La curieuse conception française de la propriété privée

En France, ce qui est à l’État est, définitivement, à l’État, sans discussion. Et ce qui est à vous est négociable. Tous les jours qui passent apportent une preuve flagrante de ce fait simple et un tantinet terrifiant qui règle la vie dans le pays et qui explique pourquoi, petit-à-petit, il court à la catastrophe dans des piscines de guimauve.

Tenez. Prenez par exemple ce brave Manu Macron, l’actuel dépositaire du maroquin anciennement détenu par Nono la Bricole. Toute la presse s’est mise d’accord, tous les journalistes ont acquiescé et toutes les fines études chimiques l’ont prouvé : lorsqu’on plonge un petit échantillon du ministre dans un soluté de sulfite d’Hayek, il se développe rapidement un dépôt caractéristique de capitalisme colloïdal qui prouve de façon certaine que le ministre est à cathode turbolibérale, et anode socialiste. C’est magique.

oooh filocheC’est donc avec cette donnée essentielle qu’on analysera ses dernières déclarations au sujet, justement, des entreprises. Pour lui, c’est évident, il n’est pas interdit d’être « de gauche et de bon sens », ce qui est probablement une excellente nouvelle, que dis-je, un soulagement pour tous ceux qui, jusqu’à présent, bien que de gauche, refusaient peureusement de s’exprimer en laissant toute la place aux débris communistes à la Filoche, et pourront, on n’en doute pas, pousser un soupir et enfin prendre la parole dans le pays. Nous attendons le déferlement de leur parole (de bons sens) avec impatience.

En attendant, la parole, c’est Manu Macron qui l’a et qui colporte la bonne nouvelle pro-business à qui veut l’entendre. Et ça donne ceci :

« L’entreprise est le cœur de notre économie, c’est elle qui emploie, exporte, innove. Et la SCOP illustre très bien l’idée que je me fais de l’entreprise : une collectivité humaine qui est aussi la propriété de ceux qui la font. »

Vlan. Emballez, c’est pesé, tout est bien résumé : une entreprise, ce n’est pas le résultat de la prise de risque d’un capitaliste, ce n’est pas la propriété d’une personne ou d’un groupe de personnes qui vont mettre en commun leurs ressources financières, de temps et de compétences, mais c’est aussi la propriété de ceux qui y travaillent tous les jours. L’idée de l’entreprise pour Macron, c’est la SCOP, pas l’entreprise unipersonnelle à responsabilité limité, la société anonyme ou la SARL. Ce n’est pas l’artisan et son atelier, mais c’est ce grand tout collectif où tout le monde est à la fois salarié et actionnaire et dans lequel tout se termine toujours en chansons.

hamon - economie socialistePour notre ministre turbo-libéral, qui marquerait à lui seul le coup de barre définitif et violent du gouvernement vers les eaux mouvementées du socialisme de marché avec des bouts de capitalisme dedans, cet aveu ressemble beaucoup soit à un gros bobard sucré pour endormir les plus dogmatiques de ses camarades, soit à une confession de foi navrante sur sa conception du monde du travail, conception qui n’est en réalité pas franchement partagée par le reste des Français…

Car rappelez-vous : ce n’est pas la première fois qu’on parle de SCOP et autres coopératives au niveau des ministres français. Les précédentes tentatives étaient par exemple l’objet des petites agitations médiatiques de nul autre que Benoît Hamon, dont le dogmatisme, pour le coup, cadrait très bien avec l’amour affiché de ce genre de structures. Mais malgré toutes les incitations françaises à utiliser ce mode alternatif de propriété industrielle ou commerciale, les SCOP, en France, ne représentent qu’une extrême minorité des structures en place.

Et s’il est louable et souhaitable que SCOP et COOP existent (après tout, pourquoi pas ?), leur nature parfaitement anecdotique dans le paysage entrepreneurial français devrait indiquer aux ministres qu’aussi parées de vertus soient-elles, ces structures n’intéressent pas les entrepreneurs, les salariés, les industriels ou les commerçants. L’idée que Macron se fait de l’entreprise est donc particulièrement biaisée ou particulièrement bidon. Parce qu’il n’est en poste que depuis une semaine, je vais prudemment écarter l’idée que Macron croirait réellement à ce qu’il raconte, et opter pour un petit pipeau consensuel de sa part, tant le côté baratineur d’un ministre est, quasiment, un prérequis pour le poste. L’avenir nous permettra de trancher. Notez que si le pire n’est pas certain, il n’est pas impossible.

macron le social liberal

Et ce comportement, qu’on trouve donc au plus haut niveau de l’État pour les entreprises, est répliqué de façon similaire dans d’autres domaines et à d’autres niveaux. Le cas le plus flagrant (et le plus amusant) actuellement est celui des loyers, dont plusieurs maires se sont emparés pour rappeler à tous que là aussi, ce qui est à vous est ouvert à négociation.

On se rappelle en effet que la loi ALUR, navrant dérapage législatif en rase campagne qui s’était terminé par l’attelage ministériel de Duflot retourné dans la glaise fraîche, envisageait très sérieusement un bon gros contrôle des loyers, façon bombardement. Effroi des investisseurs. Contraction des commandes. Réflexe glutéal massif des constructeurs et, par voie de conséquence, du gouvernement qui sent que lorsque le bâtiment ne va pas, ça va moyen moyen pour tout le reste et qu’il vaut mieux détricoter tout ça bien vite. Ce fut donc sans surprise que Valls, armé d’une petite paire de ciseaux (à peine usagée par une réforme territoriale décidée sur le pouce) s’est donc décidé à découper les morceaux les plus croustillants de ce qu’on appellera désormais la Performance Duflot.

Aubry a la pêche !Rigolisme et blague pouët-pouët, certains maires, malins comme un fil à couper de l’eau chaude, ont finalement décidé que les petites manœuvres du premier ministre ne changeraient rien à leur belle détermination à imposer cette lumineuse idée de contrôle des loyers dans leur ville. Paris, qui devait être l’unique ville d’expérimentation de cette thérapie mortifère, est rapidement rejointe par Lille, dont la maire calculatrice sent qu’elle a là l’occasion de se payer une tranche de fun politicien à bon compte électoral, puis par Grenoble, et que Marseille semble sur le point d’en faire autant.

La suite, on peut la deviner : comme toutes les expériences passées de contrôle des loyers, et, plus généralement, tous les précédents contrôles des prix, le résultat sera catastrophique, allant de la pénurie de biens à la déliquescence de ceux qui existent, et une paupérisation galopante des quartiers de centre ville. Ceux qui le pourront vendront aussi vite que possible, les autres subiront une perte douloureuse. Les problèmes de logement ne seront pas résolus, du tout, par cette mesure liberticide et en seront même aggravés. Rassurez-vous, le coupable est déjà connu : ce sera Macron l’ultra-libéralisme sauvage, et l’avidité sans borne des propriétaires privés.

Honteuse propriété privée qui interdit aux plus faibles de se loger ! Il fallait bien que l’État intervienne pour remettre de l’ordre, voyons ! Après tout, cette propriété n’est pas si privée puisque l’état peut influer, décider à la place de ceux qui se sont directement investis dedans (que ce soit l’immobilier ou l’entreprise ou n’importe quoi d’autre), non ? Alors, pourquoi ne pas imposer les SCOP ? Pourquoi, au lieu de ne laisser cette panacée qu’aux grandes villes françaises honteusement favorisées, ne pas réguler tous les loyers, partout en France ?

Allons, continuons à combattre cette odieuse propriété privée ! Tous ensemble, on peut y arriver. À nous les lendemains qui chantent !

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Commentaires343

  1. Aristarque

    Le concept énoncé dans le premier paragraphe d’entame est de plus en plus vrai. Le Grancais a de moins en moins de latitude pour négocier…

    1. bob razovski

      Ne pourrait-on dire : Ce qui est à l’état est à l’état, ce qui est à vous (nous) est à l’état, ce qui pourra être un jour à vous est déjà à l’état.

      D’ailleurs, vous même êtes à l’état, totalement à l’état, complètement réduit à l’état… d’esclave !

        1. Aristarque

          Nous rétrocéder! Tout de suite les grands mots ! Ils décident de ce dont nous pouvons temporairement utiliser en exclusivité, tout au plus….

    2. René de Sévérac

      Macron n’est pas un imbécile.
      On lui a dit « fait gaffe » et il a sorti la tirade de secours.
      Mais il a oublié de signaler que la plupart des SCOP n’ont pris vie que suite à un fiasco précédent (et souvent avec la collaboration financière du peuple !) et rarement avec l’apport des coopérants.
      Et chez Rothschild (et à l’ENA) on ne laisse pas manœuvrer ainsi !

    3. Nice-oliver

      Cela me rappelle une définition du communisme: ce qui est à toi est à moi et ce qui est à moi ne te regarde pas!!!

  2. Le Gnôme

    Les lois du maximum, le contrôle des prix n’ont jamais fonctionné. Déjà Dioclétien avait tenté le coup et avait lamentablement échoué il y a 1700 ans. Nos révolutionnaires avaient essayé, sous peine de se faire trancher le cou, et avaient capoté en vol. C’est curieux que les vieilles lunes aient la peau aussi dure.

    1. Théo31

      Dioclétien, le seul socialiste qui a eu la sagesse de rendre son tablier une fois mes méfaits commis. Nhollande et sa bande de claques-merdes feraient bien se de s’en inspirer, mais ça n’arrievra jamais.

      Dans certaines régions de l’Empire romain il n’y avait plus une seule exploitation agricole tellement il y avait des impôts et des réglementations.

      Un coquille : limitéE.

  3. Aristarque

    Notre H16 serait plus avisé de rendre davantage hommage à Mamie Macron qui a tout appris à son petit fils de ce qu’il est indispensable de savoir pour être un honnête homme!… Pas comme l’ ENA.

    1. royaumont

      Je trouve assez savoureux de le voir faire l’éloge des SCOP, lui qui a fait fortune dans des opérations de fusion-acquisition chez Rothschild.
      Avec un tissu économique fait de COOP, ça lui aurait rapporté combien ?

      1. kel

        Rothschild est une forme de scop où l’associé est (très) intéressé. Bref, cela lui a rapporté un max !

      2. Kazar

        Et non, il n’a apparemment pas fait fortune, puisqu’il n’est même pas à l’ISF 🙂 (en gagnant quand même un million net sur 16 mois d’après les infos de l’Express !!!).
        Hollande, qui n’aime pas les riches, ni les pauvres d’après son ex, a du avoir du mal à accepter son arrivée.

        1. Higgins

          Que ce dernier soit rassuré. Découvrant avec stupeur que j’appartenais désormais au camp des riches (en me basant sur l’augmentation de mon IR pour cette année), j’ai de plus en plus de mal à accepter qu’il soit à la tête de ce pays. Il vérifie totalement les dires de Maggie sur la doctrine qu’il applique : « Je n’ai jamais oublié que l’objectif inavoué du socialisme – municipal ou national – était d’accroître la dépendance. La pauvreté n’était pas seulement le sol nourricier du socialisme : elle en était l’effet délibérément recherché. »
          Au rythme où ces abrutis foncent dans le mur, j’ai bien peur de faire partie bientôt de leur club.

          1. Calvin

            Oeuvrer qu’il y ait plus de pauvres ne signifie pas les aimer pour autant !!
            Il s’agit juste d’en faire des obligés et des esclaves.

              1. Quiet Desperation

                Cette histoire des « Sans Dents » est dévastatrice pour l’image d’un socialiste, et encore davantage pour un Président socialiste… cela me fait penser, mutatis mutandis, à cette parole prêtée à Marie-Antoinette « s’ils n’ont pas de pain, qu’ils mangent de la brioche »…

                C’est tellement imprégné dans l’inconscient collectif qu’on en parle encore, plus de 200 ans plus tard.

                Je crois qu’Hollande va traîner cela comme un boulet, comme le remord au cou d’un Grec de la Grèce antique… Ce pourrait même être un élément déclenchant…

                1. Théo31

                  Molleglande ressemble étrangement à Albert Speer : sans couille, tout le temps en train de magouiller pour servir sa petite personne et éliminer ses rivaux.

                2. Aristarque

                  Tu crois que nos descendants parleront encore de Solexine Rex dans 200 ans? Ne parle-t-on pas encore de Marie Antoinette parce qu’il y a eu la glorieuse Révolution qui a mis un souk pas possible en France et dans l’ Europe de l’ époque et que sa tête a roulé dans un panier d’osier?
                  Parle-t-on encore sérieusement et fréquemment des Rois Fainéants? On ne continuera à évoquer Solexine Rex que pour son règne cataclysmique que si d’ aventure , il se fait couper la tête ou meurt avec ses derniers hussards dans les ruines d’un Elysée livré aux Insurgés de l’ an 201x… Ne blablate-t-on pas encore beaucoup de Jaurès pour deux raisons : il est mort assassiné, il n’ a jamais exercé le moindre pouvoir gouvernemental si bien que toutes les grandes théories qu’ il assénait en tribun incontesté mais pas incontestable, n’ ont pas eu à subir l’épreuve de la réalité, la mégère qui reste quand le rêve cesse ? J’ estime qu’il s’agira plutôt d’ un repoussoir certain…

                  1. Calvin

                    Nul ne peut savoir de quoi l’Histoire sera faite, si ce n’est sur les décombres des histoires en cours.
                    Notre bon roi est certes insignifiant, mais il peut être un roi charnière : celui de l’avant et après l’Etat Providence.
                    Le voir, ni comme un déclencheur, ni comme une victime, mais simplement comme un curseur. A son corps défendant.
                    (attention, je ne zozotte pas, je n’ai pas dit à son corps des sans-dents…)

                    1. Quiet Desperation

                      N’ayant que très peu fréquenté Albert Speer, je n’ai pas d’opinion tranchée, n’est-ce pas, sur le personnage, sinon que son Berlin projeté me plaisait bien….

                      Quant à notre bon Harry, je parlais uniquement du symbole porté par l’expression hollandine : ce mépris glaçant pour ses électeurs, ou les plus humbles d’entre eux.

                      Employer, même en privé, une telle expression, c’est plus qu’ une faute, c’est un crime (contre l’intelligence, à défaut d’esprit…).

                    2. Black Mamba

                       » ce mépris glaçant pour ses électeurs, ou les plus humbles d’entre eux. »
                      Cette expression de « sans dent » correspond mieux à l’image du personnage qui s’est essentiellement entouré de personnes fortunées … Lui qui n’aime les riches un véritable hypocrites

                    3. Aristarque

                      A Werther : moi itou. En revanche, ce genre d’ architecture mégalo- monumentale ??? On comprend a posteriori pourquoi Adolf ne voulait pas qu’ il aille rencontrer Joseph D. dit S., du temps de leur entente cordiale d’ avant juin 41, ayant peur qu’il ne revienne pas. Il y a une photo où Adolf et Albert sont représentés en plan rapproché, avec en avant plan une maquette de ce qui pourrait être un bâtiment à usage d’ assemblées, de grand-messes fusionnelles comme les nazis s’ y adonnaient en plein air à Nuremberg, avec une couverture en forme de calotte tronc-sphérique totalement disproportionnée , écrasante aussi bien visuellement que probablement impossible à construire et à faire tenir… Photo habituellement légendée comme étant celle d’une pause de détente avec rêvasseries sur le futur grand et nouveau Berlin… Si pareil cookie ne te provoque pas d’ indigestion ?

