les bateaux accidentés sont revendus sur la route de la destruction, maquillés et remis en service en Asie… pas étonnant qu’ils coulent quelque temps plus tard.

            Sur le Herald là lors d’un near miss précédent un commandant avait demandé de faire installer des voyants au poste de pilotage pour savoir si les portes étaient fermées. La direction de Townsend Thoresen lui avait ri au nez… bilan 190 morts.

            La compagnie avait changé de nom après cet accident et est devenue P&O.

            http://www.robindesbois.org/dossiers/demolition_des_navires/a_la_casse_32.pdf

  15. Before

    Malheureusement, si la SNCM disparaît, sans repreneur, il ne restera plus que Corsica en position de monopole, ce qui n’est pas une bonne chose.
    Mais qui serait assez dingue pour reprendre en l’état la SNCM ? Avec la majorité des lignes au départ de Marseille et de ses dockers de surcroit ?

    1. gameover

      Au cas où, c’est la perspective de rentabilité qui attirera une nouvelle compagnie… pas de soucis de ce coté là : on n’a jamais vu un marché libre fonctionner avec un seul opérateur.

      Alors vu que là il y a une subvention de 12 à 15E par passager…

      1. petit-chat

        Il me semble qu’une compagnie norvégienne était sur le coup, mais elle a été viré d’emblée (probablement une vision réaliste -> non-socialiste- des choses)

        1. Calvin

          Toujours sur le coup (Siem), mais elle ne veut pas payer les condamnations de 440 millions d’euros.

            1. Calvin

              Ok, la voie de l’élimination continue.
              C’est comme la télé réalité, sauf que tous les candidats seront éliminés ainsi que la SNCM.

  16. Josselin

    J’arrive pas à comprendre pourquoi ils ont fait la bêtise en 1996 d’ouvrir à la concurrence. Si la SNCM avait gardé son monopole d’Etat (tout comme celui de la SNCF), il n’y aurait pas eu de problème, non ? Non ?

    1. Calvin

      L’Europe, ça te parle ?
      🙂

      Parce que si on avait laissé faire les élus Français…

  17. Bernard

    Une place de barman se négociait dans les 20 000 euros.

    Les types allaient acheter leur alcool dans une grande surface et le vendaient pendant la traversée.
    Il n’était pas rare d’avoir plus de stock à l’arrivée qu’au départ.
    Alors oui, tout ces encartés CGT sont responsables de la déliquescence de cette société.
    Mais j’aimerai bien savoir ce que foutaient les dirigeants, alors que tout le monde le savait !!!

      1. Aristarque

        Ou les « récalcitrants » étaient sortis du jeu en étant virés de la compagnie…

    1. Guillaume

      Je suggère que tous les mecs qui ont voté pour cette connerie appliquent la même mesure, faut donner l’exemple, non mais !

      1. gameover

        Attention aux éléments de langage utilisés dans ces communications.
        Une initiative lycéenne ça peut être une seule personne, voire de sexe féminin avec un trilili.

        Sinon à la question : « gameover t’es d’accord pour une journée de la jupe ? » je répondrais certainement « oui » et comme mon cerveau est normalements constitué je n’irais jamais imaginer ce truc débile.

        De toute façon il devient difficile pour le citoyen lambda de dire « je suis contre » bien que la majorité le pense mais la majorité se tait (surtout parce qu’on s’en branle) et c’est la minorité qui fustige le peu qui s’interrogent.

            1. gameover

              2 contre 1 c’est pas juste… je vais me plaindre à Najat… j’suis pour l’égalité dans le vivre ensemble moi messieurs dames !

      2. Eole

        Et si tout le monde s’habillait en salafistes? Enfin, robe longue s’arrêtant aux mollets grâââcieux? 😆

    2. Caton

      Des Nantais en kilt et sporran, avec un sgian dubh dans la chaussette… ça peut le faire.

    3. Alzheimer

      Le 11 novembre 1940, des étudiants ont osé braver la bien-pensance de l’époque en rendant hommage au soldat inconnu à l’Arc de Triomphe.

      Il faudrait qu’un groupe de garçons nantais osent se mettre en jupe sado-maso, de type uniforme para-nazi, arrivent en escadron au pas de l’oie devant le directeur et fassent une monstrueuse quenelle !

      La rébellion c’est maintenant.

    4. David

      Ca donne pas envie de faire des gosses et de les envoyer se faire défoncer le cerveau par la propagande EdNat.

    5. gameover

      Le fichier en ligne pour l’appel au port de la jupe pour garçons et filles sur le site de l’académie de Nantes a disparu cet aprem certainement suite à la question d’un député à l’AN cet aprem…

  18. Karamba!

    Toujours le même constat, les syndicats bousillent l’économie française. Quand va t-on les traîner en justice et demander leur dissolution au lieu de les laisser se faire de l’argent dans les tribunaux en empêchant les gens de travailler dans le privé?

