Une feuille de paie vraiment plus simple

Le gouvernement l’a déjà dit plusieurs fois, Emmanuel Macron en premier, rapidement suivi des bégaiements rassurants du président Hollande : le pays a vraiment besoin de retrouver confiance en lui, et pour cela, il doit passer par une nécessaire simplification de son administration. C’est un véritable choc auquel il faut s’attendre, et ce choc de simplification commencera par quelque chose de très concret : la feuille de paie.

Pas de doute, le gouvernement y va d’autant plus cash que les paies de fin de mois ne sont plus payées en cash depuis des lustres et nécessitent, jusqu’à présent, d’encombrantes démarches et de pénibles calculs pour aboutir à une feuille officielle dans les normes. En effet, tout salarié doit le savoir, mais pour qu’une feuille soit correcte, il lui faut respecter un nombre impressionnant de critères complexes.

Outre les mentions habituelles et évidentes portant identification du payeur et du payé, la feuille doit aussi clairement établir les organismes qui toucheront les cotisations, ainsi que la myriade de petites bricoles qui circulent en orbite basse autour de la paie mensuelle, comme les tickets restaurants, les jours de congés, le total des cotisations versées, les nets et bruts imposables, et les comptes bancaires de versement. Notez que jusqu’ici, on n’a pas encore abordé le contenu même de la feuille, qui détaillera ligne à ligne ce qui est dû, ce qui est prélevé au titre de la retraite, des impôts, des taxes, des assurances vieillesse, chômage et autres. Bien évidemment, chacune de ces lignes répond à une mécanique propre, des taux spécifiques, dont les variations, pluriannuelles, doivent être scrupuleusement respectées par l’organisme payeur (le salodepatron) sous peine de poursuites probables.

bureaucratie : rien ne pourra plus l'arrêter !

En tout, il n’est pas rare que cette feuille de paie s’étende langoureusement sur deux pages, écrites petit, et que les calculs, complexes, échappent assez vite tant à la vigilance du payeur que des organismes collecteurs et enfin du salarié qui s’emmerde assez rarement à vérifier que tout y figure bien correctement, que les calculs sont exacts, les taux sont les bons, et les mentions légales complètes. On le comprend, en France, payer ses salariés relève rapidement d’un exercice administratif de haute volée, où le patron, s’il n’est pas aidé d’un expert-comptable, devra se doubler d’un solide fiscaliste pour savoir éplucher les bons codes et retrouver les données et taux sociaux à appliquer.

Il n’était donc que justice que les membres du gouvernement se penchent enfin sur la question pour dépoussiérer un peu ces vilains codes complexes, et nettoient quelque peu la feuille de paie. Vu l’ampleur de la tâche, ils s’y mirent sans doute à plusieurs et relevèrent le défi. Pour eux, une façon évidente de simplifier l’ouvrage consistait à en laisser choir une partie, plof, comme on coupe une jambe gangrenée pour éviter qu’elle emporte le malade tout entier : en réduisant de la feuille l’encombrant calcul des cotisations salariales à sa plus simple expression, on gagnait une place non négligeable. Mieux : en sucrant purement et simplement toute mention des cotisations patronales, la feuille s’en trouvait considérablement allégée.

Youpi. La presse, avertie, n’avait plus qu’à relayer les bonnes idées gouvernementales. Et vas-y que ça nous fait une feuille plus courte (ben tiens, si on fait sauter tous les postes où l’argent s’évapore, c’est d’un coup plus limpide) ! Et vas-y qu’on décortique pour le benêt de salarié ce qui va disparaître, heureux gagnant qu’il est d’une feuille enfin courte et lisible qui n’affichera plus qu’il gagnait en réalité bien plus que la maigre somme déclarée tout en bas avant la fort généreuse « redistribution » effectuée tant par lui-même que par son patron, à son corps défendant mais sans qu’il lui soit laissé le choix, parce que Ta Gueule C’est Magique.

vite simplifions l'administration

Superbe bond en avant d’une certaine vision édulcorée de la réalité : maintenant, il n’y aura plus de cotisations, mais un simple montant, d’une ligne, correspondant à une disparition (magique) d’un bout de salaire pour aller (toujours de façon magique) abonder à des organismes (sans intérêts) qui font des trucs et des machins en rapport avec la retraite, le chômage et la maladie. Et, d’après les calculs (d’autres, encore plus sioux et raffinés, soyez-en sûrs) de Matignon, cette édulcoration drastique permettra d’économiser plusieurs milliards d’euros par an aux entreprises, à raison d’une dizaine par feuille de paie, par mois.

Notez bien que les calculs, derrière, restent strictement identiques et que le travail ici proposé correspond essentiellement à un « revamping » de la feuille de paie pour la rendre sexy. Le patron (ou son expert-comptable) restera confronté au même casse-tête, aux mêmes taux changeants, aux mêmes avalanches de ponctions diverses allant à différents endroits tous aussi obscurs et mal gérés les uns que les autres. Ces calculs, étant les mêmes, cela veut dire que les deux milliards d’euros d’économies attendues le sont donc sur le toner d’imprimante et le papier des feuilles de paie. Voilà une économie dont le pays ne pouvait vraiment pas se passer.

À la limite, j’encouragerai bien le gouvernement à sauter le pas suivant et débarrasser la feuille de paie de toute mention vraiment complexe, pour aboutir à un modèle résolument plus simple et optimiste, à l’instar de celui présenté ci-dessous.

nouvelle feuille de paie ultra simplifiée

Cependant … Quand je dis que le casse-tête, pour l’employeur, reste le « même », je veux simplement dire qu’il existera toujours, caché derrière la petite ligne concentrée présentée à ce salarié trop bête ou trop las pour affronter la réalité du paquet affolant de ponctions incompréhensibles sur son salaire. En revanche, grâce à la « simplification » récente, l’ampleur de ce calcul va changer pour … s’accroître encore un peu.

Parce qu’en fait de simplification, on apprend de façon parallèle et pas trop médiatisée (pour le coup) que cette opération de camouflage sur la feuille de paie s’accompagnera au premier janvier 2015 de l’introduction d’une nouvelle contribution URSSAF destinée au financement mutualisé des organisations syndicales de salariés et des organisations professionnelles d’employeurs. Oui, vous avez bien lu : les changements introduits dans la nouvelle feuille de paie, non contents de dissimuler habilement au salarié le coût réel de sa protection sociale, serviront aussi à faire financer les syndicats directement par le salarié, indépendamment du fait qu’il soit ou non syndiqué. Vous pouvez toujours ne pas vouloir financer la CGT ou FO, vous n’y couperez donc plus.

oh filoche

Et lorsqu’on voit les modalités de ce nouveau financement, on se dit que la fameuse simplification est une nouvelle usine à gaz greffée à la précédente, déjà connue pour être assez monstrueuse. Et le taux, bien évidemment variable d’une année à l’autre, au plancher de 0.014% et plafonné à 0.02%, sera — rassurez-vous, et pour reprendre les termes du décret — fixé par l’accord national interprofessionnel agréé par le ministère et calculé sur une base déplafonnée, voili voilà, c’est très simple, n’est-ce pas. La créature de Frankestein qu’est devenue la feuille de salaire française continue donc son évolution vers le pire, avec un nouveau bras, une demi-jambe et toujours pas de couilles.

