Culture : l’effritement du réseau subventionnel, c’est trop horrible !

Quand trop c’est trop, que noir c’est noir, et qu’il n’y a plus d’espoir, il n’est plus possible de se taire. Monte alors de la gorge noueuse des damnés de la terre ce long cri rauque et puissant de ceux qui n’ont plus rien à perdre : « On veut du pognoOOon ! »

Et cette fois-ci, ce sont les damnés de la terre version Spectacle Vivant (par opposition au numérique, au cinéma, à la télévision qui sont des spectacles morts, je suppose) qui se lèvent comme un seul corps social en proie aux affres d’une indicible agonie et qui, vibrant de leurs derniers souffles, pondent une tribune, abondamment parue dans la presse, et une lettre ouverte à la sucrerie oubliable attribuée au maroquin de la Culture.

Le geste est lancé, le cri lancé, et l’appel poignant :

« À l’heure où le populisme grandit, où le divertissement se substitue à la culture et où trop de responsables politiques semblent abandonner le défi de l’émancipation humaine, il n’est plus possible de se taire. »

Fouchtra, voilà qui commence fort. La tribune, signée par une flopitude de grands noms qui font vendre comme Mathieu Amalric, Emmanuelle Béart ou Denis Podalydès, ne laisse donc aucune place à l’interprétation, même théâtrale et pose un décor de ruines et de désolation qui fait froid dans le dos. L’émancipation humaine est en jeu, mes petits amis, il n’est plus possible de passer sous silence les abominations dont les artistes font maintenant l’objet. D’ailleurs, Madeleine Louarn, la présidente du Syndeac, le syndicat national des entreprises artistiques et culturelles, explique dans un sanglot difficilement réprimé que, je cite :

« Une conjonction d’éléments peut nous faire disparaître à grande vitesse s’il n’y a pas un sursaut. »

artistes troporibl 1

Conjonction que détaille le Syndeac et qui déplore que « le budget consacré par la Nation à la culture n’a pas cessé de baisser en euros constants », tout en dénonçant aussi « des atteintes à la liberté de création »

Pas assez de plugs gigantesques sur les grandes places de France ? Trop de rouspétance de certains malappris qui s’offusquent encore des performances artistiques alternatives de femmes dépoitraillées au milieu d’églises multicentenaires ? Accès trop difficile aux tribunes médiatiques alors que cette dernière a été reproduit sans souci dans les habituels opuscules trosko-capitalistes de milliardaires socialistes ? On en sera cantonné aux supputations, toujours plus sulfureuses que la réalité puisque les détails de ces atteintes sont absents.

Néanmoins, le message est clair : le robinet d’argent frais semble s’être un peu fermé, et c’est la panique chez les assoiffés de la culture. Devant les cris affolés et l’appel qui est quasiment présenté comme celui de la dernière chance avant une mort atroce, on pourrait s’attendre à ce que le budget du Ministère de la Culture et de la Communication ait été récemment ratiboisé ou que la coupe claire, près du tronc, ait massacré les plus belles ramures de ce joufflu maroquin. Que nenni. Comparé à 2013, il a baissé de 2%. Deux petits pourcents. Certes, sur une somme de plusieurs milliards, cela fait de gros millions dodus, mais il ne faudrait pas oublier trop vite l’obèse 98% qui reste à pavaner sur la plage, le nombril à l’air et le gras détendu.

Car oui, on pleurniche, on se tord les doigts, mais le budget 2014 de ce ministère s’élève quand même à 7,26 milliards d’euros. Pour rappel, celui de la Justice est de 7,82 milliards. La France consacre donc à peine plus à sa justice qu’à ses baltringues et ses musées. S’il semble acquis qu’on ne puisse plus, de nos jours, se passer des spectacles vivants géniaux, des écoles d’art prolifiques et d’une production télévisuelle publique assez stupéfiante de qualité, il semble tout aussi important d’avoir une justice efficace. Par exemple, qu’elle permette de tenir toutes les personnes jugées dangereuses à l’écart de la société, et dans des conditions cependant humaines évitant l’entassement dans des cellules normalement individuelles, au lieu d’en laisser des quantités tous les ans plus importantes en semi-libertés ou dans un flou juridique délicieux leur évitant l’enfermement pourtant requis.

À ce titre, peut-être serait-il plus qu’utile que le service public fasse, au bénéfice de cette justice douloureusement nécessiteuse, une petite cure d’amaigrissement, qu’il soit radiophonique, télévisuel ou de cette famille culturelle si vaste qu’elle englobe à la fois les inénarrables destructeurs d’intemporel à la truelle, les vibrants théâtreux toujours prêt à crier dans une bruyante tribune, et les clowns à roulettes qui nous gouvernent.

L’autre souci, c’est qu’avec ces méchantes restrictions budgétaires,

« On voit de plus en plus d’élus qui interviennent à la fois sur les budgets et sur les contenus mêmes. De nouveaux maires veulent choisir eux-mêmes la programmation des théâtres. »

artistes troporibl 3

Eh oui : au Blanc-Mesnil, le directeur Xavier Croci s’est vu reprocher une programmation « élitiste ». Palsembleu ! Et à Roanne, le directeur du théâtre Abdelwaheb Sefsaf a été limogé brutalement par une municipalité ne s’embarrassant pas de préavis douillet. Vertuchoux ! Mais voilà : si demander que le théâtre municipal s’adresse au plus grand nombre est, probablement, une abomination digne des heures les plus sombres de notre histoire tralala fascime culture revolver tralala, on ne peut s’empêcher de penser qu’après tout, c’est justement ce plus grand nombre qui paye pour l’entretien des danseuses du cru parmi lesquelles ce Xavier Croci et, ne l’oublions pas, le maire du Blanc-Mesnil lui-même. Dès lors, il semble aussi normal qu’un président que les payeurs en aient pour leur argent (surtout actuellement où il vient à manquer) et qu’une programmation non-satisfaisante se traduise par un remerciement. Après tout, c’est ainsi que cela fonctionne partout ailleurs, et le monde continue de tourner.

Mais voilà. Nos artistes ont mal à la culture devant toute cette vilaine réduction budgétaire. Jugez plutôt :

  • l’État vient d’imposer un gel de 8% aux crédits d’intervention du ministère de la Culture. Ce manque d’argent est abominable.
  • Le Festival d’Avignon a vu son budget amputé de 302.000 euros. Ce manque d’argent est horrible.
  • La baisse des dotations aux collectivités les a poussées à remettre en cause les conventions de deux orchestres d’envergure internationale, Les Musiciens du Louvre à Grenoble et Les Arts Florissants à Caen. Ce manque d’argent est scandaleux.