                3. Quiet Desperation

                  Conclusion de Jacques de Saint Victor, dans le Blogvox du Figaro de ce jour 6 septembre, à propos du livre de la Trierweiler :

                  « Toutefois, on peut quand même dire que personne ne sort totalement indemne de ces confidences blessantes. S’il est évident que Marie-Antoinette n’a jamais prononcé le dire célèbre, «s’ils n’ont pas de pain qu’ils mangent de la brioche» (le propos, d’abord rapporté en France par Rousseau, fut attribué, dans une nouvelle à la main, la Correspondance secrète de 1788, à la duchesse du Maine), il n’en demeure pas moins que ces calomnies frappent les esprits. Il est fort probable que l’anecdote sur les «sans-dents» aura le même effet délétère, même si les révélations de notre moderne République ne sont pas encore, heureusement, au niveau de bassesse de nos anciennes pratiques curiales. Mais elles s’en rapprochent de plus en plus dangereusement. Avec la «peopolisation», c’est un signe de plus de la décrépitude de nos mœurs politiques actuelles. »….

                  Je n’aurai qu’une légère différence d’appréciation avec Saint Victor : les pratiques de notre basse-cour politique me semblent autrement plus répugnantes que celles en usage à Versailles…

                  1. gameover

                    Beaucoup de gens se posent la question de savoir si c’est vrai ou pas allant jusqu’à parler de calomnie, mais à mon avis la question est plutôt « est-ce crédible? » comme a dit h16.

                    Et quand je vois que le cuisinier en chef de l’élysée avait rapporté que sous Mitterrand il y avait lors de chaque repas et en guise d’apéro un saladier de caviar et qu’il était conseillé aux invités de se servir à la louche, Sapin ayant dit à un invité, « allez-y, ne vous retenez pas, les français on va les presser comme des citrons »… Ajoutons-y Valls avec ses blackos.
                    Il y a bien 2 types de discours et celui rapporté par Valoche est crédible.

              2. petit-chat

                Des sans dents est l’aboutissement d’une lignée de gens sans ambition.
                A l’inverse, la réussite parasitaire atteste de dents suffisamment longues pour rayer de la carte un pays entier.

                1. Quiet Desperation

                  Comme disait Talleyrand en 1830, au moment des fatales Ordonnances de l’art 14 : « je ne vois ni boussole, ni pilote, rien qui puisse empêcher un naufrage »…
                  On en est là…

  4. Calvin

    Les SCOP, une belle et bonne idée sur le papier, un casse tête dans la réalité.
    Pour faire simple, quand une bande de copains crée un SCOP, ça peut fonctionner si chacun est sur la même longueur d’onde. Mais, aux premières difficultés, l’absence de vraie tête dirigeante se fait sentir.
    En revanche, une reprise d’entreprise en difficulté fonctionne rarement bien en SCOP. Car souvent, les employés repreneurs veulent faire la même chose qu’avant *mais qui ne marchait pas) en supprimant seulement le patron.

    1. Higgins

      Je connais un cas de SCOP qui fonctionne assez bien près de chez moi. Une concession automobile de taille moyenne (10 salariés max.) s’est retrouvée, il y a plus de dix ans, en redressement judiciaire. Elle a été reprise par tout ou partie de ses salariés (je n’ai pas le chiffre exact) et, tout en restant concessionnaire auprès de la même marque, s’est diversifiée intelligemment en devenant concessionnaire de micro-voitures (il n’en existait pas avant). Bien que cette entreprise subisse sur son créneau originel un très gros concurrent, elle existe toujours et, en tant que client occasionnel, se tient plus qu’honorablement en matière de qualité de service et de prix. Comme le disait Laetitia Bonaparte (la maman du petit): « Pourvu que ça dure! ».

  5. Caton

    C’est très bien, tout ça. Ce n’est qu’une fois ce régime définitivement en faillite que le pays aura une chance de se reconstruire. Donc toute mesure accélérant la chute est « objectivement » positive, et le détricotage, total ou partiel, de la loi ALUR, une mauvaise chose…

    1. Flash

      J’en suis désolé, mais je crains que vous ayez raison.

      Les arguments ne servent à rien. Seul le constat d’un échec incontestable pourra faire évoluer certaines mentalités. Et ce n’est même pas sûr à 100% tant il est facile de trouver d’autres responsables (les méchants capitalistes, à tout hasard).

  6. royaumont

    Expliquez moi :
    les 35 heures, on touche ou pas ?
    les chômeurs, on contrôle ou pas ?
    la loi ALUR, on applique ou pas ?
    les seuils sociaux, on modifie ou pas ?

    Bien que le gouvernement dise haut et fort que la ligne est claire, j’ai plus de mal à comprendre les aventures de Manolito que celles de Tintin.

    1. kloupa

      Comme nous l’a expliqué H16, il faut maintenant faire semblant de faire des réformes pour gagner du temps en attendant 2017. C’est la politique du « après moi, le déluge », et les successeurs se débrouilleront comme il pourront d’un pays à la dérive et en faillite; et si par hasard et par l’égarement des électeurs, on revient, on en remettra un coup ensuite, tout en affirmant, comme au Vénézuela, que si ça marche de plus en plus mal, c’est parce qu’il y a un complot capitaliste qui empêche nos bonnes idées de réussir. Voilà l’avenir tracé des prochaines deux années et demie.

      1. Caton

        « Après moi le déluge » c’était les gouvernements précédents. Celui-ci, c’est « après moi, les mouches ». Sur le cadavre.

      2. Aristarque

        Cela fait deux ans un quart que des réformes à la Potemkine (pour tromper l’Europe) sont en cours. Pour certaines, cela n’a même pas dépassé l’annonce et le Tam Tam qui a été fait autour…

    2. Flo

      Exactement ça.
      Dès qu’un gus dit quelque chose d’un peu lucide qui semble émerger de la couche épaisse de fange dans laquelle on patauge c’est aussitôt recouvert d’une couche encore plus épaisse de m…
      A ce propos regardez Apolline de Malherbe ce matin à 7h50 sur BFM TV.
      Elle d’habitude si consensuelle avec la gôche est montée en pression toute seule au point de friser l’hystérie!

      1. Quiet Desperation

        Connais pas…. mais j’aime bien le vieux Malesherbes, qui, arrivant à la guillotine, remonta sa montre, trébucha sur la première marche en disant « Mauvais signe, un Romain serait rentré chez lui », et escalada le roide escalier en marmonnant « Si encore tout ceci avait le sens commun »…

        L’Apolline ne semble pas ressortir à la même lignée….

        1. Quiet Desperation

          Je précise que « Malesherbes » se prononce « Malherbe »… à toutes fins, n’est-ce pas…
          Comme Laure Debreuil, elle aussi journaliste, est une Laure de Broglie, en fait… il est vrai que les Broglie sont un peu mélangés De Stael (Constant en réalité).

  7. Guillaume_rc

    « Rassurez-vous, le coupable est déjà connu : ce sera Macron l’ultra-libéralisme sauvage, et l’avidité sans borne des propriétaires privés. »

    Vous avez oublié la rapacité sans borne des promoteurs immobiliers !

    Un peu de vigilance que diable !

    1. Jesrad

      Oui, ça va de soi. Spéculateurs, toussa… Ne restera qu’à franchir le pas de les cibler en tant que « juifs », et l’histoire se sera répétée.

        1. Honorbrachios

          ou protestants, ou templiers aussi en remontant un peu plus loin dans l’histoire de france.
          et dire que notre pays à la réputation de payer ses dettes…

          1. Quiet Desperation

            Maqueron ? Bah! en 1870, c’est déjà par l’intermédiaire des Rothschild, dûment commissionnés naturellement, que l’énorme indemnité de guerre exigée par la Prusse avait été payée, pour obtenir la libération du territoire français…

            Indemnité qui explique, au reste, pourquoi en 1919 on avait à notre tour exigé de l’Allemagne une indemnité de guerre qui fut fort peu honorée… Hugo Stinnes était un homme très intelligent…

  8. Flash

    Deux choses :

    D’abord, sur les entreprises : je pense que Macron parlait de « communauté humaine », non? Dans ce cas, sa position n’est pas fausse. L’entreprise, c’est une communauté humaine, où des gens venus d’horizons fort différents travaillent dans un but commun. Il ne me paraît pas totalement illégitime de tenir compte de cette communauté humaine : les salariés ne sont pas tout, et ne sont surtout pas propriétaires, mais ils ne sont pas rien non plus. Développer et entretenir cette communauté humaine est essentiel pour une entreprise (attirer et garder les talents, en somme).

    Deuzio, sur le contrôle des loyers : le décret de 2012, abrogé le 1er août 2013 (on repassera pour la stabilité juridique) précisait :

    – lorsqu’un appartement vacant est loué à nouveau, le loyer appliqué au nouveau locataire ne peut excéder le dernier loyer de l’ancien occupant

    – mais surtout, en cas d’augmentation de loyer, la fête commence :

    le représentant de l’Etat dans le département fixe chaque année, par arrêté, un loyer de référence, un loyer de référence majoré et un loyer de référence minoré, exprimés par un prix au mètre carré de surface habitable, par catégorie de logement et par secteur géographique.

    Les catégories de logement et les secteurs géographiques sont déterminés en fonction de la structuration du marché locatif constatée par l’observatoire local des loyers.

    Chaque loyer de référence est égal au loyer médian calculé à partir des niveaux de loyers constatés par l’observatoire local des loyers selon les catégories de logement et les secteurs géographiques.

    En résumé, vous avez de multiples petites administrations (observatoire local des loyers) qui vont pondre des normes, qui seront réactualisées chaque année par arrêté en visant des secteurs géographiques et variant par catégories de logement. Vous la sentez, l’usine à gaz, là?

    Et c’est pas fini. Mais je veux pas vous assomer.

    Le logement est foutu.

    1. Caton

      Ce que je trouve plus intéressant c’est les conséquences à moyen terme sur l’emploi.

      Propriétaire dans une ville où le contrôle des loyers est mis en place, vous perdez votre emploi. Heureusement, dans une autre ville située à deux heures de TGV, on vous offre un emploi intéressant et bien payé dans une société solide et en pleine croissance.

      Mais voilà: si vous vendez, la perte sur votre logement sera matérialisée et vous ne pourrez rembourser ce qui reste de votre crédit et racheter un logement à distance raisonnable de votre nouvel emploi. Vous ne pouvez pas laisser le logement dont vous êtes propriétaire vacant, il serait très vite confisqué. Et vous ne pouvez pas non plus le louer, vu que les frais inhérents à ce logement ne seront que très partiellement couverts par le loyer.

      Votre seule solution? Refuser ce poste de rêve et rester tranquillement au chômage…

      1. Toufou

        Si le proprio arrive en fin de droits, il est saisi, donc de toute façon il est marron …

        Au delà de ça, le blocage des loyers est un facteur de blocage supplémentaire. Les bailleurs sont plus réticents à louer donc les nouveaux loyers seront plus chers en raison de la rareté de l’offre, voire carrément inexistants si le bailleur ne s’y retrouve pas. Les exigence demandées aux locataires seront augmentées encore d’un cran. Résultat le petit gars sans le sous qui a trouvé un boulot trop loin de chez lui, aura du mal à se loger et restera donc au chomage faute de pouvoir se reloger. De meme le locataire en place qui paie un loyer ridicule par rapport aux nouveaux loyers préférera rester dans son logement petit, éloigné de son nouveau travail potentiel, mais pas cher, au lieu de libérer la place pour un autre à qui l’appartement conviendrait parfaitement.

        C’est à tout ces petits blocages que les socialistes, qui ont toujours des idées géniales sur le papier, ne pensent jamais, et qui font que ça foire toujours totalement.

        1. gameover

          A chaque fois qu’on parle de blocage je pense au blocage du prix du pain qui a duré de 1791 à 1978 soit près de 200 ans et dont le résultat a été la baisse de la qualité et de la consommation.

          Les loyers ont déjà été bloqués à de multiples reprises sur des longues périodes et le résultat a été pendant longtemps la salubrité et le parc sous-dimensionné que l’on connaît à l’heure actuelle.

          Y en a quand même marre de répéter tout le temps les mêmes conneries.

    1. Calvin

      Pour faire partie d’une SCOP, il faut y travailler et en tout cas un actionnaire non employé n’y trouve que d’intérêt.

      Or, si un politicien travaillait, ça se saurait…

    2. bob razovski

      De tous ces politiques qui ne jurent que par les pauvres, au point d’en fabriquer tous les jours, aucun n’en fait partie non plus 😉

      Le « faites ce que je dis, pas ce que je fais » devrait être gravé au fronton des établissements publics à côté du triptyque « Stupidité, Médiocrité, Malhonnêteté »

  9. Jesrad

    Le « supply-side socialism » d’Emmanuel Macron est tout bonnement une forme « soft » de fascisme, au sens le plus littéral et objectif du terme. C’est exactement le même principe autoritaire de décisions imposées d’en haut par l’état, dans tous les domaines, en vue de poursuivre des objectifs sociaux et politiques, et mettant le système productif capitaliste sous contrôle administratif de l’état secondé par les syndicats. Exactement ce qui fut mis en place en Italie par Mussolini, en Allemagne par Hitler, en Roumanie par Ceaucescu, etc. Ce sont les mêmes mesures politiques, les mêmes idées, les mêmes mécanismes, et le même échec violent à prévoir.

    Il ne manque au tableau que l’aspect militariste, mais nul doute que Hollande l’Africain saura trouver un angle d’attaque. Et s’il ne le peut, c’est sa future remplaçante Marine qui le fera.

      1. Nyamba

        Il fait mal, cet article.
        La bonne nouvelle, c’est que j’ai trouvé, du coup, le prénom de mon petit ulcère, qui continue à pousser tranquillement : ce sera Benito 🙂 !

        1. Théo31

          Un jour, un copain a signé une pétition d’un gauchiste du nom de Benoit Mussaulin. Le temps que le gauchiste percute, il était trop loin. 😀

  10. davidice

    A ce propos, je vends mon appart à Paris et je pars loin.
    Merci les socialistes

    Quoiqu’en fait, c’est peut-être une bonne nouvelle. Je vais enfin pouvoir m’épanouir, recréer des emplois et gagner de l’argent sans qu’on me le vole.

  11. NP

    Savoir à qui appartient vraiment une entreprise est une question délicate. Certes l’entrepreneur y apporte une idée et des capitaux. Mais que fait-on avec une idée et des capitaux si d’autres n’apportent pas leurs compétences et leur travail ?
    Les actionnaires qui détiennent le capital ne sont pas plus propriétaire de l’entreprise que ne le sont les salariés. Les uns et les autres sont rémunérés en fonction de ce qu’ils apportent mais les uns et les autres sont nécessaires. Dire que l’entreprise appartient aux salariés est aussi simpliste et réducteur que dire qu’elle appartient aux seuls actionnaires.

    Je pense qu’une entreprise est un moyen pour permettre aux hommes, par le travail qu’ils y apportent, de tirer les ressources nécessaires pour vivre décemment. La vraie fin de l’entreprise est là. Et malheureusement, si certains considèrent que les hommes sont une ressources au même titre que les matières premières, les capitaux ou les machines-outils, et partant de là qu’ils n’ont pas à leur égards d’autre obligation que leur verser le salaire convenu, alors je le dis, ceux-là faillissent à leurs responsabilités et contreviennent à la nature même de l’entreprise. Comment après s’étonner que l’Etat intervienne pour corriger cela ?

    1. Jesrad

      « Les actionnaires qui détiennent le capital ne sont pas plus propriétaire de l’entreprise que ne le sont les salariés. »

      Pfff.

      Chacun est propriétaire de ce qu’il a apporté à l’entreprise ou lui a acheté. Ni plus, ni moins. Les salariés sont propriétaires des compétences qu’ils lui louent. J’admets que la notion devient plus floue quand il s’agit d’idées et de stratégies utilisées par l’entreprise, mais sinon, ce qui est à chacun doit rester bien clair.

      1. NP

        C’est exactement la même chose vis à vis de ceux qui apportent des capitaux. Ils restent propriétaires des capitaux qu’ils peuvent récupérer à tout moment mais pas du tout d’une part correspondante de l’entreprise. L’entreprise n’est rien sans les salariés et les salariés n’appartiennent pas aux actionnaires.

