Ce que veulent les Français ? Du socialisme, pardi !

On le sait, la France est un pays particulièrement difficile à gouverner d’autant que ses dirigeants sont trop souvent pusillanimes et de plus en plus déconnectés de la réalité de terrain. L’actuelle situation économique et politique de la France doit beaucoup à la succession de bras cassés et d’escrocs approximatifs qui ont pris le pouvoir ces dernières décennies. Cependant, même en tenant compte de la brochette de clowns dont nous avons hérités aux commandes, et à la lumière, faible mais persistante, de l’actualité, on ne peut pas écarter le rôle du peuple dans la désignation d’une aussi piètre élite.

small facepalmC’est en effet en tombant sur des articles comme celui-ci, de la Tribune, qu’on en vient à constater l’incroyable démission du bon sens dans ce pays. D’après l’article, et selon un de ces sondages dont l’intelligence commande de ne le prendre qu’avec des pincettes, il semblerait qu’une majorité des Français souhaitait que la mesure sur l’encadrement des loyers intégrée dans la loi ALUR soit maintenue.

Pour rappel rapide, cette loi fut propulsée par une Cécile Duflot aussi dogmatique qu’incompétente sur la route franchement chaotique d’un parcours législatif rigolo et parsemé d’embûches rocambolesques. Elle déclencha (la loi et la Duflot) une telle poussée d’urticaire chez les acteurs du marché immobilier qu’avant même ses décrets d’application, de beaux effets pervers ne tardèrent pas à faire jour, avec un repli maintenant constaté de la construction, de la vente et de la location. Apparemment, les dispositions envisagées (qui comprenaient, notamment, un encadrement des loyers, des prêts à taux zéro alambiqués, des contraintes de constructions cyclopéennes) n’avaient pas l’heur de plaire, ni aux potentiels acheteurs, ni aux vendeurs, ni aux constructeurs, ni aux propriétaires, ni aux locataires. Prestement, la loi fut donc euthanasiée, sans fleurs ni couronnes, par un docteur Valls en petite forme.

small double facepalmMalgré ce four, et malgré un nombre conséquent d’études économiques (ici, ici, ici ou ), de cas historiques et d’exemples vibrants d’actualité que l’encadrement des loyers ne fonctionne pas, jamais, nulle part, même pas en rêve ou sur un malentendu, plusieurs maires de villes de France, entendant l’appeau électoral siffloter dans ce genre de mesures, s’empressèrent d’expliquer à leurs concitoyens que, même la loi enterrée, l’encadrement des loyers lui survivrait, au moins chez eux, nananère.

À la suite de quoi, le sondage nous apprend que ces maires, finauds, ont bien senti le vent du non-changement : en réalité, pour 44% des Français sondés, l’abandon de l’encadrement des loyers prévu par la loi est « une mauvaise chose », et un cinquième (21%) estiment qu’il fallait la supprimer. Mieux : une majorité de Français (56%) pense au contraire qu’il faudrait étendre ce dispositif à un maximum de grandes villes.

Mais voilà : non, ceci n’est pas une coïncidence, un hasard, un malentendu ou une méprise.

Cette majorité de Français qui, manifestement, ne comprennent rien à rien à l’économie basique, et qui réclament plus de lois, plus de règles, plus d’encadrements, cette majorité n’est pas fortuite. Elle existe partout, dans différents domaines, sur différents sujets. Ainsi, cette majorité, pétillante de joie que seule l’innocence d’une parfaite ignorance apporte, se retrouve derrière ces lois qui, on l’a vu, finissent par faire le code de l’immobilier, ou qui font déjà le code fiscal, celui de la sécurité sociale, celui du travail, de la vexation routière ou tout autre qu’il leur plaira de plier à leur vision enfantine de la réalité.

Et là encore, un bref coup d’œil à l’actualité permet de s’en convaincre : alors même que ce pays croule sous les chômeurs, alors même que, depuis le plus petit salarié jusqu’au plus grand patron, de la plus modeste entreprise unipersonnelle jusqu’à la multinationale rutilante, tous devraient s’organiser et se battre pour créer de l’emploi, accroître la compétitivité du pays et créer de la richesse, seule voie par laquelle les pauvres s’extraient de la misère, alors même que la situation économique du pays, normalement connue de tous, ne laisse absolument aucune latitude ni aucune voie d’interprétation sur le mode « Bah, même pas mal », tout un pan du pays semble s’employer à saboter méthodiquement les efforts déployés par les uns et les autres.

Regardez ces beaux syndicats se dressant contre des salariés dont ils sont prétendûment les défenseurs ! Alors que le travail de nuit était réclamé par ces derniers dans une boutique de luxe sur les Champs-Élysées, nos fiers syndicalistes, finement aidés d’un code du travail et d’une Cour de Cassation commodément d’accord avec eux, ont réussi à en interdire purement et simplement le principe. Encore une fois, la majorité (celle qui fut derrière les votes des députés qui écrivirent le code) a tranché : des adultes qui décideraient, de leur plein gré, vouloir travailler jusqu’à 21H sont des enfants inconscients auxquels il convient d’interdire leur activité. C’est tout.

Implied Facepalm

Regardez ces beaux syndicats de pilotes, ces pilotes eux-mêmes, qui, tout frétillant d’aise que leur procure leur pouvoir de nuisance, persistent dans une grève alors que les motifs s’en sont pourtant évaporés ! Alors que le développement de Transavia apparaît de plus en plus comme indispensable à la survie d’une société qui n’aura pas su prendre le tournant des compagnies low-cost et qui est restée coincée dans le monde merveilleux de l’aérien des années 70, la partie la plus privilégiée de la société (selon toutes les métriques) se bat à présent pour que, concrètement, les coûts de fonctionnement de cette nouvelle entité soient les plus élevés possibles, réduisant à néant toute perspective d’avenir pour Transavia, et, par voie de conséquence, pour Air-France et donc pour eux-mêmes à plus ou moins long terme.

peekaboo facepalm

Tout ceci est bel et bon, mais on peut aller encore plus loin dans la consternation. Pendant que les uns s’emploient clairement à réduire chez les autres toute velléité de faire quelque chose d’utile, de productif ou d’innovant, c’est bien depuis les entrepreneurs eux-mêmes que le coup de grâce arrive lorsqu’on apprend, via un autre sondage consternant, la liste de leurs personnalités politiques préférées.

Pour ces chefs d’entreprise, c’est Alain Juppé qui est la personnalité la plus à même « d’appliquer un programme économique de relance de l’économie française ». Oui, vous avez bien lu, Alain Juppé, le repris de justice, celui-là même qui a prouvé, en 1995, qu’on peut très bien retourner sa veste et baisser son pantalon tout en restant droit dans ses bottes. Celui qui aura cédé, après une grève mémorable, à toutes les revendications de syndicats iniques, y compris celles liées au paiement des jours de grève (un comble !), celui qui aura cédé alors que la France aura subi, au travers de cette grève dure, la plus honteuse des mise à mort : à la suite de ce renoncement, que dis-je, de cette branlée minable en rase campagne, les politiciens ont choisi de passer au point mort pour n’en plus sortir et y être encore, quasiment 20 ans plus tard. Et c’est donc cette carpette, ce triste roublard qui arrive même à se faire proprement mettre en boîte par un ex-ambassadeur chinois, qui serait donc la personnalité politique de nos chefs d’entreprises, accompagné, il est vrai, de gros calibres comme Sarkozy (le gros relou) ou encore Baroin (dont le stage photocopies/café dans les coulisses de Matignon est pourtant terminé depuis longtemps).

valls au bord du suicide

Vous l’avez compris : ces faits, indiscutables, montrent l’ampleur du problème. Si le pays est ingouvernable, c’est précisément parce que son peuple ne veut pas être gouverné. Il veut être dorloté. Il veut être cajolé, rassuré par des discours, et mitonné avec des petites taxes et des petits impôts sympathiques, faits « pour son bien », qui taperont Les Méchants (les riches, les possédants, ceux qui fraudent, qui trichent, qui ne jouent pas le jeu, les pas beaux et les vilains, quoi), et qui aideront Les Gentils.