On le voit : c’est un champ de ruines de non-subvention, une plaine aride de tout argent public, le désert chaud, sans pitié et stérile de toute redistribution collective en provenance directe de la poche des autres. La fin est proche. C’est avec le goût de sel sur des lèvres gercées par le soleil brûlant de l’austérité que nos artistes lancent leurs derniers cris, les yeux secs de ne plus pouvoir pleurer d’avoir tant sué sans pouvoir boire à satiété… C’est atroce.

artistes troporibl 2

Mais tout de même. Jamais je n’aurais cru que tous ces hommes et ces femmes cultivé-e-s étaient à ce point intéressés par l’argent des autres. C’est vraiment étonnant qu’ils soient à ce point obsédés par l’argent public qu’ils en viennent à en réclamer de nouveaux tombereaux par voie de presse.

Moi qui croyais naïvement que brûlait en leur sein cette passion dévorante pour le métier qu’ils pratiquent ! Moi qui pensais qu’à l’instar de tant d’acteurs, de peintres, de musiciens, de chanteurs ou de sculpteurs qui, bien que jadis non subventionnés, laissèrent pourtant dans l’Histoire française les marques les plus resplendissantes de sa culture mondialement reconnue, ces nombreux et bruyants signataires feraient largement passer leur art avant leur ventre et qu’ils continueraient, coûte que coûte et vaille que vaille, à défendre leur vision culturelle quitte à se commettre avec des mécènes généreux et à devoir attirer un public payant pour leurs prestations.

Eh bien non. L’addiction est trop forte : l’argent des autres leur est si indispensable qu’ils n’ont pas hésité, sans la moindre honte, à en réclamer encore plus, haut et fort.

Décidément, de nos jours, la passion artistique est en solde.

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Commentaires250

  1. Fo

    Très bon billet qui est tout à fait raccord avec l’excellente émission « Zone Interdite » de dimanche qui montre bien où tout cela nus mène.
    La jeune femme responsable du reportage en a une sacrée paire.
    Le long moment consacré au RSI est priceless.
    Seul reproche : on laisse entendre qu’il s’agit d’une banale administration qui dysfonctionne comme une autre, alors que c’est bien pire.

    1. Deres

      Dans ma commune, le théâtre municipal regorge de spectacles vivants originaux avec danse, modernisme et bien-pensance à tous les étages … Chaque fois qu’ils font une pièce classique (Molière, Feydaux, …), ils sont toujours étonné que la salle soit comble. Cela s’est même produit avec de la musique classique si vous mettez des noms connus. La demande populaire est en fait très forte pour la culture classique. Cela n’empêche pas que ce genre de spectacle très demandé, c’est généralement une seule fois par an, les 10 autres spectacles étant beaucoup plus dans la norme moderne qui intéresse peu de monde.

      1. Aristarque

        Rhôôô de votre part !
        FaydEaux!
        Nous sommes dans un billet culturel où la relâche est interdite! 😆
        (mais je serai magnanime pour l’accord loupé!)

      2. Calvin

        Justement, faire salle comble c’est le risque de voir le moindre incendie devenir dramatique, impose des réfections plus rapprochées, etc.
        Par contre, les longs monologues d’un vieux marxiste aveugle et sourd dans la dénonciation du consumérisme néo-libéral religieux, ça confère une ambiance feutrée, contenue, entre gens de distinction (ça prends un « s » gens quand il n’y a qu’un spectateur ??) et fort peu de bousculade nuisible à la réflexion transcendantale.

  2. infraniouzes

    Tout est dans la présentation et le timing. J’explique:
    C’est la communion du petit neveu, on festoie, on rigole, on brocarde le gouvernement (c’est logique on est tous de droite) bref on s’amuse. Un convive un peu plus chaud que les autres monte sur la table, avale une rasade de Calvados et vous fait le cracheur de feu; on rigole mais on se fout de lui…. Un autre se croit plus malin en voulant recréer le numéro de Joseph Pujol, dit Le Pétomane, il est viré illico par la maitresse de maison.
    On retrouve nos deux compères au « off » du festival d’Avignon, une carte du PS qui dépasse discrètement de leur poche révolver. Là, ce sont deux artistes (de rue) et si une machine à subvention vient à passer (entendez un élu) ils ont de fortes chances de toucher le jackpot….

  3. Nyamba

    Olà !
    Comment ça, « baisse des budgets cultureux » ? C’est papossib ! Rien que y a pas longtemps, les associations à but associatif de ma commune ont eu un petit rush pour finir les dossiers de demande relatifs à la petite fleur de 500 € à laquelle elles ont *toutes* droit, dès lors qu’elles sont qualifiées de « culturelles » (et il serait dommage de n’en point profiter, c’est gratuit, c’est la mairie qui paye) ! [Je songe, méchante que je suis, que des petits malins se sont senti pousser une passion soudaine et dévorante pour la musique ou le théâtre, et se sont derechef organisés en collectif rien que pour pouvoir remplir le cerfa qui va bien ; n’importe, ils seront probablement aussi bien servis que les autres]. D’autre part, c’est grâce à la Région (et sa Direction des Affaires Culturelles) qu’une connaissance a pu s’offrir – pardon, se faire financer – sa guitare custom et son studio d’enregistrement. Le collectif plaignant du billet de ce jour s’est donc, amha, trompé : le message n’est pas le manque d’argent à leur donner, mais leur nullité crasse à le solliciter. A eux, je dis : « Ne perdez pas espoir, et apprenez à mieux remplir vos cerfas. Avoir une licence universitaire en ethnomusicologie semble aider pas mal, pensez-y la prochaine fois, au lieu de vous lancer dans l’Histoire de Lard. »

  4. pouf pouf

    Très chère maison de la poésie, après ma missive à saint nicolas restée sans réponse à ce jour, je suis dans l’obligation de me tourner vers toi parce que je ne sais pas dormir où. Quand jésus m’a dit personnellement qu’un demi manteau suffisait pour me protéger des frimas de l’hiver, je l’ai cru, contrairement aux anthropo-réchauffistes et à notre sainte patronne d’arc, dont le souvenir du bas du dos de la descendance brillamment incarnée par mireille réchauffe d’ailleurs et encore ma mémoire transie ; malheureusement et à l’instar d’un pierre mortaise du théâtre de la gare du même son, j’ai dû laisser aux indigents le côté où se trouvait mon portefeuille qui me fait cruellement défaut au moment de régler l’addition des festivités commémoratives actuelles et des quatre guerres en un seul quinquennat… Cependant, ayant choisi libellule plutôt que fourmi, je n’ai pas le droit aux avantages obérant des nantis moins que rien qui profitent du système comme ils aiment tant à le rappeler aux admirateurs ébahis qui savent pourtant ce que bouffent trois chiens et deux gosses, de la poubelle blanche de chez nous si vous me passez l’emprunt idiomatique. Mon rejet viscéral de la chose hiérarchique et mon honneur ont défendu à ma main de frapper à votre porte jusqu’à présent. C’est pourquoi je me permets de vous demander le gîte et le couvert pour les fêtes, je n’ai même plus de quoi payer des habits à mon ami imaginaire qui me fait honte dans la rue.