Youpi, le délire collectiviste continue donc bon pied, bon œil. On se gaussera de savoir que les Socialistes Officiels (du PS), ou les Honteux (de l’UMP), haïssant le Front National, le financent tout de même grâce à leurs impôts, ou que les fervents électeurs du FN, grâce à leur contribution fiscale, abondent aux caisses du FdG, du NPA ou du PC… Ce système inique est maintenant étendu dans le monde du travail en imposant aux salariés de financer les syndicats qui ont maintes fois prouvé leur parasitisme et leurs gros penchants mafieux, le tout en cavalier d’une « simplification » de la feuille de paie qui vise à conserver les Français dans l’ignorance des coûts réels de leur protection.

Mais ne vous inquiétez pas : tout ceci est prévu, calculé, calibré pour créer de l’emploi, redresser la situation économique française et nous sortir de la crise, si si.

Ce pays est foutu.

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Commentaires153

  1. Le Gnôme

    Dire que j’ai connu les feuilles de paye comportant trois lignes.

    Il est possible d’en faire autant:

    1ère ligne, le brut,
    2ème ligne le total des prélèvements, salariaux et patronaux
    3ème ligne, le net.

    Et basta. Sans compter qu’il faudrait simplifier, élaguer, purifier tous ces calculs abracadabrants dont les inspecteurs de l’urssaf font leur miel, mais ça, c’est un rêve inaccessible.

    1. sam00

      Êtes vous fou?

      La mystification actuelle du bulletin de salaire est voulue, et le but visé est parfaitement atteind : presque plus aucun salarié du pays ne se rend compte qu’on lui vole déjà la moitié des fruits de son travail, avant même le paiement des taxes et impôts

      La prochaine étape est carrément un tour de magie : avant, vous aviez les chiffres pour

      1. sam00

        Les chiffres pour prouver le vol, maintenant il vois reste vos yeux pour pleurer

        Pardon pour la coupure du commentaire, depuis le téléphone dans le tram, j’ai pas assez l’habitude

          1. gameover

            LG, mettre une ligne pour le détail des prélèvements même si ça permet de le mesurer enlève beaucoup d’informations.

            Ainsi les salariés ne se rendent pas compte que ce sont eux qui financent via le versement transport les trnapsorts en commun. Ainsi quand beaucoup s’ébahissent devant notre ticket de métro ou de bus « pas cher » et QLMENE ils ne se rendent pas compte que ce sont eux qui le paient… même s’ils ne l’utilisent pas… Idem pour le logement (FNAL) les allocation familiales, la retraite des vieux (Fonds vieillesse).

            La solidarité ce n’est pas l’état, c’est la feuille de paie, toi, moi et quand on dit aux gens qu’ils sont individualistes, ils n’ont qu’à montrer leur feuille de paie…

          2. Jesrad

            Je connais un peu les « jeunes de quartier » comme on dit, par chez moi. Un incident illustre assez bien l’étendue du problème qui va se poser: l’un d’eux, travailleur et dégourdi, s’était trouvé un emploi dans l’électricité+plomberie. A la fin de son premier mois il a manqué de peu de casser la gueule de son patron en voyant que plus d’un cinquième de son salaire manquait à l’arrivée, la catastrophe ne fut évitée qu’après de longues et pénibles explications sur le sens des innombrables petites lignes de la fiche de paie.

            Maintenant, retirez ces lignes, pour voir…

    2. Pat

      Le choc de simplification, c’est super. Avant, je payais un cabinet comptable et un expert-comptable. A partir de maintenant, je paierai seulement un cabinet comptable et un expert-comptable. Ça va me changer la vie !

  2. sam00

    Mon maigre commentaire d’il y a quelque jours vous a fortement inspiré 🙂

    Un grand merci d’avoir trouvé l’humour nécessaire pour en faire un billet qui m’a fait avaler mon café de travers … deux fois :-p

    1. gameover

      Oui, une spéciale dédicace pour :

      « …cela veut dire que les deux milliards d’euros d’économies attendues le sont donc sur le toner d’imprimante… »

      On ne peut pas mieux le dire mais je n’ai pas eu l’impression que beaucoup de journaleux s’en soient rendus compte et pourtant il suffisait de se demander où est la simplification.

      1. Othello

        Sans compter le coût induit par la modification des logiciels comptables qu’il faudra bien adapter…

        Il y a 26 millions d’actifs salariés en France.

        En comptant au plus large, on dira que cette « simplification » va permettre de passer de deux pages à une (économie : 0.01 euro) et diviser le coût d’impression par deux (économie également aux alentours de 0.01 euro).

        2 centimes par salarié et par mois celà nous fait donc royalement 520 000 euros d’économie par mois, soit un poil plus de 6 millions par an.

        Ils ont fait une petite erreur dans leurs calcul, m’est avis… 30000 %, une paille 🙂

        Bref, au final et comme d’habitude ça va couter largement plus cher en modification de logiciels, installation des mises à jour, etc que les 3 francs 6 sous économisés.

        Et pas un journal pour s’en offusquer, silence de la part du MEDEF et autres organisations patronales (faudrait les pendre ceux-là aussi)

        1. sam00

          Merci de le noter

          Vu que dans la boite où je bosse, c’est moi qui me paluche ce genre de mises à jour, je pourrais même vous faire un résumé du nombre de celles-ci avant fonctionnement efficace (pour le CICE, il en avait fallut quatre)

          1. gameover

            Juste une question : suivant la loi les mentions sur la feuille de paie c’est un minima mais rien n’empêcherait de rester comme avant non ?

            (je n’ai pas regardé le texte de la nouvelle loi, je ne sais même pas s’il est sortir)

            1. Othello

              « ToucherPartager
              Source ocari.lexpress.fr
              SIMPLIFICATION DES COTISATIONS SALARIALES

              S’agissant des cotisations salariales, souvent illisibles pour la plupart des salariés, l’exécutif privilégierait une réduction du nombre de lignes. Pour y parvenir, il s’agirait de regrouper les cotisations payées par les salariés en fonction du type de protection qu’elles servent à financer.

