Fitch dégrade la note de la dette souveraine française, parce que tout va supayr bien

Ce vendredi soir, Fitch, l’une des trois agences qui notent la dette souveraine française, l’a officiellement dégradée de AA+ à AA. Alors que, sous Sarkozy, certains journaux n’hésitaient pas à titrer l’infamie sur cinq colonnes à la une, sous Hollande, la nouvelle a pris un tel caractère habituel qu’elle a peiné à faire un entrefilet sur les sites web de ces journaux. La France dégradée ? Même pas mal.

une libé hollande degradéOfficiellement, Paris a donc « pris note », ce qui équivaut à un petit haussement d’épaule, à tout casser. François Hollande a repris deux fois des frites pendant son repas. De son côté, le gouvernement n’a marqué aucun signe de préoccupation. Michel Sapin, en bon baratineur décontracté, a expliqué que « la politique menée commence à porter ses fruits » assurant même que « les entreprises bénéficient des premiers effets des baisses de prélèvements, qui se poursuivront durant les prochaines années. » D’ailleurs, Bercy adore rappeler que sa dette part comme des petits pains et que les institutions financières (qui, légalement, sont tout de même tenues de l’acheter) la négocient à des taux ridiculement bas, ce qui est forcément bon signe.

On se demande même, à lire les communiqués du ministère des finances, pourquoi ces imbéciles de Fitch ont rejoint les analystes de Moodys, de S&P, de la Commission, et d’à peu près tout le monde pour dire que la situation française est mauvaise alors que les taux de sa dette sont si bas, et que des « efforts budgétaires » énormes ont été consentis permettant de ramener le prochain déficit de 4.3% à 4.1%, et tant pis si c’est bien au-dessus des 3% promis il y a des lustres.

sapin france dégradée

Quant à Valls, ces derniers jours, il a clairement expliqué où il entendait diriger la France : on va réformer dans l’égalité, ça va roxxer, c’est super. Et pour que le discours ait l’air de changer un peu, le premier ministre a décidé d’introduire la notion de pré-distribution en remplacement de la redistribution. Le principe est simple : au lieu de corriger les inégalités, on va les prévenir. C’est, bien évidemment, parfaitement con puisque ces inégalités ne sont pas toutes forcément nuisibles et, surtout, le plus souvent issues de l’action de l’État lui-même, action pour laquelle rien n’indique que le gouvernement entend y mettre un terme. Ce qui veut dire que toute action supplémentaire de l’État risque d’accroître le problème plutôt que le résoudre. Comme d’habitude. Et puis, tout le monde sait qu’utiliser de l’argent public pour réduire les inégalités (réelles, fantasmées, utiles ou néfastes, peu importe), ça marche : on fait ça depuis 40 ans et la France ne s’est jamais aussi bien sentie, toute égale de tous les côtés…

Pendant ce temps, les faits, têtus, s’amassent.

petit sapin pas grave 1Les défaillances d’entreprises marquent un nouveau record en 2014. Peut-être ceci aurait-il un lien avec cette dégradation des perspectives économiques en France, qui justifieraient (allez savoir) la nouvelle note accordée par Fitch ?

Les destructions de postes au troisième trimestre sont toujours aussi importantes, et le quatrième trimestre, quasiment terminé, ne montre aucun signe d’amélioration. Peut-être ces résultats franchement mauvais justifient-ils un peu la note de Fitch, non ?

petit sapin pas grave 2Le pouvoir d’achat des Français continue de s’éroder, et notamment dans l’immobilier qui subit actuellement un retournement de tendance marqué. Là encore, on peut supposer que ces éléments renforcent plus la position de Fitch que celle de Sapin, Valls ou Hollande et leurs épaules toutes haussées…

Et alors que la baisse des prix du pétrole pourrait s’avérer bénéfique pour une balance des paiements pas spécialement folichonne en France, le résultat concret de cette décrue, ainsi que la situation globale d’apurement des crédits de toute part aboutit tout de même à une véritable déflation : l’économie française rentre véritablement en stagnation, et les excitations keynésiennes de l’équipe en place n’ont manifestement servi à rien. Là encore, difficile de mettre ça au crédit du gouvernement, et là encore, difficile de ne pas y voir un renforcement de l’analyse de Fitch…

petit sapin pas grave 3Il y a, réellement, quelque chose d’encore plus préoccupant que l’état général de l’économie française.

Aussi mal en point soit-elle, la France dispose cependant d’atouts évidents, connus de tous : son climat, sa population éduquée, son infrastructure de bonne qualité, sa localisation centrale en Europe, son attrait touristique, de brillants esprits et une réelle culture de l’innovation. Si l’on ajoutait à ceux-ci un allègement des codes du travail, de la fiscalité, un souffle de liberté sur l’entrepreneuriat et si, en somme, on faisait en sorte que l’État et ses affidés arrêtent d’emmerder les Français, nul doute que cette situation économique catastrophique serait surmontable.

Mais lorsqu’on analyse, calmement, les discours et les postures de nos dirigeants en face des réalités économiques qui leur sont jetées à la face tous les jours, on ne constate qu’un épais déni : « demain, ça ira mieux », « des efforts sont entrepris, et on va redresser la barre », là où chaque indicateur montre que demain, ce sera pire, et que les efforts, microscopiques ou, pire, contre-productifs, vont accroître le problème, directement ou indirectement par effets de bords néfastes. À ce déni, s’ajoutent un refus dogmatique de lâcher du lest, un atavisme pathologique et létal pour l’interventionnisme d’État.

Chaque « réforme » sera consciencieusement passée à la moulinette des compromis les plus sibyllins et minimalistes, les rendant ridicules et passablement inopérantes. Prenez, par exemple, les propositions de libéralisation des trajets en car : c’est, sur le papier, une bonne idée, mais qui ne représente qu’un modeste pourcentage des déplacements en France, qu’une opportunité réduite de créations d’emplois et qui ne devrait être que le résultat d’une libéralisation poussée et massive du transport en France, pas l’objet principal d’une loi. On voit mal cette petite amélioration transformer profondément le pays. À ce titre, la loi Macron devrait alors porter sur des pans entiers de l’économie française, ce qu’elle ne fait pas. On fait du pointillisme avec un pinceau triple-zéro là où on devrait repeindre au rouleau.

macron droiteEnfin, le rythme même de ces micro-réformes, que la situation commanderait d’être aussi court, aussi cadencé et rapide que possible, inscrit ce gouvernement de clowns tristes dans des temps longs, sur plusieurs années. Les bricolages de Macron n’auront de portée qu’en 2016, au mieux, alors que des changements auraient été nécessaires … en 2013.

Si la récente dégradation de la dette souveraine illustre bien quelque chose, c’est ça : les retards accumulés, le piétinement frénétique mais inutile du gouvernement, ses bricolages microscopiques et son épais déni de réalité. Tout ceci n’est encore qu’une méthode hollandiste pour gagner du temps alors qu’il n’y en a plus à gagner, et plus en réserve.

Ce pays est foutu.

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Commentaires181

    1. René de Sévérac

      Un détail de réformettes de Macron :
      « les propositions de libéralisation des trajets en car :
      c’est, sur le papier, une bonne idée ».
      Sauf que créer de la valeur ajoutée (et des emplois) dans ce domaine ne fait rien d’autre que transférer de la VA de la SNCF (avec maintien des emplois) et donc créer une exigence nouvelle de subventions à cette dernière (que le contribuable épongera !)