  5. Guillaume_rc

    Excellent billet !

    Mais rassurez moi : quand vous écrivez « cultivé-e-s » c’est bien pour reprendre le sabir vaguement gauchiste tant à la mode chez les cultureux ?

      1. Calvin

        C’est toujours le cas !
        Le champ c’est le monde des réseaux artistiques,
        Le blé, c’est le nôtre,
        La patate chaude, c’est la réforme du statut des intermittents du chômage.

  6. Flash

    Le monde de la culture fait partie de cette petite sphère pourrie. Ils sont, à mes yeux, à mettre dans le même sac que les journalistes, les médias, les politiques.

    Ces millionnaires qui viennent faire des leçons de morale aux smicards ou à ceux qui gagnent péniblement 3000 euros par mois car ils seraient de sales privilégiés.

    J’espère que la fête va bientôt se finir.

    1. MadeInCH

      J’ai lu quelque part que dnas la République V.XXI, c’est:

      – Noblesse: Politiques.
      .
      – Serviteurs et valet de pieds dans
      des maisons de prestige
      (prêt à mourrir pour leurs bon maîtres): Fonctionnaires.
      .
      – Clergé: Médias et culture (subventionnée)
      .

      1. hugeus

        C’est tout à fait ça, et on peut élargir la description.
        Par exemple, pour moi il y a la noblesse de robe : les politiques, et la noblesse d’épée : les dirigeants des grandes entreprises françaises.
        Etc.

  7. Kazar

    Enfin une bonne nouvelle, le budget de la culture subventionnée et niaiseuse en baisse. Merci H16.
    De toute façon, l’État n’a plus de pognon, et il en aura de moins en moins, la consommation est en berne, l’activité itou, les socialos continuent à promettre plein de pognon gratuit, et la chute s’accélère. Ça sent la reconversion d’artistes.

    1. Deres

      Pour moi, le souci est que justement cette modeste baisse du budget de la culture est exporté vers l’extérieur. Même si c’est principalement sur des subventions inutiles, cela en dit long sur la réalité des réformes et de l’austérité en France. Les baisses de budget ne se font quasiment pas sur les coût de fonctionnement des ministères, même quand ils font semblant de baisser de manière microscopique les effectifs. L’essentiel des baisses se fait sur les budgets d’interventions. Le spectacle vivant râle mais en fait ce sera surtout les subventions pour réfections de monuments historiques qui vont prendre et les rénovations de musées existants. Les spectacle d' »artistes » ayant des relations et les ouvertures de nouveaux musées creux ayant des mécènes politiques ne seront bien entendus pas impactés alors qu’ils devraient être le cœur de cible ds économies justement. Comme pour tous les ministère, le changement, c’est le tarissement de l’investissement et l’austérité pour les autres.

      1. Higgins

        Malheureusement juste. La culture, l’EN et les médias sont des milieux délétères dans un état comparable aux écuries d’Augias. Vivement l’arrivée d’un moderne Hercules.

        1. Calvin

          Ces trois milieux doivent vivre dans une bulle formatée. Chacun apportant une pierre à l’autre, ils se sont construits un monde irréel où la vérité n’a pas de prise.

  8. Popeye

    « Une conjonction d’éléments peut nous faire disparaître à grande vitesse s’il n’y a pas un sursaut. »

    Je vais dire une connerie, mais si c’était les cultureux qui s’adaptaient, genre ils ont un sursaut de conscience ou d’amour-propre?

      1. Popeye

        c’est la faute aux émanations toutes pleines de particule fines de votre moyen de transport individuel, pollueur!
        (smiley toussa mais je ne sais pas les mettre dans le texte)

  9. Kazar

    Du pognon, du pognon : lu ce jour sur le site des Échos :
    « 5 milliards d’euros seront fléchés dans le cadre de l’Anru vers la rénovation de 400 quartiers en difficulté.
    L’Etat promet un effet de levier de 20 milliards d’euros, soit 240.000 emplois potentiellement soutenus ».
    Comment 5 milliards (dont la France n’a plus le premier euros) vont-ils se transformer en 20 milliards, voilà la question électorale du moment !!!

    1. Gerldam

      Cela s’appelle l’effet de levier. C’est comme le plan Juncker à 315 milliards dont l’Europe n’a que les premiers 10 ou peut-être 20 milliards , mais pas plus. On attend des autres le reste. Grands projets avec l’argent des autres, cela ne vous rappelle rien?

      1. Quiet Desperation

        un Junker, en Prusse, c’était sans doute un cadet de noblesse, mais c’était aussi – le nom en fut tiré par dérision – un épi vide… M. Juncker s’est fait rajouter un c… sans doute… mais il est plein de blé, lui… le nôtre….

    2. Calvin

      Ils appliquent un coefficient multiplicateur de quatre.
      C’est scientifique, c’est Karine Berger qui a l’explication.
      Concrètement, la formule mathématique est enfermée dans un coffre dont la clé à 512 hauts bits est au fond d’un puits. Et protégée par des Trolls et des Orcs…

          1. Aristarque

            Si tu as renoncé (l’âge venant, les voies d’eaux dans la cale, toussa) à partager ton expérience avec cette belle jeunesse, libre a toi. N’oublie quand même pas que notre retraite, assumer et assurer, elle devra. Donne lui donc cela en échange…

            1. Quiet Desperation

              Cessez le feu ! d’une part, je suis assez grand pour me défendre contre les pointes émoussées de ce pauvre homme, et, de seconde part, vous allez me forcer à prendre son parti, tant le spectacle de votre meute s’acharnant sur un vieillard soulève mon indignation !

      1. Deres

        C’est le coffre qui contient la fameux multiplicateur keynésien ? celui qui explique qu’avec nos records de dépenses publiques nous devrions avoir 8 ou 10% de croissance annuel depuis 40 ans ?

        1. Calvin

          Voui.
          C’est cette formule. Apparemment, le coefficient a tellement grossi qu’on ne peut plus le sortir du puits.
          C’est ballot car Sapin en a cruellement besoin pour rassurer Bruxelles.

          1. Jiff

            « C’est ballot car Sapin en a cruellement besoin pour rassurer Bruxelles. »

            En même temps, qui croit encore Sapin (à ne pas confondre avec: « Qui ne croit pas encore que ça sent le sapin ») ?

    3. royaumont

      Voilà encore un investissement bien choisi !
      Entre le ministère de la culture, la recherche au CNRS et les mille et un plans banlieue, on arrive aux 20 milliards cramés en pure perte.
      Des économies faciles, rapides et indolores par les temps qui courent, ça ne se refuse pas.

      En fait, si.

      Le socialisme est un vaste carnaval où les valeurs, les priorités et les logiques sont renversées.
      Il faut juste ce souvenir de ce qu’il y a, le lendemain.