        Si les salariés « louent » leur travail, les actionnaires « louent » également leur capital et pour cela en reçoivent également une rémunération sous forme de dividendes.

        Alors à qui appartient l’entreprise ? Excusez-moi si j’ai tendance à privilégier les salariés qui engagent leur vie dans l’entreprise et ont tout intérêt à la voir se développer et prospérer sur le long terme. Les actionnaires ont souvent des logiques différentes et sont plus intéressés par une rentabilité immédiate que par une stratégie de développement.

        1. Vous tordez le sens des mots. L’entreprise appartient à ceux qui ont pris les risques, qui l’ont créée et qui ont investi dedans. Les salariés sont salariés précisément pour ne pas avoir le risque, pour ne pas investir dedans autre chose que leur temps et leurs compétences pour lesquels ils sont dédommagés (le salaire). Qu’une entreprise doive, pour de simples raisons d’efficacité, choyer ses salariés est évident (les salariés à la Zola, c’est fini depuis un moment). Mais c’est tout. Quant à votre tirade (averse de poncifs) sur les actionnaires intéressés par une rentabilité immédiate, elle montre votre forte méconnaissance de ces individus-là.

          1. bob razovski

            je corrigerai juste « pour lesquelles ils sont rémunérés » et non dédommagés. Le dédommagement implique la réparation d’un dommage. Hors l’entrepreneur n’a pas à réparer quoi que ce soit.

            1. Totallystone

              Je corrigerai encore un peu, les salariés n’investissent pas leur temps et le compétences, ils vendent leur temps et leur compétence, le prix est fixé avant la prestation et n’évolue pas.

              1. gameover

                Je corrige aussi : ils louent leur temps et leurs compétences.

                (s’ils les vendaient ils ne lui appartiendraient plus)

                1. Flash

                  D’ailleurs, l’ancêtre du contrat de travail et du salariat se nomme « contrat de louage d’ouvrage », défini à l’article 1710 du Code civil comme étant :

                  « un contrat par lequel l’une des parties s’engage à faire quelque chose pour l’autre, moyennant un prix convenu entre elles. »

                  Parmi les contrats de louage d’ouvrage, on trouve le louage de service. C’est de cette sous-espèce là que vient le contrat de travail.

                  Bref : oui, il s’agit de louer sa force de travail, pas de la vendre.

          2. Flo

            Bah c’est assez simple en fait.
            Qui prend, le cas échéant, la décision de vendre l’entreprise en totalité ou en parties (actions) et à qui revient le produit de la transaction?
            La réponse clôt le débat il me semble.

            1. NP

              Si c’est si simple, donnez donc la réponse.

              La décision est prise par la direction, c’est à dire souvent par le Conseil d’administration.
              Le produit de la transaction revient aux actionnaires et c’est là ce qui me semble une erreur. Ils ont apportés des capitaux pour lesquels ils ont été rémunérés. Ils devraient repartir avec leurs capitaux et rien que leurs capitaux. Quant à la plus value éventuelle, pouvez-vous m’affirmer qu’elle n’est due qu’à cet apport de capital ? Non et vous le savez. Elle est due à un ensemble de compétences, correctement dirigées. La plus-value devrait donc à mon avis revenir autant aux actionnaires qu’aux salariés. Je me place en effet non pas dans une vision collectiviste qui exclue le capital, ni d’ailleurs dans la vision contraire qui met le capital au dessus de tout, mais plutôt dans une vision qui met l’homme en avant et qui tient compte des apports de chacun.

              1. Honorbrachios

                NP, rien ne vous empêche (encore) de créer votre entreprise. par exemple, si vous ne savez rien faire, plantez des poireaux et vendez les et ça y est , vous voilà chef d’entreprise. (c’est un exemple)
                de là, si vous avez la chance de bien les vendre et que vous réinvestissez dans un grand champ, que vous bêchez, plantez, arrosez, et ensuite passez plusieurs années à travailler comme un dingue, vous arrivez enfin à employer un travailleur, je ne pense pas que vous aimerez beaucoup que celui ci se prétende propriétaire de votre entreprise et de votre travail (alors que vous lui versez un salaire tous les mois).
                c’est cela une entreprise, pas un glob imaginaire comme vous le pensez

                1. NP

                  Très bon exemple.
                  Dans ce cas, l’entreprise est un ensemble constitué d’un terrain et de deux personnes qui travaillent à le cultiver.
                  A qui appartient l’entreprise ? Autrement dit à qui appartient cet ensemble constitué d’un terrain et de deux personnes ? Si la question de la propriété du terrain ne se pose pas, celle de l’entreprise est plus complexe et je vous défie de dire que cet ensemble m’appartient en propre. En effet, le salarié que j’emploie ne m’appartient pas.

                  En ce sens, l’entreprise appartient autant à mon salarié qu’à moi-même et les décisions concernant son développement m’intéressent autant que lui. Bien sûr je peux légalement fermer l’entreprise et vendre le terrain. Mais je considère que la responsabilité morale d’un patron est de développer son entreprise pour qu’elle soit au service de ceux qui y travaillent et non pas l’inverse.

                  C’est parce que trop d’homme n’ont pas eu cette conviction que des excès ont dû être corrigés par l’Etat. Et à partir du moment où l’Etat s’est senti obligé de légiférer, … ce fut le drame de la mainmise de l’Etat sur le domaine économique.

                  1. Honorbrachios

                    NP vous dites ça car vous ne pensez pas créer un jour votre propre société…ça m’étonnerait beaucoup que vous pensiez sans mauvaise foi, que vous partagiez tout ce que vous achetez, créez, faites avec n’importe qui. Il faut aussi que vous compreniez q’une entreprise n’est pas là pour donner du travail mais pour faire de l’argent. plus celle ci fait de l’argent, plus elle grandit et embauche, si besoin, rien d’autre n’est possible, ni vrai.

                    vous pouvez prendre un autre domaine que le planteur de poireaux, par exemple, un chirurgien, 15ans d’études supérieures, très difficiles, des années de galères sans revenus, un passage aux urgences, crois tu vraiment qu’un blaireau qui n’a jamais rien foutu et viens lui dire : allez donne moi 60% de ce que tu gagnes, ya pas de raison que tu gagnes plus que moi, c’est normal, perso je ne trouves pas ça normal.
                    si comme je l’ai déjà expliqué plus haut, tu te crèves le cul toute la journée pendant des années, investit de ton intelligence, argent, temps, sueur, galère, personne n’a le droit de dire que ce que tu as fait n’est pas à toi, et rien qu’à toi. tu ne dois rien à personne, et surtout pas à l’état ou à un employé, à part salaire et impôt.

              2. Flo

                Il peut bien vous sembler ce que vous voulez, il n’empêche que la réalité s’impose.
                Pour moi votre assertion est fausse pour ne pas dire absurde.
                Vous faites construire votre maison et vous payez à chaque intervenant le prix convenu, puis vous y faites porter des améliorations progressives que vous payez également, quelques années plus tard vous revendez avec une plus value et vous prétendez qu’elle devrait être partagée entre les différentes personnes qui ont travaillé sur votre maison?
                Pourquoi pas si ça vous chante, mais je ne crois pas que vous trouviez beaucoup de volontaires pour faire comme vous.

              3. voleurdufeu

                Et si c’est une moins-value? Les salariés partagent aussi? Toute la question est là. Ce que vous proposez, en fait, ce sont les stock-options…mais çà existe déjà.

          3. NP

            Pour vous les salariés ne prennent aucun risque ? Vous m’accusez de poncifs mais celui-ci en est un de taille.

            Investir du temps et des compétences donne, selon vous, moins de droits qu’investir de l’argent.

            Je ne suis pas, vous l’avez compris, partisan de cette idée qui place l’argent au dessus des hommes et de leur travail.

            1. Calvin

              Personne ne dit que l’argent est au-dessus.
              D’ailleurs, on oublie un peu trop souvent que le patron ou l’actionnaire est un homme ou une femme, avec des enfants.
              D’ailleurs, on le dit moins que les socialistes qui passent leur temps à redistribuer de l’argent (des autres)…
              L’argent, l’argent, ils n’ont que ce mot à la bouche…

            2. « Pour vous les salariés ne prennent aucun risque ? »

              Vous comparez sérieusement le risque d’un salarié et celui d’un créateur d’entreprise ? Sérieusement ?
              Alors je maintiens. Vous n’avez aucune idée de ce dont vous parlez.

              Du reste, je parle risque, vous parlez d’argent. Je serai Freud, j’en déduirais des choses.

              1. NP

                Si vous m’aviez bien lu, vous auriez lu que je compare plutôt le risque que prennent les salariés par rapport ceux des actionnaires…
                Le créateur d’entreprise réunit les deux puisqu’il apporte à la fois son temps, ses compétences et son argent. Il y apporte même ses rêves …

                1. L’écrasante majorité des entreprises sont détenues par leur créateur et unique actionnaire. Encore une fois, vous ne savez pas de quoi vous parlez.

                    1. Flo

                      Avant d’écrire, lisez Bastiat.
                      « Des salaires » par exemple dans « Harmonies économiques ». Réfléchissez bien à tout ça à nouveau puis revenez écrire ce que vous en pensez.

                2. gameover

                  NP un risque au sens où tu l’entends semble être « le fait de s’engager dans une action qui pourrait apporter un avantage mais qui comporte l’éventualité d’un danger »

                  avantage : travail = salaire

                  Je ne vois pas le danger sauf à ce que le travailleur ne touche pas son salaire ce qui est impossible car il y a un fonds de garantie des salaires abondé par l’employeur uniquement.

                  Quand au salarié qui ne fournirait plus de travail (démission, licenciement) il ne touchera pas de salaires.

                  Où est la victime ?

                  1. NP

                    L’homme ne travaille pas pour toucher un salaire. Il travaille pour gagner un moyen de subvenir à ses besoins et à ceux de sa famille.

                    Mais ça n’est pas que ça. C’est aussi un moyen de s’investir humainement, de s’épanouir et de se construire.

                    Perdre son job, c’est perdre plus que son moyen de subsistance, c’est parfois aussi un anéantissement personnel. C’est parfois la honte du chômage, la peur de l’échec, le regard des autres …

                    Rien que de très humain en quelque sorte. Mais cela ne pèse-t-il pas plus qu’une perte en capital ?

                    1. Théo31

                      Parce qu’un entrepreneur qui fait faillite et peut se retrouver à la rue ne perd pas aussi son job ?

                      Tu fumes quoi coco ?

                  2. Théo31

                    Le salaire est le profit que ces salauds de travailleurs capitalistes touchent en fin de mois. Il est donc normal qu’ils en donnent la moitié à la collectivité.

                    Il est effarant de voir comment sont traités les salariés en France par ceux qui prétendent les défendre. Ca me rappelle une citation sur la porte d’un camp de concentration.

                3. Val

                  Excusez moi np, je ne vois pas quel risque prend le salarié? Il travaille, il est payé pour ça, si la boîte coule c est triste mais il touche le chômage quelques temps. Je vois bien le risque du patron actionnaire qui risque : argent, job sans le filet du chômage, sans compter la responsabilité pénale qui peut l envoyer en taule comme qui rigole. Sur l échelle de richter du risque zéro nous avons le fonctionnaire. Ce sont juste des faits bruts. Et je ne met quiconque au dessus ou en dessous de quiconque.

            3. gameover

              NP, fournir du travail en échange d’un salaire n’est pas un investissement : c’est un contrat de travail.

              L’investissement éventuel du salarié se situe dans la confiance qu’il va placer dans sa hiérarchie qui reconnaîtra ou pas la qualité de son travail pour le faire évoluer et lui offrir un poste conforme à ses compétences car c’est un intérêt réciproque.

              « Placer l’argent au dessus des hommes et de leur travail » : Tu as un très mauvais rapport au travail et à l’argent qui te fait voir des qualités ou défauts qu’il n’ont pas : l’argent n’est qu’un moyen, le travail aussi.

              Remplace argent par « kilo de pommes de terre » et travail par « culture de pomme de terre ».

            4. Bisphénol

              Ne pas oublier que dans de nombreuses entreprises françaises, « l’actionnaire » est une personne (le « patron » ou la patronne) qui a pris un risque en lançant son activité. C’est lui qui fait de l’huile en fin de mois avec des encours auprès de la banque…

            5. Kazar

              Oui, les salariés ne prennent aucun risque, à part le chômage. Mais ce risque est indemnisé, et rien ne les empêche de chercher et de trouver un autre emploi le cas échéant. Le patron de TPE-PME risque le plus souvent également son patrimoine en qualité de caution, et si sa boite coule, il perd son outil de travail et n’est pas indemnisé.
              Le salarié a un contrat de travail, pour lequel il est rémunéré, point.

                1. vodkaman

                  Oui, vous n’analysez que sous l’angle profit…
                  Il y a des centaines d’entreprises à associés multiples qui crèvent chaque année et où les actionnaires non salariés ont perdu leurs billes….

                  Peut-être en faites vous vous-même partie si vous payez des impôts : http://www.contrepoints.org/2014/08/15/177200-bpi-france-crame-vos-sous-pas-de-panique-tout-est-sous-controle

                  Je ne parle pas non plus de ces patrons qui se versent moins de dividende/salaire que ce qu’ils versent en salaire à ceux de leurs salariés qu’ils jugent indispensables.

                  Ah, encore une chose :
                  Je suis prêts à mettre mes « brunes » sur la table que la majorité des patrons de TPE /PME/ETI préfèreraient payer la totalité du salaire charges patronales incluses à leurs employés plutôt qu’au léviathan. Ils auraient la certitude d’avoir du retour sur investissement par rapport à l’assistanat actuel.

            6. voleurdufeu

              Les salariés n’ont pas « moins de droits » que les actionnaires: ils ont des droits différents: rémunération assurée (ils sont prioritaires, tant que la boîte survit, du moins), mais sans droits sur le surplus résiduel, ni sans risque de perdre leur capital (hors le capital humain spécifique corresppondant à une spécialisation non revendable dans les activités de l’entreprise, d’accord).

          4. Laurent

            Un peu facile de tomber sur NP comme ça 😉

            Je suis pas loin de penser comme lui, à quelques nuances.
            Le créateur ou l’investisseur ne sont pas les seuls à prendre des risques. Car en effet, investir son temps c’est AUSSI prendre un risque. Comme l’investisseur qui risque de perdre son argent, le salarié risque de perdre son temps. Et à la différence de l’argent, il ne pourra pas, jamais, le retrouver.

            D’ailleurs, on devrait toujours investir son temps avec infiniment plus de prudence que son argent. Mais c’est un autre débat 🙂

            Pour rémunérer le salarié qui crée de la valeur dans son entreprise, et le rend donc de fait en partie « copropriétaire », n’y a-t-il pas les stock-options ?

            1. Totallystone

              Sauf que le temps n’est pas investi, il est vendu. Il n’y a pas de risque sur la rémunération.

                1. gameover

                  Avec investissement, tu joues sur le sens multiple des mots.

                  Un particulier dit souvent qu’il va investir dans une voiture et ce n’est pas pour autant qu’il va faire taxi.

                  On dit souvent à des salariés lors des entretiens annuels qu’ils ne s’investissent pas dans leur travail et ça veut dire qu’ils n’ont pas pris la pleine mesure de la tâche qui leur a été affectée : on paie un salarié à l’heure mais c’est une quantité de travail que l’on en attend.

                  Si une tâche est estimée à 100h et que le salarié en passe 200, l’entreprise ne sera rémunérée qu’à hauteur de 100h mais le salarié sera payé pour 200h.

                  En général, l’année d’après on lui dira qu’on ne peut pas le garder… et le gars va te sortir : oui, mais je passe du temps… et le manager pense : je m’en fous du temps que tu passes, je perds de l’argent avec toi.

            2. NP

              Merci Laurent.

              Il y a eu des tentatives pour associer les salariés. De Gaulle en particulier a fait voter la participation et a tenté d’aller plus loin sans en avoir le temps ; car il en fallait pour une réforme de cette envergure.