      1. Lafayette

        Tant que les routes ne sont pas à la charges des cars qui les défoncent, il y a de la marge à se faire.
        C’est pire que de lancer des clous sur la chaussée, c’est irresponsable.

          1. gameover

            Sont exonérés de la taxe les véhicules :

            de transport des personnes (autocars ou autobus),….

            vosdroits.service-public.fr/professionnels-entreprises/F31220.xhtml

      2. Non, pas avec ce qui est dans la loi. Ne seront libéralisés que les trajets de plus de 200 km. La SNCF et ses filiales ont de beaux jours devant elle.

        1. Pat

          Dommage, ils auraient pu se contenter de libéraliser les trajets de 200 à 223 km, effectués les jours fériés et trois dimanches par an, en Creuse ou en Lozère uniquement, et en contrepartie (norma) imposer un taux de TVA de 41,37 % sur tous les transports routiers.
          Encore une belle occasion manquée !

        2. Higgins

          Ferait bien mieux d’interdire à la SNCF d’exploiter des lignes de cars et de l’obliger à s’occuper de son cœur de métier: les trains!

      3. Deres

        La loi Macron n’est pas fondamentalement mauvaise même si trop timide, trop lente et arrivant bien trop tard. Mais son principal défaut est de s’attaquer uniquement au secteur privé alors que les gros travers de notre pays ne sont pas là. Il n’est aucunement question de « libéralisation » des entreprises semi-publiques (SNCF, RATP, EDF) bénéficiant de monopoles de fait, ni de suppression des pans inutiles de la fonction publique, ni de diminution drastique des formalités kafkaïennes omniprésentes, ni de redirection de la formation professionnel vers les employés au lieu de servir de caisse noires aux syndicats, ni d’un Big Bang dans l’éducation national pour ne pas laisser la moitié des enfants sur le carreau. Les gains en croissance de ces réformes sont sans communes mesures avec les miettes que nous gagneront avec la loi Macron. A ce titre, cette loi n’est qu’une muleta destiné à détourner Bruxelles et lui faire croire que l’on réforme le pays. Et tout cela juste pour gagner deux ans de mensonges supplémentaires avant de repousser à nouveau la date de la baisse du déficit … Franchement comment voulez vous baisser le déficit en travaillant 7 dimanche de plus ? Ce n’est pas sérieux …

        1. Deres

          A noter que la RATP et la SNCF deviennent de fait des utilisateurs d’impôts puisque le prix des abonnements en région parisienne est maintenant en grande partie payé par la taxe transport. Comme chacun le sait, complètement décorréler un service de son prix réelle est le meilleur moyen pour qu’une économie dégénère … La plupart des gens vont maintenant prendre cet abonnement quelque soit leur besoin réel par exemple, même si ce n’est pas pour aller au travail.

          Quand à EDF, j’ai l’impression que c’est l’inverse, c’est plus devenu un collecteur d’impôts qu’un fournisseur d’électricité. Et ce avec double peine. La multiplication des lignes de taxes dédiés sur la facture et les dividendes systématiques à l’Etat …

          1. gameover

            A Paris le prix payé par le client des transports en commun ne représente qu’à peine 20% du prix réel. C’est le pourcentage le plus bas au niveau européen. Berlin doit être à 50%.

            J’essaierai de retrouver le lien si ça intéresse.

            1. Deres

              Oui, cela permet au passage de cacher la gabegie avec un prix de revient non compétitif mais un prix apparent faible. Les franciliens ne se rendent pas compte du prix réel du transport car celui-ci est répartit sur les tickets, les impôts, les prix à la consommation plus élevés et un moindre revenu via les taxes sur les entreprises. Diviser pour mieux cacher en quelque sorte.

  1. gameover

    Ouais mais c’est parce que Fitch va passer sous contrôle américain !

    Petite typo végétalienne : « …alors que les taux de sa dette sonT si bas »

  2. pouf pouf

    Je n’y comprends plus rien, on n’arrête pas de me houspiller quant à mon langage ou mes fréquentations, mes idées et leur expression, ma conduite, mes gestes, mes vêtements, la longueur de mes ongles voire de mes regards ; quand on me parle pendant le même temps et sans arrêt des droits inaliénables de l’homme, de la sacro-sainte liberté d’expression et de la tolérance pour toutes les croyances, déviances ou particularités imaginables qui permettent à tout un chacun de mettre en avant sa fierté d’exister bancal, je ne sais plus quoi penser n’envisageons pas de le dire. Je suis dans la rue, seul, je boite comme tous les autres et je me demande si la dignité c’est cinq dimanches de moins ou trois de plus, le grand bug de l’analyse de l’an deux mille et ses contradictions systémiques de logiciels idéologiques aberrants ; ne serais-je pas en train de manifester par un questionnement mon désaccord total ? Voilà, je manifeste seul et pour la première fois, comme cette ravissante cravate hermès-cadeau pour journalistes au bon goût d’être comme il faut le hurle verticalement, MANIFESTE ! Seulement, je ne me souviens plus si je manifeste pour le contre ou contre le pour, je suis un peu perdu dans un quartier que je ne connais pas sur une rive de la seine dont mes moyens ne me rendent pas la fréquentation possible, avec une cravate à la con comme seul signe d’appartenance, moi, je suis fondamentalement non. Le respect oui, la tolérance non, bill viola où j’en suis avec leurs bêtises … (We must respect the other fellow’s religion, but only in the sense and to the extent that we respect his theory that his wife is beautiful and his children smart.)

    1. Dr Slump

      Sans déc’, ils ont vraiment fait ça??? Bug de facepalm, les bras m’en sont tombés plus bas que terre. J’ai beau me pincer, me pincer, me pincer, aïe! Je crois toujours être en plein délire cauchemardesque. Sauron, vite!

        1. yp

          Tsstss… C’est les « Puissants Territoires ».

          Je remarque que la carte n’a rien à voir avec la géographie française : ce n’est pas un hasard.

    2. Jeff84

      C’est bien à ça qu’on voit que c’est un gouvernement de combat, près à tout ! Enfin, surtout aux pires idioties, hein…

      1. Théo31

        Cons bas, pas combat.

        Sinon, je suis très déçu : on n’a même pas eu droit à « c’est la faute à Sarkozy ». 🙁

    3. Aristarque

      Au delà de l’ aspect « image d’ Epinal » qui a un petit côté amusant, même vu de l’ international, il ne suffit que de se brancher sur les sources d’information grançaises, pourtant édulcorées par la bien pensance soce, pour constater que ce gouvernement de branquignols sabote tous les jours un peu plus, ce pays… De bien trop nombreux thèmes peuvent l’illustrer. Que penser du sérieux d’ un pays où les prévisions gouvernementales peinturlurées du rose de la candeur feinte, se trouvent démenties systématiquement en pire dans les mois si ce n’est les semaines qui suivent et ce depuis des années quelle que soit la couleur affichée des pitres au pouvoir. Ce qui conduit logiquement à envisager que ce comportement est grançais dans les gènes les plus profonds et non limité à une portion rosâtre des hommes politiques. Cela tue tout espoir raisonnable d’ inflexion violente de tendance, même dans l’ urgence… 😥

      1. Aristarque

        Autre exemple : où voit-on dans un pays sérieux qu’ un vulgaire secrétaire d’ état puisse se permettre de démentir complètement le Président de la République dans les heures qui suivent le discours d’icelui, sans être obligé de rendre son tablier dans la 1/2 heure qui suit. Les apparences n’ étant même plus respectées, où peut-on sérieusement espérer trouver un crédit minimal??? Cela montre d’ une part l’ incompétence du profanateur et, d’ autre part, la mésestime du chef parmi sa garde rapprochée, mésestime méritée puisqu’il n’a pas la réaction minimale appropriée au maintien de son autorité….