Et ainsi, ce peuple réclame toujours plus de lois, de règlements. Ce peuple rouspète et fait la grève alors que la situation est catastrophique. Et ainsi, une partie du peuple va choisir d’imposer à l’autre des contraintes invraisemblables pour qu’enfin, ce soit le paradis pour lui (et puis l’autre est trop stupide, de toute façon, puisqu’il pense que le peuple, c’est lui – quel con !). Et ainsi, le peuple va se choisir des dirigeants qui l’ont déjà floué, parce que cette fois, ce n’est pas pareil, c’est la bonne. Il va se choisir des gens qui savent lui parler, lui susurrer les bons mots doux et l’embobiner comme il l’aime.

Et tout ça porte un nom : c’est un doux collectivisme, un socialisme démocrate et doux au toucher. Et tout le monde le réclame. Parce que, c’est sûr, cette fois, ça va marcher !

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Commentaires149

  1. Le Gnôme

    Tout groupe d’individus qui n’évolue pas face à un environnement qui a changé est voué à l’extinction, c’est la loi de Darwin. Ce pays disparaîtra donc remplacé par d’autres qui auront su s’adapter.

    1. yp

      Pas d’accord ! La stupidité laisse entendre que les français qui souhaitent un système ou ils peuvent légalement procéder au vol d’une autre catégorie ne savent pas ce qu’il font.

      Et c’est faux !!! Ils savent très bien que s’il y en a plus dans leur assiette, ce sera au détriment des autres ; il s’agit de gens qui n’hésiteront pas à piquer dans l’assiette de vos gosses (voir des leurs !) pour pouvoir en croquer davantage. Les politiciens ne font qu’exploiter cet état d’esprit.

      Certes, tous les français ne sont pas dans cet état d’esprit – mais ouvrez les yeux et regardez autour de vous… Vous trouverez pleins de gens a qui vous pouvez mettre tous les faits sous le nez. Ils ne sont pas bêtes et comprennent dès l’exposé des faits que les solutions vont impliquer qu’eux aussi vont devoir faire des efforts. Et ils vont objecter de toutes les façons possibles et imaginables, même les plus farfelues pour ne pas dire le fond du problème : « Mais et moi, je vais aussi devoir faire un effort ! Et je ne veux pas ! »

      Et donc, les politiciens ont parfaitement intégrés que pour faire le moins de mécontents possible, il faut toujours taper sur les mêmes.


      Je remet cette petite fable entendue chez les barbares de l’Est :

      Au début de la création du Monde, Dieu créa un endroit ou il ne fait ni trop chaud, ni trop froid, ou les terres sont fertiles, les climats variés, les paysages sont composés de plaines, de montagnes et de littoraux.

      Les autres parties du Monde allèrent voir Dieu pour protester contre cette évidente injustice. Et Dieu, afin d’équilibrer les choses, créa le français…

      1. Kuing Yamang

        yp : « Ils savent très bien que s’il y en a plus dans leur assiette, ce sera au détriment des autres ; il s’agit de gens qui n’hésiteront pas à piquer dans l’assiette de vos gosses (voir des leurs !) pour pouvoir en croquer davantage. »
        —————————-
        Le Français a un côté jaloux, il préfère être complètement ruiné dans l’égalité qu’en bon état avec des gens plus riches. Le Français préfère se trouver avec 50, tout le monde égal, qu’être lui à 200 avec un patron à 2000. Le terreau français est mauvais, la sphère publique a mis la main sur la société française : –> https://www.youtube.com/watch?v=RszSgLvkxPw

      2. Caton

        Ne pas se rendre compte qu’accepter la spoliation des autres c’est se préparer à être spolié à son tour ce n’est donc pas de la stupidité? C’est quoi le terme politiquement correct? Idéaliste? Socialiste? Con comme trois bittes à plat ventre?

        1. yp

          Malfaisant ? Envieux ?

          (« Con » ou « stupide », sous entendent une dose d’irresponsabilité ou d’absence de malveillance – cela dit, ce n’est que mon ressenti, je loin d’être linguiste.)

          1. Caton

            Il faut une sérieuse dose de stupidité crasse pour ne pas comprendre que l’état utilisera à son profit les pouvoirs qui lui sont octroyés. Celui qui, sachant qu’il sera le prochain, laisse spolier son voisin, est probablement masochiste.

            1. yp

              Le jeu consiste justement pour l’état à dire « on ne viendra pas chez toi. » La nature humaine étant ce qu’elle est, on n’aime pas voir la réalité en face.

              Si la beaucoup de compatriotes semblent crispés (en tous cas davantage que l’année dernière), ce n’est pas parce qu’ils ont peur d’être les prochains sur la liste, mais uniquement qu’ils sentent de façon diffuse qu’ils vivent d’une rente et que la pompe à phynances qui l’alimente ne fonctionne plus aussi bien qu’avant…

  2. Béret vert

    10 siècles de servage et une monarchie perçue comme libératoire et vous aurez un esclave pire que le maître, ce qui se traduit aujourd’hui par une abolition d’une loi Duflot inique qu’une majorité appelle pourtant dans ses prières.

  3. Bonsaï

    Le problème actuel dans la plupart des pays démocratiques occidentaux est que l’opinion publique est presque toujours partagée dans une proportion avoisinant peu ou prou les fifty-fifty. Ce phénomène est notamment perceptible lors des élections présidentielles. Départageant ainsi de moitié les républicains et démocrates, libéraux et socialistes, etc…
    Le bon vieux principe du Yin et du Yang : dur de faire pencher la balance dans le sens qu’on voudrait …

    1. Jean Bon

      Oui mais dans certains pays ça marche. Même s’il faut un peu de temps (parfois quelques décennnires tout de même comme en UK) on est capable de se remettre en cause : Allemagne, Canada, Suède, Royaume-uni par exemple, voire carrément de réfléchir en amont et ne pas faire d’erreur comme la Suisse.

      Il suffirait de faire pareil.

    2. gameover

      En théorie le fifty-fifty sur une politique serait un très bon signe démocratique car ça veut dire qu’il n’y a pas de majorité franche qui écraserait une minorité…

      Le seul problème est que ce 50/50 c’est uniquement lors des élections avec les promesses.
      Mais quand il s’agit de l’évaluation de la politique en cours de mandat c’est toujours 20/80… voir 10/90 en ce moment.

  4. carpe diem

    La majorité d’une population dite « de base » ne lit pas les journaux, ne regarde que les infos de propagande à la télé en les prenant pour argent comptant, ils ne lisent pas et se contentent de la page sportive de Ouest France. Quand on veut s’informer, il faut faire des efforts, et parfois c’est dur de vouloir tout bonnement savoir. Je remarque aussi que bien des gens, par paresse ou par peur, ne VEULENT pas savoir, comme si la laideur et les turpitudes les atteignaient au plus haut point, ils préfèrent le confort d’une info pré mâchée, des infos soumises à un confortable amortissement. Et l’argent, tant que les allocs couleront à flot, pourquoi faire le moindre effort? Et enfin, il y a la résignation aussi, l’impression de se battre contre des moulins à vent car les salopards seront les plus forts, j’ai entendu ça aussi « à quoi bon? ». Pour qu’une population ouvre les yeux sur certaines choses, il faut énormément de temps.