              Aujourd’hui, certains seulement des salariés se voient intéressés autrement que par leur salaire à la bonne marche de l’entreprise (je ne parle pas de la participation et de l’intéressement qui sont assez négligeables dans la plupart des cas). Les stock options sont un moyen mais trop peu généralisé. Je regrette qu’on ne trouve pas d’autres moyens pour le partage de la richesse créée et que l’on ait tant de difficultés à inclure les représentants du personnel dans les instances de gouvernance.

                  1. Flash

                    Il ne s’agit pas d’une perte.

                    Il ne participe pas aux pertes de l’entreprise.

                    S’il est licencié suite à la liquidation judiciaire de son entreprise, qui doit 100 millions d’euros à ses créanciers, le salarié ne devra pas contribuer à cette dette de 100 millions d’euros. Au contraire, il va toucher des indemnités (garantie par les AGS) et bénéficier d’un PSE.

                    Il loue ses services, en somme.

                    1. NP

                      L’actionnaire non plus en ce cas.

                      Les salariés auront perdu leur job, les actionnaires leur capital et les créanciers se payeront s’ils le peuvent.

                    2. gameover

                      NP, on perd quelque chose que l’on possède. On ne possède pas un travail. Tu n’as pas d’acte de propriété. Tu ne l’as pas acheté, tu ne peux pas le revendre.

                    3. Flash

                      @ NP :

                      l’actionnaire participe bien aux pertes de l’entreprise. C’est tout le concept de la « société ». Je vous en donne la définition :

                      « La société est instituée par deux ou plusieurs personnes qui conviennent par un contrat d’affecter à une entreprise commune des biens ou leur industrie en vue de partager le bénéfice ou de profiter de l’économie qui pourra en résulter.

                      Elle peut être instituée, dans les cas prévus par la loi, par l’acte de volonté d’une seule personne.

                      Les associés s’engagent à contribuer aux pertes. »

                      Il faut donc :

                      – une pluralité de personnes (on peut tempérer cette assertion de nos jours, avec l’EURL etc)

                      – l’engagement de partager les bénéfices

                      – l’engagement de contribuer aux pertes.

                      C’est consubstantiel à toute société. Un associé, un actionnaire, peu importe la forme, doit contribuer aux pertes. S’il y a 100 millions de dettes, il devra contribuer.

                      Alors oui, cette contribution prend des formes variables en fonction du type de sociétés (de capitaux/de personnes), mais elle demeure.

                      Le salarié, quant à lui, n’a absolument aucune obligation de contribuer aux pertes. Ce serait choquant, d’ailleurs.

                      Il n’est pas non plus propriétaire de son emploi. Il ne peut pas le céder, son emploi, ou le détruire. Cela ne dépend pas de lui.

                  2. gameover

                    @ NP :

                    « Quand le salarié perd son job, j’analyse bien ça comme une perte, oui. »

                    Donc quand il a eu son job c’était un bénéfice… gratuit sans rien faire !
                    No free meal.

              1. Flash

                C’est déjà développé :

                – le comité d’entreprise permet aux représentants des salariés de donner leur avis sur la marche de l’entreprise (et même de façon excessive, vu le côté tâtillon et pléthorique des textes…)

                – il existe l’intéressement et la participation

                – l’actionnariat salarié est aussi un mécanisme qui existe déjà

                – on peut aussi ajouter qu’il existe déjà des représentants des salariés dans les CA dans les grands groupes

                Donc, que faut-il de plus?

                1. NP

                  Peut-être une généralisation de ces mécanismes ?
                  Peut-être surtout qu’ils soient appliqués dans l’esprit et non dans la lettre.

                  Car, ce qui manque vraiment, c’est de considérer l’Homme comme une fin et non comme un moyen. Si cette vérité devient acceptée, alors le reste suivra…

                  1. Flash

                    Une fin de quoi? De l’entreprise?
                    L’entreprise est une communauté humaine qui n’a qu’une fin : produire des biens et des services en vue de faire des bénéfices.

                    Faire du social, c’est un but non lucratif. Cela ne relève pas de la définition d’une entreprise.

                    Alors oui, tenir compte des salariés est souhaitable, et c’est largement le cas de nos jours. Ainsi :

                    – au niveau des IRP on a les délégués du personnel, les comités d’établissement, les comités centraux, les comités d’entreprise européen, les comités de groupe, les CHSCT, les référents sécurité, les référents CNIL

                    – on a aussi les groupes d’expression institué en 1982

                    – au niveau des syndicats on a les DS, les délégués syndicaux centraux, les RSS

                    – au niveau des mécanismes de rémunération on a l’intéressement, la participation, l’actionnariat salarié

                    – on a encore de nombreuses institutions à l’écoute des salariés : médecine du travail ou inspection du travail en tête

                    L’Humain est la priorité. Du coup, on ne créé plus de richesses : on consulte le CE, le CEE, le CEG, le CHSCT, les DP, sous le contrôle de l’inspection du travail et du médecin du travail, avec risques de droits d’alerte, de grève, voire pire, que les médias s’en mêlent pour créer un bordel innommable.

                    Faire de l’humain une priorité, c’est avant tout permettre la prospérité et non l’entraver.

                    1. NP

                      Les bénéfices ne sont certainement pas la fin de l’entreprise ni une fin en eux-mêmes. Ils sont soit réinvestis, soit distribués. Dans le premier cas, le réinvestissement doit permettre le développement de l’entreprise et sans doute d’accroître le bénéfice qui lui même … etc.
                      Le bénéfice a une utilité lorsqu’il est distribué puisqu’il vient alors augmenter les revenus de ceux qui en bénéficient et donc leur niveau de vie.

                      La fin d’une entreprise est donc d’élever le niveau de vie des hommes.

                      De quels hommes ?

                      Pour certains, de ceux qui auront apporté le capital. Ce sont les capitalistes.
                      Pour d’autres, l’entreprise étant la réunion de moyens humains et capitalistiques, tous ceux qui contribuent au développement de l’entreprise doivent en percevoir les bénéfices.

                    2. Flash

                      Pourquoi ceux qui ne participent pas aux pertes devraient participer aux bénéfices et avoir, en plus, un pouvoir décisionnel?

                      La participation aux pertes, c’est-à-dire aux dettes de l’entreprise, est la contrepartie logique du pouvoir décisionnel et de l’octroi de dividendes.

                    3. gameover

                      Tu te rends compte NP qu’avec tes principes que si tu m’embauches pour repeindre tes volets avant de vendre ta maison, non seulement j’aurai ma paie mais en plus tu devras me donner un pourcentage sur le bénéfice de la vente ?

                    4. Nyamba

                      Et sur les suivantes aussi jusqu’à 70 ans après ta mort, droit d’auteur oblige.
                      Si j’ai tout bien compris.
                      Or not.

              2. Val

                @np sans rire, les représentants du personnel ? Les plus feignants et serviles, ça c est sûr qu’ on verrait de comiques résultats. Sans blague, avez vous un jour bosse en entreprise?

                1. bob razovski

                  NP, en tant qu’ancien chef d’entreprise quasi ruiné, j’en peux plus de lire vos idioties sur cette éternelle opposition patron / employé.

                  Elle n’existe que dans les discours socialo de mer**.

                  La réalité, c’est que ces mêmes gouvernements, socialistes de droite comme de gauche, ont toujours tout fait pour dégouter le patron d’augmenter correctement ses employés, ou de pouvoir valoriser leur implication dans la boite.

                  Une augmentation de salaire : ultra taxé
                  un avantage en nature : taxé
                  une bagnole de fonction autre qu’une panda 3cv : taxé à mort
                  Embaucher plus de monde : s’exposer à l’arrivée du cancer… pardon du syndicat

                  Tout patron le sait : Vouloir récompenser ses employés, c’est s’exposer à un tas d’emmerdes sur lesquelles on peut difficilement revenir. C’est pire que baiser dans un bordel somalien sans capote !

                  Quand la boite a fermé, ils sont partis, et pour moi, con de patron, les emmerdes étaient loin d’être terminées.

            3. gameover

              Alors là, tu nous la fais bonne Laurent !

              Parce que pour toi l’argent perdu, ce n’est pas du temps perdu ? Il s’est matérialisé comme ça un matin en se levant ?

              D’autre part il me semble que tu fais une erreur en semblant parler d’un salarié qui effectuerait plus que le travail demandé (celui de son contrat de travail).

              On voit beaucoup de gens s’investir dans un travail qui ne leur a pas été demandé et qui n’a donc pas fait l’objet d’un accord et travail qui même parfois ne servira à rien.

              Cet aprem je vais de ma propre initiative aller tondre ta pelouse et je te présenterai la note. Ce n’est pas une question.

              1. Laurent

                Gameover, on entre dans un débat philosophique là !

                Pour moi le temps a plus de valeur que l’argent, car c’est un capital qu’on ne peut jamais augmenter. On peut, au mieux, le préserver (sport, hygiène de vie, etc).

                Pour revenir au sujet, certains salariés font tourner l’entreprise. Ils sont rémunérés. Très bien.
                D’autres apportent une valeur. Par exemple, par une innovation. Ou par une nouvelle organisation plus efficace. Ceux-là n’étaient p-e pas à l’origine de l’entreprise, mais ils n’en n’ont pas moins augmenter sa valeur.
                Dans ce cas, je pense que le système des stock-options est idéal. D’ailleurs les leaders mondiaux du web (Facebook, Google, et avant eux Microsoft et Apple) ne s’y sont pas trompés.

                Merci pour la pelouse 😉

                  1. Black Mamba

                    Cela me rappelle un mec qui se pointe en bas de chez moi et me propose de s’occuper de mon jardin …
                    Je lui demande combien de temps il estime pouvoir tout faire et quel était son prix :
                    Il me demandais 1500 € pour même pour une semaine de boulot …
                    Je l’ai vite reconduit dehors … l’année précédente un professionnel m’avait fait le même boulot pour même pas 500 euros …

                1. gameover

                  @ Laurent :

                  Les stock-options ne sont pas un mode de rémunération mais un principe de rémunération : je te paie moins mais tu récupéreras de la valeur sur la valeur de l’entreprise. Et là ça veut dire que si la valeur de l’entreprise baisse et bien tu as perdu du salaire car tu avais accepté UN SALAIRE PLUS BAS.

                  Mais le débat engagé par NP n’est pas là, il est sur le partage du risque et des bénéfices. Les pertes il semble qu’il n’a pas envie de répondre.

                  Sur le temps et l’argent : avec l’argent tu peux acheter du temps. Du temps des autres pour allonger le tien (moi quand je vais tondre ta pelouse), tu peux aussi travailler moins pour la même somme en prenant un travail mieux payé (tu travailleras moins longtemps).

                  Donc tu ne peux pas dire que l’un est plus ou moins important que l’autre car il faut l’un et l’autre. Le même raisonnement s’applique à ceux qui penseraient que l’argent est plus important que le temps car eux avec le temps ils achètent de l’argent.

                  1. Laurent

                    Gameover, je crois qu’on peut dire qu’on est tombé d’accord.
                    Bon, je retourne au boulot : freelance c’est hard en ce moment… Même plus le temps de tondre ma pelouse ! Et pas l’argent pour te payer 😀

                    1. Calvin

                      Bon moi, je te tonds ta pelouse pour moins cher que gameover !
                      J’ai fini à Bordeaux le deuxième petit boulot que m’a donné à faire Aristarque et j’ai besoin d’argent…

                    2. gameover

                      T’inquiètes, ce n’est pas un souci. Quand tu revendras ta maison (ce qui ne saurait tarder because freelance) j’ajouterai ça sur la note en y incluant 30% sur la plus-value de revente de ta maison puisque j’y aurai participé.

                      S’il y a moins value, tu me devras quand même 10,000E, vu que j’aurai perdu mon job de tondeur de pelouse, faut pas déconner.

                      Pourquoi 30%…. parce que c’est comme ça… na !

                      Aller, travaille bien… :mrgreen:

                  2. Joe

                    Vous avez l’art de vous tordre le cerveau alors qu’une bonne vieille analogie vous montre l’absurdité de la position de NP: Appliquons la méthode NP a l’immobilier. Nous serons tous d’accord pour dire qu’un logement qui n’est pas habite se deteriore, il faut le chauffer, le nettoyer, faire les menus reparations, … sinon il tombe en ruines. Le locataire est donc aussi responsable si ce n’est plus que le propriétaire du maintien de la valeur d’un appartement, pire, si l’appartement gagne de la valeur, comment l’attribuer au propriétaire alors que c’est le locataire qui s’en est occupe tout du long ? Ne peut on pas dire que le locataire a autant de droit que le propriétaire sur cette plus value, si ce n’est plus ? Le propriétaire devrait récupérer son capital de depart, par exemple, ces 5,000 francs qu’il a investi dans les années 60 (soit 1,000 euros) pendant que tous les locataires seraient recherches pour se partager la plus-value au pro rata temporis. Apres, ils ont tout contribue au maintien en état de ce bien. Quelle belle chaine humaine a travers le temps, quelle merveilleuse idée, ca c’est humain. En poussant encore plus loin cette idée de confusion du droit d’usage acquis temporairement avec le droit de propriété permanent, ne suis pas propriétaire d’une rame de TGV, depuis le temps que j’en prends ? Ne suis pas non plus propriétaire d’une plaque de taxi, sans moi, ils ne pourraient pas se la payer, …

                    Quand a De Gaulle, il a pousse la participation pour forcer les français a épargner dans une logique de forte inflation, aucune lien avec la choucroute de la remise en cause du droit de propriété.

                    1. gameover

                      Désolé mais l’analogie est meilleure avec l’ouvrier qui repeint les volets de la maison du propriétaire :

                      – il est salarié du propriétaire du Kapital
                      – il effectue un travail sur le Kapital et avec les outils et consommables fournis par le propriétaire du Kapital
                      – son travail valorise le Kapital et génère une plus-value

            4. voleurdufeu

              « investir son temps est prendre un risque » Non, ce temps est par hypothèse rémunéré. Ce qui peut représenter un « investissement », c’est que l’expérience ainsi acquise soit trop spécifique pour constituer un capital humain revendable ailleurs. Ce qui devrait conduire à exiger une rémunération supérieure, ou à changer d’employeur.

              1. vodkaman

                +1 !
                Le seul investissement en temps ‘valable’, c’est si vous choisissez d’aller faire plus que ce que l’on vous demande, de ne pas compter vos heures si vous avez un boulot urgent à rendre, de proposer de faire une partie du taf de votre n+1.

                Vous pouvez essayer et si vous avez un retour sur investissement (augmentation de salaire) c’est tout bénef. Si vous n’avez rien vous arrêtez les frais (vous limitez votre perte), ou vous allez voir ailleurs en prenant le parti de faire fructifier votre investissement initial.
                Ma dernière expression de mécontentement par rapport à ma situation précédente remonte à 4 ans et m’a permis d’augmenter mon salaire de 40 % depuis… en prenant le risque de le faire sans rien derrière.

                J’ai vu trop de personnes se plaindre de leur taf/salaire/ambiance dans la boite, mais qui, dès qu’il fallait prendre le risque de changer de job (une fois passés les entretiens d’embauche pourtant positifs) préféraient rester au chaud parce que l’on ne sait pas si on va réussir dans ce nouveau taf, il faut se remettre en question….

                Perso, je n’ai plus aucune compassion pour ce genre de personnes. Tu te casses ou tu fermes ta gueule (ce n’est pas à ton attention) mais c’est mon état d’esprit.

                1. gameover

                  En général avant un entretien je prépare une lettre de démission remise en mains propres. Ca évite les pertes de temps. Bon, ce qui est marrant c’est que dès que tu demandes à un N+ si tu peux le voir… il devient tout blanc… ha ha ha

        2. Le Diable probablement

          Ah la fameuse rentabilité immédiate… C’est tellement simple de mettre de l’argent dans une entreprise et hop, de l’enlever le lendemain et d’empocher des miyons… D’ailleurs je me demande pourquoi tout le monde ne le fait pas ? Peut-être parce que c’est une fable ?