          1. Aristarque

            Christi.n Eckert au lendemain du dernier monologue du Ped.lon.ute sur la st.bilité . venir des impôts, redev.nces et t.xes…

              1. Black Mamba

                Christi.n Eckert .u lendem.in du dernier monologue du Ped.lon.ute sur l. st.bilité . venir des impôts, redev.nces et t.xes…

                1. Calvin

                  Merci : deux oubliées ! Difficile de voir sur des petits mots, et on les omet souvent.
                  Bon, notre Vieux fit donc trois erreurs sur le texte : c’est trop. Il importe de lui trouver une punition très forte pour qu’il ne recommence plus du tout.
                  Super ! Je suis fortiche pour écrire des lignes qui ne contiennent point cette voyelle dévoyée.
                  C’est inutile, certes, c’est stérile, Ok, or c’est moi qui décide si j’en mets ou non. Et puis c’est tout !

                    1. Calvin

                      Pourquoi, si je lis « petit homme », je pense « hobbit » ??
                      D’ici que le gouvernement me cherche, moi et mon précieux (que j’eus le loisir de trouver sous les mines des gobelins), pour finir broyé en ces Terres du Milieu du Gouvernement entre « Les fourrés des trolls » et « Les limbes des normes obscures » … Je ne trouve qu’un mot : beurk !
                      Je déteste ceux qui usent du pouvoir sur les gens.

                    2. Black Mamba

                      « Petit d’homme » si tu veux, pour moi , c’est idem 😉 N’use point de tes pleures petit , point emprise sur l’Eve que je suis :mrgreen:

                  1. Aristarque

                    A C.lvin, 17h26: l.isse moi un peu de temps pour .pprendre cette nov’l.ngue, tout de même. Err.re humanum est!

      2. Nicolas

        Les français aiment la sodomie, tant qu’on les payent. Mais bientôt avec la faillite de l’Etat, ça sera gratuitement profond et ils vont couiner comme des porcs..

      3. Deres

        Oui, suite à ses abus sémantiques pour camoufler de gros mensonges systématiques, notre gouvernement, et en premier lieu son dessert lacté de chef, après avoir complètement perdu la confiance des français, a également perdu celle de tout ses partenaires étrangers … Cela se ressent dans la presse étrangère où les phrases d’énervements en « off » fuitent de plus en plus souvent. Cela traduit qu’ils en ont marre que l’o, se moque d’eux …

    4. yp

      Entre le champ de la prospérité (« les actions du gouvernement ») et la plaine des force vives (« le gouvernement agit »), ça mérite un Ridiculous Award.

      Bordel ! En france, la prospérité c’est l’état et les forces vives c’est le gouvernement.

      Bonne chance et n’oubliez pas d’eteindre la lumière (en plus, laisser la lumière allumée c’est pas vertes collines de l’avenir compatible).

    5. Karamba!

      C’est ignoble à quel point ce gouvernement socialiste se fout de notre gueule malgré sa grande médiocrité avérée…

    6. Deres

      Cela fait plaisir de voir que nos augmentations d’impôts de ces 3 dernières années sont bien utilisées …

  3. Phil aus Berlin

    Bien que prévisible lorsque la « perspective » était négative soudainement depuis le 14 octobre 2014, cet abaissement de note ne va pas arranger la négociation discrète avec Bruxelles, qui se déroule actuellement, afin de faire avaliser les prévisions budgétaires et donc de déficit pour les deux prochaines années. L’avis de la commission est prévu en mars 2015, (au moment des élections départementales).

    Ce je trouve intéressant ce sont les commentaires « motivés » inclus dans le communiqué de Fitch Ratings. Jugez plutôt :
    « Fitch souligne qu’à 4,1 % du PIB, le déficit prévu pour 2015 « ne présente pas d’amélioration par rapport à celui de 2013 ». Le gouvernement projette aussi un déficit de 4,4 % pour 2014 au lieu de 3,8 % prévu en avril. « Ces dernières déviations dans les objectifs budgétaires (…) affaiblissent la crédibilité budgétaire », affirme encore l’agence ajoutant que « c’est la deuxième fois depuis fin 2012 que le gouvernement français retarde l’objectif d’atteindre le seuil de déficit de 3 % » que réclame l’Union européenne ». (source : lepoint.fr).

    En résumé, Fitch nous dit clairement, que les objectifs établis par le gouvernement de réduction des déficits n’ont pas été tenus, et qu’ils ont été plusieurs fois repoussés dans le temps (maintenant pour … 2017). Cela montre que les agences de notation attendent des résultats et non plus des discours, et également qu’elles jugent les gouvernements à leur capacité à respecter leurs objectifs qu’ils se sont fixés seuls, ou en coordination avec la commission de Bruxelles.
    C’est là à mon sens l’erreur de ce gouvernement depuis plusieurs années : croire que l’on peut impunément tromper tout le monde tout le temps. Le gouvernement en place va s’apercevoir que les agences de notation ne sont pas des électeurs comme les autres ! D’où le changement de pied de communication du porte parole du gouvernement (Le Foll) : « les agences de notation font leur travail, et nous nous faisons le nôtres).

    1. Théo31

      Ca devient soûlant cette comparaison du déficit au PIB. L’unique critère c’est le ratio recettes/dépenses. Et là, les guignols sont mal avec un ratio de 25 %.

      1. Phil aus Berlin

        Certes mais c’est ce dont parle les agences en question et ce sont aussi les critères de Maastricht, si je ne me trompe. L’un n’empêche donc pas de parler de l’autre.

      2. Nicolas

        Pas d’accord : les dépenses de l’Etat c’est 57%, 1.250 milliards.

        Aucun problème donc pour rembourser : suffit de se baisser.

  4. Kloupa

    Précision: l’agence Fitch est la propriété du holding Fimalac, lui-même dirigé et propriété personnelle et familiale de Marc Ladreit de Lacharrière, brillant énarque (promotion Robespierre), représentant émérite de la gauche caviar, amis de Hollande et de Aubry (entre autres beaux esprits de la gauche bien pensante), et fervent adepte du capitalisme de connivence, que h16 dénonce ici même régulièrement. Si Fitch dégrade la France, le dernière grande agence de notation à le faire, c’est peut-être que les choses changent, et qu’il est temps pour l’agence de constater le mauvais état économique de la France, pour ne pas passer pour trop politiquement complaisante, ou trop aveuglée. La finance Française, y compris celle de la gauche caviar Française, serait-elle en train de lâcher Hollande, en même temps que certains adeptes de l’énarchie qui sentent le vent tourner? Par ailleurs, pour revenir à la loi Macron, et sur l’ouverture vers la libéralisations des transports par cars, le capitalisme de connivence est tout frétillant: le groupe Transdev, filiale du holding Véolia, a bien senti que ce gouvernement pourrait assortir cette « libéralisation » de suffisamment de règles contraignantes pour que l’affaire devienne juteuse en chasse gardée sous l’apparence d’une ouverture libérale des transport de personnes.

    1. « l’agence Fitch est la propriété du holding Fimalac »
      Non, ce n’est plus vrai. C’est a un fonds américain maintenant.