              Au total, les mesures permettraient d’économiser une quinzaine de lignes.

              Autrement dit, les cotisations seront définies par thématiques (Maladie, vieillesse, chômage, retraite complémentaire, etc). »

              A priori, il faudra donc bien tout changer…

            2. Othello

              Sur http://www.europe1.fr/economie/feuilles-de-paie-simplifier-pas-si-simple-2077797 on peut aussi lire ceci :

              Selon le cabinet de conseil Ernst & Young, diviser ne serait-ce que par deux le nombre actuel de lignes sur les bulletins se traduirait par une économie de près de 100 millions d’euros par an pour les entreprises françaises. Mais le chiffre est à saisir avec de délicates pincettes.

              Donc en gros, E&Y qui a été mandaté pour estimer les économies (et déjà certainement incité à gonfler les chiffres un maximum) n’arrive péniblement qu’à 100 myons, et là pan Matignon te fait un petit fois 20, au doigt mouillé…

              Autre chose drôle, en Avril Mandon, secrétaire d’Etat à la Réforme de l’Etat et à la Simplification, estimait encore que cela prendrait « entre deux ans et 30 mois pour refondre l’architecture des collecteurs des différentes cotisations qui expliquent la complexité de la fiche de paie » et là hop, le même Mandon c’est pour dans deux mois.

              Je sens que nos amis comptables vont passer des fêtes de fin d’année paisibles…

              1. vodkaman

                oh à force, on s’habitue…
                le décret sur la fiscalisation de la part patronale de la mutuelle est paru l’an dernier le 30 ou 31 décembre pour une application rétroactive au 1er janvier 2014.
                Je ne sais pas combien de boites ont pu donner de bonnes informations sur la fiche de paye de décembre à leurs salariés mais elles doivent pourvoir se compter sur les doigts de la main du capitaine crochet…

        2. sarah

          d’un autre côté cette « loi » de simplification prévoit un petit quelque chose pour les syndicats patronat et salariaux donc ca « mouftera » pas de ce côté ! les journalistes sont aussi incompétents que partisans donc là aussi pas de « moufterie » sur la simplification bidon ou sur les fausses économies annoncées ! c’est pathétique

        3. Deres

          En fait, il est arrivé à de multiples occasions dans le passé que des ajouts des cotisations et autres impôts ou de nouvelles informations indispensables amènent à 2 pages de feuilles de paie. A chaque fois, il fallait justement plusieurs mois de mise à jour des logicielles pour revenir à une page. Cela coûtait à chaque fois effectivement plusieurs fois 26 millions de feuilles quasi blanche à transférer par la poste … Mais ce genre de détail bassement terre à terre n’effleure pas nos hommes politiques.

  3. jeff

    Je l’avais lu dans une breve mais je n’y avais pas cru….
    Ce n’est pas attaquable devant une cour quelconque ça, un financement obligatoire d’organismes qui ne nous servent à rien ? Il y a bien un juriste qui va trouver une faille là dedans….

    1. Adrien

      Allons allons, vous n’allez pas exagérer, d’après un rapide calcul ça ne fait que 150 millions d’euros par an… C’est vraiment rien vu les temps qui courent…

      1. sam00

        150 millions pour financer des organisation mafieuse dont la seule raison d’être est d’augmenter la tonte … c’est déjà 150 millions de trop

        Et n’oubliez pas que la CSG au début, c’était juste 0,5% … maintenant, c’est 15,5% … et il y a la CRDS qui s’y est ajoutée

      2. Aristarque

        150 M€ la première année…
        Les barbons qui hantent ce blog ont déjà eu l’ expérience de ce genre de micro-prélèvements qui doublent ou triplent en moins de cinq ans…

        1. Calvin

          Ils ne doubleront pas puisqu’ils ne seront pas mesurés !
          C’est l’avantage de casser le thermomètre, ça tue la maladie…
          … ou le malade, on ne sait plus très bien…

  4. Bonsaï

    Une petite révolution s’impose pour montrer aux peuples du monde que les français sont encore son phare (du monde). Par exemple, occupation de la place Vendôme, l’hiver autour des feux de camp, on se tiendrait chaud ….

    1. Quiet Desperation

      Après le Cambouis, le Fuligineux, Barbara ? aah! ces sartriens et leurs mains sales… nan, je rigole, on t’aime bien… et je suis certain que GO serait prêt à te tenir chaud…

      Mais n’évoque pas trop fort les Phares, nos élites Balisent en ce moment….

        1. petit-chat

          Et encore; s’il ne connaissait que les titres, mais ils les a lus !
          A une époque où l’écran plat de 1m50 peuplé de TF1, Nabilla, et autres clowns grotesques, diffuse la Kulture 24/24 7/7, y’en a qui s’esquintent les lunettes à lire du papier même pas écolo, si ça se trouve. Vade retro, grade !

          1. Bonsaï

            Scripta manent …
            C’est pour cela qu’à notre époque, tenir un blog est un procédé intéressant et instantané, on court-circuite les éditeurs et on s’édite soi-même.

            1. Quiet Desperation

              En fait, je tiens un Blog, mais à usage interne… rassurez vous, ce n’est pas du Deep Internet, cela s’appelle un « Journal » et je suis donc un « diariste »…
              Grâce à l’Internet en revanche, j’ai la chance, par rapport à mes illustres prédécesseurs – Pepys, Boswell, Gide, Bourbon-Busset, du Bos, Renard et autres – de pouvoir insérer des extraits de lectures intéressantes, et même de Blogs, tel celui-ci…
              Voire de commentateurs, qui se reconnaîtront (ils sont mes victimes ou mes persécuteurs) : mes bons amis, je vous accorde ainsi l’immortalité… Non, ne me remerciez pas, c’est trop naturel…

  5. Laurent

    La patrie des Lumières s’enfonce dans l’ombre, toujours plus.
    Déjà qu’on ne sait pas du tout ce qu’on coûte à la collectivité quand on se fait soigner (j’ai cherché, en vain, le coût de certaines interventions en hôpital). Maintenant, on ne saura même plus ce qu’on lui apporte.
    Comment peut-on en arriver là ??? On a de bonnes écoles, en tout cas pas trop mauvaises. On peut s’informer. On peut voyager. Comment notre élite peut-elle être aussi nulle ? Un truc m’échappe :-/

  6. Sébastien R.

    Fumisterie inapplicable, quand on sait que les cotisations patronales de tel truc rentrent dans la base de CSG donc salariales, que le salodepatron paie encore une CSGbis (bigup forfait social) tantôt à 8% tantôt à 20%, qu’une partie de mutuelle « santé » rentre dans le net imposable (mais pas la partie prévoyance, faut suivre)…

    Bref, comme d’hab on prend le problème à l’envers, on maquille et on pond une loi par des gens qui n’ont jamais travaillé (dans la paie c’est sûr, tout court également).