    1. val

      +1 , beaucoup de gens dans le « camp du bien » , ou bien bénéficiant de la protection des rentes ne veulent effectivement pas savoir , ça les gêne , ça les dérange , ça les emm***de quand une personne les met en face de la réalité , ils ne veulent pas savoir , par lâcheté .

    2. turlututu

      Je pense que je fais partie de ceux qui cherchent à savoir. Mais hélas, savoir ce n’est pas pouvoir. Et du coup, je suis malheureux car, comme j’imagine de nombreux lecteurs de ce blog, je sais ce qu’il conviendrait de faire mais reste frustré puisque ceux qui peuvent ou qui pourraient font absolument tout pour que ceux qui ont compris ne puissent rien faire !

    3. Mike

      Perso je veux savoir, d’où la lecture de ce blog (entre autres), mais j’ai aussi remarqué que j’étais plus stressé et énervé en me tenant informé.
      Quand j’ai besoin de me relaxer je me coupe de toutes les infos (aux ordres ou non) et cela m’évite ainsi de ruminer et/ou pleurer sur la débilité et la décadence du Français…
      En moyenne, on est quand même plus heureux dans l’ignorance que le savoir…triste réalité…

  5. Jacques

    Selon toutes les sources d’infos multiples et variées que je trouve, je suis persuadé que les français, d’ici quelques années, connaîtrons une longue et douloureuse période de misère, de disette et d’arbitraire. La sortie se fera lorsqu’ils auront enfin admis que le socialisme et plus généralement le constructivisme en sont la cause. Cela pourra durer des décennies…

    1. bob razovski

      Je ne pense pas.
      Ils trouveront toujours des boucs émissaires pour justifier cette période de misère. Et pour demander encore plus d’aspirine… pardon, de socialisme.

      Jamais ils n’accepteront de se remettre en question. Quand on est dans le camp du bien, y’a pas d’raison !

  6. LeRus

    Jeu, là franchement H16, vous m’étonnez. Je comprends votre coup de sang, mais quand même.

    D’abord vous êtes étonné que le peuple soit c*n alors que c’est globalement l’argument des collectivistes contres les libéraux. Tracter avant une élection sur un marché donne tout de suite le « la », les jeux à la TV donnent la confirmation.

    Ensuite, vous vous déclamez que les français veulent être dorlotés, chouchoutés et surtout ne pas être confrontés à la réalité. Mais c’est là le secret du communisme! Pourquoi donc une grande partie de la population des pays ex-communistes elle-t-elle si nostalgique à leur vie d’avant? Évidemment que les gens vivaient chichement, évidemment qu’ils n’étaient pas libres, évidemment qu’ils avaient une vie de merde, mais ils n’avait rien à décider!! Des peuples colonisés, à ceux opprimés par les dictatures, une grande partie des individus accepte de perdre leur liberté en échange de ne pas avoir à décider quoi que ce soit. Du berceau à la tombe.

    « If you want total security, go to prison. There you’re fed, clothed, given medical care and so on. The only thing lacking… is freedom. » Dwight D. Eisenhower

    1. Heu, je ne suis pas étonné, je fais le constat, une fois encore, que les gens réclament ces maux dont ils se plaignent ensuite. C’est tout.

      Et ce qui est vrai en France ne l’est pas ailleurs (ou pas autant). C’est assez français, ce que je décris là.

      1. gameover

        Oui mais tu ne fais qu’un constat et ce qui serait intéressant ce serait d’en connaître les raisons même si on peut en rendre responsable – comme tu le fais – le collectivisme : mais je pense que peu de gens se rendent compte de la raison qui les fait agir ainsi.

        Mais c’est peut-être le rôle des commentaires d’aller plus loin… ouais moi je sais !

        Mon impression est qu’au niveau économique il n’y a plus de rêves dans la majeure partie de la population : le smicard même diplômé n’a aucun espoir de sortir de sa condition, sauf à gagner au loto.

        On a même coupé les ailes de ceux qui voulaient se lancer dans l’auto-entrepreunariat. Ca avait démarré petitement certes (rapport au revenu moyen) mais ça commençait à avoir du succès… et a donner de l’espoir… et vlan, on a multiplié les charges par 2.

        Et du coup, tous ceux qui s’en sortent sont vus comme des privilégiés et il faut leur taper dessus.

        J’ai souvenir d’avoir « démissionné » d’un boulot. Ce n’était pas vraiment une démission, j’étais en interim depuis plus de 2 ans dans le même poste et tous les 3 mois je devais demander « et demain? ».
        Un jour j’ai donc pris mon carton et je suis parti en ayant posé mes conditions à une reprise dont un poste en CDI et une augmentation de 40%. Trois jours après j’avais mon contrat par LRAR.
        Comme chacun était au courant des raisons de mon départ (j’avais quand même fait un pot hein) chacun n’a pu que se rendre compte que mes conditions avaient été acceptées… Mais au lieu de s’en réjouir, ils ont été jaloux et mes relations pro avec eux ont tourné au cauchemar… le but étant de me planter. D’autre part, même le chef du service a été assailli de demandes d’augmentation et m’a dit un jour « gameover, tu fais chier ».
        Dans un autre boulot, lors d’une soirée pizza suite à la réception technique d’une machine par un client et après avoir fait boire quelques techniciens du BE plus que de raisons, l’un m’a sorti : « quand tu es arrivé, on s’est mis d’accord pour te planter. »

        Ainsi va la vie en france où, quand on n’a plus d’espoir de s’élever, on tire sur ceux qui ont décollé.

        1. Nocte

          Absence de rêve ? Ou absence de projection dans l’avenir ? M’est avis que les 2 se rejoignent, les politiques ont réussi leur coup : massacrer les liens unissant le peuple, résultat tout le monde luttre contre tout le monde et les politiques arbitrent pour notre bien.
          L’avenir est vraiment sombre : très lente agonie, particulièrement douloureuse ou clash majeur ?

        2. Quiet Desperation

          hmmm ! que lis-je, Gay Mover ?

          « Je suis parti en ayant posé mes conditions à une reprise dont un poste en CDI et une augmentation de 40% »

          OK pour l’augmentation, mais exiger le CDI ? un vrai Libéral, tatoué et velu, un pur et dur, comme toi ? demander la protection d’un code du travail en 3800 pages…

          Mon désappointement est immense… Nimby….

          HS :

          Quand on lit dans la Presse (Fig Mag du 26/9) que, parmi la « garde prétorienne » de Sarközy, on compte un certain Sébastien PROTO, associé gérant chez Rothschild et de Cie, qui faisait déjà partie du staff de campagne de 2007 et 2012, énarque naturellement, Inspecteur de Finances bien sûr, et grand ami d’Emmanuel MACRON (ils se « font la bise », selon le journaliste), on se dit que… n’est-ce pas… la banque de l’avenue de Messine ne peut pas perdre…

          Proton et Macro, Macron ou Proto, même et surtout si ces patronymes ont un petit côté Feydeau, il paraît bien certain que Bitru sera le Dindon…mais les politiques, patrons apparents de ces colins froids devraient peut-être se montrer prudents : ces colins peuvent vite muter en requins, et, au demeurant, la « garde prétorienne » de la fin de l’empire romain « faisait » les empereurs, au besoin en les assassinant…

            1. Quiet Desperation

              L’idée des vierges cariatides est à explorer, en effet, dans le cadre de relations de travail apaisées (l’ennui étant que, comme les allumettes n’est-ce pas… le turn -over risque d’être important) mais pour le CDI, ta rédemption libérale sera longue et difficile….