      1. Kloupa

        Si j’en crois le journal INVESTIR, Fimalac reste propriétaire à 50% de l’agence Fitch. Peut-être le holding est-il en voie de cession de sa participation dans Fitch? Ceci pourrait expliquer le revirement de l’agence, la dernière à ne pas avoir dégradé la note de la France… Curieusement!

          1. vegeta

            je m’attendais à une réaction du gouvernement, proposant ou imposant aux agences de notations une note basé sur des couleurs 🙂

            1. Théo31

              On comprend mieux pourquoi le gouvernement-maman est contre les notes : la sienne oscille en permanence entre zéro et moins l’infini.

      2. Higgins

        Sur Fitch, Charles Sannat donne quelques précisions: « Avant de vous parler de notre nouvelle note, il était important de revenir sur le contexte dans lequel cette dernière a été octroyée, à savoir que l’agence Fitch était française et plutôt tendre jusqu’à présent à l’égard de la France et de sa gestion financière pour le moins artistique.

        Sauf que son patron, fondateur et actionnaire Marc Ladreit de Lacharrière (qui a 73 printemps), va céder, pour 2 milliards de dollars, 30 % de la troisième agence de notation mondiale au groupe de médias Hearst, déjà propriétaire de 50 % du capital… Ce qui veut dire que nos gentils copains anglo-saxons vont désormais détenir 80 % du capital de l’agence « française ». Traduction : Fitch est désormais passée sous pavillon US…Cet accord de vente date sensiblement du même jour que la dégradation de la notation de la France… Ce n’est bien sûr pas un hasard. » (http://www.lecontrarien.com/2014/12/15)

    2. Nicolas

      « promotion Robespierre »

      Sérieux ?! Il y a une promotion de l’éna baptisé d’après le nom d’un criminel contre l’Humanité ??

      1. Aristarque

        Oui, celle de 68/70 qui compte aussi celui qui recommandait chaudement (étant djeune à l’ époque) l’ euthanasie des barbons >70 ans, beaucoup moins disert sur ce sujet (mais pas sur beaucoup d’ autres) depuis qu’ il a dépassé cette borne: Jacques Attali…

          1. gameover

            Attali n’a pas dit que des conneries. Forcément avec la quantité il y a des trucs intelligents y a des statistiques là dessus.

            Ainsi hier sur BFM il a dit que c’est la résistance des taxis à vouloir maintenir le monopole qui les a conduit dans le mur puisque d’autres ont pris la place que eux auraient dû prendre. Il n’a pas plus développé que ça, c’et un peu le problème d’Attali : il est tellement intelligent qu’il oublie d’être pédagogue. Je le verrais bien expliquer l’économie à la façon de l’émission « c’est pas sorcier », je pense que les français seraient réceptifs.

            En fait les taxis (ceux qui sont derrière le volant et non les sociétés) ont bien été victimes de leurs macros avant d’être victime de macron.

            En effet un taxi sur Paris ne peut fonctionner sans sa centrale de réservation qui bien souvent est la même société que celle qui lui loue la voiture et/ou la licence. Ils auraint pu s’en affranchir dès 2008 en étant le moteur dans la réservation numérique et auraient alors eu une position de leader augmentant le coût d’entrée d’un nouvel arrivant.

            En faisant cet acte de résistance inutile ils n’ont fait que s’enfoncer et cela hâtera leur disparition.

            Ce qui est assez marrant d’ailleurs c’est que le service UberPop s’est développé encore plus vite par le fait que trop de contraintes ont été mises sur les VTC.

            On vit une période assez intéressante du point de vue éco.

            Je suis pour ma part en train de travailler sur une application facilitant le travail au noir… chut…

            1. Aristarque

              Les Taxis Bleus ont fait de la pub récemment autour d’une nouvelle appli maison permettant, entre autres, de garantir un prix maximal pour la course envisagée. Cela me paraît être enfin une réplique concurrentielle intéressante. Encore faut-il que le coefficient de calcul de la limite supérieure soit raisonnable, pas du style 2,5 x le tarif probable d’ une course pareille, un jour de grève RATP…

              1. gameover

                Sauf que c’est une manoeuvre de dernière minute, un soubresaut des centrales avant la mort, même une façon de couper l’herbe sous le pied des chauffeurs.

                En plus le prix est un faux-problème, le vrai problème est le nombre de taxis et l’attente. Le prix se résolvant alors de lui-même par la quantité et la rapidité donc l’efficacité.

                Ce serait aux chauffeurs de s’affranchir des centrales de réservation en se fédérant et ainsi ils échapperaient aux parasites qui leur coûtent un bras.

                Mais on ne peut pas s’arcbouter sur ses avantages et penser à son avenir sereinement.

          1. Calvin

            « Sieste irrésistible et continuelle » n’est pas mal non plus !
            Ça fait même plus bisou compatible.

          2. Aristarque

            On pourrait écrire euthanazie vu que c’était un des chevaux de bataille de l’ eugénisme, doctrine importante dans l’ arsenal théorique d’ Hitler et consorts… C’est fou comme l’ Humanité progresse en certains pays… 😥

      2. petit-chat

        Erreur historique : le crime contre l’humanité est d’invention récente, n’est pas rétroactive et est d’application strictement ponctuelle (sinon il n’y aurait pas assez de brouzoufs pour tout le monde, et puis il y a des échelles de valeurs à retenir, quand même).
        Un « simple » génocidaire est simplement un Révolutionnaire tant qu’il est considéré être du côté du Bien…

        1. Calvin

          Tut tut tut !
          Bien sûr que le crime de l’humanité est rétroactif.
          Mais des juges tranchent en fonction de l’origine politique du criminel.
          Or, Robespierre vient du « Camp Éternel du Bien ».

          1. Bob razovski

            « Or, Robespierre vient du « Camp Éternel du Bien  »
            Il vient du CEB ?
            Et comme le disait la pub : « CEB, c’est bien » :mrgreen:

        2. MadeInCH

          Pas rétroactif?
          La définition légale de e crime a été « inventé » à la fin de la WW2.
          Or, cette définition a été largement utilisée durant les procès de Nuremberg, pour juger des acted commis pendant la WW2, donc AVANT la définition de la notopmn de « crime contre l’humanité ».
          -> Il y a bien eu rétroactivité.
          .
          Au sujet de l’onjectivité de Nuremberg. Il faut noter que les allemands ont été jugée coupable de crime pour le massacre de Katyn. Alors que celui-ci est ‘origine soviétique, et que les Alliés le savaient.

  5. Honorbrachios

    ce gouvernement expérimente un truc jamais osé par personne : Mentir tout le temps et à tout le monde, nier tous les faits et la réalité des chiffres…
    En fait, ces soces et leur présigland sont vraiment hyper couillus (contrairement aux apparences!) pour faire ça sans avoir peur de se les faire raccourcir…

    1. Deres

      C’est pas qu’ils mentent, c’est qu’ils ne sont même pas d’accord entre eux. J’en soupçonne même certains de croire aux âneries qu’ils débitent … mais pas tous, la plupart ont des arrières pensées bien entendu.