        3. Pat

          L’entreprise effectue une transformation miraculeuse pour ses employés : transformer leur travail, ou parfois simplement leur temps de présence, en espèces sonnantes et trébuchantes, auxquelles s’ajoutent des protections sociales diverses et coûteuses. Une transformation que ces employés sont pour la plupart incapables de réaliser par eux-même.

          1. Calvin

            Juste pour atténuer (parce que je suis globalement d’accord) :
            Un travail que ces salariés seraient incapables de réaliser seuls.

            L’entreprise permet la division du travail sans lequel plus rien ne se ferait aussi vite, aussi bien, au profit de tous.

        4. Kékorésin

          « Les salariés qui engagent leur vie dans l’entreprise » Aussi crétin que de dire que l’entreprise est au service de l’emploi! Quand une boite ferme en France, on a droit aux gérémiades Montebouresques des futurs ex-salariés qui clament haut et fort qu’ils ont sacrifié leurs vies pour l’entreprise. Ils oublient qu’ils ont perçu une rémunération en contrepartie de leur force de travail.

          Quant aux actionnaires, ils ne tueraient pas la poule aux oeufs d’or si le contexte fiscal et normatif français était satisfaisant. L’exemple récent nous vient des usines de transformation du bois (meubles cuisine…) qui se délocalisent en Allemagne ou en Belgique (pas en Chine ou au Bengladesh) car l’état français, avec le concours zélé des syndicats qui jugent le travail décidément trop pénible, leur a imposé des normes de sécurité inapplicables.

          L’état est le principal responsable du déclin économique car il entretient une instabilité constante autant fiscale que normative. Une boite viable peut se transformer en boubier du jour au lendemain si un clown de service à la brillante idée de sortir une petite brochette législative pour rendre le monde meilleur. Tout investisseur regarde le capital-risque et décide ou non de se mouiller. Investir dans une entreprise aujourd’hui en France revient à jouer à la roulette russe avec trois balles dans le barillet.

          Franchement, les salariés eux mêmes sont désorientés quant il s’agit de placer leurs économies de peur que l’état les spolie en changeant deux-trois lignes sur le contrat. L’état décidera t’il de taxer l’assurance vie? Taxera t’il la résidence principale?…Avec les socialistes de droite et de gauche, les règles du jeu sont suceptibles de changer du jour au lendemain selon l’humeur de Don Juan de la Mobylette ou de Nico Kastoypovkon, ce qui a pour résultat de figer tout le monde dans une glaise épaisse et malodorante avec des yeux de lapin pris dans les phares éblouissants de niaiserie interventionniste!

        5. Kékorésin

          « Les salariés qui engagent leur vie dans l’entreprise » Aussi crétin que de dire que l’entreprise est au service de l’emploi! Quand une boite ferme en France, on a droit aux gérémiades Montebouresques des futurs ex-salariés qui clament haut et fort qu’ils ont sacrifié leurs vies pour l’entreprise. Ils oublient qu’ils ont perçu une rémunération en contrepartie de leur force de travail.

          Quant aux actionnaires, ils ne tueraient pas la poule aux oeufs d’or si le contexte fiscal et normatif français était satisfaisant. L’exemple récent nous vient des usines de transformation du bois (meubles cuisine…) qui se délocalisent en Allemagne ou en Belgique (pas en Chine ou au Bengladesh) car l’état français, avec le concours zélé des syndicats qui jugent le travail décidément trop pénible, leur a imposé des normes de sécurité inapplicables.

          L’état est le principal responsable du déclin économique car il entretient une instabilité constante autant fiscale que normative. Une boite viable peut se transformer en boubier du jour au lendemain si un clown de service à la brillante idée de sortir une petite brochette législative pour rendre le monde meilleur. Tout investisseur regarde le capital-risque et décide ou non de se mouiller. Investir dans une entreprise aujourd’hui en France revient à jouer à la roulette russe avec trois balles dans le barillet.

          Franchement, les salariés eux mêmes sont désorientés quant il s’agit de placer leurs économies de peur que l’état les spolie en changeant deux-trois lignes sur le contrat. L’état décidera t’il de taxer l’assurance vie? Taxera t’il la résidence principale?…Avec les socialistes de droite et de gauche, les règles du jeu sont suceptibles de changer du jour au lendemain selon l’humeur de Don Juan de la Mobylette ou de Nico Kastoypovkon, ce qui a pour résultat de figer tout le monde dans une glaise épaisse et malodorante avec des yeux de lapin pris dans les phares éblouissants de niaiserie interventionniste!

        6. Théo31

          « L’entreprise n’est rien sans les salariés »

          Vraiment ? 75 % des entreprises en France n’ont AUCUN salarié.

          Une entreprise n’est rien sans clients.

          1. NP

            Ok vous jouez sur les mots.
            Depuis le début, je compare les actionnaires et les salariés. Je ne rentre donc pas dans une comparaison entre salariés et patrons et a fortiori pas entre salariés et artisans ou libéraux etc.

            Pour la simple raison que ces catégories sont des travailleurs qui se rémunèrent pour le travail qu’ils apportent à leur entreprise, commerce, etc. Dans mon discours, ils sont donc assimilés aux salariés.

            J’aurai dû parler de « travailleurs » mais les réactions auraient sans doute été encore plus vives et tranchées.

            1. Parce que ce que vous décrivez n’existe pas. Vous nous parlez d’un actionnaire éthéré, qui cherche le profit à court terme et qui n’a rien à faire du salarié. Surprise : il n’existe pas. Et avec ce poncif là s’explique tout le chapelet d’autres poncifs que vous nous servez, sans même vous en rendre compte.

              1. Flash

                Sans vouloir vous contredire, hélas, cela existe. L’inconséquence existe aussi chez les actionnaires. Je pense notamment à un actionnaire qui, ayant racheté l’hôtel, a voulu augmenter la valeur de son bien au détriment de la qualité des prestations délivrées aux clients, ce qui est stupide en général mais surtout dans l’hôtellerie de luxe.

                Il voulait amortir aussi vite que possible son investissement, au risque de « casser » son investissement. Ce comportement n’est pas généralisé, et il sert surtout de prétexte à tous nos gauchistes de gouvernement, mais il existe.

                  1. NP

                    Et au passage, il aura dû dire merci à des employés sans doute modèles et dévoués (il y en a).

                    Une entreprise, ce n’est pas un casino.

                    Avec une mauvaise gestion ou un désir d’enrichissement trop rapide, on coule une boîte et on détruit des vies.

                    1. gameover

                      NP décidément tu as beaucoup à apprendre en économie.

                      On peut couler une boite : oui (c’est de l’argent privé) mais on ne détruit pas des vies. Le besoin existe toujours et sera rempli par une autre entreprise, un autre commerce, un autre hôtel qui embaucheront pour satisfaire le marché qui leur est tombé dessus. Quelqu’un perd son travail, un autre va en avoir un nouveau : peut-être la même personne.

                1. David

                  Toujours le même poncif des méchants actionnaires et des gentils salariés. Chassez la Lutte des classes par la porte, elle revient par la fenêtre !

                  Dans la vraie vie, ça se passe ainsi :

                  – un actionnaire qui fait des conneries, il perd SON argent, et pas celui des autres.

                  – un salarié aussi peut faire des conneries ; il assume.

                  – il existe des multitudes d’entreprises qui n’ont ni salarié ni actionnaire ; hé oui !

                  1. NP

                    Voir plus haut : une entreprise n’est pas un casino où l’on joue son argent. Dans une entreprise, il y a un capital humain que votre cynisme vous empêche de considérer.

                    Et non, si vous me lisez attentivement, vous verrez que je n’oppose personne. Mais contrairement à vous, je considère que les hommes qui travaillent dans une entreprise ont les même droits sinon plus que ceux qui y apportent leurs capitaux.

                    1. Ben voyons. Et d’ailleurs, les expériences tentées à ce sujet ont toutes superbement marché. Cela doit vouloir indiquer quelque chose, mais quoi, bon sang ?

                    2. voleurdufeu

                      L’entreprise, y compris esclavagiste, a tout intérêt à entretenir et à conserver au mieux le « capital humain » que représente ses salariés (ou esclaves), dans la mesure où il n’existe pas de substitut sur le marché, notamment dans le cas où ce capital humain est « firm specific ».

                    3. Nocte

                      Pas de capitaux, pas de société…

                      En tant que salarié, je loue mes compétences et mon temps, je n’investis ni l’un ni l’autre. En revanche, j’investis mon temps quand je m’autoforme afin de rester au niveau et pouvoir intéresser un autre patron.
                      Mais sans les capitaux apportés et correctement gérés, je me retrouve sans rien.

                      Alors 2 options, reconnaître que sans le capital initial, je suis comme un con ou alors me considérer comme part d’un autre type de capital, humain, et je peux revendiquer un droit supérieur parce que et c’est tout.
                      Une troisième voie se dessine : devenir moi-même patron.

                      Curieusement, ceux qui veulent un droit supérieur pour l’humain ne veulent jamais devenir patron…

                      Je me souviens de collègues qui ne juraient que par les scops, facon à mort les capitalistes, et quand je leur ai dit, OK, les gars, vous prenez toutes vos économies, vous mettez une hypothèque sur votre maison, mais si vous gerez comme des glands, si vous utilisez mal votre capital, aussi bien financier qu’humain, c’est la faillite et vous perdez tout !
                      Vous êtes toujours partant puisque selon vous l’humain à la primauté ? Vous avez suffisamment confiance dans vos collègues qui ne participeront pas aux risques que vous prenez ?
                      « Euh… » est ma réponse ma plus commune.

                1. gameover

                  On parle beaucoup de GS mais leur total de bilan n’est que de $1,000Mds alors que celui de la BNP est de $2,600Mds avec un notionnel de $60,000Mds.

                2. Honorbrachios

                  Goldman sach existe, oui. mais par exemple son équivalent et concurrent jusqu’en 2008, lehman brother, n’existe plus.

              2. NP

                Il n’existe pas ?

                Vous me dites, là, sérieusement, qu’un actionnaire n’a pas comme objectif la rentabilité de son investissement ? Que jamais l’on a vu un actionnaire vendre à la découpe des entreprises parfaitement saines pour en tirer un profit immédiat ?

                On me traitait plus haut de bisounours. Vous-même qualifiez mes propos d’éthérés. Je vous retourne tout en bloc.

                  1. Nicobos

                    Je rêve.
                    Je viens de créer mon cabinet il y a 3 ans, je bosse 70h par semaine mini, et j’ai des salariés. Je suis caution d’un emprunt monstrueux car j’ai acheté une clientèle.
                    Mes salariés, eux, ils se cassent le soir sans s’inquiéter de savoir si demain je pourrais les payer !!! moi j’en suis pas sûr. .. il faut que je me batte pour ne pas faire faillite et me retrouver sur al paille. Mes salariés eux sont cool Raoul car 35h !
                    C’est MOI qui achète créé cette boîte. C’est MOI qui ait eu les c**** de racheter le fonds (et de me faire arnaquer par le vendeur). NP devrait prendre ses chaussures, les mettre et aller faire un tour hors de sa collectivité territoriale climatisée pour découvrir le vrai monde, ou la vie n’est pas celle des bisounours, en France, là où il y a eu 63.000 faillites d’entreprises en 2013.
                    Marre de ces idéologues qui n’ont jamais rien fait et qui viennent nous donner des leçons et s’ approprier le fruit de notre travail.
                    NP, la meilleurs chose c’est que tu crées une boîte et que tu la donnes ensuite à tes salariés. Tu seras libre de le faire d’ailleurs…

                    1. Black Mamba

                      Pour votre emprunt important, essayez de voir avec votre expert comptable s’il ne peut pas vous allégé la charge avec le contrat de commodat …
                      Cela nous avait bien aidé dans un moment fort délicat …

            2. Flo

              Mais c’est pas possible ça!
              Les actionnaires aussi apportent un « travail » à l’entreprise.
              Un capital (non issu du vol ou de la fraude) est toujours la résultante d’un travail effectué hier, il y a une semaine, un an, un siècle, ici ou aux antipodes.

              1. Théo31

                L’épargne salariale, le monsieur y doit pas connaître.

                Le gars qui bosse à son compte doit être schizophrène : il est son propre exploiteur. C’est emmerdant pour la lutte des classes non ?

            3. LeRus

              Merci pour le débat passionnant, si si!

              Mes 2 roubles: Des pays ont plus qu’essayé de mettre en pratique l’idée que le travailleur était le vrai propriétaire de l’entreprise. Je pense évidemment à l’URSS mais il y en a d’autres.

              Sans tomber dans le classique « On sait où ça les a mené », il est encore plus intéressant de constater qu’à peu près aucun de ces systèmes n’a été capable de générer des innovations ayant un impact important. Les rares innovations issues de ces systèmes étaient déjà en gestation avant le grand soir. C’est là ou la distinction entre entreprises auto-gérées et avec capital prend tout son sens.

              Au mieux, les SCOP et autres erzats se concentrent sur le status-quo afin de pouvoir payer les salaires des employés, pardons, des actionnaires.

              1. Flash

                C’est exact.

                Les SCOP ont des qualités, mais aussi de gros défauts.

                Parmi les qualités, je compte l’implication très forte des travailleurs -qui sont propriétaires de leur outil de travail-, et leur responsabilisation.

                Parmi les défauts, je note qu’un fonctionnement en SCOP implique un certain « unanismisme » ou une grosse culture du compromis. C’est très compliqué à gérer au-delà d’une certaine taille.
                Autre défaut : le patrimoine des travailleurs n’est pas suffisant pour assurer des investissements très importants, limitant le développement des SCOP dans certains secteurs d’activités.

                1. Calvin

                  Il y a des SCOP ou l’influence d’un vrai leader rend les choses plus faciles.
                  En général, quand les dissensions apparaissent, le gérant leader leur dit : à la prochaine AG, vous pouvez prendre le pouvoir.
                  En général, ça ne moufte pas.

            4. Théo31

              « Vous nous parlez d’un actionnaire éthéré, qui cherche le profit à court terme et qui n’a rien à faire du salarié. Surprise : il n’existe pas. »

              Il existe pourtant bel et bien : il s’appelle l’Etat.

        7. Val

          Désolée np mais ce que vous dites est en plein dans l imposture actuelle du pays. Les mots ont un sens. Un actionnaire est un actionnaire, un employé un employé et tous se respectent également. Maintenant mon jardinier ne possède pas une part de mon jardin, pas plus que moi une part des entreprises dans lesquelles j ai travaillé. Les problèmes de ce pays viennent grandement de la torsion des mots. C est d ailleurs voulu, relisez Orwell.

          1. dede

            +1

            C’est meme le sujet du billet. Il existe un droit de propriete a peu pres identique partout dans le monde qui est plus ou moins bafoue par les gouvernements. Par definition, un actionnaire est proprietaire de l’entreprise.

    2. Pat

      Voilà une vision totalement Bisounours de l’entreprise. Et vous croyez vraiment que l’Etat peut remettre au pas les méchantes entreprises qui ont oublié leur vraie « fin ».

    3. bof

      @np
      il vaut mieux pouvoir lire ça que d’être sourd!
      @autres qui ont le temps de lire en anglais : Your Dog Owns Your House
      Anthony de Jasay*

      1. bof

        suite, un bref extrait :
        « In a voluntary exchange, once each side has delivered and received the agreed contribution, the parties are quits. Seeking to credit and debit them for putative outstanding claims is double counting. »

      2. Caton

        En fait, je préfèrerais être sourd: à force d’entendre des idioties je risque le cancer de l’oreille.