    4. Deres

      Le fléchage de subventions étatiques, c’est toujours magnifique. Une des constantes de toutes les lois depuis 2012 est le fléchage systématique du pognon sur des critères de plus en plus obscurs fixés par des décrets ou des zonages issues de comité créés par l’occasion avec des copains. On comprend bien que le but de cette complexité est que cet argent gratuit aille aider les bons clients et surtout dans les bonnes communes …

      1. Higgins

        Le rôle des hauts-fonctionnaires et de la classe politique est très bien décrit dans ce texte de Charles Gave: « En termes parfaitement clairs, il a dit que son rôle était d’aider à écrire des textes tellement obscurs que personne n’y comprendrait quoi que ce soit, … il a ajouté que ce n’était pas très grave puisqu’aussi bien les élus que les électeurs étaient des imbéciles et que les Etats-Unis (la France) étaient un bien meilleur pays avec cette loi que sans elle…. » (http://leblogalupus.com/2014/12/15/laffaire-gruber-ou-la-fracture-societale-made-in-usa-par-charles-gave/)

  10. Martin-Lothar

    Merci H16 pour le ressort de vieux mots tel que « Fouchtra », palsambleu ou vertuchoux : quelle culture, mazette ! Et gratis en plus. Bon sinon sur le fond, on en revient encore à se demander qui va payer les violons du bal tragique français (culturel ou pas)

  11. Laurent

    Très très bon billet ! Quand vous parlez de « culture » ou « d’art », je me régale 🙂 Cette tribune montre à quel point nos « artistes » ont un culot qui dépasse l’entendement. Et on ne peut qu’espérer voir la fontaine à pognon culturel se tarir rapidement et pour de bon. Au moins pour les faire taire.

    Et je cherche encore où peut bien aller un tel budget ?! Ah si, je vois un peu… Dans un grand parc parisien, les Buttes Chaumont, il y a souvent des tournages. Il faut voir les moyens employés par ces gens ! Et le nombre de… je ne sais pas quoi… d’intermittents je suppose, qui virevoltent autour de ce fatras. Pour une petite scène de jogging en plein air, il n’est pas rare de voir 3 camions, des montagnes de matériel, et une cinquantaine d’employés. L’un pour bloquer l’accès du tournage, l’autre pour ranger les caisses, mais surtout beaucoup qui regardent, les bras croisés, bosser les autres tout en s’émerveillant de la magie du cinéma français…

      1. royaumont

        Que nenni, les employés municipaux sont ceux qui ne peuvent être intermittents : c’est moins bien payé pour plus d’heures de présence. Pour ces malchanceux cétroporible : jusqu’à 30 heures de présence hebdomadaire pour seulement 12 semaines de congés. Ils ont bien mérité du compte pénibilité. (devinez qui finance le compte pénibilité ?)

  12. Olivier r

    Ce qui est amusant c’est que ce sont les mêmes qui insultent sans remords les Pinault ou autres Arnaud qui pourtant donnent des millions à la Culture… Peut être par ce que ces mécènes ont un peu de goût et investissent sur de vrais artistes?

      1. Aristarque

        Bien vu ! Je ne l’avais pas comprise dans cette adresse! Donc attribuée convient parfaitement!
        (Avec ma demande de libérales excuses de votre part)

  13. Aristarque

    « Le geste est lancé, le cri lancé, et l’appel poignant.
    Aimable H16, j’ai l’impression que vous avez voulu évoquer, selon la tonalité de l’article, une longue histoire, un poème épique à la mode du Moyen Âge ???
    Si tel est le cas, il faut écrire LA geste est lancéE… 😉

            1. Calvin

              Et pour paraphraser Renard (Jules, pas Roman) :
              « Chacune des lectures d’un article d’h16 laisse une graine qui germe. »
              En revanche, chaque discours de Hollande laisse un germe qui engraine.

  14. Gerldam

    Dans de très nombreux pays et pas seulement qu’en Afghanistan, il n’y a pas de Ministère de la culture. Pensez donc: on pourrait économiser 7 milliards! Et d’où biendrait l’argent pour le musée du Louvre par exemple?
    Probablement d’une fondation, alimentée par des grands groupes qui verraient leurs impôts baisser quand ils se feraient mécènes.

    1. Bof

      Propos ultralibéral, qui sent bon l’ancien régime et les heures les plus sombres.
      Le VRAI cultureux doit déstructurer l’intemporel sans n’avoir à sa soucier de rien d’autre que de son nombril. L’argent gratuit des autres est idéal pour ça.

    2. gameover

      Pas obligatoirement en baissant leurs impôts… mais ça viendrait en déduction de leur charge mais la Bibliothèque Nationale s’appelerait BNF-Amazon….

            1. Vodkaman

              un de mes oncles était adepte de » l’art de décaler les sons » et plaçait très souvent des contrepets de manière innocente dans ses phrases.

                    1. Nyamba

                      Je l’avais vue. Et je n’aurais pas commenté (en gonzesse bien élevée, toussa), n’eussiez-vous si vertement réagi.

    3. bibi

      Les 7 milliards c’est juste le budget de l’état il ne prend pas en compte les budgets des collectivités territoriales ni le déficit du régime des intermittent.

      Pour le Louvre l’argent viendrait principalement des clients d’ailleurs et il serait surement ouvert 7/7J avec 2 sessions une diurne et une nocturne.

      1. gameover

        Je viens de jeter run coup d’oeil au budget du Louvre et au nombre de visiteurs…. LOL

        Subvention 2013 : 91.265 ME…. ouche
        Nombre de visiteurs : 9.33 millions

        Et on se dit qu’il suffirait que chaque visiteur paie 10E de plus pour que le budget soit en équilibre (ou de réduire les dépenses, ou les 2)

        Mais non en fait : il suffirait que les gens qui paient, paient moins… et que ceux qui ne paient pas, paient !

        En effet il y a plus de visiteurs gratuits que de visteurs français… donc on subventionne les visiteurs étrangers !

        Distribution des visites suivant l’origine géographique ;
        – France 31%
        – Etranger 69%

        Distribution des visites selon le titre d’accès :
        – Visites gratuites : 39%
        – Visites avec cartes ou billets : 61%

        Pourquoi : parce que les visites des dimanches ou de certains événements sont gratuites pour tous.

        Conclusion : il suffit que les gens éxonérés paient leur billet, ça diminuera le prix de ceux qui paient et le budget sera à l’équilibre.