  7. Kloupa

    Comment se fait-il que des associations de contribuables ne s’élèvent pas contre cette nouvelle contribution imposée au financement des syndicats d’opérette Français, et ne lancent pas une pétition nationale?
    De toute façon, la pseudo-simplification des fiches de paie est loin de compenser les complexités extrêmes introduites par la gestion de la pénibilité.
    L’activité économique de la France n’est pas prête à redémarrer!
    Jeunes Français, si vous le pouvez, fuyez ce pays!

    1. sarah

      d’un autre côté cette « loi » de simplification prévoit un petit quelque chose pour les syndicats patronat et salariaux donc ca « mouftera » pas de ce côté ! les journalistes sont aussi incompétents que partisans donc là aussi pas de « moufterie » sur la simplification bidon ou sur les fausses économies annoncées ! c’est pathétique

  8. Pere Collateur

    Tiens, vous m’apprenez un truc là. J’avais vu passer le passage à la trappe des cotisations patronales, mais le coup de la nouvelle taxe pour les syndicats, non.

    Du coup vient LA question: Qu’est ce que le salarié recoit en échange de cette nouvelle ponction?

    Par exemple, je sais que pour être défendu par des syndicat, avant, il fallait payer la cotisation.
    La logique voudrait que vu que comme tout le monde payera une cotisation obligatoire aux syndicats, on aura le droit d’acces gratos aux « services » fournit par ces syndicats? Non?

    Sinon, si il n’y a rien en face, ca a un nom ca: Le racket.

    1. Cerf D

      En Corse si quelqu’un viens vous demander de l’argent pour protéger votre maison ou votre commerce (qui pourrait prendre feu accidentellement), c’est du racket. En France quand l’État vous demande de l’argent sans quoi vous pourriez finir en taule, ça s’appelle l’impôt.

      1. Ano59

        Et encore, les vrais mafieux fournissent une vraie protection au final…Contrairement aux syndicats qui réclament leur dîme puis coulent les salariés.

    1. David

      Ronald REAGAN en 1986 : « Government’s view of the economy could be summed up in a few short phrases: If it moves, tax it. If it keeps moving, regulate it. And if it stops moving, subsidize it. »

  9. Martin

    Un détail amusant que j’ai découvert comme entrepreneur: le calcul des cotisations sociales est tellement compliqué que les experts comptables eux-mêmes n’y arrivent pas et l’outsourcent à des « experts comptables pour experts comptables » spécialisés…

    En théorie économique on appelle cela des dépenses directement improductives.

    1. barbatruc

      Je suis dans le même cas que vous, il y a belle lurette que je ne fais plus aucune feuille de paye, et comme vous le dites justement même mon cabinet comptable s’y perd, et fait sous traiter chez des spécialistes , tout cela a un cout qui devient vraiment important.
      Sans parler de toutes les règles sociales et fiscales qui changent en permanence, c’est un vrai foutoir, et une mine d’or pour les cabinets spécialisés.

    2. SebMtp34

      Je vais vous en raconter une bien bonne :
      même les suceurs de sang qui prélèvent ne savent pas comment calculer !

      Vu de mes yeux, un dossier contre le RSI dans lequel ce dernier fournissait 3 calculs différents sans être en mesure d’expliquer lequel était le bon.

      et le TASS a carrément dit (en substance, je résume) : hé ho le RSI, quand tu sauras calculer tu pourras délivrer des contraintes contre ceux qui ne paient pas… tu n’es même pas capable de savoir combien tu demandes exactement, alors va te faire voir…

      Le client était content… 😉

      1. brondillant

        le RSI.
        Il est capable de te coller 17000 € de cotisations au titre de 2014 alors que la boîte n’existe plus depuis 2012 ET que c’est dans leur base de données.

        1. passim

          Je l’ai vécu l’an dernier. Affaire à suivre.
          Ces 15 000 euros d' »impayés », c’est le flingue du racketteur braqué sur vous. Ce qui peut les calmer, c’est la supposition vous puissiez vous aussi avoir un calibre. Et que, poussé à bout, vous puissiez vous en servir. À l’aveuglette : car, à la différence du mafieux, la mafia officielle n’a pas de visage.

          1. Quiet Desperation

            Dans les situations critiques, quand on parle avec un calibre bien en pogne, personne ne conteste plus. Y’a des statistiques là-dessus.

            Pas pu résister…

      2. Kekoresin

        Le Racket Social Institutionnalisé m’a fait les mêmes misères, sauf que j’en étais à 5 calculs différents, avec des menaces directes de saisies! J’ai réglé le problème en menaçant d’accélérer la procédure avec un calibre 12! Curieusement, mon cas a été résolu sous huitaine. Comme quoi les problèmes informatiques peuvent être résolus rapidement avec des outils rudimentaires 🙂

    3. carpe diem

      En tant qu’ancienne comptable de PME, j’ai fait les bulletins de salaire pour 6 personnes de 1980 à 2001, je ne vous dis pas la galère. Dans le secteur de l’automobile, vous avez une caisse de retraite qui s’appelle l’ISACM (oh le beau nom qui sonne doux aux oreilles) vous receviez des notifications de taux incompréhensibles , j’ai passé des heures au moment du bilan à retrouver des centimes égarés ici et là car tous les comptes devaient être exacts à l’heure du bilan. Il y avait des cotisations à 4 chiffres de décimales! quand on avait un apprenti, c’était d’autres règles avec d’autres cotisations au mois ou bien en fonction de l’échelon. Le chef d’atelier lui avait droit à une caisse supplémentaire de cadres avec d’autres règles encore. Un temps partiel : c’était en fonction du nombre d’heures. Je passais une grande partie de mon temps à faire des calculs d’apothicaire et bonjour l’accueil téléphonique, on vous envoyait proprement bouler quand vous ne compreniez pas tout de suite. Finalement entre l’urssaf, l’assédic, la retraite, on faisait du boulot de gratte papier pour le compte de ces vampires. Et d’accord avec vous : le comptable ne s’y retrouvait plus non plus car cela changeait tout le temps! une honte absolue. Quand en 1981, j’ai vu ce que la gauche s’apprêtait à faire (collectivisation à outrance de la gestion du travail entre autres) j’ai demandé au comptable « dites moi, c’est une blague, ils ne vont pas le faire? » « si: bien sûr m’a-t-il dit et ce n’est que le début ».

    4. yp

      C’est fait pour : comme il est impossible d’être en règle, il est donc toujours possible de procéder à un redressement. Et savoir qu’un bon redressement bien calibré est toujours possible, ça calme les vélléités des récalcitrants. Ca fait belle lurette que l’état de droit est une fiction.