            1. royaumont

              Bien sûr que si, c’est contagieux !
              Sinon, comment expliquer la Terreur robespierriste, la guerre 14 et l’élection de Hollande ?

                  1. gameover

                    Intéressante question…
                    Si je remonte 20 ans en arrière, on envoyait les plans par courrier et on avait intérêt à les vérifier car entre la demande de tirage en interne et la réception des plans par le destinataire final externe il se passait une semaine…

                    Maintenant on reçoit 3 révisions dans la même journée !

                    Donc je dirais que oui on fait plus de trucs stupides mais on les corrige plus rapidement à cause des réactions plus rapides aussi.

  12. Jeff84

    Laquelle est la plus respectueuse du droit de propriété, la pseudo-propriété française, ou la pseudo-propriété chinoise ?

  13. passim

    La propriété privée, c’est pas bô.
    D’ailleurs, nous ne sommes depuis longtemps plus propriétaires de notre propre corps, et de son utilisation.
    L’État-mama nous dorlote. De quoi nous plaindrions-nous ?
    La liberté ? On a toujours celle de faire là où on nous dit de faire. Cela n’a pas de prix !

  14. Kazar

    Notre nouveau sinistre de l’économie va peut être se pencher sur le problème de la compétitivité : en effet, le Monde nous annonce une bonne nouvelle : la France maintient son rang. Pas de bol, elle n’est que 23ème.
    Et qui est premier ? La suisse, depuis 6 ans, ce pays qui ose fermer les frontières à l’immigration massive qu’il subit, et dont Cohn Bendit a prédit qu’il « reviendrait à genoux » vers l’Europe…Ce pays qui ne fait même pas partie de l’UE (pourtant, à écouter nos politiques, hors l’UE, point de salut), qui n’a pas l’euro (ms quitter l’euro serait, selon ces mêmes politiques, « suicidaire »).

      1. Deres

        Cela fait un an qu’ils voient bien qu’il n’y a pas d’inflation suite aux actions de la BCE … Cela ne les a pas empêché de faire des prévisions économiques utilisant de l’inflation pour aider aux économies de « non-hausse ». De toute façon, soyons réaliste, tous les chiffres de leurs prévisions pour 2014 et 2015 sont optimistes dans le sens qui baisse le déficit. Tous sans exception. Que ce soit le chômage, le prix du pétrole, la croissance de nos voisins, l’inflation, la consommation, les taux d’intérêts, l’investissement des entreprises, la demande en produit pétroliers, … L’analyse d’impact de ces paramètres est aussi une pure fumisterie car elle les traite un par un pour monter leur faible impact. Mais comme ils sont en fait tous sous-estimé, l’impact est très loin d’être négligeable !

    1. cc

      …. Et qui votent même pour refuser les minarets chez eux ! Franchement, suissement, les Suisses font du mauvais esprit.

      Heureusement, nous on ne prendra pas exemple sur ces gens-là. Non mais.

    2. RBF

      La force de la Suisse, c’est sa stabilité à tous les niveaux, son code du travail peu contraignant, et ses taxes peu élevées. C’est un pays ultra-libéral dans lequel l’État n’intervient que très peu (tout le contraire de la France qui ferait bien de s’inspirer de ce petit pays plutôt que de le conspuer).

      Par contre sur le fait que les Suisses aient voté une loi contre l’immigration de masse, là je pense qu’ils se sont tirés une balle dans le pied. Tout d’abord parce que la réussite économique de la Suisse passe aussi par l’accueil de personnes très qualifiées venant du monde entier. Puis parce que dans un pays où l’on aime pas les interventions de l’État, ben il va bien falloir faire avec lui pour mettre en place les contingents. Je ne vois pas comment les Suisses pourraient confier cette tâche à des entreprises privées.

      J’ai connu la période où le travail allait à la préférence nationale et aux quotas d’étrangers dans les entreprises, c’était un vrai boulet pour les entreprises (la Suisse est devenue No1 quand justement elle a ouvert ses frontières).

      1. Calvin

        +1
        On ne verra l’impact de la votation sur l’immigration que dans quelques années, si elle est appliquée.
        Pour l’instant, le classement suisse n’en tient pas compte.

        1. RBF

          Le conseil fédéral ne souhaitait pas cette issue, et n’a pas franchement envie d’appliquer cette votation. Mais il le fera, soyez-en sûr. Au mieux il jouera la montre car il a 3 ans pour mettre ceci en application.

          Ensuite il est clair que cela aura un impact. Swatch est en train de construire des usines immenses juste à côté de la frontière française. Le groupe aura beaucoup de mal à trouver les milliers de salariés qu’il aura besoin avec des quotas dans les pattes. Ce n’est qu’un exemple.

          1. Peste et coryza

            La Suisse n’a aucun problème pour faire venir les ingés et docteurs de divers pays…
            Ce qu’elle ne veut plus, ce sont les hordes d’analphabètes, dont l’utilité est plus que discutable en ces temps de crise.

      2. Kazar

        Pas d’accord, car le contrôle renforcé de l’immigration vise non pas à ne plus accueillir les personnes très qualifiées mais à ne plus subir l’immigration de ceux qui n’ont aucune qualification et subsistent grâce à divers méfaits. RDV dans deux ans, on verra bien si la Suisse régresse ou non, mais je crois au contraire qu’elle ne s’en portera que mieux.

        1. RBF

          Pour rentrer en Suisse, il faut un travail. C’est l’une des conditions incontournables. Donc qualifiés ou non, ceux qui viennent en Suisse ne vivent que très rarement de méfaits. D’où à mon sens, l’absurdité du résultat de cette votation. Encore plus absurde dans la mesure où elle touche aussi les frontaliers qui ne résident pas en Suisse.

          La votation touchera bien évidemment les personnes très qualifiées. Ces dernières ne seront pas prioritaires sur les personnes non qualifiés (également très demandées). Une fois le quota annuel épuisé, vous pouvez avoir le meilleur niveau du monde, vous n’entrez pas. Je vous le dis car j’ai connu une époque similaire dans les années 90-début 2000, donc croyez-moi, je sais de quoi je parle.

          Peut-être que la Suisse ne régressera pas. Mais ce qu’il y a de sûr, c’est qu’avec cette votation elle ne progressera pas.

          1. Kazar

            A lire certains articles, il y a de nombreux étrangers en Suisse qui ne répondent pas à vos critères, et ce sont eux qui sont visés. Exemple, cette Somalienne illettrée n’ayant jamais subvenu à ses besoins en 23 ans qui pourrait devenir Suisse :
            http://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/naturalisation-refusee-justice-desavoue-etat/story/27382793?comments=1.
            Ce blog n’étant pas celui de la langue de bois, soyons bien clairs : les Suisses rejettent avant tout les étrangers non communautaires maghrébins et Africains, ainsi que les parasites des pays de l’Est. Simplement, en Suisse, contrairement à la France, on respecte la volonté du peuple. Je ne me fais guère de souci pour que e gouvernement suisse ne saisisse l’occasion pour faire le tri entre les immigrés choisis et les inutiles, voire les nuisibles. Et après tout, pourquoi un peuple, quel qu’il soit, devrait(il subir l’immigration, et voir son pays se transformer contre sa volonté ?

            1. RBF

              Je n’ai pas besoin de lire les articles, et surtout pas les commentaires d’un article de la TDG. Je connais très bien la Suisse, donc la situation aussi.

              L’initiative de l’UDC pour laquelle les Suisses ont voté inclue bel les biens les européens de l’Ouest, ainsi que les frontaliers constitués uniquement de Français, d’Allemands, d’Italiens et d’Autrichiens. Les frontaliers sont constitués de très exactement 100% de travailleurs, pas l’ombre d’un profiteur analphabète.

              Les Suisses se sont faits avoir par des discours populistes, et principalement ceux qui n’ont pas d’étrangers/frontaliers ou très peu. A l’exception du Tessin, les seuls cantons qui ont rejeté cette initiative sont ceux qui ont le plus de frontaliers, à commencer par Bâle et Genève. Bizarre non ?

              Ils n’ont pas du tout voté pour ce que vous croyez. Ce sera même pire qu’avant pour eux, car maintenant les citoyens de l’UE seront rangés au même niveau que le reste du monde. Et je ne crois pas une seule seconde que l’économie suisse n’en pâtira pas, on entend déjà les patrons des zones frontalières râler.

              1. Kazar

                Pas de problème, on verra bien si l’économie en pâtit. Mais si ce n’est pas le cas, on va bien rigoler quand les gauchistes continueront à nous seriner que nous avons besoin de l’immigration.

          2. voleurdufeu

            Ce qui aurait été plus intelligent, c’eût été de mettre les permis de résidence aux enchères.

        2. Calvin

          Kazar, dans deux ans, rien n’aura changé en Suisse.
          Attendons la mise en place de cette mesure, puis, qu’elle fasse ses effets.

          Tu commets quand même une erreur : la Suisse n’a pas un état providence aussi « développé » que le nôtre…

          1. Kazar

            Tout à fait, c’est bien pour ça que les Suisses ne supportent plus les délinquants étrangers, qui faute d’état providence, se rabattent sur la délinquance (et vu le niveau de vie dans ce pays, le réflexe est assez facilement compréhensible).
            Parmi les propositions qui en France seraient révolutionnaires, la Suisse va expulser ses délinquants étrangers pour lutter contre la surpopulation carcérale :
            http://www.lepoint.fr/afrique/actualites/justice-comment-la-suisse-veut-s-y-prendre-pour-renvoyer-les-marocains-en-prison-18-07-2014-1847194_2031.php.
            Gageons que si nous faisions la même chose, nos prisons se désempliraient quelque peu, mais ce gentil Sarko a supprimé ce que les droits de l’hommiste nommaient la « double peine ». Quand je pense que les Français seraient prêt à revoter pour lui…
            Tiens, juste pour info, liste des individus les plus recherchés en France : http://www.avisderecherches.interieur.gouv.fr/personnes1.asp?T=R

            1. Caton

              La dernière fiche est amusante:

              « Signalement : Nourrisson de sexe féminin, taille 65 cm, poids 6 Kgs, de type européen-méditerranéen, cheveux foncés courts, âge environ 6 mois. »

              et

              « Note importante : Cette personne est dangereuse et susceptible d’être armée.
              Ne tentez en aucune façon de l’interpeller vous-même.
              Contactez le service de police ou de gendarmerie le plus proche. »

              C’est également la seule fiche d’une personne du sexe féminin. La parité n’est PAS respectée, c’est un véritable scandale.

                  1. Kazar

                    En fait non, c’est plutôt le contraire, je suis super répressif (style tolérance zéro), et il m’est donc impossible de défendre les délinquants, c’est contre ma nature. Je me contente dès lors d’affaires dans lesquelles on parle vulgairement d’argent (immobilier, banque, faillites), ça m’évite de trop m’énerver.

  15. Jacques

    J’ai lu voici des décennies quelque chose d’édifiant : ce monde pourrait être un véritable paradis, et pour cela, il suffirait que les êtres humains appliquent et respectent les dix commandements, ni plus ni moins.
    Nous ne sommes pas sortis de l’enfer…

    1. Calvin

      Le problème, c’est que ce c… de Moise a cassé une troisième table contenant 5 commandements supplémentaires :
      – tu n’accepteras pas qu’un groupe de gens décide pour toi,
      – tu ne confieras pas l’éducation de tes enfants à des gens mal intentionnés,
      – tu n’empêcheras pas la science de progresser en comportant des peurs,
      – tu n’endetteras ni ta famille, ni ta communauté même si on te dit que c’est pour ton bien,
      – tu ne choisiras pas comme un chef quelqu’un qui contrevient à ces commandement.

      Et tout le mal est parti de cette boulette…

      1. Flo

        C’est quand il a cassé les trois tables sur le veau d’or.
        Devant tant de stupidité du peuple le Très Haut aurait décidé de ne lui refaire que les deux premières…

        1. Kermit

          Ah oui, le veau d’or …
          Ils etaient pas partis les mains vides nos cocos !
          Mais l’histoire ne dit pas d’ou vient le magot …. quoi que Pharaon ne leur courait surement pas derriere pour leurs beaux yeux.

          1. Aristarque

            La réponse est dans le livre d’Exode :
            Exode 12:34 : Le peuple emporta sa pâte avant qu’elle fût levée. Ils enveloppèrent les pétrins dans leurs vêtements, et les mirent sur leurs épaules. 35 Les enfants d’Israël firent ce que Moïse avait dit, et ils demandèrent aux Egyptiens des vases d’argent, des vases d’or et des vêtements. 36 L’Eternel fit trouver grâce au peuple aux yeux des Egyptiens, qui se rendirent à leur demande. Et ils dépouillèrent les Egyptiens.…

      2. Jacques

        Faire appliquer les précédents semble déjà hors de portée, alors…
        Lao Tseu, dans le Tao Tö King, à son époque, a dit quelque chose ressemblant à « plus il y a de lois, moins il y a de justice ».
        Rien de neuf sur la planète.

      3. Nyamba

        Ah, les Commandements…
        “The trouble was that he was talking in philosophy but they were listening in gibberish.”
        Remplacer « philosophy » par « religion », ça revient au même.

  16. yp

    Il me semble qu’une des clefs pour comprendre le gugus ministre des trucs qui ramènent du pognon, est que c’est lui qui est derrière le CICE – un machin pour rendre (un peu) de l’argent qu’on a préalablement confisqué.

    Bref, c’est un adepte des usines à gaz : il n’y a sans doute rien à en attendre en terme de simplification et il n’y a rien non plus à en attendre en terme de diminution du poids de l’état en France. My 2 cents.

    1. Kékorésin

      Ah, le CICE et le CIR! Deux beaux exemples de la stupidité de nos champions des urnes! Ponctionner à fond les petites boites pour redistribuer le butin aux grosses déjà globalement moins taxées. Pourquoi les grosses boites? Très simple: se sont les seules à avoir les ressources nécessaires pour monter des dossiers de 5000 pages pour prétendre à une part de ce délicieux gâteau. Les autres, circulez!

      L’écrasante majorité des entrepreneurs français doit avoir du sang qui coule des oreilles à force d’entendre à longueur de journée des médias subventionnés et des représentants Troskistes auvergnats que l’état leur fait des milliards de cadeaux. Tout ça n’arrange en rien la perception globalement excécrable de l’entreprise et du travail qu’ont les citoyens sevrés à l’anti capitalisme primaire dès la plus tendre enfance par la charmante maîtresse exfitrée de la fac de psycho.

      Au bout du chemin boueux notre ministre du travail pleure des fleuves de sang en constatant que beaucoup de chômeurs ne veulent pas mettre baillonette au canon et remonter au front d’un emploi dangereux au service du grand capital exploiteur de chair humaine…

      1. royaumont

        Pas si stupides, mais cyniques :
        Les socialo ne sont hostiles aux grandes entreprises qu’en théorie. En effet, les employés de ces société ont souvent les mêmes comportement électoraux que les fonctionnaires (il suffit que je regarde mes collègues pour m’en convaincre). Les grandes entreprises fournissent ainsi une importante clientèle électorale à la gôôôôche.
        Le contraire des PME qui ne sont bien vues qu’en théorie et brimées en pratique.
        Le CICE (moins utilisé qu’annoncé, semble-il) en est une parfaite illustration : un machin qui se veut destiné aux entreprises pourvoyeuses d’emplois, donc les PME et qui est en fait utilisé par les grandes entreprises qui disposent en leur sein des services administratifs capable d’en comprendre les méandres.