  6. Kuing Yamang

    « les entreprises bénéficient des premiers effets des baisses de prélèvements »
    MDR… enfin bon, rire caverneux sarcastique…

    1. Black Mamba

      La baisse des prélèvements est peut être dû au fait que les entreprises ont mis un bon coup de freinage sur leurs activités. ..
      D’ailleurs on a eu le plaisir d’avoir eu un remboursement de 15 000 euros de remboursement sur l’impôt sur les sociétés pour cette année. C’est toujours cela en moins pour l’Etat :mrgreen:

    1. petit-chat

      Heu…J’imagine que c’est ironique ?!
      Parce qu’avec plus de 60 000 entreprises qui calanchent par an, un pouvoir d’achat non pas en berne mais en baisse, on a un gouvernement qui parvient à la performance (apparente) de cumuler déflation et inflation.

      1. ironbooboo

        Le pb avec la déflation c’est la facon dont on nous la présente. On nous prend encore pour des ahuris …

    2. Jeff84

      La déflation, c’est la baisse des prix. La conséquence naturelle des gains de productivité. La déflation est une bonne chose.

      1. gameover

        Oui exact : vendre 100 millions de télé à $300 avec une valeur ajoutée de $100 c’est mieux que d’en vendre 20 millions à $400 avec une valeur ajoutée de $150.

        Le problème est d’en vendre la même quantité avec moins de valeur ajoutée… le prix baisse non à cause de la productivité mais parce qu’il faut capter le peu de clients qui restent… et il reste moins de marge pour les investissements de production, de R&D ou de distribution et ça devient un cercle vicieux… stuck in a revolving door…

      2. Deres

        Oui mais là la déflation vient du fait que les ventes chutent. On se retrouve ici avec un jeu de chaise musical où celui qui ne baisse pas ses prix ne vend rien et fait faillite. Cette baisse de prix ne correspond pas à une hausse de la productivité mais à une baisse des marges (et parfois même des ventes à perte désespérées).

  7. max

    Dans les pot cassés, l’affaire Areva à 90% détenue par l’état génère 3 milliard d’évaporation dans les chaudes contrées africaines, c’est beau, c’est magique et c’est le contribuable qui paye le spectacle. Les dirigeants ont acheté des mines vides sur catalogue en papier glacé sans contre expertise géologique, des champions toutes catégories…

    1. Aristarque

      Cela , c’est la version officielle. Je ne serai pas surpris qu’ une part non négligeable de ce burin soit revenue en Grance mais par d’ autres voies de communication que celles de l’ aller…

      1. yp

        Le pognon n’a pas été perdu pour tout le monde. Et ça ne m’étonnerai pas que parmis les intermédiaires impossibles à identifier, quelques énarques bien informés ne se soient pas bien rempli les poches. Je crois même que si certaines personnes sont impossibles à identifier, c’est qu’elles sont bien couvert en haut lieu.

    2. max

      Non, la version officielle c’est qu’Areva a « perdu » la liste de ceux à qui elle a versé une bonne partie
      du brouzouf. En synthèse, elle ne savait pas ce qu’elle achetait et ne savait pas à qui elle l’achetait, faire plus opaque que ça, il faut se lever de bonne heure.

      1. Aristarque

        Elle est bien soce, Areva : elle ne savait pas ce qu’ elle a acheté, elle ne savait pas à qui elle l’ achetait et tout cela avec l’ argent des autres… 😥

    3. Aloux

      Ils auraient bien tort de se priver, ça fait plus de trente ans qu’ils se foutent ouvertement de la gueule des Français et que ces abrutis en redemandent.

  8. Le Gnôme

    J’ai quelques doutes sur le fait qu’un des atouts de la France soit une population éduquée. Ce fut vrai, mais ça l’est de moins en moins année après année.

    1. Aristarque

      Idem pour l’ état des infrastructures des communications, à en juger par le délabrement qui gagne les routes. C’est vrai qu’ il n’y a plus écotaxe (pour le moment)…

        1. Higgins

          Perso, je recommande d’utiliser en priorité les cars de la grande compagnie aérienne nationale. Confortable, pas trop cher par rapport au service rendu et plutôt fiable d’après mon expérience.

      1. Deres

        Les infrastructures existantes ne sont pas si mal que cela. Le souci est que tout l’investissement est mal dirigé et que le fonctionnement est mal géré diminuant d’autant l’investissement. L’essentiel des crédits est dépensé sur des autoroutes sans clients et des TGV sans passagers. Par contre, en région parisienne par exemple, cela bouge très peu depuis le RER des années 70. L’ouverture de la ligne 14 fut une révolution après près de 20 ans sans vrai ouverture de ligne. Et depuis, les milliards pleuvent pour des trams hyper-coûteux mais à peine plus efficaces que des bus. Ces lignes de tram sont d’ailleurs souvent saturés dès leur ouverture mais leur choix est plus politique qu’économique. La ligne de tram 6 qui vient d’ouvrir pour prolonger la ligne 13 à Châtillon le fait sur des emprises réservé depuis 1976 au prolongement de la ligne de métro (toute la division du général Leclerc) … Plus de 30 ans pour finalement faire un tram qui sera saturé dès l’ouverture …

        1. Deres

          Pour la ligne 6 du tram, une partie du trajet se fera même en souterrain, ce qui veut dire que l’avantage du coût par rapport à un métro sera quasi-nulle …

  9. channy

    La France dégradée,en 2012 on a perdu notre AAA qui était dixit un petit excité sur talonnette un « trésor »..d ailleurs un gros mou à teinture c’était ému de cette dégradation la qualifiant de GRAVE
    http://www.lepoint.fr/politique/election-presidentielle-2012/perte-du-triple-a-hollande-accuse-sarkozy-14-01-2012-1419057_324.php

    Sinon Tout va bien, la consommation repart..les hypers de mon agglomération ont tous affichés -10% de C.A la semaine passée
    Deux locataires gérants franchisés du groupe sont venus demander conseils à mon boss car les magasins affichent du -50% sur le mois de Novembre(mais ce sont des tocards c est pour cela, c est le directeur régional qui le dit).
    Certains on déjà réduit la masse salariale en proportion avec la baisse de C.A, la suppression des agents de sécurité n ayant pas suffit à compenser la baisse de C.A
    Baisse de C.A, baisse des paniers moyens, baisse des marges..le seul point positif c est la fréquence d achat( on se rassure comme on peut).

    1. petit-chat

      La fréquence d’achat plus élevée, ça peut aussi vouloir dire que les gens ne font pas de stock, faute de moyens immédiats ?

  10. channy

    Un petit Sondage CSA très instructif pour montrer que rien ne changera dans ce pays et que celui ci est vraiment foutu

    Quelle est votre France idéale ?
    Quelque 54 % des Français préféreraient prendre place à bord d’une machine à remonter le temps, contre 44 % dans une machine qui envoie vers le futur. C’est la conclusion choc de la grande enquête annuelle de l’institut CSA sur la France idéale.

    Un échantillon de 2000 Français représentatifs de la population a été interrogé du 4 au 7 décembre sur le modèle politique, économique et social français.

    Les jugements sont sévères. Ils traduisent une volonté de changement sur la gestion des finances publiques (88 %), la fiscalité (82 %), le développement économique (82 %) et la politique d’immigration (74 %). Ce dernier point focalise d’ailleurs les crispations : six Français sur dix opteraient d’ailleurs pour le droit du sang plutôt que le droit du sol, s’ils avaient le pouvoir de changer les choses.
    Ce que les Français ne veulent pas changer

    Ils apprécient majoritairement trois points : le système de santé, la protection sociale, la politique étrangère. Tout n’est donc pas à jeter. Ils expriment aussi leur attachement à notre modèle social : ils choisissent l’assurance-maladie pour tous et rappellent leur soutien au système de retraite par répartition (60 %). « L’attachement aux fondamentaux du modèle français perdure : un État fort, un modèle social qui protège, des valeurs qui font la République » , souligne Bernard Sananès, directeur de l’institut CSA.
    Ce qu’ils veulent changer

    Pour le travail du dimanche, c’est un oui massif (72 %) qui l’emporte.