              1. hugeus

                Pour la défense de GO, je ma souviens qu’il a déjà raconté comment il arrivait à un entretien d’embauche avec une lettre de démission. Une façon libérale de contourner le socialisme du code du travail, n’est-ce pas ?

        3. Dahu

          Je me retrouve dans votre expérience. Lorsque j’étais en thèse, parmi les thésards de ma génération j’ai été un des premiers à publier des papiers, faire des conférences et même faire un échange avec une grande université américaine. J’ai très vite senti le sentiment d’aigreur monter parmi les autres. Ce n’est même pas de la jalousie, c’est juste qu’ils n’acceptaient pas qu’un autre de leur niveau se démarque du groupe, groupe qui devait implicitement stagner de manière homogène.

          J’ai fini ma thèse avec des batons dans les roues, à devoir composer avec des gens avec que j’étais sensé collaborer et qui ont tout fait pour me faire tout foirer, jusqu’à la soutenance.

          Je crois que c’est très français en fait. On retrouve la même chose à l’école. Dès que l’on dépasse le 9/20 de moyenne, on devient l’intello à exclure du groupe. Comme si stagner en groupe dans la médiocrité permettait de preserver sa zone de confort.

          Maintenant je me suis barré à l’étranger et je m’amuse dans un groupe où l’on me donne tous les moyens que je veux pour faire ce que je veux, avec tout le monde qui m’encourage dans un esprit d’équipe. Dois-je préciser que je suis dans un pays turbo-libéral où l’Etat, les taxes et les aides sociales sont réduit au strict minimum?

          1. nico

            « Dois-je préciser que je suis dans un pays turbo-libéral où l’Etat, les taxes et les aides sociales sont réduit au strict minimum? »

            Peut on savoir de quel pays il s’agit ? Je suis moi même en train de réfléchir sérieusement à faire les valises, et n’ayant pas encore décidé la destination, je suis preneur de toute information qui pourrait m’aider à faire le bon choix.

              1. Dahu

                Je suis dans le pays classé numéro 3. Je suis à la fois surpris mais pas si étonné de ce classement. Ici les commerces ouvrent, bougent et ferment facilement et rapidement: ça a l’air très simple de créer et faire évoluer son activité, et la legislation est à la fois simple mais efficace. Ca à l’air aussi très simple de trouver des petits boulots à droite à gauche, je connais pas mal de WHV qui changent tout le temps de jobs suivant les saisons.

                Je suis juste salarié, mais de mon point de vue ma fiche de paie et mon contrat sont très simples: un salaire brut, un pourcentage d’impots sur le revenu dont le gouvernement me détaille à quoi ils servent, et point barre. 0 taxes et cotisations supplémentaires sur mon salaire. Mon employeur verse en plus du salaire un pourcentage pour la retraite (obligatoire mais possibilité de choisir sa caisse et comment l’argent travaille pendant toute les années). Comme je suis étranger je dois souscrire une assurance santé privé qui remplace la « sécu ». Je me débrouille et je choisi qui je veux. Ca rembourse pas très bien (hors accidents et urgences) et les frais de santé sont élevés et de ma poche, mais c’est parce que je cotise peu (mon choix). En France les cotisations sont 3 fois plus élevées pour un remboursement encore plus faible.

                La contrepartie, c’est que l’Australie contrôle drastiquement l’immigration. Impossible de venir et s’installer comme ça, il faut des compétences et prouver qu’on est plus intéressant qu’un citoyen australien « de souche ». Le visa permanent ne s’obtient qu’à ce prix. Sinon il y a moyen de venir en WHV, mais c’est plutôt pour une vie de bohème pour les moins de 30 ans et limitée à 1 an renouvelable une fois.

        4. Cerf D

          ce qui serait intéressant ce serait d’en connaître les raisons

          132 ans d’instruction publique puis d’éducation nationale n’y sont certainement pas pour rien. Avant ça Bastiat dénonçait déjà l’enseignement du latin et du grec pour formater les esprits.

      2. LeRus

        Surtout, ne prenez pas mal ma remarque, hein, on est sur la même longueur d’onde!

        Ceci dit, je crains que ce ne soit pas que Français malheureusement, même si les Français sont des beaux bestiaux promis a l’abatoire avec leur propre accord.

        De l’Asie a l’Afrique, à travers l’Europe d’Est en Ouest, des Ameriques du Nord au Sud, on baigne dans l’illusion collectiviste. Et même quand la realite est douloureuse (Argentine), on s’obstine dans le déni.

        La seule question qui vaille est « où se trouve l’Atlantide »? (Australie, N-Z, Colombie, Canada, Chili…)

    2. janus

      Avant d’écrire des conneries, vous devriez lire un peu plus les témoignages des gens qui ont vécu les années de la révolution russe jusqu’à aujourd’hui : je vous conseille le lecture de « Contre tout espoir » de Nadejda Mandelstam. Je ne suis pas persuadé que les russes aujourd’hui redemandent du Communisme, sauf les quelques aparatchiks qui seuls sont interrogés par les journalistes mainstream de notre presse subventionnée.
      Merde à la gauche qui pollue les esprits, y compris dans ce blog.

      1. LeRus

        Les russes dont vous partez sont soient morts (en camp, executés, ou bien de vieillesse) soient ont émigrés. Sinon, la grande majorité des peuples d’ex-urss (sauf les baltes et peut être les Georgiens) veut le retour d’un état tout puissant qui s’occupent d’eux et surtout prend les décisions à sa place. Pour info, Liberal est devenu une insulte en Russie.

        Et une bonne journée a vous aussi.

  7. Hober Mallow

    Une vraie saloperie, ces grèves de 95, je m’en souviens comme si c’était hier, je suis bien placé pour avoir une dent contre Juppé !

    1. janus

      Mais qui a instrumentalisé les incidents ? C’est la gauche de merde qui empêche toute réforme et comme les dirigeants de la droite (?) n’ont rien dans le froc, rien n’évolue.
      Il faut ne jamais céder aux escrocs de la MNEF, des différents syndicats etc et les réformes se feront? mais pour cela, il faut avoir des burnes et des convictions dans l’ordre d’importance. Je ne vois pas de VALLS et TAUBIRA aient cédé sur quoi que ce soit ? Alors, une petite manif en plus le 5/10 ? Alors qu’il faudrait les déloger des ors de l’Élisée à coup de latte dans le cul.
      Par curiosité, avez vous lu le livre de René de la Portalière, sur le seul ministre libéral que la Ve ait connu , Alain Madelin ? Ce dernier n’ a même pas pu choisir les membres de son cabinet …(Souvenirs à contre-courant).
      Bref des faibles sans conviction solides ni moralité et à la remorque du système maffieux enarchique et qui, ayant échoué au pouvoir, ne font pas comme le Gal de Gaulle , se contenter de sa rente de général. Ils prennent tout sans vergogne comme des merdes qu’ils sont.
      N’est pas Cincinatus qui veut.
      Et vive PINOCHET

        1. val

          @janus , pas de pb pour les fautes , car il semble que vous avez par ailleurs évité le pire écueil : celui du brainwashing , welcome on board 😉 !