        On en finira aussi avec les visites scolaires qui gonflent artificiellement les chiffres de visite et font croire que de plus en plus de gens sont intéressés.

        http://www.louvre.fr/sites/default/files/rapport_activite/fichiers/pdf/louvre-frequentation-musee-louvre-chiffres_0.pdf

        1. Deres

          La liste des gratuité est impressionnante !
          – un dimanche par mois d’octobre à mars
          – les moins de 18 ans
          – les jeunes entre 18 et 25 ans venant d’Europe
          – les handicapés, les RMIstes, les chômeurs

          Déjà, ne pas faire payer les touristes venant spécialement pour cela, je ne comprends pas trop : il faudrait mettre des critères de nationalité au minimum européenne. On s’imagine bien que ceux visitant Paris les semaines avec dimanche gratuit vont se concentrer ce jour là. Ensuite, la gratuité en dessous de 18 ans, je ne comprends pas trop l’intérêt, ni celle en dessous de 25 ans. Un tarif réduit me semblerait plus logique … car on connait bien les travers de la gratuité. Bref, on sent bien qu’ils s’en foutent un peu car les subventions sont leur plus grosse rentrée d’argent.

          1. yp

            Dans d’autres pays, la visite des musées est plus chère pour les étrangers. Ce qui tombe sous le sens, puisque c’est les résidents qui payent les impots.

        2. Laurent

          Intéressant ! J’avoue ne pas comprendre comment un tel joyau, avec une telle renommée et un tel emplacement, ne puisse pas se financer lui-même. Quand on veut pas, on peut pas.

  15. Aristarque

    Finalement, le message de cette geste larmoyante lancée par ces permanents du travail intermittent, c’est qu’il va leur falloir gagner les euros, qui à la sueur de son pinceau, qui à l’agressivité de son ciseau (quoiqu’on ne voit plus guère de sculpteur se colletant avec une bille de bois ou un bloc marmoréen, qui à ses intonations ou à ses mimiques d’acteur… Et que l’on va dépendre entièrement de la réaction a posteriori du public au lieu de jouir a priori de son pognon arraché de sa poche douillette (au public) par d’infâmes sicaires…
    http://h16free.com/2014/12/05/35614-cen-est-fini-du-mauvais-cinema-francais-flou-et-mal-encadre
    Et que l’on risque fort de voir que tous les Zartistes ne valent pas Ingres ou Renoir, Rodin ou Coysevox, Talma ou Sarah Bernhard… triple 😥

    1. Petitpatapon

      Le statut d’intermittent du spectacle ne profite qu’aux Artistes des « arts du vivant » (ceux qui ont des contrats de travail, donc acteurs, animateurs de tv, techniciens du spectacle et musiciens) mais ni aux peintres ni aux sculpteurs qui eux sont des libéraux (sauf s’ils sont peintres-chanteurs ou sculpteurs-acteurs)…

  16. Christophe

    Superbe billet.

    Ces demeurés ne comprennent même pas qu’avec leur tribune pleurnicharde et humide… ils dévoilent le pot aux roses (sans mauvais jeu de mots).

    Ils révèlent le terrible secret. L’arme ultime. Godzilla est dans la place.

    En FERMANT le robinet à pognon… ils disparaîtront.

    C’est clair, simple, adamantin.

    Et cette idée lumineuse est en train de faire son chemin… Lentement mais sûrement, une force rehaussée par… la nécessité. Car quand il n’y a plus de pognon… eh bien il n’y en a plus. 😉

    Une fois qu’on a ratiboisé le con-tribuable, que ce dernier est au chômage, et une fois qu’on a tapé dans l’endettement.. il reste quoi ?

    Rien.

    Bref, c’est l’Annonciation !

    Nous tenons le levier pour détruire, au sens propre, ces cohortes de parasites, ces engeances gauchisantes qui nous font EN PLUS la morale.

    Fermons le robinet à pognon, par tous les moyens.

    Et nous les ferons tous crever.

    Quelle perspective ! Quelle joie !

    La peur change de camp.

    1. gameover

      Bien vu le message qu’ils font passer…

      Mais moi je ne comprends toujours pas : 1 euro investi dans la culture ça rapporte entre 1 et 10 euros. Comment les collectivités et l’état ou même les artistes peuvent faire l’impasse sur un tel jackpot ? Perso j’investirais ma paie.

      1. royaumont

        « 1 euro investi dans la culture ça rapporte entre 1 et 10 euros. Comment les collectivités et l’état ou même les artistes peuvent faire l’impasse sur un tel jackpot ? »
        Je me risque à émettre une idée iconoclaste. Avec réserve, à voix basse, presque honteusement… si, si , … allez, j’ose, si le calcul était un rien, marginalement, anecdotiquement, surévalué ou biaisé ?
        Ca parait peu crédible de la part de gens aussi habitués à la finance, aussi soumis aux impératifs de rentabilité, qui ne montent jamis un spectacle sans un business case en béton et qui savent ce que veut dire gagner sa vie.
        Mais sait-on jamais : voir un spectacle abscons qui vous explique ce que vous devez penser, et justement vous devez penser que vous êtes des salauds, ça n’attire peut-être pas un public aussi nombreux qu’estimé. Y aurait-il un léger décalage entre la valeur où ces génies s’estiment et la valeur réelle de leur production ?
        Mais je dois me tromper.

      2. Calvin

        La nuance est de taille, mais le calcul est assez juste.
        « 1 euro investi dans la culture ça rapporte entre 1 et 10 euros. »
        Et oui !
        C’est valide, car 1 euro investi dans la culture ça rapporte réellement 1 euro.
        C’est bien entre 1 et 10 !!

          1. Nicolas

             » 1 euro investi dans la culture ça rapporte entre 1 et 10 euros.  »

            Simple calcul sur le déplacement de la monnaie entre les gens.
            Valable pour n’importe quoi..

            Si ça rapporte vraiment, pas besoin de subvention, par déf !

            1. gameover

              Même si c’était vrai, c’est un problème de poches quand même.

              Ce que disent les « artistes » c’est que les festivals rapportent aux villes qui les organisent. dans les grandes largeurs ce n’est pas faux (grandes largeurs hein).

              En effet hors la cohorte de brigades canines (h16 a un expression pour ça… j’me rappelle plus) il est indéniable que les festivals attirent des festivaliers qui vont consommer sur place : restaurants, bars, hotels etc… et que c’est bon pour le commerce donc la vie de la cité.

              Là où ça pèche c’est que les subventions sont publiques pour des intérêts privés car je doute que ce soit les quelques redevances payées par les barakafrites qui mettent le budget à l’équilibre… donc en final même si des clients dans des commerces c’est bon pour les finances de la ville via la taxe sur les commerces (CFE)… le lien n’est pas évident euro pour euro. Il m’étonnerait aussi que le Conforama du coin ait beaucoup à gagner là dedans.

              En final c’est donc le contribuable local qui paie.

              Il y a une solution libérale à ce problème. C’est aux commerçants d’organiser des festivals s’ils y ont intérêt et à supporter le coût financier de manière volontaire.