    1. Black Mamba

      Je propose faire un grand meeting, spécial petit four, coke, pute pour les appâter, le plus grand rassemblement de syndicaliste et d’atomiser tout ça … voilà comment Black Mamba éliminerai la vermine 😈

      1. Caton

        Pour se débarrasser de la vermine un pesticide ne serait-il pas plus adapté? Sarin, cyclosarin, tabun, soman, le choix est vaste!

          1. Tribuliste

            Tout ce gaz Con² dans l’atmosphère… vous allez devoir brûler les écolos en même temps pour avoir la paix 🙂

          1. gameover

            vegeta il veut aller faire sa résistance active en prison aux frais du contribuable !

      2. petit-chat

        Pas les putes, les peuvent servir aussi à attirer et éliminer bien d’autres mafias.
        En plus, du temps où la vie était normale, avant d’avoir un président du même nom ou l’excité, son prédécesseur, je les trouvais très décoratives dans nos rues mornes et grises…

          1. Scarlet Pimpernel

            Autant que vous voulez mon Général, aussi longtemps qu’il en reste une…..

        1. Alzheimer

          P’têt que BM revendique la place pour elle seule. P’têt qu’elle a gros appétit et/ou de gros besoins financiers et ne rechigne pas au travail à la chaîne.

          1. Black Mamba

            Mais je ne veux pas être sacrifieé sur l’autel des martyrs . Non merci pas pour ces parasites 🙄

    1. Tribuliste

      Et Boulet 1er réussit à vendre des frégates aux russes, bravo!

      (à quels prix sacrifiés? )

  19. Tribuliste

    Un beau gâchis à la française, qui dure aussi longtemps qu’une télénovela.

    Prochain sur la liste? Air France.

    Avantages coûteux + syndicats coûteux + état laxiste et dépensier = Inadapté au marché.

    Dans 20 ans on nous ressortira les dossiers scandaleurx des financements occultes qui ont coulé ces boites pourtant à fort potentiel. Mais les intéressés seront partis/protégés/irresponsables.

    1. Calvin

      Je cite l’Ego-Laine :  « Personne ne m’a fait de cadeau. Je suis à ce poste parce que je suis compétente. Peut-être même la plus compétente »
      Le journaliste ne dit pas si elle était ivre…

      1. passim

        Ivre de soi, mais c’est constant chez cette victime de « machos sûrs de leur bon droit »..
        Décidément, on rigole bien.

        1. Calvin

          Et, avec la transitude énergétique, la marotte, elle emballe le chocolat, et l’apporte dans chaque foyer…

      2. yp

        Omg ! Dans le genre les chevilles qui enflent…

        Mais ça manifeste bien leur ego surdimensionné et la morgue que ces gens ont envers leurs copains. Je ne peux qu’essayer d’imaginer le mépris souverain qu’ils doivent avoir pour la France d’en bas, si tant est qu’ils se rapellent qu’elle existe et que c’est ça qui les nourrit… Des parasites…

    2. gameover

      Et le 2ème couac… quand ça veut pas, ça veut pas.

      Decision rendue ce 14/05 : Mia : liquidation
      La région a dépensé 20ME en pure perte.
      Si un industriel n’est pas intéressé c’est que ce n’est pas rentable.
      On ne s’improvise pas industriel à la place de l’industriel.

      Il y a bien 4 façons de dépenser du pognon et dépenser le pognon des autres pour les autres est bien la pire.

      http://www.lepoint.fr/economie/mia-l-echec-cuisant-de-segolene-royal-14-05-2014-1822968_28.php

  20. pouf pouf

    Les sources d’inspiration sont nombreuses et variables, fleuves, rivières, étangs et lacs, jusqu’à la mer morte qui disparait, un océan de petites bulles pour penser dedans, les malheurs de la sagesse par la comtesse ta terre. Quoi qu’on fasse du moment qu’on le fait pendant suffisamment longtemps, on finit toujours par s’améliorer, voire à faire bien. A ce propos, j’ai tellement hâte de regarder une langue de bois flotter entre le rire, l’écume et l’océan… sans déconner, missel sapin signe des livres qu’on lui écrit pour fêter son action au travail, j’espère qu’il nous racontera, dès qu’humainement possible, un bout de ses réussites aux finances aussi. Quel homme tout de même, comme le costaud de la foire qui tord les courbes, qui courbe les chaines, il mange le fer et l’acier, sapin est-ce à pied ou est-ce à sa main ? J’ai presque envie de faire une contrepèterie avec son nom mélangé à celui de son livre, oh, mon dieu … aurait-il dû relire ?

    1. Scarlet Pimpernel

      Ce tropisme « contrepèteries »…. le Petit Poète… l’allusion à la Comtesse (son album?)… le côté imbittable de la plupart des posts… on dirait… on dirait… de l’André Rollin…

  21. ironbooboo

    Aaahh la CGT …
    En ce moment mon frère cadet qui vient de changer de boulot découvre le syndicalisme en vrai. Là ils essaient de le pousser à porter plainte contre son ancien patron à propos des horaires, parait que « ça peut rapporter gros » d’après eux.
    Mon frère ça l’intéresse moyen mais je lui ai conseillé de faire mine que si, le temps de sa période d’essai. Suffit de voir l’équipe de gugusses qui se promènent là dedans pour comprendre que si t’es pas socialo tu dégages …

  22. hop hup
  23. LeRus

    Lorsque vous installez des lampes basse consommation ou que vous vous forcer à manger une banane un peu vieille pour ne pas gaspiller et sauver la Terre, pensez aux 800 M€ de subvention pour la SNCM.