      1. hugeus

        Madelin, le seul ministre libéral que la Vème république ait connu !
        Et un des plus beaux adversaires de Claude Reichman dans son combat contre la sécu… c’est dire le niveau de socialisme des autres !!!

  8. Higgins

    Tu as malheureusement raison. « Il n’y a pas de pire sourd que celui qui ne veut rien entendre » dit le proverbe.
    Parmi de nombreuses et justes définitions du socialisme et du mal qui l’accompagne, ma préférée est celle donnée par Jean-Paul II dans son encyclique « Centesimus Annus » en date du 1er mai 1991: « L’erreur fondamentale du socialisme est de caractère anthropologique. En effet, il considère l’individu comme un simple élément, une molécule de l’organisme social, de sorte que le bien de chacun est tout entier subordonné au fonctionnement du mécanisme économique et social, tandis que, par ailleurs, il estime que ce même bien de l’individu peut être atteint hors de tout choix autonome de sa part, hors de sa seule et exclusive décision responsable devant le bien ou le mal. L’homme est ainsi réduit à un ensemble de relations sociales, et c’est alors que disparaît le concept de personne comme sujet autonome de décision morale qui construit l’ordre social par cette décision. De cette conception erronée de la personne découlent la déformation du droit qui définit la sphère d’exercice de la liberté, ainsi que le refus de la propriété privée. En effet, l’homme dépossédé de ce qu’il pourrait dire « sien » et de la possibilité de gagner sa vie par ses initiatives en vient à dépendre de la machine sociale et de ceux qui la contrôlent ; cela lui rend beaucoup plus difficile la reconnaissance de sa propre dignité de personne et entrave la progression vers la constitution d’une authentique communauté humaine. »

      1. Duff

        Curieusement l’actuel qui a connu la dictature et l’incapacité désespérante des socialistes à gérer son pays ne semble pas le dissuader à prôner une approche collectiviste naïve.

          1. val

            Je pense qu’il faut que vous reveniez aux sources : les évangiles . Pas plus libéral que cela. Mais il est tres interessant que vous souleviez ce point : les collectivistes d aujourd’hui sont souvent les « cul-bénis » pharisiens d’hier , en effet .

      1. Jacques

        En grattant bien, on constate qu’il se rapproche ainsi de la doctrine originelle, celle qui a été prêchée avant que l’Église elle-même ne se solidifie en organe matériel et… matérialiste. Plus proche de César que du Ciel.

      2. janus

        Relis la Bible et fais quelques efforts de reflexion avant d’écrire ce commentaire ou bien est-ce de l’humour au second degré concernant le commentaire de Jeff84. Je penche pour la seconde solution

        1. Adolfo Ramirez Jr

          « Qu’as tu fais de tes talents? »
          talent pouvant être pris au sens de don, mais aussi de capital puisque le talent était une monnaie à l’époque.

        2. gameover

          @ janus

          Ce n’est même pas de l’humour ni du second degré.
          Socialisme et religion c’est juste un problème de concurrence avant d’être une différence de conception philosophique individu vs groupe. L’état socialiste c’est Dieu, alors forcément…

          Mais cet individualisme qui est prôné est surtout la base du dogme. D’ailleurs il ne me semble pas qu’il y ait d’autres religions qui fasse passer le salut individuel devant le collectif. Mais je ne suis pas spécialiste de ces questions.

          1. val

            « cet individualisme qui est prôné est surtout la base du dogme » , « D’ailleurs il ne me semble pas qu’il y ait d’autres religions qui fasse passer le salut individuel devant le collectif » : tout à fait ! Les libéraux sont les enfants de cette religion .
            Apres , croire , ou ne pas croire , c’est l’affaire de chacun , en toute liberté 😉 … et l’histoire d’une vie

  9. pouf pouf

    Prenons n’importe qui au hasard, colorions-le d’une couleur qui tienne chaud quand il fait chaud, et voilà, la personnalité préférée de ces enculés de français, il est pas beau l’accent des débiles de marseille depuis dix ans comme quota de production vernaculaire de france région trois ? Non je ne suis pas énervé, mais je vais vous donner une liste de cinquante-et-une personnes que vous classerez dans l’ordre des croissants, connasse, tu m’écoutes quand je te parle ? Dis-donc, excuse ma franchise, mais t’es bonne, c’était pas toi miss doubs y’a deux ans le soir après noël ? Nan bah voilà, pareil, une pure coïncidence avec l’oiseau d’élevage qu’on aime farcir à peu près dans les mêmes périodes ; c’est ça les sondages, y’a pas que cendrillon qui réponde mais on rencontre toujours du beau linge. Nan, yannick cette année il a pas pu venir il est retenu près de bâle et puis il est méchant maintenant qu’il est plus dans l’opposition, maintenant c’est un gros con de bourgeois comme tout le monde, à amoindrir avant d’abattre. Ah non, les autres c’est certifié, ils sont tous sympas, tu peux rajouter guy roux, bien-sûr, si tu veux, c’est ta liste, il serait cependant préférable et judicieux que tu ne mettes pas trop de réponses invalides tout de même …

    1. Jacques

      Bel exercice, perdre son temps et son énergie en faisant perdre un peu de temps et très peu d’énergie à ceux qui vous lisent… Vacuité des vacuités…

        1. Jacques

          Oiseau moqueur ? Non. se permet juste d’exposer sa non-pensée, probablement involontairement. L’expression du néant. Sans intérêt, à ne même pas lire, passer son chemin.

      1. petit-chat

        La première fois, pouf pouf surprend, obligeant à quelques relectures, mais c’est plein de bons mots :
        « une pure coïncidence avec l’oiseau d’élevage qu’on aime farcir à peu près dans les mêmes périodes », ça c’est une manière de parler aux femmes incompatible avec les Najaconneries !
        Et il y en a d’autres…

  10. chrome

    Comme vous h16, je pense que ce que vous décrivez est assez français. C’est à dire que ce n’est pas un comportement représentatif de la majorité des groupes d’humains de cette planette.
    Du coup, deux questions me viennent à l’esprit.

    La première c’est : « Pourquoi? »
    Est ce une particularité génétique du français ou la conséquence d’une histoire qui le fait fonctionner ainsi?
    Je crois plutot en la seconde hypothèse… Depuis trop longtemps, par petites touches, le français a été dressé à être socialiste. Ce dressage s’est accéléré ces dernières années mais le mal a pénétré la société française depuis longtemps, a posé ses jalons et a conduit cette société là où elle en est aujourd’hui.

    La seconde question que je me pose est sur la capacité du libéralisme à se défendre contre ce mal.
    Un individu peut être libéral et le rester. Mais un groupe? La liberté et le respect de celle des autres ne portent ils pas en eux même les germes de leur destruction? Imaginez un groupe composé d’une majorité de libéraux. Que faire si, au fur et à mesure de l’augmentation des richesses et de la population, une dose toujours plus importante de socialisme apparait (pensez à la Suisse ou aux Etats Unis par exemple)? Comment bloquer cette évolution sans renier la liberté et faire usage de mesures extrèmes?

    Peut être que toute société nait (libérale), vieillit en devenant de plus en plus socialiste jusqu’à en mourir.