      « Un flingue posé sur la table facilite les négociations ».

  10. Gerldam

    Je propose que vous n’utilisiez plus jamais la tronche déjà passablement hideuse du salopard de Filoche. Vu ce qu’il a osé dire hier, il n’y a qu’une place pour son portrait: la poubelle.
    Enfin, financer ces raclures de syndicalistes devrait faire gerber tous les salariés ayant encore un peu de conscience civique.

      1. Nocte

        Pathétique ? Absolument pas, Il est dans le camp du Bien.

        Pour ma part, je sais qu’un jour cette abomination crèvera, je sortirai une bouteille de champagne et son tweet en l’actualisant pour lui-même.

        1. Calvin

          Ce qui donnera :

          Filoche est mort. Les mafieux syndicalistes sont touchés. Le successeur nous volera t-il autant ou plus ?
          Ce soir, je sabre un Taittinger brut.

          1. gameover

            Oui exactement Calvin et c’est pour cela que je ne trouve pas en final sa déclaration si abominable que cela. le patron est l’ennemi, il faut reconnaître qu’il est en phase avec lui-même.

            L’intelligence aurait plutot été de se taire vu sa position mais ça montre que quand il était inspecteur du travail ça a pas dû rigoler… je me demande comment il n’a pas fini plombé.

    1. Quiet Desperation

      H16, qui est un homme d’esprit, et quelque pathétiques que soient vos supplications, va naturellement continuer à utiliser les photos – détournées ou pas – de Fifi : ce gros garçon est tellement emblématique de la pourriture qui dirige ce pays, qu’il serait fort impolitique de s’en priver…

      Car, en effet, où trouver ailleurs pareil faciès de clown furieux, dont les borborygmes stertoreux effraient les enfants (Duroc), éjaculant, parmi les injures les plus basses, des sentences idiotes que seule la complaisance la plus naïve peut décorer du nom d’idées ?

      Je vais plus loin : il serait contre-productif de se passer d’un pareil repoussoir, et j’engage donc H à recourir sans reserves à d’autres images de l’Animal Brutum.

      1. Calvin

        +1

        (Oui, j’aurais pu faire une saillie plus rigolote encore, mais ce petit plus et ce petit chiffre suffiront puisque tout a été dit dans le commentaire au dessus)

    2. Karamba!

      Je me suis fait la même réflexion. Sa seule tronche de givré cégétiste m’est insupportable et ça ne date pas d’hier et encore moins d’aujourd’hui.

  11. LM

    C’est un excellent coup de supprimer les cotisations patronales de la fiche de paye car de plus en plus de salariés commençaient à comprendre que c’était un impôts directe dans leur gueule.

    1. Kekoresin

      Moui bof menfin! La plupart des salariés ne captent absolument rien des cotisations salariales ou patronales. L’entreprise est devenue un collecteur d’impôt à la source et rares sont les patrons qui savent expliquer à leurs salariés qu’ils se font largement élargir le fondement.

      Les français ralent contre le prix de l’essence mais silence radar sur les cotisations obligatoires qui mènent au nirvana de la médecine presque gratuite et de la retraite à…on verra ce qu’on peut faire!

      L’exemple type est la mutuelle obligatoire sélectionnée en haut lieux pour le bien être du salarié, sans que ce dernier ait la possibilité de dire « non merci » ou de choisir une mutuelle plus adaptée et accessoirement moins chère. Dans un deuxième temps, on annonce une ch’tite imposition sur la chose car ce cadeau empoisonné est bien évidemment un avantage en nature. Le tout est négocié branche par branche par les mafias syndicales histoire de ne pas jeter tout le monde dans la rue d’un seul coup! Elargissement rectal assuré sans couinement du patient…

  12. Nyamba

    Et contre tout ça, qu’est-ce qu’on peut faire ? Une pétition chez Contribuables Associés ?
    Arf, ce moquage de visage institutionnalisé, certains jours, me laisse groggy. Merci, M. Hash, pour ce billet – M. Petibedon et la rue Tilante m’ont quand même arraché un sourire.

  13. SebMtp34

    conclu ce matin dans un dossier, histoire de rigoler un peu :

     » En application de l’article R. 3243-1 du code du travail interprété à la lumière de la directive n° 91/533/CE du 14 octobre 1991, l’absence d’information par l’employeur sur la convention collective applicable et le coefficient hiérarchique correspondant cause nécessairement un préjudice au salarié

    En ce sens :
    – Cass. Soc., 19 mai 2010, n° 09-40.265

    – Cass. Soc., 19 mai 2004, n° 02-44.671

    Le bulletin de paie doit comporter l’intitulé de la convention collective applicable, l’absence de cette information cause nécessairement un préjudice au salarié.

    En ce sens :
    – Cass. Soc., 23 novembre 2010, n° 08-45.483

    Le préjudice doit donc être réparé par l’octroi de dommages et intérêts.

    En l’espèce, ni le contrat de travail ni les bulletins de salaire ne mentionnent la convention collective applicable. »

    Bref, va falloir payer des dommages et intérêts méchant patron ultra-turbo-néo-libéral-sanguinaire…

    Tout ça pour avoir omis de préciser sur le bulletin de salaire quelle est la convention collective applicable…

    allez, tiens, j’ai honte.

      1. calc80

        Cela me rappelle un épisode de la 4ème dimension : « Comment préparer l’homme » (le titre de l’épisode) est un livre écrit par des extra-terrestres pour eux-mêmes. Les hommes, après décryptage du seul titre et totalement subjugués, ont cru que les intentions des ET étaient de les préparer à découvrir un univers riche et fascinant, dans le cadre de fructueux échanges avec ces ET. Au final, il ne s’agissait que d’un livre de cuisine…
        Ici, quand Vals dit « J’aime l’entreprise », il faut comprendre « J’aime les gros sous de l’entreprise pour mieux me les approprier » et guère plus…
        On entend ce que l’on veut bien entendre, non ?
        Cela ne méritait certainement pas les applaudissements des patrons en réunion.

  14. Kekoresin

    J’ai souvenir de fiches de paye dans les années 70-80 que mes parents boulangers étaient tenus d’élaborer. Moins de lignes, certes, mais déjà un penchant de l’état bolchevique pour les complications coûteuses visant à provoquer de légères ridules à la surface d’une petite mare. A l’époque donc, ils étaient tenus de fournir un pain par jour et par salarié. Ce pain quotidien figurait comme avantage en nature sur la feuille de paye et était, comme il se doit, soumis aux cotisations balbutiantes vers de moins nombreux mais tout aussi nocifs organismes indispensables aux détournements de fonds.