    *Alternative: pensez-y aussi en payant vos impôts.

  24. lxy

    C’est la troisième revente de la SNCM. A l’occasion de l’une de celle-ci un professionnel investisseur potentiel s’était étonné qu’il n’y avait aucun bénéfice de bar (alors que c’est sur ces à-côtés que se fait la rentabilité d’un ferry. Voir l’exemple de Corsica Ferries).
    Je confirme que le service de Corsica Ferries est excellent assuré pour l’essentiel dans les fonctions hôtelières (l’équipage est italien) par du personnel de l’Est européen.
    Sur le personnel « fatigué » pendant la saison estivale l’exemple le plus connu est celui de Air France en Corse dont une bonne partie du personnel tombe malade pendant la saison estivale? La solution est alors d’embaucher des stagiaires étudiants, qui appartiennent tous bien entendu aux familles des titulaires. Au bout de quelques mois ces stagiaires sont sédentarisés. Résultat : les effectifs à terre de Air France en Corse sont 4 fois supérieurs à ce qu’ils sont ailleurs, à activité égale.
    La Collectivité Territoriale Corse avait eu la géniale idée de créer une compagnie aérienne pour « concurrencer » Air France…Pour gérer 5 appareils cette compagnie corso-corse avait un effectif de 650 employés …tous corses. Rapidement ruinée les avions ont été repris par Nouvelle Frontière qui a été remerciée de son geste en se faisant lourdement racketter par les autonomistes insulaires.
    Autre exemple de compagnie de Ferry coulée par ses syndicats, Sealink avec 850 employés (tous recrutés par le syndicat unique)pour gérer 2 navires. La compagnie a été sauvée en assurant le même service avec 550 employés volontaires qui se sont très bien adaptés à leur nouvelle situation et ont ainsi sauvé leur emploi.

  25. Android

    Nous aurions pu éviter cette nouvelle gabegie si l’Etat avait pris les bonnes décisions au bon moment. Changer le règlement de la SNCM et le système de régie et de gestion. En exemple l’Italie n’est pas lié à Corsica Ferry en cas de naufrage de la société. Nous avons à faire à des incompétences successives de la part de toutes les parties. Et notamment des syndicats de la compagnie maritime qui estiment que la France doit payer les pots cassés, le déficit, et tout le reste. Avec des grèves à répétition c’est le seul langage qu’ils connaissent. Lorsque un gérant démissionne on fait grève, lorsqu’un nouveau gérant prend les responsabilités on fait grève ! Pendant ce temps la compagnie concurrente flotte sur l’eau et ironise les déboires des autres. Un nouveau plan Marschall pour sauver SNCM ! On prend les mêmes histoires et on recommence. Rendez vous dans 2 ans…

  26. gameover

    Aux dernières nouvelles ce 29 mai 2014 :

    Nouveau directeur et nouveau préavis de grève pour le 24 juin

    Une infographie pas terrible mais riche d’éléments montrant la destruction de l’entreprise et de ses biens par la CGT, dont intervention du GIGN lors du vol d’un bateau. Les pirates n’ont été condamnés qu’avec sursis… comme d’hab…
    Une violation continu du droit…
    Une décision > une grève > on annule la décision

    http://www.lefigaro.fr/societes/2014/05/28/20005-20140528ARTFIG00110-sncm-chronologie-d-un-naufrage.php

  27. gameover

    J’entends ce matin là parler de la levée des seuils sociaux (10,20,50) qui permettrait de créer de l’emploi. Rebsamen indique qu’on pourrait lever ces seuils pour 3 ans. LOL.

    Il est con ou quoi ? La précedente décision de lever provisoirement l’interdiction du travail du dimanche avait été retoquée par le Conseil d’Etat car le gouvernement n’a pas vocation à légiférer de manière provisoire. Le décret suivant avait alors indiqué que le bricolage était un loisir du dimanche (au même titre que le jardinage) et l’ouverture du dimanche est devenue définitive.

    Donc la levée des seuils sera retoquée car ça ne peut pas être une mesure provisoire, surtout que celle là induira des coûts le jour où la mesure prendra fin.

  28. Nico 13

    Bonjour à tous.
    Je me permets de remonter ce sujet.
    J’ai entendu tout à l’heure sur BFM TV que l’économie de la région PACA a déjà subit une perte s’élevant à 10 millions à cause de la grève de la SNCM.

    Plus aucun bateau n’ose accoster sur Marseille.
    Bravo la CGT !
    Ils ont déjà réussi à détruire l’activité du port autonome et maintenant ils vont détruire définitivement le tourisme.

    La région PACA est la région qui est la plus touchée par le chômage avec le Nord-Pas-de-Calais, mais on continu à laisser faire ces gens là.
    Ce pays est bel et bien définitivement foutu comme dirait H16.

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