    Pour la durée du travail, les personnes interrogées sont majoritairement pour une durée légale différente selon les métiers, seulement 10 % optant pour pas de durée légale. 77 % veulent des allocations familiales modulées en fonction des revenus et des allocations chômage dégressives avec le temps, 82 % un impôt progressif dans lequel chacun paye en fonction de ses revenus. Les revenus au mérite ne choquent plus, au contraire.
    Ce qu’ils veulent retrouver

    C’est tout le paradoxe français. Les Français veulent un État plus présent dans l’économie et aussi revenir à la retraite à 60 ans (43 % contre 37 % à 62 ans), surtout en province, encore plus dans le nord-est. Pour les personnes interrogées, l’énergie, le rail, les télécommunications, les autoroutes doivent rester contrôlés par des entreprises publiques. Au nom de l’emploi.
    Le modèle suédois

    Quand on leur demande s’ils connaissent un modèle positif dans un autre pays, le climat économique et social surpasse la météo. Ils citent dans l’ordre la Suède, l’Allemagne, le Royaume-Uni, les États-Unis avant la France. Et ne voudraient vivre ni en Chine, ni en Afrique, ni en Russie. D’ailleurs, 73 % resteraient en France, 26 % ayant des rêves d’exil. C’est beaucoup, mais loin de la majorité.

    1. yp

      Tout dépends, si c’est une machine qui envoie dans le futur, en france, le résultat du sondage peut se comprendre : Peut être que 54% des français n’ont pas envie de vivre dans une sorte de Corée du Nord gérée par Kim-Il-Normal.

      1. channy

        Le problème étant que pour les grançais, le système actuel ne peut pas aboutir à une sorte Corée du Nord..la Grance c est le pays des bisous..
        Tiens d ailleurs dans le sondage la Corée du Nord n est pas citée comme le pays à fuir absolument..mais la chine Socialo-capitaliste oui.

        1. passim

          Kim Il n’avait pas tout faux. Il envoyait les intellos prendre contact avec la dure réalité des travaux manuels. Un peu brutalement, certes.
          Je ne pleurerais pas si les menottes potelées de notre présigland s’ornaient de quelques callosités.

    2. gameover

      54% vers le p.ssé, 44% vers le futur donc 2% qui se trouve bien d.ns leur époque !

      Pour le reste ils veulent donc le beurre, l’.rgent du beurre, l. fille de l. crèmière et l. culotte propre.

      1. Calvin

        Tu s.is qu’il v. f.lloir .ttendre longtemps .v.nt que l. Fr.nce récupère un . ?
        Tu comptes écrire .insi si longtemps ?

        1. Calvin

          Un Perec non décédé put commettre un « Disprition » où un peuple vit lentement son économie notée de plus en plus durement.
          Ces experts, membres d’institutions notoires, donnèrent des notes qui ont été souvent des lettres. Or, l’une d’elles ne fut plus donnée !
          Peux-tu deviner cette lettre ???

        2. gameover

          Oui c’eut été drôle que cette voyelle soit omise en ce billet de h16…
          Certes nous l’eûmes dès lors eu que d’ici 3 lunes compe tenu des efforts que l’éclipse induit… piou…

    3. Nicolas

      Bref, tous va mal mais  » on » espère toujours que ce sont  » les autres » qui payent ma retraite, mes soins, mon logement, etc,etc…

      La vrai question : êtes vous prés pour soigner  » les pauvres » à mourir à 64 ans, faute de soin ?

    4. dede

      « 26 % ayant des rêves d’exil. C’est beaucoup, mais loin de la majorité. »

      C’est plutot enorme non? Il y aurait actuellement 1.5 millions de Francais a l’etranger, soit 2.5% de la population : la, ca fait dix fois plus qui revent de partir! Je ne suis meme pas certain qu’il y en ait tant en Coree du Nord ou a Cuba…

    5. Christophe

      Pas tant déprimant que cela.

      Car il convient de qualifier ces « % ». Ainsi, l’intuition commande de dire que ces 26 % candidats à l’expatriation… sont les forces vives du pays.

      Talents, capital, audace.

      Et je peux vous dire que si même la moitié seulement de ces 26 % franchissaient le pas… le pays imploserait.

      Ce qui serait une franche et bonne nouvelle. 😉

  11. Aristarque

    H16, le lien concernant le retournement de tendance marquant dans l’ immobilier, ne fonctionne pas. Pouvez-vous corriger ?

      1. vegeta

        sa marche bien l’immobilier pour les amis des zamis comme ce mafieux d’un syndicat qui a détourné des dizaines de milliers d’euros pour refaire son immense appartement

    1. Aristarque

      Merci pour la correction. Ce qui est surtout remarquable dans l’ immobilier parisien est que le rapport de six acheteurs par vendeur qui prévalait en 2011 a été réduit à la quasi-parité, ce qui annonce la poursuite de la baisse, même si celle-ci reste très modeste avec ses quelques % à opposer à la province où la chute est bien plus importante…. sans que le nombre des transactions suive le chemin inverse, ce qui devrait normalement se passer, compte tenu des taux très bas… Ce qui est amplement confirmé par la disparition de nombre d’ agences immobilières et la réduction de voilure de groupes qui avaient de nombreuses implantations éparpillées dans chaque commune ou presque de leur aire d’ exercice…

        1. Aristarque

          Et nous allons bientôt entendre les maires et les CG couiner et manifester bruyamment devant l’ AN ou Bercy Portique en raison des trous dans leurs finances par toutes ces ventes non réalisées. Même en tenant compte de la hausse en pourcentage des taxes sur mutation, vous verrez que leur compte n’ y sera pas…

          1. petit-chat

            Ne pas oublier la taxe sur les eaux de pluies, la taxe sur les combles non aménagés de plus d’1.80 m sous plafond, la taxe sur les abris de jardin (sauf pigeonnier), y a encore de la marge !

        2. petit-chat

          Pour les terrains réputés constructibles (et qui sont non bâtis), une taxe montreuse va être appliquée (j’ignore si ça a été voté).
          On pourrait envisager qu’un Grand Groupe Connivent propose d’accepter 10 000 € pour acheter un terrain, vous permettant de faire une belle économie si la taxe est de 15 000 €. Et hop, plus de souci pour le malheureux ex-propriétaire.
          Pour les maisons, on pourrait aussi envisager qu’un T5 doit être habité par n personnes, sinon, taxe monstrueuse. La mixité du palier jusque dans votre salon, ça c’est un beau projet collectiviste à soumettre à ceux qui se prennent pour les zélites.
          Avec de telles propositions, sur un site quasi international, je serai peut-être sauvé de l’épuration…!

        3. Deres

          Une partie des vendeurs font ce qu’on appelle des ventes forcés. Divorces, héritages, retraites, mutations, … En période de baisse des prix, ils constitue à peu près tout le marché. Les gens ne revendent pas pour acheter plus grand ou très peu.