      1. Nice-oliver

        Il y a un débat en ce moment… sur la fusion du CDI et du CDD.
        Le débat est mal placé car il devrait commencer par la suppression du statut de fonctionnaire, puis du CDI puis du CDD pour terminer par la généralisation du statut de TNS.

        T’es bon, tu gagnes… T’es mauvais? Ben t’es payé à hauteur de tes (in)compétences.

      2. Aristarque

        Bien sûr que non mais la présentation te vous a un tel côté lutte des classes que ces faquins n’ allaient pas ne pas en profiter… Rendez-vous compte, exploités grançais! Le méchant patron devra assurer de SA poche (qu’ il a profonde) le financement des preux défenseurs de la veuve et de l’ orphelin enchaînés au banc de nage!!! En voilà une conquête sociale QLMENE… Faites un micro-trottoir là dessus et vous aurez au moins 99% d’approbation (sans le moindre trucage) pour cette conquête sociale…

      3. sarah

        c’est l’entreprise dans son ensemble qui souffre de cette multitude de cotisations et autres tracasseries administratives, l’entreprise s’adapte au prix marché donc ses marges souffrent donc son investissement futur donc le CA futur et donc l’emploi futur. Nous (entreprises, salariés, patrons) payons (beaucoup, immensément beaucoup) pour des services qui ne sont plus à la hauteur de leur prix !!! Aujourd’hui patrons et entreprises souffrent certes en silence mais souffrent quand même !! je passe 60h par semaine à sauver ma boite, à sauver les emplois, à trouver du CA dans un marché européen concurrencé par des entreprises basées en UK ou estonie ou Tchécoslovaquie et en plus on se fait piquer les cadres !!! alors oui c’est avec le CA créé qu’il faut payer cette myriade de taxes, cotisations,…pendant ce temps on ne pense pas à l’avenir mais au présent : comment je vais faire demain pour payer ?

    1. Calvin

      C’est le but de cette « simplification » : faire croire que les cotisations employeur sont payées par ce dernier, alors qu’elles sont évidemment prises sur le salaire de l’employé…

            1. Calvin

              « J’ai une bonne et une mauvaise nouvelle.
              La bonne, c’est que ton salaire va être très important le mois prochain.
              La mauvaise, c’est que c’est un solde de tout compte. »

    2. Ano59

      Stricto sensu, c’est le patron qui paie l’ensemble des cotisations, salariales comme patronales. 🙂

      Le salarié a un « manque à gagner » certes évident mais non directement quantifiable (ça fait mieux passer la pilule).

      Ça apporte de l’eau au moulin de ceux qui affirment qu’une baisse des cotisations n’agirait pas sur le salaire et serait empochée par le patron : c’est vrai à J0. Mais dans le monde réel, ils oublient de prendre en compte l’ajustement automatique des salaires qui s’ensuivrait par le marché.

      La conclusion est la même, et la distinction cotisations salariales / patronales est purement artificielle.

      1. Caton

        Une baisse de 90% des charges patronales n’entraînerait aucune augmentation de salaire : tout le monde sait que les baisses de charges sont temporaires mais les augmentations de salaire, permanentes…

      2. Ano59

        Oui, c’est l’instabilité fiscale majeure causée par l’État qui créerait donc un problème mis sur le dos du méchant patron turbocapitaliste. Ça ne manquerait pas de sel.

      3. « Stricto sensu, c’est le patron qui paie l’ensemble des cotisations, salariales comme patronales. »
        Ah bon, c’est prélevé sur le salaire du patron ?

        On peut admettre que c’est l’entreprise qui paie les charges (toutes), mais la réalité économique, c’est que ce sont (toutes) des ponctions qui alourdissent le coût du salarié. Donc soit c’est une partie du salaire qui disparaît, soit c’est une partie de la marge de l’entreprise, mais ce n’est en tout cas pas l’entreprise qui paie, ni le patron.

        1. Ano59

          Oui j’entendais mon commentaire au sens de la baisse de marge d’entreprise. Je vois le poste « salaires » comme un gros bloc de dépense régulièrement gonflé par l’État : l’employeur dépense X euros par mois pour son salarié, c’est rentable.

          Un jour, l’État augmente mécaniquement X par hausse des prélèvements (hausse globale de la dépense salariale), c’est plus du tout rentable, DONC l’employeur réajuste X à son ancienne valeur : baisse du salaire par baisse globale de la dépense salariale. Le salarié est lésé, il blâme l’employeur tandis que l’État, vrai coupable, spolie une partie de la dépense salariale.

          Dans hacheseizeland, l’État fait chuter X par réduction des prélèvements (baisse globale de la dépense salariale) dans un contexte compétitif et stable fiscalement. C’est rentable mais le salarié pourrait voir ailleurs si l’herbe est plus verte : DONC l’employeur remonte X : hausse globale de la dépense salariale.

          Ce n’est qu’une vision des choses au final. Pour moi, la responsabilité de l’État est totale mais indirecte : l’employeur sert de courroie de transmission et de poupée vaudou.

        2. Aristarque

          H16, n’ enfourchez pas immédiatement votre fougueux destrier pour aller décoller quelques têtes d’ horribles sacripants. Le fait générateur des charges sociales est le salaire dit brut et l’ ensemble de ce coût:salaire brut + charges sociales patronales selon la définition de saisie comptable ou salaire net + charges sociales salariales et patronales selon la définition économique, représente le coût de la marge brute minimale à obtenir de l’ action du salarié quant à sa production au sein de l’entreprise pour pouvoir continuer à l’ employer et le payer mois après mois. Financièrement c’est l’ entreprise du patron qui paie toutes les cotisations dont celles dites salariales pour le compte de son salarié mais bien évidemment après avoir encaissé le résultat financier de la production du salarié. Si le patron était tenu de verser le salaire complet à son salarié et que ce soit ce dernier qui doive assurer les paiements aux suceurs, la pédagogie serait immédiate dès le premier mois ou trimestre. Ce n’est donc pas pour rien que cette distinction charges sociales salariales et patronales a été introduite pour brouiller la perception des salariés quant au véritable ponctionné! Cela a beau paraître à ceux qui ont compris le mécanisme comme cousu de fil blanc ou comme grossier, n’ empêche que cela fonctionne toujours admirablement bien… D’ autant qu’on »tape » sur les patrons en laissant croire qu’ils sont contraints d’ amputer la succulente marge qu’ ils se font, forcément, sur le dos du salarié… Psychologiquement, c’est tout benef… C’est exactement au même niveau que les extraits mentionnés du discours sur la servitude de La Boétie où le tyran « offre » aux ponctionnés une portion de ce qu’ il leur a extorqué préalablement mais avec un tel emballage que les ponctionnés en restent émerveillés de sa soi-disante générosité… Tel se comporte l’ état grançais en multipliant les prélèvements de tous côtés avec des taux en apparence faibles pour que la perception de ce qui est réellement ponctionné ne saute pas aux yeux sans effort de réflexion…

          1. Popeye

            C’est comme l’appellation mensongère et abusive des « frais de notaires »…constitués en majeure partie de taxes collectées au profit de l’état ou des collectivités locales.
            Les chambres de notaires essaient de communiquer là dessus : elles devraient encore amplifier la diffusion du message.