    1. voleurdufeu

      Je ne vois pas de raison a priori pour que les Français, ou d’autres, préfèrent une solution inférieure (le socialisme) à une solution supérieure (en gros, le marché). MAIS se pose le problème de la transition. Par qui commence-t-on? Ceux-là à coup sûr perdront immédiatement leurs avantages (rentes) sans bénéficier des avantages provenant de la disparition de la rente des autres. Si en plus on ne dit pas par qui on commence, chacun a intérêt à refuser. Donc il n’y a pas de transition, et on conserve la solution inférieure. C »est ce que l’on appelle, en théorie des jeux, un « adverse Nash equilibrium », où tout le monde connaît la bonne solution, mais prend la décision qui l’exclut, parce qu’il sait que les autres feront pareil. Bel exemple de « dilemme du prisonnier » à n joueurs. La solution supérieure (« Pareto-optimale », c’est-à-dire où tout le monde gagne, et que tout le monde préfère) ne peut être atteinte sans intervention extérieure. Hmmm! Et de qui? Je n’ai pas de réponse satisfaisante. Je crains que la transition ne doive passer par le rachat des rentes existantes (licenses des taxis, par exemple), ou par une voie très lente, où les nouvelles règles ne s’appliquent qu’aux nouveaux entrants (comme la proposition de Sarkozy sur la réforme du statut des fonctionnaires). En gros: on ne touche pas aux rentes existantes, mais on cesse d’en créer de nouvelles. Ce n’est pas très satisfaisant sur le plan de l’égalité juridique, mais ça semble praticable sur le plan politique. C’est ce qu’on a fait dans les années 1950 pour le privilège des bouilleurs de cru (c’était alors ultra-sensible politiquement, vu le poids électoral de la paysannrie, mais qui s’en souvient?), et plus récemment pour les agents sous statut de France Telecom. Bon, si vous avez mieux, dites.

      1. gameover

        Oui, vu que ça fait 30 ans que ça dure, on aurait mieux fait de prendre cette décision il y a 30 ans, ce qui aurait permis aux chauffeurs de taxi, derniers sortants, de revendre leur licence à ceux qui, derniers entrants, auraient eu le temps de la rentabiliser.

  11. Jeff84

    Je ne me fierais pas trop à ce sondage. Etant donné l’offre politique, quelqu’un de rationnel à qui on demande pour quel homme politique il voterait, ne peut que répondre « aucun », et son vote n’est donc pas compté.

    1. Nocte

      Pour avoir participé à ce genre de sondage (notamment qui est le plus à même de réaliser ceci ou cela), le choix ne comporte pas ou très rarement la réponse aucun, et soit vous répondez soit vous raccrochez.

      C’est ainsi qu’une fois, je me suis retrouvé avec la question « qui préférez-vous Melanchon ou Valls? »

    2. Pat

      Totalement d’accord. Les sondages sont aussi truqués que les élections, on ne peut donc juger « les Français » (généralisation très irritante) sur ces résultats. Les réponses génantes ne sont jamais proposées. A la question : préférez-vous (ou votez-vous) Untel ou Untel, la réponse « ni l’un, ni l’autre » n’est jamais possible. Ne pas répondre, voter blanc ou s’abstenir, c’est se laver les mains du résultat, notamment lors des élections, mais en restant tout aussi responsable de ce résultat que les autres (cf Ponce Pilate).
      De la même manière, les questions gênantes ne sont jamais posées. Quel choix reste-t-il alors aux « français coupables de tout » ? La révolution, je le crains.

  12. Peste et coryza

    Le crony capitalism à la française…

    Il est normal que tout changement soit planté dès le début :
    – une part significative de la pop est protégée et sert de clientèle électorale. Et cela n’est pas spécifique à la France : voyez comment se découpe le vote pour l’indépendance de l’écosse…
    – l’abrutissement est érigée en valeur de l’ednat.
    – le copinage est maitre.
    – les peuples n’ont aucun pouvoir de décision.

    @H16
    Tout espoir n’est pas perdu en Grance, loin de là.
    Connais tu la Vendée ? Tu as là une belle terre d’entrepreneurs et de démerdards (certaines dirons maraudeurs)(pas pour rien que les parigos détestent les chouans), mais qui te pourrira tes affaires si tu n’est pas vendéen, associé à un vendéen, ou marié à une vendéenne. Les salaires y sont plus faibles que la moyenne nationale, mais comme le cout de la vie est y plus bas (on disait longtemps en Vendée que les oiseaux volaient sur le dos pour ne pas voir la misère d’en bas).

    @Higgins
    Les cocos ont fait l’erreur de dire que les hommes ne sont pas motivés par leurs propres intérêts, or ils le sont.
    Les capitalistes font l’erreur de dire que les hommes ne sont motivés que par leurs intérêts personnels, or ils ne le sont pas.

    @Lerus
    Normal : entre chien et loup, quelle vie choisirais tu ?
    Celle du loup est plus libre, mais plus courte et violente, la faim le tenaille constamment.

        1. Quiet Desperation

          J’ai un faible pour la Vendée, moi également… ça remonte loin, et c’est sans doute ethnique, depuis les Venètes aux bachots à voiles de cuir résistant à César, la Grande Armée Catholique et Royale (les Chouans, c’était la même période mais surtout en Bretagne et dans le Maine), l’équipée de la Duchesse de Berry, et, même, de nos jours : j’ai souvenir, il y a une dizaine d’années, d’une tentative de reprise d’enfant par les gendarmes, dans le cadre d’un divorce. Tout le village s’est rassemblé, et force n’est pas restée à la loi, ce qui me ravit toujours… Summum jus, summa injuria, n’est-ce pas….

  13. Duff

    Je ne suis pas intégralement d’accord avec l’article et sur le fait en particulier de tirer des conclusions à un sondage quand d’autres indiquent plutôt une volonté de plus de libertés. Le mot libéralisme est encore très loin d’être réhabilité mais comme la gestion des finances publiques c’est comme un paquebot : L’inertie assurera que dans les prochains mois et années, les français subiront encore bien davantage les méfaits du socialisme. Le paquebot coule en plus.

  14. passim

    D’un point de vue libéral, en ’95, les grévistes avaient raison (sans le savoir, bien sûr), et Juppé avait tort.
    Pour un libéral, un contrat (même inique, car conquis par le force), ça ne se rompt pas. C’est un peu comme une loi rétroactive.
    Des gens ont choisi un parcours en fonction de certains avantages (chauffeur de bus, employé de la SNCF) qui leur ont été octroyés. À tort, mais ce n’est pas le problème de fond.
    Juppé a voulu jouer les gros bras, il s’est ramassé.
    La véritable réforme, c’eût été de respecter les contrats passés antérieurement, et d’embaucher les entrants avec un contrat ne donnant pas ces avantages.
    Mais Juppé n’est pas un libéral. Il n’a rien compris. Il faut dire qu’il est énarque, cad c.n.

    1. Caton

      Non, sans consentement il n’y a pas de contrat. Je n’ai jamais consenti à être racketté pour financer l’enrichissement sans cause des employés de la RATP.

        1. Caton

          Dans un système démocratique le gouvernement est censé représenter la population. Dans une oligarchie, ce qu’est la république française (500 signatures d’élus pour pouvoir être candidat…) il ne représente que les oligarques.

  15. yoananda

    Exactement, c’est le fléau principal de la France, et c’est bien de son peuple socialo dont il s’agit, les gauchistes qui pourrissent des tas de sites internet avec leurs slogans (à défaut d’argument) :

    * ne m’empêche pas de demander des avantages, fais en autant toi même
    * les riches sont des voleurs qui spolient les fruits du labeur des employés
    * il faut être généreux (avec l’argent des autres)
    * il faut être tolérant (avec ceux dont la couleur est différente, mais intolérant avec ceux qui pensent différemment

    L’autre est en effet trop stupide parce que :
    * si on demande tous des avantages, on va tous s’enrichir
    * sinon, c’est qu’il est méchant

    On est dans la pure pensée magique, niveau pré-pubère au mieux, voire 7 ans d’age mental.