  12. passim

    Ce n’est guère original, mais cela reste vrai. Le problème de la France, c’est avant tout la confiance ; chez les producteurs bien sûr, mais également dans toutes les relations : entre générations, entre les sexes, entre les ethnies, entre les classes sociales. Le socialisme, ce grand égalisateur, a réussi à produire la guerre de chacun contre chacun, si bien prédite par Tocqueville. L’hyper-réglementation, supposée apaiser les relations humaines, a armé chaque personne, chaque groupe, d’un petit bout de loi qui s’oppose à l’autre.
    Pardon de me citer, dans un récit qui a fort peu de chances d’être jamais édité, malgré moult tentatives : « Les hommes contre les femmes, les élites contre les peuples, les peuples de couleur contre les occidentaux, les piétons contre les cyclistes, les cyclistes contre les automobilistes, les fumeurs contre les non-fumeurs, les pauvres contre les riches, les jeunes contre les vieux, les déshérités contre les héritiers, les enfants contre les parents, les partisans de ceci contre les opposants à cela… Il y a surtout les humiliés face aux possédants, non pas de biens matériels mais possédant les moyens de s’affirmer en tant qu’individus. Ils veulent de la considération, ils veulent être importants, ces sans-grade en révolte, qu’ils soient noirs, jeunes ou femmes. Chacun a droit à un égal respect, et le savant est prié de s’incliner d’autant plus bas devant l’illettré que ce dernier a souffert d’un mépris désormais largement fantasmé, mais qui reste au centre de sa représentation du monde. Ortega y Gasset a vu juste.

    1. Toni

      Toutes ces entités forment ensuite des duchés ou chaqun va défendre son lopin de terre et son fief … bref on va bientôt se croire en ex Yougoslavie.

      1. passim

        Merci. J’ajoute que la confiance, de même que l’image de marque d’une entreprise, demande beaucoup de temps pour se construire, mais se perd très facilement.
        Au fond, en France, personne « n’y croit plus ». On fait juste semblant, par confort. CPEF.

        1. Toni

          Bonjour.
          Voilà je pense au on en est là et que tout le monde fait semblant… Ca va durer longtemps cette comédie ?
          Ben visiblement oui vu que état français peut emprunter avec taux d’intérêt très bas. Babar peut dormir tranquille jusqu en 2017.

    2. gameover

      Oui Passim, mais historiquement toutes ces guerres internes se résolvent bien souvent par une dictature, parfois par une révolution mais de laquelle on sort aussi par une dictature.

      1. passim

        Le cycle est historiquement vérifié. Mais, si le mot « dictature » fait peur, l’idée elle-même doit-elle forcément effrayer ? L’anarchie est pire que la dictature. Vieux débat, sans conclusion. Finalement, tout dépend de l’homme, et c’est seulement la crainte d’un « mauvais » dictateur qui justifie la système démocratique, la dictature de la masse.

        1. bob razovski

          « L’anarchie est pire que la dictature »

          Pas d’accord. La dictature génère chaos, corruption, et deresponsabilitation. C’est de la gestion de bétail. L’anarchie replace l’individu (moi) au centre de l’échiquier et pose la question simplement « êtes-vous capable d’obéir à un code (une loi, une consigne etc…) sans chef pour vous l’imposer.

          Si je devais choisir, deuxième option sans hésiter. Comme vous le dites,  » Finalement, tout dépend de l’homme ».

          Il est amusant de noter que la définition du mot « anarchie », dans le Larousse précise bien que ça signifie « absence de chef », mais donne des exemples de situation où il y a pourtant des chefs, et des règles. Bref, il confond anarchie et chaos 😉

          http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/anarchie/3271

    3. Higgins

      « La révolte des masses »: Merci de citer ce grand penseur espagnol. Ce livre est à lire.
      Le Socialisme est une vraie lèpre. Il pourrit tout ce qu’il touche.

  13. hop hup

    Près des trois quarts des Français (72%) ont une bonne opinion de la chancelière allemande Angela Merkel, selon un sondage Ifop paru dans le Journal du dimanche.
    Mme Merkel, qui a été réélue triomphalement à la tête de la CDU, ne recueille que 28% de mauvaises opinions dans l’échantillon constitué par l’Ifop.

    Alors que la chancelière a essuyé de vives critiques la semaine passée dans la classe politique française après avoir jugé les réformes engagées en France insuffisantes, sa cote de popularité ne semble pas souffrir de clivages partisans.

    si elle était au pouvoir en france je vous dis pas les grèves qu’ils y auraient pour lui bloquer ses reformes.

    les français sont des veaux qui en plus affectionnent leur boucher ils sont maso ces francais

  14. PINPON34

    dette de l’état : 100% pib
    dette privée (entreprises et particuliers) 122% pib
    dette 4 principales banques françaises >300% pib
    le problème viendra des banques

    1. Pat

      La dette de l’Etat est très largement supérieure si vous tenez compte des retraites dues, qui ne pourront d’ailleurs jamais être payées.

      1. PINPON34

        pour une entreprise, c’est exact
        mais pas pour les humains (l’état) , les enfants feront tout pour assurer la vieillesse de leurs parents

    2. dede

      « le problème viendra des banques »

      Le metier de la banque, c’est d’offrir du credit or le credit est une dette. Je ne suis pas convaincu que le probleme vienne des 300% du PIB. Par-contre, la qualite des avoirs d’une banque (ses debits) est primordiale et la, effectivement, il risque d’y avoir un probleme avec tous les papiers souverains qu’elles se coltinent.
      Le probleme viendra lorsqu’un grand Etat fera defaut (Italie, France, US,…) et sera etendu au reste de l’economie par le truchement des banques dans l’ordre suivant :

      defaut souverain > defaut bancaire > ta mere en slip sur internet

      1. PINPON34

        dexia, lehman brothers ……
        et un bail in type chypre
        les banques sont devenues trop grosses pour les sauver
        à poil, le (gros) créancier!

  15. Bernard

    « Michel Sapin, en bon baratineur décontracté, a expliqué que « la politique menée commence à porter ses fruits » !!!!!!!!

    Il ne doit pas lire les rapports Markit 🙂

    1. Calvin

      Il n’a pas tort Sapin : il a planté des chaînes à l’économie et on récolte comme fruits des glands.

  16. Christophe

    « Colère des taxis : le gouvernement annonce l’interdiction d’UberPOP au 1er janvier »

    Ah ! Rien de mieux que l’odeur d’une interdiction au p’tit matin.
    😉

    Alors… foutu le pays ? Chaque jour davantage.

  17. Sylvain

    Bonjour h16,
    Jvous trouve un peu sévère sur la loi Macron.
    Bien sûr ce n’est pas à la hauteur de l’enjeu mais le type a compris un truc essentiel à mon sens. La population a été malaxée depuis 40 ans de symboles et le pays a été un puissant émetteur de signaux super négatifs débiles: 35 heures (la France ne veut pas travailler), la retraite à 60 ans (idem), l’ISF (les riches paieront), la taxe à 75% etc…Ca a marché au-delà des espérances et aujourd’hui notre pays est vu comme un avatar de l’Union Soviétique (ce qui n’est pas totalement faux). Il est donc urgent de corriger cela…

    Mais, comme le gel peut fendre les pierres, je crois que toute introduction de ferment de liberté peut contibuer à éclater cette gangue publique. Le vrai pb c’est que le personnel politique ne le souhaite pas. L’aile gauche du PS a vu le danger, l’UMP aussi, le FN se frotte les mains. d’ailleurs ce n’est pas un hasard que l’instigateur du projet de loi, Macron, n’est pas un élu..