              Afin d’éviter l’effet d’aubaine pour les commerçants qui ne souhaiteraient pas participer les organisateurs pourraient imaginer de délivrer à chaque festivalier une carte pucée qui serait créditée à chaque passage dans un commerce participant (hotels, bars, restaurants, marchands de glaces…), ce montant venant en déduction du prix du billet d’entrée des spectacles et venant aussi abonder le budget du off.

              Plein d’avantages :
              – seul celui qui consomme « du festival » paie. Il paie en payant son ticket plein tarif ou en consommant du service.
              – il n’y a pas ou peu d’effet d’aubaine pour les non-participants car le festivalier privilégie les commerçants participants afin de faire baisser le prix de son billet.
              – le contribuable ne paie rien : économie d’impôts locaux et ça tombe bien car il en ras le cul de payer et de ne même pas pouvoir se garer dans sa propre ville.
              – les commerçants auront intérêt pour attirer le festivalier à organiser un festival avec ce qui intéresse les festivaliers et ça évitera cette culture de connivence.

              Voilà le business plan. Yapuka monter la start up.

                1. Nicolas

                  « il est indéniable que les festivals attirent des festivaliers qui vont consommer sur place »

                  Oui, mais donc moins ailleurs. Bilan nul, donc.. enfin, subventionné d’un coté et pas de l’autre.

    2. Nicolas

      Les « artistes » n’ont qu’à revenir de leur exile fiscal et « participer à la solidarité » (version XXL lubfree) comme tout le monde…

  17. gameover

    Les Damnés de la Terre… p’tain c’est qu’il y a des références culturelles ici !

    « Car, en le premier temps de la révolte, il faut tuer : abattre un Européen c’est faire d’une pierre deux coups, supprimer en même temps un oppresseur et un opprimé : restent un homme mort et un homme libre ; le survivant, pour la première fois, sent un sol national sous la plante de ses pieds ».

    Ca me rappelle un truc…

  18. Aristarque

    alors que cette dernière a été reproduitE
    qui reste à SE pavaner sur la plage (verbe pronominal)
    en semi-libertés ou semi libreS si vous déifiez le S! 😛
    les vibrants théâtreux toujours prêtS à crier
    Jamais je n’aurais cru que tous ces hommes et ces femmes cultivé-e-s étaient à ce point intéressé-E-s par l’argent des autres. C’est vraiment étonnant qu’ils soient à ce point obsédé-E-s par l’argent public (pour rester dans la logique du premier accord sextuellement correct ou genretuellement correct pour les Torquemada du dégenré)

    Nous sommes dans un billet consacré à la Culture; donc il se doit d’offrir une orthographe léchée pour nouis éviter de penser que tout ce bel et bon argent est irrémédiablement gâché, non ??? 😆

    1. Aristarque

      Rhôôô l’arroseur arrosé ! Mon front s’empourpre (normal, je ne travaille pas au RSI, juste pour celui-ci) : nous (bien sûr que vous aviez corrigé de vous mêmes)

      1. Higgins

        Le RSI vient de s’en prendre une petite au passage par le tribunal des référés de Nice le 11 décembre dernier (cf le blog de Laurent C. « Je quitte la sécu »).

        1. Oui, j’attends quelques développements de la part de gens plus versés en droit que moi, mais il me semble que c’est assez important en terme de conséquences…

        2. gameover

          Merci higgins pour cette bonne nouvelle.
          Je me demande pourquoi le parquet d’habitude si prompt à s’autosaisir dans le cadre d’affaires d’escroqueries sans victimes ne fait rien ici, même pas un battement de cil pour voir s’il y a matière à poursuivre… car maintenant ce n’est plus uniquement un problème administratif : l’extorsion de fonds c’est du pénal.

  19. Tracy LA ROSIÈRE

    Le ministère de la Culture est en soi une aberration.
    Nous n’avons pas besoin d’un  » ministère » de la Culture. Pas davantage que celui de l’Agriculture. Pourquoi pas un ministère de la Plomberie ou du Bœuf mironton ?
    La culture est une industrie comme une autre et ceux qui s’y livrent vivent très, très, très bien.
    En outre, en période de vaches maigres, il faut faire des économies intelligentes: supprimer les privilèges ( innombrables…), supprimer ce qui ne sert a rien, couper ce que la Cour des Comptes dénommait  » l’arrosage automatique sans compteur », autrement dit les subventions à ces associations prétendument culturelles – j’y ajouterais celles qui se nourrissent de l’immigration.

    1. Flash

      Même sans se poser la question du principe de l’intervention de l’Etat dans le domaine culturel (et alors même que cette question est centrale), on peut aussi rappeler que l’Etat doit hiérarchiser son action.

      Arroser de thunes le monde de la culture est-il prioritaire par rapport à la Défense Nationale, à la lutte contre la misère ou à la Justice?

      Logiquement, non. Je ne vois pas comment on peut tenir la position inverse. Pourtant, les socialistes agissent en dépit du bon sens. C’est un mystère.

      1. Pat

        Ben si, il faut arroser les cultureux. Ils sont les seuls à prêcher la bonne parole bien-pensante 24h/24 (en se relayant). Ça mérite bien quelques misérables sous que la Grande Muette aurait trop facilement gaspillée en armement méchant.

    2. Calvin

      Disons qu’un secrétaire d’état chargé de recenser les besoins des monuments historiques et culturels serait un grand maximum.
      Quant à y accoler la communication, c’est inutile : tous les ministères font de la comm au lieu de gérer.

        1. Calvin

          Quel secrétariat ?
          J’ai dit UN secrétaire d’état et un seul. En charges des monuments historiques et de coordonner quelques rares trucs nationaux.
          😉

      1. royaumont

        Des artistes que personne n’écoute n’ont pas grande efficacité pour propager la bonne parole. Qui se soucie, par exemple du 104, à Paris ?
        Même de ce point de vue c’est de l’argent cramé pour rien.

    3. Higgins

      Nous sommes, je crois, très loin de ce qu’en voulait André Malraux. Un pays comme la France a un très riche patrimoine qu’il convient de préserver au mieux. Par contre, subventionner des spectacles vivantes et autres imbécilités ne devrait pas être de son ressort. Hélas pour nous, les coquins ont pris la place et aident bien leurs copains.
      Notre hôte a raison de souligner l’inanité générale des créations télévisuelles nationales et le tonneau des Danaïdes qu’est le gouffre à subventions étatiques. Pourtant, je connais dans certains lieux de province des spectacles non-subventionnés, animés par des bénévoles, qui attirent les foules et dont le succès n’est aucunement lié et proportionnel aux amitiés douteuses nouées ou imposées par le pouvoir politique.

    4. yp

      Oui, mais la culture est devenu un outil de propagande politique, avant toute autre chose.

      -> Donc, tu n’as pas fini de payer pour des clowns dont le rôle est de te faire la leçon et te montrer ce qui est bien et ce qui est mal.