    Ce sont ces même gauchistes qui veulent une immigration massive pour faire chier le peuple de droite, prétendument raciste. Et quand tous ces bac-5 affluent dans les écoles, sans savoir parler le Français, sans avoir envie d’apprendre, par soucis d’égalité, on nivelle l’école publique par le bas. Pour l’égalité des chances il ne faut pas que les têtes blanches un peu trop bien faites dépassent. Comme le gauchiste se complaît dans la médiocrité, il ne lui reste plus qu’a s’en prendre aux quelques méritants qui restent. Et comme ils sont majoritaires, ils s’encouragent les uns les autre dans leur bêtise chassant tout bon sens du débat public, et … in fine du gouvernement.

    Tout cela porte un nom : la tiers-mondisation. On ne la voit pas trop encore parce que le pays garde des atouts incroyables : certaines écoles parmi les meilleures du monde, quelques industries de pointe, l’un des meilleurs système hospitalier du monde, une terre agricole, un patrimoine touristique (alors même que l’héritage culturel est renié).

  16. Tribuliste

    Les français…mais quels français, les sondés? Combien d’entre nous ici ont fait l’objet d’un quelconque sondage? Personnellement jamais.
    Donner du crédit à ces usines à chiffres créées de toutes pièces par la nomenclature revient à valider un système qui veut nuire à la libre pensée. Les français sont égoïstes, râleurs, et nombre d’entre eux empirent dès qu’ils deviennent parents… mais ces français sont minoritaires, du moins je l’espère :))

  17. Aristarque

    Le pourcentage des Grançais réclamant peu ou prou un encadrement des loyers me paraît correspondre grosso modo à la proportion de locataires dans ce pays. C’est malheureusement compréhensible qu’ une mesure paraissant, de prime abord, les favoriser dans leur statut ou leur situation sociale du moment, soit largement soutenue par ses bénéficiaires immédiats. Le bénéfice électoral de ce type de spoliation est immédiat, ce que Meremptoire et d’ autres ont parfaitement compris, alors que ses effets néfastes mettront quelques années à démontrer leur réalité, ne serait-ce qu’ en apparaissant enfin clairement à la vue de ceux qui se contentent de la guimauve télévisuelle baptisée information.

    1. Pat

      Dans le cas des locations, les résultats sont visibles depuis longtemps. Mais la classe politique refuse (évidemment) de reconnaître sa responsabilité et continue de blâmer les méchants riches propriétaires.
      Et Duflot n’a rien trouvé de mieux qu’en rajouter une couche. Encadrons les loyers, et les pas-de-porte bien connus après guerre feront rapidement leur réapparition. Oooooh, un effet pervers…

      1. Aristarque

        Oui et non. Les conséquences des restrictions de l’ autonomie de décision des bailleurs sont visibles depuis une trentaine d’années, suite aux lois Quilliot et suivantes qui ont, à chaque étape, resserré le noeud coulant autour de ces bandits de proprios… Mais jusqu’ ici, la liberté du « premier » loyer de la première mise en location restait entière, non par pure bonté d’ âme des soces dextres ou senestres, uniquement à cause des diapositifs de défiscalisation de l’ immobilier locatif neuf, type loi Besson. La mère de Terenbentine a essayé elle, un dispositif larvé de blocage des loyers de l’ immobilier locatif neuf, en plafonnant les loyers au m2. Comme cela revenait à louer de l’ immobilier neuf au prix d’ immobilier ancien acquérable à 30/40 % moins cher contre un avantage fiscal riquiqui, cela a fait flop… Comme le blocage dur des loyers n’ était pas en cours mais seulement une version soft qui n’ annonçait pas la couleur, les locataires lambda nourris par la Pravda télévisuelle n’ avaient aucun espoir de le déterminer et comprendre par eux mêmes. Ce terme magique étant maintenant proclamé haut et fort, il va mathématiquement amener du succès électoral à ses zélés thuriféraires. Cela calanchera inévitablement dans quelques années mais comme le déluge est après eux, cela n’ aura aucune importance immédiate bien au contraire puisque ce sera tout benef pour le Camp du Bien, si attentionné, si maternant ou paternant, gna, gna, gna…. Et comme cela est fait avec le pognon ou le patrimoine des autres, avouez que ce serait absolument idiot de s’ en priver…

  18. Aristarque

    Sur un autre aspect, ce pays hait la concurrence et les bienfaits économiques qui finissent par en découler en abondance. Parce que les situations à un moment donné sont incertaines et peuvent varier, surtout parce qu’il faut se lever d’attaque tous les matins de la semaine, ne serait-ce que pour les maintenir. Or, la plus grande partie des Grançais ne rêve que d’une rente sinécure, qui dans la fonction publique, qui dans les allocations de prévarication des autres, qui dans l’ entre deux… Le temps me manque cet après-midi parce que je révise complètement la première moto de mon fils benjamin mais je trouve ce billet de très haute qualité même s’il est parfaitement désespérant pour un libéral

      1. Aristarque

        Une 600 Diversion bridée en 34 CV parce que c’est une des très rares motos qui satisfasse à la lecture que font les compagnies d’assurance de la loi sur le permis A2, savoir que le bridage en 34 CV ancienne façon ne doit pas avoir été opéré sur une moto de plus du double de puissance en version grançaise (ce qui était pas demandé à l’époque). Ce qui exclut à peu près toutes les 600 des 20 dernières années parce que nanties de puissance de l’ ordre de 70 à 75 CV pour les plus courantes bien qu’elles aient eu des versions 34CV (la diversion varie suivant les versions libres de 58 à 61 CV). C’est complètement idiot puisque le permis A2 autorise 47,5 CV (dans la loi, on parle en KW) issus d’ un modèle < 94 CV maxi… Donc la seule solution facile est d'en acheter une neuve bridée nouvelle façon ou d'éplucher les fiches techniques et de courir la bête rare ensuite. Comme vous imaginez le budget que représente une bécane neuve + une assurance tous risques, la seconde solution s'est imposée tout naturellement. Il paraît que cette contradiction dans les bridages aurait été repérée par notre vaillante fonction publique depuis près d'un an mais c'est apparemment uber compliqué de rectifier dans un pays pondeur de sa centaine de lois mensuelles (hors le mois d'août, faut pas déconner), cela est toujours incertain. Manque de personnel motivé à l' action, probablement.

  19. Kloupa

    C’est tout le problème du totalitarisme de la démocratie représentative de majorité: quelle place pour les droits de l’individu, et pour les droits de la minorité. Aucune selon nos actuels dirigeants, ni dans l’esprit de nos concitoyens: vous avez tort parce que vous êtes minoritaires, vous serez plumés, étranglés, et bientôt égorgés au sens propre, au nom de la majorité. Si une constitution devait être refaite en France, ce sont ces principes fondamentaux qu’il faut traiter: les droits de l’individu, et des minorités.

    1. passim

      « Nous avons été les premiers à affirmer que plus les formes de civilisation sont compliquées, plus la liberté individuelle doit être restreinte ».
      Benito Mussolini, cité dans « La Route de la Servitude ».

        1. Peste et coryza

          Faut voir ce qu’on appelle « civilisé »

          Il n’y a rien de plus dissemblable en terme de valeurs que les masses du temps de Roosevelt et de celles d’aujourd’hui.