      4. sarah

        absolument d’accord avec votre analyse, la distinction des cotisations est purement dogmatique, dans la réalité c’est l’entreprise dans son ensemble qui souffre de cette explosion des cotisations et taxes

        1. dede

          « dans la réalité c’est l’entreprise dans son ensemble qui souffre de cette explosion des cotisations et taxes »

          Pas vraiment d’accord. Les charges (salariales et patronales) sont payees par l’entreprise pour le compte du salarie. Je vis dans un pays ou il n’existe pas de charges : en contrepartie, mon salaire est nettement superieur a ce qu’il etait en France (passe cette annee d’un contrat d’expatriation a un contrat local, j’en ai fait l’experience) et comme je n’ai plus ni assurance chomage, ni droits a la retraite, je dois epargner plus de 50% de mon salaire, mais je suis egalement libre d’etre cigale si je le souhaite, a mes risques et perils.

    3. Kekoresin

      Ca me fait penser à la taxe carbone sur les vilains poids lourds qui sillonnent nos petites routes construites avec la sueur de nos ancêtres.

      Avant de se transformer en punition collective, ce dispositif ne touchait pas le gentil consommateur hein, c’était pour les méchants routiers violeurs d’auto-stoppeuses! Ben oui mais le résultat est obligatoirement une augmentation du coût des marchandises payées par le bas de la chaine alimentaire, coût démultiplié par la TVA et autres joyeusetés qui s’agglutinent inexorablement quand on touche une virgule dans ce pays. Pareil pour les entreprises lorsqu’on alourdit les charges. Elles répercutent sur le prix de ce qu’elles produisent (ou décide de mourir lentement et sans bruit) et in fine, c’est le con sommateur qui casque. Bref, double peine pour tout le monde et prière de fermer sa gueule, c’est pour votre bien qu’on vous dit.

      Ce pays de merde est véritablement en voie d’extinction, comme une espèce au corps trop lourd sur des pattes trop fragiles.

  15. Ano59

    La complexité de la fiche de paie est un symptôme, pas une maladie.

    Quitte à subir des fiches de paie imposée par l’État, je suis contre sa « simplification », c’est juste foutre la poussière sous le tapis.

    La solution : agir à la source = simplifier drastiquement les règles de calcul. Je n’ose évoquer une téméraire réduction voire suppression des cotisations…

    Sinon je trouve le financement obligatoire des syndicats par les salariés particulièrement choquant, encore plus que les subventions car ça s’apparente à une cotisation individuelle forcée. Que font les médias censés nous éclairer par leur indispensable travail d’analyse ?!

    1. Kekoresin

      Et encore, t’as même pas idée du nombre de cotisations obligatoires dans ce marais gluant qu’est devenu ce pays. Et chacune de ces petites lignes se terre un organisme qui souvent coute aussi cher que ce qu’il collecte. Le coup de blanco (je parle pas de Walls) n’y changera rien. La jungle est devenue inextricable avec des écosystèmes où vivent des fonctionnaires blafards aussi utiles que du lait en poudre dans le désert. Mais selon la doctrine collectiviste, « ça fait de l’emploi », ultime déclinaison de la vitre brisée!

  16. Claribelle

    Très sympa le bulletin de salaire simplifié proposé par notre hôte, mais il manque quand même une ligne: le salaire imposable (le net + la csg imposable + la part employeur de la mutuelle obligatoire).
    Donc:
    – vous avez travaillé: 35h par semaine
    – le patron vous doit: 2000€
    – vous devrez déclarer: 2100€

    1. Calvin

      Sauf, Clairebelle, que ce montant imposable est directement envoyé à Bercy.
      Donc, la mention peut être aussi « facultative » (selon nos abrutis de legislateurs) que ce qui manquera.
      D’ailleurs, les mentions ne servent plus à rien.
      Sauf une: « vous avez été payé le JJ/MM/AA »
      Le reste, ça va encombrer l’esprit du pauvre salarié…

  17. yp

    La feuille de paie la plus simple ne comporte qu’un seul chiffre : 0.
    Ca tombe bien, car zéro, c’est d’ailleurs le seul chiffre socialistement acceptable, tout le reste n’est qu’expression d’une inégalité.

  18. Dr Slump

    Bon, si à partir de désormais je vais devoir payer les syndicats, et qu’il se trouve qu’on n’ait aucun recours contre ça, je vais directement au syndicat du coin (la CGT par exemple, mes préférés…) pour leur demander de défendre mes droits. Je vois déjà d’ici le dialogue:

    – Ah bon? me diront-ils, payez-vous votre cotisation?
    – Mais oui mon brave, garanti sur facture, euh, sur fiche de paie!
    – Et quelle plainte avez-vous à faire contre votre patron?
    – Pas contre mon patron, mais contre l’état!
    – Mais monsieur, ce n’est pas l’objet de notre lutte…
    – Monsieur, vous êtes financés pour défendre mes droits, fussent-ils bafoués par l’état lui-même!
    Chiche…

  19. calc80

    Cette nouvelle ponction à destination de syndicats non représentatifs est véritablement un scandale ! Il n’y a pas de mots assez durs pour décrire ça. Un scandale.

    1. sarah

      je n’ai pas non plus les mots pour décrire ma révolte contre cette cotisation pour le financement des personnes qui ne représentent personne !

  20. Régis33

    Il est assez facile en fait de sensibiliser les salariés sur la nature de la spoliation qui est effectuée sur leur VRAI salaire , il suffit de leur faire voir en bas de page ( et tout petit) le coût globale salarié , qui lui représente vraiment la totalité de son salaire , ensuite de lui faire comprendre que , quand on paye ses charges à l’URSAAF , on ne fait pas un chèque pour la partie salariale et un autre pour la partie patronale , mais que la sangsue s’en fout et que ce qu’elle veut c’est la totalité du pognon . Tout de suite , on voit un éclair de haine ( similaire à celui du salodepatron ) dans l’œil du pauvre gland qui se fait enfler d’à peu près ( j’ai pas le chiffre exact , ça change tout le temps ) de 72% de ses revenus .
    Quand au racket des syndicats sur les salaires , prévu , je pense que je n’aurais pas besoin de prendre le 9 mm Parabellum , mes salariés s’en chargeront eux mêmes ! 🙂

    1. Jga

      Sur un brut base 100 le net doit être vers 73 et les ponctions avoisinent 27+80 donc 73 sur 180 ça fait 41% restant et 59% ponctionnés à la source. Et il faudra ensuite payer l’IR et le reste (taxes d’habitation etc) avec les 73 évidemment.