  20. Aristarque

    Vu ce que cela nous coûte annuellement, je suis désolé de ne pouvoir être d’accord (pour une fois) avec cette proposition ! Où alors le mode solde doit s’entendre comme une paie des personnes enregimentées sous la bannière de l’Art (et du Cochon)…

  21. Olivier Vitri

    Pour citer — ou du moins paraphraser — Ferré « un artiste ça sent la tête, ça pue des pieds » « Et mon succès qui ne vient pas ». Le temps des artistes maudits n’est pas pour autant révolu mais c’est aujourd’hui assez souvent avec votre pognon. La diète devrait remettre sur pied ces derniers, enfin les vrais et peut être séparer l’ivraie de la lie : en ces temps de chansonnettes inaudibles, de bêlements creux et de pestacles cra-cra où le pet est roi, chacun a aujourd’hui droit a sa minute de médiocritude et d’échec en direct. Mais lorsque le sévice public de Grance Télévision singe les chaînes de soupe à capitaux privés, si ça nourrit le dilettante cégétiste artistueux, ça coûte une blinde en subventions et intermités (cégétisé, bis).

    Donc payer une redevance ? Ah.

    1. royaumont

      Elle n’en est pas à son coup d’essai : lors d’une précédente grève des intermittents, elle les soutenait à fond, jusqu’à ce qu’elle doivent annuler un spectacle à cause d’eux. Là, aucun mot n’était assez dur pour les qualifier.

      Mais en fait elle est cohérente : l’argent gratuit, son rôle est de le prendre, pas de le fournir. Ce mélange des genres est intolérable !

  22. Patatrac

    Une remarque sur la forme : cette première partie de phrase« Dès lors, il semble aussi normal qu’un président que les payeurs en aient pour leur argent (…) » semble être amputée de quelque chose, son sens m’échappe.

    « La culture est ce qui demeure dans l’homme lorsqu’il a tout oublié», disait Paul Valery (de mémoire). Beaucoup d’intervenants, artistes et autres apparatchiks de tout poil (de culture bien sûr) devraient méditer cette citation, et se demander ce qu’il restera de leurs « créations » dans la mémoire du public, averti ou pas. Ce pourrait être un bon thermomètre, imaginez un budget prenant en compte, même de loin, ce type d’aspect ! J’entends déjà les hurlements hystériques…

        1. Calvin

          Celui de Bercy manque, par contre, de lumières !
          Bah ouais, c’est facile, je sais…
          M’enfin, le Roi des Forets qui perce nos coffres nous pompe suffisamment de sève pour ne pas le ménager.

            1. Calvin

              Oui, tu as raison.
              Encore que je serais plus restrictif : La Culture, c’est du travail.
              Car, l’école n’est ni suffisante ni le passage obligé. Néanmoins, ces divertissements entrent quand même pour une part dans la culture du pays.

    1. Aristarque

      Qu’un président qualifie en le renforçant, normal (il manque une virgule après président).
      Propos ironique de notre hôte relatif à qui vous savez…

  23. Ano59

    L’exception culturelle à la française, c’est la gratuité de la Culture (avec un grand C !). Or, comment financer gratuitement quelque chose ? Facile : c’est gratuit quand c’est l’Etat qui paie ! CQFD.

  24. lolo

    Est ce que dans le budget de 7 milliards il est également compté le milliard de déficit unedic des 100.000 très intermittents, ou c’est cadeau Bonux ?

    1. gameover

      C’est cadeau… C’est intégré dans le déficit gobal de l’Unedic.
      Comme l’avait noté la Cour des Comptes on arrive à avoir ces chiffres car pour l’instant les intermittents cotisent à une caisse bien identifiée (Grenoble de mémoire)… mais il suffirait qu’ils cotisent à leur caisse régionale (là où ils zhabitent) pour que les chiffres spécifiques à leur déficit disparaissent. En effet on ne pourrait pas filtrer la compabilité UNEDIC suivant un code métier puisque qu’un même métier peut être déclaré intermittent ou pas : musicien, animateur, etc… et disposent d’un CDD ou CDI comme un salarié normal, d’autre pas.

    1. Jiff

      Article marrant. Cependant, je me demande si tout cela n’est pas, quelque part, voulu. Je veux dire: 1- on subventionne à tout va et 2- on coupe le robinet (pas de mauvais esprit, SVP;) et la totalité de la culture trinque, même « la bonne » (parce qu’il reste des artistes qui n’aiment pas ce système et n’en profitent pas beaucoup).

      Bizarre quand même cette quasi-simultanéité entre Belgique et france…

      Non pas que je cherche à défendre qui que ce soit dans ce gros fruit blet qu’est devenu la culture dans ce pays, mais ça me fait quand même furieusement penser à un paragraphe du protocole des sages de sion (tellement décrié qu’on peut très légitimement se demander s’il ne s’agit pas là d’une liste véritable ayant réellement fuité) – à méditer.

  25. vegeta

    au nom de l’islam plus de 130 enfants mort au Pakistan, vas-il y avoir des manifestations ? des gauchistes hurlant dans la rue ? des médias sur-excité ?

      1. vegeta

        oui cela n’a rien à voir avec l’islam même si les tueurs hurlé a chaque enfant tué « allah akbar » et puis tous le monde sait que les talibans ne sont pas des musulment

          1. vegeta

            ils y a même des « spécialistes » de l’islam, qui n’ont jamais ouvert un coran de leurs vies, qui passent à la télé pour nous affirmer que l’islam est une religion d’amour et de paix 🙂

            1. Nicolas

              On ne va pas non plus stigmatiser toute une idéologie pour deux, trois dérapages. Ca commence à être lourds ces références aux génocides de Lénine et de Hitler : « le Socialisme est un message d’Amour » (c)Jack Lang.

              Quant à l’Islam, on sait que c’est un version 2.0 du Christianisme (donc 3.0 du Judaisme). Donc, puisque c’est plus moderne c’est mieux. Il y a presque 800 entre Jésu et Mohamed. Inutile donc de se prendre la tête à lire la dessus -et même à lire en général. Tous ça, ce n’est que de la religion, des croyances, donc pas important : un jour ces gars là comprendront les avantages et la vérité interne du mouvement Socialiste.

    1. gameover

      ta ta ta… FH s’est indigné…. comme d’hab… Il a failli dire que « nous ne laisserons pas ce crime impuni » avant de se rendre compte qu’il n’avait plus de troupes sur place…. ni disponible d’ailleurs… quoique on en reparle après Nowel…

      1. Val

        @go , en tous les cas si FH va la bas , je veux sa photo avec turban-barbe et kalach , peut-être meme pourrait-il hurler quelques allah akbar convaincants ??? pour la photo , je veux dire , pour faire vrai

        1. gameover

          Lol…

          N’empêche que j’ai l’impression qu’on le voit aux infos tous les jours… Certains disaient pour Sarko mais lui il est toujours en train de visiter un truc, lancer un nième plan avec des myards, faire une discours d’inauguration ou d’anniversaire, s’indigner…. etc…

    2. royaumont

      Non, les gauchistes sont trop occupés à vociférer contre un magasin de santons dont la vitrine est trop visible de la rue.
      Il faut savoir classer les priorités, que diantre !