    2. Jga

      M’enfin ! Pourquoi encore ce réflexe « on va faire une nouvelle loi ». La Constitution de 1789-1793 couvre parfaitement ces sujets. Yaka l’appliquer (là c’est moins simple), mais en changer ne résoudra pas la question de l’application.

  20. kobus van cleef

    Dans votre préambule vous dites que la situation tient beaucoup « à la bande d’escrocs approximatifs aux commandes depuis 30 ans »
    Pourquoi approximatifs ?
    J’aurais plutôt dit « confirmés » ou « déclarés »

      1. Duff

        Qu’ils arrivent toujours à se faire choper? Hélas non et c’est le nœud gordien de la politicaille française. Ce we j’ai suivi avec intérêt la seconde défection d’un député conservateur au profit de UKIP. A chaque fois ils remettent en jeu leur mandats devants les électeurs alors que les élections générales se tiendront au printemps prochain. Je n’ai pas le souvenir que les sénateurs UDI élus lorsqu’ils étaient UMP aient démissionné et soient revenus devant les électeurs pour retrouver une crédibilité politique. Je n’ai pas le souvenir de la démission non plus de messieurs Thevenoud ou Lavrilleux ni de Mme Andrieux.

        C’est de cela dont la démocrassie fraonçaise meure. Au même moment les suisses viennent de rejeter la sécu version bisous collectivistes par leur troporrible démocratie, en France certains naïfs se réjouissent du retour de Sarkozy alors qu’il a une philharmonie de casseroles aux cul et des enregistrements de la PJ et de Buisson susceptibles d’atterrir dans de mauvaises mains.

        On a que les tocards qu’on mérite.

  21. Honorbrachios

    si on me demandait mon avis, je dirai que le français a effectivement un sacré problème, qui ne date pas d’hier et qui est contagieux. prenons les anciennes colonies : toutes ont pratiquement les mêmes problèmes que la france, alors que les colonies anglaises ou hollandaises (du pays-bas hein pas du présigland !), parfois bien plus malmenées, très différentes entres elles mais ayant toutes traversées des crises profondes s’en sortent en définitives bien mieux. pourtant, il y a eut probablement bien plus de mixité entre bas peuple (france/colonies), que dans toutes les autres. Je pense aussi que le problème se propage à l’europe en ce moment et se retrouve aussi dans les peuples francophones d’europe et d’amérique.
    si on arrivait à définir très exactement la raison de ce problème, nous aurions fait un grand pas en avant…

  22. Adrien

    Il y a un élément de langage (comme on dit maintenant) qui me paraît trahir l’état d’esprit des Français, c’est le fameux « ils » tout à fait impersonnel. Je suis sûr que vous voyez de quoi je veux parler :

    – ils devraient mettre le téléphone gratuit
    – pourquoi ils ne font pas une déviation ?
    – attends, ils nous pondent une nouvelle taxe par jour, c’est bon quoi
    – ils font chier à faire passer des bus dans la rue !

    Ce « ils » peut prendre deux acceptions : demander aux autres et à l’Etamaman de subvenir à un besoin qui est le celui d’un petit groupe ; ou à l’inverse, exiger de ne surtout pas participer au financement de ladite collectivité, parce que voilà quand même hein bon. Au bout d’un moment, forcément, ça ne fonctionne plus. Je crois qu’on se rapproche petit à petit de ce point mais les esprits sont tellement conditionnés que ça va mettre un bout de temps à évoluer…

    Prenez le temps d’écouter quelques conversations « sérieuses » entre membres de la famille ou collègues lorsque le ton monte un peu : le « ils » magique apparaît rapidement.

  23. lxy

    @Peste et choléra – Vendée
    C’est le département français où le taux de chômage est le plus faible, et de beaucoup, où il existe toujours un tissu actif de Pme industrielles, où la qualité de l’enseignement aussi bien public que privé est validée par les meilleurs taux de réussite. Les Vendéens sont actifs, travailleurs, entreprenants…Mais comme hasard c’est le département qui vote le plus à droite…Cherchez l’erreur !

    1. Higgins

      Je confirme. Le contraste est saisissant quand on passe dans le département limitrophe, les Deux-Sèvres. Dès qu’on s’éloigne de la « frontière », villages vides, industries rares et inexistantes, etc… La Vienne est hélas encore pire. S’il n’y avait pas le Futuroscope, arghhh!

    2. gameover

      mouais on n’est pas obligé de raconter n’importe quoi nan plus hein !

      Chomage:
      Cantal 6.5% au 1er trimestre 2014 vs Vendée 8.4% (le cantal c’est fatal)
      Vienne 8.1%, Deux Sevres 7.5%

      PIB par habitant : Deux Sèvres 28ème, Vendée 42ème, Vienne 45ème

      1. Aristarque

        GO, il faut aussi comparer les populations et les proportions de personnes en âge de travailler, donc susceptibles d’être au chômage. Si le Cantal pétait réellement la forme en taux d’ emploi de sa population en âge de travailler, elle même comparable à celle de ces autres vilains départements, cela se saurait et il y aurait de l’ émigration intérieure. Ils n’ auraient plus besoin de monter à Paris pour nous encombrer. Le Cantal ayant plutôt une image paysanne peuplée de vieux…

        1. gameover

          Oui, et le PIB par habitant est nettement plus parlant… bien que ce ne soit pas un indicateur fiable non plus même si le Cantal est 89ème.

          Je travaillais dans une société qui était le plus grand exportateur du département mais malheureusement cette donnée n’apparaissait pas dans les données de la chambre de commerce puisque seule la société mère sur Lyon pouvait s’en glorifier.

        2. lxy

          Bonne remarque : un départment où il n’y aurait que des retraités aurait par définition un taux de chômage égal à zéro. Il est possible que ce soit une explication pour la Vendée vu l’attractivité de la côte Atlantique pour nombre de retraités ! Affaire à suivre.

  24. Benway

    Depuis quand l’entité vaguement fantasmatique nommée ici « les français » a t’elle choisi d’être dirigée par des idéologues qui se feraient même choper en volant la sucette d’un môme?… Jamais voté de ma vie pour ma part, pas choisi cette merde… En formulant ce genre de réflexion, certains ici me prouvent qu’ils sont en fait largement plus formatés qu’ils ne s’en doutent, c’est triste… On peut tout faire pour contrer son ennemi, s’il réussit à vous imposer sa grille de lecture des faits et sa vision du monde la victoire est déjà sienne….

  25. infraniouzes

    Il y a quelques années le Révérend père Raymond-Léopold Bruckberger avait écrit un livre « Le Capitalisme mais c’est la vie! ». Dure leçon de vie, certes, mais ô combien réaliste.
    Mais le Révérend père est battu à plates coutures car, face à l’enfer capitaliste, le « socialisme c’est le paradis ». Du moins si on en croit ses thuriféraires et en France ils sont très nombreux…

  26. jean jacques

    je pense que le français recherche cette protection étatique parce que la base de sa pensée est le malthusianisme
    il se considère toujours dans un système limité , non évolutif , sur lequel il ne peu avoir de prise et son avenir dépendra du autorité supérieure qui partagera avec bienveillance ce que sera nécessaire à son existence .
    La peur de manquer est la base de ce paradigme

  27. Karamba!

    Une majorité de français est pour la généralisation de l’encadrement des loyers, parce qu’une majorité est locataire. Des réformes oui, sauf au détriment de la catégorie à laquelle j’appartiens…
    Une majorité de chefs d’entreprise penche du côté de Juppé ou de Sarkozy. Oui mais il n’y a aucun candidat dans la sphère politique ressemblant un tant soit peu à Thatcher…

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