    1. Heu. Lorsqu’on regarde ce que ferait éventuellement les lois en questions, si elles sont votées, ça reste si microscopique qu’on voit franchement mal comment ça va instiller quelque ferment que ce soit. Du reste, le principal problème est que ces ferments sont introduits 2 ans en retard… En imaginant qu’ils soit effectivement introduits. Parce que pour que le bazar Macron soit d’application, il faudra attendre courant 2016. On peut pouffer.

      1. Sylvain

        C’est vrai que c’est microscopique nous avons chiffré l’impact à 0,1% de PIB (0.06% pour être précis). Ce qui me désole c’est cette culture politique du « Rien plutôt qu’un peu ». Pour le reste vous avez totalement raison, le délai de diffusion de réformes type politique de l’offre se chiffre en années… Ce qui relance d’ailleurs la question du cadre constitutionnel. Le quinquennat est un « accélérateur de sclérose », les choses seraient peut-être différentes avec des majorités tranchées (scrutin majoritaire à un tour comme en GB et SURTOUT PAS de proportionnelle), un mandat plus long pour le PR (10 ans) mais NON renouvelables et sanctionné à mi-parcours par des élections législatives…

        1. Deres

          Avec un mandat de 7 ans, dans les faits, on avait des cohabitations menant à des mandats effectifs de 2 à 5 ans … Et dans certaines périodes un pouvoir même pas complet. refaire cela avec un mandat de 7 ans va nous amener à des mandats effectifs d’environ 5 ans, soit la période actuelle … Je ne vois pas la différence …

          Flamby avait tous les pouvoirs lors de son élection, tout comme Sarkozy. Leur absence de réforme ou de changement est volontaire. Changer le système politique ne changera rien tant que l’on ne change pas les hommes politiques.

      2. Higgins

        Je partage ton point de vue d’autant plus que certaines mesures, si elles sont souhaitables, vont se heurter immanquablement au triste mur de la réalité. Je pense en particulier à la professionnalisation de la justice prudhommale. Avec quels magistrats? Entre les départs à la retraite programmés, le recrutement insuffisant sans parler d’un budget ridicule, si jamais cette réforme entre en vigueur, ce sera nécessairement au détriment d’autres activités judiciaires (je pense aux affaires familiales entre autres). Un peu comme si une loi décidait qu’il faudrait un médecin généraliste par commune sans toucher à la ridicule règle du numérus clausus. Curieux qu’aucun observateur n’ait souligné ce point.

  18. Fabien

    C’était en effet une évidence que poursuivre sur la lancée de 10 ans d’échecs de la droite ne pouvait continuer qu’à mener à l’échec.
    C’est une évidence que les « micro réformes » ne sont pas bonnes. Depuis que le capitaine de pédalo est aux manettes, il mène une politique de droite décomplexée, à laquelle cette même droite ne croit pas, puisqu’elle vote contre !
    Les allègements de charges pour les entreprises, l’abandon d’acquis sociaux. Insuffisant. Le reniement de taxer les plus riches. Insuffisant. La taxation toujours plus élevée des classes moyennes. Insuffisant.

    Si on arrêtait d’être pleurnichards dans ce pays et qu’au lieu de TOUJOURS s’en remettre à l’état (quand ça va mal c’est la faute de l’état, par contre quand ça va bien… C’est grâce à notre propre génie individuel, industriel, commercial), on prenait conscience que l’état ce n’est pas que des droits, mais aussi des devoirs.
    Il ne faut pas oublier que le moteur principal de l’économie c’est… l’état et les collectivités locales.
    Il FAUT des mesures pour « relancer » le bâtiment, car les prix baissent. (Puis quand ça repartira on appellera l’état à l’aide pour compenser la bulle). Il FAUT « libérer la croissance » (mais pas chez les notaires, les pharmaciens, les opticiens, les taxis). Il FAUT diminuer le nombre de fonctionnaires (mais pas au RSI, qui tue l’entreprise, pas aux impôts, qui sont injoignables, pas à l’état civil, qui est ouvert de 10h à 11h30, pas aux urgences, où on ose nous faire attendre plus de 5h pour examiner une piqure de moustique). Il FAUT augmenter les recettes de l’état (mais pas en augmentant les impôts, ni les charges, ni les assiettes, ni les prélèvements, ni les taxes). Il FAUT diminuer les dépenses de l’état (mais pas en diminuant le nombre de parlementaires, ce qui diminuerait d’autant le nombre d’oreilles « attentives » aux souhaits des uns et des autres, pas en cessant de rémunérer des agences de notation, dont on sait qu’elles ne servent à rien (le marché ayant dégradé la France bien avant elles), pas en diminuant la commande publique, ni en réduisant les subventions aux très utiles associations de défense de la chasse traditionnelle en milieu rural, ni en touchant aux allocations, diverses et variées, uniquement en augmentant davantage encore le nombre de chômeurs en virant les fonctionnaires, qui seraient mieux à être payés chez eux au chômage qu’à travailler au service de l’état, quand bien même ce ne serait que très peu).
    En gros « il FAUT », oui, mais il FAUT surtout ne rien faire.

    On rigole encore quand on entend le patron du MEDEF réclamer de la « stabilité fiscale », ET, dans les MÊMES discours réclamer une baisse de la fiscalité.
    Il n’a qu’à se déclarer « journaliste », ses impôts seront diminués d’autant.
    Ah oui tiens ? Une piste d’économie, et d’égalité ?

    Si on arrêtait un peu les réformettes, qui consistent à transférer les charges des plus pauvres (qui ne peuvent payer !) et des plus riches (qui sinon pourraient s’enfuir ! Il vaut mieux conserver et entretenir des riches qui ne paient rien que de les voir partir) sur les classes moyennes, si on arrêtait d’accueillir toute la misère du monde, et si on arrêtait de distribuer à tout va de l’argent public, le pays irait de fait, beaucoup mieux.
    Une mesure d’égalité ? Suppression, pour TOUS, de la prime de rentrée scolaire. Une autre ? De la prime de naissance. Encore une ? Des bourses étudiantes sans contrôles.

    En fait il serait temps que les politiques arrêtent leurs pratiques électoralistes et assument leur fonction. Au stade de déperdition ou il en est, il en arrive à passer des mesures que même la droite n’osait plus rêver, comme le travail du dimanche.
    Prochaine étape, des mesures de bon sens ? Arrêter de voter des lois qui en annulent une autre ? Publier les décrets des lois votées ?
    Faire comme le Royaume Uni qui vote des taxes exceptionnelles et dont personne ne s’émeut ?
    Relever réellement le barème de l’impôt, y compris sur les tranches supérieures, pour arriver aux taux pratiqués il y’a moins de 30 ans ? Fiscaliser les innombrables allocations ? Arrêter le crédit d’impôt sur les « pertes comptables », dont usent et abusent les multinationales en « provisionnant des effets de change » pour établir des bilans totalement faussés ?

    Ouais, des pistes y’ en a un paquet.
    Mais puisqu’on nous dit qu’on n’est pas « compétitifs » (comprendre que les très hauts salaires trouvent que les gueux « leur » coûtent trop cher, alors qu’ils arrivent à peine à vivre), que les caisses sont vides (alors que le CAC 40 n’a jamais versé autant de dividendes, et les millionnaires en France jamais été aussi nombreux), qu’il va falloir faire des « efforts » (retour aux 42h payées 35, retraite à 70 ans), alors soit, allons y. Avec un peu de chance, dans 50 ans on sera aussi compétitifs que la Chine.

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