  26. Laurent

    Ah au fait ! Amalric, c’était pas le méchant d’un tout récent James Bond ? C’est le même qui vient maintenant dénigrer le divertissement ??!
    Rhooo, que c’est laid…

    1. Calvin

      Je pensais que la cible des cours bas était le GdS et les amerloques.
      Je crois de plus en plus que c’est un autre roublard qu’on a voulu faire déguster.

      1. petit-chat

        Une réflexion : si le baril reste durablement (6 mois) vers les 60$, 80% des start-up du GdS américaines se cassent la gueule en ne pouvant pas rembourser le petit crédit que cela représente : 400 milliards de $.
        Une autre, pour la route : le pétrole saoudien est rentable jusqu’à 17$ le baril…

        1. vegeta

          une autre aussi pour la route 🙂

          un bus rempli de gamins détruit par un attentat au nom de l’islam au yemen tuant 15 enfants

          je me pose la question c’est la journée de l’enfant dans les pays islamiques ?

          1. Nicolas

            Faire de l’humour sur ces attentats alors que DES FONCTIONNAIRES ont été agressés, c’est scandaleux !

            Même François Holland (le président de la république française) est choqué. Son saindoux en est tout retourné.

        2. Calvin

          « Le pétrole saoudien est rentable jusqu’à 17$ le baril »
          Cela me paraît très (trop) bas…
          J’en suis resté à 93$ (nombreuses sources WSJ, Deutsch Bank, ).
          En dessous de ce prix, les Saoudiens n’équilibrent plus leur budget sur du long terme.

            1. petit-chat

              Oui, c’est ce que je voulais dire. Merci pour la traduction, j’ai souvent la flemme de m’étendre sur un clavier (y a certaines sucreries pour ça …!)

  27. Moggio

    Merci pour ce nouveau billet. Peut-être oubliez-vous toutefois de parler de l’interview de Fleur Pellerin publiée dans Libération le 13 décembre, dans laquelle elle a osé dire les choses suivantes : « Aujourd’hui, les géants de l’Internet profitent de cette richesse [culturelle de la France] sans participer au financement de la création ni même des infrastructures. Le ministère de la Culture a un budget stabilisé. Et pour l’augmenter, honnêtement, notre marge de manœuvre se situe entre autres dans les comptes de Google aux Bermudes ! Aujourd’hui, l’argent qui manque et qui devrait alimenter les circuits de soutien à la création se situe dans cette évaporation fiscale qui est totalement inadmissible. » ( http://www.liberation.fr/culture/2014/12/12/oui-il-y-a-un-risque-pour-la-creation_1162646 ) Incroyable…

    1. lyx

      Vous ne le saviez pas ? Google retransmet dans le monde entier les spectacles vivants de la haute culture française et se fait un pognon monstre avec les écrans publicitaires qui encadrent ces spectales. Le Super Bowl est enfoncé !

  28. gameover

    Assez intéressant le différent entre Sego et Airparif au sujet des feux de cheminée.

    C’est effectivement étonnant que l’organisme chargé de faire les mesures soit aussi celui qui lance des études (en choisissant les prestataires et en validant les études certainement). Encore une association qui ne peut qu’émettre des états d’alerte pour justifier le pognon qu’elle avale… sinon elle se suicide.

    AirParif – GIEC… même combat…

    lefigaro.fr/politique/2014/12/16/01002-20141216ARTFIG00285-feux-de-cheminee-segolene-royal-accuse-airparif-de-sectarisme.php

  29. passim

    Pour ce qui est de l’un de ces mendiants (Amalric), on vient de lui commander un film sur les dangers du portable au volant.
    Je verrais bien Emmanuelle (Béart, pauvre papa) dans le rôle du portable.

        1. gameover

          A ce propos les médecins dermatos viennent de porte plainte contre les esthéticiennes (chapitre touche pas au grisbi salope) car selon la loi elles ne devraient pratiquer l’épilation qu’avec de la cire ou une pince à épiler et il leur serait donc interdit de le faire à la lumière pulsée (décoloration du poil) qui serait une technique médicale réservée aux dermatos car (chapitre excuse) la décoloration serait susceptible de provoquer la décoloration de tumeurs et donc de fausser le diagnostic des médecins…

          25 ans que la technique existe : il était temps ! Ouf… les dermatos veillent… les esthéticiennes n’auront pas notre peau.

          Conclusion : moins y a de riz, plus il y a de mains dans l’assiette du voisin.

          1. Higgins

            Des esthéticiennes ont récemment été condamnées, assez sévèrement si mes souvenirs sont exacts, pour avoir utilisé cette technique « médicale ». Je crois me souvenir que c’était en Bretagne.

            1. gameover

              bah oui, même les capotes sont des dispositifs médicaux, dixit la pub, et je suppute que la raison doit être fiscale car la santé c’est ce que tu as de plus sacré et du coup les taxes sur les pubs doivent être de zéro.

              Chérie, je vais te sodomiser… t’inquiète c’est médical…

  30. Quiet Desperation

    et dire qu’elle fut si belle… on voit, de par ce triste exemple, la supériorité incontestable de l’habitus masculin : imagine-t-on par hasard qu’Harry irait se faire rectifier le profil flamand (rose) ? ou GO se mettre le front en conformité convexe de son QI ? voire H16 subir volontairement une rhinoplastie (ce nasigère, en forme de masque à gaz, vraiment exagère !)….

  31. gameover

    « …ou GO se mettre le front en conformité convexe de son QI ? »

    Pas besoin de chirurgie pour cela, ça pousse de l’intérieur… c’est un traumatisme cranien en continu H24… :mrgreen:

  32. Inspecteur Juve

    Ah désolé mais vous faites erreur quand vous écrivez : « Pour rappel, celui (le budget) de la Justice est de 7,82 milliards. La France consacre donc à peine plus à sa justice qu’à ses baltringues et ses musées. « .

    Même pas. Je discutais il y a quelque temps avec un responsable du Château de Versailles. Ce site ne coûte pas à l’Etat, il rapporte … Et, contrairement à un bon père de famille, l’Etat ne l’entretien même pas : il y a quelques mois, le musée demande au ministère un budget de 10.000 euros pour réparer les trous dans le toit de chaume de la bergerie de Marie-Antoinette. Réponse : « t’auras peau de balle ». Depuis, la toiture est totalement dégradée, il pleut dans la bergerie et les dégâts à l’intérieur sont considérables (plusieurs centaines de milliers d’euros de réparations). Versailles va donc aller agiter la sébile auprès de riches américains pour trouver des sous …

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