      2. yp

        Cher Kékorésin, c’est normal… Les boites du CAC40, c’est celles ou barbottent les copains de l’ENA et ou l’on se refile les places au conseil d’aministration (et les jetons !) entre gens bien…

        Si c’est du hasard, c’est que le hasard fait quand même super-bien les choses…

    2. Deres

      Quand je pense que la TVA sociale de Sarko (hausse de TVA contre baisse des charges prévue en 2012) a été abrogé pour être remplacé en 2014 par une hausse de TVA complètement « indépendante » d’un CICE qui est un remboursement partiel des charges avec un an d’avance … Bref, la même chose, avec un an de retard, beaucoup plus de tuyau et de paperasserie, une nouvelle banque publique donnant du travail à des centaines d’énarques aux dents longues, de la cavalerie comptable cachant du déficit public et cerise sur le gâteau des banques prélevant les intérêts sur toutes ces sommes … J’ajoute que les objectifs chiffrés du CICE ne sont bien entendu pas tenus, mais c’est tellement courant que cela ne me choque même plus.

  17. lolo

    Je ne suis pas certain que la propriété privée aie un jour existé, une concession, tout au plus, avec des termes de contrats changeant rétroactivement si nécessaire…

    Les moins cons sont les parasites. Enfin quand on arrive à vivre de cette manière.

  18. Ano59

    Léger HS : Entendu ce matin à la radio…Un spot « promotionnel » du gouvernement pour les nouveaux rythmes scolaires !! De la jolie propagande tous frais payés par les contribuables.

    J’ai toujours été étonné que l’Etat ait le droit de diffuser de tels spots, c’est à dire en gros d’utiliser l’argent du contribuable pour faire la promotion de telle ou telle équipe politique.

    1. Kékorésin

      Plébicités par l’état socialiste français: tissage de macramés pour pendaison réussie en fin de droits et façonage de billevesées pour les survivants. Réinventons l’avenir de nos enfants!

    2. Caton

      Ils ont le droit de s’en servir pour acheter des voix, ce qui est bien plus grave, alors de la propagande… bof.

      1. Peste et coryza

        Y a du boulot alors.

        Avez vous les chiffres du mois dernier ?

        (dixit Dares et pat49)

        Demandeurs d’emploi par catégories :
        A : 3 398 300 +0,3 %
        B : 663 600 +0,1 %
        C : 981 300 +1,3%
        D : 279 900 -0,6 %
        E : 396 300 +0,6%

        TOTAL, dom-tom compris : 6 048 500 (page 15 du rapport de la DARES)

        Quelques chiffres qui parlent :

        Chômage Longue durée (entre 2 et 3 ans) : + 15,4 % sur 1 an.
        Chômage Très Longue Durée + de 3 ans : + 17,6 % sur 1 an.

        Chômage des 50 ans et +, + 11,3 % sur 1 an.

        + d’1 chomeur inscrit à pôle emploi sur 2 (52,3 %) ne perçoit aucune indemnité.

        Offres d’emploi dispo, dernier chiffre connu : 235 152 (et souvent des offres de m*rde, voire déjà pourvues et pas mises à jour !)

        A rajouter : les invisibles :
        + 1 383 400 foyers bénéficiaires du RSA, en effet sur 2 300 000 environ de foyers (dernier chiffre connu) , seuls 916 600 sont inscrits à Pôle Emploi, les autres bénéficient d’autres suivis (associations, collectivités locales, etc.) en sachant qu’un foyer bénéficiaire, comporte parfois + d’un demandeur d’emploi en son sein, donc si on parle en nombre d’individus c’est pire.
        + 1 000 000 au bas mot, sur les environs 2 millions de bénéficiaires de l’AAH ou d’une pension d’invalidité, ne sont pas inscrits à Pôle emploi, malgré une aptitude et un désir d’ accès à emploi adapté.
        + d’1 million de SANS-DROITS, principalement :
        – des jeunes de moins de 25 ans
        – des sans droits, pour motif, dépassement des plafonds de ressources dans le foyer
        – des bénéficiaires de pensions de reversions (veufs, veuves) de 55 ans et +
        – des bénéficiaires de pensions alimentaires qui dépassent les plafonds du RSA
        – on peut également évoquer, des étudiants, boursiers ou non, qui cherchent des petits jobs alimentaires, qui sont donc bien demandeurs d’emploi, en concurrence avec les autres
        – on peut évoquer enfin, des auto-entrepreneurs, qui ne gagnent rien ou presque, et sont demandeurs d’emploi en parallèle.
        – on peut parler également de retraités qui cherchent un emploi car leur retraite ne couvre pas les charges fixes pour survivre

        Bref, cela doit bien faire un total de de 9,5 millions de demandeurs d’emploi en France, et travailleurs pauvres occasionnels.

        Soit, sur une population active de 30 millions d’individus environ, un joli 33%.

        Une seule question : comment cela se fait-il que le pays tienne encore ?

        1. Higgins

          C’est la réussite complète du modèle social à la française. Si le système n’explose pas d’ici là (ce dont je doute fortement), ça va donner dans vingt ans. Avec un revenu mensuel moyen de 1600 euros par salarié, ça va être coton pour vivre avec 800 euros/mois. Il y a des retraités qui vont regretter d’avoir cessé de travailler.

        2. Théo31

          Les rentiers fonctionnaires n’étant pas concernés par le chômage, il faut les décompter du total. Et là, ça fait peur.

        3. dede

          Heureusement que la lutte contre le chomage est la priorite des gouvernements depuis que je sais lire un journal… Qu’est-ce qu’on aurait deguste si cela n’avait pas ete le cas!

    1. Higgins

      Paradoxal de la part d’une philosophie politique qui a fait de la spoliation (et donc de l’atteinte à la notion de propriété privée) un de ses pivots.
      Ceci dit, Fleur Pellerin est d’un autre niveau que les titulaires précédents. Y va y avoir du sport dans ce domaine.

    2. Kazar

      Les droits d’auteur sont d’une durée absolument ridicule :
      « Les droits patrimoniaux sont accordés à l’auteur pour toute sa vie, et perdurent après sa mort au bénéfice de ses ayants droit, pour une durée qui varie de 50 à 100 ans selon les pays. Par exemple, en Belgique et en France, ils expirent 70 ans après la mort de l’auteur. Passé ce délai, l’œuvre entre dans le domaine public et peut être utilisée librement par tous ».
      Comment justifier que les ayants droits tirent des bénéfices d’une œuvre dont l’auteur est décédé il y a 70 ans ? Il s’agit d’une rente de situation que rien ne justifie, et qui est en totale contradiction avec la diffusion de la culture dont se gargarisent tant les gens de gauche.

      1. Kazar

        J’ajoute que le droit d’auteur pourrait s’éteindre avec le décès de l’auteur, celui-ci bénéficiant des fruits de son travail toute sa vie, et ses héritiers recueillant sa succession, ce qui me semblerait tout à fait suffisant. Résultat du système actuel : d’innombrables œuvres inaccessibles au public notamment en matière audiovisuelle car trop couteux de retrouver les détenteurs des droits ou ceux-ci se révélant trop gourmands.

        1. gameover

          Il y a eu une surenchère dernièrement puisqu’en France on est passé de 50 ans à 70 ans. La raison me semble être que les états se font concurrence afin que les écrivains soient édités chez eux pour différentes raisons : industrie de l’édition, impôts sur le revenu, fortune, héritage etc…

          Beaucoup (90%) d’écrivains sont édités en dehors de leurs pays d’origine et toujours dans un pays étendant les droits car c’est la 1ère édition qui définit la loi applicable.

      2. Deres

        Les droits d’auteur et les brevets sont un compromis entre une propriété exclusive perpétuelle et une belle anarchie. C’est un point qui pose toujours problème aux libéraux.

        il n’est pas si anormal que cela que les droits perdure après la mort car celle-ci peut arriver tôt après la création. Dans le cas contraire, on pousserait les artistes et créateurs âgés à revendre rapidement leur droit car l’argent est lui transmissible (mais taxé). D’ailleurs, ces droits d’auteurs transmissibles sont-ils taxées lors des succession à leur valeur estimé ?

        Ce que je trouve ennuyeux comme dans beaucoup de loi, c’est l’utilisation de seuils et de règles binaires. Avant la fin de la durée légale, on a tous les droits, après aucun. Des choses plus graduelles seraient souhaitables. On a vu par exemple que quand une oeuvre comme la guerre des boutons devient brutalement public, plusieurs films s’en inspirant sorte en même temps ce qui est idiot. Pourquoi cela-aurait-il coûter un bras en droit d’auteur à 49 ans et est gratuit à 50 ?

        1. Aristarque

          C’est plus de cinquante ans. C’est durée de vie de l’auteur puis soixante dix ans minimum à dater de son décès avec, je crois, un rajout s’il y a des guerres qui s’intercalent dans le calcul.

  19. Kuing Yamang

    Tiens, Doze a dit, à quelques excipients et exhausteurs de goût près, la même chose que H16.
    « Emmanuel Macron veut se donner une image de socialiste donc il va visiter une Scop qui au passage est une invention d’origine libérale. Mais si il veut vraiment réussir à se donner une image de socialiste et convaincre, il faut remettre le social au coeur de la politique en France, l’entreprise étant la seule solution pour lutter contre la misère sociale. »

  20. Wane

    Article II de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, version 1789: « Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’Homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression. »
    Un article nauséabond en Socialie…

    1. Calvin

      Non, en France, la liberté se monnaye, la propriété se taxe, la sûreté fait peur et la résistance à l’oppression est remplacée par la lutte antifascissses.
      Une simple translation des mots.

  21. Alecton

    Il me semble toujours bon de rappeler que le tissus économique français est constitué de la manière suivante :
    Pour un total en 2012 (je n’ai pas trouvé les chiffres actualisés de l’insee) de 3 603 698 entreprises :
    – 2 418 176 n’emploient qu’une personne (merci l’artisanat = ;
    – 980 655 emploient entre 2 et 9 personnes ;
    – 170 211 emploient entre 10 et 49 personnes ;
    – 26 935 emploient entre 50 et 199 personnes ;
    – 5047 emploient entre 200 et 499 personnes ;
    – 2163 emploient entre 500 et 1999 personnes ;
    – 511 emploient plus de 2000 personnes ;

    Cela permet de relativiser les masturbations intellectuelles sur les SCOP et autre élucubrations collectivistes.

    1. Théo31

      Les mutuelles ne sont pas non plus des entreprises capitalistes à proprement parler et existaient avant le socialisme.

  22. Kazar

    Dans les bonnes nouvelles du jour qui devront être financées par contribuable (encore du boulot pour Macron, pas de pot vraiment), on apprend que Calais va rouvrir un centre d’accueil pour migrants. Pas de coût annoncé, mais le CONtribuable va casquer au niveau national. Ils veule aussi « sécuriser » le porte de Calais. Coût prévisible (qu’il convient donc de multiplier par deux) : 10 millions d’euros par an. Une nouvelle goutte d’eau dans notre océan de dettes. Marrant, c’est suite à un accord entre la Maire UMP et Cazeneuve. UMPS vous avez dit ?

    1. Higgins

      A sa décharge, le maire (« …Comme l’Académie française le soulignait déjà en 1984, l’instauration progressive d’une réelle égalité entre les hommes et les femmes dans la vie politique et économique rend indispensable la préservation de dénominations collectives et neutres, donc le maintien du genre non marqué chaque fois que l’usage le permet. Le choix systématique et irréfléchi de formes féminisées établit au contraire, à l’intérieur même de la langue, une ségrégation qui va à l’encontre du but recherché. » http://www.academie-francaise.fr/actualites/feminisation-des-noms-de-metiers-fonctions-grades-et-titres) de Calais a un sacré pot de pus sur les bras.

      1. royaumont

        Oui, il vaut mieux les parquer dans un endroit connu que de les laisser dans les rues sans surveillance avec tous les risques que cela comporte pour les citoyens de Calais.
        Quant à s’en débarrasser, ou mieux, faire en sorte qu’il ne puissent pas venir, ce serait préférable, mais c’est un combat de longue haleine qui n’a pas de solution facile (ça se saurait).
        Les frontières françaises sont des passoires depuis 2500 ans et il ne suffit pas de dire que c’est un scandale pour que cela change.
        En attendant, le maire est obligé de gérer le problème avec comme choix uniquement de mauvaises solutions et l’obligation d’en choisir une.
        Désolé Kazar, je suis souvent d’accord avec toi, mais il me semble que sur ce coup tu fasses preuve d’un brin de mauvaise foi.

        1. Kazar

          Je disais plutôt ça dans le sens « si vous faites un centre, vous allez encourager les candidats qui vont se multiplier ». Donc, peut être un mieux temporaire au niveau sécurité (dès que le centre sera plein, le surplus se re-déversera en ville), mais revers de la médaille, toujours plus d’argent public (le notre) dépensé en vain et attirant toujours plus de candidats. De façon plus cruelle, si vous envoyez le message qu’il n’y a , à Calais, aucune aide à attendre de qui que ce soit et que, comme en Australie, vous faites comprendre que si vous entrez en fraude sur notre territoire, vous n’aurez JAMAIS de papiers, vous allez décourager un paquet de candidats.
          http://www.fdesouche.com/481855-le-gouvernement-australien-durcit-encore-un-peu-plus-ses-lois-anti-immigration
          Faisons juste comme eux, sauf erreur de ma part, l’Australie n’est pas un pays fasciste dans lequel se trouvent de nombreux camp de concentration…

          1. Higgins

            Oui mais l’Australie reste une île, grande certes mais c’est une île. N’habitant pas dans la région concernée et connaissant fort mal le dossier, je me garderai bien d’avoir un avis tranché sur ce dossier épineux. Faut-il un centre ou non? Si oui de quelle taille et mis en œuvre par quelle organisation? Que faire des personnes y séjournant? Sur ce sujet, la cacophonie la plus grande régnant dans notre pays et l’incohérence, associée à la mauvaise foi, y étant érigée en dogme, je vois mal comment résoudre la crise. Ces questions appellent des réponses politiques et hélas, mis à part ce maire qui soulève le problème, je ne vois guère de candidats pour répondre.

  23. ysolo

    comment dire, je lis toujours, participe peu, je vais donc surement me faire lyncher.
    Puis-je suggérer a notre hôte et aux virulents posteur d’être plus cool avec les trublions? (@Np)
    En effet, je trouves qu’ils apportent un intérêt supérieur aux débat qui sans eux tournes entre convaincus, j’entends dans le fond certain dire si ça te plait pas t’a qu’a pas lire.
    De plus je trouves que les commentateurs se surpassent pour faire entendre raison, excellent aujourd’hui, cela m’apporte des exemples de réponses pour débattre en famille, ou plus généralement avec les malcomprenants.
    Ne les chassez pas, ils sont peut être récupérables…

    1. Nyamba

      Bonjour !
      Bizarre que vous pensiez que la virulence soit liée à un rejet des opinions divergentes. De mon point de vue, pourtant, les hashtablonautes sont autrement plus sympas, relax et ouverts au débat que nombre de commentateurs zélés sur, quand on y pense, à peu près tout média ouvert aux commentaires.
      Il y a une chose, primordiale, à accepter chez des libéraux : ils pinaillent. Beaucoup. Parfois passionnément. Mais la plupart du temps, passé le premier grognement (territorial ?), ils se révèlent tout à fait charmants et civilisés. Sauf en cas de trolling (ou, impardonnable, de mauvaise foi caractérisée) où là, il devient ardu de demeurer agréable – et ce n’est guère le cas ici 😉 .

      1. ysolo

        « Bizarre que vous pensiez que la virulence soit liée à un rejet des opinions divergentes. »

        j’ai pas dis ça ? virulent oui, pas intolérant .

        Force est de constater qu’ils ne font de pas de vieux os.

        1. Black Mamba

          Ils ne font pas de vieux os car ils manquent de courage ou d’arguments. ..
          Après certains comme mon époux n’aiment pas du tout qu’on soit en désaccord avec eux et jettent donc l’éponge …
          Il faut parfois aussi admettre que la partie adverse (nous les hastables) a raison … voir toujours raison :mrgreen:

          1. Nyamba

            Sauf quand on dit des conneries, évidemment, parce que l’autocritique est source d’enrichissement personnel.
            La preuve : qui a déjà changé d’avis ici à l’issue d’une discussion animée sur ce blog ? Allez ?