  21. Calvin

    Essayons de voir le bon côté des choses !

    Mode Naïf ON :

    En fait, cette histoire révèle que les Libéraux sont de plus en plus écoutés.
    A force parler de SALAIRE COMPLET, les abrutis qui nous servent de caution démocratique se sont triturés les méninges pour contourner cette légitime demande.
    Du coup, il ont instauré le SALAIRE (net) COMPLET.

    C’est net et sans fioriture.

    1. Régis33

      Tout à fait ça ! effaçons toutes les traces du racket , et comme il n’y aura plus aucune ligne , autant en rajouter une de plus , pour faire subventionner ces en…..és de syndicats par tous les salariés .
      Au fait , je me pose la question de savoir si les syndiqués cotiseront aussi à ce racket , car dans ce cas là , ils paieraient double .

      1. Calvin

        Oui, les syndiqués cotiseront et seront prélevés.
        Les cotisations sont une chose, les impôts en sont une autre.

        Le pire, c’est que si cela se sait, les syndiqués sincères ne cotiseront plus.
        Et on aura définitivement remplacé un syndicalisme volontaire (100% de cotisations) par une mafia d’Etat (100% de subventions).

                1. vegeta

                  dans son ancien programme que j’avais lu sur le magazine capital il y a pas mal d’année je peut faire un scan si h16 le désire ou passer le numéro du magazine

  22. Calvin

    HS du jour (et lu dans les news) :

    « Un rapport du député Guillaume Larrivé, cité par le Figaro, indique que  » la radicalisation islamiste est susceptible de concerner des centaines de détenus. » »

    La question est : avec la dernière loi Cazeneuve, ça veut dire que les djihadistes n’ont plus le droit de sortir de prisons au terme de leur peine ???

          1. Calvin

            Bah,en fait, sous une naïveté feinte et une ironie mordante, se cache justement un enfant à l’ironie feinte et à la naïveté mordante !

            1. Bonsaï

              Bon très bien. Maintenant, je peux te le dire Calvin : je suis de l’année chinoise du Tigre …
              Hobbes, ça te dit quelque chose ?

              Bonne nuit et faites de beaux rêves …

              1. Quiet Desperation

                1950….. sois prudent, petit Calvin, il y a des Tigres qui ne sont que des…. Couguars….

                – AAaaa! comme vous avez de grands yeux, Madame !

                – c’est pour mieux te manger, mon enfant…

                exit Calvinus , pursued by a C….

                  1. Quiet Desperation

                    C’est une profonde vérité psychologique, avérée par la sagesse chinoise antique, que si l’on veut provoquer une dame, il suffit de lui attribuer un âge canonique (et demi)…

                    On notera, néanmoins, que la dame en question laisse planer le doute sur son millésime authentique… « poudre au yeux »… hmmm?… et pulver reverteris…

  23. LECOMTE René

    Petit HS :
    http://www.lepoint.fr/societe/prisons-francaises-et-islam-radical-un-rapport-qui-va-faire-du-bruit-22-10-2014-1874820_23.php
    Mazette : 40000 détenus de culture ou de religion musulmane, pour 60000 places de prison ! Alors que la population de cette culture ou religion représente, selon ce que l’on nous dit, 15 % de la population française…
    Ce rapport doit, comme celui de Mr Perruchot sur l’argent des syndicats, être classé immédiatement top secret, car il stigmatise, bien sûr.
    Nos valeureux socialistes vont rétablir sans tarder la vérité, enfin leur vérité. On a l’habitude.

  24. Karamba!

    Comment dans un pays où les actifs ont renoncé en masse à se syndiquer faute de partenaires sociaux décents, peut-on encore obliger les salariés à financer les syndicats? Seule une bande de totales crevures peuvent avoir autant de mépris pour le peuple français. La chronique de merde par excellence qui me sape le moral et ce n’est pas de la faute à H16…

  25. Christophe

    C’est l’achèvement d’un long processus.

    D’une corruption devenue illégale (je te syphonne ton gros comité d’entreprise, je te fais des fausses factures)…. on passe à une corruption, de même ampleur, voire plus grosse, mais surtout parfaitement « légale » (je te fais cracher au bassinet, directement sur ta fiche de paie).

    C’est la légalisation (sur la forme) de la rapine, du vol.

  26. Dark Vador, de la kadémi francèze

    Est-ce qu’une pétition est lancée quelquepart pour s’opposer à cette vente forcée de timbre syndical?

  27. Droopyx

    Sur la paye : cela fait longtemps que des regroupements sont possibles. Si on ne le fait pas c’est que le résultat est encore plus incompréhensible et coûte encore plus cher en verifications, réclamations, explications etc… (et temps de controle URSSAF). C’est un bel exercice de com. Le gvt présente un regroupement de rubriques comme une simplification alors qu’il prend des mesures qui compliquent (CSG sur cotisations patronales de prévoyance médicale, cotisations que l’on rend obligatoires).

    Sur la « cotisation syndicale », il faut bien créer un fonds pour caser quelques syndicalistes (il n’y a que 74 postes de députés européens français, et en plus il faut les mettre tête de liste pour qu’ils aient une chance).

    Sur le LCR Filoche, vous êtes tous injustes, méchants et turbo-libéraux puisque celui-ci comme IT a surement toujours fait preuve de la plus grande neutralité, impartialité et discrétion. Ce sont les médias qui déformaient ses propos mesurés…

  28. Phil14

    Suite à votre article, j’ai interrogé l’URSSAF basse normandie, voilà leur réponse :
    URSSAF BASSE NORMANDIE
    À
    Moi
    oct 24 à 2h55 PM

    Bonjour Madame, Monsieur B.,

    J’accuse réception de votre courriel du 22/10/2014 concernant votre demande d’informations sur la léglislation des cotisations applicables au 01 janvier 2015.

    A ce jour, nous n’avons aucune information officielle à ce sujet.

    Je reste à votre disposition pour tout renseignement complémentaire.

    Cordialement.

    Estelle COTIGNY

    ou comment insulter les Français..
    le lien legisocial ;
    http://www.legisocial.fr/actualites-sociales/1199-le-financement-des-syndicats-par-une-cotisation-urssaf-entre-en-vigueur-le-1er-janvier-2015.html

    Cordialement

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