            Quelqu’un ?

            1. Laurent

              Moi, plein de fois ! Surtout sur les sujets économiques auxquels je n’entends rien, et où H16 (et tant d’autres) voit ce que je vois pas. Et donc m’ouvrent les yeux.

              Maintenant, on trouve aussi ici un biais difficile à nier : les commentateurs se montrent plus volontiers « pro-business » que « pro-humain ». Même si tout est lié, j’ai toujours du mal à supporter l’exploitation des êtres humains, par qui que ce soit. Et pas uniquement par les méchants états collectivistes.

              1. Flash

                ça dépend ce que vous entendez par pro-business.

                Les aides d’Etat, les subventions, les aides détournées à de nombreuses entreprises, je ne suis pas persuadé que cela déclenche l’enthousiasme parmi les commentateurs de ce blog.

                Pour ma part, laisser crever une entreprise dont la gestion est défaillante ne me pose aucun problème.

              2. Calvin

                Ici, on n’est pas trop business au sens croyais capitalisme, mais :
                – on respecte le contrat et la parole donnée,
                – on met la responsabilité avant la protection, le risque avant les avantages et le travail avant les grèves.
                L’humain est au coeur du libéralisme : il s’appelle l’individu.

              3. Laurent

                Flash : à voir combien de libéraux crachent sur ses aides et subventions… Combien de patrons ne vivent que de ça, ou presque ? Mettent-ils en pratique leur conviction ? Ou ne sont-ils bons qu’à donner des leçons, comme les lecteurs de l’Huma finalement ?

                Calvin : « L’humain est au coeur du libéralisme : il s’appelle l’individu. » Pas mieux, parfaitement résumé ! Et on ne doit jamais l’oublier, y compris quand on parle de l’enviable croissance chinoise (désolé, ça reste en travers de la gorge ça).

                1. Flash

                  Le mot « libéral » veut dire tout et son contraire.

                  Dans la bouche de pas mal de chefs d’entreprise, notamment du MEDEF, libéral signifie « capitaliste », c’est-à-dire qu’ils désirent des distorsions du marché en leur faveur…ce qui est tout sauf libéral.

                  C’est pourquoi les libéraux sont difficilement audibles : on les amalgame avec des sangsues qui sont plus proches d’aristocrates abusant de leur position et prêt à tout pour figer le libre jeu du marché afin de préserver leur rente de situation.

                2. voleurdufeu

                  @ Laurent: les patrons utilisent les aides parce que c’est un comportement économique rationnel. Rien à voir avec des convictions.

                3. Nocte

                  Laurent, je connais un certain nombre de patrons de PME qui refusaient les aides et autres subventions… Puis ils ont découvert que leurs concurrents ne se privaient pas, et ils virent un choix se dessiner : soient ils cédaient aux sirènes des chaînes de l’Etat, soit c’était la faillite à plus ou moins long terme.

                  1. Laurent

                    @Nocte oui. C’est d’ailleurs un vrai drame… Combien de décideurs m’ont affirmé attendre telle ou telle subvention (de la région, de l’état, de la CE, ça ne manque pas ! )avant de lancer un projet. Un projet dont ils avaient un besoin urgent d’ailleurs ! Mais, suspendus à une décision extérieure, ils n’avançaient pas, et mettaient en danger leur activité.
                    Quel poison on a mis dans les esprits !

              4. Nyamba

                @Laurent : Biais de perception ? Je ne parle que de ma propre expérience, mais je commente peu sur les sujets économiques, justement parce que je n’y entends rien. Pourtant, je me vois avant tout « pro-humain » ! Sur ce sujet d’hier, mon sentiment n’était pas tant d’encenser le modèle chinois, que de noter que la vision du travail défendue par le monsieur était celle que je partageais ; cela n’allait pas plus loin 😉

                1. Laurent

                  J’ai bien relu, j’ai compris 😉 Mais j’avoue que ce genre de personne me donne des boutons. L’ancien premier ministre à côté, aussi.

            2. Nocte

              Je l’ai deja dit, mais en fait, je ne savais pas que j’étais libéral… Je croyais être un inadapté alors je donnais le change avec une attitude conforme. Il y a encore 3 ans, je ne savais pas qui était Hayek, ou Bastiat, mais je savais que le communisme et le socialisme, c’était un stalag ou un goulag pour horizon, la fin de l’Homme en quelque sorte.
              La claque en pleine gueule quand j’ai débarqué ici, par hasard…

        2. Calvin

          Certains osent plus dire des brides, peut-être !
          D’autres se sont renseignés, et ont changé de pseudo !
          Avec Internet, on ne sait rien.

          Mais, le secret, c’est un langage de vérité, parce que les gens n’imaginent pas comment leurs préjugés et les leçons de morale quotidiennes ont occulté leur capacité de réflexion.

          NP est pondéré, essaie de ménager la chèvre et le chou, certes, mais le discours ici est celui d’éveil des consciences.
          Au fait, tu prends la pilule bleue ou la rouge ?

        3. gameover

          bonjour,

          Je pense que justement il y en a qui sont assez convaincus par le libéralisme, mais qui ayant du mal dans une discussion à répondre à des collectivistes, viennent donc ici pour faire le candide (genre NP) et ainsi obtenir des arguments.

          C’est rare qu’on les envoie balader quand même… 😉

          1. Flo

            Je crois que le ton parfois un peu vif s’explique par une certaine lassitude de devoir réexpliquer sans fin des idées qui nous paraissent logiques sinon évidentes, alors que ce blog est déjà clairement en débat contradictoire avec les sempiternelles âneries que nous débitent les médias mainstream.
            Alors quand quelqu’un arrive ici et sort sans prévenir tout ce prêt-à-penser lu, vu et entendu partout et tout le temps, parfois sa bonne foi échappe aux commentateurs habituels et ça dérape un peu.
            J’y reviens encore mais la lecture et la compréhension de Bastiat me parait un préalable nécessaire pour venir discuter ici.
            Bon évidemment après c’est plus trop sûr qu’il y ait vraiment « débat » tant H16 a la capacité à mettre en lumière beaucoup de ce que nous pensons chacun de notre côté 🙂

            1. Flash

              Je n’ai jamais lu Bastiat, et pourtant je me retrouve dans 90% des propos de h16.

              Qu’est-ce qui m’a convaincu?

              L’observation de la situation de notre pays.

              A mon arrivée ici, quand je me suis présenté comme juriste en droit du travail, on m’a un peu sauté dessus : le droit du travail est satanique, et ceux qui sont spécialisés là-dedans sont des parasites. C’était dur, et à mon sens faux :
              Certes, le droit du travail est une vraie plaie (surtout dans les domaines médiatiques, genre licenciement éco…), et oui, sa complexité a fait enfler artificiellement le nombre d’avocats et de juristes.

              Mais constater chaque jour la bêtise, le caractère anti-économique, la rédaction défaillante des lois dans ce domaine ou dans d’autres (ALUR…) convertirait à peu près n’importe qui.

              Je suis pour la liberté. Et, par conséquent, pour la responsabilité (y compris des entreprises). L’excès de protection est un poison qui finit par nuire à celui qu’on voulait protéger : à quoi bon avoir un droit du travail surprotecteur s’il n’y a plus de travail?…

    2. Flash

      Je trouve également intéressant de débattre.

      Ce débat-ci est très connu, en droit du travail.

      Il oppose la théorie contractuelle de l’entreprise et la théorie institutionnelle.

      Pour la théorie institutionnelle, l’entreprise est une communauté d’hommes et de moyens solidaires en vue de la réalisation d’un but commun. C’est la poursuite de cet objectif commun qui expliquerait l’organisation de l’entreprise, les pouvoirs de l’employeur ainsi que ses limites (si l’employeur n’agit pas dans « l’intérêt de l’entreprise », il commet une sorte de détournement de pouvoir).
      Cette théorie a une dimension collective très forte, et elle est intéressante. Mais c’est surtout un concept, tant « l’intérêt de l’entreprise » (ie la communauté des salariés+actionnaires) est impossible à définir : chaque catégorie professionnelle, chaque salarié, chaque actionnaire n’a pas le même intérêt…sauf faire prospérer l’entreprise, à la limite (et encore…).

      La théorie contractuelle est fondée sur l’idée que les pouvoirs de l’employeur résultent du contrat de travail et de la propriété de l’employeur des moyens de production.
      Elle ignore quelque peu l’aspect collectif, mais rend bien compte d’une réalité bien plus tangible.

      Ma préférence va à la seconde, avec quelques tempéraments apportées par la première théorie (il est difficilement niable qu’une entreprise intègre des communautés humaines ayant des intérêts propres…alors c’est sans doute pas l’entreprise en entier, mais dans un service, à un étage, dans un établissement, ça se rencontre souvent).

          1. Quiet Desperation

            Comme l’avançait Buffon, sans être contredit, la chasse est un excellent entraînement pour la guerre….

    3. Val

      Bienvenue ysolo! Surtout avec un nom pareil ! L ennui naquit de l uniformité, please feel welcomed. Nous ne sommes pas tous toujours en phase les uns avec les autres et c est tant mieux!

    4. Honorbrachios

      @ysolo, je n’ai pas lu de commentaires spécialement agressifs envers NP. si tu veux voir des commentaires agressif, va sur un blog de gauche ou essaye de parler/écrire avec un cgtiste et écrit un commentaire libéral !

      1. Théo31

        C’est un blog de méchants libéraux mangeurs d’enfants et de chatons communistes ici, pas d’assistantes sociales. 😀

  24. ysolo

    « Ils ne font pas de vieux os car ils manquent de courage ou d’arguments. »
    c’est pas faux

    « Au fait, tu prends la pilule bleue ou la rouge ? »
    eu, je sais plus moi, au pif la bleu

    « Personne ne les a chassés. »
    Tu, vous (j’ai l’impression de tu, vous connaitre à force) as bien compris l’image je pense.

    1. Black Mamba

      Le pach work de réponse …encore plus fort que @[peste et coryza] 🙄 … Ah! … heureusement, j’ai trouvé la phrase qui me correspondant … :mrgreen:

  25. gameover

    La Grance suspend la livraison du premier mistral à la Russie.

    Lundi je suspends
    Mardi je livre
    Mercredi je suspends
    Jeudi je livre
    Vendredi….

    P’tain le jour ou il va prendre une décision et s’y tenir !

        1. Théo31

          Des mensonges en échange de tout plein d’argent gratuit des autres, elles prendrait pas les gens pour des cons la madame ?

        1. Quiet Desperation

          La première photo est amusante : la pudeur journalistique est très inattendue en l’espèce, car la main en partie coupée se terminait en « doigt d’honneur », tant la dame est dans la vraie distinction….

          Hell hath no fury like a woman scorn’d…. Good old François l’apprend, à ses dépens….

          1. Black Mamba

            J’imagine le François vérifier la bonne santé buccodentaire de chacune de ses juments et dès qu’elles commencent à en perdre pour cause de vieillissement , il va s’en acquérir une autre plus jeune …

            1. Quiet Desperation

              Tiens, un nouveau job pour WP : dentiste équin ! ça paye bien, en espèces, et pas de feuilles de soins…

  26. vegeta

    et pendant ce temps la, la milice du fuhrer hollande 2, vient de faire crucifier un pauvre français qui a oser donner de l’argent à des associations grace à l’organisation de petits jeux

    La prochaine étape : est ce que l’Etat Français va faire enfermé ou tué les enfants qui vont joué à la ba-balle ou à 1-2-3 soleil ?

    http://www.leparisien.fr/midi-pyrenees/l-administration-lui-reclame-plus-d-un-million-d-euros-il-se-crucifie-pour-protester-03-09-2014-4107397.php

  27. Karamba!

    Ce n’est pas si méchant, après tout les socialistes ne font qu’encadrer le loyer de votre propriété privée (+ vous interdire de virer le locataire qui ne paye pas ce même loyer encadré). Mais bon, nos soviets auraient pu aussi carrément réquisitionner votre bien pour la bonne cause. Duflox y avait pensé, l’idée lui plaisait. De là à dire qu’on l’a échappée belle…

    1. Deres

      Oui, attention également aux départs de vos locataires. Votre logement devient alors temporairement inoccupé surtout si vous voulez réaliser des travaux. Et la réquisition des logements vacants est un des fantasmes immobiliers socialistes les plus récurrent …

  28. Christophe

    « Sans dents ».

    Il faut marteler ça, partout, en permanence. En faire un véritable « mème », que ça lui colle à la peau et aux semelles pour l’éternité.

    Le potentiel est bien plus important que « Capitaine de pédalo ».

    « Sans dents » c’est le « peak », c’est extraordinaire, en 2 mots cela synthétise toute la crapulerie des « socialistes ».

    Inondons le Net de cette expression, que ça rentre dans le crâne de toute la population, y compris les enfants.
    😉

    Quel plaisir de voir Hollande littéralement « déflater », imploser sous nos yeux.

    Et surtout une spéciale dédicace aux 18 millions de veaux qui ont voté pour cette engeance en 2012…

    1. Deres

      Je pensais sincèrement que la popularité d’un président de la République ne pouvait pas tomber en dessous de 25% à cause de ses soutiens politiques et clientélistes indéfectibles. Il s’est avéré que ce n’était pas vrai, Flamby étant une catégorie à part. La vrai question vu les événements est de savoir jusqu’où il va maintenant descendre. Personne à droite ne le soutient plus mais maintenant il perd en rapide succession le soutien de la gauche de la gauche et dans la foulée celui des femmes et des pauvres. Il va rester quoi ? L’électorat de Bayrou ? Les enseignants ?

      1. Nocte

        Les gens qui dépendent directement de lui suite à une nomination…

        Ca fait déjà un certain nombre de hauts fonctionnaires et de piques assiettes

  29. gameover

    Ce matin Eolienne Royale sur la radio visuelle :

    Un euro dépensé dans le bâtiment rapporte 10 euros… dépéchons nous de dépenser…

    Sa machine à laver marche au gaz… ceci expliquant cela…

    1. Laurent

      Ah ah, pourvu qu’il la garde encore longtemps celle-là ! Si elle ne jouait pas avec nos sous, elle aurait un pouvoir comique phénoménal !

    2. bob razovski

      Diantre. Ne nous ont-ils pas déjà fait le coup de la rentabilité avec :

      Un euro dépensé dans la culture rapporte 10 euros ?

      1. Calvin

        Ca marche pour tout :
        Un euro dépensé dans la presse rapporte 10 euros,
        Un euro dépensé dans l’éolien rapporte 10 euros,
        Un euro dépensé dans la fonction publique rapporte 10 euros,
        Un euro dépensé dans la drogue rapporte 10 euros,
        Avec un principe simple : Ta Gueule, C’est Magique !

    3. Aristarque

      Cela dépend qui est le bénéficiaire des 10 euros.
      Si tu prends l’hypothèse que c’est l’Etat, tu verras que cette assertion n’est pas aussi fausse et farfelue qu’elle en a l’air… :mrgreen: (ça marche, ça marche)

      1. gameover

        Ca sent le vécu vu que tu es du bâtiment !
        Je suppose que tu veux dire « sur la durée » en ponctionnant l’entrepreneur… oui, certainement. D’ailleurs faut pas se leurrer, la TVA à 5.5% ou la prime à la casse ont rentré leur lot de taxes.

  30. Quiet Desperation

    homas Thévenoud, secrétaire d’État au Commerce extérieur, a admis «des retards de déclaration et de paiement» au fisc. Il avait été vice-président de la commission d’enquête sur l’affaire Cahuzac.

    Ce gouvernement a la scoumoune quand même…. et dire que Thevenoud est remplacé par un certain Fekl : alors là, on n’est pas dans la m…. après les histoires de fèces du Président….

      1. Calvin

        Et quand on sait que le prénom est… Mathias, on se dit qu’il y a « matière » à jeux de mots !!

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